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Discours / meetingJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 16 juin 2017 18 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsTravail & emploiÉducation & rechercheÉconomie & entreprises

#RDLS32 : LÉGISLATIVES, RAQQA, BACCALAURÉAT, GM&S, DON DU SANG

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Locuteur 1Chiffre
    « il y a 74 2èmes tours dans le pays, où il y a un candidat de la France Insoumise, 80 et des choses, en comptant ceux qu'on soutient dans ce 2ème tour de l'élection »
  • 2:00Locuteur 1Fait
    « la presse a révélé progressivement la grosse artillerie qui va être sortie contre le Code du travail, pour le mettre en petits morceaux et contre les libertés publiques »
  • 5:00Locuteur 1Fait
    « en ce moment, le même siège a lieu, mais c'est à Raqqa, et c'est la coalition dans laquelle sont les nord-américains, qui fait le siège en attendant, ils bombardent aussi, et personne ne dit rien »
  • 9:00Locuteur 1Fait
    « le bac c'est le premier diplôme, qui donne accès à l'université, c'est-à-dire à l'enseignement supérieur »
  • 18:00Locuteur 1Fait
    « aux Etats-Unis d'Amérique, qui ont essayé de faire comme ça et qu'est-ce que ça donne ? Eh bien voilà, vous avez un marché de l'éducation »
  • 22:00Locuteur 1Chiffre
    « en 2 minutes, on va vous prélever un demi-litre de sang, c'est comme si vous subissiez une hémorragie »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Allez, c'est la 32ème édition de la Revue de la semaine, oui, la 32ème, à Marseille, j'espère que ça se voit, il y a eu un problème terrible pour arriver à régler la lumière, mais en gros, on s'en sort, on voulait vous montrer l'arrière-plan, derrière, le Vieux-Port, la Bonne-Mère, là-bas au-dessus, mais en même temps, faut aussi que je sois un peu à l'ombre, sinon je vais finir par cuire, tellement il fait chaud, aujourd'hui ici. Bon les amis, le générique. Comme on est à 2 jours de la clôture de la campagne électorale, je ne vais pas que passer là-dessus la situation est la suivante : il y a 74 2èmes tours dans le pays, où il y a un candidat de la France Insoumise, 80 et des choses, en comptant ceux qu'on soutient dans ce 2ème tour de l'élection Alors, tout se joue sur une seule et unique question : si les jeunes et les quartiers populaires, se remobilisent, chouf, on passe tout le monde et à proportion de la mobilisation, on en passera je sais pas combien.

L'enjeu c'est d'arriver à former un groupe on a compris qu'on ne pouvait plus gagner l'élection elle-même au plan national, mais on peut la gagner dans 80 cas. Et à partir de là, on peut former un groupe à l'Assemblée, qui servira de point d'appui aux mobilisations populaires qui vont avoir lieu, alors, on est face à 2 dangers, le premier qui vient du pouvoir lui-même, puisque la presse a révélé progressivement la grosse artillerie qui va être sortie contre le Code du travail, pour le mettre en petits morceaux et contre les libertés publiques en intégrant, dans le droit ordinaire, les dispositions de l'état d'urgence, c'est quand même 2 gros morceaux, qui vont changer de fond en comble, la nature de la vie en société, que nous aurons, parce qu'on aura moins de libertés publiques, en tous cas la menace de moins de liberté à n'importe quel moment, sur n'importe quelle personne, et puis, un Code du travail très précaire, qui fait que chacun sera en quelque sortes abandonné à l'arbitraire bon ça c'est le danger que nos adversaires se proposent de vous faire vivre. Et puis un 2ème danger qui vient de nous si vous laissez tomber, si vous baissez les bras, eh bien vous allez vous retrouver aujourd'hui on dit 400 députés de Macron, personne n'a jamais vu un chiffre pareil, c'est la France ici, c'est pas le parti unique mais si tout le monde baisse les bras : "Eh bien je m'en fiche, on verra bien", eh bien le résultat c'est que vous aurez 577 sur 577 députés de Macron, ça s'appelle le parti unique, c'est pas possible, mais ça, ce danger, on peut pas le reprocher à Macron il tient à vous, vous qui m'écoutez, eh bien si vous ne faites rien, c'est ça que vous aurez et ça, ce serait une catastrophe pour tout le monde alors bon, chacun sait ce qu'il a à faire et je vous invite vraiment dimanche à vous bouger parce que ça commence à bien faire aussi si ceux qui sont menacés ne se défendent même pas, après on comprend que les adversaires finissent par dire : "Eh bien, ils ont ce qu'ils méritent", parce que c'est ça qu'ils se disent en face, ils se disent : "Eh bien les gens ça leur plaît", la preuve, ils viennent pas, pour empêcher donc là, les gens, il faut réfléchir, et il faut vous motiver un peu, parce que, à la fin ça pourrait être désespérant mais je crois que non, de ce que je vois, autour de nous là, il y a pas mal de gens qui se disent : Ah zut, j'y ai as été au premier tour.

Ou d'autres gens qui m'ont dit une chose à laquelle je ne m'y attendais pas ils m'ont dit : "Il y avait trop de candidates au premier tour, moi j'ai besoin de savoir avant de voter définitivement". Bon, eh bien, ce coup-là, vous savez je vous invite à vous mobiliser massivement dans les circonscriptions où vous avez un candidat de la France Insoumise, ou soutenu par la France Insoumise après, si on fait un groupe, vous verrez, vous serez fiers de nous. J'aborde un sujet qui est un peu plus difficiles à manier parce que, pour l'heure, il n'y en a pas beaucoup de traces, dans l'actualité dominante, on se demande pourquoi quand même moi je n'ai jamais fait le tri entre les bombardements, je l'ai toujours dit, mais j'observe une chose : pendant un temps, quand c'était les russes et le pouvoir Assad qui bombardait les positions du prétendu Etat islamique, on en entendait parler partout, comme d'une suite d'abominables crimes, et en effet, ce fut une série d'abominables crimes, comme le sont toutes les guerres, soit dit par parenthèses, mais là en ce moment, le même siège a lieu, mais c'est à Raqqa, et c'est la coalition dans laquelle sont les nord-américains, qui fait le siège en attendant, ils bombardent aussi, et personne ne dit rien et ils bombardent en utilisant des bombes au phosphore qui sont des armes terrifiantes, parce que, non seulement elle mettent le feu, mais elles brûlent les gens, et elles laissent ensuite des produits qui continuent à tuer après on peut dire que c'est à peu près aussi horrible que l'utilisation des gaz pour asphyxier les gens et les armes chimiques, comme vous le savez, soulèvent des vagues d'indignation, eh bien là, je trouve que c'est normal de dire : "Ecoutez, pas ça quoi ..." la guerre est déjà assez horrible, et là ce sont des civils, qui prennent sur la figure ces munitions au phosphore et c'est pas acceptable, il y a sûrement d'autres moyens de faire la guerre qui soient moins cruels pour les populations civiles, qui elles sont hors d'état, ni de se défendre, ni d'attaquer qui que ce soit, ce sont des gens qui sont exclusivement en situation de victimes, et, on ne leur a pas donné les moyens de quitter la zone des combats, comme ce fut le cas dans les précédents épisodes de cette guerre vraiment, je voudrais adjurer les décisions, de décider d'utiliser les autres, quitte utiliser les autres : c'est la guerre, c'est la guerre, on a compris mais pas les bombes au phosphore, parce que c'est vraiment affreux ...

Aujourd'hui, c'est le début du bac moi, je défends le bac, d'accord, il y en a par démagogie, puis, je vais vous dire aussi pourquoi, qui montrent du doigt sans arrêt le bac bon, non, le bac c'est le premier diplôme, qui donne accès à l'université, c'est-à-dire à l'enseignement supérieur donc c'est à prendre au sérieux tout le monde ne peut pas accéder comme ça à l'enseignement supérieur, on a choisi qu'il y est une porte d'entrée, et cette porte d'entrée, s'appelle, le bac raison pour laquelle, une fois que vous avez une porte d'entrée, eh bien vous vous arrangez pour essayer d'élever le niveau général pour que tout le monde y arrive et le but c'est 80% d'une classe d'âge au bac alors, évidemment, vous avez tous les pique-vinaigre pour dire : "Oui, le bac d'aujourd'hui, ça ne vaut pas le bac d'hier" mais ça on connaît, tous les vieux ont toujours dit qu'avant c'était mieux, forcément, c'était leur jeunesse, mais c'est pas le sujet le bac d'aujourd'hui, il est d'un niveau qui correspond à une élévation du niveau de l'éducation par rapport à ce que c'était il y a une génération, faut pas raconter d'histoires évidemment, les très importants, eux qui ont toujours été dans les grandes écoles, eux et leurs enfants, alors ils trouvent que tout cela est dérisoire, mais non, chaque fois que j'entends parler de, quand ils montrent du doigt, l'objectif 80% d'une classe d'âge au bac, ils se gardent bien de vous raconter les détails, parce que dans la voix de l'enseignement général, on y est à 80%, là où on y est pas, c'est au niveau du bac professionnel où là on est encore à 60% ou à 70, donc c'est là qu'il faut faire des efforts pour que tout le monde arrive au niveau du bac pro, et puis, le pays en a drôlement besoin des bacs pro c'est une belle bêtise d'avoir fermé autant de lycées professionnels parce que ça fait autant d'ouvriers hautement qualifiés qu'on a plu que le pays produit plus, faut pas perdre de vue ça, les gens ça, c'est très important pour un pays avancé d'avoir des gens, qui dans la production, sont au plus haut niveau de qualification possible, parce que les métiers d'aujourd'hui, tout les métiers d'aujourd'hui, nécessitent des qualifications de niveau élevé il faut quand même s'en rendre compte, que c'est ça une économie moderne. Alors, je reviens sur le bac alors il y en a qui disent : "Non, il faut augmenter le contrôle", eh bien, voyons comme ça il y aura un bac à la carte, et vous savez très bien comment ça finira vous aurez à la fin un classement, vous aurez les bons bacs, les bons établissements qui font un contrôle continu sérieux, et puis des mauvais bacs et à la fin vous aurez quoi ? Eh bien, un marché, c'est comme ça qu'on fabrique un marché.

Pour l'instant, il n'y a pas de marché, pourquoi ? Parce que tout le monde passe le même examen, tout le monde a les mêmes programmes, et donc à la sortie, eh bien, on voit ceux qui correspondent à l'attente qui est formulée. On pourrait discuter de savoir si c'est les bonnes matières, si c'est les bonnes conditions, tout ça on peut le discuter mais le cadre, lui, c'est que c'est un cadre égal pour tout le monde, d'un bout à l'autre du pays si vous acceptez qu'il y ait du contrôle continu qui remplace le bac, eh bien, vous acceptez qu'il y est "des bacs" suivant les établissements, les régions, et le reste, et ça finira toujours de la même manière si vous, vous avez pas le piston, si vous vous avez pas les moyens d'envoyer vos mômes dans des écoles qui demain auront le bon bac et seront payantes, eh bien, vous connaissez la suite vos enfants, qui sont déjà discriminés par leur adresse, ou qui sont discriminés par d'autres critères, ou sociaux, ou religieux, ou je sais pas quoi, eh bien, on leur rajoutera ça en plus ...

Pas sortis bu bon endroit, voilà, pas sortis de la bonne école autrement dit, l'école, qui était quand même l'argument numéro 1 de notre égalité à tous et bien, elle deviendra, elle aussi, un moyen de discriminer les gens. Je dis pas qu'elle est parfaite, l'école, aujourd'hui, ni que ce soit le royaume de l'égalité, c'est le contraire, puisque j'arrête pas de me battre, pour la gratuité de l'école et pour qu'on prenne en charge les jeunes. En particulier, pour que l'on développe les internats, qui permettent, à un gamin, d'avoir dans des bonnes conditions, faire ses études au calme, etc.

Enfin, vous connaissez tout ça je ne dis pas que c'est l'idéal aujourd'hui, je sais ce qu'il faudrait faire pour que ce soit, sinon parfait, du moins, excellentissime, on sait le faire, faut pas croire qu'on sait pas faire, une école de qualité et de masse mais il y en a qui ont essayé de faire autrement, c'est le cas aux Etats-Unis d'Amérique, qui ont essayé de faire comme ça et qu'est-ce que ça donne ? Eh bien voilà, vous avez un marché de l'éducation et pour aller sur le marché de l'éducation, et aller dans les meilleures écoles, c'est là qu'il y a les frais d'inscription les plus élevés résultat aux Etats-Unis, la dette des étudiants, qui passent le reste de leur vie à payer, le prix de leur études elle est supérieure à la dette totale des ménages, vous le voyez ça ? C'est pas une histoire de fous ?

Autrement dit, ça vous permet de comprendre à tel point c'est important l'école gratuite, parce que quand c'est l'école gratuite, c'est on paye d'année en année, vous voyez bien qu'on y arrive. C'est le premier budget de l'Etat, et alors ? C'est aussi le premier rendement parce que c'est grâce à ça qu'on a des gens de très haut niveau bon, si vous le faites pas, eh bien, vous êtes pour 'école inégalitaire.

Donc moi je suis, 1 : pour le bac comme premier diplôme d'entrée à l'université, 2 : le même pour tout le monde, et donc les conditions d'anonymat de contrôle, le jour du bac, des sujets et des résultats. Bon, cette année, au bac de philo, il y avait des super sujets, il y en a un qui m'a bien plu, il dit : "Est-ce que tout ce que j'ai le droit de faire - c'est à dire tout ce qui est légal - est juste ?" bon, c'est pas moi qui vais faire la réponse, ni la copie, il y a longtemps que je l'ai rendue ma copie du bac philo mais réfléchissez-y les gens, parce que, M.

Ferrand, il a fait des choses qui étaient légales, mais, Est-ce que c'était juste ? Vous voyez tout ce qu'on a le droit de faire, n'est pas ce que moralement, on estime, juste, de faire vos principes personnels, peuvent vous interdire, à ne pas exercer une liberté que la loi vous donne donc ce n'est pas pareil, ce qui est; de l'ordre de la vertu et de la morale, et de ce qui est, de la loi A la fin, l'être humain, est libre, de sa décision et il prend sa décision, en fonction, de ce qu'il croit lui, et de ce qu'il juge bon pour tous. Voilà, mes amis, c'est comme ça qu'n est un bon républicain.

Bon, je ne finis pas, sans adresser un mot d'amitié et de soutien aux salariés de l'entreprise GM&S, parce que vous savez, vous vous souvenez, j'avais été sur place, et je vous en avait parlé, vous savez, ils mènent une lutte, terrible, dans la durée, avec, tout ce que ça implique, d'angoisse, d'efforts, et bon, et à chaque étape, des difficultés qui s'accumulent, il faut décider, il faut, bon ...

Là, ils ont décidé à nouveau, d'occuper, parce que l'entreprise, qui se présente pour, reprendre GM&S, ne prendrait 140 sur 200, plus de 200, qu'il y a actuellement au travail, donc ils entrent à nouveau dans la lutte, et ils ont décidé, tous, de s'y mettre et ça m'amène à vous dire les gens que, en ce moment dans le pays, il y a des luttes partout, partout, partout, partout ...

Et en particulier dans le secteur hospitalier, où il y a des combats extrêmement rudes pour la sauvegarde de l'outil, de santé publique, qui est l'hôpital public. Donc, il faut que vous sachiez que, la vie c'est pas le paradis, que décrit M. Macron et ses amis.

Et la France n'est pas une start-up, et on a pas envie que ce en soit une. La France, c'est un pays avec une tradition industrielle, avec une tradition de service public, qui nous a menés, au fil des décennies, jusqu'au niveaux de richesse et de puissance auquel nous sommes, et qui permettent, à ce petit nombre, de se gaver sur le dos des autres mais si ils peuvent se gaver, c'est que les autres produisent, et produisent bien, et ça m'amène à, penser, à avoir une pensée de dégoût, pour les dirigeants, de l'industrie automobile, Renault et compagnie ..., qui, non seulement, on des salaires absolument inouïs, pour Carlos Ghosn ,c'est quelque chose comme 4 millions, pour Nissan et Renault, et il lui en faut encore, il a donc prévu une autre structure, qu'il cacherait aux Pays-Bas, qui est un paradis fiscal, supporté par tous les autres pays européens, et en fait, c'est pas les pays qui supportent, c'est la caste de tous les pays, qui s'arrange à avoir quelque part l'endroit où elle peut cacher son pognon, et où elle peut faire ses manœuvres de prédation sur la société, donc, cette homme, qui gagne déjà 15 millions d'euros, il lui en faut encore plus.

Pour quoi faire ? Franchement, pour quoi faire ? Ce monde est absurde, le capitalisme est un régime absurde d'accumulation au-delà de ce qui est raisonnable.

Toute cette richesse, si elle était répartie, dans le travail, eh bien, elle donnerait du bonheur, et au lieu de ça, elle donne que de la misère. Voyez-vous, avec l'argent de M. Ghosn, il y a peut-être de quoi sortir GM&S d'affaire, rappelez vous-en, le malheur des uns, ne tombe pas du ciel, il tombe de la rapacité, et de la cupidité de quelques-uns, qui veulent s'emparer de tous, et ne sont jamais rassasiés, jamais rassasiés ils vous reprochent à vous, vos acquis sociaux, ils vous reprochent à vous vos horaires de travail, vous n'en faites pas assez.

Vous voyez comment ils sont ? Ils vous trouvent, vous, vous montrent du doigt en disant qu'ils travaillent pas assez, et eux qu'est-ce qu'ils font ? Qu'est-ce qu'ils font ?

Ils prélèvent sur la richesse toujours plus, davantage, et c'est à mi que l'on vient faire des reproches ? A vous ? Allez ...

Votez bien. Encore une chose, hier, les amis, c'était la journée mondiale du don du sang, c'est sérieux cette histoire, il y a absolument besoin qu'on se dévoue, et qu'on y aille tous donner dans notre pays, le don du sang, et comme le don de tous les organes, est gratuit. Eh bien, c'est un des derniers espaces de gratuité et de don mutuel et à tel point que ça ne vient à l'esprit d'aucun d'entre vous, de se faire payer pur aller donner son sang, ou, à l'heure où il le faut, donner tel ou tel de ses organes, mais c'est pas comme ça partout, en tous cas, ici, c'est comme ça.

Il faut le faire parce que ça sauve des vies, et que tout ce qu'on peut faire, quand on peut bien sûr, pour les autres, c'est bon. Alors moi, j'y suis allé avec toute mon équipe, de Marseille, mes collaborateurs, tout ça, bon, on en a bien discuté, et il y en a qui avaient la trouille, je sais pas pourquoi, parce qu'il n'y a pas besoin d'avoir peur, du don du dans, mais pour finir, tout mon équipe y a été, et faire le prélèvement. Et bon, moi en tête, d'accord.

Alors, bon, on m'a fait remplir toutes sortes de feuilles, etc, et puis après, c'est fait sérieusement, le médecin, qui m'a accueilli. Bon, eh bien, c'est un entretien privé, normalement je ne dois pas vous le raconter, bon, dans l'entretien privé, on m'a dit : "Eh bien, écoutez, c'est bien que vous soyez avec votre équipe, etc, mais franchement, on vous conseille pas de faire un don du sang". Et moi : "Quoi ?

Pourquoi ?" "Eh bien, parce que en 2 minutes, on va vous prélever un demi-litre de sang, c'est comme si vous subissiez une hémorragie". Alors moi, évidemment, j'ai changé de couleur, Et bon, le toubib me dit : "Oui, mais nous on sait que vous êtes en pleine campagne électorale, vous êtes fatigué, et demain vous avez un meeting". "Ah, oui, oui, j'ai un meeting, jeudi soir, à Marseille, sur la place du Général de Gaulle".

Eh bien, il dit : "Eh bien, ce n'est pas le meilleur moment pour, faire, un don du sang, si bien, que, moi, je suis ressorti sans faire le don du sang, mais toute mon équipe, eux, ont quand même fait le don du sang. Et je vous garantis qu'ils sont aussi crevés que moi, mais, ils ont aussi pour eux un avantage, que je ne pourrais plus jamais avoir, ils sont beaucoup plus jeunes que moi. Donc, aux plus jeunes, on prend, et aux on leur dit : "Eh bien, monsieur ... - alors, c'est fait très poliment - il faut faire attention", là-dessus, ils m'ont pris ma tension, et quand je vais dire à mon toubib perso, ma tension, alors là, il va faire 2 sauts périlleux arrière, et je crois qu'il va m'imposer d'aller en maison de repos instantanément.

Mais ce ne sera pas le cas, parce que la lutte, c'est la lutte, et là, elle va devenir dure, et c'est mon rôle, j'ai choisi, personne m'a obligé. J'ai choisi, et j'assumerais la fonction qui me sera confiée, de lutter. Mais, la lutte ou pas, il faut aller donner son sang.

Parce qu'il y a des gens dont la survie en dépend, alors, les gens, si vous m'écoutez, vous savez ce qu'il vous reste à faire, c'est pas si dur que ça, des centres pour aller donner le sang, il y en a partout, alors, je vous encourage à le faire, parce que toutes les occasions de se rendre utiles aux autres, sont à saisir. Allez, écoutez-moi bien : "Vous votez bien, et vous donnez votre sang, c'est un bon programme".