François de Rugy : "Le gouvernement ne restera pas sourd et muet"
François De Rugy Au micro : Nathalie Saint-Cricq, Karine Bécard, Françoise FressozSource d'origine 4 locuteursTranscription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 38 %Défensif 22 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:18OuverteRéponse directe
Qu'avez-vous ressenti en voyant ces images de meutiers à Paris ?
- 2:19OuverteRéponse directe
Quelle doit être la première réponse du gouvernement ? Est-ce qu'elle est d'abord sécuritaire ?
- 3:08RelanceRéponse directe
Est-ce que finalement ça a été anticipé correctement ? Les forces de l'ordre n'ont pas été totalement débordées ?
- 4:18FerméeRéponse directe
Est-ce que les responsables politiques qui ont incité les gens à aller dans la rue appellent à cesser ces manifestations ?
- 5:33OuverteRéponse directe
Est-ce que vous lancez un appel aux autres partis politiques ?
- 7:25OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous êtes prêts à mettre sur la table aujourd'hui pour calmer la tension ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:37InvitéPromesse
« Tous les moyens de l'état seront mobilisés pour garantir la sécurité. »
- 8:02InvitéChiffre
« Nous continuons à recruter 10 000 policiers. »
- 12:08InvitéPromesse
« Le moratoire sur la taxe carbone, un seul trimestre. »
- 12:14InvitéChiffre
« 650 millions d'euros. »
- 13:27InvitéFait
« Nous avons également décidé d'élargir le chèque énergie. »
- 13:38InvitéChiffre
« On passe de 3,6 millions de français à près de 6 millions et on augmente en moyenne de 50 euros par bénéficiaire. »
- 22:31InvitéPromesse
« Nous ne resterons pas sourds et muets. »
- 26:15Invité politiqueFait
« On n'a pas toutes les réponses à la transition écologique. »
- 26:42Invité politiqueFait
« Et moi j'appelle Nicolas Hulot qui il est vrai a fait beaucoup de constats notamment lorsqu'il était au gouvernement qui a proposé certaines choses aussi mais là j'en appelle à continuer à nous proposer des choses des voies des chemins des réponses concrètes. »
- 27:18Invité politiqueFait
« Il y avait toute une partie de l'administration française attention je ne parle pas des fonctionnaires qui font un travail absolument remarquable avec d'une grande compétence mais oui nous avons toute une partie du système qui est bloquée quelque part dans l'ancien monde. »
- 33:02Invité politiqueFait
« Quand le président de la République quand Donald Trump décide en juin 2017 de quitter l'accord de Paris cette décision dramatique quand il prend cette décision immédiatement Emmanuel Macron sort et fait un appel à la planète en disant Make a planet great again. »
- 35:59Invité politiqueChiffre
« Le chèque énergie ça fonctionne mal il y a 15% des français qui l'ouvrent pas. »
- 36:29Invité politiquePromesse
« Nous avons mis des mesures en place que 30 à 40% minimum dans les années à venir des investissements privés soit redirigés vers des projets qui sont bons pour la planète. »
- 39:34Invité politiqueFait
« Laurent Wauquiez par exemple il a fait partie d'un gouvernement qui a fait voter la taxe carbone. »
- 40:30Invité politiqueFait
« On travaille par exemple sur l'économie circulaire qui vise à faire en sorte et on a des mesures très concrètes qui ont été présentées par le Premier ministre lui-même jamais en France. »
- 46:13Invité politiqueFait
« Une voiture électrique consomme moins pollue moins et moins mauvaise pour la planète qu'une voiture diesel sauf si elle roule en Pologne et que l'électricité est principalement fabriquée par des usines à charbon. »
- 50:07InvitéFait
« L'État est dans l'incapacité de le verser en janvier. »
- 50:24Invité politiqueFait
« Il y a des mesures d'accompagnement qui sont très difficiles à dérouler. »
Temps de parole
- François De Rugy40 %
- Invité35 %
- Présentateur10 %
- Invité 25 %
- Invité 35 %
- Invité 44 %
≈ 3,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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France Inter Bonjour François de Rugy Bonjour Merci d'être avec nous jusqu'à 12h30 Vous devrez ensuite vous rendre à l'Elysée Pour une réunion de crise Convoquée par le Président de la République Emmanuel Macron qui est arrivé à Paris Ce matin, il avait quitté le G20 Hier soir et l'Argentine A mes côtés pour vous interroger L'équipe de questions politiques Nathalie Saint-Cricq de France Télévisions Bonjour Nathalie Bonjour Ali, bonjour à tous Françoise Fressoz du journal Le Monde Bonjour Françoise Bonjour Ali Et Karine Bécard de France Inter Bonjour Karine
Salut à tous
Première question, François de Rugy Qu'avez-vous ressenti en voyant ces images Des meutiers à Paris ?
C'est extrêmement grave Moi je suis d'abord en tant que citoyen J'étais moi-même à Paris hier Très choqué par ce déchaînement de violence Car c'est un déchaînement de violence La colère n'excuse pas tout Et bien sûr, il y a différentes catégories En quelque sorte de manifestants Il y a des casseurs professionnels Sans doute, sûrement Qui viennent s'infiltrer dans les manifestations Comme ils le font dans d'autres manifestations Avec peut-être la particularité Que là on a à peu près tous les casseurs professionnels De l'extrême droite, de l'extrême gauche Ou d'ailleurs Il y a bien sûr des manifestants pacifiques Mais il y a aussi des manifestants Qui veulent casser Des manifestants Qui ne sont pas des casseurs professionnels Mais qui se joignent A ces excès de violence A ces attaques Contre des policiers On a vu ce CRS Qui a été roué de coups par terre Par un groupe de personnes Qui se sont jetées sur lui On a vu un immeuble incendie Un immeuble d'habitation C'est absolument inadmissible
Quelle doit être du coup La première réponse du gouvernement Est-ce qu'elle est d'abord sécuritaire Est-ce que l'on peut parler aujourd'hui De la nécessité de rétablir un état d'urgence ?
Dans toutes les circonstances de ce type L'aspiration des français Des citoyens C'est que l'état les protège Et l'état doit assurer la sécurité Et donc nous ferons tout Tous les moyens de l'état Seront mobilisés Pour garantir la sécurité Et moi je le dis En termes de sécurité Je l'ai toujours dit Il y a la prévention Et la répression La prévention Nous l'avons faite Quand nous avons dit Les manifestations Elles s'organisent de telle ou telle façon Et on va aller à tel ou tel endroit On va faire du filtrage Et il y a la répression Et il faut que ce soit clair Les actes de violence Ils seront réprimés Les responsables de violence Ils seront réprimés Nous ferons tout Pour les identifier Et ensuite qu'ils soient condamnés M.
De Rugy Quand on voit les images d'hier Avec un certain nombre de gilets jaunes Autour de la tombe du soldat inconnu On se dit quand même Est-ce que finalement Ça a été anticipé correctement Est-ce que finalement Les forces de l'ordre N'ont pas été totalement débordées ?
Les responsabilités de chacun Chacun doit les assumer La première responsabilité Par rapport à l'arc de triomphe C'est ceux qui s'attaquent A l'arc de triomphe Mais d'accord Ça n'était jamais arrivé Jamais arrivé Et là aussi Il faut que les uns et les autres Soient clairs Moi je veux que les condamnations Elles ne soient pas de pure forme Les condamnations Des responsables politiques Les responsables politiques Qui savent très bien Ce que c'est qu'une manifestation M. Mélenchon Il en a fait beaucoup dans sa vie Des manifestations Il a encouragé Les français A aller dans la rue Et pas depuis Simplement hier Mme Le Pen également M.
Wauquiez Qui est allé mettre Un gilet jaune Et à partir de ce moment-là Tous ceux qui ont encouragé A ces manifestations Ils doivent assumer Leur responsabilité C'est-à-dire qu'ils doivent dire Ces manifestations Doivent cesser Mais il vous renvoie Votre responsabilité Non Notre responsabilité C'est évidemment D'assurer l'ordre Et la sécurité Mais la responsabilité Vous pouvez faire un message répressif Alors que ce qu'on dit C'est que vous n'arrivez pas A engager le dialogue Parce que vous êtes trop ferme Vous n'entendez pas Les revendications Qu'est-ce que vous répondez à ça ?
D'abord Est-ce que Les responsables politiques Qui ont incité Les gens A aller dans la rue Est-ce qu'ils appellent Oui ou non Ces manifestations A cesser ?
Ces manifestations De violences Doivent cesser Et vous le savez très bien Plus on envoie des gens Dans la rue Plus il est difficile De séparer Dans une manifestation Plus il est difficile De séparer Dans une manifestation Ceux qui veulent Faire le maximum De violences Faire le maximum De casses Sans prendre aux forces Sans prendre à des bâtiments Publics ou privés Le mouvement des gilets jaunes Doit dire Si oui ou non Il veut poursuivre Les manifestations Et moi je le dis Dans un cadre Comme celui-là Autant des rassemblements Pacifiques Des plateformes De revendications Des structurations De mouvements Comme le mouvement Des gilets jaunes Veut peut-être le faire Très bien A ce moment-là On peut dialoguer Et ça permettra De trouver des solutions Ça permettra De sortir de cette situation Mais sans doute Qu'il doit dire aussi Dans le même temps Les manifestations Pour l'instant Est-ce que c'est pas à vous D'inviter les partis politiques ?
Est-ce que c'est pas à vous De tendre la main En leur disant On va tous se voir ? C'est une proposition De Marine Le Pen hier De dire Tous les partis politiques Doivent être convoqués Ou invités à l'Elysée De manière à ce que les choses Rentent dans le cadre institutionnel Est-ce que vous lancez Un appel Aux autres partis politiques ? Est-ce que vous pensez Qu'Emmanuel Macron Devraient tendre la main ? François de Rugy Jouer le jeu Des institutions démocratiques ?
Oui Mille fois oui C'est ce que nous faisons Et c'est ce que nous ferons Et toutes celles et tous ceux Qui représentent Une part du peuple français En étant notamment Élus à l'Assemblée nationale Au Sénat Élus locaux Évidemment Qu'ils ont leur place Dans tout dialogue C'est déjà ce que nous avons Commencé à faire Avec le Premier ministre Ce n'était qu'un début Ce n'était qu'un point de départ Pour essayer de se mettre d'accord D'ailleurs Sur une méthode Et c'est ce que nous avons fait Jeudi et vendredi En rencontrant avec le Premier ministre Tous les acteurs Pas simplement les élus Aussi les syndicats On a vu le raté On a vu le fiasco Que ça avait été Avec Edouard Philippe Donc là Non non non Attendez Madame Bécard Sur les gilets jaunes Les gilets jaunes Ont désigné Huit porte-parole Mardi dernier Ce n'est pas vieux Cette semaine Mardi dernier J'ai immédiatement dit Et le président de la République M'a dit Oui Reçois-les Et donc Je les ai reçus Le mardi soir C'est vous qu'on avait fait la proposition Et ils m'ont dit A ce moment là Les deux qui sont venus Ils m'ont dit Ce que nous voulons maintenant C'est être reçu par le Premier ministre Le Premier ministre dit C'est bon On le fait vendredi A ce moment là Entre eux Ils ne sont déjà plus d'accord S'il faut y aller Qui doit y aller Etc Nous avons eu une discussion Avec l'un d'entre eux Qui était très intéressante Sur le fond Qui a balayé énormément de sujets Mais il n'a pas voulu Qu'on dise qui il était Car il se sentait menacé Et ça c'était avant La manifestation de samedi Alors malgré ça Ça veut dire que ce climat De violence Il existe au sein du mouvement Des gilets jaunes Je vois que des gilets jaunes S'expriment dans le journal du dimanche En disant Nous voulons être constructifs Très bien Que celles et ceux Qui veulent être constructifs Qui veulent dialoguer Sortent Et coupent les liens Avec ceux qui veulent la violence Mais malgré tout Avec ce qui s'est passé hier Vous parlez d'un climat insurrectionnel Si on vous entend bien Il va falloir faire un geste Un geste fort Certains veulent installer Un climat insurrectionnel Qu'est-ce que vous êtes prêts A mettre sur la table Aujourd'hui Pour calmer la tension Dans laquelle on est aujourd'hui ?
François de Rugy Nous avons évidemment A travailler sur un certain nombre De réponses de fond Qui sont à la fois Sur la question générale Du pouvoir d'achat Sur la question des impôts et taxes Car moi tous ceux Que j'ai entendus C'est des mots Qu'est-ce qu'on met sur la table ?
Il faut un geste fort Le niveau des impôts et taxes C'est pas des mots Ou alors c'est des mots Et des chiffres Parce que derrière Ce sont des réalités concrètes Pour les français Et des réalités concrètes Pour le budget de l'état Donc pour ensuite Assurer les services publics Y compris vous savez Que nous avons augmenté Le nombre de policiers Déjà ça a été le cas Dans le précédent mandat Nous continuons A recruter 10 000 policiers Cela ne se paye pas Avec de l'eau fraîche De l'amour et de l'eau fraîche Cela se paye avec Un budget de l'état Mais on ne peut pas On ne peut pas être Dans les généralités Est-ce que vous êtes prêts A interrompre La hausse du prix De l'essence Et du diesel Qui est prévu Le 1er janvier prochain Au fond c'est la principale Revendication aujourd'hui
Et je complète Je complète François de Rugy La question de Françoise Fresseau En lisant les échos Vendredi matin On lisait Que le président de la république Avait enlevé A la dernière minute De son discours de mardi Le moratoire Sur la hausse des taxes Sur les carburants Au 1er janvier A la dernière minute Juste avant De parler devant les français
Ça on peut Là revenir tout de suite A la petite politique Ah non C'est pas la petite politique C'est en fait Le geste convainc
La hausse des taxes Sur le carburant
C'est quand même Le cœur du sujet La priorité C'est la sécurité Et donc moi Je ne veux pas que Vous voyez Comme on est passé déjà En à peine 10 minutes On est passé Du problème De la sécurité Que l'on doit garantir Aux français Et donc tout le monde Doit dire clairement Où est la priorité Est-ce que la priorité Est-ce que la priorité C'est de continuer A faire des manifestations Dont on sait Qu'elles vont déborder On le sait Parce que Non seulement Il y a des casseurs Mais en plus Il y a des gens Écoutez J'en ai vu passer hier Devant mon ministère Boulevard Saint-Germain A Paris On n'était pas Aux Champs-Elysées On n'était pas A Place de l'Étoile Plusieurs centaines de personnes La plupart Avaient des masques Et des lunettes de ski Pour se protéger On le sait très bien Des gaz lacrymogènes C'est-à-dire qu'ils étaient Déjà venus à Paris Venus avec cet équipement Pour pouvoir aller à l'affrontement Certains avaient des boucliers D'autres avaient des casques On ne peut pas accepter cela Et ces personnes-là
Elles doivent être arrêtées Et condamnées Monsieur le ministre Vous avez un point commun A Boulevard Saint-Germain Et sur les Champs-Elysées Ce sont des quartiers chics Ce sont parmi les quartiers Les plus riches de France Et en tout cas de Paris C'est le quartier des ministères Monsieur Badou C'est pour ça que j'y suis Pour ma part En l'occurrence Ce sont les quartiers Où il y a les autorités Notamment des institutions Comme les ministères On s'est attaqué A des voitures A des boutiques de luxe On s'est attaqué A une préfecture Au Puy-en-Velay Ce n'est pas par hasard C'est-à-dire qu'il y a Un ensemble de symboles Qui ont été attaqués
C'est extrêmement grave Monsieur Vauquiez A été longtemps élu De la Loire Du Puy-en-Velay Il a été maire Du Puy-en-Velay J'espère que non seulement Il a condamné fermement Cet acte criminel C'est criminel De mettre le feu A une préfecture Il y avait des gens Qui étaient en réunion dedans Et que dans le même temps Il a dit maintenant Ça suffit Les manifestations de ce type Ça suffit C'est ça être responsable politique Si monsieur Vauquiez Était demain ministre Il l'a été par le passé Qu'est-ce qu'il dirait ?
Il dirait aux manifestants Oh mais vous pouvez continuer Il n'y a pas de problème Et on peut On va discuter On va dialoguer Et en parallèle On va avoir des manifestations violentes Il serait le premier A réclamer le retour de l'ordre Et que chacun y prenne sa part L'ordre d'accord Mais vous n'avez pas répondu A ma question Est-ce que vous êtes prêt A revenir sur l'idée D'une hausse Au 1er janvier Du prix de l'essence Et du diesel Pour calmer le jeu Mais nous avons déjà dit Qu'il y avait Un certain nombre De choix politiques Que nous avions fait Parmi ces choix politiques Il y a la baisse Du coût du travail Il y a la lutte Contre le dérèglement climatique Et la baisse aussi Des impôts Comme la taxe d'habitation Si je prends ces trois exemples Pourquoi je prends ces trois exemples ?
On pourrait par exemple Annoncer demain matin Une hausse du SMIC Très forte Certains nous le demandent Dans les oppositions 200 euros par mois En effet Beaucoup de gens seraient contents Parce que c'est une réalité Quand on est payé au SMIC C'est difficile de boucler Ces fins de mois Ça veut dire que Le coût du travail Dans les entreprises Est alourdi immédiatement Ça veut dire que Tout un tas Je ne vous parle pas du SMIC Si si Il y en a qui nous parlent du SMIC Ah si si Oui mais moi Dans les revendications Ah mais moi J'ai reçu des gilets jaunes Ils sont venus avec Deux pages de revendications Et je les remercie d'ailleurs D'avoir mis par écrit Leurs revendications Et leurs propositions Et parmi celles-ci Il y avait le SMIC Et c'est normal C'est normal Vous savez que Depuis 10 ans de crise économique On se serre la ceinture Mais vous tournez autour du pot Est-ce que c'est dans la discussion De dire Il peut y avoir un moratoire Mais il y a On est en train de tout regarder Je l'ai déjà dit Le moratoire Sur la taxe carbone Un seul trimestre Un seul trimestre Parce que certains parlent de cela 650 millions d'euros Ces 650 millions d'euros On finance comment ?
Est-ce que par exemple Vous savez combien coûte La prime à la conversion Pour mettre des vieilles voitures A la casse Et aider des centaines de milliers D'automobilistes français A acheter une voiture Plus récente Qui consomme moins ? Vous savez combien ça coûte ? 650 millions d'euros Alors est-ce que vous voulez Qu'on fasse par exemple Cette mesure Et que de l'autre côté On abandonne les mesures D'accompagnement ?
Je ne crois pas Je ne crois pas C'est que la même Qui manifeste Quand on vous écoute On entend toujours Cette même inflexibilité On a le sentiment Non non non Madame Bécard Nous ne sommes pas inflexibles Non non non Moi je ne laisserai pas Cette petite musique s'installer Que certains nourrissent D'ailleurs de façon très politicienne Et c'est très désagréable A l'égard notamment du premier ministre Moi je le côtoie J'allais dire matin, midi et soir Depuis des semaines Et je vois justement Qu'il tient bon Dans cette période Et c'est important D'avoir des dirigeants politiques Des hommes d'état Comme Emmanuel Macron Ou comme Édouard Philippe Sur qui on peut s'appuyer Et sur lequel on peut compter Donc ça c'est une remarque Sur la forme Et j'y tiens Parce que je vois Et je lis Un certain nombre de choses Qui sont fort mal venues Dans une période comme celle-ci Mais par ailleurs Sur le fond Vous savez que nous avons déjà Doublé la prime à la conversion Pour les plus gros rouleurs C'était une demande Nous avons également décidé D'élargir le chèque énergie C'est une mesure de pouvoir d'achat De pouvoir d'achat Concrète On ne l'a pas liée Au niveau des prix du pétrole Aujourd'hui les prix du pétrole Ont rebaissé Notre mesure Evidemment qu'elle se déploiera Dès le début de l'année 2019 On passe de 3,6 millions de français A près de 6 millions Et on augmente En moyenne de 50 euros Par bénéficiaire Mais sur quoi vous êtes-vous planté
Sur quoi vous êtes-vous planté Pour reprendre les mots De Christophe Castaner En l'occurrence Hier soir A la télévision Parce qu'il y a manifestement Des choses Qui ne sont pas Passées Monsieur Badou
Je vous réponds Avant que vous passiez la parole A une de vos consoeurs Monsieur Badou Vous savez Le moment n'est pas venu De se retourner Sur les 18 mois On pourra le faire Moi je suis prêt à le faire Je n'étais pas Je n'étais pas au gouvernement Il y a 18 mois Mais j'assume J'assume ce qui a été fait J'assume Mais évidemment Qu'il faudra le faire En revanche Nous sommes dans une période De tension Forte De tension sociale C'est un mouvement social D'un type nouveau Inédit Qui est né sur Facebook Sur Twitter Ça devait arriver d'ailleurs C'est normal Puisque c'est aujourd'hui Un lieu de discussion Et de mobilisation Entre français Où se côtoient d'ailleurs Le pire et le meilleur Mais pour autant Eh bien il faut faire avec Et il faut maintenant Se concentrer Sur le retour A l'ordre public Sur les endroits Chaque fois qu'il y a Des tentatives Ou des tentations De manifestations violentes Et puis par ailleurs Bien sûr Sur les mesures Mais les mesures Elles seront sociales Elles seront fiscales Elles seront aussi Démocratiques Politiques Parce que moi Dans tous les gilets jaunes Que j'ai rencontrés J'ai entendu référendum J'ai entendu droit des citoyens A s'exprimer Et à être entendu Ce que vous même plaidiez d'ailleurs Ce que moi j'ai souvent plaidé Et je n'ai pas la prétention De dire Ah je l'avais bien dit Ça sert à rien ça Mais en revanche Oui j'ai fait par le passé Des propositions Car je sais Que cette aspiration De beaucoup de français A être plus entendue Ce sentiment de coupure profonde Entre les dirigeants politiques Et les citoyens français
Il a vite oublié l'idée Quand il est devenu Président de la république Nathalie Sacriquet
Monsieur Lerugier Est-ce que Répétez sans arrêt Gardez le cap Gardez le cap Non non non Moi je ne dis pas cela Si vous m'avez entendu Je ne parle pas que de vous Je n'ai pas employé cette expression Est-ce que finalement Le propre d'un grand chef Ce n'est pas de savoir De temps en temps Où reculer Comme disait Françoise Et non pas reculer Mais faire un moratoire Le général de Gaulle François Mitterrand l'a fait Tous les chefs d'Etat L'ont fait à un moment donné De leur exercice Est-ce que finalement Ce ne serait pas assez sage De le faire Quand il en est encore temps Pour que les choses finissent mal Est-ce que ce n'est pas Une forme d'intelligence politique Bien sûr Mais comme vous le dites Tous les chefs d'Etat Ont été confrontés A des mouvements sociaux Ou à tout simplement Des événements Totalement imprévisibles Souvenez-vous Nicolas Sarkozy La crise de 2008 Évidemment que dans son programme politique Il n'avait pas intégré Des réponses à la crise Puisque la crise Personne ne l'avait vu venir François Hollande Avec les attentats en 2015 C'est pareil Ça oblige évidemment A réévaluer les priorités Et donc évidemment A faire des gestes Pour montrer qu'on a entendu La souffrance du pays Évidemment que notre gouvernement Et le président de la République Avec qui évidemment J'échange aussi Très très fréquemment Est parfaitement de conscience Là Vous savez Emmanuel Macron Est tout sauf quelqu'un De buté De fermé Ou de borner C'est quelqu'un Qui a toujours été ouvert Non seulement à la discussion Mais à des idées nouvelles Et qui par ailleurs Est capable de bouger
Il faut remanier le gouvernement
Non mais attendez Là monsieur Badou Alors c'est pareil Là on revient encore A la politique politicienne Dissoudre l'Assemblée Oui bah voilà
Non mais parce que c'est des demandes Qu'on a entendues François de Rugy En l'occurrence Ça vous paraît absurde C'est sûr que ça va améliorer Le pouvoir d'achat des français C'est sûr que ça va améliorer
Le pouvoir d'achat des français Non mais il n'y a pas Que le pouvoir d'achat Pardonnez-moi de vous couper C'est quand même un problème Lourd Il y a un problème aussi Dans ce qu'on entend Quand on parle avec Les gilets jaunes Il y a un rejet De la personnalité D'Emmanuel Macron Et il y a un rejet De sa politique Comment est-ce qu'on continue À avancer Quand des mots ont été prononcés On blessait des gens Et quand la politique Qui est menée Parait injuste Ça paraît compliqué De continuer à avancer quand même Je ne sais pas si vous Vous avez discuté Avec des gilets jaunes Mais pas simplement Sur des plateaux de télévision Ou de radio Mais en prenant le temps De discuter Et de tout entendre Moi j'ai entendu Beaucoup de personnes Qui sont impliquées Mobilisées Dans ce mouvement Des gilets jaunes Dire On sait bien Que les problèmes Ils ne datent pas De l'élection d'Emmanuel Macron Au contraire Ils pensent d'ailleurs Que l'élection D'Emmanuel Macron Evidemment A soulever un espoir De changement Un espoir de solution Par ailleurs Il faut se dire les choses D'un point de vue social Moi je connais cela Depuis longtemps Étant élu De terrain À Nantes Avec des habitants De toutes conditions Qui sont aussi Des électeurs De ma circonscription Et bien Depuis 10 ans Ça fait 10 ans Que la crise financière S'est déclenchée On se serre la ceinture Depuis 10 ans Sous Nicolas Sarkozy Sous François Hollande On a augmenté Fortement les impôts Franchement François Hollande Qui aujourd'hui Va faire ami Avec des gilets jaunes Il oublie de leur dire La pression fiscale Qui a été imposée Ça a été inventé en 2013 En 2010 Mais il y a des mots Complessés là De la part de Mme Macron Les français Soit qu'ils soient impliqués Dans le mouvement des jaunes Soit qu'ils en soient Tout simplement solidaires Parce que je vois bien Je ne conteste pas les sondages Vous savez les hommes politiques Qui passent leur temps A dire qu'ils ne regardent jamais Les sondages Ou qu'ils les contestent Moi je vois bien Que les français Sont solidaires globalement De ce mouvement Je ne crois pas Qu'ils soient solidaires De la casse Je ne crois pas Qu'ils soient solidaires De la radicalisation Ils ne sont pas solidaires De la violence Ça j'en suis convaincu Mais évidemment Que sur l'aspiration sociale A mieux vivre A mieux vivre de son travail C'est quelque chose Que nous avons toujours disé Avec Emmanuel Macron Ma question c'est Le rejet de sa personnalité Et le rejet de sa politique Le rejet de sa personnalité Il y a eu des mots Prononcés Qu'on blessait Mais sur la façon Il y a toujours Vous le savez La façon d'être La façon de faire Et ce que l'on fait Ce qui compte le plus C'est ce que l'on fait Parce que les résultats Vous savez dans 3 ans Dans 3 ans On sera à quelques mois De l'élection présidentielle Ou des élections législatives De 2022 Ce qu'on regardera C'est les résultats Et vous savez bien Que si jamais On disait maintenant Bon ben Ce que nous avons engagé Depuis 18 mois On arrête tout La trajectoire sur la taxe carbone On arrête La baisse du coût du travail On arrête La baisse des impôts On arrête L'équilibrage des finances publiques On arrête Vous croyez que la France Serait dans un meilleur état Et les français Sauraient nous le rappeler A ce moment là Ils feraient peut-être Pas des manifestations Mais ils le diraient Par leur vote Et ils auraient bien raison Monsieur le ministre Juste une question d'actualité Est-ce que la réponse Aujourd'hui ou demain Peut être simplement L'instauration de l'état d'urgence On a entendu ce matin Benjamin Griveaux C'est-à-dire une réponse sécuritaire Comme vous dites Est-ce que ça peut être La seule réponse Qui émane de l'exécutif Est-ce qu'il faut faire un geste À côté Il y a Encore une fois Est-ce que vous y êtes favorable Il y a différents ordres de priorité Moi je ne m'exprime pas A la place du ministre de l'Intérieur Sur une question Comme celle de l'état d'urgence Ça vous l'imaginez bien Là il faut quand même Que on travaille les choses sérieusement Avant de faire une déclaration Tonitruante Avant de faire des déclarations Tonitruante Moi ce que je sais C'est que nous travaillons ensemble Evidemment Sur différents sujets Pour sortir de la situation Dans laquelle nous sommes Et je crois que les français Souhaitent toutes et tous A la fois Qu'il y ait l'ordre La sécurité La paix civile La paix civile Ce n'est pas des mots en l'air C'est le fait qu'on puisse sortir Faire ses courses de Noël Sans tomber sur des casseurs Vous avez vu ce qui s'est passé Hier dans Paris Parce qu'on ne me dise pas Que c'est que les symboles du pouvoir Qui ont été attaqués C'est quand vous attaqués La richesse C'est la richesse Une pharmacie Une brasserie Une brasserie Où il y avait des gens Des gens qui regardaient Les manèges de Noël Dans les vitrines Des grands magasins Vous savez moi Je l'ai fait avec mes enfants Et j'espère bien pouvoir le faire D'ici Noël Quand on va devant les grands magasins C'est même pas forcément Pour aller dedans Pour acheter des choses On comprend que vous vouliez discréditer le mouvement Mais il reste extrêmement populaire Je ne veux pas discréditer le mouvement Je veux que chacun prenne ses responsabilités Et quand on appelle à des manifestations Que l'on soit gilet jaune Ou que l'on soit responsable politique Et quand on est responsable politique On a une responsabilité supplémentaire Surtout quand on aspire à exercer Les responsabilités de l'Etat Et quand on est par ailleurs aussi des syndicats Et je salue d'ailleurs L'esprit de responsabilité Si dans ce contexte Il y a des gens Qui ont fait preuve d'esprit de responsabilité Ce sont les syndicats De salariés ou patronaux Et croyez moi Nous avons discuté avec eux Avec le Premier ministre Ils pourraient être tentés De rejoindre le mouvement Mais ils disent Attention Sinon Il y a de grands risques De débordements Et de violences Comme nous l'avons vu hier Vous allez m'équiter Pour aller à une réunion à l'Elysée En tant que ministre d'Etat Ministre de la transition écologique Qu'est-ce que vous voulez Qui sorte de cette réunion Les Français sont en attente D'un message D'un geste Est-ce que c'est la sécurité d'abord Ou est-ce que c'est la sécurité Et tout un calendrier Pour essayer de rétablir le dialogue C'est bien sûr La sécurité d'abord Ça c'est évident C'est la priorité absolue D'ailleurs le Président de la République S'est rendu Sur la Place de l'Étoile Sous l'Arc de Triomphe Sur la tombe du soldat inconnu Il y a le 11 novembre Il y a quelques semaines Nous étions rassemblés là Et tout le monde Considérait qu'en effet La mémoire Cent ans après De la fin de la Première Guerre mondiale Et cette mémoire On la laisserait être souillée Être piétinée Au sens propre du terme Être saccagée par des tags Et pas simplement des tags D'anarchistes d'extrême gauche Ou d'extrême droite Il y en avait Mais pas uniquement Et donc ça C'est en effet Quelque chose que nous devons faire Immédiatement Et pour le reste Et ensuite Nous travaillons Mais nous travaillons Vous savez Nous ne sommes pas Je l'ai dit Et nous ne resterons pas Sourds et muets La semaine prochaine Et dans les jours qui viennent Mais il faut aller vite Pour éviter une nouvelle manifestation Vous êtes quand même obligés D'annoncer des mesures concrètes Très très vite Nous sommes parfaitement conscients De la gravité de la situation Et du niveau de mécontentement Et qu'il ne pourrait pas y avoir Un troisième samedi Bien sûr Gérard Larcher vient de dire Sur une antenne concourante Qu'on ne pourrait pas se permettre D'avoir un troisième samedi noir Un quatrième Oui alors François Lerugier Je ne parle pas de Gérard Larcher Mais là je parle d'un certain nombre De sénateurs De sa majorité Qui ont Moi je peux le dire J'ai été témoin Dans les débats au Sénat Jeté de l'huile sur le feu Ont appelé Les gens à manifester Avec des gilets jaunes Etc Franchement Ce n'est pas très responsable Et surtout Vous avez vu ce que c'est Une des principales revendications En matière démocratique Du mouvement des gilets jaunes C'est la suppression du Sénat Ils veulent faire un référendum Vous imaginez si demain On disait Ah bah une réponse démagogique Une réponse immédiate On fait un référendum Sur la suppression du Sénat Voyez Bon ce ne serait pas responsable Parce que moi je pense Que dans la durée Oui c'est bien en France D'avoir un Sénat Et une Assemblée nationale Donc on ne cède pas non plus A l'immédiateté A la dictature de l'immédiateté Ou à la démagogie Voyez sur ces sujets là Comme sur le pouvoir d'achat Comme sur la fiscalité Moi je ne souhaite qu'une chose C'est qu'on baisse les impôts Qu'on baisse les impôts et taxes Qui sont trop élevés en France Mais est-ce que vous croyez Qu'on peut le faire comme ça En claquant des doigts Sans avoir la responsabilité De regarder Ce que cela aura Comme conséquence Non seulement dans trois mois Mais surtout dans un an Dans deux ans Dans trois ans Sur le budget de la France Qui est difficile Qui est difficile à entendre Oui mais je le comprends bien Parce que dix ans De sacrifice A cause de la crise Ça rend ces sujets là Difficiles à entendre Mais vous voyez bien Qu'on ne peut pas d'un côté Demander la baisse Des impôts et taxes Généralisés Et la hausse Des investissements Ou dans les services publics Par exemple
Merci François Lerugy On vous laisse rejoindre L'Elysée Pour la réunion de crise Qu'a convoqué Le président de la République Merci infiniment D'avoir été l'invité De questions politiques Et vous partirez Cet après-midi Pour la Pologne Et la COP24 Questions politiques Continues France Inter Alibadou Questions politiques Émission exceptionnelle Aujourd'hui Avec une deuxième partie D'émission En compagnie De la secrétaire d'Etat A l'écologie Secrétaire d'Etat Auprès du ministre De la transition écologique Et solidaire Brune Poirson Bonjour Bonjour Alibadou Et merci d'être Notre invité Jusqu'à 13h Il y a évidemment Les questions d'urgence L'urgence Sécuritaire Dont on vient de parler Avec François de Rugy Et puis il y a aussi Des questions de fond Dont vous avez directement La charge Et la responsabilité A la veille De la COP24 Qui doit ouvrir Ses portes en Pologne Avec des questions Qui interrogent directement La question de la transition Écologique J'aimerais juste Qu'on se souvienne De ce que disait Nicolas Hulot C'était à l'émission Politique sur France 2 Nadalie Saint-Cric
Je me serais bien passé Et la France Et la France se serait bien passé De cette confrontation Qui effectivement Oppose l'écologie Au social Alors que Ma volonté à moi C'était effectivement De réconcilier L'écologie Et le social Et on n'y est pas parvenu Et cette crise C'était évitable Et personne ne pourra Me démentir Que je me suis battu Et notamment Les semaines Qu'ont précédé mon départ Pour qu'on change Complètement d'échelle Dans l'accompagnement social De la transition énergétique Et écologique Avec des propositions concrètes Je n'ai pas été entendu On m'a opposé Des raisons budgétaires J'en ai tiré Des leçons
Brune Poirson C'est terrible D'entendre Ces mots De Nicolas Hulot Qui datent D'il y a une quinzaine de jours Est-ce que c'est pas dramatique Au fond Que ce mouvement Des gilets jaunes Soyez d'une question Qui est très directement Liée à celle De la transition écologique
Les mots de Nicolas Hulot Là C'est un constat C'est un constat Qui dit Qu'on n'a pas Toutes les réponses A la transition écologique Et qu'effectivement Toute la difficulté C'est de construire Un monde nouveau Un monde qui répond Aux aspirations Des français De vivre En harmonie Avec leur nature Parce que c'est ça Dont il s'agit C'est que l'homme Retrouve une place Dans la nature Et ça Ça a des conséquences Sociales Très profondes Et nous n'avons pas Toutes les réponses Je crois que c'est essentiel De le dire Et moi j'appelle Nicolas Hulot Qui il est vrai A fait beaucoup de constats Notamment lorsqu'il était Au gouvernement Qui a proposé Certaines choses aussi Mais là j'en appelle A continuer A nous proposer Des choses Des voies Des chemins Des réponses concrètes
Est-ce que c'est pas A chaque fois que Hulot Proposait quelque chose Bercy disait Non on n'a pas l'argent On peut pas le faire On est en déficit Comment est-ce que vous Réglez concrètement Ce problème là
Eh bien vous voyez Là je crois qu'on est Exactement au point De la difficulté De la transition écologique C'est qu'on est en ce moment A un moment d'histoire Parce qu'on est Entre deux mondes Et oui Je vous mentirais Si je vous disais pas Qu'il y avait toute une partie De l'administration française Attention je ne parle pas Des fonctionnaires Qui font un travail Absolument remarquable Avec d'une grande compétence Mais oui nous avons Toute une partie du système Qui est bloquée Quelque part Dans l'ancien monde Qui est bloquée Dans un monde Où on pouvait Comme ça Dépenser de l'argent Ou même tolérer Que beaucoup d'argent Y compris public Comme privé Soit investi Dans des projets Qui sont profondément Mauvais pour la planète Et donc aujourd'hui On est à ce point De frottement On est à ce frottement Dans les institutions Entre responsables politiques Et entre français Et c'est ça La grande difficulté Et c'est ça Le moment qu'on vit Et maintenant L'enjeu C'est d'arriver A faire quelque chose Que peut-être jamais On a fait Dans l'histoire de France C'est à dépasser ça Pour collectivement Trouver des solutions Et ça a l'air peut-être Un peu utopique Ce que je vous dis Mais c'est la seule façon
D'aller de l'avant Alors on a entendu Nicolas Hulot Dire en gros Qu'il l'avait bien dit Qu'il avait bien alerté Tout le monde Vous avez vécu cette période Comme lui Et avec lui Est-ce que vous l'avez vu venir Ou est-ce que Nicolas Hulot Se donne le beau rôle En disant Qu'en gros Il a alerté tout le monde Alors finalement C'est un mouvement Spontané Que vous vous êtes tous Pris en pleine figure Brune Poisson
Vous savez comme moi Que la République en marche Est un parti Qui ne date Pas de la deuxième guerre mondiale Ou en tout cas Qui n'a pas des années Et des années Mais sur quoi Est-ce qu'on a créé La République en marche Sur une campagne d'écoute On est allé Et on a fait le tour de la France Pendant des semaines Pour écouter les français Toutes ces angoisses là Mais on les sentait On les sentait au quotidien C'est pour ça qu'après On nous a beaucoup accusé Sur les plateaux télé De répéter des éléments de langage En disant Vous voulez réformer Aller toujours plus vite Et encore plus vite Donc vous n'avez pas été surpris
Par le mouvement des gilets jaunes ?
Non j'ai pas été surprise En revanche Il y a une chose Qui m'a surprise Qui me scandalise Qui me choque Et qui est inadmissible Ce sont les violences Les violences On les a vues à Paris Et moi je viens du Vaucluse Et le préfet Le préfet du Vaucluse Par exemple A été menacé Sa famille a été mise En danger Et là Ça c'est intolérable Mais ça Ça traduit Et je ne vais pas tomber Dans l'accusation facile Encore une fois Je le condamne Mais un Je ne ferai pas d'amalgame Et deuxièmement Ce que ça veut dire Beaucoup plus profondément C'est que nous sommes Dans une crise de sens Et qu'il y a Une réponse sécuritaire A court terme Il y a des réponses Politiques A apporter à court terme Et notamment déjà Et j'en appelle aussi A la responsabilité de personnes Comme Marine Le Pen Dont je viens de voir le tweet Avant de rentrer Qui rentre maintenant Dans une sorte de théorie Du complot Ça c'est inadmissible Mais il y a aussi Une réponse à long terme Profondément difficile Et j'espère que collectivement On en sera capable C'est de dessiner Le monde de demain Vers lequel on doit aller Et la grande difficulté C'est que pour les responsables politiques Comme nous Qui sommes aux responsabilités Une partie de ça Ça passe par dire Je n'ai pas les réponses Oui Il y a des choses Il y a des choses Il y a des choses Potentiellement Que nous ignorons Parce que nous ne savons pas Ce que ça veut dire De vivre dans un monde Qui peut être potentiellement Trois degrés plus élevé
On peut savoir ce que c'est C'est pas le truc Le plus difficile Donner un petit coup
Mais vous savez Il y a potentiellement Plein d'autres mesures Et vous avez vu Les revendications Des gilets jaunes Je vous ai dit Vous avez dit Vous l'avez vu venir Certaines sont justes Et légitimes Mais une des façons Oui on l'a vu venir Une des façons d'y répondre Elle est double Oui vous l'avez vu venir On a vu venir Et on savait Alors pourquoi ne pas avoir anticipé Et comment
Vous vous laissiez déborder
En ce cas On a vu venir Des mouvements Et on savait Quand vous réformez En profondeur Un pays Forcément Vous déséquilibrez Des systèmes Et ça crée Des frottements Des frottements Qui peuvent être très durs Et bien sûr Ceux d'hier Pardon Ils sont condamnables Et ça non C'était pas Nécessairement prévisible Mais il est certain Qu'il y a Une réponse politique A court terme Et un travail politique A beaucoup plus long terme Brune Poirson
Vous voulez absolument Nous faire entrer Dans un nouveau monde C'est nécessaire On l'entend bien Le problème c'est que Cette transition écologique Devenir écolo Être un citoyen écolo Ça coûte très cher On l'entend bien Avec toutes les mesures Vous êtes en train De dégrainer Avec le gouvernement Donc comment on fait Pour aider les gens A entrer Dans ce nouveau monde Il faut du sonnant Et du trébuchant Il faut sans doute Créer peut-être Des fonds Pour véritablement Aider les gens A devenir écolo Parce que ça coûte Des coûts
Vous avez totalement raison Totalement raison Là peut-être pour prendre Vraiment beaucoup de hauteur Mais ça concerne aussi la France La transition écologique Dans le monde Ça nécessite 32 000 32 000 milliards De dollars
De dollars
C'est pas le contribuable Qui va payer Et ce n'est pas Au contribuable de payer Aujourd'hui En parallèle Et vous avez vu Peut-être comme moi Le rapport d'Oxfam L'ONG Oxfam Qui dit Et qui montre Qu'il y a encore des banques Qui investissent De façon beaucoup plus massive Dans les énergies Dans les énergies polluantes
Six grandes banques françaises Qui investissent Dans les énergies fossiles Et bien ça
Je vais vous dire Ça Ça doit être quoi ? Interdit Ça c'est honteux Et on est en train Actifiquement Mais il suffit pas de le dire Qu'est-ce que vous pouvez faire Concrètement ? Alors je vais vous répondre Puisqu'on y travaille Plus que concrètement Je voudrais juste finir là-dessus Ça c'est honteux Pourquoi ?
Parce que pour moi C'est moralement répréhensible Et il est temps aussi De remettre des valeurs De la morale Dans ce système capitaliste Qui est totalement À bout de souffle Et ce que font certaines banques Et leurs décisions d'investissement Elles sont rationnelles À court terme Parce que ça consiste À faire de l'argent Elles ont des actionnaires Etc Je sais que c'est compliqué Mais ça Nous ne pouvons plus l'accepter Et une part de la colère Des Gilets jaunes Elle est là-dedans Et nous Nous nous attachons Depuis le début À y répondre Quand le président de la République Quand Donald Trump Décide En juin 2017 De quitter l'accord de Paris Cette décision Dramatique Quand il prend cette décision Immédiatement Emmanuel Macron Sort Et fait un appel à la planète En disant Make a planet great again On s'en souvient On va en parler Ce n'est pas de la com Je voudrais en parler C'est important Je voudrais finir Et ça Quand il dit Make a planet great again Ce n'est pas de la com Et il dit Tous ceux qui veulent agir
Il l'agit en anglais Et c'est peut-être pour ça Que les français ne l'ont pas compris En l'occurrence Ceux qui sont sortis dans la rue Pour une poire son Juste d'un mot Je suis en train de vous répondre Est-ce que ce n'est pas une mobilisation Contre l'écologie
La France n'est pas Un îlot Isolé dans le monde entier Non Et une part de la responsabilité De la France Elle est aussi d'agir à l'étranger Et qu'a fait le président Emmanuel Macron Dans le cadre Par exemple du one planet summit Puisque je n'ai pas le temps De l'expliquer Je le ferai quand même Make a planet great again Prenez le temps On a le temps Et parlez français S'il vous plaît
Brune Poirson
Oui Mais Vous n'avez pas remarqué Qu'il y a une chose Et c'est un état de fait C'est que l'argent Il voyage dans le monde entier Il faut aussi parfois Parler son langage Pour pouvoir mieux la contraindre Et donc Quand le président de la république Là il s'agit de parler
Aux gilets jaunes Il s'agit de parler A ceux qui sont dans la rue
Je suis en train de répondre Aux gilets jaunes Quand le président de la république Il dit Make a planet great again Mais ce n'est pas la peine De m'engueuler moi Pardon
Moi je n'ai rien fait Jusqu'à présent
Vous savez très bien Que je ne suis pas en train De vous engueuler à Libadou Vous aviez l'air sévère quand même Moi qui ne suis pas loin Mais oui Parce que je pense que c'est important J'aimerais juste finir Ce que je suis en train de vous dire
Mais allez-y
Quand le président de la république Dit make a planet great again L'objectif Donc en gros L'objectif C'est quoi L'objectif C'est de rendre L'accord de Paris Irréversible Pourquoi Mais l'accord de Paris On n'est pas attaché Je sais que ça peut vous paraître Un peu loin Sur le coup Mais oui
Parce que les émissions au carbone En France Continuent d'augmenter Donc on a l'impression Qu'il y a une telle différence Entre le langage officiel Et ce qui est vraiment fait Qu'on se met à douter En disant
Laissez-moi vous expliquer Ce qu'on est en train de faire L'objectif de l'accord de Paris C'est de le rendre irréversible Et quand je vous parle De l'accord de Paris Je vous parle aussi De la vie quotidienne des français Pourquoi Parce que les émissions chinoises Ce sont aussi les émissions Des français C'est une réalité C'est une réalité Et que quand la planète Elle se réchauffe Et qu'elle sera à 3 degrés Qu'est-ce que ça donnera Ça donnera dans le Vaucluse Encore des sécheresses Plus terribles Ça donnera d'autres épisodes Comme il y a eu dans l'Aude Et comment concilier Les fins de mois Et la fin du monde On va reprendre les mois De Nicolas Hulot Mais cette contradiction-là Je suis en train de vous répondre En trouvant Et en faisant en sorte De faire en sorte Que les financements privés Ils soient redirigés De façon absolument massive Vers des projets Qui sont bons Mais on ne peut pas compter Que sur la bonne moralité Des banquiers Mais moi je vous parle De créer un fond Jean Jouzel par exemple
Propose la création D'un fond au niveau européen
Ça ne suffit pas De créer un fond Il faut aller plus loin C'est l'ensemble Du système financier Qui doit se mettre Au service de la planète Il s'agit d'une question De survie de l'humanité Il s'agit aussi De trouver des solutions Très concrètes Quand le président De la république Dit le chèque énergie Ça fonctionne mal Il y a 15% des français Qui l'ouvrent pas Quand on dit Il faut investir De façon massive Dans les voitures électriques Etc Mais c'est pas uniquement Le contribuable Qui va le faire C'est aussi aux banques De prendre leurs responsabilités C'est aussi aux banques De prendre ces décisions-là Et donc aussi bien A New York A l'occasion du One Planet Summit Et oui je parle anglais Mais oui le monde de la finance Est profondément anglo-saxon aussi Et bien le président de la république A exigé Et nous le suivrons Et nous avons mis Des mesures en place Que 30 à 40% minimum Dans les années à venir Des investissements privés Soit redirigés vers des projets Qui sont bons pour la planète La France va prendre la tête du G7 C'est là-dessus qu'on va travailler Pour la première fois de la vie Pour la première fois Pardon de l'histoire Il va y avoir Des ministres des finances Et des ministres de l'environnement Qui vont être assis A la même table Pour trouver des solutions concrètes Parce qu'il est temps Il est temps Que les banques Prennent leur part de responsabilité Et pas que les banques Les entreprises privées Elles le font déjà beaucoup Puisqu'elles proposent des solutions Mais comment les contraindre ?
Comment les contraindre ? Par exemple En les forçant A faire la transparence Sur le risque climatique Ça c'est l'article 173 Par exemple De la loi de transition énergétique Pour la croissance verte La France l'a promue En France Au niveau européen Et plus largement Ce que ça veut dire C'est que le risque C'est le langage de la finance Ça veut dire Qu'il faut prendre en compte Non seulement L'exposition au risque financier Mais l'exposition au risque climatique Exemple par exemple Dans ce cadre-là
Je vous écoute Je ne comprends pas Et je me dis Que les yellow vests Et les yellow jackets Non plus Très sincèrement
C'est très simple On est en train de travailler A réformer le capitalisme Je sais que ça peut paraître Un petit peu large On peut en parler plus en détail Mais c'est ça l'objectif Parce que oui Le système dans lequel nous vivons Est devenu absurde Oui Nous touchons Aux limites du système capitaliste Et une part De la colère qui est là C'est que ça s'est senti Et ça Ça s'exprime dans la colère Des gilets jaunes Et ils ont raison Là-dessus
Alors est-ce que vous n'avez pas La question Vous ne vous redoutez pas Quand vous donnez des expériences Ce que vous venez de dire C'est-à-dire que ce soit Un peu stratosphérique En clair Même si c'est un but Que tout le monde a envie Ou c'est un appel à la révolution En l'occurrence
Et par ailleurs Quand vous êtes venu royal Mais il faut radicalement Changer le système Oui Bien sûr
Mais le capitalisme Produit ses propres faussoyeurs En fait c'est vrai Que vous avez une vision marxiste
De ce qu'il faut faire
Vous appelez à une révolution Communiste
J'appelle pas à une révolution J'appelle à un changement Profond du système Et c'est ce que nous avons Commencé à faire C'est ce que nous faisons Et c'est pour ça Par exemple Pour parler de la COP24 C'est pour ça que la France Est si impliquée Au niveau international C'est parce que nous estimons Qu'il est de notre responsabilité Moi je vous mets au défi De trouver un seul Un seul président de la République Qui a eu des mots aussi forts Vis-à-vis de la finance Même Mélenchon N'aurait pas osé
Alors attendez Juste une chose Les gilets jaunes Respectent l'écologie Pour un certain nombre Est-ce que vous n'avez pas peur Comme le dirait Ségolène Royal Que vous montriez Une écologie punitive Et si on veut progresser Si la France veut progresser Ne doit-elle pas avoir Les français avec elle Donc éventuellement Faire une pause de temps en temps Et essayer de mieux expliquer Voir de lâcher du lest
C'est toujours la même chose Notre programme écologiste C'est pas un programme de taxes Un petit peu quand même Non Il y a une des mesures Une des mesures Qui c'est vrai En ce moment Peut-être à raison Mobilisent beaucoup Mais on le sait Depuis dix ans Et je le rappelle Mais c'est pas nous Ça veut dire Que le principe Pollueur-payeur Il ne marche plus du tout Nous ne nous sommes pas Levé un matin En nous disant Tiens On va taxer les français C'est ça notre politique écologiste Pas du tout Moi je voudrais quand même rappeler Que Laurent Wauquiez par exemple Il a fait partie d'un gouvernement Qui a fait voter La taxe carbone Aujourd'hui ce qu'on entend
C'est que les français Ne veulent plus payer Ils en ont ras-le-bol des taxes Donc comment vous faites Comment vous essayez De convertir Les français à l'écologie Avec un ras-le-bol fiscal De cette nature
Il y a plusieurs pistes On le sait Que la taxe et le carbone C'est Et on le sait Depuis des années Et des années On sait que c'est La meilleure des solutions Pour éliminer Et pour changer On parlait de changer Des systèmes Et bien oui Là il s'agit Sauf que quand ça donne Un mouvement
Comme celui des gilets jaunes Je pense Comment il répond
Le mouvement des gilets jaunes Est plus large que ça Non mais il est parti de ça Il est parti de ça Il est parti de ça Ça a été l'étincelle C'est vrai Ça a été l'étincelle Et il est plus large que ça Et en matière De transition écologique On va beaucoup plus loin Regardez par exemple On travaille Et on ne fait pas que taxer On travaille par exemple Sur l'économie circulaire Qui vise A faire en sorte Et on a des mesures Très concrètes Qui ont été présentées Par le Premier ministre Lui-même Jamais en France
Vous ne répondez pas Sur l'affaire des taxes Est-ce que vous dites À un moment Il faut peut-être remettre En cause le principe De cette taxation De la taxe Même temporairement Parce qu'on n'y arrive pas Et à chaque fois C'est une jacquerie On l'a vu avec les bonnets rouges On l'a vu avec les gilets jaunes Les français ne supportent plus D'être taxés comme ils le sont Quelle est la réponse ?
Il y a un travail Il est certain Qu'il y a un travail Qui est nécessaire Et qui est important C'est le travail de sens Je crois qu'on parle de transition On dit qu'on en est au point A Aujourd'hui C'est le point A Et il faut qu'on aille au point B Mais il faut qu'on y aille collectivement Et une des difficultés Et c'est pas propre qu'à nous Qu'à ce gouvernement là C'est comme ça dans le monde entier Et c'est d'ailleurs une des raisons Pour lesquelles Donald Trump a été élu C'est qu'on a du mal à dessiner Le point d'arrivée On a du mal à savoir Ce que ça veut dire De vivre dans un monde Où il fera deux degrés de plus On a du mal à savoir Quels sont concrètement Qu'est-ce que ça veut dire Dans la vie de chacun Qu'est-ce que ça veut dire Quand vous habitez dans une banlieue De vivre dans ce monde là Qu'est-ce que ça fait Quand vous êtes agriculteur De vivre dans ce monde là Et c'est ça qui est difficile Et c'est ça qu'il faut créer collectivement Et le gouvernement seul N'a pas tout dans les mains C'est un travail collectif Qu'on doit faire C'est pour ça que je trouve ça Absolument scandaleux Et déplorable Quand vous avez Des partis politiques Qui se concentrent Sur agiter le chiffon de la violence Et sur ça Au lieu de travailler aussi A construire ce monde de demain Parce que c'est indispensable Parce que c'est indispensable Et oui C'est vrai On a peu l'habitude D'entendre ce genre de Peut-être De propos Mais je crois Qu'on est arrivé A ce moment là De l'histoire Vous savez Les siècles Ils mettent souvent 15 ans à mourir
On arrive aussi à un moment de l'histoire En l'occurrence La première puissance économique mondiale Les Etats-Unis Se retire de l'accord de Paris Une immense puissance Comme le Brésil L'a décidé Vraisemblablement D'en sortir Et n'accueillira pas La COP 25 L'année prochaine Dans ce pays Enfin C'est Ce monde là Est loin Et se dessine mal Brune Poirson Quand on voit justement Tout ce qui fait obstacle A cette révolution Que vous appelez vos voeux
Et donc qu'est-ce qu'on fait ? On baisse les bras ?
Ah non mais moi j'en sais rien C'est vous qui êtes en gouvernement
C'est pas moi Comment on restaure l'esprit de Paris L'esprit de la COP 21 Comment il revient ?
En se battant A l'échelle internationale En continuant à mobiliser Nos partenaires Regardez par exemple La relation Qu'ont la France Et la Chine Moi j'étais encore Il y a dix jours Avec le ministre d'Etat François de Rugy En Chine On a lancé l'année franco-chinoise De l'environnement Vendredi dernier J'ai encore eu Un dialogue Avec l'équivalent Du ministre De l'environnement Chinois Il y a des vrais ponts Nous avons des alliés A l'échelle internationale Mais c'est très abstrait
Ça pour l'opinion publique Pour les Français Peut-être mais alors Qu'est-ce qu'on fait ? Concrètement on fait quoi
Avec eux ? Mais concrètement Qu'est-ce qu'on fait ? Et bien regardez là Qu'est-ce qu'on va faire A la COP 24 ? A la COP 24 On va décider des règles D'application de l'accord de Paris
Peut-être Et c'est pas C'est un accord Qui doit être décidé Unanimité En l'occurrence Il n'y a pas les Etats-Unis Il n'y aura sans doute pas le Brésil Sans doute pas le Brésil
Il faut qu'on Il y a beaucoup de travail Et je ne vous dis pas Que la partie est gagnée Mais c'est indispensable C'est indispensable Pourquoi ? Parce que dans le cadre De cet accord de Paris Chaque Etat doit donner Une feuille de route Pour limiter Ses émissions de CO2 Et donc en fait Finalement Ça devient Le socle Des politiques publiques De tous les pays Du monde entier Et donc c'est pour ça Que c'est fondamentalement important Mais vous allez être crédible
Puisque la France Est très loin d'être exemplaire En la matière
Mais on sait Et on n'a jamais dit Qu'on était exemplaire
Non mais comment convaincre Les autres d'être exemplaires Quand on ne l'est pas soi-même
Mais c'est pour ça Qu'on fait tout Pour l'être le plus possible Et ça commence Et ça passe aussi Par cette taxe sur le carbone La Chine aussi Est en train de le mettre en place On n'est pas On n'est pas les seuls Depuis tout à l'heure
Vous assumez la taxe sur le carbone
Mais c'est pas que je ne l'assume pas C'est un écologie punitive Mais comment est-ce que Vous pouvez entraîner le citoyen Parce qu'en fait Le débat c'est ça C'est comment chacun d'entre nous Peut devenir écologique Si vous continuez à dire Bon on défend la taxe carbone C'est la meilleure Elle est complètement rejetée Comment vous êtes Audible dans cette situation
C'est là où je rejoins aussi Peut-être ce que Christophe Castaner A dit En amont Il y a tout un travail De construction d'un consensus Et ça ne peut se faire Que si l'ensemble des français Le suivent effectivement Ça c'est indispensable C'est indispensable Parce que La transition écologique Demande des politiques publiques Qui vont bouleverser Et qui bouleversent aussi La vie quotidienne De beaucoup de français Et pour ça vous devez Mais vous parlez consensus
Alors qu'on est au lendemain D'une journée Où on a été Aux antipodes
De cette idée-là Je dis qu'il faut construire Le consensus Et je dis que c'est ça Et nous appelons Et nous continuons D'appeler au dialogue Moi j'ai rencontré Comment on fait J'ai rencontré déjà Avec François de Rugy Des gilets jaunes Le Premier ministre Aussi les a accueillis À Matignon Il y a une question De représentation Et de représentativité Aussi du côté Des gilets jaunes Et puis au-delà de ça Vous savez Il y a Et je crois Une autre question Qui est fondamentale Qui est celle De l'accès à l'information Qui est celle De l'accès à l'information Parfois Mais parfois Sur des choses Qui normalement Devraient Entre guillemets Faire consensus On voit Qu'il y a Parfois Des difficultés À nous comprendre Moi je cite Par exemple La voiture électrique La voiture électrique Les gilets jaunes Que nous avons rencontrés Nous ont dit Elle pollue plus Qu'une voiture diesel
Nous Il y a le problème Des batteries Quand même Qu'est-ce qu'on va faire Des batteries
Il y a toujours Toute une série de questions Bien sûr Il y a toute une série De questions C'est évident Mais c'est un fait Acquis Qu'une voiture électrique Consomme moins Pollue moins Et moins mauvaise Pour la planète Qu'une voiture diesel Sauf si elle roule
En Pologne Et que l'électricité Est principalement Fabriquée par des usines À charbon Là en l'occurrence C'est un problème
Et c'est tout l'objectif C'est d'accélérer Cette transition là Et notamment Une des façons de le faire C'est de mettre un prix Sur le carbone On sait que c'est une On sait que c'est une Une des solutions Mais c'est pour revenir À cette question De l'information Et même au-delà de ça Au-delà de ça Dans les revendications Politiques des Gilets jaunes Il y en a aussi Par exemple Certains nous ont dit On va supprimer Vous allez supprimer Les pensions de réversion Absolument pas Ça n'est pas le cas Nous menons une réflexion Par exemple générale Sur les retraites Mais nous Comment ça se fait Comment ça se fait Qu'un post Facebook Il ait autant de valeur Voire plus Qu'une émission Et une discussion Comme on a aujourd'hui Mais attendez oui Est-ce qu'il n'y a pas Un problème
Est-ce qu'il n'y a pas Un problème De votre côté C'est-à-dire que Quand on entend Un certain nombre De responsables De considérer Qu'il n'y a pas Des députés Qui sont dans Les circonscriptions Partout Comme vous êtes Un parti nouveau Comme vous l'avez dit Tout à l'heure Il ne date pas De la deuxième guerre mondiale Est-ce que vous n'avez Pas manqué de relais Pour faire de la médiagogie Est-ce qu'avec ça Vous n'êtes pas en train D'apparaître Comme une sorte d'élite Qui est complètement Coupée de la base C'est faux
C'est faux
Nos parlementaires étaient Et ils sont
Et depuis le début
Edouard Philippe Les a en guirlandais Entre guillemets Mardi dernier au groupe En considérant Qu'il était bien seul Et que personne Ne relayait sa parole Écoutez
J'étais pas là Moi ce que je sais C'est que les parlementaires Et je peux vous le dire Regardez par exemple Le député Adrien Morenas Dans le Vaucluse Il a eu sa permanence mûrée Il a eu un long dialogue Avec les Gilets jaunes Il continue de le faire Et je sais qu'il y en a Beaucoup Énormément qui le font Ils le font chacun Ils sont sur leur territoire Et nos députés Sont à pied d'oeuvre Ils écoutent Ils entendent Ils transmettent
Et tous les samedis Malgré tout Une nouvelle journée De mobilisation Et jusqu'à présent Malgré tout Des scènes de violence C'est un gouvernement Qui semble dépasser Vous ne pouvez pas empêcher Ce constat Brune Poirson
Nous Dépasser par certaines violences Mais c'est certain Mais encore une fois Pas dépasser Si on peut dire dépasser
Personne ne vous en voudra Dépasser
Non je n'ai pas dit Non moi je le dis Vous le dites Mais moi je ne partage pas Cette opinion Pourquoi ? Parce que par exemple
Vous maîtrisiez la situation hier
Comme Christophe Castaner l'a dit La grande difficulté Là on rentre Dans la technique De stratégie de sécurité Quand vous avez des individus Fondamentalement violents Voir armés Mais qu'il y en a un Dans un groupe De gilets jaunes Éparpillés partout Autour Et encadrés Avec Dans un groupe de gilets jaunes Qui n'est absolument pas violent Vous ne pouvez pas vous permettre D'avoir des forces de l'ordre Qui risqueraient par exemple D'aller pour Choper Pardon Mais cet individu Profondément violent De blesser D'autres gilets jaunes autour Vous allez avoir beaucoup de mal A convaincre Ceux qui nous écoutent
Qu'hier Le gouvernement Maîtrisait la situation Dans la capitale
Mais je ne vous dis pas Qu'il n'y a pas des endroits Où les débordements N'ont pas été Terribles Et énormes Mais encore une fois Il y avait des choix à faire Plus de 60 000 Plus de 60 000
Force de l'ordre Était sur le terrain hier Vous ne pouvez pas faire mieux Que la quantité Qui était présente Donc ça veut dire que Systématiquement Chaque samedi Ça va se reproduire Donc à un moment donné Il faut quand même trouver Une solution Ça ne veut pas dire ça
On a fait le choix Par exemple On a fait le choix Par exemple D'ouvrir les Champs-Elysées Et de le filtrer C'est une erreur ou pas ? Mais on se retrouve Dans une situation aussi Où nous avons des gens Qui sont armés Qui sont éparpillés Parmi d'autres Qui ne le sont pas Nous ne voulons pas De morts Ou de blessés Du côté Des gilets jaunes Et nous n'en voulons pas non plus Du côté des forces de l'ordre Et donc oui Tout cet équilibre là Il est très difficile Mais vous avez des gens Qui sont des jusque-boutistes
Pour répondre à cette colère Il faut des mesures Très concrètes Et c'est le Président de la République Qui a lui-même souligné Il y a un chèque énergie Les Français ne le connaissent pas Et en fait L'un des problèmes Du chèque énergie C'est que Visiblement L'État est dans l'incapacité De le verser en janvier Alors que c'est Au moment où les Français En auraient le plus besoin Alors est-ce que vous êtes prêt A faire votre part de mea culpa En disant Oui il y a des choses Qui ne fonctionnent pas Dans tout ce circuit De l'économie écologique
Le Président de la République Lui-même l'a dit Il y a des mesures D'accompagnement Il y a des mesures D'accompagnement Qui sont très difficiles A dérouler Et qui n'arrivent pas Suffisamment rapidement Mais je crois Que c'est un problème A délivrer A faire appliquer Et ça je crois Que c'est un problème Qui est plus large Qui va au-delà De la question écologique Qui est plus global même Quand vous regardez Dans le fonctionnement de l'État Pourquoi aussi ?
Parce qu'on vit dans un monde Et c'est aussi une des difficultés On vit dans un monde Qui a été bouleversé Par les nouvelles technologies Parfois pour le mieux Puisque c'est aussi Beaucoup plus d'efficacité On le voit par exemple Dans les services Que peuvent fournir Certaines entreprises privées Dans le rapport Qu'ont les français Ou nouvelles technologies Et c'est vrai Qu'on est parfois Face à des administrations Qu'il faut réformer Beaucoup plus vite Et beaucoup plus rapidement Pour qu'elles prennent Elles aussi Et qu'elles intègrent Ces nouvelles technologies Pour mieux répondre Et mettre en place Ces mesures d'accompagnement C'est ce que je vous dis
C'est pas très rassurant Parce qu'on voit Des forces de l'ordre Qui sont un peu débordées hier Et on voit Un État Qui a du mal à faire Appliquer les décisions Qu'il prend Qu'est-ce que ça veut dire ? On est dans un pays Complètement bloqué Qu'est-ce qui se passe ?
Nous ne sommes pas Dans un pays Qui est bloqué Il faut continuer C'est pour ça Qu'il y a plusieurs choses D'abord Je crois qu'il faut aussi Rentrer beaucoup plus Dans le sur-mesure C'est-à-dire qu'il faut aller Dans la réalité De chaque territoire Ça fait partie De ce qu'a proposé Le président de la République Ce qu'il a appelé De ses voeux On l'appelle concertation Parce que peut-être On n'a pas de meilleur mot Mais il faut aller répondre Et il faut faire du sur-mesure Qu'est-ce que ça veut dire Par exemple Si vous êtes Une mère de famille Célibataire Dans le Vaucluse Qu'est-ce que ça veut dire Pour vous Quelle est la mesure D'accompagnement Comment l'appliquer Le plus rapidement possible Comparé à Si vous habitez Dans la banlieue D'une grande ville Et que vous faites 70 km par jour Il faut faire Beaucoup plus de sur-mesure Mais ça Ça se fera Qu'en allant Au plus près du terrain Et c'est tout l'objectif De la concertation Qui est menée Dans les trois mois à venir Qui est annoncée
Mais qui n'est pas encore installée Parce que vous avez du mal À engager le dialogue Justement On va le faire
Mais nous ne demandons Que ça Nous en appelons Aux Gilets jaunes À venir Et à continuer À dialoguer avec nous À se mettre d'accord Pour avoir aussi Des représentants
Enfin commencer à dialoguer
On a déjà commencé À éterminer le dialogue Je le rappelle Nous on a passé Presque deux heures Avec François de Rugy Et Emmanuel Vargon On a passé près de deux heures Avec des Gilets jaunes Au ministère De la transition écologique Et solidaire On a noté Toutes leurs revendications Et je vous ai dit Certaines sont justes Par exemple Plus de transparence Dans la façon Dont est utilisé Le budget de l'Etat Et c'est C'est ce qu'on s'attache À faire
L'émission se termine Merci infiniment Brune Poirson D'avoir été notre invitée Quand est-ce que vous partez ?
Brune Brune Je pars tout à l'heure Tout à l'heure
Bon voyage donc Merci Pour la COP24 Merci À toutes les trois Merci à Alexandre Gillardy À toute l'équipe technique De questions politiques Et je vous dis À la semaine prochaine Sous-titrage Société Radio-Canada