Budget : "Vu les orientations du gouvernement, ça se terminera par une censure" (Manuel Bompard)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 52 %Attaque 32 %Défensif 16 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:27OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous pensez des propositions radicales de Marine Le Pen sur le logement ?
- 2:40RelanceRéponse directe
Quelles conséquences pour les familles modestes si on réduit la contrainte de construction de logement social ?
- 4:18OuverteRéponse directe
La priorité nationale dans l'accès au logement social vous semble-t-elle constitutionnelle ?
- 5:57OuverteRéponse directe
Le RN va laisser passer le budget sans censure. Vous y voyez une surprise ?
- 7:18OuverteRéponse directe
Quels impacts pour les retraités dans le budget proposé ?
- 10:11RelanceRéponse directe
Vous annoncez déjà la censure du budget. Pourquoi ne pas attendre la copie officielle ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:46Manuel BompardFait
« On va supprimer les dispositifs qui empêchent l'artificialisation des sols. C'est la bétonisation à outrance, en particulier des terres agricoles, des espaces naturels. »
- 16:01Manuel BompardChiffre
« Entre le début de cette crise internationale et aujourd'hui, les marges des grands raffineurs, des grandes multinationales du pétrole, elles ont été multipliées par 4. »
- 22:10Manuel BompardFait
« Dans les années qui viennent de s'écouler en Espagne ou en Belgique, il y a eu des augmentations du SMIC beaucoup plus importantes que celle que nous proposons et les entreprises ne se sont pas effondrées. »
- 28:57Manuel BompardFait
« Cette dette ils ne la doivent à personne d'autre. On ne la doit à personne d'autre qu'à nous-même. »
- 43:51Chiffre
« 71 % des personnes interrogées déclarent exclure de voter pour Jean-Luc Mélenchon, 51 pour Marine Le Pen »
- 44:31Fait
« Les 27 sondages disaient le Rassemblement national va avoir une majorité à l'Assemblée nationale et va avoir le plus grand nombre de sièges à l'Assemblée nationale »
Temps de parole
- ?100 %
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Bonsoir ou rebonsoir. Bienvenue sur France info canal 16 et bienvenue dans votre désormais nouveau rendez-vous politique du dimanche soir, le grand enjeu ici France info avec vous le savez les le réseau des des régions de France Télévision. Bonsoir Manuel. Bonspart. Bonsoir. Merci d'avoir accepté notre invitation. Vous êtes coordinateur de la France insoumise député des bouches du Rô avec moi Romain Noviki d'ici Champagne Arden. Bonsoir Myiam. Bonsoir et Yel Ga éditorialiste politique France info. Bonsoir monsieur Bompard. Bonsoir Myiam.
Nous sommes ensemble jusqu'à 19h pour vous interroger évidemment sur la campagne de Jean-Luc Mélenchon mais aussi et surtout j'ai envie de dire ce soir sur le programme d'FIM. On va commencer si vous le voulez bien par les questions d'actualité. L'actualité ce soir c'est la rentrée de Marine Le Pen à É Baumont. Euh vous le savez, la candidate du RN est est sortie du silence sur un un grand thème. Elle a un peu surpris le logement grand chantier de son quinquena si elle est élue avec un principe directeur. Ça c'est moins nouveau. La priorité nationale. Écoutez, la première mesure sociale que nous prendrons sera un droit nouveau pour tous les Français.
Nous allons garantir à tous les Français, comme cela se pratique dans tous les pays du monde, un droit naturel et juste. Avec nous, les Français, quel que soit leur couleur de peau ou leur religion, leur origine ou leur résidence, quel que soit leur région ou leurs conditions sociales, seront prioritaires chez eux.
[applaudissements]
Voilà. priorité nationale dans l'accès au logement social, dans l'accès aux APL, expulsion de toutes les familles délinquantes des HLM, suppression du DPE et des normes environnementales. Qu'est-ce que vous pensez de ces propositions radicales sur le logement ? Bah, écoutez, j'étais assez stupéfait à l'écoute de de du discours de rentrée de Madame Le Pen parce que c'est la première fois qu'elle s'exprimait depuis l'été qu'on vient de vivre. Donc certes, elle a parlé du logement, mais les mesures qu'elle met sur la table par exemple, c'est supprimer toutes les normes écologiques sur les constructions de logement.
Alors, va falloir m'expliquer alors qu'on a connu un été avec des incendies euh avec des des questions écologiques qui sont centrales. La meilleure idée de madame Le Pen dans cette rentrée, c'est de dire on va pouvoir construire dans des endroits où on pouvait pas construire avant. On va supprimer les dispositifs qui empêchent l'artificialisation des sols. C'est la bétonisation à outrance, en particulier des terres agricoles, des espaces naturels.
Elle nous dit "On va supprimer la loi dite SRU, c'est-à-dire la loi qui oblige les communes les plus riches à construire du logement social." Mais elle en parle du logement Manuel on parle personne en parle c'est un peu l'angle mort de de cette on a un chapitre entièrement consacré au logement mais en l'occurrence les propositions qu'elle met sur la table non seulement ne va pas ne vont pas régler enfin écoutez par exemple quand vous dites que vous allez réduire supprimer la contrainte qui s'applique aujourd'hui aux communes pour construire du logement social très concrètement qu'est-ce que ça veut dire ça veut dire qu'il y aura moins de construction de logement social ça c'est la loi s he qui oblige les communes de plus de 3000 habitants.
Bien ça de construire au moins 20 % conséquence pour vous 20 % de logement sociaux où iront les familles modestes ? Ben bonne question, c'est la question que vous devriez poser à madame Le Pen. Vous savez moi je suis moi je suis député de Marseille. Quand vous demandez un logement social dans une ville comme Marseille, vous avez 5 6 7 8 ans d'attente. Donc qu'est-ce que la conséquence ? Je vais vous dire ce que c'est. C'est que les gens ne trouvent pas de logement dans le parc social et donc qu'est-ce qu'ils font ? Bah ils vont avoir des marchands de sommeil dans des logements qui sont des logements absolument insalubres, dangereux.
Et donc après on a des drames parce qu'il y a des gens qui vivent dans des logements qui ne devraient pas être mis à la location. Est-ce qu'elle ne met pas le doigt sur un angle mort disit Myiam de la campagne et le fait qu'on manque de logement en France et qu'il faut construire davantage peut-être mieux mais construire plus. Ah si évidemment qu'on qu'on manque de logement, il faut construire davantage et notamment davantage de logement social mais donc l'inverse de ce que propose qui freine aujourd'hui les permis de construire on sait que c'est un un droit extrêmement technique beaucoup de plan d'urbanisme à obtenir. Mais évidemment qu'il y a des contraintes d'énormes madame.
Mais si si on enlève tout bon, on a qu'à aussi construire dans le dans le lit des fleuves quoi. Je veux dire on peut aussi construire au bord de la mer là où la mer va monter. Bah tout ça n'a aucun sens. Et après, on va se retrouver confronté à des catastrophes environnementales et avec des gens qui disent "Mais pourquoi on nous a permis de construire un logement à cet endroit alors que on est confronté à une situation en matière climatique qui va se traduire par donc elle est à côté pour vous dans cette prochaine et je trouve qu'elle est complètement complètement à côté de la plaque.
Et puis alors quand à la proposition consiste à dire après l'été qu'on vient de connaître et des gens qui ont crevé de chaud dans des bouilloirs thermiques qu'on va remettre en location des logements qu'on a sorti de la location parce que précisément c'est des bouilloirs thermiques. Alors là pareil, je trouve que c'est je l'ai trouvé hors du temps. J'ai eu l'impression qu'elle a pas vécu le même été que qu' vécu les Français. Réserver là, vous parlez d'écologie mais réserver les logements sociaux au aux Français, pas aux étrangers, ce qui est déjà le cas, tout le monde est égal devant la loi. Est-ce que ça vous comprenez ce retour à la préférence nationale, à l' priorité nationale ?
Bon, d'abord, c'est une mesure qui qui est contraire en fait à la Constitution parce qu'elle introduit une forme de discrimination dans l'accès au logement et et je voudrais que tout le monde comprenne si on applique la logique du programme du Rassemblement national parce que il y a logement mais aussi par exemple sur l'emploi. C'est un travailleur immigré, c'est un travailleur qui n'a pas la nationalité française mais qui est en France dans une situation légale qui occupe un emploi bien souvent un emploi qui est indispensable à la vie de la nation hein parce que ces gens qu'on jette en pâure comme ça dans les discours de madame Le Pen.
C'est des gens on est bien content quand on se lève à 6 ou à 7h du matin. C'est souvent eux qu'on voit dans les métros parce que c'est eux qui occupent les emplois les plus difficiles. Donc cette personne, ce travailleur en situation légale en France, il n'aurait pas accès au logement social, il serait moins payé parce que madame Le Pen dit en quelque sorte qu'elle va créer un SMIC au elle va réserver ce qu'on appelle la prime d'activité aux Français. Il n'aurait pas le droit deux travailleurs qui occuperaient le même emploi. L'un serait en situation régulière mais il n'aurait pas la nationalité française, il serait moins payé que les autres.
Donc on va lui demander à quoi à ce travailleur qui est là qui est présent encore une fois en situation légale parfois qu'on a fait venir même pour occuper cet emploi. Il peut pas se loger, il sera moins payé et on trouve que c'est une bonne chose pour la la République la société dans laquelle on a envie de vivre. C'est un projet de société qui est un projet de société absolument catastrophique. On va pas ouvrir un débat sur l'immigration, on posera cette question euh à Marine Le Pen. Il y a il y a une autre surprise dans cette rentrée euh de la candidate et favorite hein dans la course pour 2027 pour le le Rassemblement national, c'est sa position sur le budget euh de Sébastien Lecnu.
Hier au Touquai, elle a dit mieux vaut un budget imparfait opérationnel plutôt qu'une loi spéciale. Ça veut dire non censure du RN. son groupe va laisser passer le budget. En tout cas, on le comprend. Il y a des conditions he très strictes d'ailleurs. Euh est-ce que vous vous êtes surpris ? Bah c'est pas la première fois que madame Le Pen fait se fait se fait la complice de la mise en œuvre des politiques macronistes en France. Elle avait déjà refusé de censurer un certain nombre de budgets.
Et quand nous dans la mandature qui vient qui va se terminer par exemple, on avait déposé ce qu'on a appelé une motion de destitution contre Emmanuel Macron, elle avait refusé de s'y associer et de la signer. Donc c'est à nouveau madame Le Pen qui se range et qui devient complice de la mise en œuvre des politiques macronistes. Peut-être peut-être au nom d'une certaine stabilité nécessaire des institutions jusqu'à la présidentielle.
Mais en fait euh il y a c'est c'est les budgets le budget que nous propose le gouvernement en cette rentrée si il devait s'appliquer en tout cas dans les grandes orientations qu'on connaît c'est en gros à part le ministère de la défense amputer les budgets de l'ensemble des ministères il a pas été présenté encore en 37 on a reçu des lettres de cadrage. On a reçu des lettres de cadrage sur les budgets qui vont être accordés à chaque ministère. Ensuite, c'est un effort demandé à tous les Français notamment sur les franchises médicales. On augmente le plafond des franchises médicales.
C'estàd des gens en particulier des gens qui sont atteint de maladie chronique qui ont un recours important au médicaments qui vont payer plus cher l'accès à leur médicaments. Des efforts qui sont demandés au retraités. On connaît pas encore exactement les dispositions mais en gros demander des efforts en retrait. On va y venir. Et puis par contre quand il faut mettre à contribution les grandes entreprises ou les plus riches là on dit non non la surtaxe qui a été mise en place sur les grandes entreprises on va la supprimer. Pardon ? Mais votre position, elle est déjà prise. Vous censurerez, vous n'attendez même pas la copie du gouvernement sur le budget. Oui.
Rien dans les grandes orientations qui nous sont données aujourd'hui nous permet de penser que ce budget va être un bon budget pour le pays. Et alors, on me dit "Oui, mais il y a des déficits et il faut lutter contre les déficites." Très bien. Mais l'année dernière, c'était exactement la même chose et on nous a dit "Pour lutter contre les déficites, faut faire telle telle telle chose pour faire souffrir les gens." C'est ce qu'on a fait madame. Je m'arrête là, je veux juste vous le faire remarquer. Quel va être le déficit cette année par rapport à l'année dernière ? Probablement pas. en dessous des 5 % bah probablement le même voire supérieur au déficit de l'année dernière.
Donc en fait on a des politiques économiques qui aggravent les mots qui sont censés corrigés et on va nous demander d'être d'accord avec bah non la censure et l'absence de budget rendra le déficit encore plus élevé dans un an quand vous espérez peut-être prendre les commandes de l'État l'année prochaine. Là d'abord non parce qu'il n'y aura pas d'absence de budget. Si le budget est censuré, il y a un dispositif qui s'appelle, c'est un peu technique, une loi spéciale 15 milliards d'euros de en plus de déficit. Et le budget actuel, combien de déficit en plus ? Mais pour ajouter du déficit au déficit. Non, pas du tout.
Je je je ne crois absolument pas que une loi spéciale aurait un impact plus désastreux pour l'économie que le budget tel qu'il est proposé pour une raison qu'il faut que tout le monde comprenne, c'est que quand vous vivez dans un pays dans lequel plus de 50 % de la croissance du pays est tirée par la consommation populaire, quand vous avez une politique et une politique qui réduit le pouvoir d'achat des Françaises et des Français, en fait ça ralentit l'activité économique crise politique si vous censurez, imaginons que cette censure trouve une majorité pour vous, ça n'a pas d'impact sur la confiance. Aucune, on est déjà à 0,5 % de croissance. L'économie est quasiment à l'arrêt.
Vous pensez qu'une censure maintenant avant la présidentielle mais attendez. Mais attendez, ilun effet madame, il appartient au gouvernement de créer les conditions pour que son budget ne soit pas censuré. Mais vous pouvez pas me demander à moi d'accepter tous les mauvais choix gouvernementaux qui nous ont mis dans cette situation catastrophique et dire s'il vous plaît censure, vous avez déjà annoncé la censure, vous attendez pas la copie. Mais je la connais la copie. Et c'est qu quel sens début octobre ou sur un 49 ? On sait même pas quel véhicule législatif le gouvernement va utiliser. Attendez, pardon, me dites pas, je ne le sais pas.
Puisque le gouvernement fait des interviews dans lequel il dit voilà les solutions qu'on envisage et voilà celles qu'on écarte et notamment dans les solutions que le gouvernement écarte, il y a toutes celles que nous proposons qui sont lesquelles ? mettre à contribution davantage les très grandes entreprises, mettre à contribution les plus riches, les ultra riches, les faire enfin payer. C'est sur la tête par ex vous n'allez pas au débat, donc vous n'allez pas censurer tout de suite. Non, mais je vais aller au débat comme je le fais chaque année, je vais déposer des amendements pour essayer de modifier la Oui, mais je suis mais je vais pas raconter d'histoire.
Je vois bien que vu les orientations que prend le gouvernement, ça se terminera par une censure. Allez, une chose est sûre, euh les retraités et je vous donne la parole Romain, dans un instant. Euh euh bah, ils vont être mis à contribution. En tout cas, c'est la piste, hein. Votre lettre de cadrage le le confirme euh sûrement. Euh le gouvernement a tranché, ce sera soit la suppression de l'abattement de 10 % pour les retraités qui sont assujettis à l'impôt sur le revenu, soit la sous-indexation des pensions. C'est non pour vous dans les deux cas. Oui, parce que c'est une mesure qui va reposer sur des retraités. Alors le gouvernement nous dit "Oui, on va cibler que les retraités riches".
Et puis après quand on rentre dans le détail nous dit "Bah un retraité qui gagne 1500 € ou 2000 € de pension de retraite, on va le mettre à contribution. Qui peut croire, qui peut penser aujourd'hui en France que quand vous avez une pension de retraite de 1500 ou de 2000 € vous êtes un retraité riche ?" personne. Donc je comprends pas cette manière de trouver tous les moyens possibles pour mettre à contribution les retraités et pour refuser de faire une chose très simple qu'on pourrait faire, c'est retraiter ou pas retraiter. Si quelqu'un a davantage fait partie des 1 % ou des 0 1 % les plus riches, c'est lui qu'il faut mettre à contribution.
Ah ben c'est ce que nous nous proposons quand nous on propose par exemple d'introduire ce qu'on a appelé ça a été dans les débats parlementaires l'année dernière la taxe Zucman pour faire en sorte que les 0,1 % des plus riches qui payent proportionnellement aujourd'hui les retraités les plus riches ah bah les retraités les plus riches peuvent être couverts par ce type de dispositif mais pourquoi cibler exclusivement les retraités pourquoi on on le le fait d'être retraité ou pas retraité n'est pas le bon critère le bon critère c'est de savoir si on participe des 0,1% c'est pour aider les actifs he c'est ça l'idée mais selon la base de sur la base de quel raisonnement on considère aujourd'hui que les retrait bah oui ben la solidarité intergénérationnelle c'est aussi que des gens qui ont cotisé toute leur vie qui ont travaillé toute leur vie à qui on a promis d'avoir une retraite décente quand ils arrivent à la retraite et que déjà ils ont beaucoup de difficultés vous savez combien ça coûte d'aller par exemple dans un établissement type un épad quand vous êtes dans une situation de dépendance 4000 par Manuel Bompard vous êtes attaché à la justice sociale on narrive pas à comprendre comment LFI peut si vous êtes un retraité 5 6 7 8000 € de pension, pourquoi ne pas les appeler à contribuer dans ce budget ?
Les retraites, c'est le premier levier pour le modèle social, s'il vous plaît. Je je je n'ai pas dit que des retraités qui gagnaient 6 7 ou 8000 € puisque c'est les chiffres de prendre de portion. J'ai dit que les pistes qui sont mais moi mon seuil de ne pas utiliser la sous-indexation des portions de retraite comme un outil de redistribution des richesses. C'est pas un outil de redistribution des richesses. L'outil de redistribution des richesses en France c'est l'impôt. Donc comment vous faites ? Vous par exemple, c'est une proposition qu'on a formulé dans notre programme, vous rajoutez des tranches à l'impôt sur le revenu.
Prendre [raclement de gorge] un exemple de telle sorte que ceux qui sont dans la la pile des 1 % des revenus les plus importants, eux soient mis à contribution davantage. Mais la sous-indexation des pensions de retistribuer, à partager les richesses en France, c'est les outils fiscaux. Donc c'est cela qu'il faut utiliser pas exclusif de l'autre manuel BP. L'actualité, c'est aussi le prix du litre d'essence qui s'envole 2,20 € le somb jusqu'à 2,70 € dans certaines stations. C'est le grand sujet de la rentrée et ce n'est pas prêt de s'arranger.
Fabien Roussell, le candidat communiste, appelle à réveiller les gilets jaunes en manifestant devant les lieux de pouvoir, "La révolution ne peut pas attendre la présidentielle", dit-il. Vous vous joignez au mouvement, vous laissez à d'autres ce mouvement. Non, bien sûr. Il y a il y a avant y compris la déclaration de Fabien Roussell que vous citez dans et déjà des appels qui tournent sur les réseaux sociaux et qui appelle à une mobilisation populaire que vous relayez. Non seulement je comprends ces appels, mais évidemment je les soutiens pour une raison très simple, c'est que quand même l'augmentation du prix du carburant, elle a pas commencé il y a 3 jours.
Ça fait maintenant depuis plusieurs mois qu'on atteint des des prix du litre qui sont en train de monter en flèche. Vous avez donné les chiffres, bientôt on va arriver à 3 € le litre quasiment. et qu'en fait vous avez un gouvernement pardon mais qui ne fait rien. Est-ce qu'on verra Manuel Bompard sur un rond-point ? Est-ce qu'on verra Manuel Bompard sur un rond-point ? Euh je sais pas quelle forme prendra ces 17 octobre mais si ces mobilisations prennent euh et deviennent une mobilisation populaire, oui, les insoumis seront en soutien, seront présents dans la mobilisation comme on fait à chaque fois du 29 septembre ou du 17 octobre.
Ben je je le 29 septembre, c'est une mobilisation intersyndicale, elle appelle des organisations syndicales. On l'appuie et on la soutient. la mobilisation du 17 octobre si elle se confirme évidemment on la soutiendra également. Alors on va parler de votre proposition de bloquer les prix parce que elle est importante centrale dans cette rentrée. Ça peut faire rêver plus d'un. Vous allez nous dire comment vous allez la mettre en œuvre.
Mais d'abord, je voudrais vous les faire entendre ces automobilistes en zone rurale écoutez les au micro d'ici limousin au moins 50 € 40 € et là maintenant je réduis à à 20 € parce que c'est trop cher l'inflation sur le carbon mais l'inflation surtout d'ailleurs en fait tout augmente d'une manière incroyable et en fait on s'en sort pas. Voiture de ma fille donc elle me dit "Maman, tu veux pas aller me faire le plein parce qu'elle est étudiante ? Donc bon, ça l'arrange bien si je peux lui faire 70 € d'essence. On a quand même connu un prix du baril à plus de 100 dollars et on a jamais eu ces prix là à la pompe quoi. Et là on est en dessous de 100 dollars.
Alors je sais pas, je comprends pas tout là. Manuel Bonpard, Jean-Luc Mélenchon l'a encore dit hier à la fête de l'humanité. Blocage des prix déjà à combien vous bloquez ? Bah vous bloquez au prix auquel ils étaient avant l'explosion euh des prix d notamment à la crise internationale autour d' 1,70 € euh il faut discuter euh comment ça ça fonctionne les mesures de blocage des prix. Ça fait une sacrée différence entre le prix du marché à la pompe hein et et celui du blocage. Donc on va essayer de comprendre nos téléspectateurs comment vous allez faire. La remarque qui a été faite par la dernière personne que vous avez interrogé dans votre sujet, c'est la bonne.
Pourquoi alors que le prix du baril n'est pas aussi important que ce qu'il a été à d'autres moments ? le prix à la pompe est plus important. Pourquoi ? Mais je vais vous dire pourquoi. Parce que entre le début de cette crise internationale et aujourd'hui, les marges des grands raffineurs, des grandes multinationales du pétrole, elles ont été multipliées par 4. Donc c'est pas la crise pour tout le monde. C'est pas un phénomène naturel. RFIN, vous le savez très bien, mais total, il peut il peut se permettre de piocher dans ces marges. C'est une évidence quand on voit c'est super profit. Mais le problème Roman Noviki, c'est qu'il y a des petits distributeurs également. Bien sûr. Exactement.
Ils n'auront pas les les moyens de revendre à perte. Eux, comment vous allez faire ? Les protéger ou les les laisser justement ? Est-ce que est-ce qu'il n'y a pas de ciblage ? Tout le monde profitera de ce blocage des prix. Mais attendez, les distributeurs dont vous parlez, moi je vous parle des marges des raffineurs précisément parce que vous avez raison. Ce que vous ce que vous dites est absolument juste. Il y a des petits distributeurs qui ne sont pas ceux qui encaissent des marges. Mais ces petits distributeurs, ils achètent bien leur carburant. Est-ce que ça va pas créer des pénuries ? Attendez, ils achètent bien leur carburant à des raffineurs. Donc il faut remonter dans la chaîne.
C'est pas à la distribution qu'il faut bloquer la marge, c'est au niveau du raffinage. Alors ensuite, vous me posez cette question légitime puisque c'est ce que dit le gouvernement, ça va produire des des des pénuries. Je voudrais juste faire une remarque parce que je suis quand même c'est éberlué que personne en France ne le sache. Est-ce que vous savez que en ce moment même là en ce moment à l'heure où on se parle sur l'île de la Réunion, il y a une mesure de blocage des prix qui existe sur le prix du carburant.
Vous connaissez le prix du litre de carburant aujourd'hui sur l'île de la Réunion autour de 1,8 1,7 parce que chaque mois sur l'île de la Réunion, il y a une réunion avec le préfet et qui bloque les prix. Donc c'est tout à fait possible de le faire et il n'y a pas de pénurie en population que que dans l'hxagone hein. Ça crée quand même des différences peut-être sur non ça ne crée pas de différence. J' pas la même population. L'expérience a déjà été faite en 1990. Vous le savez Michel Reocard a encadré les marches pendant un mois. Certains pompistes s'étaient mis en grève et il n'y avait plus d'essence à la pompe.
Est-ce que c'est à redouter ce que vous avez anticipé ce cette conséquence possible ? Mais non, précisément je je je vous remercie de de rappeler que c'est des dispositifs qui ont déjà eu lieu et et été utilisés en France. Vous avez cité 1990, mais je pourrais citer pendant la crise sanitaire le prix des du gel hydroalcoolique qui avait été bloqué de manière administrative. Donc ensuite la question qu'il y a derrière pour que tout le monde compou parce que pour bien pour téléspectateurs, l'État paye zéro. Vous vous bloquez le prix à 1,70 €. Vous payez pas la différence. Ah si, un peu parce que cette différence c'est total qui va la payer pour tout le reste des distributeurs pour comprendre.
Je je vais expliquer. Si vous bloquez le prix, d'abord, il y a une partie de l'effort qui est fait par l'État parce que vous savez très bien que quand vous amenez le prix du litre de carburant à 240 ou 2,50, il y a une partie significative qui sont des taxes qui viennent dans les caisses de l'État. Donc ça veut dire que l'État renonce à cette partie-là des taxes sur l'augmentation du prix du carburant. Et le reste oui, vous le demandez et vous l'obligez à le prendre dans la poche des raffineurs. Voilà comment vous faites euh très simplement. Vous pensez queil va continuer à vendre son son pétrole en France. Voilà, bonne remarque.
Donc ensuite, c'est forcément la question qui vient maintenant le patron total. Moi, je vais vous dire quelque chose. Une mesure que vous prenez de manière temporaire, parce que c'est ça l'objectif d'une mesure de blocage des marges pendant plusieurs mois, le temps que cette crise euh se tasse. Si vous pensez que un raffineur qui aujourd'hui vend son pétrole en France va en quelque sorte se priver pour la vie du marché français parce que pendant quelques mois, il va faire moins de profit que ce qu'il fait aujourd'hui, je pense que vous vous trompez. Vous faites confiance au raffineur ? Non, je fais pas confiance au raffineur, je fais confiance à la rationalité économique des acteurs.
Et je sais très bien que quand vous êtes assis sur un un dos euh sur un tas de de d'or qui est le marché français de distribution des carburants, vous prenez pas le risque que ça soit un concurrent qui vienne prendre votre place parce que pendant quelques mois, on va vous demander de faire moins de profit. Mais c'est 1,70 € le litre aussi pour celui qui prend dans sa voiture pour un weekend à Doille. Bah oui, mais c'est la raison pour laquelle monsieur tout à l'heure je vous disais que les outils de partage des richesses en France, ça s'appelle l'impôt hein. Parce que je comprends très bien votre raisonnement. C'est basique, c'est la justice sociale. Très bien.
Mais jusqu'à preuve du contraire, en temps normal, le prix du carburant, il est le même pour tout le monde, y compris pour celui qui prend sa voiture pour aller à Doville et celui qui prend sa voiture pour aller au travail. Et je crois pas que vous proposiez qu'on indexe le prix du carburant sur les revenus des gens. On aurait pu penser que les filles justement feraient cette justice. Non, mais nous on a jamais enfin on va pas décider que tous les prix de tous les produits en France sont indexés sur les revenus. C'est pour ça qu'on a inventé quelque chose qui s'appelle l'impôt et qui permet qu'on fait contribuer davantage et qu'ensuite qu'on reverse par des politiques de solidarité.
Justement, vous avez un programme extrêmement ambitieux. Je vous propose tout de suite qu'on se penche sur l'avenir en commun 202. C'est demander le programme. [musique] On va prendre quelques mesures de votre programme si vous le voulez bien puisque la grande question c'est est-ce que vous vous serez crédible si vous si vous gouvernez ? Et il y a beaucoup beaucoup de Français qui se posent cette question. Moi, d'abord j'ai une question sur le l'état d'urgence sociale. Il a été décrété si j'ose dire par Jean-Luc Mélenchon. Évidemment s'il est élu. euh en mai prochain, qu'est-ce que ça veut dire exactement euh l'état d'urgence ? Est-ce que ça existe dans la constitution ?
Mais vous allez quoi ? Euh euh passer par décret, vous allez passer par la loi sur les salaires, sur le blocage des prix. Al, je vais vous répondre d'abord, permettez-moi juste une toute petite précaution. Euh notre programme pour 2027, il a pas encore été publié. Voilà, c'est plusieurs propositions. D'ailleurs sur mélon 2027.fr, il y a réaction travail de réactualisation. On a fait des contributions citoyennes et il sera publié à l'automne. Non mais ça ça me paraît important de de vous dire ça. En général, l'état d'urgence c'est quand l'ordre public, même les intérêts fondamentaux de l'État sont menacés. Ça n'a rien à voir avec les salaires. Ex précisément.
C'est la proposition de Jean-Luc Mélenchon. C'est exactement celle que vous êtes en train de décrire. C'est dire il existe aujourd'hui dans la Constitution un état d'urgence quand l'ordre ou les libertés sont menacées et qui permet d'avoir accès à des dispositifs qui sont des dispositifs exceptionnels. Ce que dit Jean-Luc Mélenchon c'est se passer du parlement souvent. Non non non, il s'agit pas de se passer du parlement. Il s'agit de dire que dans des situations exceptionnelles d'urgence sociale, on doit pouvoir avoir des euh modalités d'action modalités. En général, c'est exorbitant du droit commun. Quand c'est l'ordre public, il y a des assignations à résidences, il y a des perquisitions.
Qu'est-ce que vous voulez faire en matière sociale ? Bah précisément ce que je viens de vous dire par exemple sur le blocage des prix qui est une mesure temporaire. Ça vous pouvez faire sans état d'urgence. Oui. D'accord. Mais on on on disposerait d'un panel de mesures qu'on pourrait activer de manière exceptionnelle parce qu'on serait dans une situation exceptionnelle.
Si vous voulez aussi des blocage des prix, l'indexation des salaires sur l'inflation quand il y a une grosse inflation, bloquer des prix sur les produits alimentaires parce qu'on parle beaucoup du carburant mais vous savez très bien que ce qui vient ce qui va arriver là c'est une augmentation significative des prix alimentaires notamment en raison des conséquences de la sécheresse sur les productions agricoles. Donc c'est avoir accès à un panel de mesure qu'on peut activer dans une situation. Alors justement les salaires et oui par décret le SMIC passerait de 1477 € net aujourd'hui à 1700 € net. Grosse augmentation du SMIC par décret. Ce sont les entreprises qui payent à la fin.
Alors le les salaires sont effectivement payés par par les les entreprises. Vous distinguez pas entre les entreprises qui sont en difficulté, celles qui ont une petite taille, grande taille. Voilà, on va on va y venir. D'abord, vous dites que c'est une augmentation très importante. Je vous fais remarquer que dans les années qui viennent de s'écouler en Espagne ou en Belgique, il y a eu des augmentations du SMIC beaucoup plus importantes que celle que nous proposons et les entreprises ne se sont pas effondrées. Ça c'est la première chose que je veux vous dire.
Deuxièmement, là où vous avez raison, c'est que ce n'est pas la même chose pour une petite entreprise d'augmenter ses salaires que pour une très grande multinationale. C'est pourquoi il faut regarder notre programme dans sa globalité. Oui, on est pour augmenter le SMIC. Oui, on est pour convoquer ce qu'on appelle des négociations annuelles obligatoires pour que toute l'échelle des salaires augmente, pas juste des salaires au niveau du cycle. Mais en même temps, on propose un certain nombre de mesures pour venir en appui et en soutien des petites et des moyennes entreprises. Donc, il y a toujours de l'aide publique aux entreprises. Attendez, attendez, laissez-moi décliner ces mesures.
Certaines peuvent être de l'aide publique, mais vous allez voir. Premièrement, on met en place un pôle public bancaire pour faciliter l'accès au crédit des petites et moyennes entreprises. C'est un gros problème souvent les frais bancaires pour les petites et moyennes entreprises. Deuxièmement, on rétablit les tarifs réglementés de l'électricité. Le coût de l'électricité pour les artisans, pour les restaurateurs, il a explosé ces dernières années. Ça ça faudra passer par Bruxelles, hein. Ça va être compliqué de le faire tout seul.
On peut prendre des Ah bah oui d'accord mais madame à un moment on n'est pas obligé d'accepter non plus la libéralisation à out règles à 27 en commun donc c'est pas évident de faire on peut désobéir à certaines règles vous sortez ou vous restez on met en place un tarif réglementé de l'électricité en France premièrement deuxièmement ou troisièmement parce que je vous ai déjà donné deux mesures, je vous en donne une une troisième on encadre les délais de paiement beaucoup de petites entreprises sont sous-traitants de grands groupes. Parfois ces grands groupes mettent des délais de paiement très importants.
C'est-à-dire que pendant des mois et des mois, ils attendent d'être payés pour une un service qu'ils ont rendu à une grande entreprise. On l'encadre par la loi. 4è exemple, j'en donne un dernier. Vous avez beaucoup de petites moines entreprises qui peuvent être des artisans, des restaurateurs qui ont une difficulté dans l'accès aux locaux commerciaux et bien souvent avec des régies foncières qui possèdent des biens et qui les louent à des tarifs qui sont exor ça va pas l'embauche parce que quand vous devez donner plus le salaire en général c'est difficile en plus de d'embaucher davantage. Bah là, je vous ai donné un certain nombre d'exemples.
Ça suffira pour vous comme filet de sécurité pour euh augmenter les salaires. Je vous suggère de discuter en augmentant pas le chômage je vous suggère de discuter avec euh pas mal de de petits entrepreneurs et leur difficulté à mon avis c'est plus l'accès au crédit, le prix de l'énergie, l'accès à l'immobilier euh plutôt que les salaires de leur euh de leur de leur salariés parce qu'il y a déjà 70000 faillites l'an dernier. Et ben précisément, mais ça c'est pas parce qu'on a augmenté le SMIC, vous avez remarqué qu'il a pas augmenté. Ça n'aura pas d'effet. Bah non, c'est l'inverse. Ça va même avoir un effet positif. C'est mon dernier argument. Je vais vous dire pourquoi.
Parce que je vous disais tout à l'heure, vous avez la croissance de la France, elle est tirée par la consommation populaire. Si vous augmentez le SMIC, contrairement à quand vous faites des cadeaux aux ultra riches, c'est de l'argent qui retourne immédiatement dans la consommation. C'est la relance vertueuse par la consommation. Évidemment, mais évidemment parce que attendez, vous savez que à chaque fois que vous faites des des politiques de baisse du pouvoir d'achat, les premiers qu'on souvent, c'est les restaurateurs, les coiffeurs, tout ça que quand on a plus les moyens, bah on est obligé de faire des économies sur ça.
Donc il faut faire l'inverse, il faut redonner de l'oxygène, redonner du pouvoir d'achat et ça va profiter à l'économie de manière générale. Donc le SMIC augmente, vous les vous indexez tous les salaires sur l'inflation et puis vous annulez la dette. On va s'y arrêter un instant. Vous parlez de gel maintenant de de la dette. On va écouter comment Bruno Rotagot parle de Jean-Luc Pélenchon. C'était guerre à Noan sur Mar sur le sujet de la dette. Le champion toute catégorie, le leader maximaux des bonenteurs, l'admirateur des dictatures tropicales, le David Copperfield de la disparition de la dette et encore David Coppersfield. C'est c'est trop lui prêter. C'est plutôt la fé clochette.
La fait clochette qui d'un coup de petite baguette magique
[applaudissements]
prétend faire disparaître la dette. Voilà, vous êtes donc l'assistant d'un magicien, Manuel Copperfield. Vous avez entendu un argument là dans la tirade de monsieur Retaillo. J'ai j'ai bien remarqué que depuis cette retrée, monsieur Retaillo parce qu'il a pas beaucoup de lumière et il passe son temps à insulter les insoumis en espérant que les insoumis lui répondent sur le même ton pour essayer de créer de l'actualité. Moi pardon, j'aspire à un débat dans cette élection présidentielle qui soit argument sur argument.
pas il existe les économistes pe chez les économistes il existe dans la déclaration que vous venez de me passer de monsieur Rota il y a pas un argument donc de quoi on parle parce que monsieur Rota fait semblant de pas comprendre ou alors il a pas compris et c'est encore plus grave de quoi on parle on parle d'une dette une partie de la dette française aujourd'hui qui est détenue par la Banque centrale européenne dont il vous faut l'accord de la banque attendez attendez qui est détenu par la Banque centrale européenne. On ne parle pas d'une dette qu'on doit à des créanciers privés. D'accord.
Donc c'est une dette qui en quel près 600 milliards d'euros enlever 40 milliards 520 en quelque sorte une dette qui nous appartient à nous-même. Donc on n'est pas en train, contrairement à ce que j'ai entendu, d'investisseurs qui vont être floués parce qu'on ne va pas les rembourser. Ensuite, vous avez raison, il faut pour cela une décision qui est une décision collective de la Banque centrale européenne. Je vous fais remarquer qu'on a été capable ces dernières années de prendre une décision collective de la Banque centrale européenne pour acheter de la dette de nos États qui étaient sur les marchés privés.
pour faire en sorte de les mettre dans les caisses de de cette fois a dit non déjà mais c'est pas Christine Lagarde qui va décider quand même. Bah les patrones de la BCE qui on a rien à dire sur le sujet donc la manière avec laquelle Non mais c'est pas vrai madame. C'est ce qu'elle dit hein. Moi je suis pas patronne de la BCE. Vous êtes pas patronne de la BCE mais c'est pas parce qu'elle juridiquement techniquement financièrement. Madame, les le les articles des traités européens disent une chose et juste une chose, la Banque centrale européenne n'a pas le droit de prêter directement aux États.
C'est ce que ce qu'interdisent les traités européens de mon point de vue, d'ailleurs, c'est une mauvaise décision, il faudrait le changer. Mais là, on parle pas de ça. On parle de dette qui a été achetée sur les marchés privés et on dit rien dans les traités ne dit ce qui doit être fait de cette dette. Attendez, ça c'est la première chose après j'ai compris votre objection, je veux répondre. Le 2uxème truc que je voudrais vous dire quand même parce que ça me fait assez assez sourire quand même. Madame La garde, elle a été ministre de l'économie.
Bon, d'abord, elle a creusé la dette comme euh pas beaucoup de ministres de l'économie ont fait, mais surtout quand madame la garde était au gouvernement de monsieur Sarkozi, vous savez ce qui s'est passé ? C'était après la crise des euh des subprimes. Il y a eu une réunion à l'Élysée entre les euh différents États et la banque centrale européenne pour leur dire "Bon, on va s'asseoir sur les traités parce que là, faut sauver le système bancaire. Donc, on va faire des trucs qu'on faisait pas avant." Donc madame la garde quand il faut sauver les banques là elle a pas de problème avec les traités mais quand il faut sauver les gens Ouais.
Ah bah là il y a des problèm expliqu comment vous expliquez après aux français que bah ils doivent rembourser le leur emprunt leur dett que quand on doit 100 € à sa banque on en rembourse pas 50. Comment vous expliquez ce qui explique de manière très l'argent l'argent disparaît. Je leur explique de manière très simple c'est que cette dette ils ne la doivent à personne d'autre. On ne la doit à personne d'autre qu'à nous-même. Il faut qu'on prenne les problèmes dans l'ordre parce que c'est très technique. Effectivement, c'est une dette qui appartient à la France via la Banque de France ou la Banque centrale européenne.
Mais si Christine Lagarde n'est pas d'accord, il faut que vous ayez quand même l'avis de la Cour de justice euh des communautés européennes, de l'Union européenne. Et donc, il faut qu'il y ait plusieurs pays, une majorité de pays qui soient d'accord pour la saisir. Et d'abord, c'est pas gagné. Et si jamais vous y parveniez, ça prend 18 mois pour y parvenir à la fin de savoir si vous non c'est possible. Madame c'est la B qui dit non. Donc si vous voulez aller contre cet avre compliqué. Madame, excusez-moi, ce que vous dites n'est pas vrai. Pardon, je suis désolé de je vais préciser les choses. Il faut d'abord une décision qui soit prise par la Banque centrale européenne. Ça c'est vrai.
Ensuite, il peut y avoir des recours contre cette décision devant la cour de justice de l'Union européenne. Je vous fais remarquer que parce qu'elle vous dit non là. Oui. D'accord. Mais vous allez faire le recours. Attendez, c'est pas moi qui vais faire le recours. Si vous êtes élu. Non mais la Banque centrale européenne si il y a une majorité des États à l'échelle européenne qui disent qu'il faut faire ça et ben donc c'est ça la question, c'est pas la Banque centrale européenne et madame la garde c'est une majorité des États pas de majorité. Ah ben vous en savez rien, vous leur avez posé la question.
Moi je vous dis quand vous voyez les fru autour de l'Allemagne déjà exigé de retour au 3 % on se dit que la majorité elle est pas elle est pas facile. Mais madame précisément parce que tout le monde en Europe est confronté à la même difficulté, c'est-à-dire qu'on a en face de nous un mur d'investissement comme la France de faire tout le monde n'est pas endetté comme la France Manuel part. Il y a c Vous savez que les pays qui représentent plus de 50 % du pays européen ont tous 100 % d'endettement. Ça concerne la France 2è économie. On est plus à 100, on est à 120 125 % plus 100 %.
Ça concerne la France 2e économie de l'Union européenne, l'Italie 3e économie de l'Union européenne, l'Espagne 4e économie de l'Union européenne. Tous ces pays-là et même les Allemands, parce que vous me parlez des Allemands, les Allemands viennent de lancer un plan d'investissement de plus de 500 milliards d'euros. Les Allemands viennent de renoncer à la règle d'or qu'ils avaient dans leur constitution pour dire qu'il fallait pas avoir de déficit chaque année. Pourquoi ? parce que on est face à des des défis qui sont immenses. On a beaucoup, j'ai parlé en introduction de l'urgence climatique.
Ça nécessite des investissements qui se chiffrent à plusieurs centaines de milliards d'euros par an et on a besoin pour ça de retrouver des capacités d'investissement et donc des capacités d'endettement. Donc madame je il y a la possibilité de trouver une majorité en Europe pour elle elle est détenue par une partie d'investisseurs étrangers. Quand ils vont voir cette annulation de la de la dette, ils risquent de dire bah on arrête de prêter ou alors on prêtera pas des taux raisonnables. C'est l'inverse madame.
Si vous réduisez l'endettement des États, les prêteurs vont se dire bah la situation des États, elle est plus à l'aise que ce qu'elle était avant et donc on a encore plus confiance en eux pour pouvoir nous rembourser. Mais les taux ne vont pas exploser. Vous avez pas anticipé une panique boursière ? Ah non, les taux ne vont pas exploser. Je ne le crois pas du tout parce que vous confondez deux choses. Vous confondez à un état qui décide de faire défaut sur sa dette et qui dit "Moi, j'arrête de payer." Et une décision qui est une décision concertée politique de euh de de jeux d'écriture parce qu'en fait c'est un jeu d'écriture d'annulation de vous faites confiance aux investisseurs privés.
Ah non, mais moi je fais pas confiance aux investisseurs privés.
Euh c'est d'ailleurs la raison pour laquelle je suis favorable à ce que la Banque centrale européenne puisse prêter directement aux États parce que là bon on parle de sujets qui sont un peu techniques mais c'est bien qu'on en parle parce que je crois c'est un un débat important mais c'est quand même absolument hallucinant que aujourd'hui quand un état veut euh s'endetter il est obligé d'aller sur les marchés financiers et donc à chaque fois que la France s'endett pour par exemple financer des infrastructures pour l'avenir il y a une partie de son de sa dette qui est versée en taux d'intérêt à des créanciers privés qui ne font rien à part gagner de l'argent sur le dos des des investissement du temps quand même ça vous reconnaissez ça peut pas se faire du jour au lendemain c'est un peu un chemin de croix quand même pour y parvenir qu'est-ce que vous dites à ceux qui sont tentés par cette annulation de la dette combien de temps ça peut prendre si vous êtes élu non mais qu'on soit très concreté combien de temps vous vous allez la geler immédiatement une coalition d'état ben oui d'accord mais il faut pas 10 ans pour convaincre d'autres états qu'on peut y arriver ensemble il y a il y a dans ce que j'ai dit dans les propos que j'ai tenu devant vous il y a différentes mesures.
les premières mesures, celles qui consiste à congeler ou annuler une partie de la dette ou au moins à garder cette part de dette parce que la Banque centrale européenne est en train de la revendre sur les marchés financiers. Donc on s'expose encore plus sur les marchés financiers. Ça c'est des mesures qu'on peut prendre immédiatement. Ensuite, ce dont je vous ai parlé de changer les traités européens pour permettre à la Banque centrale européenne de pouvoir prêter directement aux États. Oui, ça je le reconnais sans aucun problème. Ça va prendre plus de temps. Donc il y a des mesures d'urgence puis il y a des mesures qui vont prendre plus de temps.
Justement pour financer ce mur d'investissement dont vous parlez, il faut beaucoup d'argent. On va essayer d'y voir beaucoup plus clair euh dans votre programme sur l'écologie, ce que vous appelez la bifurcation écologique. Tout de suite, c'est VUC. Manuel Bpart, on vient de on on vient de de de l'entendre. Euh on vient de Oui. de voir que l'été a été très chaud en France. La France a a suffoqué, pardon, et même défamé plus de 1400 cours d'eau à sec. Euh les champs agricoles ont été terrassés par des canicules et des vagues de chaleur, des milliers d'exploitations agricoles, des bâtiments surchauffés comme les hôpitaux et les écoles et même en cette rentrée justement en septembre.
Je vous propose de voir ce ce reportage tourné par nos confrères d'ici Provence Alpe Orian Dufa et Thierry Valéro. Dans cette classe de CP, la routine a repris, le décor est le même. À un détail près, cette climatisation. Avant les vacances dans certaines salles, le thermomètre pouvait grimper jusqu'à 35° au grand désarrois des parents. On nous demande très régulièrement de si on peut garder nos enfants chez nous et en fait nous on travaille, c'est hyper compliqué. En plus, on culpabilise parce qu'on se dit que bah ils sont dans des classes où il fait très très chaud hein. Là au moins, c'est vrai que c'est déjà plus supportable pour eux.
Et pour y parvenir, la commune ne s'est pas contentée d'installer des pompes à chaleur. Elle a d'abord rénové les bâtiments de font encomble. Ici, ça ne se voit pas mais il y a 16 cm d'isolant. Et ensuite, vous le voyez autour de ces fenêtres, des casquettes ont été apposées pour empêcher la pénétration également directe du soleil. Isolation des façades, descombles, réfection des toitures. Budget total 5 mlion et demi d'euros pour les quatre groupes scolaires financés en majorité par le département et à 40 % par la commune. Un investissement conséquent qui répond aussi à un autre enjeu. Nous sommes une collectivité, une commune avec des ressources qui sont contraintes.
L'objectif est également la, on va dire, de faire des économies au niveau de la dépense énergétique. Et si les écoles sont plus fraîches l'été, elles devraient aussi être mieux isolées pendant l'hiver. Manuel Bonpar, on vient de l'entendre. Une rénovation thermique à 5 millions et demi d'euros pour quatre groupes scolaires seulement. Ça coûte cher cette rénovation thermique. Le gouvernement réduit de 50 à 10 millions d'euros son enveloppe pour les crédits pour adapter les écoles aux canicules. Vous vous voulez massivement investir ? Où trouvez-vous l'argent ? Ben, je vous en avez parlé. C'est un peu le lien avec la discussion précédente. C'estàd quelle sera votre priorité ?
Mais nos priorités. Voilà, d'abord d'abord d'abord, je vais dire que le reportage est intéressant et que je trouve que la démarche de cette commune est la bonne démarche, c'est-à-dire de faire une rénovation globale des bâtiments. Il y a une étude qui a été faite par un collectif d'association qui dit que en isolant la toiture, en mettant des volets, des stors, on peut déjà résoudre quasiment 70 % du parc. Voilà que c'est des mesures qui déjà sont suffisantes pour que ça rendre acceptable 70 % y compris des logements. Là, on a parlé des vous laissez la main aux collectivité hein. Ah non non c'est les mairies, c'est les communes.
Ensuite il y a des outils Ensuite il y a des outils qui ont été mis en place pour par l'État pour aider les collectivités locales. C'est notamment le débat qui a eu lieu autour de ce qu'on appelle le fond vert. Bon il se trouve que ces dernières années le fond vert il a été amputé par les coupes budgétaires du gouvernement année après année. Il ira augmenté là donc Ah bah oui bah oui parce que là on a eu la on a eu la canicule. tout le monde s'est rendu compte que c'était quand même un petit problème de demander aux collectivités locales d'isoler leur école et en même temps que les financements qui leur permettent de le faire soient réduit.
Donc oui, bien sûr que ça doit être un une l' une l' une l'une des premières priorités d'investir massivement des dizaines de milliards d'euros par an dans l'adaptation au changement climatique. C'est les bâtiments publics, donc c'est les écoles, c'est les hôpitaux. Les hôpitaux. Au moins que dans les hôpitaux, on soit dans des situations qui soient vivables quand il fait chaud. Et ensuite, c'est des centaines de milliards d'euros. Bah on va vous allez pas pouvoir faire tout en un an parce qu' y compris il faut les personnels form pour le faire.
Bah je pense les écoles les hôpitaux ça doit être la priorité et puis les logements en commençant par quand même dans les hôpitaux là où il y en a pas. Ben là où c'est nécessaire de Non mais là où c'est nécessaire de le faire, je vous disais 70 % pour 70 % on n'a pas besoin de clim. Et ensuite là où c'est nécessaire notamment dans les hôpitaux, les écoles, les ÉPAD, oui évidemment on met de la climatisation, évidemment ça va prendre du temps et puis on fait les logements et on commence les logements par les logements qui sont les plus mal isolés, c'est-à-dire dans lesquels c'est des bouilloirs thermiques l'été et des passoirs thermiques l'hiver.
Donc c'est l'inverse de ce que proposer, ça fait le lien avec le début madame Le Pen qui elle propose de remettre sur le marché locatif des bouillards thermiques. C'est absurde. C'est au contraire celle qu'il faut rénover en priorité. Donc c'est la grande bifurcation écologique dont vous parlez dans le programme à venir en cours de réactualisation. Euh et pour ça, il faut beaucoup d'énergie décarbonée. H êtes-vous [raclement de gorge] toujours pour une sortie du nucléaire à l'horizon 2050 ? Alors 2050, ça fait partie des discussions qu'on a en cours en ce moment. Le problème c'est qu'on a perdu 10 ans. Euh donc 2060.
Je dis pas que c'est forcément 2060 parce que 2060 on est confronté à une difficulté, c'est que les réacteurs nucléaires existants, leur durée de vie, elle ne peut pas être prolongée de manière indéfini sans faire peser des risques sur la sécurité. Il n'y a plus que vous les écologistes qui qui êtes sur cette position du la sortie du nucléaire. Mais c'est pourtant la bonne parce que que nous proposent les autres ? Parce que on est tous en train de dire, on est face à une crise climatique énorme. La manière d'y répondre des macronistes du Rassemblement national, c'est de dire "On va construire des nouveaux réacteurs nucléaires." Sauf que ces nouveaux réacteurs nucléaires.
On parle de PR de nouvelles génération. Première remarque, il y en a pas un seul qui a été construit pour l'instant. Il y en a un avant, Flamville. Il y a eu des années de retard de tiers de l'électricité en France. Attendez, attendez, attendez. Je vais aller au bout de mon raisonnement. Je vais aller au bout de mon raisonnement. Je vais aller au bout de mon raisonnement. Les réacteurs nucléaires dont on est en train de parler, ils n'arriveront pas et ils ne rentreront pas en vigueur à France avant 2040. Le sujet aujourd'hui, c'est pas d'attente 2040, c'est qu'est-ce qu'on fait maintenant pour réduire par exemple l'usage des énergies carboné ?
Donc il faut mettre le paquet sur le renouvelable sur la rénovation thermique et ça c'est des choix budgétaires. Vous fermez pas de centrale pour être bien clair. On les ferme pas tout de suite, on les ferme quand on a monté en puissance suffisamment. Pas avant 2060 2000 non pas 2060. on commence à fermer des centrales à partir du moment où on a par des politiques d'adaptation au changement climatique et par le développement des énergies renouvelables qu'on a réussi à faire en sorte qu'on en a plus besoin. Bah c'est c'est partie des arbitrages en cours et vous représentera cette cet horizon.
Ça sera pas 2050 parce que et on est obligé de prendre plus de temps parce qu'on fait les choses sérieusement mais évidemment qu'il faut conserver une perspective de sortie du nuclé. Que faites-vous des 2500 emplois direct indirect du nucléaire en France ? et ben je fais en sorte de les reconvertir. Euh par exemple d'abord il faut démanteler les centrales nucléaires parce que c'est un travail de démanteler les centrales nucléaire, c'est pas facile de le faire.
Et puis ensuite, si on parle de faire monter en puissance les énergies renouvelables, c'est un vivier de centaines de milliers, voire de millions d'emplois qu'il va falloir créer pour faire en sorte de développer ces énergies renouvelables. On parlait de rénovation, d'adaptation au changement climatique, de rénovation d'écoles, d'hôpitaux, de logement et là c'est des centaines de milliers d'emplois qu'il va falloir créer dans le bâtiment pour être en capacité de faire face à ces objectifs. Donc oui, il y a des emplois qui vont changer de nature, mais il faut conserver, garantir les emplois de tout le monde.
à ce stade de nos échanges, on aimerait comprendre parce que vous vous investissez massivement dans tout en fait, dans l'hôpital, dans l'école, euh dans les services publics, euh évidemment la la bifuration. Oui. Alors en fait, il faut comprendre que que ça coûte de l'argent. Donc bien sûr, on aimerait un chiffre un chiffre de quoi ? Clément Gué a dit sur France Info récemment que rien que pour la bifurcation écologique, c'était 200 milliards d'euros. Rien que pour l'écologie. Euh si vous rajoutez euh la revalorisation des professeurs de tous les fonctionnaires euh les recrutements massifs dans les services publics, euh est-ce que vous pouvez nous donner un ordre de grandeur ?
On a compris le mécanisme de la relance, hein, mais combien euh ça va coûter ce programme ? D'autant que c'est vous le doctorat mathématique, hein. Donc je suis pas tout seul à travailler. On a l'impression que là, on est à 500 milliards d'euros. Madame, madame, madame, pardon, mais vous vous excusez-moi mais vous ajoutez des tomates et des oignons là. Euh mais si parce que parce que ben voilà, il y a Oui, mais justement il y a des choses qui sont de l'ordre des politiques d'investissement et il y a des choses qui sont de l'ordre quand vous me parlez de d'indexation des poissons de retraite, d'augmentation des salaires des Non non, je vous ai parlé de recrutement, de fonctionnair voilà.
Oui, mais donc ça c'est pas une politique d'investissement, c'est des salaires qu'il faut verser chaque année. Attendez, je vais pas esquiver votre question, vous inquiétez pas. En 2022, notre programme, il a été absolument et totalement financé. On est les seuls à l'avoir présenté un chiffrage de notre programme. Donnez-moi un chiffre. Mais je vais pas vous chiffrer le programme en vous disant que les arbitrages sont encore en cours. Ce que je vous dis par cont madame, laissez-moi terminer ma réponse si vous voulez bien. Ce que je vous prends comme engagement, c'est que dans la campagne présidentielle, nous chiffrons notre programme comme nous l'avons fait des pistes quand même.
Jean-Luc Mélenchon a fait un peu de math hier quand même. Après, on peut parler des pistes si vous voulez, mais le chiffrage complet, vous comprenez qu'il faut d'abord avoir le programme complet. La dette gelée, bon, ça on en a parlé, c'était autour de 600 milliards d'euros. Les 211 milliards d'euros d'aide aux entreprises, d'aide publique, ça serait réduit à zéro. Si on vous suit, c'est pas ce qu'il a dit. Non, non, c'est pas ce qu'il a dit. l'État réorientera une partie des 2000 milliards d'euros de dépôts sur l'assurance vie. Et là, on n pas compris. Ça veut dire que à quel moment vous vous pouvez réfléchir autrement l'épargne de l'assurance vie qui est une épargne privée individuelle.
Est-ce que là vous vous imissez dans la propriété privée la liberté de chaque français d'épargner son assurance vie là où il le veut ? C'est bien qu'on abord ce sujet mais je pense faut fasse attention à pas créer de la confusion. Mais c'est Jean-Luc Mélenchon hier à la fête de lu qui en parle très populaire à l'assurance vie dans notre justement je pense que vous avez mal compris. Évidemment, personne ne va aller prendre l'assurance vie des gens pour en faire des investissements publics.
Il s'agit de dire que par exemple, il y a des avantages fiscaux aujourd'hui sur l'assurance vie et vous pouvez par exemple flécher ces avantages fiscaux pour que l'assurance vie permette de venir financer des activités qui sont des activités en France. Mais là, on parle pas de financement public, on parle de financement privé. Ensuite, il y a les investissements publics. Donc, je vais répondre à votre question. Une partie des investissements publics, évidemment, un plan d'investissement, ça passe évidemment par de l'emprunt. Les Allemands quand ils investissent 500 milliards d'euros, mais pourquoi ? parce que c'est un emprunt qui profite aux générations futures. Attendez deuxème sujet.
Oui mais laissez-moi aller jusqu'au bout et vous comprendrez la cohérence globale. Là vous m'avez parlé, vous m'avez posé une question sur les financements privés. Ensuite je vous ai parlé de du financement public des investissements et ensuite on peut parler si vous voulez du financement pour lutter contre les déficits. Et là on a un certain nombre de propositions à mettre sur la table qui permettent de rentrer des recettes nouvelles. Voilà.
Est-ce que vous savez quand même parce que moi je veux bien qu'on prenne les chiffres comme ça mais attendez c'est très important madame et c'est tellement important que si il y avait pas eu de cadeaux fiscaux qui avait été donné aux plus riches et aux grandes entreprises depuis qu'Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir en 2017 c'est-à-dire si le niveau de recette en pourcentage du PIB était resté au même niveau aujourd'hui qu'en 2017 le déficit en France vous retirer toutes les aides aux entreprises non je vous parle des cadeaux qui ont été faits par Emmanuel Macron alors il y a des aides aux entreprises aux grosses entreprises il y a la suppression de l'impôt de solidarité sur la fortune il y a la flat taxe et Ça si vous supprimez attendez ces 60 milliards d'euros là de recettes qu'on a perdu chaque année, si vous les supprimez aujourd'hui en France le déficit il est inférieur à 3 % du elle vous dit il y a déjà beaucoup d'impôts par rapport à nos voisins.
Juste un mot politique Manuel Montpard parce que là vous essayez de montrer la crédibilité de votre programme. François Ruffin qui était un l'un de vos compagnons de route était la fête de l'huma il a dit il y a un plafond électoral en béton chez lesfi. On ne peut pas gagner quand vous avez de tiers des Français qui vous haïsent et qui ont peur de vous et les filles. Oui. Oui. Ben est-ce qu'aujourd'hui ce plafond de verre il existe ? Je sais pas, je je je sais pas. Vous vous êtes plus rejeté dans les enquêtes d'opinion que Marine Le Pen. C'est pas vrai. Opinion pour la fondapole, 71 % des personnes interrogées déclarent exclure de voter pour Jean-Luc Mélenchon, 51 pour Marine Le Pen. Oui.
Voilà. Vous suscitez une forme de rejet, ça vous vous le constatez ou pas ? Pas du tout. Je ne crois absolument pas à ces chiffres. Et d'ailleurs, je vais vous en faire, si vous voulez bien d'un certain point de vue une certaine forme de démonstration. après euh la dissolution de l'Assemblée nationale, après les élections européennes, les mêmes sondages là que vous êtes en train de montrer à l'écran là, il y en a eu 27 qui ont été réalisés entre la dissolution de l'Assemblée nationale et le premier tour des élections législatives. D'accord ? 27 sondages.
Les 27 sondages disaient le Rassemblement national va avoir une majorité à l'Assemblée nationale et va avoir le plus grand nombre de sièges à l'Assemblée nationale. Est-ce que le Rassemblement national a eu le plus grand nombre de sièges à l'Assemblée nationale ? Et ben non, ça pas été rassemblement républicain avec donc les sondages se sont trompés et donc c'est pas parce que vous me sortez des sondages pardon mais qui vont dire telle ou telle chose qui vont produire le résultat et donc ce front républicain sera reconstitué selon vous sans aucune difficulté. Mais je n'en sais rien. Ça c'est les électrices et les électeurs qui le décideront. Mais là vous prenez le problème par un autre bout.
D'abord il faut se qualifier au second tour de l'élection présidentielle et moi j'appelle évidemment toutes les électrices et les électeurs, mais aussi toutes les militantes et les militants à s'engager avec nous autour de la campagne de Jean-Luc Mélenchon. Je pense que vous pouvez au moins reconnaître que dans ce début de campagne, les démonstrations de force que organise notre campagne, le nombre de personnes qui viennent dans nos événements de campagne démontre qu'il y a une dynamique autour de cette campagne. Et ensuite, il y a une question de second tour et on me pose souvent la question de second tour. J'ai juste une chose à dire sur ce sujet.
Si vous prenez les reports de voix qui ont été ceux des élections législatives de 2024, d'accord, et que vous les appliquez au sondage de premier tour aujourd'hui, le résultat au second tour entre Jean-Luc Mch et Marine Le Pen aujourd'hui actuellement c'est 5050. 5050, il faut encore un petit pourcent de plus pour gagner50. Vous reconnaissez que c'est pas on a perdu Manuel Bon avant de se quitter votre carte planche. Ça s'appelle l'info en plus. C'est la dernière séquence du grand enjeu ici France info. L'info en plus c'est une info qui est passée sous les radars qui a pas été beaucoup traitée par les par les médias et sur laquelle vous vouliez revenir. Quel est votre choix ?
Bah je voulais parler de de d'une fermeture d'entreprise qui est pourtant vitale pour l'économie et la souveraineté populaire. La souveraineté nationale. C'est la fermeture de des usines de fibre excellence. Il y a deux sites, il y en a à Tarascon dans les bouches du run, il y en a à Saintodin en en Haaron et c'est le dernier fabricant en France de pâtes à papier. Et la pâte à papier, ben on en a besoin. Regardez parce qu'on a les uns et les autres sous les yeux. Et cette entreprise, elle est en train de fermer. C'est plusieurs centaines d'emplois qui sont menacés de disparition. Il y a une mobilisation contre cette fermeture. Donc, je voulais qu'on puisse en parler.
Un plan de reprise aussi. Alors, ben justement, ce plan de reprise pour l'instant, il a échoué. Donc, les usines sont en train de fermer. Il y a encore pour l'instant l'usine de Saint-Gonin qui n'est pas encore totalement condamnée, mais par contre l'usine de Tarascon dans les bouches elle est aujourd'hui fermé. Et scandale sur le scandale, cette usine, elle a été confiée à des liquidateurs et aujourd'hui ces liquidateurs ne respectent pas les consignes de sécurité et sont en train à l'heure où on se parle de reverser dans leur run des polluants. Voilà. Et malgré les consignes qui sont données par la préfecture, donc c'est un scandale social et c'est aussi un scandale sanitaire.
Donc sur le social, il faudrait nationaliser même temporairement Carole Delga qui est la président de région socialiste a proposé cette national. Je suis content qu'elle se soit raliée à une position qu'on défend depuis maintenant plusieurs semaines parce que à l'époque elle disait que c'était pas possible. Mais c'est très bien plus on sera nombreux à défendre cette nationalisation partielle, il faut nationaliser pour sauver les emplois, pour préserver cette activité, pour préserver l'environnement, la santé des gens qui vivent à côté.
Vous êtes au courant que si on on verse des produits polluants dans le run, c'est évidemment de l'agriculture, des activités de pêche, des activités de loisirs avec des gens qui v dont la santé va être mis en danger. Donc là, je lance l'alerte immédiatement pour dire il faut arrêter, il faut que la préfecture tape du point sur la table et arrête qu'on verse des produits polluants dans la rivière. Merci, on s'arrête là. Merci Manuel Bompard d'avoir été des nôtres dans ce grand enjeu ici France info. Merci Romain, Romain Noviki ainsi que Yel Gos. Dans un instant votre duel politique du dimanche soir Rokaya Dialo Charles Sapin.
On va revenir entre autres sur la rentrée de Marine Le Pen est-elle devenue la meilleure allié du gouvernement sur le budget mais tout de suite c'est 19h. Dis matala.