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Audition parlementaireClémentine Autain· 3 avril 2024 135 minActualité / polémiqueSolidarités & familleJusticeInstitutions & électionsEurope & international

Audition de Judith Godrèche et Edouard Durand à l'Assemblée nationale

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 40 %Défensif 25 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Comment traduire dans la loi les propositions pour protéger les victimes ?

  • 25:00OuverteRéponse directe

    Ces violences concernent-elles tous les milieux sociaux ?

  • 26:40OuverteRéponse directe

    Comment éviter que le débat soit perçu comme limité à un milieu ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que ces violences touchent tous les milieux sociaux de la même façon ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Comment éviter l'instrumentalisation politique de ces violences ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Le milieu du cinéma est-il un miroir déformant ou grossissant des violences ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 17:00Édouard DurandChiffre
    « 160000 enfants victimes de violence sexuelle chaque année. »
  • 2:00Clémentine AutainFait
    « ces violences de la maison traverse tous les milieux toutes les classes sociales toutes les cultures toutes les religions »
  • 4:00Clémentine AutainFait
    « plus une personne est investie dans sa pratique religieuse plus la sortie des violences est difficile »
  • 6:00Clémentine AutainFait
    « il y a un système de prédation et qu'on soit pas que en train de dire bah il se trouve qu'il y a des VSS là comme il y en a là »
  • 10:00Jean-François CoulommeFait
    « il y a quelque chose un mécanisme à imaginé de bonus malus en quelque sorte selon on va dire les comportements qui sont observés sur les plateau »
  • 16:00Édouard DurandFait
    « on peut estimer que il est nécessaire que soit justifié chaque année qu'un enfant a eu ce rendez-vous où on aura évalué son bien-être son développement et posé la question des violences »
  • 18:00Hendrick DaviFait
    « à la racine de toutes ces violences il y a quand même la construction viriliste en fait de des hommes c'est le patriarcat »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

bon à toutes et tous merci d'être venu très nombreus et nombreux donc c'est à l'invitation de quatre parlementaires Sandrine Rousseau Elsa fussillon et Cécile intermeer où nous avons décidé ensemble de cette audition de Judit gaudrche et d'Édouard Duran qui nous paraît très importante on a laffiche de la Une de télama qui est avec nous pour nous dire des choses fortes importantes dans un contte particulier puisqu'il y a eu cette proposition de résolution pour une commission d'enquête parlementaire qui a été faite par Francesca et qui est mise à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale donc c'est dire si nous avons besoin d'en discutter nous préparer à ce débat là et qui fait écho à la proposition de résolution qui a été proposée également par Sarah le grain ici et qui toutes les deux pourront dire un peu quelles ont été leur leurs intentions dans cette proposition et peut-être aussi Francesca nous dire comment tu vois les choses pour avancer vers une majorité qui nous permettrait d'avoir cette cette audition donc l'idée c'est pas du tout qu'on soit très bavard au début mais de vous laisser d'abord à tous les deux la parole et ensuite et bien on fera circuler on entendra peut-être Francesca pour nous dire un peu l'état des lieux sur sa sur sa proposition et je sais je sais je vois Pascal Martin d'autres qui sont engagés sur sur ces sujets et je vois aussi des visages de gens qui sont pas forcément connus pour être engagés sur ces sujets et qui sont là et je pense que c'est super important aussi de se dire que non non non des camarades non non mais jeux dire des camaradesé des camarades qui ben je trouve ça non mais je le dis parce que je trouve ça très important très important que on élargisse et que ce soit pas un combat que des féministes habituels mais que ce soit un combat qui chaque jour élargit d'avantage et pour moi c'est fait partie je n'ai plus de voix j'ai une laringie je pr donc je comme ça donc raison de plus pour passer immédiatement la parole à Judi avec laquelle nous avons convenu que c'était une carte blanche et ensuite nous passerons la parole à Edo donc Judi carte blanche c'est filmé que tout le monde le sache pas du tout en direct mais voilà et s'il y en a qui veulent intervenir et ne pas que ça sorte pas ça peut aussi ne pas sortir puisque c'est pas du direct donc on va pouvoir faire des choses jus dit d'accord à toi alors moi je et merci au nom de nous toutes nous tous je dis vraiment alors je suis désolé ça va être un peu long accrochez-vous parce que voilà je j'ai écrit un petit texte et puis qui introduit enfin qui qui je vais prendre la parole et à travers ma parole j'espère en tout cas celle des autres la place que j'occupe ici ce soir grâce à votre invitation a susciter une réflexion je me pose souvent cette question pourquoi moi les yeux dans le vide à la recherche d'un age je parcourais hier les chemins sinueux de ma pensée pourquoi moi qui suis-je d'ailleurs actrice scénariste réalisatrice celle qui a parlé au César un matin sur deux je me réveille et je me pose la question et si aujourd'hui je faisais comme s rien n était comme avant c'est à cause du soleil parfois parfois c'est à cause des nuages cette tentation revenir en arrière avant le 7 janvier ce jour où le passé a tordu le bras à mon destin ce dimanche après-midi- làà lorsqu'une inconnue bienveillante m'alerte m'informe de ma nonexistence de la preuve filmée que je ne suis rien rien d'autre qu'un objet animé inanimé au choix en fonction du désir de cet homme réalisateur là commenté dans un dans un documentaire d'un certain millire un matin sur deux je me réveille et je me dis et si j'appelais mon agent pour lui demander s'il y a pas un rôle pour moi un projet qui me verrait sourire un vaisseau un voilier quelque chose qui m'enlève me permettre de me vêtir de mes habites fites et faire comme s'il rien n'était une heure passe puis une autre mon cerveau mon inconscient se désembrume la mémoire présente et passée m'envoie des signaux de détresse la vérité s'agite des victimes du monde dans lequel je vis des victimes du monde dans lequel je ne travaille pas se signale à moi un texto un email un appel et comme si de rien n'était je suis de nouveau sur sur pied le crayon à la main bille en tête mon cœur bat trop vite peut-être m bat au rythme d'une vérité c'est déjà ça je ne porte pas d'habite faite mais je suis droite décidée ancrée je sais alors de nouveau que pour moi rien ne sera plus jamais comme avant vous m'écoutez vous me regardez vous vous demandez sûrement qui est-elle pour prendre cette place occuper cette chaise et l'honneur de cette invitation pour partager ces métaphores poéticomélancoliqu avec nous nous femmes et hommes adultes et vac qui représentons la société nous qui sommes là pour agir décider avancer alors voilà sachez que les enfants sont des gens sérieux comme le dit si bien le juge dur ran cette fougue cette nécessité c'est à la petite fille sérieuse que je les dois celle dont les hommes adultes ont fait leur objet de convoitise et c'est au nom des 6000 victimes qui m'ont écrite et celles qui ne l'ont pas fait que je continuerai de donner des coups de pieds dans late porte blindé jour et nuit en me demandant un jour sur deux pourquoi moi que devient un enfant qui a gardé le silence pendant 35 ans parfois il se tait pour le reste de sa vie parfois il parle et alors alors qu'on le trouvait trop silencieux on le dit trop bavard mais il est courageux alors il parle encore au risque de se prendre un coup un coup qui fait mal cet enfant parfois refoule de nouveau se cache espère jusqu'au jour il ne peut plus il ne peut plus faire comme si drien était et vous non plus et la société non plus et je l'espère le monde du cinéma non plus même si ce monde-là croit encore à sa chandelle la nuit américaine la fausse teinte le brouillard artificiel le flair c'est fini bientôt ce sera fini l'impunité mais une petite fille sérieuse comme moi c'est qu'elle ne peut pas grand-chose sans vous sans les lois le cadre la justice oui elle espère que les enfants sérieux que vous étiez aussi vont forcer les aveugles les sours les tout-puissants à faire face à leur humanité car vous le savez tout le monde le sait dans notre société patriarcale les murs du silence sont d'une solidité à toute épreuve moi je ne suis qu'un suchotement un cri un cri étranglé et c'est une fanfare qu'il nous faut dire adieu à à l'impunité ça prend longtemps se faire violer ça peut aller très vite ce 23 mars j'ai réalisé un coursmétrage avec les victimes qui pouvaient être là 1000 personnes à peu près sur 6000 elles ne font pas toute partie du milieu du cinéma loin de là mais c'est toujours la même histoire celle du silence celle de la confiance errante sans point de chute sans ancrage qui cherche un endroit où se réfugier ces souffrances beaucoup les garde de loin les bras croisés comme d'éternels témoins muets spectateurs paralysés qui font semblant de ne pas savoir dans le cinéma récemment il n a une nouvelle formule on vous caresse dans le sens du poil l'espace d'un instant on vous conseille d'aller passer d'aller parler au référent harcèlement son nom se trouve sur la feuille de service n'ayez pas peur vous le trouverez au bout du chemin alors vous allez le voir pendant une pause sur le tournage et vous lui dites le metteur en scène me dit que je suis une car je refuse ses avances dans la voiture ou vous l'avez dit ça y est vous l'avez dit et puis il prend les seins d'une technicienne dans ses deux mains et les remue en disant comme ça je passerai une bonne journée vous avez dit ça aussi alors le référant harcèlement tourne son visage vers vous un petit sourire aux lèvres on t'avait prévenu faut pas te plaindre tu sais que c'est un réalisateur difficile avec les femmes lui c'est le Directeur de Production vous vous êtes technicienne votre signalement s'éteindra avec la fin de journée le lendemain matin tout recommencera comme si de rien n'était l'espace d'un instant avec vous ce soir je vais être la voix de celle qui évolue dans cette industrie dans laquelle j'évolue qui n'ont pas le privilège qui est le mien je suis costumière tout récemment j'ai dû supporter la présence d' d'un homme dit puissant dans ce milieu qui ne pouvait se retenir d'exprimer son désir tard le soir par message ou de manière physique lors de po durant le tournage les référents harcèlement n'étaient malheureusement pas formés de surcroix technicien n employés comme moi ça ne fonctionne pas beaucoup ont vu mais certains par peur de ne pas retravailler n'ont pas pu m'aider je ne veux pas les blâmer elles ils elles ont tout aussi peur que moi finalement j'ai contacté le numéro des vhss dans le milieu de la culture des gens peu formés à comprendre quels sont nos enjeux l'emprise le caractère particulier d'un statut n'est dépendant du désir d'un producteur ou d'un réalisateur j'ai fini par confronter cette personne mais il sait à quel point il reste encore intouchable et ça le fait rire comme beaucoup d'autres je dois aujourd'hui pour la première fois me poser la question entre évoluer dans mon travail et donc pouvoir travailler avec des moyens décents au sein de projets plus financés mais donc de donner de la force à ces pourris tout en subissant leurs mains sur mon corps ou sur celui d'autres collègues sœurs ou renoncer et ça me crève le cœur je suis actrice il y a quelques mois de ça j'ai répondu à une demande de casting pour une série TV c'était un rôle de striptiseuse aucune nidité n'était spécifiée j'ai rapidement reçu une demande de self tape il faut effectuer une danse sensuelle de type stripteas ce que je conçois pour être crédible dans un rôle de stripteasuse mais il faut en plus se filmer topless là je bloque je fais la tape en sous-vêtement avec la petite danse qui va bien j'estime que c'est déjà limite d'envoyer ça un peu dans la nature mais bon je le fais et avec le plus grand sérieux car il quand même demandait trois positions différentes de la scène alors qu'il n'y a qu'une réplique de trois mots mais je fais le travail et j'envoie aussitôt réponse de la chargée de casting ça ne va pas faut refaire les vidéos car il faut être topl elle m'invite à lui téléphoner pour en discuter ce que je fais il ne sortira rien d'autre que cette discussion de cette discussion que cette magnifique phrase c'est une exigence du réalisateur je suis précepteur j'ai donné des cours à une adolescente de 15 ans qui a subi des horaires de travail notamment nocturnes bien au-delà de ce qui est autorisé ce qui l'a empêché de suivre les cours les cours obligatoire cette adolescente a également participé à une scène sexualisée non déclarée à la Commission des enfants du spectacle je n'ai pas pu à regret empêcher cette situation je suis seconde assistante caméra au cours du tournage à mes rares paroles qui lui étaient adressées le réalisateur répondait par des sous-entendus sexuels puis il s'est permis en prenant à parti mes chefs et collègues de travail de me toucher de se coller à mon corps de me bloquer de tout son poids contre une paroi ne me laissant aucune issue personne n'a rien dit dit ils ont ri je suis scripte un comédien m'a agressé deux fois verbalement et physiquement sur un plateau devant toute l'équipe personne n'a rien dit et tout le monde a vu tant de fois je suis restée seule à me défendre ou me laisser faire que je ne veux plus que ça arrive à qui que ce soit je ne veux plus qu'un comédien ne puisse m'embrasser de force devant tout le monde qu'on vienne se glisser dans mon lit dans ma chambre d'hôtel quand je dors que je réalise que mes heur suupes ne sont pas payé à moi mais aux hommes oui je ne veux plus rester inactif quand un comédien est IVR morort sur un plateau au milieu d'une équipe hilar et de jeunes enfants témoins maintenant non seulement on parle on crie même mais surtout on se parle et plus rien ne sera plus jamais comme avant je suis scripte l'année dernière alors que mon employeur m'avait demandé d'être référente sur un tournage une technicienne vient se confier parce qu'elle a subi des pressions direct de son supérieur qui lui envoie des messages très agressifs et l'insulte avec son accord je vais voir de le lendemain le directeur de production pour lui remparler il me répond ouvertement qu'il ne pense rien faire et conseille à cette technicienne de quitter le projet conformément à ce qui doit être fait en pareil cas j'envoie un mail au producteur pour les informer du cas de harcèlement il me dit s'en occuper nos échanges s'arrêtent là quelques mois après la fin du tournage j'apprends que je suis écartée du projet de tournage d'un réalisateur avec qui je travaille depuis plusieurs années par cette même société de production et la chose se reproduit 6 mois plus tard sans autre motif que de dire que je suis malveillante et qu'il ne souhaite plus travailler avec moi j'ai tenté de les contacter mais il ne m'ont ils n'ont jamais souhaité me répondre ni m'expliquer les raisons m'a mise sur l'iste noire j'ai 12 ans lors d'un tournage estival j'ai subi un attouchement sexuel de la part du réalisateur du film il avait un comportement affectueux avec moi depuis le début du tournage ce qui à la fois me faisait du bien à la fois me mettait mal à l'aise nous étions avec d'autres petits acteurs de mon âge en train d'arriver à notre hôtel de nuit à l'insu des regards profitant d'une acolade affectueuse il a passé sa main sous mon débardeur pour me toucher la poitrine prise de peur je me suis enfermée à clé dans ma chambre de d'hôtel situé dans le même couloir que la sienne une chambre dans laquelle j'avais été déplacée et séparée de mes autres camarades sans que je ne comprenne pourquoi en même temps que le réalisateur avait fait son entrée dans l'hôtel pour cause de logistique de fin de tournage peu après quelqu'un a essayé d'ouvrir discrètement la porte de ma chambre sans toquer car j'ai vu ma poignée saxonner doucement à plusieurs reprises j'ai écrit par texto à mes camarade pour savoir si c'était eux ils m'ont répondu que non cela m'a terrifié à la suite du tournage le réalisateur a tenté de maintenir le contact en nous invitant à déjeuner chez lui avec ma mère invitation à laquelle je me suis rendue contre mon gré je me suis braqué et rien ne s'est passé si ce n'est un long moment de terreur de confusion et de colère tellement forte que j'en ai fait un blackout j'ai 22 ans je suis 3è assistante réalisatrice je de donneris un top à un acteur qui doit entrer en cours de scène je suis au départ avec lui dans un escalier nous sommes que tous les deux à l'écart de toute l'équipe je reçois dans mon oreillette une formtion de la première assistante que je transmets immédiatement à l'acteur c'est mon rôle première assistante on a un réglage carméa standby je transmets instantanément à lecteur à l'acteur qui me répond aussi instantanément pardon tu veux pas me sucer en attendant je suis tellement surprise que ma première réaction est de rire puis dans l'oreillette j'entends on est prêt on peut y aller je coupe court en retransmettant l'info qui à ce moment-là me sauve je suis technicienne parce que je n'ai pas voulu aller boire un verre un soir avec le réalisateur il m'a injurié le lendemain devant toute l'équipe auparavant il avait fait virer sa chauffeur parce qu'elle n'avait pas voulu monter dans sa chambre d'hôtel je suis une jeune actrice de 17 ans un directeur de casting s'est permis de jouer la scène avec moi au lieu de prendre un comédien pour cela la scène impliquait des gestes tendres et sensuels le directeur de casting s'est permis de m'asseoir sur ses genoux de me toucher de m'embrasser dans le cou sentant mon malaise il me disait de me détendre jusqu'à insinuer que si je ne lâchais je ne me lâchais pas d'une certaine manière le rôle si je me lâchais d'une certaine manière le rôle était pour moi que je ne pouvais pas espérer aller bien loin si je ne me lâchais pas je suis directeur de casting une réalisatrice m'a demandé de filmer des jeunes gens en leur demandant de raconter leurs premières expériences sexuelles je l'ai fait gêner j'ai refusé de le refaire j'ai été exclu du plateau je me suis fait hurler dessus je suis une jeune actrice j'étais en conservatoire de théâtre il y a peu de temps c'est un acteur connu je croisé dans les toilettes d'un bar il m'a plaqué contre un mur pour m'embrasser j'avais 22 ans depuis j'ai du mal à faire confiance aux acteurs je suis actrice après des mois où j'étais à sa disposition pour travailler le rôle j'ai été virée du jour au lendemain d'un tournage par le réalisateur sans même me le dire en face à la suite d'une conversation d'ordre privé sur mon rapport à la maternité je suis comédienne je me fais agresser sexuellement deux fois mon premier jour à l'habillage sur le plateau par l'acteur principal le réalisateur pense que c'est juste une dispute entre deux acteurs qui ne s'entendent et nous demande de nous calmer le soir je veux me plaindre au producteur passer nous voir sur le tournage j'ai appelle le temps d'ouvrir la bouche qu'il me dit de fermer ma gueule l'acteur et la star pas toi quand j'ai parlé de moi Judi on a pu penser que je parler du passé du passé qui ne passe pas mais tous ces témoignages que je reçois et que je vous donne à entendre il montre que nous parlons du présent ça continue et ça continuera si nous laissons faire si vous laissez faire l'histoire se répète bien sûr mais il ne tient qu'à nous il ne tient qu'à vous qu'elle cesse de bégayer c'est la raison pour laquelle je vous demande de voter pour cette commission d'enquête dans le milieu du cinéma et du spectacle en ce qui concerne non seulement le travail des mineurs mais celui des adultes nous ne pouvons pas les laisser derrière ils ne sont absolument pas en sécurité dans cet univers là voilà j'ai toutes sortes de propositions à vous faire mais je laisse la parole à [Applaudissements] [Musique] mesdames et messieurs les députés c'est évidemment extrêmement difficile de prendre la parole après Judi gaudrch lorsque elle a lu le discours qu'elle avait écrit pour la cérémonie des Césars puis celui qu'elle avait écrit pour son audition au Sénat et enfin celui qu'elle avait écrit pour l'audition devant les délégation au droits des femmes et droits des enfants de l'Assemblée nationale étais très impressionné par la précision de de l'écriture de Judit gaudrche qui ne négocie pas avec le langage et le passage à l'acte sexuel de l'agresseur est toujours un renversement du langage et il faut les enfants sont des gens sérieux il faut se représenter une petite fille ou un petit garçon à qui l'ont dit c'est parce que tu es ma préférée c'est parce que tu vas devenir le champion de l'équipe c'est parce que tu m'as regardé comme tu l'as fait la question pourquoi moi c'est aussi la question que se posent tous les enfants victimes pourquoi moi au sens de l'inversion de la culpabilité et évidemment je n'ai pas les capacités de judr je m'adresse à vous vous en tant que juge je des enfants à Pontoise et ce que je voudrais vous dire c'est que la violence sexuelle n'est pas un face àface privé entre un agresseur et une victime mais que sur cette scène de crime il y a un tiers et ce tiers vous en êtes les représentants c'est la société tout entière et le tiers a choisi et est fermement résolu de demeurer spectateur sur la scène de criis il regarde l'agresseur venir vers l'enfant il sait très bien que l'agresseur va violer l'enfant il le laisse faire et après il dit deux choses la première tout le monde savait la seconde nous avons des principes qui ne nous permettent pas d'arrêter les agresseurs et on dit aux enfants qu'on voudrait bien les protéger mais qu' faut qu'il comprennent que nous avons des principes moi j'ai quitté la CIV le 31 décembre 2023 nous sommes le 2 avril 2024 et entre le 31 décembre 2023 et le 2 avril 2024 il y a à peu près 40000 enfants qui ont été agressés sexuellement ou violés et pour le plus grand nombre d'entre eux dans le lieu le plus privé et le plus hermétique à l'ordre public qui est la maison 160000 enfants victimes de violence sexuelle chaque année 5,5 millions de femmes et d'hommes adultes victime de violence sexuelle pendant leur enfance c'est-à-dire une personne sur 10 pendant 15 ans comme juge des enfants j'ai jour après jour consacré mon énergie et mon engagement à recevoir des enfants et à m'efforcer de me représenter dans ma tête ce que ces enfants vivaient quand il n'était pas dans mon bureau de juge et pendant les 3 années qui viennent de sécouler j'ai écouté les adultes que ces enfants sont devenus à peu près une cinquantaine d'années pour l'âge moyen des personnes qui nous ont confié leur témoignag et j'ai réalisé en les écoutant que ce que les enfants vivaient était très au-delà de ce que nous étions capables de nous représenter au moment où il le décrivaiit dans leur enfance je pense pouvoir dire que je n'ai jamais eu un seul dossier dans ma vie de juge des enfants où le violeur après chaque viol brûlait la langue de la victime avec un mé de cigarette pour lui dire de se taire je pense que je n'ai jamais eu de dossier dans ma vie de juge des enfants d'enfants abandonnés dans une maison déserte au milieu d'une forêt pendant une semaine et qui ne recevait chaque jour que la visite de leur père incestueux et vous savez pourquoi la civise a été créée parce que comme Judi GARCH a bien voulu le faire il y a quelques semaine une autre personne a occupé l'espace qu'elle pouvait créer l'espace de pensée collective par la publication d'un livre la famille AG Grandet et que ça a suscité un choc social et qu'à partir de ce moment nous sommes collectivement devenus CAPAES de recevoir la parole des adultes et de leur dire nous vous croyons nous regrettons nous aurions dû vous protéger et il me semble je sais pas peut-être que vous serez pas d'accord avec ça que cette posture vis-à-vis des adultes qui partent de leur enfance est assez consensuelle quand les victimes ne demandent plus rien nous sommes prêts à les écouter et à les croire quand elle demande justice les principes deviennent des arguments d'opposition à la parole et quand elle demande un changement elle deviennent désagréable insistante mais si nous sommes capables de dire aux adultes on regrette on aurait dû vous protéger je ne vois pas comment il est rationnellement justifiable de dire autre chose que je te crois et je te protège quand l'enfant révèle les violences et je pense que nous ne pouvons pas rester au milieu du gay très longtemps il faut choisir nous avons fait une partie du chemin vous n'avez plus besoin de soutien social nous vous croyons mais si nous vous croyons alors nous sommes obligés de prendre au sérieux la parole de l'enfant qui révèle des violences seulement ce que la civise à montrer c'est que lorsqu'un enfant révèle les violences sexuelles qu'il subit dans 92% des cas il ne reçoit pas une réponse de l'ordre d'un soutien social positif le soutien social positif c'est je te crois je te protège le soutien social négatif c'est je te crois mais je continue à vivre comme si tu n'avais rien dit et l'absence de soutien social c'est tumant 92 % des enfants par exemple nous faisons des compagnes de communication pour dire il faut sortir du secret de l'agresseur en sachant que dans 92 % des cas la révélation de l'enfant sera anéanti là encore c'est être au milieu du gay il est préférable de ne pas dire aux enfants de parler si c'est pour ne pas les croire il n'est plus possible d'assumer un positionnement social en réalité trompeur et pervers au nom des principes fondamentaux quand un enfant révèle les violences à un professionnel dans 60 % des cas le professionnel ne fait rien quand l'enfant révèle des violences incestueuses à sa mère la mère se retrouve devant une injonction paradoxale soit elle ne protège pas son enfant et on l'accusera de complicité soit elle protègera son enfant et on l'accusera de manipulation si c'est un médecin qui fait un signalement il risquera des sanctions disciplinaires au nom des principes moi j'ai accompagné un médecin devant chambre disciplinaire de son Conseil de l'Ordre je pense qu'il fera comme vous vous feriez comme je ferai peut-être aussi plus jamais de signalement parce que ces personnes ont aussi un honneur une famille et une vie à vivre et si le message social n'est pas clair et bien il profitera aux AGR le coûp pour la société est de 9,7 milliards d'euros chaque année un/ers de secou résulte des conséquences de court terme les dépenses immédiat de police de justice de santé de protection les 2/ers de ce coup résulte des conséquences à long terme des conséquences à long terme sur la santé des victimes principalement et sur leur capacité de vivre leur vie jeanmc sauv qui présida la sias parlait d'empêchement d'être et pour ma part je parle de présent perpétuel de la souffrance à l'âge adulte pourquoi moi c'est parfois aussi qui auraisje été s'il ne m'avait pas violer et quelle aurait été ma vie seulement c60000 enfants victimes chaque année n'ont pas de visage et ils n'ont pas de prénom et je suis sûr que tous et toutes vous avez déjà dit pour le déplorer que dans chaque classe il y a au moins trois enfants victimes de violence sexuel d'accord c'est bien de le dire mais lesquels dans un groupe il y a au moins trois enfants victimes de viol mais lesquels c'est bien de le dire mais tant que nous n'aurons pas mis un visage et un prénom et un nom sur chacun de ses enfants les agresseurs continueront de les violer le soutien social c'est une politique publique pas la responsabilité uniquement d'une comédienne d'un juge d'un artiste pardon d'un juge d'une institutrice d'un médecin mais une politique publique et nous nous avons fait 82 préconisations trois ont été mis en œuvre parce que votre collègue Isabelle Santiago a présenté et soutenu une proposition de loi qui porte son nom et il a fallu attendre 2024 donc pour qu'il soit écrit dans le Code civil que quand un parent était déclaré coupable de viol contre son enfant l'autorité parentale lui était retiré par l'effet de la loi et jusqu'à ce jour les principes étaent censé s'y opposer et par les fait de cette proposition de loi l'autorité parentale est aussi suspendue dès lors que des poursuites pénales sont engagé pour des faits d'inceste contre un parent c'est-à-dire dans les 27 % des cas qui ne font pas l'objet d'un classement sans suite on se demande pourquoi les victimes ne portent pas plainte mais parce que dans 27% c'est peu près un qu je suis pas mathématicien donc dans un quart des cas on lui dira infraction insuffisamment caractérisé 3 % des pédocriminels sont déclarés coupables par la justice et on ne dispense pas de soins spécialisés du psychotraumatisme dans notre rapport que je n'ai pas apporté près 50 pages de bibliographie la spécialisation des soins du psychotraumatisme sont aujourd'hui solidement établis est solidement établi et ces soins ne sont pas dispensés et parmi les témoignages que nous avons reçu très nombreuses reprises les personnes n ont évoqué l'errance médical dépense des centaines ou des dizaines de milliers d'euros au cours d'une vie pour ne pas être soigné comme si une société tolérait qu'on ne soigne pas des fractures du coude et nous avons proposé un parcours de soins spécialisés du psychotraumatisme à peu près une trentaine de séances renouvelables la question est de savoir si nous voulons que ces enfants puisse dormir apprendre à écrire jouer construire leur existence sans vivre dans le pays des ténèbres dont parle évidemment le premier axe de nos préconisation c'est la prévention et la prévention c'est d'ailleurs le 4 AX il y a des éléments de prévention qui sont extrêmement clair les violences conjugales sont un facteur de risque extrêmement élevé d'inceste la fille d'un violent conjugal court 6,5 fois plus de risque qu'une autre fille d'être victime de viol ou d'agression sexuelle par le violent conjugal et comme je ne suis pas mathématicien je le dis sous votre contrôle 6,5 fois plus je pense que ça fait 650 % mais on préfère attendre de prendre le risque parce qu'après tout il faut quand même pas négocier avec les principes dans certains point de vue la proposition de loi de Madame Santiago n'était pas nécessaire parce que tout était déjà écrit dans le Code civil c'était possible elle est devenue nécessaire parce que c'était possible mais pas réalisé c'est ce que j'appelle une législation plus impérative je vous suis reconnaissant du pouvoir souverain que vous me conférez mais entre la victime et l'agresseur vous devez faire un choix et si ça n'est pas par la loi vous continuerez de nous recevoir et quand il y aura Judith godrch il y aura plus de monde et vous continuerez avec nous de déplorer ces chiffres mais ces enfants sont réels ils ont un visage ils ont un prénom il faut aller les chercher pour les mettre en sécurité mais quelque chose a changé dans la société et je m'arrête et pardonnez-moi si mon propos est un peu décousu j'espère que non un peu quelque chose a changé c'est que on le voit bien avec l'acte d'engagement Jud l'histoire contemporaine est la succession de témoignag qui fracture le consensus pour le déis Eva Thomas Christine les associations féministes les mouvements associatifs Mitou Adé bon Adel Camille couchner tous les autres si je veux citer toutes ces femmes et ces hommes aussi j'en oublier mais c'est une succession un passage de relais j'observe et je me suis permis de le dire à ma voisine que parfois je vois les autorités qui reçoivent leur témoignage Fermine de découvrir une réalité le dénis c'est ça n'existe pas ça n'est pas vrai ça n'est pas grave on peut très bien s'en sortir ça ne me regarde pas on ne peut rien faire j'observe une nouvelle bonne planue pour le déni qui est comme un poisson rouge qui fait le tour de son bocal découvrir à chaque témoignage vous avez 82 préconisations et je vous demande humlement de faire en sorte qu'elle soit mise en œuvre quant à l'espace de témoignage s'il n'est pas maintenu vous l'avez compris les victimes ne demanderont plus l'autorisation pour s'autoriser à par mais je pense que il y a besoin d'une autorité publique pour le maintenir et faire passer chaque témoignage privé à sa dimension sociale et même à son universalité je vous remercie de votre [Applaudissements] attention merci infiniment je laisse le mouvement se faire merci infiniment tous les deux on est voilà on est un peu évidemment saisi même si je pense qu'on est nombreux ici dans cette salle à pas découvrir ni redécouvrir mais à savoir et parfois avoir vécu aussi ces violences et donc maintenant la question qui nous est posée à travers cette audition c'est de savoir comment nous on peut traduire dans la loi ce qui permettrait de faire avancer la situation je partage totalement l'idée que la puissance publique les pouvoirs publics l'État a une responsabilité pas simplement d'entendre déjà faut entendre entendre mais il faut agir c'estàd que on peut pas simplement laisser cette parole se libérer douloureusement et puis au fond se dire bon ben maintenant ça se passe tranquillement en réalité il y a tout un travail d'accompagnement et ce travail d'accompagnement aussi des moyens mais la première partie je vais immédiatement passer la la parole à Francesca c'est que visiblement tout le monde n'entend pas bien tout le monde ne sait pas bien et il y a encore des choses à à élucider à donner à avir parce que l'ampleur notamment là dans le cinéma pour ce qui est de cette dernière séquence deou he qui qui qui que tu as incarné admirablement moi je veux dire toute mon admiration vraiment pour le combat que tu as mené les mots que tu as posé et et à quel point ça a raisonné pour nous toutes et nous tous largement en tout cas peut-être il y en a chez qui ça a pas raisonné mais en tout cas je pense qu'on est très très nombreux à avoir ressenti dans notre chair quelque chose de très de très de très fort en fait hein et on se dit maintenant mais qu'est-ce qu'on peut faire comment est-ce qu'on on peut faire comment c'est possible ce silence et en fait l'ampleur de ce que tu nous as lu et de ce qu'on apprend au fur et à mesure même si on sait il y a quand même une forme de sidération de se dire comment c'est possible h comment c'est possible que ça continue comment c'est possible quand même franchement comment c'est possible d'où la première séquence qui est une séquence qui correspond à ce que tu as demandé c'està-dire une une une enquête une commission d'enquête qui permet de mesurer encore de mesurer de façon encore plus précise l'ampleur de ce silence l'ampleur de ces violences qui est une première étape et donc je vais laisser la parole à Francesca et puis à Sarah sur ce pointlà et je pense qu'il faut qu'ensuite dans la discussion mais peut-être on fera un tour de table après ces deux prises de parole si vous voulez bien je pense qu'il faut à la fois discuter de comment on va faire pour obtenir cette commission d'enquête parce qu'il la faut mais je pense que c'est bien si c'est possible dans la discussion qu'on a pour cette audition en tout cas moi je formule ce vœux qu'on avance aussi sur quels sont au fond les freins et qu'est-ce qu'il faut en priorité qu'est-ce qui vous paraît aussi indispensable dans la ce que les pouvoirs publics ont à mettre en œuvre pour avancer dans cette considération de cette parole et pour protéger les enfants et les femmes ENF en tout cas dans le milieu du cinéma pardon je je sais que Fr a quelque chose à dire mais moi mon observation en tout cas pas entre la différence entre les États-Unis l'Angleterre et la France c'est extrêmement impressionnante et justement en France moi je pense qu'à partir du moment où les productions et où il n'y a pas question d'argent c'estàd où il y a pas un risque de perdre l'argent en fait il faut ça sera c'est tout tout le monde dira ah on va faire des des des formations tout ça dans dans le fond on sait ce qu'il ne faut on sait on n pas besoin de faire des formations pour savoir ce qu'il faut pas faire on n pas besoin de faire une formation pour savoir qu'on viole pas quelqu'un donc on peut tous faire des formations non il faut qu'il y ait des sanctions il faut qu'il y ait un cadre et et et et je pense et je pense qu'il faut qu'il y a des sanctions financières c'est-à-dire que quand on apprend et quand je vous le dis je vous le redis et je pourrais passer ma journée à le dire et même en faire une chanson tout le monde le sait rien de ce que je ne vous pourrais vous lire vous dire vous vous vous exposer n'est pas déjà su par tout le monde quand je vais au au au au César et que je me retrouve au dîner des César après et que des gens viennent me parler avec bienveillance peu importe ce qu'ils me disent c'est c'est pas ah bon non c'est ah ouais puis alors lui bah puis ça puis celle puis puis alors pu quand je pense que tout le monde le sait il je ne fais découvrir rien à personne à personne la seule différence c'est que je mets je je j'incarne j'incarne cette voix cette parole cette ces histoire je et et et d'une certaine manière il y a quelque chose presque de de de euh comment dire je me sens forte de cette responsabilité je me sens une responsabilité aussi parce que j'ai un enfant une fille qui veut être actrice c'est que c'est égoïste aussi on fait les choses pour soi on fait les choses pour les autres mais on les fait aussi pour soi et que et que dans le fond euh je me dis qu'il faut que ça passe par une actrice plus âgée c'est moi enfin je veux pas que toutes les jeunes actrices et toutes les les les actrices plus jeunes que moi et à et à se taper entre pardon pas très joli comme expression ce que je suis en train de faire j'ai pas envie qu'elles ait à endosser ce rôle- làà c'est in grat c'est pas drôle ça fait peur on reçoit des menaces de mort on se fait détester personne envie de travailler avec vous j'ai pas envie que ce soit à elle de vivre ça il y a des jeunes actrices qui ont toute leur vie devant elle il y a des techniciennes qui viennent de commencer dans ce métier il y a des jeunes réalisatrices qui espèrent tellement réaliser leurs premier film qu'elles n'osent pas dire qu'elles se sont fait violer par leur producteurs c'est c'est c'est un éventail c'est une porte ouverte sur l'enfer une fois qu'elle est ouverte qu'est-ce qu'on fait on voit les flammes et on a rejeté quelques s d'au les flammes continuent de brûler donc il y a un moment donné où je je me sens une responsabilité parce que j'en sais trop mais j'en ai toujours trop su je ne suis pas en train de découvrir alors évidemment je reçoit des témoignages qui font que ça prend une ampleur très importante et que dans le fond toutes ces techniciennes qui m'ont écrit ou ces jeunes actrices je ne les connaissais pas forcément mais rien n'est un secret pour personne les noms ont toujours circuler dans Paris Paris est un village le milieu du cinéma est un petit milieu et le problème c'est que ces personnesl ces technicienne comme elles le disent on leur dit constamment c'est un métier de passion mais tu sais que c'est un métier de passion tu fais quand même pas ça pour l'argent ou tu fais pas ça pour les HE supes tu as quand même pas demandé à ce qu'on paye tes he supes ça c'est il y a ça mais il y a aussi que si tu te fais virer d'une par une boîte de prod qui est qui est une des plus importantes et que et bien tu vas tuenvois pas ton CV dans le cinéma dans le cinéma c'est on est on est on est engagé parce qu'on est les technicienne c'est du bouche à oreille oh elle est géniale B tu sais qu'elle a dénoncé ah bon oh là là non on va pas oh là là non je veux dire le problème c'est que c'est des gens qui savent qu'ils ne seront pas repris qu'ils ne trouvent et les productions dans lesquels ces choses terribles se passent ne sont pas des petites productions cachées au fin fond de la forêt elles ont pignon sur ru ce nous parlons de gens qui sont au troè G rende des César donc qu'est-ce que vous voulez on me dit ah mais alors tu es pas très soutenu et combien de gens en parler tont soutenu mais pourquoi me soutiendraitt-il enfin il y a une espèce de truc quasiment une naïveté presque qui me fait un peu rire alors c'est pas très drôle mais parce que non pourquoi me soutiendraittu il y a depuis des des dizaines d'années il y a une règle qui est que le pouvoir le plus puissant prend ce qu'il veut en fait ce qu'il veut que ce soit des enfants acteurs la manière dont on les traite des des jeunes actrices des jeunes acteurs et des femmes adultes et des techniciennes et cetera il y a un rapport aristocratique et et et et c'est un système complètement féodal dans lequel les les les les les gens en fonction de leur peu de pouvoir qu'ils ont sont terrorisés et quand je dis ça sachez que quand je dis peu de pouvoir je parle pour moi c'est-à-dire que moi Judith godrche qui a fait je sais pas combien de films et qui peut être considéré comme une actrice reconnue j'étais terrorisé c'est-à-dire que j'étais absolument terrorisé tellement terrorisé que j'ai même fantasmé j'ai même cru à un moment donné que quelqu'un a réussi à convaincre de de tuer ma série alors qu'elle allait sortir et que nous allions nous avions été sélectionné au festival de daville qui prend jamais de de série et et puis je crois que quelqu'un de de chez AR était en vacances enfin vraiment un truc complètement lambda et j'étais tellement angoissé alors que je n'avais même pas dit le nom de Benoît Jaco ou de Jacques Doyon mais j'étais tellement dans un dans une angoisse de l'idée que même si je n'avais rien dit et même si j'essayais de noyer le le le le que que ça saait que j'ai fantasmé que quelqu'un avait appelé le board le board d'Arté pour leur dire faut pas sortir cette série c'est l'état d'angoiss dans lequel on est même quand on a du pouvoir même quand on a une chaîne comme é qui vous a donné les moyens de réaliser votre œuvre donc voilà et je pense que le seul moyen pour que les choses changent c'est pas avec des jolis discours que je peux faire à l'infini c'est pas avec et par ailleurs avec tout ce qui est en train de se passer les gens qui prennent la par Parole et la Parole qui se libère mais que pour que les choses changent définitivement dans le cinéma il faut qu'il y ait des sanctions financières et que le pouvoir de l'argent est un pouvoir réel la peur de perdre de l'argent s'il y a des sanctions et le seul moyen d'ancrer ça dans une réalité c'est d'impliquer le CNC d'impliquer le CNC et d'ailleurs je je lis sur le site du CNC parce que je pense qu'il faut il faut poser la question de la responsabilité du CNC je lis sur le site chargé de financer les créateurs d'aujourd'hui et de demain et de réguler les marchés du cinéma et de l'audiovisuel sa mission est aussi d'entretenir et de valoriser la mémoire du passé venant au soutien des auteurs et des artistes les plus singuliers il veille aussi à la santé la santé d'une industrie qui les emploie est-ce qu'il pourrait aussi veiller à la santé des personnes que cette industrie emploie financer permet quand même d'imposer un cahier des charges donc par exemple si la production ne peut pas sortir un film en effet c'est un coût terrible pour la production mais s'il y avait une charte qui que le CNC dans l'agrément du CNC une charte que le CNC imposé qu'elle soit signée qu'elle soit précise détaillée du premier jour de casting à la fin du tournage s'il y avait des des sanctions financières en cas de problème euh je pense que voilà par exemple quand on me dit que quand un producteur sollicite une aide publique il doit attester sur l'honneur qu'il est à jour du paiement de toutes ses cotisations sociales de la même manière s'il signe cette charte et qu'il s'engage à la faire respecter c'est c'est ça part du même principe et de la même morale et d'ailleurs et d'ailleurs que ce soit les coachs les référents les directeurs de casting la question n'est pas seulement de leur formation même si c'est important mais c'est aussi de savoir qui est responsable en tant en cas de dysfonctionnement pour qu'on refile pas ces job à n'importe qui il faut que ça engage non seulement la responsabilité mais aussi celle de de ceux qui les recrutent et qu'il y ait des des conséquences financières possibles voilà et et donc moi j'aimerais alors je vous dis un peu tout ça comme ça vous aurez pas à me poser la question après puis je peux m'en aller parce qu'on a une projection à laquelle on doit aller euh avant le tournage moi ce que j'aimerais qu' est dans cette charte alors je vous dis ça c'est c'est pas je ne parle pas qu'en mon nom hein c'est j'ai étudié tout ça avec le 5050 Lada j'en ai parlé parl parler parler parler pendant des heures pour demander de l'aide à toutes les personnes qui savent mieux que moi mais avant le tournage par exemple qui est une charte donc qui qui implique une bonne conduite signée par les les directeurs de casting une interdiction de demander au aux actrices et aux acteurs de se dénuder la présence d'un tiers obligatoire formé dans lors des castings enfants questionner le choix B pour les enfants sachant que quand vous êtes un enfant on choisit un choix a et un choix B si le choix a on n pas la validation de laad on prend le choix B donc il y a un enfant qui sait qu'il est le choix B et qui attend pendant x semaines ou mois de savoir s'il va devenir le choix a c'est quand même extrêmement malsin alors s'il y a pas d'autre choix que cette histoire de choix au moins d'accompagner psychologiquement l'enfant du choix B les agents qui représentent des enfants devraient être référencés et contrôlés avec une obligation de licence qui n'est pas le cas aujourd'hui demain votre votre voisin de palier peut décider qu'il va devenir enfant les enfants passent une visite médicale du travail âge un enfant les enfants passent une une visite médicale du travail ce sont les médecins de Tali santé c'est juste qu'il n'y a plus de il y a plus de médecin dans la commission qui donne la décision finale quit du médecin ça a été parmi les coupes budgétaires visiblement il faudrait demander qui siège réellement du coup lors de cette commission finale de de l'adriette préparation une coordinatrice d'intimité formée alors il faut que vous sachiez un truc que je trouve fascinant moi qui a vécu pendant les dernières années aux États-Unis il n'y a pas de formation en France pour il n'y a pas de formation euh pour être coordinatrice de d'intimité ça n'existe pas en France il faut aller se faire former en Angleterre en Allemagne alors il paraît que c'est en cours mais il n'y a pas de formation par exemple les coordinatrices comme il y en a les quelques coordinatrices d'intimité ont été formées à l'étranger euh il y a des productions qui engagent des des coordinatrices d'intimité mais elles ne sont pas diplômées ça pas dire que ce soit des gens de mauvaise volonté mais en tout cas elles ne sont pas diplômé euh les coach enfant ne sont pas formés non plus les les chaperons pour enfants pe peut-être peuvent-être absolument n'importe qui qui travaille dans la boîte de prod euh les contrats aux États-Unis alors aux États-Unis quand il y a des scènes de nudité c'est dans votre contrat exactement ce que vous accepter de montrer et de ne pas montrer vous pouvez pas arriver le matin sur un tournage et on vous dit tu enlève ta culotte ou euh finalement cette scène j'ai envie que tu pas de soutien gorge c'est pas possible c'est dans votre contrat il y a des clauses dans lesquelles vous mettez exactement voilà ici il n'y a aucun gardefous et comme les metteurs en scène n'en ont pas non plus euh le référent harcèlement donc en ce moment le référent harcèlement c'est une personne je ne sais pas qui exactement la désigne mais je crois que c'est la production et c'est une personne qui est désignée donc et qui fait partie des membres de l'équipe donc très très souvent c'est une personne choisie donc par le producteur et c'est une personne qui répond au producteur et la plupart du temps euh ces personnes peuvent être elles-mêmes le harceleur qu'est-ce que vous faites quand le le c'est le producteur qui vous harcèle à qui vous qui à quel référent allez-vous parler c'est impossible comme système il faut que le référent harcèlement soit une personne de l'extérieur et si par exemple et ensuite je vous dis des choses qui sont cette personne était liée à l'assurance puisque les assurances euh comme sur le modèle britannique par exemple la BBC dans leur dans toutes leur leur leur système ils comme les les assurances les syndicats qui doivent assumer les les conséquences s'il y a un problème sur un tournage si ce référent harcèlement était lié aux assurances du coup ce serait une tierce personne qui je sais pas en fait en tout cas quoi qu'il en soit il faut pas que ce soit il faudrait qu'il y ait deux référents un référent qui vient qui soit un référent de la prode mais qui soit élu et non pas désigné et un référent formé via un organisme au préalable et qui ne soit donc pas payé par la boîte de prod euh et qu' y ait des obligations de de protéger les référents qui dénoncent et de les protéger pour qu'ell ne soi pas blacklisté des productions euh voilà euh coach enfant obligatoire formé pendant et après le tournage voilà rendre opérante la clause assuranciel jusque-là il fallait une plainte et un signalement au procureur ce n'est pas réaliste don souvent les victimes ont besoin de temps pour porter plainte donc la la clause assurancielle ne se met pas en en route alors voilà j'ai plein d'autres idées hein et ça n'est pas ça n'est pas mes idées ça ne sont pas mes idées et j'ai notamment lu dans les détails justement tout ce qui se aux États-Unis et en Angleterre et c'est très intéressant ce qui se fait ce que ce que ce qu'a mis en place la BBC et notamment au niveau du travail des enfants ils ont tout un système extrêmement élaboré extrêmement précis où dans tous les cas de figure l'enfant est complètement entouré protégé que par des personnes formées enfin ce qui se passe en France mais on est c'est c'est hallucinant hallucinant c'est un c'est c'est c'est c'est complètement c'est rock and roll voilà ou moyenge voilà on est au Moyen-Âge en ce qui concerne la protection de l'enfant c'est et et et ce qui se passe encore aujourd'hui car ça n'est pas on n'est pas du tout en train de parler de de de de quand moi j'étais un enfant je vous parle de casting avec des enfants qui se font maltraiter aujourd'hui à l'heure actuelle passe la parole à Francesca paskini qui a fait le la proposition de de résolution et que tu tu nous présente alors déjà je voulais te remercier clémentine et les collègues aussi qui ont organisé cette rencontre essentiel et nécessairire de ce soir et puis remercier aussi Judit gaudrch parce que voilà j'estime enfin je prends mesure en tout cas de l'énergie qu'il faut pour porter ces sujets et j'imagine le nombre de personnes qui font appel à vous pour que vous puissiez porter leur voix et et je suis très admirative et puis le juge Édouard Duran s'est rencontré à plusieurs reprises et je pense que au nom de tous mes collègues ici ce soir je peux vous dire au combien cet espace de parole qui était la CIVIS nous manque j'avais eu l'occasion aussi d'assister à une étape du Tour de France de la civise à Grenoble l'année dernière et alors je ne sais pas comment vous avez fait pendant 3 ans à tenir le cap et aussi à aller de l'avant puisque 2h pour quelqu'un qui qui n'est pas habitué à entendre ce que ce qui ce qui est dit pendant ces moments-l sont diff difficile moi je me rappelle d'être sorti de cette étape du Tour de France et d'avoir erré dans les rues de Grenoble pendant 2h j'étais complètement vidée donc merci pour tout le travail que vous vous avez effectué sur ces 3 années et effectivement 82 recommandations euh moi je je connais tous les collègues qui sont présents ici ce soir certains sont avec moi à la délégation au droit des enfants et je peux vous dire que nous travaillons pour que ces propositions vivent et quand on travaille sur des sujets relatifs aux enfants enfant à la protection des mineurs ça ne s'arrête pas ou ça ne commence pas quand on arrive ici à l'Assemblée on rentre à la maison avec ces sujets on y pense la nuit ça nous écourte des nuits de sommeil et en tout cas je connais l'engagement de tous les collègues qui sont ici présents et je sais qu'on est capable de travailler ensemble même quand on appartient pas au même groupe tique et ça c'est c'est positif et c'est un message d'espoir parce que ces sujets là pass en transpartisan à l'Assemblée national et et on est content de pouvoir travailler tous ensemble et de pouvoir aussi compter sur le soutien des collègues sur ces questions donc moi je vais parler de façon très humble après vos deux prises de parole on a déposé une proposition de de résolution pour pouvoir travailler autour de la situation des mineurs dans les industries du cinéma du spectacle vivant et de la mode moi j'ai déposé cette proposition de résolution avec ma casquette de membre de la délégation au droits des enfants donc on a parlé des mineurs mais je sais que c'est essentiel parler aussi des femmes et on en a discuté avec Judit gaudrch donc il y aura un amendement qui va être déposé sur pour pouvoir élargir le périmètre de cette commission d'enquête que j'espère qu' verra le jour à la situation des femmes et probablement aussi de rajouter voilà le terme audiovisuel pour parler aussi de tout ce qui est série télé pub mais ça ça se la commission d'enquête n'a pas encore été voté donc il est encore possible de pouvoir élargir ces périmètres en déposant des amendements jus jusà vendredi euh elle va être votée en commission le 9 avril prochain et ensuite en séance le 2 mai ça a été très très vite sur cette commission d'enquête puisque nous l'avons déposé le matin de l'audition de Judit GARCH par la délégation au droits des femmes et la délégation au droits des enfants et moins de 24 he après elle était déjà devenue transpartisane et je crois que une dizaine de jours après elle était déjà inscrite à l'ordre du jour donc je remercie tous les collègues qui se sont mobilisé qui ont cossigné et puis ceux qui aussi ont pu porter notre voix en conférence des présidents pour montrer au combien c'était nécessaire donc aujourd'hui nous en sommes à 75 coignatures de groupes politiques voilà euh donc quoi vous dire d'autres euh elle partira sur 6 mois de travail on a de bonnes Chan de qu'elle soit voté enfin on voit pas quels seraient les obstacles pour qu'elle ne soit pas voté le le 2 mai donc on on l'espère on continue à travailler voilà avec avec des collègues de groupes différents pour s'assurer que qu'il n'y ait pas de qu'il n'y ait pas de d'obstacle et puis voilà mon équipe est complètement aussi engagée euh sur sur ce travail on sait que voilà on a quelques semaines devant nous pour euh continuer à convaincre et s'assurer qu'elle voit le jour et elle partira on l'espère euh pour 6 mois de travail 6 mois de travail on aura besoin de l'énergie de tout le monde euh et euh et on aura besoin aussi euh d'avoir vos points de vue euh que notre travail puisse être utile euh et euh que c'est c'est l'objectif d'une commission d'enquête hein mais on y mettra tous les énergies qu'il faut puisque on a plus envie comme vous l'avez dit euh euh de de de d'être une sorte de de sortte de poisson rouge qui tourne dans le même vocal et à chaque fois on on n pas être étonné des choses qu'on entend tout le monde était au courant euh tout le monde est au courant de de ce qui se passe maintenant il faut que ces choses-là soi rendu publi et rendu public avec un objectif très précis c'est qu'elle ne se reproduise plus et c'est un dans un objectif voilà altruist pour les générations qui vont vont s'engager dans dans dans le monde du cinéma dans le monde du spectacle mais mais pas seulement puisque voilà ça c'est c'est une catégorie bien précise mais on sait que ce type de violence n'a pas de frontière et n'a pas de limite euh et donc on se doit d'aller les débusquer partout où elles sont euh et et c'est notre objectif et je pense parler au nom de de tous mes collègues qui sont ici présents euh on ne lesésinera pas en énergie et on va y mettre tout notre cœur et c'est aussi je pense r justice à votre engagement et à vos pris de [Applaudissements] parole je me demandais si on faisait pas d'abord un tour parce que je vois des gens qui s communist des haut scè qui envie de de participer à la fanfare la commission des lois avz eu l'occasion de vous entendre dans le cadre de la proposition de loi de de notre collègue Santiago nous avions entendu précédemment Jean-Marc sauet qui nous avait rendu compte dans le cadre de la siaz de de ce déferlement d'horreur quoi vraiment et on sentait vraiment que ce qui était passé voulait dire qu'on était dans un monde le monde de d'après la sias n'est plus le même voilà et on pourrait dire la même chose de vous et de et de la silise moi ce que je voulais vous dire c'est on a beaucoup travaillé sur les violences intrafamiliales en commission des lois moi je me suis heurté et j'ai retenu une phrase qui m'a beaucoup vous avez dit je je le crois je le protège et je pense que pour les femmes c'est la même chose on les croit et on les protège et on demande pas au juges d'aller chercher des justifications et des certitude par rapport à ce qu'elle raconte et j'avoue avoir échoué puisque je me suis battu sur l'ordonnance de protection pour obtenir la suppression d'un certain nombre d'objectifs qui sont des carcans et qu'il faut croire la personne qui on n pas à aller se on n pas à se considérer comme juge nousmême même déjà d'une chose qui est racontée qui appartient à la personne et je pense que c'est un grand changement qu'on doit exiger et de la justice et de nous tous c'est-à-dire que la parole elle est d'abord prise comme elle est et on ne la met pas en doute sinon on on va dans l'escalade et dans le dénis et ça ça ça me paraît tout à fait enfin moi je l'ai ressenti comme un échec terrible de pas pouvoir conv de cela mais je crois vraiment que la parole doit être prise comme elle est quand un enfant parle il a raison et quand un adulte parle il a raison aussi don sinon on n arrivera pas ça ça me paraît enfin je sais pas ce que vous en penser mais je le sens vraiment comme un basculement qu'on doit avoir dans notre société où on n'examine pas avant au crible mais d'emblé on prend on traite et on protège voilà ce que je voulais vous dire allons-y euh elle m'accompagne d'accord euh Pascal Martin je suis à la délégation droits des femmes j'ai déjà rencontré le juge dur ran à plusieurs reprises et puisque ma collègue franchis paskini a parlé de ce Tour de France que vous avez accompli dans le cadre de ma civise j'ai retrouvé la date je vous ai rencontré le 19 novembre 2021 à Bordeaux à l'école de la magistrature et euh voilà ça fait déjà 3 ans oui presque et voilà j'ai j'ai en plus bon j'ai été très ému de vous entendre l'un et l'autre et je profite de cette assemblée pour dire que je j'ai été moi aussi victime d'inceste et que aujourd'hui je suis à la fois cette personne qui a eu bien du mal à parler j'ai attendu très longtemps avant de parler la première personne à qui j'ai parlé c'est Ernestine Rony que certaines d'entre vous connaissent sans doute Muriel Salmona et puis devant cette assemblée à Bordeaux j'ai pu dire devant une assemblée devant un public ce qui métait arrivé et je me rappelle de vos paroles monsieur Duron vous avez dit vous êtes une guerrière et si je suis à l'Assemblée aujourd'hui c'est pour faire la guerre tout ce qui arrive à ses enfants avec Judie gaudrch voilà et avec toutes ces femmes pardon euh non juste bon je m'appelle Alexis Corbi je suis député de saints- je vais poser une question parce qu'près euh bon c'est bouleversant tout ça je dit godr vous avez des mots très fort mais vous monsieur le juge je peux vous appeler comme ça euh est-ce que vous craignez pas que mes propos s'ils sont mal formulés que le fait que le débat s'engage grâce à Judit GARCH ou éventuellement au livre la famille à grandret qui est un espèce de miroir déformant de cette réalité donnant le sentiment que c'est surtout dans le milieu du cinéma ou dans des milieux intellectuel alors que quand il s'agit de 160000 enfants ça concerne mais je vous demande de me corriger tous les milieux sociaux est-ce que alors qu' comprennent bien c'est pas j'appelle pas parce que mais est-ce que c'est ce travail doit continuer aussi parce que le je le répète la parole de Jud GCH a un caractère déformant qui en plus je le vois bien peut être utilisé dans certains milieux politiques consiste à dire que c'est un certain milieu prétendument de gauche untello dans lequel il est de bon ton de tripoter les gamins parce que c'est la libération sexuelle mais donc vous comprenez ce que je suis en train de dire donc voilà peut-être quels éléments vous pouvez nous donner ou ou confirmer quand vous aurez le temps de me répondre sur fait est-ce que c'est vrai qu'en fait ça touche tout le monde de la même façon aussi bien comment dirais-je le banquier que l'ouvrier que le boulanger que les professeurs que les députés que que sais et que voilà alors après ma voisine dit a juste raison que le milieu du cinéma n aussi un milieu de technicien ouvri mais là c'est sou les victime voilà mais vous entendez ma c'est pas ma critique mais à ce que la parole se développe pour qu'elle soit encore mieux comprise par l'opinion publique sur le problème général que nous avons votre question extrêmement claire je confi ce que vous dites quel que soi ces violences ces violences de la maison traverse tous les milieux toutes les classes sociales toutes les cultures toutes les religions ce que l'on sait vous parlé d'tin Rony elle m'a appris ça je moi aussi je lui rends hommage c'est que plus une personne est investie dans sa pratique religieuse plus la sortie des violences est difficile parce que elle va comprimer encore plus la capacité de de de penser le fait de remettre la loi à sa place la vi de la victime VI et tous les milieux je pense que dans le cinéma comme vous l'avez dit je suis d'accord comme dans l'Église comme dans le sport il peut y avoir la gloire et la notoriété mais il y a toutes les classes sociales aussi toutes les religions et les mécanism sont les mêmes et la stratégie des agresseurs est la même quel que soit sa culture ou son sa fortune il recherche sa proie il isole il crée un climat de peur et de terreur il passe à l'acte il impose le silence il inverse la culpabilité il recherche des alliés il assure son impunité et si c'est pas un grand producteur mais le président d'une association de village il est toutpuissant aussi évid pvoir c'est une question de pouvoir bien et de rapport au pouvoir et nous sommes du côté du pouvoir et nous validons le système du pouvoir mais puisque vous posez la question sous l'angle d'une forme de défense vis-à-vis d'une instrumentalisation politique en votre défaveur moi il y a une chose que j'ai compris au printemps 2020 c'est que la plus radicale et la plus grande de toutes les inégalités entre les êtres humains c'est celle qui qui sépare les personnes qui vivent dans une maison qui est un lieu sécurité et les qui vivent dans une maison qui est un lieu de de terreur et de confrontation à la mort la première et la plus radicale et le l'approche sociale peut aussi être une manière de déni il y a toujours quelqu'un qui est puissant sur les autres et dans l'approche féministe on dirait l'homme est un bout pour l'homme et pour la femme mais si on avait une approche sociale on dirait il y a toujours plus pauvre plus démuni plus inentendable que soi-même et parfois c'est un billet il y a des des mouvements qui vont qui vont dire c'est c'est pour des raisons sociales qu'on a ce passage à l'acte la précarité on peut renverser l'argument c'est la plus radicale de toutes les inégalités vous vous demandiez si votre question était claire et moi je me demande si la ma réponse l'ès cl très clair Sarah alors bon d'abord me vous remercier d'être là euh et je pense que c'est pas une première parce qu'effectivement j dit on vous a déjà vu à la délégation au droit de l'enfant et puis le juge dur ran vous a déjà vu moi moi c'était dans le groupe d'études contre les violences intrafamilial qui est mal nommé d'ailleurs et puis en fait je crois que dans d'autres cadres euh laallégation droits de l'enfant vous a auditionné plusieurs fois et je pense que c'est ni ni tout à fait la première et j'espère pas la dernière parce que je je crois fermement que cette commission d'enquête verra le jour et que c'est c'est très précieux de vous entendre alors moi je suis à la commission des affaires culturelles et je m'occupe en particulier des question de culture et de cinéma même si je suis prof de français au départ donc voilà mais il se trouve que j'ai un conjoint qui qui est régisseur en cinéma je connait un petit peu par ce biais là qui un biais un peu aussi différent de de celui qui est plus voilà cette approche qu'on peut avoir parfois de penser que l'art s fait que par des artistes qui seraient en dehors de tout champ de travail et puis je la délégation au droits des des femmes et et donc du coup j'ai j'ai eu envie au même moment en fait de déposer une une commission d'enquête en fait toute façon quand on est à l'Assemblée on sait bien que parfois plus il y a de texte et plus il y afin je je signe aussi celle de Francesca et vraiment j'ai très très envie c'est super en plus si on intègre la question si on intègre la notion de de de femme enfin qu'on ouvre un petit peu parce que moi c'était peut-être ce qui me chagrinait c'est qu'on reste que sur droit des enfants et voilà je pensais qu'il fallait parler beaucoup de gens seraient soulagés de voir que pour les enfants ouais oui voilà je je pense qu'en plus aussi pour la perspective que vous avez donné sur la question de la temporalité c'estd que c'est le problème d'une commission d'enquête c'est qu'on est pas censé aborder des affaires judiciaires en cours mais je crois aussi que parler des des enfantCes et aussi parfois rassurant pour les gens parce qu'ils se disent bah tiens c'est les gens qui parlent maintenant c'était autrefois il y avait des murs différentes et cetera et je crois que là il faut parler d'un caractère systémique des violences sex sexuelle et donc sur les plus susceptibles d'être victime mais donc les femmes et les enfants et ceux qui sont les plus en fragiles euh enfin les plus fragiles dans notre société qu'on fragilise et euh voilà et moi j'ai essayé de tourner le texte mais bon c'est c'est complémentaire et et l'idée c'était surtout que il y a un maximum de textte qui soit déposé pour être sûr que on y arrive quoi donc là je crois qu'on est sur le bon chemin euh en mettant beaucoup sous l'angle de la question ou de l'omerta et de d'un mécanisme de prédation c'est que avec cette conviction que alors contrairement à ce que tu dis que justement quelque part le monde du cinéma du spectacle vivant de l'art au sens large mais particulièrement l'art des cors en fait plutôt en miroir grossissant que déformant parce que c'est toute une industrie parce qu'il y a des mécanismes de pouvoir de de plein de façons il y a du pouvoir économique mais il y a du pouvoir symbolique très fort il y a du pouvoir physique parce qu'on guide les corps et donc je pense qu'en fait on est plutôt dans un lieu qui est très grossissant sur qu'est-ce que qu'est-ce qui sont les conditions de pouvoir et de de de cumul des pouvoirs possibles qui permettent le fait qu'il y a un système de prédation et qu'on soit pas que en train de dire bah il se trouve qu'il y a des VSS là comme il y en a là comme on sait par exemple que dans le monde politique il y en a parce que c'est aussi un monde de pouvoir et qu'en fait à chaque fois que se niche le pouvoir et à chaque fois que s'entrecroise les types de pouvoirs et ben on démultiplie non seulement les risques que ça se produise mais aussi domerta et ça c'était un peu mon sujet où j'aspire j'espère que dans cette commission d'enquête on pourra parler de ce phénomène là parce qu'en fait ça revient dans ce que vous dites en permanence la question du silence et donc pas seulement sous l'angle comment doit changer le droit euh pour apporter notamment j'entends que pour les enfants c'est tout à fait indispensable parce que il y a clairement des choses à apporter qui sont des absente du droit du travail pour les enfants mais par exemple dans le droit du travail il y a des lois contre le harcèlement contre enfin en fait tout ce qu'on décrit là c'est des trucs qui sont déjà hors la loi et la question c'est quels sont a par contre il y a pas de responsabilité des gens qui savent il y a pas de mise en responsabilité il y a pas voilà ce fameux ce qu'il faut travailler c'est comment la peur change de quand et le fameux risque en fait il faut qu'on y perde de couvrir il faut qu'on perde du pouvoir à couvrir il faut qu'on perde de l'argent il faut qu'on perde de la domination économique symbolique il faut que c'est pour ça qu'il faut aussi que ce soit la honte enfin moi j'en suis voilà je suis convaincu que le sujet de faut pas écorner les images des au contraire ils ont du pouvoir symbolique il faut aussi que leur pouvoir symbolique il soit attaqué il faut aussi ne pas séparer l'homme de de l'œuvre parce que c'est un des lieux où se niche leur domination c'est le pouvoir symbolique que le prête la société le pouvoir économique et financier évidemment et du coup j'aspire à ce qu'on arrive à à voilà mettre ça au jour et à aussi du coup avoir des propositions qui sont aussi des propositions pour l'art parce qu'en réalité vous l'avez dit très bien je c'est une couverture c'est une enfin y a ce enfin voilà quelque chose de spécifique que j'aimerais qu'on aborde qui est cette cette dimension symbolique qui fait que en fait on couvre des choses dans l'art au nom de l'art qu'on assumerait moins de qu'on couvre en fait très largement la société mais qu'on doit couvrir par d'autres biais dans la société parce que on arrive plus facilement avec l'art à à exempter d'une certaine responsabilité à auréoler d'un pouvoir s ça et je pense que ça aussi on doit s'en saisir comme législateur même si ça paraît plus comment dire tu quoi enfin voilà mais c'est ça fait partie voilà les angle de réflexion et j' j'aimerais beaucoup vous en prend donc jean-fançis cou je suis député la France insoumise membre aussi de la délégation au droit des femmes et commissaire au lois membre de la commission de lois on a eu l'occasion de vous auditionner monsieur le juge merci à vous deux c'est très courageux de de de mettre à la lumière tout ce qui se passe dans cette industrie du cinéma où finalement on se rend compte quand on y connaît pas grand-chose moi je suis complètement extérieur à ce mondelà et c'est assez sidérant de voir le côté systémique de de des agressions qui ont lieu on a l'impression en permanence sur tous les plateaux sur toutes les productions alors j'étais sensible à votre proposition de de de de faire en sorte qu'il y ait une une sanction financière et ça passe par cette particularité du cinéma français qui est le financement largement subventionné par le CNC et peut-être que là effectivement il y a quelque chose un mécanisme à imaginé de bonus malus en quelque sorte selon on va dire les comportements qui sont observés sur les plateau les dénonciations qui peuvent avoir lieu quand les gens ont le courage de de procéder à ces dénonciations et de faire en sorte qu'il en quelque sorte une un classement ou on va dire des des évaluations de risque en quelque sorte qui peuvent coûter cher effectivement à des productions des producteurs des réalisateurs des acteurs des techniciens qui ne respecteraient pas cette charte que vous avez évoqué je pense qu'il doit y avoir quelque chose d'assez simple finalement et vertueux à mettre en place pour pour faire pour conditionner tout ce subventionnement mais c'estàdire que le père le père le patriarque du du film de la production c'est le producteur alors il y a le producteur qui serait comme une sorte de figure et ensuite il y a le père réalisateur tout ces figures patriarcales et paternelles d'ailleurs sur dans le cinéma il y a aussi des figures paternelles et on est on est dans dans un dans des cadres aussi de de dans lesquels par exemple des des des des des personnes partent ensemble pendant de longs mois loin loin de leur famille il y a des enfants qui se retrouvent sur des tournages des enfants de 8 ans qui se retrouvent pendant 15 jours sans leurs parents par exemple parce qu'évidemment il y a aucune obligation qu'il y a un un chaperon euh euh formé pour les accompagner c'est des enfants qui se retrouvent tout seul sans leurs parents pendant des fois 15 parfois 15 jours récemment m'attendit sur un tournage euh euh et et et en fait à partir du moment où le le le père le le le voilà le le la la la figure du du du producteur le producteur a des responsabilités des obligations il va devoir faire régner dans sa famille une forme de de de de loi il va il va il va créer un cadre et il va il va être responsable alors est-ce que tout doit reposer sur les épaules du producteur euh des producteurs diront que c'est probablement injuste et alors on peut pas tout contrôler oui mais à partir du moment où on connaît les règles du jeu la charte et que voilà et ben on plî on joue on est on est dans ce cadre et on le respecte et au jour d'aujourd'hui il n'y a aucune conséquence il y a des choses qui sont il y a un tournage sur lequel un réalisateur il y a une productrice la productrice d'avenu B qui qui s'est très très bien qui a suggéré une situation donc il y a des situations qui elle a écarté le réalisateur immédiatement du tournage et elle l'a mis à l'écart complet de l'équipe donc il y a des il y a des il y a des idées il y a des gens qui savent comment gérer des situations de crise et cetera mais c'est vrai que quand vous parlez de l'église vous parlez de la famille vous parlez d'un univers incestueux le cinéma il y a aussi dans dans le cinéma ce côté culte il y a ce côté église c'est-à-dire que les les personnes les personnes qui qui entourent certains réalisateurs abusifs et certains réalisateurs et les personnes qui font des castings avec des enfants et qui se comportent avec des enfants de manière absolument inacceptable travaille pour des réalisateurs qui ne les traitent pas j'en sais rien je je je je je présume pas toujours forcément bien ou et il y a des des techniciennes qui sont entourées qui travaillent dans dans le autour de réalisateurs qui doivent également les les les traiter mal mais elle continue de travailler avec ces réalisateurs pourquoi parce qu'il y a de l'emprise parce qu'il y a cette figure paternelle parce qu'on s'accroche à une histoire qui est la nôtre on s'encre film après film comme ça dans l'histoire de quelqu'un il écrit son histoire et nous écrivons la nôtre à ses côtés donc il y a cette espèce de vision du monde de vision de il y a il y a ce côté religieux on rentre en religion pour un réalisateur pour un auteur mais c'est en politique on voit très très bien ça nous parle bien voilà et il y a ce côté figure paternelle c'est-à-dire que quand vous êtes une petite fille et qu'on vous dit tu vas aller répéter dans la pièce avec le metteur en scène et que vous avez 7 ans vous allez répéter avec une figure paternelle est-ce que vous savez que cette figure paternelle va éventuellement vous parler mal ou et si cette personne cette figure paternelle vous parle mal est-ce que vous allez lui résister la mettre en cause cette figure paternelle non vous allez vous dire mais ah alors qu'est-ce que je fais vous allez pleurer vous allez vous dire que vous êtes nul que vous allez peut-être être grondé même parce que vous avez pas été bien dans la scène et que le enfin donc c'est c'est un c'est une famille qui c'est des c'est des c'est des schémas familiaux qui se reproduisent à l'infini sur les tournages donc donc quand on quand le juge durant parle et quand je lis son livre et quand je l'écoute parler je ne suis pas en train de regarder quelqu'un qui me parle d'un univers et de situation et et d'e d'une bataille qui est étrangère à la mienne je je suis en train d'entendre quelqu'un qui parle de moi alors c'est une autre version euh puisque moi c'était pas dans ma famille mais c'était dans ma famille du cinéma celle qu'on appelle que je trouve complètement absurde hein cette expression veut bien dire ce qu'elle veut dire d'ailleurs mais mais mais mais mais voilà et d'ailleurs pour en revenir au CNC c'est vrai que c'est une c'est une réflexion que je me suis faite en passant et avec un peu d'ironie mais je me suis dit tiens c'est étrange nous avons un homme qui est absolument désintéressé qui fait les choses qui se bat qui s'est battu toute sa vie et qui s'est consacré toute sa vie au au bien-être et et à la à la à la au souci de l'autre de l'enfant à qui a passé sa vie à réfléchir à penser à se dévouer à comment euh protéger comment comment se mettre euh euh au niveau s'élev au niau niveau de l'enfant comme il le dit il a passé toute sa vie à ça donc il a passé toute sa vie pour résumer à s'occuper des autres hein et cet hommelà est est pour moi irremplaçable alors il est irremplaçable pourquoi pas il y a évidemment qu'il y a d'autres personnes qui travaillent avec les enfants qu'il y a d'autres personnes qui ont des propositions à faire qu'il y a d'autres personnes qui savent comment s'occuper et faire face à ces questions là mais c'est c'est en effet c'est un leader alors est-ce qu'on peut le lui reprocher c'est un leader moi j'ai rencontré un leader un leader pourquoi mais dans le sens le plus dans le sens le plus noble du terme un leader c'est-à-dire quelqu'un qui est profondément ancré dans sa vérité profondément sincère qu'on ne peut pas acheter qu'on ne peut pas pervertir qu'on ne peut pas séduire qui n'a pas d'ambition autre que de faire quelque chose de bien avec une morale irréprochable ce leader là a été viré de la civise exactement Dominique botona est à la tête du est à la tête du CNC je ne comprends pas plus je ne comprends pas c'estd pour est que est irremplaçable etouard dur est remplaçable je ne comprends pas et je vis je travaille dans cette industrie du cinéma dans cette grande famille incestueuse qui est le cinéma qui est représenté par le CNC et une fois de plus je vais le dire mais je peux le dire autant de fois qu'on veut j'ai l' d'un perroquet qui se répète à l'assablement et ça n'a aucun impact aucun à la tête de de cet institut qui représente le cinéma et Dieu sait que je donne en ce moment des interviews pour le New York Times pour plein de journaux étrangers où je me dis tiens peut-être que la France va se commencer à se poser de vraies questions si elle est vu si les choses si depuis l'étranger si l'opinion publique internationale si on nous regarde et comf je veux dire j'imagine le CNC aux États-Unis après l'affaire wistein et cetera et on aurait gardé un type comme bouton le problème n'est pas le problème n pas le suj n'est pas celle de la présomption d'innocence le sujet c'est celui d'une famille malade une grande famille malade qui va mal dans lequel tout est permis qui vit dans l'impunité depuis des années et où il faut prendre des décisions et marquer le coup et qu'il y ait des symboles forts et des gens avec une morale irréprochable le temps d'un instant on ne sait jamais pendant combien de temps jusqu'à ce qu'on découvre quelque chose mais en tout cas et et cette personne n'est pas irremplaçable Édouard Duran est une des personnes les plus remarquables que j'ai rencontré de toute ma vie il est irremplaçable il est irremplaçable je ne je ne comprends pas pourquoi Édouard n'est plus à la tête de la civise et je pense qu'il faut qu' qu' du plus il faut il faut qu'il y ait une autre une proposition il faut proposer autre chose je pense parce que une fois encore je pense que que euh à cet endroit-là je ne sais pas pourquoi je l'ignore il y a un blocage et je pense que éedouard doit avoir son lieu doit avoir des des des outils doit avoir c'est un endroit à lui pour pouvoir euh servir les autres servir les autres il y a des il y aura des grandes figures en France de de personnes absolument remarquables il y a eu l'abé pierre pour moi il y aura Édouard durant voilà non mais c'est je le dis sans aucune c'est quelqu'un d'exceptionnel je je veux dire il faut dire ce qui est voilà et et et moi j'ai eu la chance non non alors on me l'a présenté on me disait mais tu on me disait mais attend tout ce que tu dis oui mais est-ce que tu as rencontré Édouard Durand mais oui mais attends il faut tu comprends pas il faut que tu rencontres Édouard Durand et claudtil M Camille couchnard j'ai eu la chance de rencontrer éedouard Durand c'était un nom qui flottait comme ça comme une espèce de petite chanson qui revenait à mes oreilles et j'ai rencontré Édouard Durand mais j'ai compris j'ai compris c'est pas c'est pas parce que c'est c'est c'est pas un gourou c'est un leader mais on on en veut des leaders enfin je veux dire il y a pas de il a j'entends des trucs ah oui mais alors si je comprends pas c'est un type exceptionnel il est exceptionnel Point Bar c'est extrêmement rare et on est tous entourés de gens exceptionnels mais qu' on 50 intérêts et agendas derrière et qui ont fait une liste de toutes les choses qu'ils voulaient dans leur vie et ils se disent que pour graver les échelons pour aller là il va falloir qu'il passe par là qu'il passe par là qu' passe qu'il fasse semblant d'être un humaniste semblant de s'intéresser aux femmes semblant de s'intéresser aux enfants semblant de faire c semblant de faire ça et puis tout coup paf tout explose lui ça ça n'arrivera jamais voilà moi je mets j'en mets ma tête à à couper donc que si on ne lui rend pas sa civise don donnons-lui autre chose autre chose et je me propose je me propose je j'aimerais en tout cas voilà pardon désolé j'ai fini j'ai fini j'aimerais que tout soit vrai évidemment euh c'est mais il y a une chose que je supporte pas c'est la mise en cause de la sincérité de mon engagement donc je suis merci vraiment merci euh mais après je je voulais dire des choses mais non peut-être ce que je peux dire c'est que quand vous vous parliez de en lien avec ce qu'avait dit Judith GARCH de de de la peur ou du courage de de de dénoncer et cetera le le lien est que quand on veut discréditer le réel on discrédite le porteur du réel l'enfant d'abord dans 92 % descarts l'adulte protecteur autour de l'enfant et toute personne qui donne crédit à la parole des victimes des enfants et des adultes principalement des femmes donc tant qu'on ne protège pas l'intégrité des messagers on on on ne fait que augmenter la peur la contrepartie de la révélation c'est la protection ça très important parce que sinon on envoie les gens on les projette dans l'enfer avec la bonne conscience de dire il faut parler mais on discrédite le message quel qu'il soit compris quand il prés d'ailleurs mais dans le milieu et sur le la religion et l'inceste bien dans le sport on pourrait dire aussi a parlé d'inceste mon père bon dans on parle de la religion du sport et les enfants sont isolés de la même manière et tout le monde est fasciné par celui qui va faire de la victime quelqu'un d'autre d'unique comme très finement Jud je l'a dit à plusieurs reprises merciandr peut-êre pardonandrine député de Paris écologiste euh moi je voudrais enfin juste m'adresser aux députés qui sont autour de cette table dire que nous avons une responsabilité dans cette affaire ça a été extrêmement bien dit interpellé et cetera mais en fait au-delà d'une commission d'enquête au-delà il y a quand même tout un tas d'amendements qu'on peut faire sur l'ensemble des textes et il y a eu des députés autour de ces table qui étaient dans des groupes différents et je voudrais vraiment qu'on retrouve les propositions de la civise par exemple dans le PLF par exemple dans le PLF S on va pouvoir faire des amendements sur le psychotrauma sur le financement des associations et qu'on se soutienne dans chacun de nos groupes au moment où on défende ses amendements pour que ça dépasse la question des uns contre les autres de la nupesse contre les autres de la minorité présidentielle majorité présidentielle contre les autres et cetera et qu'en fait on fasse vraiment avancer mais mais que ce soit un travail de fond mais al il y aura pas de grande loi civise ça j'y crois pas un instant par contre ce qui peut y avoir c'est que dans les 82 propositions petit à petit dans chacun des textes qui nous est présenté on arrive à faire passer les amendements mais pour ça ça nous demande vraiment aussi d'être solidaire et je le pose parce que moi j'ai j'ai parfois été très surprise du fait que des des des choses qui paraissaient consensuelles avant d'entrer dans la discussion de chaque texte ou de chaque amendement soudain prenez des allure très clivante et partisane alors même que c'était des choses que nous avions tous et toutes défendu à l' exérieur des des commissions et donc peut-être que nous pourrions faire un pacte le pacte qu'on pourrait appeler durant gar je sais pas où godr durant enfin je sais pas mais un pacte vraiment où on s'entraide où on s'entraide sur ces amendements et on se soutient à l'intérieur de nos groupes parce que ce qui se passe c'est que nous sommes aussi isolés à l'intérieur de nos groupes et qu'il faut pas se mentir là-dessus et que nous n'y parviendrons que si les voix que nous portons sont justement bien plus fortes et bien plus solidaires que nous ne le sommes actuellement c'est au moins le v que je pose ici ce n'est pas une question qui vous est adressée mais c'est une recommandation pour nous tous et tout je veux bien dire un mot moi je suis collaboratrice je travaille pour Rachel kké euh voilà je suis ici à titre personnel En tant collaboratrice je m'intéresse comme beaucoup de gens pour des raisons biographiques aux questions d'antisexisme et puis aussi du milieu du cinéma et je suis notamment pas mal les travaux de la CGT spectacle qui avancent beaucoup sur ces questions là ces derniers temps et moi je voulais simplement faire une remarque mais qui est aussi une question c'est que bon on est dans un lieu ici où on fait la loi mais on sait que la loi elle se fait dans un contexte social et que aujourd'hui si on en est là c'est parce queil y a eu un mouvement féministe euh et que il y a des inquiétudes quand même je pense assz importante à avoir ces dernières années sur le backlash que subit le mouvement féministe et je pense que tout ce dont on parle aujourd'hui pourra s'inscrire dans la loi et s'inscrire durablement dans la loi si on a un mouvement féministe derrière parce qu'il y a un ensemble d'intérêts sociaux ça a été dit plusieurs fois le patriarcat enfin le capitalisme voilà qui font que il y a une durabilité de ces ces oppressions là et donc je pense que une de nos responsabilités aussi c'est de réfléchir à comment est-ce qu'on aide à traduire les discussions qu'on a ici dans des revendications qui sont SAES qui peuvent faire écho qui peuvent être un catalyseur il s'agit pas de dire qu'on va apprendre aux gens une réalité sociale mais il s'agit de réfléchir à comment on peut le traduire et comment on peut s'inscrire dans un un mouvement social parce que sans soutien du mouvement féministe on obtiendra rien de durable donc ça ça me semble important et à ce titre je me demandais s'il y avait un certain nombre de revendication qui vous semble pouvoir aujourd'hui faire un large écho socialement et qui pourrait être largement repris parce que c'est aussi comme ça qu'on avance on sait que les les mouvements sociaux s'incarnent dans une revendication un mouvement qui est très limité par rapport à à la rité de ce qui est subi mais c'est aussi comme ça qu'on fait avancer les choses donc je pense qu'on a un intérêt enfin voilà on a un intérêt même ici en tant que personnees qui font la loi à se poser ces ces questions là voilà souscrire en tout point la déclaration que vous venez de faire il y aurait pas de progrès dans le la protection de l'enfance sans l'approche féministe de la protection de ance la CIV d'un certain point de vue était le point de jonction des deux mais le le droit pénal de l'enfance est une revendication des ligues des femmes de Chicago à la fin du 19e siècle exactement et cetera et cetera et les hommes victimes de violence de la maison ou de violence de l'intime ne sont que protégés que parce que les féministes ont inventé des dispositifs de protection qui qui leur bénéficie à juste titre bien sûr donc merci d'avoir politisé cette question là euh s'il y avait une seule mesure c'est c'est un défi pour moi de choisir parmi les les 82 je commencerai par le repérage donner un visage aux enfants victimes c'est une question qui est vraiment pour moi profondément politique parce que c'est à la fois une question sociale morale économique pratique et judiciaire c'est le repérage par le questionnement systématique auprès des enfants et des adultes et je fais un petit préambule je je pense qu'il est possible de veiller dans tout ce que vous ferait avoir une préoccupation particulière moi je parle des enfants mais je je suis très aussi impliqué sur le la lutte contre les violences conjugales si on parle des violences sexuelles faites aux enfants qui a accès au corps de l'enfant la question est qui a accès au corps deenfant il y a des personnes qui choisissent les engagements qui donnent accès au corps de l'enfant et ensuite il faut qu'il y ait suffisamment de professionnels formés dans les écoles les hôpitaux les services sociaux et ailleurs pour pouvoir pratiquer le repérage par le questionnement systématique nous avons préconisé un rendez-vous annuel minimum garanti c'est-à-dire que on peut concrètement dans notre société on peut estimer que il est nécessaire que soit justifié chaque année qu'un enfant a eu ce rendez-vous où on aura évalué son bien-être son développement et posé la question des violences si l'enfant est à l'école bien ça peut être à l'école si en plus d'être à l'école il est confié à l'aidere sociale à l'enfance et bien dans département on pourra faire un protocole pour dire que ce sera dans le cadre de l'aide sociale à l'enfance que ce mais garantir au moins un rendez-vous et poser la question des violences à tous les enfants et on a parlé de formation évidemment la civise a parler de formation ne s'est pas contenté de dire qu'il fallait former la formation est une question hautement politique est le fait d'assumer un contenu et donc nous avons fait un programme de formation et un plan de formation pour l'entretien avec l'enfant pour l'entretien avec l'enfant porteur d'un handicap porteur d'un handicap cognitif et garantir que cette formation va être mise en sous votre contrôle avec des facteurs de risque particuliers grossesse des mineurs grossesse menée à terme ou grossesse interrompue des points d'attention spécifique de vulnérabilité spécifique qui comporte une exigence spécifique de repérage la contrepartie de la politique publique du repérage par le questionnement systématique qui finira toujours par reposer sur les épaules d'une personne en chair et en os qui sera devant une femme adulte ou un enfant ou un homme adulte c'est de les protéger c'est pourquoi nous avions dit cellule de soutien pour les professionnels moi je suis juge des enfants j'ai en audience un enfant tout petit ou adolescente adolescent qui me dit je suis victime de viol et ben je suis comme tout le monde c'est la sidération et nous devons être capable d'organiser un système qui permette de prendre son téléphone et d'avoir au bout du film quelqu'un qui sera porteur de la même doctrine et pas un aléa de on ne sait pas qui c'est mais il y aura quelqu'un comme les coachs on sait pas qui c'est les coordinateurs d'intimité on ne sait pas qui c'est mais de garantir la fiabilité d'une doctrine d'une ligne de conduite et la protection discipinaire naturel je dis juste sur les rendez-vous annuel parce que il y a de nombreux endroits enfin il y a des villes où ça existe grâce au PNI les protections maternelle et infantile quand elles ont suffisamment de médecins et qu'elles sont suffisamment doté par les départements à la maternelle avant les 4 ans il y a un rendez-vous qui qui a lieu dans toutes les écoles maternelles pour chaque enfant et normalement c'est un médecin qui est censé y aller mais comme il y a restriction budgétaire à tout point de vue les protections maternelles il sont vidés de leurs moyens donc ça a été pendant un temps des infirmières puis maintenant c'est même plus un rendez-vous annuel mais qui pourrait tout à fait avoir lieu aussi dans les école primaire puisque l'âge correspond donc enfin ça a existé et ça existe encore dans des endroits on a des points d'appui en réalité dans les politiques publiques pour le faire on a des professionnels pour le faire la question c'est de pouvoir leur donner les moyens de de pratiquer ce rendez-vous dans dans les écoles ce repérage il est chiffré combien coûterait de faire ce repérage j'ai pas dans le détail hein mais une un ordre de grandeur il il coûterait rien il est par exemple il est pratiqué maintenant quand les médecins demandent les les antécédents cardiovasculaires de la famille c'ester que chaque année si vous prenez l'exemple de l'école nous on est mobilisé dans mon département parce qu'il y a il y a un médecin scolaire moi je ne vous parle pas pas de médecin scolaire rendez-vous gratuit il existe cha enfin attendez moi je ne parle pas de dispositif et je ne parle jamais de dispositif je parle de doctrine les personnes qui sont là sont déjà capables de poser la question bien sûr qu'il faudra des médecins scolaires et des assistantes sociales scolaires et des infirmières scolaires évidemment et et des éducateurs dans dans les dans dans les foyers de l' sociale à l'enfance bien sûr 9,7 milliard d'euros chaque année c'est le CO du dé c'est une marge assez importante si vous voulez les médecins actuels c'est moi je là je fais pas le chiffrage parce que je pense que c'est intégré dans une pratique le les séances d'éducation à la vie affective qui ne sont pas mis en place sont aussi des lieux de repérage évidemment là on peut faire le chiffrage de la mise en effective des séances d'éducation à la vie affective parce que on créerait quelque chose de nouveau mais dans la pratique de des cours d'éducation civique dans la pratique oui mais là il faut un rendez-vous seul à seul pour que pour qu'un enfant puisse parler il faut qu'il soit seul avec un tous les enfants vont chez le médecin oui mais sils y vont seuls moi quand j'emmène mes enfants chez le médecin en je actuellement actement les enfants ne vont pas vraent chez MDE HM moi il ils sont pas allés chaque année et je restec ils vont chez le médecin ou à l'école la vérité je pas à l'aide sociale à l'fance ou à la PMI vous voyez quand nous disons un rendez-vous annuel nous ne disons pas il faut financer un rendez-vous spécifique avec un professionnel spécifique mais qu'il puisse être garanti mais je vous moi je trouve que ça se discute je ve dire qu'il ait un rendez-vous avec quelqu'un qui n'est justement pas le médecin pas le prof pas quelqu'un qu'on va revoir quelqu'un qu'on voit voilà c'est obligatoire d'aller parler à quelqu'un qu'on ne va pas revoir qu'on ne connaî pas par ailleurs et cetera quelqu'un de très revche ça va ça va induire un cou en fait P question je pense que c'est pour ça que la solution queose le juge dur R est peut-être plus adaptable plus rapide plus facile à mettre en œuvre parce qu'il y a déjà des gens sur place on n pas besoin de mettre en place donc un nouveau dispositif pour que ces personnes posent une petite question supplémentaire je pense que c'est ça mais ce qu'on veut pointer sa bien c'est qu'on constate socialement aujourdhui des gamins ne voi pas de médec m à l'école c'est c'est qu' y a encore beaucoup de gens qui pensent aujourd'hui que pas poser une question et poser une question ça c'est ce que j'avais appris avec le CFC collec cont C dire en fait non la violence c'est de pas donner le cadre pour entendre et poser la question et même reposer la question et même si le gamin il a trois fois dans l'année quelqu'un qui lui pose la question parce que le médecin il a intégré le truc maisussi le prof et aussi le et ben en fait ça va pas ça Redou ch ouais de dire y compris aux enfants et c'est intégré dans ma ma pratique il y a pas de surcoup c'est un le le les types de soutien social que j'ai évoqué tout à l'heure on ont des conséquences évidemment l'absence de soutien social ensuite a des conséquences sur prévalence plus importante dans les conduites d'opposition à la loi et bien y compris aux adolescents d l'INC est-ce que quelqu'un vous a fait déjà fait du mal comment ça se passe à la maison au petit parfois il y a des enfants qui me disent que on leur fait des choses qu'ils n'aiment pas est-ce que toi ça t'arrive ça t'arrive tu peux me dire je je je je balaille pas la question du chiffrage parce que j'ai je serais pas capable d'y répondre précisément mais je me donc je me je me couvre derrière les 9,7 milliards qui est quand même saluant cet effort de chiffrage qui est inédit et qui est à peu près de l'ordre de 10 milliards aussi en Grande-Bretagne mais en faire un maillage oui d'organiser un maillage et une doctrine une doctrine do CIV fait un outil comme l' prof ern Missa et les autres avec un courtmétrage et une une conduite à tenir parce que si on a cette exigence vis-à-vis de personnes qui vont être chargé de cette politique publique du soutien social il faut les soutenir avant par la formation après par les protections disciplinaires et le je me permets je pense aussi que beaucoup de gens euh qui peuvent être médecins qui peuvent être voilà des métiers qui sont des métiers de soins de de lien euh c'est c'est pas une parole qu'on a envie d'entendre beaucoup enfin je en non mais je je dis je mets les pieds dans le plat là-dessus pour pour pour pour avoir moi-même vécu tellement la situation quand quand on pense que c'est possible de le dire et même après l'airm tout et cetera et que vous êtes à table avec des gens bienveillants des proches des gens qui peuvent avoir des métiers ouverts et que vous balancez ben moi j'été victime de viol mais c'est immédiat tout le monde se ferme mais qu'est-ce qu'elle vient de nous emmerder avec son truc quoi et et en fait les gens sont pas prêts à à je sais pas comment donc il faut ça suppose aussi des gens qui dans leur propre histoire dans leur propre qui dépassent leur leur parce que c'est c'est un sujet qui touche à l'intimité de façon extrêmement forte de de de je je sais pas comment le le dire et donc je pense que que tout le monde n'est pas en capacité c'est pas juste en ayant vu un film ça de pouvoir supporter d'entendre véritablement ça or je pense que l'enfant en particulier sent si vraiment il y a quelqu'un qui est sincèrement capable d'entendre ce qu'il va lui dire et moi je pense que les enfants le le ressentent si c'est possible ou pas de le dire ça veut pas dire si c'est possible qu'ils vont le dire mais pour arriver à le dire il faut aussi ressentir je pense la la la possibilité de de d'entendre cette par je sais pas si je suis c'est pour ça que je je m'inquiète de quelque chose qui serait juste un dispositif ou en fait un maillage les gens on leur passe un film on j'ai l'impression que c'est beaucoup plus complexe que ça je suis complètement d'accord mais bon peut-être j'exagère he non non non je suis parfaitement d'accord une nouvelle culture noch une nouvelle façon de parler avec c'est c'est que moi je je le dis avec mon expérience précédente d'enseignante on a peur aussi souvent d'entendre certaines choses c'estd que parfois sur un enfant dans une école on se pose des questions et puis on sait que à la fin de l'année cet enfant voilà partira l'année suivante dans une autre classe et en fait j'ai l'impression que parfois on se voilà on passe le le fardeau entre guillemets à un autre collègue parce que on sait que l'enfant changera de classe tous les ans et que finalement on a peur de tout ce que l'enfant pourrait dénoncer de tout ce que ça va engendrer suite à ces dénonciations je pense qu'il y a aussi beaucoup de ça beaucoup de peur d'entendre certaines choses de tous les professionnels moi à chaque fois j'ai amené mes enfants chez le pédiatre jamais personne leur a posé la question de savoir s'ils avaient été victime de de de violence quelle qu'elle soit et puis il y a aussi une autre question c'est que de plus en plus et j'en discutais avec un AP la semaine dernière en sa pas euh on n'arrive pas à à mobiliser les informations quand un enfant déménage quand un enfant se rend aux urgences plusieurs fois euh et il se rend parfois même dans le même service d'urgence euh on a du mal en fait à à remonter les informations pour se dire ah tiens c'est bizarre cet enfant est quand même venu plusieurs fois à chaque fois il y avait une chute il y avait des Bleus euh ces informations là remontent mal aussi euh il y a de plus en plus de parents qui n'ont pas de carnet de santé donc il y a aucune information sur le vécu médical de l'enfant alors que ça serait quand même super facile de regrouper toutes ces informations d'un point de vue euh numérique et pas sur un outil papier que les enfants que les parents n'emmènent plus avec eux euh il m'est arrivé aussi en tant qu'enseignante quand il y avait des rares visites d'infirmière scolaire sur une classe de 30 élèves il y en avait cinq qui ramenaient le carnet de santé et parfois il y a aussi des carnets de santé qui sont complètement vides comme si si l'enfant avait juste fait les vaccins qui étaient obligatoire les visites médicales dont on parlait tout à l'heure pas tous les enfants les font et puis finalement bah personne contrôle si en réalité elles ont été faites ou pas alors que ça serait facile avec une carte de sécurité sociale de s'assurer que les enfants et passer une visite médicale moi je pense qu'on a énormément d'outils mais que d'une part c'est c'est vraiment une question de volonté euh et c'est aussi une question de de volonté de se dire et bah on va aller fouiller euh on va aller entendre on va aller débusquer des situations qui nous semblent difficiles et on va prendre notre courage tous à deux bras et euh et et et sortir en fait de toutes ces situations qui nous semblent flou et qui finalement perpétue dans le temps on reste dans le fr dans le flou on préfère rester dans le flou plutôt que de savoir ce qui s'est passé plutôt de que de se dire que on va entendre des choses euh contre lesquelles parfois on se protège et c'est cette forme de protection que que qu'on qu'on s'inflige qui finalement fait que bah non moi je vais pas voir et je je je passe au collègue qui lui peut-être aura le courage de dénoncer et puis ce collègue là va le passer à un autre collègue et et c'est ce qui se passe tous les jours c'est ce qui se passe tous les jours les enseignants sont en des classes avec trop d'élèves euh ils ont des élèves en situation de handicap qui ne sont pas accompagn l'école est l'endroit où vend tous les enfants mais finalement l'école euh n'est pas prête aujourd'hui tel qu'elle est avec les moyens qu'elle a à pouvoir entendre ces enfants-là et à pouvoir aller débusquer ces situation de violenceinstitution école n'incite pas à ça enfin je je crois que s'il y avait une volonté politique là où il y a une volonté politique il y a un chemin et en l'occurrence là l'école fait tout pour ne pas voir tout pour ne pas voir parce qu'on le sait qu'il y a trois gamins par par par classe et et un enseignant qui signale n'a aucun soutien de sa hiérarchie d'une manière donc en fait il y a une institution qui protège et qui ne veut pas se prendre le chemin de ça donc protège qui se protège qui protège les agresseurs et qui pour ça tout à l'heure quand je parlais de chaîne de responsabilité c'est pourquoi est-ce que la parole elle s'arrête à un moment c'est qu'en fait vous avez plus d'endroit en fait que vous essayez même d'éviter qu'elle vous arrive c'est que vous savez pas qu'est-ce que vous allez en faire après et c'est aussi tout le sujet de pas dire simplement ce qu' dire maintenant c'est super on vous écoute vous avez parl parce qu'en fait une fois que c'est enfin c'est un piège que vous n tendez le juge dur r juge dur quand vous dites la première des mesures c'est c'est mettre des visages sur les une fois qu'on a mis les visages qu'est-ce qu'on va faire de ces enfants qu'on a identifié enfin on va on va devoir derrière pourant on les laisse leur famille voilà mais il va falloir et donc pareil quand moi j'ai voilà je suis prof aussi de formation je je l'ai vu ça c'estàd que une fois que tu écoutes et je suis aussi j'ai aussi fait cellule d'écoute dans les parties dans les parties je sais c'est c'est quel est le dispositif que tu as après une fois que tu as écouté la personne qu'est-ce que tu qu'est-ce que tu as en place et en fait c'est parce que mais ça commence toujours par l'écout c'est que si tu mets pas le cadre de C personne va se poser la question du protocole ensuite c'est une fois que tu as écouté puis une fois que tu as écouté le cas qui était différent du cas de la fois d'avant alors du coup il y a un autre truc et c'est comme ça que tu fais ton protocole au fur et à mesure donc c'est un piège que vous n tentez parce qu'une fois qu'on a mis les visages et ben qu'on a dit au au prof poser la question une fois par an ben le prof une fois qu'il va poser la question il va bien se retrouver obligé de dire bah j'ai reçu ce cette phrase qu'est-ce que j'en fais à qui je l'adresse quoi en même temps ce qu'il y a de bien c'est que c'est quand même ouvre qui am Mor parce que du coup tu arrives à l'étage Finant du problème dire voilà c'est ça c'est que c'est c'est comme ça que tu aussi la société à parce qu' tu tu voà tu crées cette cette aspiration non exécuté dans un département le la violence est un déterminant principal de la santé un déterminant principal dans les apprentissages et le développement un déterminant principal dans le rapport à la loi déterminant principal de tout ce qui conduit le système social à intervenir donc le le maillage c'est une question de de rapport à l'après et de mais il y a la question des principes parce que dans ce qui fait que le visage de la société se transforme devant la femme victime de violence conjugale l'enfant victime de de de violence sexuelle il a aussi la question des principes il y a la peur de faire le la mesure de protection la peur de ce que ça renvoie à soi-même mais il y a aussi le rapport que je dirais esthétique au principe que nous interprétons mal la présomption d'innocence ne n'est pas du tout pour fonction que les pédocriminels se promènent libre dans la rue jamais c'est une distorsion on pour pour les cambrioleurs personne pas pour une F qui parle d'un cambriolage le truc sur on va pas la croire parce que présent inocence on le fait pas du tout pour les autres dé on dit pas à quelqu'un qui s'est fait voler son téléphone on lui dit pas tu c'est peut-être une arnaque à l'assurance mais c'est vrai tu arriv au commissariat tu dis me suis fait voler mon téléphone pour une intrusion à domicile moi on m'a demandé si j'avais pas fait quelque chose à quelqu'un oua mais ça ça c'est parce que tu es une femme qui m'a posé la question alors ça ne prémunit pas hein prémunit pas tu voulais dire quelque chose mode non enfin je pas pas pas très longuement simplement je suis laersité oui je suis mode petit je suis député du du valde mararne et martiniquez je le précise parce que j'ai toujours à cœur que ce qu'il se passe en outreemère soit porté aussi dans nos débats et je voudrais rappeler et je voudrais rappeler que que en outre mer il y a des situations assez particulières en ce qui concerne l'inceste notamment parce que en dehors de la Guyane bien évidemment ce sont des îles donc des lieux clos où tout le monde quasiment se connaît et donc où la parole d'un enfant est encore plus difficile à à à entendre à extirper quoi donc vraiment de de de de repenser ça en se disant en outre M aussi il y a des des situations vraiment spécifiques il faut pas qu'on les oublie rappelez aussi bien évidemment mais on est tous d'accord par rapport à ça que ou trop bah ça a été horrible pour les enfant la parole de l'enfant a été décrédibilisée à partir de trop voilà donc je le garde perpétuellement en mémoire alors qu'on avait quand même autrefois cette parole qui disait que la parole d'enfant c'était une parole de vérité aujourd'hui tout ça a explosé pourquoi donc c'est très compliqué tout ça bien évidemment aussi euh je pense que un des sujets sur lequel il faudrait qu'on travaille aussi c'est la protection du médecin qui va signaler les situation délicate parce qu'on en connaît malheureusement je pense que chacune chacun d'entre nous en connaît qui vont dire attention j'alerte sur tel situation et qui eux se font sanctionner et ça c'est inadmissible donc il faut travailler je pense à mieux les protéger et puis je voudrais dire à à à Sandrine que je suis tout à fait d'accord puisque je suis du MoDem je le précise euh pour que bien évidemment on travaille ensemble parce qu'il y a des sujets qui méritent qui nécessitent qu'on fasse fille de nos étiquettes politique hein pour euh soutenir euh voilà les enfants les personnes qui en ont le plus besoin c'est filmé hein je je le dis tout le temps je n'ai pas peur de le dire euh oui il faut aller au-delà des étiquettes politique pour soutenir les plus fragiles d'entre nous donc moi je suis partisane d'un travail euh commun avec peut-être des amendements qui sont déposés de partes d'autres jusqu'à jus jusqu'à moi enfin je sais que il y aura d'autres collègues aussi qui qui seront favorables c'est faire preuve d'intelligence que de travailler comme ça je crois voilà il y a Hendri Davi et Sébastien rom qui va le dire aussi un mot ouais euh merci en tout cas pour cet échange qui est vraiment très précieux donc moi Hendrick je suis député débouurô à Marseille et je suis membre du Haut comiss Haut Comité à l'égalité hommes-femmme le h donc peut-être que si vous avez envie que j'y porte une parole particulière parce que je sais pas trop comment être utile au h et enfin être utile à à voilà à ces causesl au sein du he et par ailleurs et je tiens à remercier les députés qui l'ont fait on avait proposer un communiqué la semaine dernière justement pour demander la démission à titre conservatoire du Président du CNC voilà le communiqué a bien circulé et je remercie tous les députés qui l'ont qui l'ont signé j'avais initié ça et on attend toujours d'ailleurs sa démission un pe con et à l'oral commissionec moi j'avais juste une question qui est un peu en décalage par rapport à ce que vous avez discuté c'est que je pense que à la racine de toutes ces violences il y a quand même la construction viriliste en fait de des hommes c'est le patriarcat voilà bon et et la question de savoir comment on éduque nos enfants et et à l'origine de ça il y a quand même l'idée c'est si j'ai pas de pouvoir si je suis pas violent vis-à-vis de femme je suis pas un vrai homme ENF il y a cette construction là des imaginaires et cetera B et ça il faut l'attaquer et l'attaquer frontalement quand même ce problème qui a la racine de tout ça et moi j'avais envie de vous retourner à la question parce que ce qui construit une partie de cet imaginaire là j'ai la chance d'avoir un petit garçon c'est quand même le monde de l'imaginaire des dessins animés d'abord et ensuite le monde du cinéma aussi beaucoup et donc comment on fait en rétroaction par rapport à à vous votre votre travail au SE enfin au sein du monde du cinéma alors maintenant qu'il y a des réalisation ce je trouve que bah notamment anatomie d'une chute est un bel exemple de ça de retournement voilà on dit autre chose et c'est peut-être parce que les femmes deviendront réalisatrices qu'on aura d'autres récits mais comment on fait au sein du monde de la production culturelle en général pour que à la fin nos petits garçons se battent ce soit pas un truc positif et à la fin du fin montrer qu'on est dominant vis-à-vis des femmes c'est pas un truc positif et c'est pas un truc [Musique] valorisé c'est ça foyer parfois bien plus puissant les films oui mais les filmslu tuux oui un petit mot donc Sébastien r député de de l'É je suis à la commission des finances mais c'est pas à ce titre là que je suis là même si on sait les coûts pour la société que c gendre je suis aussi à au groupe d'études cinéma mais c'est pas non plus à ce titre là que que je je suis là j'espère que je suis là mais beaucoup de collègues ne peuvent pas être là aujourd'hui parce que simplement on doit être concerné par par ce sujet j'ai été directeur d'école pendant très longtemps avant de devenir député et j'ai bien vu les conséquences directes et indirectes et à long terme que peuvent avoir les violences de manière générale et les violence sexuelle aussi mais les violences générales auprès des enfants et et ça de dans dans la vie dans la vie future jusqu'à effectivement autour de nous quand on s'est écouté euh je crois que euh on dit qu'il y a trois enfants par classe je pense que dans nos entourages on doit connaître forcément quelqu'un un adulte une femme qui a a connu ces situations là et donc quand on s'est écouté effectivement on voit que c'est un phénomène massif qui concerne tous les milieux le milieu du cinéma en fait peut-être Alexis disait c'est peut-être on fait un prisme mais peut-être aussi que c'est ben réellement un brise gllace c'est-à-dire que parce que c'est très visible justement on va pouvoir en parler un peu un peu un peu partout et ça a été effleuré ça a été dit je crois que ce qui se passe dans notamment dans toute cette période de l'enfance c'est l'apprentissage de l'inégalité en fait et de la domination et s'attaquer à ces questionsl c'est s'attaquer au problème fondamental de la domination qui s'apprend en fait et vous l'avez dit dans les phénomènes de domination c'est pas simplement ceux qui sont les plus riches enfin il y a toujours quelqu'un qui peut dominer quelqu'un d'autre et donc il y a effectivement quelque chose à avoir de systématique dans les questions à poser et quand on est dans une école il y a des signes qu'on qu'on je vais pas rentrer dans le débat parce que je suis pas forcément d'accord complètement avec l'analyse que vous faites de de de l'école la situation de l'école mais il y a des signes qui ne trompent pas il y a ceux qui trompent aussi mais il y a des gestes professionnels et on et tu l'as dit il y a des réactions qui sont très personnelles alors que ce qu'il faut avoir c'est des gestes professionnel et ça ça manque effectivement dans dans l'éducation et je suis toujours très étonné en même temps pas étonné euh que que l'on sache pas que enfin ça existe en fait parce que moi c'est ce que j'ai appris en tant que qu'enseignant c'est que quand on est au courant d'une situation en fait on peut pas se taire et légalement on ne peut pas se taire on a à dire et on a notamment à recevoir moi je l'ai fait dans certaines situations de violence ou parce qu'on n pas anonyme quand on est professionnel on reçoit la famille et en lui en parle de la situation c'est pas forcément facile il faut trouver des mots il y a des gestes professionnels à avoir mais il y a quelque chose à faire quand on fait un signalement ne fait pas dans le dos de la famille on fait les choses et on assume en tant que professionnel et donc ça me je dévive petit à petit sur la la question des producteurs puisque on le dit en fait tout le monde était au courant tout le monde savait connaissait le comportement de l'un et de l'autre c'est voilà c'est bien sûr merci de me reprendre est-ce qu'un producteur il est pas il a pas être responsable pénalement et financièrement de fait que ce sont produit ce sont plateau alors on parle de la question du financement du CNC qui est après coup mais peut-être que sur le moment quand il y a un film qui a été produit et dont on sait après coup même qu'il y a eu des faits c'est-à-dire que il était responsable de la production de son bon déroulement de sa réussite mais ce qui veut dire aussi de la santé des personnes qui étaient sur le plateau et donc finalement il y a une responsabilité pénale et est-ce qu'il a mis en place les moyens nécessaires pour prévenir à ce que quelque chose arrive et s'il était au courant de quelque chose par exemple en embauchant un acteur qui pouvait plus facilement déraper que d'autres parce que ça se sait est-ce que il a pris les dispositions nécessaires pour que il ne se passe afin que les personne soit protégé je pense qu'il y a une responsabilité directe de la production à avoir financière et pénale parce que comment est-ce que le producteur fait pour protéger les personnes de lui-mêm absolument moi que si je suis enin moi qui qui suis directeur l'école si je sais qu'il y a un fait qui se produit dans mon école pour un enfant dans sa famille dans l'entourage je suisonsable d'enquête poser les yeux sur l'utilisation des la drogue et de l'alcool sur les tournage c'estàdire que par ailleurs il se trouve qu'il y a certaines substances qui ne ficitent pas les rapports humains ou qui créent les antagonismes ou qui voilà je pense que enfin oui en effet et en effet la la la la question de la responsabilité évidemment est très importante et il y a des réalisatrices il y a toujours eu des réalisatrices elles ont beaucoup plus de mal à faire produire leurs film eu et d'ailleurs à à à être respecté sur les plateaux ou ne pas avoir à justifier de leur décision ou d'être validé par un homme qui serait là c'est c'est c'est pas je me souviens avoir il y a très longtemps avoir euh mis en scène un spectacle et je me souviens avoir ce sentiment de de d'être tout le temps de qui qui qu'il fallait qu'il y ait un homme qui valide ma décision mon idée enfin de devoir être dans alors c'est aussi ma propre ma propre problématique liée à mon enfance et à ma jeunesse dans ce milieu mais mais mais mais mais mais c'est vrai que de de la même manière que la parole de de d'un enfant ou d'une femme peut-être mis en cause la parole la décision et la décision artistique d'une réalisatrice avant qu'elle soit validée comme les Justine triit aujourd'hui euh dont on sait par ailleurs que son film n'avait pas été choisi pour représenter la France aux Oscars par le CNC euh euh quand on Justine Triet aujourd'hui on ne va pas remettre en cause ses choix parce qu'elle a été validée revalidée et revalidée par en plus les États-Unis et cetera maintenan euh encore aujourd'hui quand on est une femme réalisatrice on nous fera moins confiance que si on est un homme et cetera et là encore je je je moi j'ai je je je je suis maintenant franco-américaine et et j'ai vécu donc les 10 dernières années aux États-Unis et c'est vrai qu'il y a eu times up il y a eu toutes ces ces actrices et toutes ces ces ces ces réalisatrices qui on pris la parole et toutes ces toutes ces personnalités qui on pris la parole pour dire qu'il fallait que les actrices soient payées au même niveau que les acteurs il est extrêmement tard parce qu' ça fait 2h3 qu'on est là voilà on n'a pas vu le temps passer euh je propose qu'on peut-être qu'on qu'on s'arrête on vous a déjà beaucoup monolisé je crois que vous avez quelque chose à voir arnud galet qui membre de la CIV qui est un militant qui a écrit un livre j'étais un garçon et un documentaire lui est consacré il est diff présenté ici même ouais et vous allez voir vous allez nous mener à la salle de fa ça immédiatement en tout cas un immense immense mercici à vous c'était très précieux et donc à suivre parce que s'il y a la commission d'enquêteir