Nicolas Dupont-Aignan invité de "Territoires d'Infos" sur Public Sénat
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 35 %Attaque 45 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 2:38OuverteRéponse directe
Est-ce que ces attentats auront un effet sur les élections régionales ?
- 4:19OuverteÉludée
Vos consignes de vote pour le second tour en PACA si le FN était en tête ?
- 5:29OuverteRéponse directe
Êtes-vous d'accord avec Le Drian sur la mobilisation comme moyen de combattre Daesh ?
- 6:31OuverteRéponse directe
Jean-Yves Le Drian doit-il arrêter sa campagne en situation exceptionnelle ?
- 7:17OuverteRéponse directe
Quel est votre constat après votre visite d'un poste frontière ?
- 9:01OuverteRéponse directe
Quelles mesures sécuritaires annoncées par Hollande vous satisfont ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:38PrésentateurChiffre
« Quand on voit que sous le président Sarkozy, on a supprimé 54 408 postes dans les forces de l'ordre et les forces armées. »
- 3:46PrésentateurChiffre
« Quand je vois que sous le président Hollande, on a supprimé 22 844 »
- 7:50PrésentateurFait
« Oui, il est mort de mort. »
- 9:07PrésentateurPromesse
« La déchéance de nationalité, si elle est mise en œuvre. »
- 9:09PrésentateurPromesse
« L'état d'urgence, que j'avais demandé au mois de janvier. »
- 10:06PrésentateurPromesse
« Moi, j'aurais mis en détention, dès la première nuit, les djihadistes de retour de Syrie, dangereux, qui sont classés FICH-S. »
- 13:04PrésentateurFait
« Et qu'elles soient enregistrées. »
- 15:11PrésentateurFait
« Le communautarisme a été rampant dans l'éducation nationale, partout, dans les entreprises publiques. »
Temps de parole
- Présentateur77 %
- Invité7 %
- Invité 26 %
- ?5 %
- Présentateur 25 %
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Territoire d'info, Cyril Viguier. Bonjour et bienvenue dans la matinale d'info de Public Sénat et de Sud Radio avec la presse quotidienne régionale. Aujourd'hui, notre invité, c'est Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour. Bonjour, monsieur. Président de Debout la France, tête de liste en Ile-de-France pour les régionales et députés maires de hier. Pour vous interroger ce matin, Véronique Jacquier de Sud Radio, bonjour. Bonjour. Et Mickaël Zames de Public Sénat. Bonjour, Mickaël. Bonjour à tous. Nicolas Dupont-Aignan, le terrorisme toujours présent, la traque continue en Belgique, qui connaît aussi la peur.
François Hollande reçoit le premier ministre anglais de David Cameron, puis va partir pour Washington et Moscou. En chef de la coalition, il vous surprend, le président de
la
République
? Pas
plus que ça. Il serait temps. Je crois que le temps du deuil est passé. Il est clair que maintenant, il doit y avoir le temps du bilan, des responsabilités et des projets. Et l'unité nationale, oui,
mais
pas pour mettre la poussière sous le tapis. Donc maintenant, moi j'attends des actes, et le plus rapidement possible. Véronique
Jacquier
?
Plus largement, François Hollande, plus 7 points de popularité, le président chef de guerre fait-il oublier le président qui n'arrive pas à lutter contre le chômage
?
Écoutez, c'est normal qu'au moment où il y a une telle attaque de guerre contre le peuple français, le président de la République, et c'est bien normal, a joué son rôle. D'ailleurs, il ne
faut
pas non plus l'accabler loin de là. Le seul regret que j'ai, c'est que les mesures sont toujours trop tardives et trop faibles. Et heureusement, il y
a
une inflexion réelle, politique internationale.
On
n'avait pas voulu vendre les Mistral, souvenez-vous, il y a quelques mois. Et puis maintenant, on va chercher Poutine, heureusement.
Il
faut
alléger les sanctions contre la Russie. Bien évidemment. Ce qui est terrible dans ces attentats, au-delà du désespoir des familles, moi j'ai une famille dans ma ville qui a perdu un des siens, au-delà de ce désespoir, c'est que ça permet
de
voir les fautes structurelles de notre politique étrangère, et qui ne datent pas de ce gouvernement, il faut être honnête. Donc, maintenant, plus vite il y aura un changement de comportement, plus vite on remettra un nouveau logiciel dans la tête de nos dirigeants, ça ira bien. Mais malheureusement, le débat qu'on a eu à l'Assemblée nationale sur l'état d'urgence a montré qu'on était très loin dans l'application pratique des belles intentions du président. Très loin.
Et c'est là où je crois qu'il
faut rentrer dans le précis, parce que les déclarations, les annonces, on a déjà eu ça après le 9 janvier.
On rentre dans la campagne officielle à partir d'aujourd'hui pour les élections régionales. Est-ce que vous pensez que ces attentats auront un effet sur les élections ? Quand on voit qu'un sondage qui est paru hier nous donne qu'en région Provence-Alpes-Côte d'Azur, le FN monte à plus de 3,40% dès le premier tour.
Mais c'est évident qu'il y aura une influence, et d'ailleurs c'est normal, les élections servent à quoi
? À
sanctionner ceux qui y ont échoué. Les élections sont là pour que les Français donnent leur avis. Alors, ce sont des élections régionales. On ne parle plus des régions, c'est normal, quand on voit la hiérarchie des problèmes qui a changé. Mais moi, je demande qu'on regarde les responsabilités de chacun, qu'on regarde les projets
de chacun. Mais ce qui en profite
là, c
'est
le FN ? Mais pas seulement, vous verrez, on verra. Et c'est justement l'enjeu de Debout la France. Oui, nous sommes présents partout pour une voie de fermeté raisonnable.
Donc ça profite à qui au FN et
à vous ? Ce n
'est
pas le terme. C'est, il y a une échéance le 6 décembre, et je pense que les Français sont lucides sur les responsabilités des uns et des autres. Quand je vois, j'ai retrouvé des chiffres quand même impressionnants, je les ai amenés. Quand on voit que sous le président Sarkozy, on a supprimé 54 408 postes dans les forces de l'ordre et les forces armées. Quand je vois que sous le président Hollande,
on a supprimé 22 844,
je me suis suffisamment opposé à l'époque, sur ce rétrécissement, cet essorage des forces de l'ordre. D'ailleurs même Alain Juppé l'a reconnu. Donc quand on voit les relations avec le Qatar qu'il y
a
eu sous l'ancienne majorité, quand on voit qu'ils ont tous signé, tous signé les accords de Schengen, et qu'aujourd'hui on voit bien que c'est un des problèmes majeurs, le contrôle des frontières, je dis que heureusement que les Français sont lucides et vont pouvoir, je l'espère, prendre parti le 6 décembre.
Avant
de parler du contrôle des frontières, deux choses, vos consignes de vote pour le second tour en Provençal-Côte d'Azur, non mais si le FN était en
tête, on a
envie de connaître la position
de votre parti. La position de mon parti, elle sera au second tour, au lendemain du premier, parce que j'en ai assez qu'on fasse le second tour avant le premier. Il y a beaucoup de candidats... Vous aussi, c
'est
comme le parti socialiste. Comment ? Comme le parti socialiste. Non, pas comme le parti socialiste, comme
il
y
a
une démocratie, il
y
a un premier tour avant le second. D'ailleurs, je remarque, j'aimerais que France Télévisions n'annule pas tous les débats. Parce qu'il y a deux solutions. Soit on considérait que compte tenu de la gravité des événements, il fallait reporter les élections,
ça
pouvait être un choix, le président et le gouvernement ont décidé de maintenir les élections. Quelle que soit l'horreur qui s'est produite, il
y
a des élections. S'il y a des élections et qu
'il
n
'y a
pas de débat, c'est plus une démocratie. Moi,
je
remarque que tous les France 3 ont annulé tous les débats. Alors, moi, je veux bien qu
'on
fasse une élection sans débat, mais là, c'est dangereux. Parce que, justement, il peut y avoir des effets de souffle. Et j'aimerais qu
'il
y ait des débats.
Jean-Yves Le Drian a dit que les Français devaient aller voter pour montrer que la démocratie était debout. La mobilisation est une façon de combattre Daesh,
a
dit le ministre de la Défense. Vous êtes d'accord avec lui ?
Très bien, au contraire. Mais moi, j'étais pour le maintien des élections, mais à condition qu'on organise le débat, qu'on ne manipule pas l'opinion.
Parce
que les Français ne sont pas dupes des manipulations qui existent. L'unité nationale pour effacer les responsabilités. L'unité nationale pour qu'il n'y
ait
pas de débat sur les frontières, sur l'incarcération.
Mais qui cette manipulation ?
Vous dites les choses ? Mais je le dis très clairement, il y a une tentation
d
'utiliser sordidement les événements pour qu
'il
n
'y ait
plus de débat en France sur les questions créées. Eh bien, le meilleur hommage qu'on puisse rendre aux victimes, c'est de débattre en profondeur, sans excès, mais chacun doit pouvoir dire ce qu'il veut. Et là, on verra les solutions excessives de certains. On verra la démagogie d'autres. On verra l'impuissance publique du pouvoir. Mais s'il
n
'y a pas de débat, là, il risque d'y avoir des effets de souffle dans tous les sens. Donc, le Drian a raison, à la condition qu'on nous permette de débattre à la télévision. Ce qui n'est plus le cas aujourd'hui.
Juste un mot sur Jean-Yves Le Drian. Et situation exceptionnelle, décision exceptionnelle, il reste, c'est une bonne chose ou doit-il arrêter sa campagne
?
Écoutez,
la
situation est surréaliste. Le ministre de la Défense est respecté. En temps de guerre, il ferait mieux de rester ministre de la Défense à plein temps. D
'ailleurs, je trouve
curieux que le gouvernement ait fait voter l'interdiction du cumul des mandats et autorise en temps de guerre le ministre de la Défense à être président de conseil régional. On croit rêver. Donc, que le ministre de la Défense devrait surtout rester ministre de la Défense. Et donc, arrêter sa campagne, M. le
Drian ?
Mais pas arrêter sa campagne, ne pas être candidat et laisser d'autres être candidats. Comment peut-on être président de région Bretagne et ministre de la Défense ? C'est un bon ministre de la Défense, quels que soient les désaccords qu'on peut avoir. Tout le monde reconnaît que c'est un bon ministre. C'est un peu surprenant. Mais bon, ça c'est de l'épiphénomène.
Vous parliez des frontières tout à l'heure. Vous étiez vendredi dans le Barin pour visiter un poste frontière. C'est quoi votre constat
?
Le délabrement, la honte. On a laissé complètement à
l
'abandon nos frontières. Les deux camps politiques qui nous gouvernent depuis 20 ans ont commis cette erreur
terrible.
Il faut rétablir nos frontières nationales parce que ça on sait faire. On nous parle de frontières européennes. Mais c'est extraordinaire. Est-ce que M. Valls a autorité sur le Premier ministre grec
?
Ça ne marche pas depuis 20 ans. Le parcours des
assassins...
Mais pour vous, ce
qu'on est en train de vivre,
c'est la fin de l'espace Schengen ?
Oui, il est
mort de mort. Simplement, ils ne veulent pas le reconnaître. Et mon désaccord fondamental avec le Président de
la
République, comme d'ailleurs avec Nicolas Sarkozy, c'est qu
'ils
ne veulent pas le reconnaître. Ils sont en train de faire rêver toujours à des frontières européennes qui ne marchent pas. J'ajoute que même si les frontières européennes marchaient, même si elles fonctionnaient, ce qui n'est pas le cas, il n
'y a
pas de contrôle, s'il n'y a pas de frontières nationales, les terroristes peuvent circuler beaucoup plus facilement. Il faut donc rétablir nos frontières nationales. Et on sait le faire, on l'a fait pendant des siècles. Tous les pays du monde, à l'exception de l'Union européenne, le font. Pourquoi nous,
on
ne le ferait pas ? J'étais à la frontière suisse, franco-suisse. Mais vous n'imaginez pas ?
On
n'a même pas mis en place un système qui pourrait être fait, que je vous propose, qui est un système de flash et de radar.
Il
y a des radars sur toutes nos routes,
il
n'y
en
a même pas à une frontière. On pourrait au moins enregistrer tous les passages, avec une photographie enregistrée sur le numérique, de tous les gens qui passent. C'est le modèle américain. Oui, mais il ne serait pas temps de le faire. On attend combien d'attentats pour le faire
?
Mais c'est un vrai débat, parce que je veux qu'on aille au bout des choses. Qui, dans la vie politique française, est pour rétablir les frontières nationales ? Pour l'instant, il n'y a que nous debout la France et le Front National.
Alors, parmi les mesures sécuritaires annoncées par François Hollande au Congrès de Versailles, lesquelles vous satisfont
? La
déchéance de nationalité, si elle est mise en œuvre. L'état d'urgence, que j'avais demandé au mois de janvier. Mais pas l'état d'urgence tel qu'on l'a voté au Parlement.
Un
état d'urgence renforcé, c'est-à-dire, par exemple,
que
les polices municipales puissent contrôler les identités.
Vous allez
armer votre police municipale, hier
? Oui,
bien sûr. Par exemple, l'assignation à résidence, c'était prévu, donc de toute façon, on allait le faire cette année. L'assignation à résidence, 12 heures sur 24.
Qu
'on m'explique l'efficacité. Le bracelet électronique n
'est
pas mis en permanence. Donc vous êtes pour le port du bracelet
électronique en permanence, d'accord
? Mais on a eu un débat surréaliste, surréaliste pendant la séance de l'Assemblée. On avait l'impression que les vieux démons reprenaient, et la majorité a refusé des avancées fondamentales. J'ajoute par ailleurs que la vraie question, qui n
'est
pas tranchée,
c
'est l'incarcération que je demande pour les personnes classées S, qui sont de grand danger. Et pas tous, bien sûr. Moi, pour moi, j'aurais mis en détention, dès la première nuit, les djihadistes de retour de Syrie, dangereux, qui sont classés FICH-S. Ces gens sont toujours en liberté dans notre pays.
Donc
on
crée les centres de rétention pour les
FICH-S.
Mais qu
'est-ce qu'on attend ? Alors on nous dit que
ce
n
'est
pas constitutionnel. Il fallait prendre l'article 16 à ce moment-là. Qu'est-ce qu'on attend
?
Alors on va essayer de surveiller les 65 millions de Français, alors qu'on n'est pas capable aujourd'hui de surveiller les 1800 djihadistes qui sont sur notre sol. À titre de précaution, il fallait au moins en incarcérer certains. Et puis après, on aurait pu desserrer la surveillance en fonction de l'analyse qu'on en faisait. Je ne comprends pas. Pareil, j
'ai
une autre mesure très simple. C'est de recruter des adjoints administratifs pour les forces de l'ordre, le temps de recruter les policiers. Un policier, ça se forme en deux ans. Les adjoints administratifs, pour les décharger des tâches administratives, on pourrait le faire vite.
Je
regardais le tract tout
à l'heure que
vous nous avez amené. C'est le tract que vous avez fait un peu en urgence pour répondre aux besoins de la campagne sur la sécurité. Vous mettez les ex-UMP et le PS sur le même front. Ça veut dire qu'aujourd'hui,
ce
qui a été fait sur la sécurité droite et gauche, c'est pareil
? Ce
n'est pas pareil. Heureusement, il
y
a une différence et la droite a mieux fait. Pour autant, signature des accords de Schengen que j'ai dénoncés depuis le début de ma carrière politique, avec Philippe de Villiers au début, réduction d'effectifs et négociations diplomatiques ambigües avec l'Arabie Saoudite et le Qatar, reconnaissait... Les relations sont les mêmes aujourd'hui entre l'Arabie Saoudite et le Qatar.
Oui,
c'est pourquoi je demande un changement.
Qu
'est
-ce
que vous demandez exactement comme changement
?
Je demande qu'on soit clair dans nos alliances. Je
pense,
j'aurais préféré qu
'on
vende le Mistral à la Russie plutôt qu'à l'Égypte via le financement de l'Arabie Saoudite. Tant qu'il n
'y
aura pas la clarté sur qui finance Daesh, comment Daesh achète ses armes.
Moi,
j'aimerais que le gouvernement nous explique qu'il a bien des rapports. quel argent alimente Daesh ? D'où ça vient
? J
'aimerais savoir, je ne le sais pas.
Nicolas Dupont-Aignan, la guerre se mène sur deux fronts, sur le terrain militaire en Syrie, et face à une armée de l'ombre, c'est ce qu
'a
dit hier le ministre de la Défense, sur notre sol, mais on le voit aussi encore ce matin en Belgique. Alors pour vous, comment on mène cette guerre contre l'armée de l'ombre sur notre sol ?
C'est très difficile, il n'y
a
pas de solution miracle, et là il faut être très honnête avec le gouvernement et ne pas lui reprocher des choses difficiles. En revanche, il faut nommer le mal, ce qu'a refusé de faire le président de la République à Versailles. Il y
a
un islamisme radical, dangereux, il faut donc expulser des imams qui prêchent des discours de haine, il faut supprimer... Vous
demandez la surveillance
de mosquée ? Bien
sûr, et je
demande même, je pense qu'on pourrait enregistrer,
on
a quand même des moyens, les prêches, de manière, si on ne peut pas surveiller toutes les mosquées, de manière à
savoir ce qui se passe. En sachant que la plupart
des prêches ne sont pas en français ?
J'ai demandé
depuis des années que les prêches soient en français, d'ailleurs pour toutes les
religions.
Et
qu'elles soient
enregistrées. Et qu'elles soient enregistrées. Pourquoi ne le peut-on pas ? Vous savez, c'est comme le contrôle aux frontières, on nous explique que ce n
'est
pas possible, tous les pays du monde le font. Vous entrez aux Etats-Unis, vous êtes surveillés. Nous, ce n
'est
pas possible. On nous explique qu'on ne peut pas surveiller une centaine de mosquées salafistes, enregistrer les prêches, on nous explique qu
'on
ne
peut
pas mettre des radars aux frontières. Il va falloir changer de comportement. Mais, vous savez, est-ce que ceux qui ont pris toutes ces mesures sont capables d'en changer
? C
'est ça la vraie question que doivent se poser les Français. Et c'est pourquoi je pense qu'il faut vraiment prévoir une véritable alternance un jour.
Il
y a
l'ancien juge antiterroriste, Marc Trévidic, que vous connaissez certainement, qui dit là, on en a pour 10 ans.
Il
est retiré des affaires antiterroristes aujourd'hui. Est-ce que ce genre de personnalité devrait revenir sur le premier plan pour lutter contre... Il
y
a quand même un
problème. Comment quelqu'un d'aussi
compétent a-t-il pu être mis ? Je sais que c'est la règle, que ce n
'est
pas le gouvernement qui l
'a
décidé.
C
'est la loi. Donc, il faut être très honnête là-dessus. Mais je regrette. Est-ce qu'il n'y a pas un moyen de rapatrier les juges qui ont travaillé là-dessus pour faire un pôle antiterroriste renforcé
? En
un mot, j'ai bien vu le débat. Je veux revenir dessus parce que ceux qui peuvent, je pense, le prendre en replay, le débat à l'Assemblée nationale était effrayant parce qu'on a eu le sentiment que finalement, on revenait dans une espèce de train-train habituel avec les éternels blocages français. Pourquoi d'autres pays arrivent à prendre des mesures que nous n'arrivons pas à prendre ? C'est la question centrale.
Vous
disiez, Nicolas Ducont-Aignan, que ce qui était important en ce moment, c'était de débattre. Pourriez-vous dire, comme Marion Maréchal-Le Pen, qu'il est normal d'exiger des Français et des étrangers musulmans qu'ils se plient à un mode de vie et à des valeurs héritées de plusieurs siècles de christianisme
?
Des valeurs de la République. La religion est libre dans notre pays et je ne la rejoins pas sur ce point. Il n
'y a
pas une religion d'État en France. Donc il y a une culture générale, il y
a
une république et il y a un mélange. La république est le fruit aussi des valeurs judéo-chrétiennes de notre pays. Pour autant, je pense qu'il faut être clair dans les prononcer. Il y a des valeurs républicaines, elles doivent être respectées. Et on n'a pas assez fait respecter ces valeurs républicaines depuis des années. Tout le monde le sait. Le communautarisme a été rampant dans l'éducation nationale, partout, dans les entreprises publiques. On le voit bien, donc il faut être beaucoup plus ferme. Mais ça fait des années qu'on le dit. Il
y a
un très bon livre de Madame Malika Sorel
qui
vient de sortir, La Décomposition française, qui traduit exactement ce qu'on a malheureusement accepté depuis 30 ans.
Une petite
dérienne question.
77% des Français sont pour un gouvernement d'union nationale.
Et
vous ? Mais ça ne veut rien dire. Bien évidemment que les Français sont pour que les gens s'unissent. Mais si c'est pour s'unir pour rien faire, ce qu
'on
voit aujourd'hui, ça ne sert à rien. Oui, s'unir un gouvernement d'union nationale pour prendre des mesures énergiques. J'en propose 20, très précises, concrètes. Oui, là, oui. Sinon, c'est du vent, comme d'habitude. On nous a fait le coup au mois de janvier. Nicolas Dupont-Agnan, ça vous fait plaisir qu'on achète beaucoup de drapeaux français en ce moment ? Oui, j'ai vu des drapeaux français aux fenêtres. Vous savez, il n
'y a
pas de problème du côté du peuple français. Et il n
'y
a pas de problème dans la communauté musulmane. Il y a un problème dans les dirigeants, chez les dirigeants français.
C
'est tout.
C
'était Nicolas Dupont-Agnan. Merci d'avoir été notre invité ce matin. Vous êtes président de Debout la France, tête de liste en Ile-de-France pour les régionales et les députés maires.
Et nous
avons des listes partout en France. Et vous avez des listes partout en France.