Philippe Brun (PS) : "Nous ne serons pas achetés à vil prix !"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
votre invité donc Jean-François bonjour à vous Philippe Brun Jean-François et soyez le bienvenu près de 200000 manifestants hier les bloqueurs n'ont pas bloqué la France a déclaré Bruno Retailleux en fait les casseurs ont occupé le terrain hier l'ultra gauche très souvent est venu confisquer ce mouvement que dites-vous ce matin la colère n'a pas pu s'exprimer à 200000 c'est quand même un mouvement significatif d'ailleurs. a été reconnu par ministre de l'intérieur lui-même. Ce mouvement était en pleine semaine, un mercredi un peu perturbé aussi par l'actualité politique.
Moi ce que je pense en tout cas, c'est qu'il y aura beaucoup de monde dans la rue le 18 septembre dans des grandes manifestations qui seront organisées par les syndicats. Mais Philippe Br, vous passez à côté du sujet là, excusez-moi, mais de nombreux témoignages entendu sur Sud Radio notamment 10 an Jean-Luc Mélenchon à manifester ce que leader a soumis à gâché cette mobilisation. En tout cas, il y a une loi parce que vous vous êtes tenu en retrait surtoire.
Il y a une loi des reins sur les mouvements sociaux, c'est pas de récupération politique. Et donc quand on fait la récupération politique, on plante les mouvements. Voilà, c'est dit.
C'est dit ce matin, il n'aurait pas dû faire ça Mélenchon hein. Franchement, faut il nous faut éviter de le faire vraiment c'est une loi et les syndicats nous le demandent systématiquement et à chaque fois qu'on le fait euh on porte atteinte au mouvement donc il faut pas le faire. Que dites-vous ce matin Philippe Brun de cette nomination de Sébastien Lecnu à Matignon ?
Il a fait ses classes dans le département de l'ure qu'il a dirigé. Vous le connaissez ? Comment est-il ?
Quel est votre lien avec lui ? Alors c'est quelqu'un de de sympathique, d'affable, tout le monde l'a dit, de rond, de cordial. attentif aux autres, sachant se faire apprécier son interlocuteur.
Mais ce que je tiens à dire ici, c'est que les raisons pour lesquelles Michel Barnier et François Bau ont été censuré ne tenait pas leur manque de cordialité. de personnes très cordiales aussi capables de respecter leurs interlocuteurs qui ont été réélus pendant des années dans leurs circonscription et et il y a bien des raisons. Le problème est un problème politique, c'est qu'on a eu deux censures de gouvernement macroniste et que le président de la République ne souhaite pas partager le pouvoir et ne souhaite pas ouvrir le jeu politique et les mêmes causes produiront très certainement ensuite les mêmes effets queles que soient les qualités personnelles de Sébastien Lecnu.
On va y venir. Vous avez l'œil sur le contrebudget du Parti socialiste. Est-ce qu'il vous a appelé Sébastien le cornu ?
Non, il ne m'a pas appelé. Non, il pourrait vous appeler. Nous appeler à quoi ?
À discuter, à négocier. Bien alors, nous avons pris une fait déjà, non, il a commencé à discuter. Écoutez, il a appelé en tout cas les partis politiques à être reçus pour discuter de ce que pourrait être un compromis sur le budget.
Ce qui peut être négocié. Ce que nous disons nous, c'est que nous n'irons pas à la négociation finalement de but en blanc sans que le premier ministre ait annoncé un certain nombre d'ouvertures. Parce que nous, on nous a déjà fait le coup 10 fois.
C'est-à-dire, on ouvre très grand, on fait plein de réunions et la montagne accouche d'une souris. Nous n'irons aux négociations que si le Premier ministre annonce des ruptures claires et nous annonce très concrètement les sujets sur lesquels il veut ouvrir. Nos propositions, elles sont connues, il y a aucun suspense.
J'ai fait 212 interviews sur le contrebudget du Parti socialiste, y compris à votre antenne. Et donc à peu près tout le monde sait ce que proposent les socialistes. Ça a été précisé, même les Financial Times et Bloomberg ont fait des interview sur le sujet.
Donc aujourd'hui, le Premier ministre a toutes les cartes en main. qu'ils disent ce qu'ils souhaitent reprendre dans le contrebudget des socialistes et de la gauche bien générale parce que les écologistes ont fait un contrebudget qui est quasiment très semblable au nôtre. Les communistes le feront dans quelques jours.
Que lui-même nous dise les sujets qu'il souhaitent ouvrir et la négociation pourra avoir lieu. S'il nous dit que finalement ce sera euh une microtaxe exceptionnelle à 500 millions d'euros sur les très grandes fortunes et que dans le même temps, il y aura rien sur le pouvoir d'achat, rien sur les retraites, rien sur la préservation des services publics, ce sera sans nous. Vous avez entendu l'édito très documenté sur Sud Radio de Françoise Degouis et s'il vous propose une demi Zucman qui ne s'appellerait pas Zucman.
C'està dire on n plus à 15 milliards, on est à 7 milliards et demi. Écoutez en tout cas vous disons très clairement que on peut pas continuer de la même sur la même politique économique, c'est impossible. Non mais vous pas faire on va pas faire le débat avant le débat parce que été le rendement non le vrai sujet c'est que nous nous ferons pas acheter à ville prix.
Il y a besoin aujourd'hui de changer radicalement de politique économique. S'il n'y a pas de changement profond aujourd'hque économique, s'il y a pas un vrai soutien au pouvoir d'achat, s'il y a pas un vrai rééquilibrage de l'effort en faveur des classes populaires et des classes moyennes, alors ce sera sans nous. Ça sera sans vous.
Vous savez ce que a dit Bronillot ? Si c'est un programme de gauche avec des socialistes dans le gouvernement, ils partent. Donc c'est ça ne marche pas non plus.
Mais c'est la quadrature du cercle. C'est le Mais ils ont choisi Mais parce qu'ils ont choisi LR plutôt que de choisir l'alliance avec la gauche. Ils auraient choisi la gauche, il y aurait eu une majorité LR 44 députés plutôt que les 121 députés du PC, du PS et et des ver.
Philippe Brunin, vous avez vu dès le soir de sa domination le message sur X de Marine Le Pen. Le président tire la dernière cartouche du macronisme. Elle dit euh le prochain Premier ministre s'appellera Jordan Bardella.
En fait, elle a toujours l'index sur le bouton, ça va se finir en censure tout ça. Écoutez, il y a eu un choix très clair du président de la République alors que nous avons fait des propositions, pas seulement celle d'appeler la gauche gouvernement, mais d'ouvrir le jeu politique, il a fait le choix de la fermeture, d'appeler le dernier fidèle pour absolument ne rien changer à sa politique. Alors, peut-être que celui-ci va nous surprendre, je n'y crois pas pour ma part, et engager la révolution intérieure du macronisme.
Euh mais je crois plutôt euh qu'on va s'engager vers une crise de régime qui me semble assez définitive. dont la solution ne pourrait être à la fin que la dissolution. Elle ne nous fait pas peur non plus.
Franchement, vous allez censurer, c'est ce qui se profile. Non mais on on est là ce matin, on peut se parler franchement parce que ce que vous demandez ça veut dire légitimement le Parti socialiste a des propositions à faire, ils ne peuvent pas y accéder. C'est c'est contradictoire.
Ça va être le chaos au sein même de c'est un gouvernement impossible. Donc vous allez censurer tout. C'est toute l'erreur.
C'est ce qu'on entend. C'est la petite musique qu'on entend. Non, il dit prémist dit je vais faire des grandes ruptures.
Voilà qu'il nous démontre ces grandes ruptures. Vous avez compris quand il dit ça au fait ? Non, j'ai pas compris.
Vous même qui éta un spécialiste de de Nicolas Sarkozy parce que j' avais consacré un livre c'est un mot rupture qui est un peu galvodé aujourd'hui donc je je sais pas trop ce que ça veut dire. Et quand il dit euh être plus créatif, euh plus sérieux dans la manière de travailler avec les oppositions, avec un François Bairou un petit peu médusé à côté, c'est c'est pas une ambiance constructive ça. Non, mais c'est la dislocation en vérité de ce soi-disant socle commun.
Vous l'avez bien vu, François Byrou a recueilli le soutien que de 193 députés à l'Assemblée nationale avec de très nombreux députés LR et Renaissance qui ne lui ont pas accordé son soutien. Et là, vous le verrez, euh, il y aura pas non plus un soutien franc et massif de cette ce faux socle commun à l'Assemblée. Il fallait une nouvelle méthode.
Il fallait nommer un homme ou une femme au-dessus des des partis qui engagent une un vrai changement de politique. Il y avait des noms qui étaient sur la table. Président de la République a préféré la fermeture et d'appeler finalement son dernier fidèle.
Et malheureusement, je crains qu'il ne fasse qu'agraver la crise politique que nous connaissons aujourd'hui. Ça sent les pitof hein tout ça ce matin. Philippe Brun, c'est le journal L'Opinion qui le révèle.
Martin Aubri. a téléphoné à Olivier Fort, c'était le 31 août, c'est très précis, au soir pour désapprouver le contrebudget du PS que vous connaissez par cœur en lui disant à Olivier Fort qui adore Martin Aubri, ce n'est pas sérieux, il manque de rigueur budgétaire. C'est dit par Martin Aubry, c'est quand même pas n'importe qui.
Vous manqueriez de rigueur, ce sont des des racontards de de presse. Moi ce que je sais, c'est que Pierre Moscovici qui premier président de la Cour des comptes qui je crois être au moins aussi compétent que Martin Aubrice sur ces sujets puisquil était ministre des finances présentes, commissai européen changé de finances a dit très publiquement sur RTL que notre contrebudget était sérieux. Donc moi je c'est Pierre c'est Pierre Moskovici qui est auudess de la mêlée qu'il s'occupe des du comp.
Mais il a dit en tout cas que les propositions qu'il les partageait pas toutes évidemment mais que c'était elles étaient sérieuses et et chiffrées. Quant à ces racontards de presse, je préfère que je préfère qu'on interroge directement les concernés. On verra bien ce que répondra l'opinion là-dessus.
Vous en êtes où avec le nouveau Front populaire ? Parce que si on est d'accord, s'il y a une censure, bah le coup d'après le c'est la dissolution, c'est inéluctable. Vous en êtes où avec Jean-Luc Mélenchon ?
Bah nous, c'est extrêmement clair. Nous souhaitons une alliance avec les communistes et les écologistes. C'est le fameux format bagneux.
Vous souvenez les forces politiques qui s'étaient retrouver à ce moment-là ? Est-ce que nous souhaitons préparer un plan d'issolution qui a été annoncé par Olivier Fort ? On est en train de désigner nos candidats dans nos circonscriptions.
Moi, je dois désigner dans l'heur les candidats dans ma fédération. Et donc, nous souhaitons une union avec les écologistes et les communistes. Surtout que vous vous êtes cerné dans leur he par le Rassemblement national. nation qui prospère sur le ter des renoncements des partis notamment de gouvernement.
Vous savez bien que la dissolution serait préjudiciable au socle commun, du moins ensemble pour la République, les les proches d'Emmanuel Macron, mais pour vous aussi, vous y laisseriez des plumes. Vous n'avez pas intérêt à ça. C'est c'est presque suicidaire de d'aller vers une censure.
Je n'en suis pas certain. Regarde le dernier sondage, c'est à peu près convergent. la gauche PSPC vert vert PCPS serait autour de 20 % qualifié au second tour dans plus 70 circonscriptions contre le le vérité ce sera s'il y a une dissolution un match entre la gauche PS PC vert PC vert PS dans le sens qu'on veut et le rassemblement national c'est ce qui se profile aujourd'hui des enquêtes d'opinions que nous voyons et ça cette place là on l'a gagné grâce à notre crédibilité sur les questions budgétaires grâce à notre unité aussi et c'est ça qu'on doit continuer à porter dans les prochaines semaines Philippe Brun Vous le savez que ce micmac politique, cette espèce de de brouillard qui qui dure depuis des mois, désormais, les Français n'en veulent plus et c'est pas l'abstention qui est au bout du voyage, c'est le vote Ren.
Oui. Alors, vous savez ça mais au bout du voyage en vérité de tout, vous savez, c'est le on aura tout essayé, bah pourquoi pas eux ? Donc ça ça profite à Marine Le Pen et Jordan Bella.
Évidemment que tout cela lui profite mais il y a un moment et on ne peut pas non plus nous s'asseoir sur tout de nos convictions pour sauver le système. Il y a un responsable du chaos que nous connaissons aujourd'hui. Il est à l'Élysée.
C'est le président de la République. C'est lui qui a choisi de manière totalement irrationnelle cette dissolution et c'est lui qui a choisi d'aggraver la crise en nommant des gouvernements macronistes plutôt que d'ouvrir le jeu en prenant des personnalités capables de construire un gouvernement de défense républicaine. Il est aujourd'hui le seul responsable de cette terrible crise politique.
Vous dites pas démissionne hein, vous êtes presque là hein. Non, je ne dis pas qu'il démissionne. Bon parce qu'il est élu pour 5 ans.
D'ailleurs, je dis encore une fois nous n'appelons pas de nos vœux la dissolution, nous la préparons parce que nous pensons qu'elle semble se rapprocher compte tenu de la fermeture terrible du président de la République dans le choix des options gouvernementales. Philippe Brun, le Parti socialiste a perdu un peu pied avec le peuple de France quand même. organisez vous à l'errie, hein, c'est près de Rouan, c'est chez vous en fait une fête, ça m'a surpris gauche populaire.
Qu'est-ce que ça veut dire ? Bien, vous savez que moi je je défends au Parti socialiste l'idée qu'on doit retrouver les ouvriers et les employés. Moi, j'ai réussi longtemps, hein, ça fait longtemps qu'on dit qu'on entend dire ça.
Oui. Ben, on a un mouvement qui s'appelle la ligne populaire qui est notamment à une école de formation qui s'appelle l'école de l'engagement qui fait entrer des ouvriers, des employés en politique. On défend la parité populaire et dès qu'on réserve 40 % de nos investitures à des ouvriers et des employés pour vraiment représenter le peuple à l'Assemblée nationale et ça a marché chez moi dans l'heure puisque moi j'ai été réélu contre le RN alors que bah circonscription a voté très largement RN.
Moi, j'ai gagné à 53 % en 2024 en augmentant mon score. Donc ce weekend avec Dominique de V. Voilà.
Donc la fête populaire c'est quoi ? Et bien c'est une autre manière de faire de la politique. Des frites, des saucisses, des trampolines, des manèges.
Une fois à tout c'est une braderie. Et puis au milieu de ça, des débats. Il y a un débat sur le travail, il y a un débat sur l'austérité, le budget, il y a un débat sur comment réconcilier la démocratie et le peuple.
Et puis on fait une table ronde un grand entretien avec Dominique de Villepin sur les affaires étrangères parce que les gens peuvent venir, ils s'assoiit venir avec les poussettes, prend une glace, une barbe à papa on discute avec Dominique de Villepin. Ça alors intéressant, c'est votre nouveau héros Dominique Vilpin. Vous dites-il qu'il a le courage de rechercher la vérité.
Écoutez, moi je souhaite Écoutez non ce n'est pas notre leader. Moi, j'invite toujours des personnalités qui pensent différemment de moi parce que je pense qu'il faut ouvrir le débat que la démocratie aujourd'hui est devenue un théâtre d'ombre à l'Assemblée nationale en particulier. De vil était aussi invité l'année dernière à la fête de Luma.
Bon, c'est une personnalité que on invite. Les insoumis invitent Rashid Adati. Bon bah moi j'ai décidé d'inviter Dominique de Villepin mais sur les affaires étrangères.
Moi, je suis d'accord effectivement avec euh les options qu'il défend et donc nous aurons plaisir à euh l'accueillir à l'RI euh samedi 13 septembre. Et vous êtes tous bienvenus les auditeurs de Sud Radio et tout le monde aura la parole. C'est dit.
Merci euh Philippe, je rappelle hein, député socialiste de l'URE, le département de l'UR comme le premier ministre. Merci d'avoir été l'invité ce matin de Sud Radio. Merci à vous.
Merci Jean-François Aquili, Philpp Brin, député PS de l'heure, vous voulez réagir sur cette interview tiens notamment sur de ville puisque à chaque fois il y a la 2027 qui arrive et s'il y avait une élection anticipée, est-ce que c'est un recours pour certains ? J'aimerais vous entendre sujet, c'est assez intéressant. On va revenir aussi bien sûr sur l'opération bleu contou.
Succès ou flop ? Qu'en avez-vous pensé ? les drapeaux français arrachés, sifflés hier dans les manifestations où on a vu davantage de drapeau palestinien.
Nous y revenons dans un instant ainsi que sur le niveau des études et puis également, nous en avons parlé ce matin, une commission qui envisage d'interdire au moins de 15 ans les réseaux sociaux et notamment TikTok. Qu'en pensez-vous ? 0826 300300.
On va voir ça aussi avec Ellisabeth Lévi et Françoise Degouis sur Sud Radio jusqu'à 9h.
Philippe Brun