Le réquisitoire choc de Jean-Louis Borloo pour un « fédéralisme à la française »
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Vous parlez de renverser la table, mais par où commencer ?
- 1:22OuverteRéponse directe
Pourquoi ce système hybride ne fonctionne-t-il pas ?
- 3:23OuverteRéponse directe
Comment réformer cette organisation ?
- 6:08RelanceRéponse partielle
Vous avez le diagnostic, mais comment agir concrètement ?
- 8:13OuverteRéponse directe
Quelles compétences pour l'État et les provinces ?
- 9:38OuverteRéponse directe
La jeunesse est-elle une priorité ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:01Jean-Louis BorlooFait
« La situation de la jeunesse est catastrophique. »
- 6:08Jean-Louis BorlooFait
« Pour faire un bloc de logement de 50 logements, vous avez 42 organisations. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
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Europin soir 18h 20h Pierre de Villneau avec Catherine Bonsoir cher Catherine bonsoir Pierre bonsoir Antonin André nous accueillons Jean-Louis Borlot bonsoir monsieur le ministre Jean-Louis Jean-Louis Jean-Louis ça va être difficile pour moi de vous appeler Jean-Louis tout de suite maison comme vous voulez cher Jean je suis parti il y a 13 ans 15 ans, je sais plus. Oui, mais on reste ministre avis, vous le savez aussi bien que moi. Je disais tout à l'heure dans mon éditorial que il y avait deux types de personnel politique. Les nouveaux qui gèrent les affaires courantes et les anciens, pardonnez-moi, dont vous faites partie qui veulent renverser la table. Moi, je veux bien renverser la table, mais on commence par où ? Je sais pas ce que ça veut dire renverser la table. Ceux qui veulent
renverser la table tout en tout en mettant la nappe, si vous voulez, j'ai un petit peu de mal à comprendre, mais oublions, oublions ça si vous voulez. C'est une c'est une façon de parler. C'est-à-dire qu'il faut tout refonder, il faut tout reprendre. Attendez, attendez. Euh quand vous devez être opéré, quand il y a une maladie, quand il y a un rendez-vous médical, c'est bien de faire la prise de sang, l'IRM, la radio, le B scan, le diagnostic puis avoir une feuille de route pour l'air de connaître le sujet pour savoir Oui, très très précisément. Oui. Euh pour savoir où on va bon et ne pas continuer à poursuivre un chemin en rajoutant juste des couches et cetera. On peut se poser de temps en temps la question quand une boîte est en fite, ce qui est notre cas. Bon, c'est quoi une
boîte en féite ? C'est pas une boîte qui perd beaucoup d'argent. Bien sûr qu'elle perd beaucoup d'argent, la nôtre. Mais c'est surtout que toutes c'est sous le drame, c'est que tout les détériorations qui amènent à cette paire d'argent, si vous voulez, le déficit, c'est le résultat de l'organisation, de la désorganisation d'un pays. H et la règle est toujours la même. Quand ça marche pas, rien ne marche hein. C'est pas il y a pas un truc qui marche et le reste non, rien ne marche. Là, c'est le logement, c'est la crise, l'éducation, vous avez le résultat PISA. Le commerce Ex vous l'avez. Pour la première fois, on est un portateur net de d'agriculture et d'élevage. La situation de la jeunesse est catastrophique. Euh je parle pas que de piza, les résultats de la enfin ce qui
se passe à à l'aide sociale à l'enfance. Bref, rien ne fonctionne. Donc comme on est dirigé par des gens intelligents, honnêtes, qui essayent de bien faire, qui sont pas corrompus vraiment qui essaie de bien faire, c'est peut-être qu'on a un modèle, une organisation qui est plus adaptée. C'est le propre d'ailleurs, il y a pas de drame dans tout ça. Donc on reprend les problèmes un par un. 1, notre organisation, qu'est-ce qu'elle vaut ? Ben je peux vous dire c'est la pire au monde. Voilà. Parce que parce que où les États ils sont fédérés où les États ils sont centralisés. Ouais. Il y a une règle et puis c'est cohérent et puis il y a voilà vous peu importe c'est la culture de l'État. Nous on est ni l'un ni l'autre. Exactement. On est les deux. On est hybridé.
Alors je vous donne et alors on est hybridé à trois. C'est-à-dire vous avez le paritarisme géré par les partenaires sociaux, le grou de l'action publique, plus de 800 milliards de collectes, les collectivités, toutes les collectivités 380 pour je donner les ordres de grandeur et l'État moins de 300. C'est qu'en fait vous pensez que vous êtes dans un état centralisé mais pour faire une crèche, il va falloir que vous discutiez avec le département, avec la région, avec la RS, avec la ville, avec la VAU, la GLO, avec la caisse d'allocation familiale et avec la MSA. Tout ça n'a aucun sens. Si vous regardez le problème de la jeunesse, hein, la jeunesse, vous avez la Z, la PJJ, le département, la tout ça n'a c'est donc
la France est un pays où rien ne se fait en moins de 7 rien. Cette organisation, cette financeur, une lourdeur, invraisemblable. Vous êtes vous avez donc des comités de suivi, des comités de pilotage, des comités de des réunions en tout genre et vous cumulez une bureaucratie de transmission à vrai centre. Est-ce qu'on peut le réformer ça ? Mais bien sûr, il suffit juste de décider le modèle qu'on souhaite. Alors attendez, mais pourquoi on le fait pas ? Ça a l'air très cartésien. Ben c'est les Français qui décident. Tu non parce que en gros Mais non mais attendez parce que parce qu'on leur a pas expliqué comme ça mais d'accord mais les français attendez les français ils sont invité à se prononcer bientôt. Bon c'est non mais il s je vous rappelle qu'ils sont prononcés
une fois le général de Gaulle en 69 il avait bien compris ça. Il avait dit il est temps que la province s'occupe des affaires de la province. Bref, il a fait un référendum, il a proposé que les provinces provinces ce qui serait aujourd'hui une partie des services de l'État, de la région, du département, de la CAF et cetera s'occupe des de ce qu'on appelle les Posé comme ça. Vous avez dit qu'on était bonne volonté au niveau de l'exécutif. Le général de Ga l'avait proposé, il a perdu le rest, il est parti. Depuis, on a depuis on continue, on ne fait strictement rien. Vou dire que les gens intelligents sont paresseux. Non, c'est pas ça. Je vais vous expliquer pourquoi. Vous savez c'est un problème d'abeille. Pour qu'il y ait de l'intelligence, faut qu'il y
ait de la diversité. Pour qu'il y ait de la vie, il faut de la biodiversité. Pour ça qu'il y a des abeilles qui apportent des sucres différents. Bon, dans un groupe humain, vous allez avoir un regard de polytechnicien, d'ouvriers, de kinésithérapeutes, de prof peu importe et un regard de l'organisateur du travail des autres, le manager ou l'inspecteur comme vous voulez. Quand la tribu meurt, c'est quand un seul regard a pris le pouvoir. En France, le pouvoir des contrôleurs des des inspecteurs ont appris 100 % du pouvoir. La l'écart-type maximal d'un gouvernement français, quel qu'il soit va de science poli la science au Paris. C'est des gens qui à titre personnel sont tout à fait remarquables, très engagés, que c'est le bien faire mais ensemble ont un regard qui est
consanguin et univoque et donc ils ne se rendent pas compte en réalité ce qui se passe. Ils sont pas allés à la cour nationale du roi d'asile voir comment ça se passe. Ils sont pas allés à la pour voir comment ça se passe. Donc c'est des chadoc. Il il mouline, il mouline, il pédalent, il pédalent et en fait il se passe rien. Mais c'est un système qui vient de loin. La monarchie Robespierre codifié Napol. Non mais attendez, le système français vient de loin, sauf qu'avec le temps, il s'est dépioté et il est devenu hybride. Donc la question c'est comment on réorganise ça ? Je donne un exemple. En matière de logement, on a une crise de logement. On est on tombe à 240 2500 enfin c'est effrayant. On en a besoin de 500 ou pardon mais ça intéresse tout le monde.
Les mamans, c'est le nid. Les jeunes les jeunes à 22 ans 23 ans 24 c'est dramatique. Bon pour faire un bloc de logement de 50 logements, vous avez 42 organisations, 42 autorités. Mais on est dingue, on est dingue. Ça c'est le diagnostic Jean-Luc Borlot. Mais vous m'avez toujours pas dit par où on commençait et comment on faisait. Comment ça ? Parce que vous m'avez dit, vous avez la vous avez le diagnostic, vous avez dit que il y avait des strates épouvantables les unes après les autres. Vous avez dit qu'on pouvait pas décider à à plusieurs parce que les uns et les autres ne se comprent pas. même s'ils étaient très très brillants. Euh moi en attendant je vois c'est ce qu'on appelle l'administration. C'est le rôle au compresseur de l'administration. Ça revient aussi à la
dépense publique qui est de qui est de 1700 milliards par an. Et on nous dit toujours non mais ça vous comprenez c'est la dépense. On peut pas toucher et l'administration ou les administrations, on peut pas toucher parce que c'est comme ça et la dépense publique on peut pas toucher parce que c'est validé, on a mis le tampon et cetera. Très bien. Ça c'est le diagnostic. Qu'est-ce qu'on fait maintenant ? Mais je Mais c'est mais vous êtes comme eux, vous n'entendez pas. Je vous dis il faut prop C'est les Français qui décideront. Bon, attendez, je Mais attendez, mais on va leur proposer clairement. Je propose que qu'on fasse un fédéralisme à la française comme partout dans le monde. L'État va s'occuper pour une fois vraiment de l'avenir, de la recherche de
l'IA, des grands sujets sociétaux, de la collecte, de l'impôt, de la justice, de la sécurité intérieure, la sécurité extérieure, du quantique et cetera. Ça c'est l'état. Voilà, ça c'est c'est ça responsable l'équité d'une manière générale. Et puis la province avec un parlement de province, avec un gouvernement de province et bien les Bretons vont définir leur leurs règles en matière de logement, en matière de soutien des mamans isolées, en matière de euh de sport non olympique. Voilà tout de la gestion du personnel médical, du lien entre la médecine de ville et et l'hôpital. Voilà. Donc ça c'est la province. C'est bon. Et et les Bretons, ils sont assez grands. Ils ont pas besoin d'avoir quelqu'un au trésor qui dise "Vous savez quoi ? On n pas besoin de faire des logements chez vous." Comen
ils sont assez grands. Bon, il y en aura 15, 16, 17. Enfin, il y a pas il y a pas il y a pas de débat sur sur la réalité de de ces provinces. Mais tout ça, moi j'en ai parlé aux paris sociaux, à tous les présents de région, de département, les villes, les tout le monde est d'accord. Tout le monde sait très bien que en gros cette cette sur euh confusion où tout le monde fait tout, personne n'est responsable de rien nous coûte 100 120 milliards mais coûte surtout nous coûte 5 à 7 ans de toute décision. Je donne un exemple dont en France Notre Dame vous auriez pas commencé à faire les travaux si on avait suivi la règle française. Il a fallu une loi d'exception qui disent on ne tient pas compte des administrations, des règles, d'urbanisme. On aurait pas
commencé sans ça. Voilà. Donc c'est bien la démonstration que notre système ne marche pas et qu'on peut le faire. Voilà. Donc il faut faire ça. On a la même chose en matière de justice, une situation d'une complexité absolument invraisemblable. Le problème c'est pas la dépendance, pas les indépendances. Des gens ils saent de bien faire. Le système est complètement d'une complexité eux-mêmes. S'il retrouvent ça, vous avez ça dans tous les secteurs d'activité. Donc dans en matière de sécurité, on a la même chose. Donc les mécanaux c'est quoi ? des gens qui partout partout là où il y a des rotules, là où il y a des prises de décision, là où il y a des responsabilités se disent "Attends Jean-Louis, tu vois là ça marche pas là la jeunesse on peut on peut pas voyez
même le Patrick Martin le patron du M il s'ouvre un bouquin pourquoi la jeunesse doit être une grande cause nationale ? Bon on travaille on travaille ensemble là-dessus là je vais à Épinal pour voir le sujet de la jeunesse. On ne peut pas garder 20 % de la jeunesse qui n'est pas dans le train de la croissance. l'avenir l'avenir économique de productivité. Je parle pas du DRAMP sinon d'une jeunesse qui va se retourner contre le CM qui a déjà commencer. Posez-vous la question de l'ultraviolence ? Pouvez posz-vous la question des mineurs isolés ? Posez-vous la question des enfants soldats qui ont touché une arme avant la puberté ? L'histoire de la c'est c'est invraisemblable. Donc oui, le système ne fonctionne pas. Il faut tout un village pour élever un enfant. Le Mève vous le
dit, la croissance française passera par le retour de cette jeunesse dans des scènes de formation et des systèmes. 19h26, Jean-Louis Borlot est déjà chauffé et il revient dans un instant. tout de suite.
Jean-Louis Borloo