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InterviewRadio France (sur Site radio)· 10 juillet 2026 6 minComplaisantActualité / polémiqueEnvironnement & énergieSécurité

"Plus de 1.500 hectares brûlés" depuis le début de l'été dans l'Indre d'après Marc Fleuret du Conseil départemental

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 80 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:39OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous avez été surpris par la vitesse à laquelle il s'est propagé cet incendie ?

  • 1:29OuverteRéponse directe

    Quel est le bilan pour l'instant des surfaces brûlées depuis le début de l'été dans l'Indre ?

  • 2:15OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'ils sont suffisamment nombreux chez nous dans le Berry ? Suffisamment préparés aussi à ces feux violents ?

  • 3:40OuverteRéponse directe

    Ça représente un budget, évidemment. De quelle enveloppe environ vous disposez pour ces investissements au niveau des équipements ?

  • 4:15OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il faut encore plus d'équipements, des avions par exemple ? Est-ce qu'il en faudrait davantage sur place ?

  • 4:50OuverteRéponse partielle

    Et sont suffisants pour l'instant dans l'Inde ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:10Invité politiqueChiffre
    « Au moins 700 hectares brûlés en Brenne dans cet incendie. »
  • 0:36Invité politiqueChiffre
    « Près de 1000 hectares parcourus en quelques heures. »
  • 1:33PrésentateurChiffre
    « Alors nous sommes à plus de 1500 hectares de surfaces brûlées alors qu'en septembre 2025, nous étions à 580 hectares. »
  • 2:36PrésentateurChiffre
    « Nous sommes plus de 1000 hommes, 150 professionnels et un peu plus de 1000 volontaires. »
  • 3:47PrésentateurChiffre
    « Alors le budget du SDIS, c'est un peu plus de 30 millions d'euros, dont 11 millions d'euros consacrés à l'investissement. »
  • 5:49PrésentateurChiffre
    « dans la grande majorité des cas, plus de 90%, ce sont les hommes qui déclenchent le feu »

Temps de parole

  • Présentateur73 %
  • Marc FLEURET27 %

6,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Présentateur

Bon réveil, 7h45, c'est l'heure de l'invité d'ici matin avec vous, Irène Prigent.

0:05
Marc FLEURET

L'Indre fait encore face en ce moment à l'un des plus importants feux de végétation de son histoire. Au moins 700 hectares brûlés en Brenne dans cet incendie. Des incendies qui s'enchaînent dans le département ces derniers jours à cause d'une sécheresse particulièrement précoce et intense. Alors comment faire face ? On se penche sur la question avec notre invité ce matin, le président du conseil départemental de l'Indre. Bonjour Marc Fleuret. Bonjour. Vous êtes également président du SDIS de l'Indre. On a déjà connu dans le département des incendies très importants, notamment en 2019. Mais celui qu'on a en ce moment dans le pays des militants est vraiment exceptionnel.

Près de 1000 hectares parcourus en quelques heures. Est-ce que vous avez été surpris par la vitesse à laquelle il s'est propagé cet incendie ?

0:44
Présentateur

Effectivement, la première des choses c'est qu'il a progressé extrêmement vite dû finalement à la végétation qui est très sèche. On le voyait d'ailleurs avec les fumées noires puisque c'est ce qui indique l'état d'hydrométrie lorsqu'il y a un feu. Et surtout la rapidité à laquelle il se déplaçait, ne brûlant finalement pas l'ensemble de la végétation sur son passage dans un premier temps. Et c'est là où il faut être très vigilant puisqu'il y a des reprises qui sont régulières. Et cette nuit, nous avons eu 30 sapeurs qui sont restés en permanence sur site pour surveiller ces reprises et éviter qu'on se retrouve face à une reprise trop importante.

1:26
Marc FLEURET

On n'est que début juillet, malheureusement les feux s'enchaînent dans le Berry. Quel est le bilan pour l'instant des surfaces brûlées depuis le début de l'été dans l'Indre ?

1:33
Présentateur

Alors nous sommes à plus de 1500 hectares de surfaces brûlées alors qu'en septembre 2025, nous étions à 580 hectares. Donc on est au 10 juillet, c'est vraiment très inquiétant. Surtout qu'on sait que généralement dans notre région, c'est plutôt au mois d'août que l'on a le pic d'activité. Donc les hommes commencent à être fatigués. On a eu un renfort d'une colonne de Bretagne qui a été la bienvenue. Mais on doit rester vigilant et travailler sur les rotations. Donc le matériel reste sur place et nous faisons des rotations d'hommes régulièrement.

2:10
Marc FLEURET

Oui, vous parlez de ces moyens humains. C'est vrai que les sapeurs-pompiers n'arrêtent pas. L'été vient seulement de commencer. Est-ce qu'ils sont suffisamment nombreux chez nous dans le Berry ? Suffisamment préparés aussi à ces feux violents ?

2:20
Présentateur

Alors le réchauffement climatique aujourd'hui, c'est une vraie politique publique. Et le département de l'Indre et le SDIS de l'Indre avaient vraiment anticipé. Et donc nous sommes effectivement prêts. Nous avons un nombre de sapeurs suffisant par rapport à notre territoire.

2:35
Marc FLEURET

Combien environ ?

2:36
Présentateur

Nous sommes plus de 1000 hommes, 150 professionnels et un peu plus de 1000 volontaires. Donc au niveau des effectifs humains, nous sommes opérationnels. Nous avons 16 engins spécifiques pour les feux. Nous continuons à investir fortement. Nous avons anticipé ces investissements. Et il faudra à l'avenir qu'on continue à investir. Notamment sur les matériels spécifiques au feu. On a vu il y a quelques jours que c'était extrêmement important. On a un équipage qui a dû activer son système de protection de véhicules. Avec des jets d'eau qui vont sur l'extérieur du véhicule pour protéger le cockpit et les pompiers qui sont à l'intérieur. Donc ces équipements sont essentiels.

Alors c'est vrai que quand on vote...

3:22
Marc FLEURET

C'était à gourner ça, c'est ça ?

3:24
Présentateur

Oui, c'était à gourner, oui, tout à fait. Et c'est vrai que quand on prépare le budget et qu'on a ces lignes d'investissement, finalement, on ne se rend pas forcément compte de l'importance. Et aujourd'hui, on est content d'avoir fait le choix d'investir fortement sur le matériel.

3:40
Marc FLEURET

Ça représente un budget, évidemment. De quelle enveloppe environ vous disposez pour ces investissements au niveau des équipements ?

3:47
Présentateur

Alors le budget du SDIS, c'est un peu plus de 30 millions d'euros, dont 11 millions d'euros consacrés à l'investissement. L'investissement sur nos casernes, bien évidemment, mais aussi sur le matériel roulant. Et on a eu la chance de bénéficier du pacte capacitaire. Donc ce sont des engins qui ont été investis à la fois par l'État et par le département de l'Indre. Ce qui nous a permis d'avoir plus de véhicules et d'être encore plus opérationnels.

4:15
Marc FLEURET

Est-ce qu'il faut encore plus d'équipements, des avions par exemple ? Est-ce qu'il en faudrait davantage sur place ? On voit leur efficacité en ce moment dans la lutte contre les incendies.

4:24
Présentateur

Alors on a la chance d'avoir le pélicandrome qui est situé à l'aéroport de Château-des-Holles. Ça nous a permis effectivement d'être opérationnels et surtout d'avoir finalement un temps de rotation qui était plus court. Et on a vu que sans l'intervention de l'avion, la tête de feu, on aurait eu beaucoup de mal à la stopper. Donc les moyens aériens sont essentiels, que ce soit les hélicoptères.

4:50
Marc FLEURET

Et sont suffisants pour l'instant dans l'Inde ?

4:52
Présentateur

Alors sur le territoire national, il en faudrait bien évidemment plus. Ça c'est l'État qui investit et c'est un travail qu'on va devoir faire avec l'État en réflexion avec l'ensemble des SDIS sur le territoire national.

5:03
Marc FLEURET

Dernière question, Marc Fleuret, par rapport aux jeunes sapeurs-pompiers volontaires, est-ce que leur engagement est assez reconnu, assez valorisé en France ?

5:13
Présentateur

Ah oui, alors effectivement nos jeunes sapeurs-pompiers, c'est vrai que dans l'Inde...

5:17
Marc FLEURET

Qui représentent une grande part des effectifs des pompiers, on le rappelle.

5:20
Présentateur

C'est extrêmement important et dans l'Inde, on est très dynamique au niveau des jeunes sapeurs-pompiers. On a beaucoup de structures qui accueillent des jeunes sapeurs-pompiers et on se rend compte que c'est essentiel puisqu'ils sont formés dès le plus jeune âge. Et c'est important de voir qu'on a des sites avec beaucoup de jeunes et notamment beaucoup de jeunes filles. Donc c'est une vraie dynamique départementale. Mais bon, moi je voudrais quand même rappeler que finalement le plus important, c'est que dans la grande majorité des cas, plus de 90%, ce sont les hommes qui déclenchent le feu, soit intentionnellement, malheureusement, mais aussi par inadvertance ou par manque de vigilance.

Et je demande vraiment la plus grande prudence à l'ensemble de la population.

6:05
Marc FLEURET

Merci beaucoup Marc Fleuret d'avoir été notre invité ce matin. Je rappelle que vous êtes le président du Conseil départemental de l'Inde et président du SDIS du département. Bonne journée à vous.

6:16
Présentateur

Merci, vous aussi.