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InterviewEurope 1 — La Grande interview (sur Podcast)· 22 octobre 2026 21 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéInstitutions & électionsImmigration & asileEurope & international

«Emmanuel Macron s'est moqué des Français, il doit partir», considère Robert Ménard

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 5 %Attaque 85 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:14OuverteRéponse partielle

    Emmanuel Macron promet que l'État va tout faire pour empêcher un retour des scènes inacceptables. Est-ce que vous lui faites confiance pour tirer les leçons du fiasco de la semaine dernière et surtout, le croyez-vous lorsqu'il affirme qu'il sera intraitable ?

  • 2:30OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'on va pouvoir tenir six mois, six mois et demi jusqu'à l'élection présidentielle comme ça ? Et qu'est-ce qu'il faut faire alors ?

  • 3:50RelanceRéponse directe

    Et qu'est-ce qu'on fait si samedi, ça recommence ? Qu'est-ce qu'on fait si tous les samedis, ça recommence ?

  • 4:05RelanceRéponse directe

    C'est la rue qui décide si le président doit démissionner ?

  • 5:59OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous redoutez le même scénario samedi ?

  • 7:50FerméeRéponse directe

    Est-ce que vous demandez juste l'état d'urgence, du coup ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:42Invité politiqueFait
    « Ses propos sont démonétisés, ils n'ont aucune valeur. »
  • 0:52Invité politiqueFait
    « Il a un vrai talent de dire une chose et son contraire. »
  • 1:16Invité politiqueFait
    « Ils sont comme vous et moi. Une fois qu'ils ont enlevé l'uniforme, souvent, en plus dans les CRS, c'est des gamins et tout, tu discutes avec eux. »
  • 1:42Invité politiqueFait
    « Ils s'adressent aux Français comme si c'était... »
  • 3:15Invité politiqueFait
    « Il a trompé les gens. »
  • 3:17Invité politiqueFait
    « Il a menti. »
  • 3:21Invité politiqueFait
    « Il s'est moqué des Français. »
  • 5:44Invité politiqueChiffre
    « Combien de commerces ? 300 commerces à Marseille ? »
  • 5:48Invité politiqueChiffre
    « 3000 sur tout le pays. »
  • 5:50Invité politiqueChiffre
    « Parce qu'un milliard d'euros de dégâts. »
  • 10:09Invité politiqueFait
    « Des maires en particulier, qui étaient comme moi, et pas que de droite comme moi, qui étaient sidérés par ça. »

Temps de parole

  • Robert Ménard82 %
  • Présentateur15 %
  • ?4 %

≈ 20,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Europe 1.

0:02
Locuteur

La

0:02
Présentateur

grande interview Europe 1 C News, Laurence Ferrari.

0:07
Locuteur

Et

0:08
Présentateur

notre interview ce matin dans la grande interview sur C News et sur Europe 1, c'est Robert Ménard. Bonjour à vous.

0:13
Locuteur

Bonjour Laurence Ferrari.

0:14
Présentateur

Merci d'être avec nous. Emmanuel Macron promet que l'État va tout faire, Robert Ménard, pour empêcher un retour des scènes inacceptables qu'on a vu les 17 et 18 octobre. Il va réunir un conseil de sécurité tout à l'heure. Est-ce que vous lui faites confiance pour tirer les leçons du fiasco de la semaine dernière et surtout, le croyez-vous lorsqu'il affirme qu'il sera intraitable ?

0:32
Robert Ménard

Personne ne le croit, ce n

0:33
Locuteur

'est

0:33
Robert Ménard

pas moi. Que moi je ne le crois pas, au fond, ce serait assez secondaire pour lui. Mais moi je vois dans ma ville où les gens qui ont cru, plus personne ne le croit. Ses propos sont démonétisés, ils n'ont aucune valeur. Il

0:46
Locuteur

parle

0:46
Robert Ménard

dans le vide donc ? Personne ne

0:47
Locuteur

peut

0:47
Robert Ménard

le croire. Il dit le contraire. Il y

0:49
Locuteur

a

0:49
Robert Ménard

fait 10 ans, là on parle de ce sujet, mais sur plein d'autres sujets, il a un vrai talent de dire une chose et son contraire. En 10 jours, vous ne pouvez pas dire aux policiers « Vous manquez d'empathie » et maintenant leur dire « Ah non, non, je suis avec vous ». Vous savez, moi j'ai discuté avec des policiers parce que les policiers,

1:06
Locuteur

ils

1:06
Robert Ménard

sont comme vous et moi. Une fois qu'ils ont enlevé l'uniforme, souvent, en plus dans les CRS, c'est des gamins et tout, tu discutes avec eux. Ils sont

1:13
Locuteur

sidérés d

1:16
Robert Ménard

'avoir été, je les cite,

1:18
Locuteur

«

1:18
Robert Ménard

abandonnés ». Attendez, moi je me dis qu'un jour, un jour, si tu continues, s'ils continuent à les traiter comme ça, les gens,

1:24
Locuteur

ils

1:24
Robert Ménard

diront « Mais tu vas aller te faire casser la figure par les petits cons en face de moi, à ma place ». Il n'a qu'à y aller, lui, pour leur demander ce que c'est l'empathie. Et maintenant, il te dit « Ça y

1:33
Locuteur

est,

1:33
Robert Ménard

ils montrent les muscles, c'est différent ». D'abord, s'ils montraient les muscles, ils l'ont mieux fait de rester ici plutôt que de

1:39
Locuteur

se faire... C'était une erreur

1:39
Présentateur

de partir trois

1:40
Locuteur

jours alors que le pays était à feu à sang. Moi, j'ai

1:42
Robert Ménard

entendu plein de gens me dire « Ils s'adressent aux Français comme si c'était... » C'est vrai que ce qui s'était passé était terrible. Il réunit tout le monde, je ne

1:50
Locuteur

sais

1:50
Robert Ménard

pas, on m

1:50
Locuteur

'a

1:50
Robert Ménard

dit 16 millions de gens chez vous comme ailleurs à 20 heures et tu te tires le lendemain. Mais enfin, ça ne va pas bien si la situation... Madame, si la situation est aussi grave que ça, tu ne t'en vas pas. Tu dis, tu appelles tes interlocuteurs « Écoutez, il se passe quelque chose en France, on remet ça une semaine, ça n'aurait rien changé ». Et puis, ça fait celui qui est... J'allais dire qu'il est attentionné, il n'est pas attentionné. Il est dans un autre monde. Tu ne

2:15
Locuteur

vas

2:15
Robert Ménard

pas voir un concert la veille avec ta femme comme

2:18
Locuteur

ça.

2:19
Robert Ménard

Mais en fait, tu ne peux pas faire ça, madame. Il y a des choses, ça s'appelle de la décence par rapport au pays. Tu ne peux pas faire ça. Mais je ne

2:26
Locuteur

sais

2:26
Robert Ménard

pas, peut-être qu'il vit sur une autre planète.

2:28
Présentateur

Mais il vit en France en tout cas. Est-ce qu'on va pouvoir tenir six mois, six mois et demi jusqu'à l'élection présidentielle

2:33
Locuteur

comme ça

2:34
Présentateur

? Et qu'est-ce qu'il faut faire alors ?

2:35
Robert Ménard

Mais il faut qu'il parte. Il faut qu'il démissionne. Mais attendez, comment vous voulez faire ? Je ne dis pas que ça réglera tout, mais il cristallise aujourd'hui. Mais même parfois de façon injuste. Aujourd'hui,

2:45
Locuteur

il

2:45
Robert Ménard

pourrait dire « ça, c'est de l'eau

2:47
Locuteur

».

2:47
Robert Ménard

Puisque c'est de l'eau, il y aurait la moitié des Français qui dirait « non, c'est du vin ». Tellement, ils n'en peuvent plus. Il est au-delà de la décribilisation. Il est aujourd'hui radioactif. Aujourd'hui, il n'y a pas un gouvernement de M. Macron qui puisse être accepté par les Français. Il suffit qu'il présente que, mais même de très très loin, il y ait l'ombre d'Emmanuel Macron sur une décision pour qu'elle soit inacceptable pour les gens. Il a trompé les gens. Il a trompé les gens. Il a menti. Il a trompé. Il s'est moqué des Français. Et aujourd'hui, c'est l'effet boomerang. Les gens ne le supportent plus.

Alors, quand c'est comme ça, si tu aimes la France, et je ne doute pas, je ne veux pas douter qu'il l'aime, tu te tires. Tu dis « ça va, écoutez, on n'a qu'à avancer de six mois, et alors, je veux dire, qu'est-ce que ça va changer ? » Il ne sera pas président dans six mois. Il n

3:41
Locuteur

'est

3:41
Robert Ménard

pas candidat. Tu t'en vas et tu dis « voilà, si ça doit calmer les choses, je m'en vais, il y a des élections, et peut-être qu'il en sortira

3:48
Locuteur

quelque chose de politique.

3:48
Présentateur

» Et qu

3:50
Robert Ménard

'est-ce qu'on fait si samedi,

3:53
Locuteur

ça

3:53
Robert Ménard

recommence ? Qu'est-ce qu'on fait si tous les samedis, ça recommence ? Qu'est-ce qu'on fait si demain, des commerçants, on aura le bol de voir leur boutique cassée ?

4:02
Locuteur

Mais dans ces cas-là,

4:03
Présentateur

on dira « c'est la rue qui décide, Robert Ménard

4:04
Locuteur

? » C'est la rue

4:05
Présentateur

qui décide si le

4:06
Locuteur

président doit démissionner ? Ce n'est pas la

4:07
Robert Ménard

rue qui décide. Quand tu es à ce point incapable d'assurer l'ordre, tu en tires des conclusions. D'abord, tu ne dis pas « non, que le ministre de l'Intérieur ne démissionne pas, je t'en foutrai ». Vous savez ce qu'il va se dire ? Moi, je dis, on n'est pas à la guerre civile.

4:24
Présentateur

Non,

4:25
Robert Ménard

on est à la pré-guerre civile. On est dans des guérillas urbaines. Avec une différence énorme, c'est que pour l'instant, personne n'a tiré ce personne. Et ça,

4:37
Locuteur

ça serait

4:37
Présentateur

le point de bascule selon Robert

4:38
Locuteur

Ménard,

4:38
Robert Ménard

évidemment. Parce que vous, vous vous excluez comme ça, on est tous les deux ici, vous excluez que, je vous le disais, que des commerçants excédaient. Attendez, moi, je connais commerçants. Alors, à Béziers, tout s'est bien passé, tant mieux. Mais ça peut mal se passer samedi, d'ailleurs. Ces fois, c'est toute la vie des gens, madame. Leur boutique, leur commerce, c'est toute leur vie.

4:59
Locuteur

Donc, vous n'excluez pas un geste

5:00
Robert Ménard

d'autodéfense,

5:01
Locuteur

c

5:01
Robert Ménard

'est ça ? Parce que vous,

5:02
Locuteur

vous

5:02
Robert Ménard

l'excusez, vous savez. Moi, attendez, je vais vous dire quelque chose. Je connais des gens, et Dieu sait que je ne l'aurais jamais imaginé. Des gens comme vous, comme moi, raisonnables, qui me disent, moi, c'est un pas, je vais, j'ai acheté énorme.

5:16
Locuteur

Vous

5:17
Robert Ménard

vous rendez compte de ce que ça veut dire ? Vous vous rendez compte de

5:19
Locuteur

ce que ça veut dire

5:20
Présentateur

? Autodéfense, donc, milice privée, donc, on ne fait plus confiance à l'État. L'État ne nous protège plus, on se protège

5:25
Locuteur

nous-mêmes. Enfin,

5:25
Robert Ménard

et qu'est-ce qui s'est passé samedi dernier ? Il y a des endroits entiers où, moi, je suis le dernier à taper sur la police, ou parce qu'ils n'étaient pas assez nombreux, ou parce qu'il y

5:34
Locuteur

a

5:34
Robert Ménard

eu peut-être des fautes de commandement, ou des ordres qui n'étaient pas les bons. Attendez, vous avez bien vu qu'il y avait des endroits, les gens pouvaient saccager comme vous voulez. Combien de commerces ? 300 commerces à Marseille ?

5:47
Locuteur

300,

5:48
Robert Ménard

3000 sur tout le pays. Voilà. Parce qu'un milliard d'euros de dégâts. Mais vous vous rendez compte

5:52
Locuteur

?

5:53
Robert Ménard

Qu'est-ce qu'on attend ? Et

5:55
Locuteur

là,

5:55
Robert Ménard

c'est une journée, ce n

5:56
Locuteur

'est

5:56
Robert Ménard

pas l'affaire Naël, ça avait duré 10 jours. Bien sûr.

5:58
Locuteur

Là, c'est une journée.

5:59
Présentateur

Est-ce que vous redoutez le même scénario samedi ? Là, il y a beaucoup de réunions, ça s'agit dans tous les sens pour faire des schémas de sécurité, et on espère que le maintien de l'ordre sera assuré. Il y a beaucoup plus de policiers qui sont déployés sur le terrain. Vous pensez que ça peut se répéter ou pas, samedi ?

6:14
Locuteur

Ah

6:14
Robert Ménard

non ! Ensuite, quand j'ai vu des gens... Vous savez, je fais la part entre... Je suppose que vous faites comment ? Entre les 500, 800 000, on ne

6:22
Locuteur

va

6:22
Robert Ménard

pas discuter de ça, personnes qui ont manifesté. Un, qui ont le droit de manifester. Deux, qui ont le droit de penser différemment de moi, évidemment. Trois, qui ont le droit d'avoir des revendications légitimes. Enfin, ce n

6:33
Locuteur

'est

6:33
Robert Ménard

pas le problème. Et un certain nombre de petits salopards. Est-ce que ces gens-là sont prêts à redescendre dans la rue ? Oui. Est-ce qu'ils vont pouvoir... C'est toute la question que vous vous posez, que je m'impose ?

6:45
Locuteur

C

6:45
Robert Ménard

'est pour ça que je pense qu'il faut mettre... Donc, c'est le test, là.

6:48
Locuteur

Ça me dit que c'est le

6:48
Robert Ménard

test de la République. C'est pour ça que je suis sidéré du débat qu'il y

6:52
Locuteur

a

6:52
Robert Ménard

en ce moment, par exemple, sur l'armée. Bien sûr qu'il faut que l'armée soit en l

6:56
Locuteur

'armée.

6:56
Robert Ménard

Mais attendez, elle l'est. Les sentinelles, ils sont chez moi l'été. Et ils calment des gens. Ils calment des gens. Rien qu'en les voyant. Vous avez, vous, envie de

7:05
Locuteur

vous

7:05
Robert Ménard

frapper avec un type qui est habillé en tréunit militaire et qui a une arme ? Vous savez, ça calme un certain nombre

7:10
Locuteur

d'armes. Et là, ils seraient

7:11
Présentateur

affectés à des missions statiques pour justement libérer les policiers de d'autres tâches.

7:15
Robert Ménard

Vous avez vu ce qui s'est passé à Limoges ?

7:16
Locuteur

Je

7:16
Robert Ménard

ne

7:16
Locuteur

sais

7:16
Robert Ménard

pas. Moi, ça s'est passé. Ils ont voulu manifester. Ils sont venus à un moment donné devant la mairie. Oui, moi, je serais ravi. Et j'applaudirais s'il y avait un certain nombre de militaires des opérations sentinelles qui soient devant mon hôtel de ville. Non seulement parce que ça le protégerait. Et deuxièmement, parce que ça permettrait au reste de la police d'aller dans toute la ville. Et je suppose que ce que je vous dis là, ce n

7:37
Locuteur

'est

7:37
Robert Ménard

pas moi. Demandez à n'importe quelle maire. Et aujourd'hui, n'importe quelle maire. De droite, comme moi, ou de gauche. Ça y est, ils ont compris qu'il fallait armer la

7:46
Locuteur

police. Oui, ils l'ont tous demandé.

7:47
Robert Ménard

Attendez, le temps qu'ils ont mis. Je peux vous dire quand même un

7:50
Locuteur

truc. Est-ce que

7:50
Présentateur

vous demandez juste l'état d'urgence, du coup ? Si ça se reproduit, ça me dit.

7:54
Robert Ménard

Ah, si ça se reproduit ? Il

7:55
Locuteur

faut l'état d'urgence, il

7:56
Présentateur

n'y a plus à...

7:58
Robert Ménard

Comment on pourra éviter ça ? Mais je vais vous dire, je vous raconte un truc, parce que depuis trois jours,

8:02
Locuteur

je

8:02
Robert Ménard

suis en boucle, tellement ça m'énerve. Vous vous rendez compte que, Dieu merci, il y

8:08
Locuteur

a

8:08
Robert Ménard

des polices municipales. Nous,

8:09
Locuteur

il

8:09
Robert Ménard

y a plus de gens dans la rue, à baiser dans tout un tas de villes, avec la police municipale, que la police tout court. C'est ça, la réalité. On a des drones. On a des gens qui pilotent les drones. Et on nous refuse de le faire. Mais le ministre,

8:22
Locuteur

là,

8:22
Robert Ménard

tiens, puisque je pense qu

8:23
Locuteur

'il

8:23
Robert Ménard

vous écoute le matin. Mais M. Nunez, au lieu de me casser les bonbons avec un certain nombre de trucs, donnez-moi l'autorisation comme au maire d'utiliser les moyens qu'on a. Je ne

8:33
Locuteur

vous

8:33
Robert Ménard

demande pas d'argent. Je ne demande rien.

8:35
Locuteur

Je

8:35
Robert Ménard

dis, on a des drones. Pour surveiller une ville, comment vous faites sans drone ? Comment vous faites ça aide ? Non, ils nous emmerdent en nous disant non. Enfin, qu'est-ce que c'est arc-bouté sur des bêtises ?

8:46
Présentateur

Encore un mot sur ces manifestations. Il y a d'un côté ceux qui voulaient manifester contre la vie chère, vous l'avez dit. Les syndicats, d'ailleurs, appellent à nouveau un mouvement le 5 novembre. Et puis, il y

8:54
Locuteur

a

8:54
Présentateur

tous les autres, les casseurs, les pilleurs, les groupes usuls d'extrême-gauche extrêmement bien organisés. Est-ce que vous, vous voyez l'implication de la France insoumise dans l'articulation de ces groupes d'extrême-gauche ? Jean-Luc Mélenchon dit, mais la violence, ce n

9:07
Locuteur

'est

9:07
Présentateur

pas moi. Je

9:08
Locuteur

ne l'ai jamais voulu

9:09
Présentateur

ni souhaité.

9:10
Robert Ménard

Mais d'abord, c'est lui et ses lieutenants. On a expliqué combien de fois que ça pouvait être légitime quand tu dis, dans certaines circonstances, la violence, elle est légitime. C'est-à

9:19
Locuteur

-dire

9:19
Robert Ménard

que tu la bénis, la violence. À moi, il

9:21
Locuteur

y a

9:21
Robert Ménard

un truc qui m'exaspère, mais je n

9:22
Locuteur

'ai

9:22
Robert Ménard

pas eu le droit avec vous ce matin. Maintenant, c'est l'ultra-gauche.

9:26
Locuteur

Vous

9:26
Robert Ménard

avez l'ultra-gauche. Comme ça, on ne cite pas. Attendez, pardon, il y

9:29
Locuteur

a

9:29
Robert Ménard

un parti aujourd'hui qui s'appelle la France insoumise où un certain nombre de gens, d'abord, dans ce parti, il y a un discours insupportable de violence et peu républicain. Je dis républicain, un dessin, je n'utilise jamais ce mot, mais comme ils disent toujours, c'est républicain. Deux, ils sont prêts à tout. Ils sont prêts à flatter tout le monde. Madame Pateau, par exemple, qui ne

9:49
Présentateur

condamne pas l'incendie de la

9:49
Locuteur

mairie

9:50
Robert Ménard

de Limoges ? Enfin, vous vous rendez compte ? Mais moi, vous savez, alors, je suis maire, vous direz, je suis de parti.

9:55
Locuteur

Mais

9:55
Robert Ménard

quand j'ai vu le campanile tomber, enfin, ça ne vous a pas fait quelque chose à vous ?

10:00
Locuteur

Comme Notre-Dame.

10:02
Robert Ménard

Comme Notre-Dame, comme tout le monde. Et là, tu te dis, moi, j'ai réuni tout un tas de gens lundi, des maires en particulier, qui étaient comme moi, et pas que de droite comme moi, qui étaient sidérés par ça. Et vous avez Madame Pateau qui dit ça. Mais vous vous rendez compte ? Vous vous rendez compte les bouts de feu que c'est ? Vous vous rendez compte leur part de responsabilité ? Non, l'ultra-gauche, c'est eux l'ultra-gauche. Oui, j'ai compris qu'il y avait encore, vous savez, qu'il y avait encore plus à gauche. Mais c'est eux, c'est eux qui donnent le tempo, c'est eux qui donnent le là, c'est eux qui écrivent la partition que les autres jouent. Ils sont prêts à tout pour gagner.

Et ils se disent, plus ce sera le bordel, et mieux ça sera pour

10:39
Locuteur

eux.

10:39
Robert Ménard

Mais attendez, ils ont joué les jeunes et les immigrés. comme si tous les jeunes étaient des voyous et comme si tous les immigrés, vous savez, étaient des islamistes. Sauf que c'est faux. Et j'espère qu'ils vont prendre plein la gueule aux élections parce que les gens diront ça va l'instrumentalisation.

10:52
Locuteur

Pour

10:52
Présentateur

l'instant, Jean-Luc Mélenchon est qualifié dans à peu près tous les cas de figure. Oui,

10:55
Locuteur

mais attendez ça. On passe

10:55
Robert Ménard

Marine Le Pen, Robert Ménard. Attendez, et les autres, ils sont suicidaires, ils sont abrutis, tous ceux qu

11:00
Locuteur

'il

11:00
Robert Ménard

y a au milieu, ils sont tous divisés. Qu'est-ce qu'ils pensent ? Ils pensent quoi ? Que leur petite chamaillerie, ça va peser quelque chose, vous vous rendez compte ? Moi, je ne sais pas, je me dirais, je n'ai pas envie qu'ils se fassent sa face entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon et je m'organiserai pour ça. Non, non. Ils trouvent qu'il y

11:19
Locuteur

a

11:19
Robert Ménard

mieux à faire sans gueuler entre eux.

11:21
Locuteur

Qu

11:21
Robert Ménard

'ils continuent

11:22
Locuteur

à s'engueuler.

11:22
Présentateur

Justement, vous avez déjeuné Robert Ménard avec Bruno Rotailleau et David Lysnard cette semaine. Est-ce que vous avez réussi à les mettre d'accord à ce qu'ils s'assemblent, se rassemblent, s'allient tous les deux ou pas

11:33
Locuteur

? Comment

11:34
Présentateur

ça s'est passé

11:34
Locuteur

?

11:35
Robert Ménard

Plutôt sympathique. Je leur avais demandé de venir. Ils ne vont pas être désagréables comme ça. Quand on vous invite, en général, vous êtes agréables. J'imagine. J'essaye de trouver. D'abord,

11:47
Locuteur

tu

11:47
Robert Ménard

les écoutes, honnêtement, oui, un est un peu plus libéral que l'autre, l'autre est un peu plus... Il est un

11:53
Locuteur

peu

11:53
Robert Ménard

conservateur, pour ne

11:54
Locuteur

pas

11:54
Robert Ménard

dire réac, il n'aime pas ça. Vous voyez comment ils sont et tout ça. Mais enfin, attendez, à part de prendre une loupe et d'être comme vous, comme moi, branché

12:03
Locuteur

sur la

12:03
Robert Ménard

politique, comme on l'est, tous les deux, pour le commun des mortels, c'est de la droite, voilà.

12:09
Locuteur

Bonnet

12:09
Présentateur

blanc, blanc bonnet.

12:10
Robert Ménard

Mais oui, Dieu merci, il y a des différences. Ils les montent en épingle, les uns et les autres. Enfin, ce n

12:16
Locuteur

'est

12:16
Robert Ménard

pas

12:16
Locuteur

vrai. Vous leur avez

12:16
Présentateur

dit quoi ? Ouvrez les yeux et

12:18
Robert Ménard

mettez-vous ensemble ? Je leur ai dit, vous êtes suicidaire, vous voulez perdre. Attends,

12:22
Locuteur

ils

12:22
Robert Ménard

font les... Ouais, on fait six et demi, alors un passe devant l'autre et tout. Mais coco, ça va, c'est six et demi. Je veux dire, il faut faire 50 madames, il faut gagner 50% des voix. Aucun des deux, vous êtes en état de gagner quoi que ce soit. Vous n'êtes même pas gagné, qu'est-ce que je raconte ? De même pas être au deuxième tour. Alors, j'ai discuté, ça a duré une heure et demie de discussion, pour les entendre dire à la fin, à l'arrache, comme on dirait chez moi, à l'arrache, que quand même, non, jamais ils se présenteraient un contre l'autre devant les Français. Donc, il y

12:54
Locuteur

en

12:54
Robert Ménard

aura des deux qui se désisteront à la fin. Enfin, sinon, tu n'as aucune crédibilité dans ce que tu dis. Tu ne peux pas dire, madame, on ne

13:03
Locuteur

peut

13:03
Robert Ménard

pas dire à la fois, attendez, regardez la France insoumise et le résultat de ce qu'il prône, on l'a vu, on l'a vu samedi. De l'autre côté, on ne peut pas dire, Marine Le Pen, oui, attendez, honnêtement, elle a été mieux que Macron dimanche dernier, disons les choses, et moi, je le reconnais bien volontiers, elle a été plus présidente que notre président actuel. Mais en fait, tu ne peux pas dire, comme ils le disent, et comme je le pense, que sur le terrain économique, social, c'est n'importe quoi, et elle fait des promesses qu'elle ne tiendra jamais. Et les promesses non tenues, c'est la pire des choses. Tu ne peux pas dire ça, madame.

Et au milieu, te dire, puisque nous, en gros, ils sont au milieu, on ne va pas se donner les moyens de présenter une alternative. Là, il n'y

13:43
Locuteur

en

13:43
Robert Ménard

a pas. Les quatre, parce que tu rajoutes les deux anciens premiers ministres de

13:47
Locuteur

M. Macron, Philippe et

13:48
Présentateur

Gabriel

13:48
Locuteur

Attal.

13:49
Robert Ménard

Qu'est-ce qu'ils vont faire ? Ils vont faire tous moins de 10% ? Et ils seront contents

13:52
Locuteur

? vous voulez une

13:53
Présentateur

primaire ?

13:53
Locuteur

Vous

13:53
Présentateur

voulez les appeler

13:54
Robert Ménard

? Du côté de David Lysnard,

13:59
Locuteur

il

13:59
Robert Ménard

est d'accord. Du côté de... Ah, il était un peu plus d'accord, Bruno.

14:03
Locuteur

Bruno Retailleau ? Il était

14:03
Robert Ménard

moins opposé à quand on a des... Et les deux

14:05
Locuteur

autres

14:05
Robert Ménard

? Gabriel Attal, que j'ai rencontré, m'a dit qu'il était d'accord. Et du côté d'Edouard Philippe, que j'ai rencontré aussi, il m'a dit, mais de toute façon, non, je suis contre une primaire, mais je vous garantis, c'est ce qu

14:19
Locuteur

'il

14:19
Robert Ménard

m'a dit. Donc moi, je vous répète ce qu

14:20
Locuteur

'il

14:20
Robert Ménard

me dit. Je suppose qu'il est sérieux quand il dit des choses. Il me dit, de toute façon, si en janvier, c'est pas moi, parmi les quatre dont nous parlons tous les deux, c'est pas moi qui suis en tête, je me retirerai au profit de celui qui est en tête. Moi, j'ai pas le traité de menteur, j'ai aucune raison de le penser, mais s'il trouve pas un moyen de présenter une alternative, et je sais bien que c'est pas la même chose, mais à un moment donné, enfin, à un moment donné, tu te dis, il y a le pire et le pire, on va l'éviter. Voilà.

14:50
Présentateur

Robert Ménard, ce week-end, il y a aussi, il y a ces inquiétudes sur le samedi, les manifestations et les pillages éventuellement dans toutes les villes, et il y a à Orléans le congrès de rassemblement national. 10 000 militants qui vont écouter Marine Le Pen, discours au dimanche, et une grande inquiétude du côté de la sécurité, les renseignements, annoncent des milliers d'éléments radicaux qui vont converger vers Orléans pour tenter, évidemment, d'en découdre avec les militants RN. Qu'est-ce que vous dites ce matin ? Est-ce que c'est acceptable dans une démocratie ? Marine Le Pen aurait-elle dû annuler ce qu'elle refuse absolument

15:20
Locuteur

? Elle a

15:21
Présentateur

raison. Disons que ce n'est pas à nous d

15:22
Locuteur

'annuler.

15:23
Robert Ménard

Elle ne va pas annuler son congrès parce qu'il

15:26
Locuteur

y a

15:26
Robert Ménard

certains mots de gens qui osent te dire que le rassemblement national c'est le fascisme et qu

15:31
Locuteur

'ils

15:31
Robert Ménard

sont antifascistes et qui ont exactement un comportement de petits fachos de gauche. Parce que quand même, enfin, vous vous rendez compte le raisonnement, il y a un parti qui par ailleurs, aujourd'hui, on ne cueille plus de 30% des voix, mais même ils recueilleraient 5% des voix. Tu n'interdis pas à un certain nombre de gens de te représenter. Et en plus, c'est les mêmes qui menacent comme ça. Vous savez, qui ont toujours à la bouche on est des démocrates, vous, vous êtes des fachos, nous, on est d'extrême gauche, on sait ce que c'est les droits de l'homme, patati patatoum, qui se comportent comme des petits salopards. J'espère

16:04
Locuteur

qu

16:05
Robert Ménard

'on fera de ça un test pour la démocratie en France. Il est invraisemblable que le rassemblement national ne puisse pas se réunir. Il est déjà invraisemblable que des abrutis menacent d'interdire de fait ce congrès, évidemment. Et j'espère et j'espère que toute la classe politique, toute la classe politique en commun, selon...

16:28
Locuteur

Vous

16:29
Robert Ménard

y croyez ? Mais non, je n'y crois pas. Mais c'est ça. C'est pour ça qu'ils n'ont aucune crédibilité, madame. Parce qu'ils ont des haut le cœur à géométrie variable. Parce qu'ils aiment la démocratie quand ça leur sert. Ils n'aiment pas la démocratie quand ça sert les autres. Ils sont...

16:45
Locuteur

Comment

16:45
Robert Ménard

vous

16:45
Locuteur

dire ? Ils

16:46
Robert Ménard

sont infâmes. Ils sont minables.

16:49
Locuteur

Ils

16:49
Robert Ménard

sont minables.

16:49
Locuteur

Ça devient un jugement sévère

16:50
Présentateur

alors.

16:51
Robert Ménard

Mais attendez, vous attendez, vous, que la France insoumise dise à ses petits connards quand même, le rassemblement national, bien sûr, qu'il a le droit de se réunir. Imaginez... Écoutez, on va juste faire un truc qui

17:03
Locuteur

est

17:03
Robert Ménard

un truc terrible pour tout ça. Imaginons un dixième de seconde, un dixième de seconde, que ce soit les militants du Rassemblement national, Marine Le

17:12
Locuteur

Pen en

17:12
Robert Ménard

tête, qui menacent la tenue d'un congrès de la France insoumise. Vous imaginez le tollé général. Et là, au fond, c'est chérubin. Mais je t'en foutrai des chérubins.

17:23
Locuteur

Mais

17:24
Présentateur

ça veut dire, Robert, qu'on est en train de glisser dans autre chose qu'une démocratie. On risque d'arriver dans un régime libéral. Qu'est-ce qui se passe ? En réalité, on veut faire taire les médias qui ne pensent pas exactement comme il faut. On veut faire taire les partis qui ne disent pas ce

17:38
Locuteur

que les médias ne veulent pas entendre. Qu'est-ce qui

17:41
Robert Ménard

s'est passé samedi matin ici ? Nos

17:43
Locuteur

locaux ont été attaqués. Qu'est-ce qui s'est passé dans

17:44
Robert Ménard

vos locaux ? Mais ils sont fous furieux. Mais bien sûr, vous doutez un instant que la France insoumise, Dieu nous en préserve, était au pouvoir. Vous savez, vous pensez sérieusement

17:57
Locuteur

que les

17:57
Robert Ménard

choses ne changeraient pas ? Vous pensez que votre liberté de ton, elle ne serait pas menacée ? Ils

18:02
Locuteur

ont dit

18:02
Robert Ménard

qu

18:03
Locuteur

'ils

18:03
Robert Ménard

nous

18:03
Présentateur

fermeraient.

18:03
Locuteur

Donc

18:03
Présentateur

oui,

18:04
Robert Ménard

on sait à peu

18:04
Locuteur

près.

18:05
Robert Ménard

Vous vous rendez compte ? Mais vous vous rendez compte qu'il

18:07
Locuteur

y a

18:07
Robert Ménard

des gens qui disent ça

18:08
Locuteur

?

18:08
Robert Ménard

Moi, je peux être en désaccord avec... Dans une indifférence générale. Générale. Mais attendez, moi, interdire, je ne

18:15
Locuteur

sais

18:15
Robert Ménard

pas, regardez, j'ai dit du bien de Bruno Rotaillot tout à

18:18
Locuteur

l

18:18
Robert Ménard

'heure, mais quand Bruno Rotaillot dit qu

18:20
Locuteur

'il

18:20
Robert Ménard

faudrait interdire la France insoumise, c'est une immense connerie. Il ne

18:24
Locuteur

faut

18:24
Robert Ménard

pas la dissoudre.

18:24
Locuteur

Mais interdire.

18:25
Robert Ménard

Attendez, madame, vous voulez interdire quelqu'un ? Vous,

18:28
Locuteur

quand les gens menacent

18:29
Robert Ménard

ces news ici, vous diriez, tiens, en revanche, vous pourrez interdire LCI, ça ne vous viendrait pas à l'esprit. Je veux dire, c'est ça. Et ce qui est le pire, c'est que les types qui nous donnent des leçons de morale, qui sont dans le camp du bien et nous dans le camp du mal, nous on est les injustes, les égoïstes, eux ils sont les généreux, les universalistes, c'est les mêmes qui veulent toujours interdire les médias, vous, qui ne pensez pas comme eux, les partis qui font leur congrès et qui ne pensent pas comme eux. Est

18:59
Présentateur

-ce qu

18:59
Locuteur

'il

18:59
Présentateur

y

18:59
Locuteur

a

18:59
Présentateur

un moyen, Robert Ménard, et c'est la fin de notre intratére, de réconcilier ces deux Frances-là

19:04
Locuteur

est

19:04
Présentateur

-ce qu'il

19:04
Locuteur

y a

19:04
Présentateur

encore une voie, un chemin ? On en est à se poser la question.

19:08
Robert Ménard

Je le pense

19:09
Locuteur

sincèrement.

19:09
Robert Ménard

Je le pense sincèrement. Je pense qu'il

19:11
Locuteur

y

19:11
Robert Ménard

a 80% des Français qui ne sont pas dans cette logique-là. Vous savez, moi je vais dans des quartiers difficiles, je vais prendre un exemple et quand je parle d'immigration,

19:20
Locuteur

et

19:20
Robert Ménard

Dieu sait, vous savez ce que je pense de l'obligation de limiter l'immigration et tout, mais les gens, les immigrés en question, ils sont d'accord. Évidemment, comme moi, les écoliers, vous avez discuté avec des lycéens, 80% pensent la même chose. Le problème, c'est qu'on n'arrive pas, comme aujourd'hui, on en est à, il faut toujours hurler plus fort que l'autre. On n'a au centre personne qui est capable de porter cette parole des 80%, mais de la porter de façon forte, forte. Il ne

19:50
Locuteur

faut

19:50
Robert Ménard

pas qu'il soit gnan-gnan, il ne

19:51
Locuteur

faut

19:51
Robert Ménard

pas qu'il se cache derrière, je ne

19:53
Locuteur

sais

19:53
Robert Ménard

pas quoi, il ne

19:54
Locuteur

faut

19:54
Robert Ménard

pas qu

19:54
Locuteur

'il

19:54
Robert Ménard

s'excuse tous les matins de ce qu'ils sont, il ne faut pas avoir honte de ce que c'est ce pays, il ne faut pas avoir honte de ce qu'on pense. Moi, je n'ai pas honte de ça et ça ne se fait contre personne, madame. Il n

20:05
Locuteur

'y

20:05
Robert Ménard

a pas besoin tous les matins de dire, oui, la France, elle n'est pas bien, elle n

20:09
Locuteur

'est

20:09
Robert Ménard

pas capable de faire ceci, la France,

20:11
Locuteur

c

20:11
Robert Ménard

'est un pays formidable, défendons-le. Mais là, je ne trouve pas cette voie-là. Il y a des gens que j'aime bien dans les candidats et tout, mais il ne

20:19
Locuteur

faut

20:19
Robert Ménard

qu'ils sortent de leurs coquilles, qu'ils s'affirment pour ce qu'on a envie d'entendre. Moi, dans la rue à Béziers, les gens ont peur, les commerçants, vous ne pouvez pas

20:28
Locuteur

savoir.

20:30
Robert Ménard

Alors que nous, il n

20:30
Locuteur

'y a

20:30
Robert Ménard

pas eu de problème, la peur qu'ils ont. Mais ils ont juste envie qu'on tape du poids sur la table et qu'on leur dit aux uns et aux autres, nous, on est raisonnable,

20:40
Locuteur

on

20:41
Robert Ménard

sait que c'est compliqué, mais ce n'est pas parce que c'est compliqué qu'on ne

20:44
Locuteur

va

20:44
Robert Ménard

pas y arriver. Et on a juste la volonté. Il manque du courage et de la volonté.

20:48
Présentateur

Merci Robert Ménard d'être venu ce matin dans la matinale CNews et Europe 1. Bonne journée à vous. Merci Robert Ménard, merci Laurence Ferrari. Dans un instant sur Europe 1, Eugénie Bastier, Julia De Funès, le livre du jour aussi, le dernier roman de Laurent Nunez. Ne riez pas,

21:01
Locuteur

c

21:01
Présentateur

'est vrai.

21:02
Robert Ménard

A tout de suite.