Yaël Braun-Pivet : conférence de presse de l'AJP | Évènements - 02/10/2024
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
brun Pivet bonjour madame la Présidente bonjour et merci d'avoir accepté d'être notre premier invité pour ce début de session parlementaire et même ce ce début de législature euh avec une configuration politique inédite dans le pays et au Palais Bourbon où le Premier ministre a présenter sa déclaration de politique générale ici à à quelques mètres de là où nous sommes dans dans l'hémicycle euh quelques mots pour vous indiquer que cette conférence de presse est retransmise sur LCP et sur le portail vidéo internet de l'Assemblée donc pensez bien euh s'il vous plaît à vous présenter vous et votre média lorsque vous posez une une question euh nous sommes ensemble jusqu'à 13h30 environ euh alors on va lancer la la rencontre moi-même et Chantal Didi avec laquelle j'ai j'ai le plaisir comme toujours d'animer cette rencontre et puis immédiatement après on on fera circuler le le micro dans la salle euh première question madame la Présidente euh la semaine dernière euh vous avez mis en garde euh le gouvernement euh en prévenant celui-ci ne pourrait rien faire seul et qu'il devrait faire avec l'Assemblée nationale vous avez même dit votre votre conviction euh que l'assemblée n'était jamais le problème mais quelle était la solution alors au lendemain de la déclaration de de politique générale de Michel Barnier est-ce que vous avez non seulement le sentiment d'avoir été entendu mais est-ce qu'éventuellement vous avez déjà de de premières preuv de cette nouvelle méthode que le premier ministre a dit vouloir instaurer entre le Parlement et le gouvernement alors effectivement vous avez raison c'est comme en amour on peut il all les mots et puis on a besoin de de preuve preuve d'amour et effectivement vous savez que moi depuis que je préside l'Assemblée nationale donc depuis 2022 j'avais demander au gouvernement d'avoir des nouvelles méthodes de travail pour bien articuler la relation entre le gouvernement et l'exécutif nous avions fait un certain nombre de progrès et je pense que sous cette mandature nous devons aller encore plus loin et j'avais demandé notamment au Premier ministre et à la ministre en charge des relations avec le Parlement de mieux articuler le calendrier législatif et j'ai été entendu sur ce point et le calendrier que nous avons adopté hier en conférence des présidents traduit exactement les demandes que j'avais effectué notamment sur le placement des journées réservées au groupes d'opposition qui ne sont plus aujourd'hui uniquement placés par le gouvernement dans les semaines de l'Assemblée ou les semaines de contrôle mais un/ers des niches est inscrite sur l'ordre du jour gouvernemental et c'est une demande que j'avais formulé et puis j'ai également formulé une autre demande qui a trouvé satisfaction dans le discours de politique générale du Premier ministre c'était que le gouvernement nous donne des jours sur son ordre du jour pour que nous puissions inscrire des propositions de loi et le le Premier ministre a répondu favorablement à cette demande que je je lui avais formulé parce par que cette demande elle est elle vient d'une conviction profonde que j'ai qui est sous cette mandature plus encore que sous la précédente et les précédentes les propositions de loi vont pouvoir marquer cette nouvelle façon de travailler cette nouvelle façon de créer du consensus dès l'origine et donc moi je demande au gouvernement de s'appuyer sur le travail du Parlement et sur les proposition de loi que nous pouvons faire nous l'avions fait un petit peu entre 2022 et 2024 il faut amplifier mouvement et le Premier ministre en est d'accord donc moi c'est une vraie source de satisfaction et ça me montre ça me prouve que effectivement ces relations entre le Parlement et l'exécutif vont s'inscrire sous un jour nouveau oui à propos de ces relations entre le Parlement et l'exécutif Boris Vallot le président du groupe socialiste a eu une formule un peu forte disons et d'ailleurs le premier ministre a lui-même un peu sursauté disant nous décidons et vous ex est-ce que vous allez jusque là vous dans la définition de nouveau c'est une lecture inexacte du mot parce qu'on définit le gouvernement comme étant l'exécutif mais l'exécutif ne veut pas dire exécutant ça n'a juste rien à voir en revanche il est sûr que moi j'ai surtout la conviction qu'un certain nombre de sujets va être il va être plus facile de les faire maturer et abouti en partant d'initiative parlementairire que en partant d'initiative gouvernemental mais chacun doit être prend son rôle mais vous savez je n'ai rappelé que cela lorsque j'ai dit que j'étais très attaché à l'état de droit l'État de droit c'est le respect des institutions c'est le respect de la Constitution et la Constitution fixe les prérogatives des uns et des autres donc il faut et c'est ça me paraît être une évidence que l'on s'inscrive bien dans ce cadre chacun a des prérogativesle 20 donc l'article 20 notamment mais l'article 34 et l'article 37 pour les prérogatives du gouvernement et du Corps législatif et puis le Parlement contrôle l'action du Gouvernement les ministres sont responsables devant le Parlement et tout cela doit évidemment être respecté parce que c'est ainsi qu'on respecte les droits et libertés de nos concitoyens donc ce cadre là il sera respecté mais je n'ai rien entendu dans la parole du Premier ministre qui pourrait me laisser penser qu'il ne le souhaiterait pas première question avec Anita pour Atlantico je voulais vous demander si la proportionnelle fait partie des sujets que vous entendez faire maturé alors je pense que il faut le faire moi je crois que le mode d'élection des parlementaires c'est une la palalissade concerne avant tout les parlementaires et donc c'est un sujet sur lequel nous devons travailler ici à l'Assemblée nationale je j'avais mener des consultations sous la précédente mandature j'avais rencontré l'ensemble des présidents de groupe pour voir s'il y avait une capacité à aboutir sur une proposition de loi qui nous serait commune sur la proportionnelle dans les premières discussions que j'avais eu je n'avais pas noté une convergence qui me permettait d'aboutir en 2022 je pense qu'aujourd'hui les choses ont beaucoup changer mon souhait et je le proposerai en conférence des présidents puisque c'est une décision de la Conférence des Présidents que nous devons prendre c'est de relancer la mission d'information que j'avais créé sur le rôle et la place du député dans les territoires je ne sais pas si vous vous souvenez de cette mission d'information qui était présidé par Cécile htermeer et rapporté par Eléodie et Jacquie Laforge et l'idée c'était de de regarder en fait quelle était la place quelle était l'action du parlementaire sur un territoire et la mission devait notamment interroger sur le cumul des mandats et moi je pense que dans ce cadre- làà s'interroger sur la proportionnelle serait une bonne idée puisque tout est lié et donc moi je vais proposer à la Conférence des Présidents de relancer cette mission d'information Conférence des Présidents et d'y inclure la question de la proportionnelle pour que nous puissions voir si effectivement nous trouvons une convergence à l'Assemblée nationale sur ce point compte tenu des nouveaux équilibres et de ce qui s'est passé aux dernières élections on voit que beaucoup de gens sont pour la proportionnelle mais pour le moment il n'y a pas un système qui fait l'unanimité et donc c'est cela que nous devons travailler et regarder aussi avec nos nos partenaires et évidemment le gouvernement Frédéric delpèche pour LC TF1 à l'instant vous évoquiez la meilleure prise en compte des propositions de loi et du travail parlementaire par le gouvernement il se trouve que la première niche parlementaire est celle du rassemblement national alors est-ce que vous souhaiter que les députés puissent voter par exemple certains textes venus du rassemblement national lors de cette niche ou est-ce que vous êtes plutôt sur la ligne de prolonger ce qui a été présenté comme un front républicain ici à l'Assemblée nationale en refusant les textes de vous associer au texes du du rassemble national il y a d'ailleurs eu un débat interne au gouvernement on l'a vu avec le ministre de l'économie qui a été recadré par le Premier ministre quelle est votre position sur les propositions de loi du rassemblement national alors il y a beaucoup de choses dans votre question déjà ma position sur la retraite elle est de ne pas abroger la réforme des retraites et donc la proposition de loi don que vous évoquez de toute façon euh emporte un désaccord total de ma part sur le fond euh maintenant lorsque lorsque je dis il faut faire maturer les textes et il faut que les les solutions viennent du Parlement je fais surtout allusion à du travail transpartisan tel que je l'avais initié dès 2022 c'est-à-dire dès l'origine tr faire travailler des parlementaires ensemble majorité opposition dans le cadre notamment des travaux menés par les commissions permanentes ou par la Conférence des Présidents travaux de contrôle travaux d'évaluation à travers des missions d'information qui débouch pas sur des proposition de loi qui sont nativement opposition et majorité et qui peuvent permettre d'aboutir à trouver des majorité plus importantes dans l'hémicycle c'est ce que nous avions fait en 2020 de 2022 à 2024 à travers notamment toutes les semaines transpartisan que nous avions euh créé sous mon initiative moi j'ai interrogé les présidents de groupe je les ai réunis il y a 10 jours de cela les 11 présidents groupe ils sont d'accord pour pour poursuivre ces semaines transpartisan dans le cadre des semaines de l'assemblée et donc c'est cela qui euh auquel je fais allusion lorsque je parle de travail parlementairire qui pourrai déboucher lorsque euh les groupes ont des niches des journées réservé on n'est pas dans ce cadre-là on n'est pas sur des propositions de loi euh nativement travaillé à l'Assemblée nationale entre l'opposition et la majorité on est sur des expressions beaucoup plus politiques ou des groupes politiques ont une journée réservée dans l'année et font valoir vraiment leur position à eux donc on n'est pas du tout dans le cadre que je décris on n'est pas dans le cadre d'un ordre du jour partagé majorité opposition et pour terminer moi j'ai toujours dit je le redis aujourd'hui et je le redis dirait demain et après-demain je suis pour la présence du rassemblement national dans les instances de l'Assemblée nationale et reconnaître ce groupe et ses électeurs de façon institutionnelle et en revanche politiquement je me battrai toujours contre les idées contre la vision qu'ils ont de notre pays et donc politiquement moi je ne voterai pas de proposition de loi qui vient du rassemblement national et je ne ne ne souscrirai pas à des amendements qu'ils pourront porter en revanche institutionnellement je veillerai à ce qu'ils puisse avoir la place à laquelle ils ont droit dans les organes de l'Assemblée nationale et notamment par exemple dans les nominations que je dois effectuer vous savez que la présidente de l'Assemblée nationale que je suis fait de nombreuses nominations dans des organismes extraparlementaires dans des des organismes territoriaux et dans ces nominations je veille scrupuleusement aux équilibres politiques et je n'écarte évidemment pas le rassemblement national ça a toujours été la position que j'ai eu depuis 2022 et j'ai toujours nommé des représentants de chacun des groupes à proportion de leur poids dans l'hémicycle bonjour Alexis la fontaine pour Europe comment allez-vous présider le nouveau bureau de l'Assemblée nationale maintenant que la majorité est acquise au nouveau front populaire et notamment sur les sanctions est-ce que vous allez changer de méthode merci vous savez le le bureau de l'Assemblée nationale n'est pas un organe politique il ne doit pas l'être et c'est important parce que le bureau de l'Assemblée nationale il prend des décisions sur la vie de l'institution qui comporte de nombreux salariés de nombreux collaborateurs c'est le bureau de l'Assemblée nationale qui traite les les les les marchés qui s'occupe de la restauration de l'assemblée de la du de l'entretien du patrimoine de l'Assemblée nationale du budget de l'Assemblée nationale de la déontologie des parlementaires et donc les sujets du qui sont traités par le Bureau de l'Assemblée nationale ne sont pas à la base des sujets politiques ce sont des sujets qui visent à assurer le bon fonctionnement de notre institution et donc au bureau je continuerai à fonctionner comme toujours à rechercher le consensus le plus large j'observe que à la première de réunion de bureau la 2uxe puisque la première a eu lieu au mois de juillet à la 2e réunion de bureau nous avons adopté à l'unanimité le budget de l'Assemblée pour l'année 2024 et donc moi je suis assez confiante sur le fait que le bureau continuera à travailler dans cet esprit là en tout cas moi c'est mon souhait c'est ce que j'ai demandé aux membres du bureau s'agissant des sanctions euh comme vous le savez les deux premières séries de sanctions peuvent la première peut être prise par n'importe quel vice-président moi-même la deuxième sanction le rappel à l'ordre avec inscription au procèsverbal peut être être prise uniquement par moi-même et la 3ème et la 4ème santion sanction censure et la censure avec exclusion temporaire peuvent être prise par l'Assemblée nationale sur proposition du Bureau saisi par moi-même et donc chacun prendra ses responsabilités si à un moment donné moi je vois qu'il y a un comportement d'un parlementaire dans l'hémicycle qui justifie que je propose au bureau la sanction la plus lourde je la proposerai et les membres du bureau en délibéreront et prendront leur responsabilité mais moi je ne me dis pas que par principe parce que tel groupe ou coalition à une majorité dans le bureau ça voudrait dire qu'ils utiliseraient cette majorité pour la politiser et détourner finalement la fonction qui est la leure j'ai une trop haute opinion de chaque parlementaire et de la fonction qui doit être la notre lorsque nous sommes élus par nos pères puisque lorsqu'on siège au bureau on est élu par nos pères lorsqu'on est président de l'Assemblée on est élu par nos pères et bien ça ça vous engage et vous ne pouvez pas à mon sens dévoyer la responsabilité que les autres parlementaires vous ont confié et donc moi mais vous me direz peut-être que je suis naïve mais je ne crois pas être naïve je crois être profondément républicaine au contraire et donc moi je suis très confiante sur la capacité qu'aa le bureau à mettre l'institution et euh ses intérêts au-dessus de tout nous verrons bien Nicolas pr mais en tout cas ce que j'ai vu jusqu'à aujourd'hui me laisse à penser que c'est plutôt cette voie là qui sera suivé Nicolas à gauche et puis perine vasque au fond Nicolas Prisset à la tribune dimanche reviens sur le discours de politique générale hier Michel Barnier a posé un certain nombre de sujets il a appelé au compromis sur ces sujets mais il n'a donné ni calendrier en tout cas très peu d'éléments de calendrier ni modus operandi c'estd qu'on a l'idée du compromis mais on sait pas par quel moyen on pourrait l'atteindre je vis vous demander vous qu'est-ce que vous avez compris est-ce que les sujets qui ont été posés par le Premier ministre vous devez vous en saisir un peu comme vous venez de le faire avec la proportionnel ou bien est-ce que vous attendez à l'assemblée que ce soit le gouvernement qui vous transmette des propositions de loi et puis ensuite ensuite on cherchera des des des compromis quel est en fait que quand quand on parle de compromis aujourd'hui quelle est la méthode comment vous pensez que Michel Barnier veut y parvenir et puis qu'est-ce que vous avez à proposer vous écoutez on sera on sera en dialogue avec avec le Premier ministre sur les les thématiques sur lesquelles il souhaite avancer qui ont été exprimé pour la plupart dans dans son discours de politique générale mais typiquement moi ce que j'ai proposé au parlementaires c'est de leur que sur les semaines de l'Assemblée notamment nous puissions nous emparer de sujets que nous en fait j'ai proposé qu'on thématise les semaines de l'Assemblée qu'on dise par exemple telle semaine de l'Assemblée nous la dédions à la question de la santé et là nous nous pouvons y mettre des propositions de loi qui seraient en relation avec cela donc c là maintenant il faut que nous nous mettions d'accord avec les groupes politique pour savoir quelles sont les thématiques que l'on dédie à chaque semaine de l'assemblée et cela doit se faire en bonne intelligence avec le gouvernement il s'agit pas de mener en même temps des travaux dans des propositions de loi et des travaux dans des projets de loi ça n'urait strictement aucun sens donc il faut que cela se fasse dans un dialogue constructif avec le gouvernement mais en aucun cas le gouvernement va venir dire à l'Assemblée nationale voici les cinq sujets dont vous vous devez vous emparer dans des propositions de loi et travailler dessus et nous nous nous chargeons du reste ça n'est pas comme ça que cela doit se passer ça ne se passera pas comme ça les groupes politiques ont leur autonomie pour le le choix des sujets qu' doivent porter en transpartisan concernant le calendrier vous avez raison que hier nous n'avons pas eu de grands éléments de calendrier je voudrais sur un point être très clair devant vous aujourd'hui je n'ai pas été satisfaite par l'intervention du Premier ministre sur la question de la fin de vie il ne s'agit pas de réouvrir un dialogue avec l'Assemblée nationale le Sénat les professionnels de santé au début de l'année 2025 ce dialogue il doit intervenir dans l'hémicycle avec les parlementaires avec avec les députés et nous devons reprendre l'examen du texte là où nous l'avons interrompu moi j'ai fermer la lumière de l'Assemblée nationale le vendredi l'avant-veille de la dissolution j'ai présidé jusqu'à minuit et j'ai dit aux députés qui étaient présents nombreux la séance est suspendue on reprend lundi nous n'avons pas repris le lundi suivant j'entends bien qu'on reprenne rapidement et donc moi je ne me satisferais pas de tergiversation en la matière le débat aujourd'hui il doit avoir lieu à l'Assemblée nationale nulle part ailleurs ça veut dire concrètement sur ce sujet que si le gouvernement tarde trop ou relance seulement une réflexion et non pas l'examen du projet de loi euh vous faites partie des députés nombreux qui sont prêts à inscrire à l'ordre du jour d'une semaine de l'Assemblée la proposition de loi d'Olivier F que vous avez signé d'ailleurs et qui reprend en fait le texte sur la fin de vie là où on était resté le enfin en état où il était resté au moment de l'examen dans l'hémicycle exactement écoutez et ce sera à nouveau une décision de la Conférence des Présidents et ce sont les président de groupe qui pourront exprimer leur point de vue mais en tout cas il est certain que une semaine de l'Assemblée pourrait être très opportune pour pouvoir reprendre l'examen de ce texte nous en déciderons mais en tout cas que ce soit sur un ordre du jour parlementaire ou un ordre du jour gouvernemental nous devons poursuivre le débat et si le gouvernement ne prend pas dans engagement clair en la matière est-ce que vous êtes prête partisane d'inscrire ce texte dès la semaine de l'assemblée qui viendra au mois de décembre écoutez si si effectivement moi je vais en dialoguer avec le Premier ministre je lu en ai déjà évidemment parlé donc moi je suis prête à l'inscrire sur la première semaine de l'Assemblée donc celle qui commencera le 2 décembre mais je souhaite que ça se fasse à nouveau en bonne intelligence avec le gouvernement donc nous discuterons puisque avec le le Premier ministre de cette ordre du jour mais si nous n'avons aucune perspective d'ordre du jour il faudra que chacun prenne ses responsabilités et moi je ne doute pas que l'assemblée prendra les siennes pine vous savez c'est un texte qui est extrêmement attendu par les Français il y a eu une convention citoyenne le gouvernement et je le salue et je voudrais vraiment saluer l'action d'Agnès firmain le Baudeau qui était en charge de la préparation de ce texte à travaillé pendant près d'une année à consulter les professionnels après la convention citoyenne à associer les parlementaires les débats se tenait de façon extrêmement respectueuse et constructive dans l'émicycle j'en ai présidé pratiquement les tris/4s et donc nous sommes prêts donc vous savez il y a des débats qu'il faut avoir et il faut les avoir à l'Assemblée nationale ça ne veut pas dire que l'Assemblée nationale adoptera je ne sais pas ce que fera l'Assemblée nationale mais en tout cas nous sommes prêts à en discuter justement ma ma première question portait sur cette fin de vie effectivement je vous ai vu ticker hier lorsque le Premier ministre en a parlé euh mais le gouvernement a changé l'orientation politique du gouvernement également a changé est-ce que cette façon de beauté en touche du Premier ministre de ramener cette loi fin de vie à des discussions ultérieures au lieu de reprendre le texte signifie peut-être une aversion personnelle du Premier ministre sur ce texte est ce que vous craignez de ne pas y arriver et puis ma deuxième question porte sur la destitution qui a été donc rejeté ce matin en commission des lois cependant le le règlement de l'Assemblée impose tout de même qu' il passe sous 13 jours dans l'hémicycle sauf si le gouvernement met un si je comprends bien un texte urgent à l'ordre du jour est-ce que vous pensez que cette destitution va être discutée dans l'hémicycle sous les 15 jours est-ce qu'il y a encore une façon d'y échapper entre guillemets alors sur la fin de vie c'est terrible parce que je suis très expressive au perchoir en fait et rien ne vous échappe euh oui j'ai été déçu évidemment évidemment parce que je je je sais que c'est un texte qui est attendu par les Français et et je et je sais que l'assemblée est prête à en discuter donc c'est la raison pour laquelle effectivement moi je suis convaincu que que maintenant le temps du Parlement est venu sur ce sujet donc à nouveau nous nous verrons bien mais il vous savez c'est j'ai entendu certains dire le texte qui tel qu'il a été voté jusqu'à présent ne nous convient pas complètement mais il y a il va y avoir une double navette le texte qui va être voté par l'Assemblée nationale il va aller au Sénat il va revenir à l'Assemblée il va repartir au Sénat nous ferons une commission mixte paritaire si elle n'est pas conclusive le texte reviendra à l'Assemblée repartira au Sénat donc nous avons le temps de le faire évoluer et moi j'ai toujours dit qu'il fallait prendre le temps de cette évolution mais il faut commencer maintenant nous avons suffisamment perdu de temps le texte aurait dû être voté ou rejeté le 18 juin nous sommes octobre il n'est pas question d'attendre encore longtemps parce qu'autrement ce serait un enterrement de première classe soyons réaliste si nous voulons prendre le temps c'est-à-dire 18 mois 2 ans si nous voulons aboutir à son examen et à un vote définitif avant la fin de la mandature dernier texte utile c'est décembre 2026 et bien c'est maintenant si on veut prendre 2 ans pour l'examiner le voter c'est maintenant qu'il faut y aller donc allons-y sur la destitution euh donc j'ai observé les résultats de la commission des loi le rejet est extrêmement net les les parlementaires une très grande majorité des groupes politiques ont décidé on ont voté pour l'irrecevabilité et je pense que c'est important parce que ne tournons pas autour du pot c'est une évidence qu'elle est irrecevable elle ne correspond absolument pas aux critères qui ont été définis dans dans la loi et donc ça c'est c'est vraiment une procédure dilatoire donc la commission des lois a rempli son rôle maintenant la loi nous prescrit un débat dans l'hémicycle entre effectivement dans un délai maximum de 15 jours c'est à la Conférence des Présidents de décider de l'inscription l'inscription n'est pas automatique c'est la conférence des présidents qui a inscrit les textes donc il faudra que la Conférence des Présidents mardi prochain puisse délibérer de cette question et estimer si oui ou non il y a une inscription en séance ça n'est pas forcément évident comp tenu des résultats très nets de des débats en commission qui sont débats qui nous ont éclairé et qui je l'espère ont éclairé les citoyens puisque les débats en commission sont retransmis et sont filmés donc la Conférence des Présidents décidera de la suite à donner mais en tout cas rien n'est automatique et c'est au président de groupe d'en décider après très clairement le gouvernement à mon sens ne peut pas faire obstacle à son inscription et ne doit pas faire obstacle à son inscription c'est une procédure parlementaire et donc il faut respecter l'Assemblée nationale dans ses délibérations et dans ses votes Elsa mondingavo au fond de la salle et puis François Gervet à droite merci bonjour quatre députés qui sont entrés au gouvernement exercer des fonctions ici à l'Assemblée une vice-présidente et trois présidents de commission ils ne sont toujours pas pas remplacer est-ce que vous souhaitez que ces remplacements puissent être effectués rapidement les oppositions le demandent et pour la question spécifique d'Annie jeunevard à la vice-présidente vice-présidence vous aviez dit vous vous étiez pour que leurn soit dans les institutions est-ce qu'il faut se reposer la question maintenant d'après vous ou est-ce qu'il faut rester sur les équilibres qui avaient été trouvés en juillet dernier alors ces quatre postes aujourd'hui euh n'ont pas fait l'objet sauf pour l'un d'entre eux d'une démission donc maintenant vous savez moi je je je suis très attaché au respect des règles et c'est ça toujours qui constitue ma boussole et donc les aujourd'hui il faut bien savoir que les commissions fonctionnent correctement et il y a nos règles preséscrivent que c'est le doyen des vice-présidents de chacune des commissions qui assurent par intérim les fonctions de présidence donc c'est c'est important toujours de se dire qu'il n'y a une continuité dans le fonctionnement institutionnel j'en profite pour faire une incise j'ai lu un article comme quoi nous n'aurions plus de déontologue depuis les élections c'est archifux le déontologue travaille et contrôle les parlementaires pendant 6 mois après la dissolution et nous nommerons un autre déontologue au mois au début de l'année 2025 et c'est juste la stricte application de nos règles mais je je vous dis ça parce que j'ai lu un article qui disait l'inverse et c'est important parce que nos concitoyens sont très attachés à la déontologie au contrôle des parlementaires et je ne voudrais pas qu'il croit que les parlementaires dans la période actuelle ne sont plus du tout contrôlés sur l'utilisation qu'ils font de leur frais de mandat notamment et cetera donc pour répondre très clairement à votre question nous organiserons dans chacune des commissions les élections dès que il y aura des démissions qui auront été enregistrées par les président de commission et de la même façon pour la vice-présidence de l'Assemblée nationale nous organiserons dans la foulée de la démission de Madame jeunevard les élections à ce jour je n'ai pas enregistré de démission de Madame jeunevard de son poste de vice-présidence ça n'entraîne strictement aucun changement dans les équilibres j'ai cinq vice-présidents qui pourront organiser présider les séances concernant la président la la la présence du rassemblement national à ces postes-là vous savez qu'aujourd'hui on est dans un fonctionnement d'élections dans l'hémicycle donc dans un fonctionnement d'élection on peut avoir des souhaits mais euh ils ne sont pas forcément réalisés puisque ce sont les parlementaires qui se présentent et qui votent c'est vrai que c'est beaucoup plus facile d'organiser la juste représentation de chacun lorsqu'on a ce qu'on appelle le fameux accord au point prévu par l'article 10 de notre règlement qui permet d'assurer la juste représentation de chacun ce que nous avions fait en 2023 nous avions eu un accord au point Françis gerv horizon politique le Premier ministre a annoncé hier des mesures pour calmer la la la situation en Nouvelle-Calédonie il a dit également que vous feriez avec le président Larcher une mission de concertation est-ce que vous pouvez nous en dire un peu plus quand et où et comment où où on le sait ouais alors nous sommes avec avec le président Larcher extrêmement attentif à la question de la Nouvelle-Calédonie et ce depuis toujours alors lui depuis beaucoup plus plus longtemps que moi mais moi dès 2017 j'ai suivi euh la situation j'ai été à plusieurs reprises en Nouvelle-Calédonie j'exerçais des fonctions je présidais une une mission de de contact ici que nous avons renouvelé pendant sous cette mandature et donc nous avions dit depuis plusieurs semaines voire plusieurs mois notre disponibilité à tous les deux pour exercer une mission si euh le le président de la République et le Premier ministre l'estimit utile parce que sur ce sujet mais comme sur beaucoup d'autres l'idée ça n'est pas d'entrer dans une concurrence ou de de de de gêner les choses et donc nous avions juste indiqué notre disponibilité parce que les acteurs nous en parlaient de façon extrêmement régulière et donc le premier ministre souhaite que nous réalisions cette mission maintenant mon cabinet va se rapprocher de lui et puis moi je vais m'entretenir de façon approfondie avec le président du Sénat pour savoir un peu quels seront les contours et comment elle va se dérouler aujourd'hui je ne peux malheureusement pas vous en dire plus si ce n'est que nous nous souhaitons contribuer à la recherche d'une solution politique sur place parce que cette solution politique est importante et que il nous faut envoyer des signaux j'ai rencontré beaucoup d'acteurs économiques qui nous disent en fait contte tenu de la situation on a besoin d'y voir clair si si on veut reconstruire et donc je pense que c'est très important qu'on ait tous une attention immédiate sur le sujet donc de façon s sans sans en avoir discuté de façon approfondie avec les uns et les autres il est évident que la mission et que nous devrons avec Gérard Larché nous rendre en Nouvelle-Calédonie dans les prochaines semaines pour pouvoir rencontrer tous les acteurs prendre conscience de l'étendue des dégâts sur place pouvoir échanger aussi avec la la population c'est important de revenir toujours et encore aux citoyens et mais nous verrons aussi quelles sont les attentes du Premier ministre à l'égard du Parlement en la matière oui bonjour Gabriel bourovic pour l'Agence France Presse pour revenir sur le sujet des retraites qu'on a brièvement abordé sous l'angle de la proposition de loi du rassemblement national qui a été jugé recevable sur le plan financier et il se trouve qu'il y a un autre vecteur il y a le budget de la Sécurité sociale qui arrive la gauche a déjà annoncé sa volonté de déposer des amendements euh allant dans le même sens l'abrogation de la réforme des retraites euh dont la recevabilité financière sera à la main d'abord du président de la commission des finances puis en séance à la vôtre il y a des précédents sur le sujet euh est-ce que euh en séance vous souhaitez que le débat puisse avoir lieu ou est-ce que euh vous pouvez nous dire dès à présent que euh vous userez de votre pouvoir euh et appliquerez l'article 40 euh autant que nécessaire mais en fait la réponse est dans votre question parce que moi c'est j'ai toujours et c'est mon rôle et c'est pour ça que j'ai été élu j'applique la loi et rien que la loi j'applique le règlement de l'Assemblée rien que le règlement de l'Assemblée et surtout j'applique la Constitution et rien que la Constitution et donc vous avez la réponse si un amendement arrivait en séance publique sur ce sujet j'appliquerai la loi et la constitution et donc je le déclarerai évidemment irrecevable après vous savez également que tout dépend de la façon dont s'est rédigé et cetera moi je ne je je je je ne prends jamais de décisions euh à vide je ne prends jamais de décision à chaud et j'examine toujours scrupuleusement les choses et je le ferai comme à mon habitude bonjour Charlot hrien tomaca pour RFI petite question sur la situation au Proche Orient on a vu l'escalade qui a eu lieu hier hier notamment quelle est votre réaction déjà première question et ensuite est-ce que vous pensez que la France a réagi suffisamment fermement notamment la réaction de Michel Barnier mais aussi le le communiqué de presse de l'Élysée cette nuit ouis alors la situation est est dramatique on assiste à une escalade jour après jour et il ne faut pas que nous ayons un embrasement de cette région et donc c'est extrêmement préoccupant on voit que Israël a été très durement attaquer cette nuit par l'Iran et il faut que nous fassions les meilleurs efforts pour ramener de l'apaisement dans la région et nous avons besoin de chacun et je trouve que le communiqué de presse effectivement de de de les liser après le conseil de défense pour moi est parfaitement à la hauteur même si je je je déteste m'exprimer sur ce type sur sur sur des je ne déteste commenter des décisions ou des prises de position de de de l'exécutif mais en tout cas il me semble que la position est la bonne il faut qu'on soutienne Israël dans l'attaque qu'il viennent de subir il faut qu'on soutienne tous ceux qui luttent contre les le terrorisme nous sommes nous nous faisons partie des des premiers pays victimes du terrorisme et il faut que l'on protège toutes les populations civil quelle qu'elle soit et il faut évidemment qu'on nous fassions entendre la la voie de la France Pierre au fond de la salle oui bonjour Pierre du canne de contexte vous venez de rappeler que il n'y aura d'élection à la vice-présidence vacante de de l'assemblée que dès lors qu'il y aura une démission qui sera transmise la question du coup c'est de savoir quand vous allez trancher la question des délégations à la Présidence de l'Assemblée puisque on en parlait la recevabilité des propositions de loi par exemple doit être pourrait faire le cas d'une délégation ça c'est la date la deuxième question c'est il avait été proposé par certains groupes de garder le le fonctionnement du la précédente législature notamment sur la recevabilité c'est-à-dire que ce sont deux secrétaires qui pouvaient trancher cette question euh quelle est votre position là-dessus est-ce que vous pensez que le le périmètre de délégations pourrait changer et le fait que ça prenne autant de temps est-ce que ça va pas mettre du retard dans le fonctionnement de l'Assemblée euh parce qu'il y a aussi tout un tas de d'instances je pense groupe d'études groupe d'amitié à mettre en place ça c'est ma première question j'avais une autre question pardon sur le on parlait des des propositions de loi éventuellement sur sur la fin de vie puisque ça serait une proposition de loi et la proportionnelle euh le sujet que vous l'avez dit c'est aussi la navette c'est-à-dire que si vous prenez votre responsabilité si le le gouvernement ne veut pas transmettre le texte l'inscrire au Sénat ou si euh puisque le Sénat est peut-être pas favorable à ce à ce texte est-ce que c'est déjà des discussions que vous avez l'arché et ou avec le Premier ministre puisqu'il veut partager l'ordre du jour est-ce que vous pouvez lui demander d'accepter de d'inscrire des propositions de loi contre son gré au Sénat par exemple non mais c'est pour ça et vous avez raison de poser la question c'est pour ça que tout doit se faire dans une discussion avec l'exécutif et avec le Sénat moi j'avais écrit dans un rapport quand j'étais présidente de la commission des lois qui s'appelait plédoyer pour un parlement renforcé je justement je pointais ce point qui était la considérable dépendance du Parlement concernant l'initiative parlementaire et que nous n'avions pas la maîtrise de la navette parlementaire et que cela nous n'avions pas la maîtrise de l'inscription à l'ordre du jour du Sénat nous n'avons pas la maîtrise de la procédure accélérée nous n'avons pas la maîtrise de l'inscription des conclusions de CMP c'est quand même très dommageable c'est c'est ça le parlementarisme rationalisé et moi je plaidais en tant que président de la commission des lois et je plaide toujours en tant que présidente de l'Assemblée nationale pour une plus grande maturité et que les parlementaires puissent avoir davantage la maîtrise de la navette parlementaire donc tout doit se faire dans une discussion donc moi je suis je me place pas dans des hypothèses où nous serions contraints d'inscrire en semaine de l'Assemblée parce que le gouvernement ne veut pasinscrire que le gouvernement ne voudrait pas faire de navette que on n'est pas du tout là-dedans moi je suis convaincu que l'on va réussir à avancer en bonne intelligence et que l'on va trouver le bon chemin mais en tout cas le bon chemin c'est le chemin de la discussion parlementaire je le répète après sur les questions des délégations nous trancherons ça au prochain Bureau qui aura lieu le 9 octobre pourquoi ça a traîné parce que j'avais plusieurs vice-présidents qui revendiquaient les mêmes délégations et que je leur ai demandé de se mettre d'accord entre eux ce qui d'habitude se fait ils n'ont pas été capables de se mettre d'accord entre eux et donc ça n'a pas été possible de trancher en juillet sur les délégations ni au premier bureau donc moi je vais les réunir à nouveau la situation a un petit peu changé puisque madame jeunevard a été nommée au gouvernement et donc nous allons trancher cette cette situation et nous pourrons adopter les délégations des vice-présidents au prochain Bureau j'en suis convaincu maintenant ça n'entraîne pas de retard sur les attributions des uns et des autres puisque j'ai d'ors et déjà écrit à tous les présidents de groupe pour leur demander de nous renouveler leur souhait concernant la création des groupes d'amitié et concernant la création des groupes d'études ainsi nous n'avons pas pris de retard et lorsque les vice-présidents seront désignés ils pourront avoir d'ors et déjà toutes les demandes des présidents de groupe formulé pour la création de ces deux types de groupes et sur le périmètre ben je vais en discuter avec eux vous me le permettez merci merci juste comme vous évoquez Annie jeunevard la nouvelle ministre de l'Agriculture vous avez souhaité il y a quelques jours que le projet de loi d'orientation agricole reviennent rapidement à l'Assemblée pour l'instant au Sénat ça n'est pas encore à l'ordre du jour à ce stade mais est-ce que vous avez des indications savoir si ça pourrait si la la deuxème lecture pourrait avoir lieu enfin nouvelle lecture d'ailleurs ça dépend de de ce qui va se passer au au Sénat est-ce que ça pourrait avoir lieu dès la fin de l'année plutôt en début d'année prochaine est-ce que vous avez des premers éléments de calendri alors non mon soit était vraiment que le Sénat puisse s'emparer du texte donc c'est le cas après moi je suis convaincu et ça a été ça a toujours été le cas euh sur les sujets agricoles nous sommes capables de nous entendre et donc moi je pense que nous serons capables de de nouer des accords en commission mixte paritaire sur ce type de texte moi je note qu'à l'Assemblée nationale les sujets agricoles vous prenez euh la proposition de loi porté par Julien d vous prenez les deux propositions de loi portées par André chassen elles ont été adoptées à chaque fois l'unanim sur les sujets agricoles ça fait partie des sujets sur lesquels nous sommes capables de nous entendre donc c'est pour ça que notamment je pense que nous pourrons avancer rapidement sur cette loi et Annie jeunevar est une grande connaisseuse du monde agricole donc je ne donne pas qu'elle soit en capacité très rapidement de prendre les débats au Sénat marieclaude pardon marieclaude demande bonjour donc sur la Calédonie cette nouvelle mission qui a été lancé et que pensez-vous surtout du report des élections provinciales pour fin 2025 vous avez présidé en tout cas vous avez bien surveillé le groupe de contact la délégation calédonienne qui est là depuis une dizaine de une dizaine de jours voilà et qu'en attendez-vous et qu'avez-vous pensé de ce report merci alors j'ai reçu effectivement avec le groupe de contact la délégation calédonienne qui venait du Congrès complètement transpartisane j'ai trouvé que c'était très intéressant justement la démarche qu'il réalisait de toute façon parce que ils ont montré que sur un sujet d'un intérêt commun qui est leur terre leur territoire ils étaient capables de porter une même voix ici auprès auprès de nous et donc je trouve que c'est extrêmement prometteur parce que moi je suis convaincu de la en politique de la force de la volonté des hommes de faire et c'est ce qu'ils avaient fait en Nouvelle-Calédonie lorsque Jacques laflore et Jean-Marie tiibaou signne se serent la main euh ça n'est pas facile pour eux c'est difficile dans leur camp ils ne sont pas portés par une unanimité et pour autant ils prennent leur responsabilité et ils ont cette capacité à avoir cet effet d'entraînement donc moi je crois beaucoup en en cela et cette délégation m'a m'a m'a donné de l'espoir à cet égard après je pense que effectivement sur la sur le report des élections provinciales donc la décision est prise je pense que qu'elle correspond à une large demande même si cette demande n'est pas unanime sur le territoire mais néanmoins à une large demande et pour pouvoir essayer encore et toujours d'aboutir à un règlement global le règlement global de la question calédonienne était l'objectif initial et puis on avait en parlait le le ministre de l'Intérieur parlerit d'un petit accord d'un grand accord nous sommes arrivés à un tout petit accord pu qui n'était même pas un accord et donc moi je pense qu'il faut réouvrir le champ enlever tout ce qui est extrêmement abrasif pour pouvoir remettre tout le monde autour de la table et recommencer les discussions et c'est ce que nous ferons avec avec le président du Sénat je l'espère bonjour projet Arcadi j'aurais deux petites questions la première c'est vous avez initié un certain nombre de chantiers en matière d'Open Data donc je voudrais savoir s'il y avait des nouveautés qui allaient arriver là-dessus je dans mon chantier et ma deuxième question en fait il y a eu pas mal de récrimination sur le manque de transparence de certaines choses je pense au CMP qui sont pas publiques euh on n pas non plus un parce que je l'ai cherché un historique des sanctions de l'Assemblée nationale envers les députés parce que on a vu passer certaines infographies disant que sous la 16e législature il y avait eu un record de sanction moi je suis prête bien à le croire le problème c'est qu'en fouillant les archives on n' pas d'historique des sanctions aussi bien les rappels à l'ordre banal que euh les sanctions plus graves alors les sanctions plus graves la dernière c'était euh Maxime gremens euh donc ça remonte mais euh je pensais par exemple rappel euh rappel à l'ordre avec inscription au PV ça par exemple on n pas un tableau qui dirait voilà on en a eu temps et euh autre point pareil en matière de transparence c'est la jur la jurisprudence on va dire de l' article 40 c'est pas toujours très clair en fait dans quel cadre l'article 40 s'applique dans quel cadre il s'applique pas et c'est pas lisible pour les citoyens et enfin je le cache pas pour moi non plus c'est pas toujours lisible donc est-ce que ça ça pourrait faire partie des chantiers au même titre que le baromètre des lois qui a été mis en place et qui est un outil formidable pour nous parce que ça ça pourrait être des chantiers à venir pour cette législature beaucoup de choses à nouveau dans votre question pour les CMP moi j'ai toujours était euh très opposé à la publicité des CMP parce que euh la CMP j'en ai présidé VI présider plus de 70 en tant que président de de la commission des lois euh en fait c'est une alchimie la CMP c'est des parlementaires qu'ils soi députés ou sénateurs qui euh euh sortent des postures euh pour essayer de trouver un accord essayer d'aller chercher du compromis proposer des propositions de rédaction il y a des allers etretour et cetera si demain vous filmez ça en direct c'est fini chacun va revenir dans ses postures politiques et vous n'arriverez plus à faire de CMP conclusive et c'est quand même pas l'objectif et moi j'ai vu des CMP j'en ai construes où je je rentrais en CMP où on me disait mais jamais on y arrivera et puis finalement à force de travail de suspension d'échang et cetera on arrive à une solution vous faites une vous mettez ça en direct sur c'est c'est fini il y a plus donc moi j'y suis très opposé après il y a un compte-rendu de CMP pour dire ce ce pour retracer les les débats qui ont eu lieu en CMP mais effectivement pas de de diffusion en direct et d'ailleurs on avait je suis pas la seule à le penser puisque au bureau il y avait eu une large majorité pour condamner ceux qui avaient fait du live tweet sur une CMP euh sur le Open Data faudra regarder ce qu'on peut développer avec plaisir pour échanger avec vous si vous avez des idées des demandes et cetera moi je suis toujours pour plus d'ouverture plus de transparence plus de facilité je pense que c'est c'est important donc il faut regarder il faut pas que ça que ça nuise aux travaux et donc comme je le disais à la capacité à aboutir donc regardons cela sur les les historiques de sanctions il faudra que je regarde moi effectivement c'est je pense qu'on on doit pouvoir les retrouver de façon manuelle en fait parce que vous allez les rappels à l'ordre les rappel à l'ordre avec inscription PV vous allez les retrouver dans les compte-rendus de séance mais c'est très fastidieux et j'entends et sur l'article 40 en revanche vous avez tous les rapports de la commission des finances du rapporteur général et lorsque donc vous pouvez vous rapporter à ces rapports qui sont publs qui sont sur le site de l'Assemblée nationale et vous avez de multiples jurisprudences sur l'application de l'article 40 dans telle ou telle situation c'est de la jurisprudence auquelle se réfère les services de l'article 40 pour pouvoir prendre indiquer au président de la commission des finances ou à moi-même quel doit être le sens de notre décision et lorsque j'ai appliqué l'article 40 sur les questions des retraites c'est parce que j'avais une multitude de jurisprudences de la commission des finances des rapporteurs généraux qui était issu des rapports qui sont publqus qui m'indiquait que c'est dans ce sens-là qu'il fallait aller je je jamais de décision arbitraire surtout pas sur ces sujetsl il en va de l'initiative parlementaire c'est beaucoup trop grave et sérieux pour que ce soit simplement au petit bonheur la chance donc il y a des jurisprudences et elles sont accessibles et si elles ne le sont pas je regarderai pour qu'elles le soit parce qu'effectivement il faut que ce soit très clair parce qu'on fait dire autrement un peu n'importe quoi aux décisions qui sont prises mais c'est dommage euh plusieurs d'entre vous ont encore des questions à poser essayez si possible d'être assez court dans dans vos questions vous êtes libre de vos réponses euh de façon à nous permettre d'en prendre un maximum bonjour madame le Présidente je suis DIN katayev je travaille pour la chaîne indépendante russe en exil ici en France avec mes collègues qu'on a dû quitter la Russie après le début de la guerre euh en Ukraine et en tout cas je voudrais dire j'aimerais vous dire que pour moi en tant que journaliste ce très intéressant ce que se passe aujourd'hui en France dans la vie politique malgré euh les tensions durent dans l'émicycle malgré les destitutions les propositions sur les distitutions et cetera et cetera euh mais est-ce que vous euh est-ce que pouvez-vous est-ce que vous pouvez estimer le niveau euh de la démocratie en France aujourd'hui et la petite question quel est-il le rôle du Parlement aux relations internationales y compris au conflit en Ukraine merci on se rend compte en ce moment que nos régimes démocratiques alors qu'on pensait qu'ils allaient se diffuser dans le monde entier au contraire la démocratie régresse les droits et libertés régressent on voit dans un certain nombre de pays que les droits les plus élémentaires ne sont pas ne sont pas assurés et donc la démocratie est un bien extrêmement précieux dont il faut prendre soin et c'est la raison pour laquelle je suis extrêmement attachée au respect des règles parce que la règle et la loi euh c'est la protection contre l'arbitraire et donc c'est notre bien le plus précieux et c'est la raison pour laquelle il ne faut pas s'attaquer à l'état de droit à l'équilibre qui existe entre les différentes institutions la séparation des pouvoirs parce que c'est protecteur des citoyens et euh donc il faut être extrêmement vigilant et ne jamais transiger avec cela c'est le cas en France aujourd'hui nous avons des institutions qui sont extrêmement solides et on voit bien justement que malgré les aléas politiques nos institutions elles tiennent les la répartition entre les pouvoirs des uns et des autres nous avons un pouvoir judiciaire indépendant nous avons un conseil constitutionnel qui joue pleinement son rôle et c'est heureux nous avons des organisations indépendantes qui jugent euh tel que la knil tel que le Défenseur des droits et c'est fondamental donc moi je trouve que en France aujourd'hui l'état de la démocratie est excellent mais il faut veiller à ce que ça le reste et je serais toujours de cela sur la diplomatie parlementaire moi c'est quelque chose qui me tient considérablement à cœur nous soutenons sur la situation de l'Ukraine nous soutenons la position de l'Ukraine à tous égards et le Parlement le fait aussi par le vote de différentes résolutions nous avons reçu le président Zelenski qui s'est exprimé dans l'hémicycle l'avantveuil de la dissolution également je me suis rendu à deux reprises en Ukraine j'ai pu prononcer un discours devant la Rada je me r rendrai à la fin du mois au sommet de la plateforme de Crimée à Riga pour soutenir les efforts de l'Ukraine pour son intégrité territoriale et euh il est important que les parlements se mobilisent sur ces questions diplomatiques parce que les parlements représentent le peuple et donc euh que le peuple français dans son ensemble soit en soutien euh lorsqu'un pays est accraissé tel que l'Ukraine par la Russie c'est fondamental merci à vous on va essayer de prendre trois dernières questions euh Émile met Patrick Roget et audre tison oui bonjour madame la présidente depuis 1 heure discuté vous vous référez sans à en disant je veux respecter que la règle que la loi que le droit le Conseil constitutionnel Laurent Fabius président du Conseil constitutionnel pour présenter la nuit du droit qui a lieu demain a dit nous vivons un malaise démocratique est-ce que vous reprenez cette formule et est-ce que vous pensez que l'agitation parlementaire sur certains bancs contribue à alimenter ce désordre et qu'il y a derrière ça une volonté d'affaiblir la constitution et de nourrir une crise de l'autorité en France alors depuis des années on voit que il y a une défiance qui grandit entre les citoyens et leurs représentants et les politiques et donc qu'il y ait une distance qu'il y ait une fracture qu'il y ait cette cette inquiétude pour moi c'est une évidence et c'est extrêmement préoccupant quand je je je pense que notre arsenal et notre ossature juridique institutionnelle est solide et il faut la préserver après je pense aussi que il faut combler cette défiance mais pour combler cette défiance il ne s'agit pas d'adopter de nouvelles règles il s'agit probablement d'adopter de nouvelles pratiques il s'agit de faire mieux connaître la démocratie à nos concitoyens et c'est aussi la raison pour laquelle je pratique une politique d'ouverture novatrice à l'Assemblée nationale nous avons doublé le nombre de visiteurs à l'Assemblée pour que les gens puissent mieux toucher du doigt la démocratie et mieux la connaître et donc moins s'en méfier donc ce malaise démocratique tel qu'il a été qualifié par le président du Conseil constitutionnel il existe et il faut le combler par ces nouvelles pratiques je suis d'accord avec vous sur le fait que le désordre de certains ne tend pas à atténuer ce malaise mais que et moi je suis convaincue que l'Assemblée nationale a un rôle considérablement considérablement important à jouer pour réduire ce malaise ouverture exemplarité des élus et c'est pour ça que j'insistais sur le déontologue c'est fondamental pour nos concitoyens et puis proximité une Assemblée nationale ancrée dans le monde et puis et c'est le premier ministre qui l'a redit hier mais c'est ce que je porte depuis 2 ans à travers ces semaines transpartisanes c'est une assemblée qui permet aux différents groupes politique de dialoguer pour montrer aux Français que nous sommes capables de nous réunir sur des sujets qui leur tiennent à cœur on a parlé des sujets agricoles on peut parler des violences faites aux femmes on peut parler des sujets sur le travail nous sommes capables de nous réunir il faut continuer parce que ça ça contribuera aussi à réduire ce malaise démocratique tel qu'il existe aujourd'hui on va prendre deux dernières question de façon groupée si vous le voulez bien Patrick Roget et puis Audrey tison oui je reviens sur la Nouvelle Calédonie le Premier ministre hier a annoncé que le projet de loi constitutionnel sur le dégel du cor électoral ne serait pas soumis au Congrès en accord avec le président de la République vous euh avec la mission de de concertation entendez renouer les fils du dialogue entre tous les acteurs en évitant les sujets qui sont abrasifs comme vous avez dit les sujets les plus abrasifs est-ce est-ce que ça veut dire que le la question du corps électoral sera évitée dans les discussions en venir alors je n'ai pas dit que j'éviterai les sujets abrasif vous m'avez mal comprise ou je me suis mal exprimé j'ai dit qu'il fallait pour pouvoir aborder tous les sujets enlever les points qui étaient abrasifs et notamment ces ces ces lois le fait si on réunit la semaine prochaine le Congrès ça peut nuire à la reprise du dialogue et la capacité qu'on peut avoir de discuter donc c'est en cela que je disais il faut enlever les sujets abrasifs mais évidemment que la question du corps électoral fait partie des sujets dont il nous faut discuter c'est une évidence on parle de démocratie à l'instant ça en fait partie une dernière question odrétison France Info pour finir sur une note peut-être un peu plus légère qu'avez-vous pensé du style Michel Barnier notamment en toute fin de séance hier lorsqu'il a repris la parole pour s'adresser au aux différents groupes euh vous avez retenu quoi la courtoisie ou le style un peu cassant écoutez moi je je trouve que c'était un moment extrêmement intéressant parce que autant un discours de politique générale c'est très soigné très léché chaque mot et est choisi avec soin autant dans la réponse et bien il y a une interaction entre le Parlement et le Premier ministre donc j'ai trouvé que c'était intéressant il s'est il a répondu à chacun avec son style mais ça a été je crois un moment qui nous a aussi un peu révélé quiil était et donc nous allons maintenant apprendre à travailler avec ce premier ministre comme il va apprendre à travailler avec ce Parlement qui est le nôtre qui est bien différent des parlements qu'il a pu connaître mais en tout cas moi je suis je suis très confiante vous savez moi je suis toujours je suis très optimiste je suis convaincue qu'on est beaucoup plus nombreux ici comme au Sénat comme au gouvernement à vouloir faire en sorte que ça marche les Français nous demandent cela soyons à la hauteur du moment et de ses enjeux merci beaucoup merci merci à tous merci surtout yelbron PIV de nous avoir accordé 1 heure dans un emploi du temps très très chargé on va d'ailleurs vous retrouver dans dans quelques minutes à la présidence des questions au Gouvernement bonne suite des programmes sur sur LCP merci beaucoup [Musique] dans 10 ans la moitié des agriculteurs partira à la retraite près de 200000 exploitations à transmettre alors que le modèle des fermes intensives est de plus en plus décrié de nouveaux acteurs tentent de nouvelles formes d'agriculture faut oser y aller quoi et je trouve que quand on est
Yaël Braun-Pivet