Delphine Batho candidate en 2027 : "Les Français aspirent à des idées nouvelles et à des forces nouvelles"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:32OuverteRéponse directe
Bonjour Delphine Bateau. Vous avez été l'une des premières à annoncer votre candidature dans la course à l'Elysée. C'était il y a près d'un an. Que vous inspire la situation de cette rentrée politique, notamment à gauche en ce mois de septembre ?
- 1:48OuverteRéponse partielle
Les mots « urgence » et « historique » reviennent beaucoup. Est-ce que c'est pour ça aussi qu'il y a autant de prétendants ?
- 1:59OuverteÉludée
Est-ce que c'est possible, cette union de la gauche ?
- 2:59OuverteRéponse directe
Un petit mot sur votre campagne. Vous êtes sur le terrain, vous avez publié un livre. J'imagine que vous êtes en train d'essayer de convaincre les maires pour obtenir les fameux 500 parrainages nécessaires. Où en êtes-vous ? Est-ce que c'est en bonne voie ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Vous prenez une écologie de gouvernement avec beaucoup de responsabilités. Vous pouvez d'ailleurs faire valoir votre expérience en tant qu'ancienne ministre de l'environnement. Vous n'êtes pas la seule d'ailleurs ancienne ministre de l'environnement. Ségolène Royal est candidate à la primaire du PSC de Place Publique. Sa candidature, ça vous a surpris ?
- 5:40OuverteRéponse directe
Dernier mot sur le budget 2027 Delphine Bateau. Est-ce que vous redoutez qu'il ne soit l'otage de cette campagne présidentielle ? On entend déjà les appels à la censure.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:59Invité politiqueFait
« la catastrophe agricole la plus grave depuis 1945 »
- 1:04Invité politiqueFait
« toutes les autres forces politiques n'ont pas pris au sérieux le changement climatique, les données scientifiques »
- 1:23Invité politiquePromesse
« être le premier pays au monde qui protège sa population, qui protège la nature, qui protège son agriculture, sa ruralité, sa sécurité et sa beauté »
- 2:29Invité politiqueFait
« on a une explosion du nombre de cancers dans notre pays »
- 2:46Invité politiqueFait
« l'été 2026 risque, est en train de devenir la norme »
- 5:26Invité politiqueChiffre
« les aides qui sont annoncées par le gouvernement, c'est en tout et pour tout 2,7 millions d'euros »
- 5:30Invité politiqueChiffre
« 2,7 millions d'euros, ce qui est ridicule par rapport aux 6500 exploitations agricoles des Deux-Sèvres »
Temps de parole
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La campagne pour la prochaine présidentielle monte en puissance. Sur ICI Poitou ce matin, on s'intéresse à la prochaine étape pour les forces de gauche.
Mais qu'on détra en effet mercredi la liste définitive des candidats à la primaire à gauche. Une dizaine de prétendants sont déjà déclarés, on peut en citer quelques-uns. Raphaël Glucksmann, Olivier Faure, Ségolène Royal ou encore Jérôme Gage. Chez nous, dans les Deux-Sèvres, la députée Delphine Bateau n'y participe pas, mais elle vise quand même la présidentielle. La candidate du parti Génération Écologie en déplacement a répondu il y a quelques minutes à peine aux questions de William Giraud.
Bonjour Delphine Bateau. Bonjour. Vous avez été l'une des premières à annoncer votre candidature dans la course à l'Elysée. C'était il y a près d'un an. Que vous inspire la situation de cette rentrée politique, notamment à gauche en ce mois de septembre ?
On est en train de vivre un basculement historique qui a des conséquences dans la vie de tous les jours. Que ce soit sur le plan des prix à la pompe des carburants, que ce soit sur le plan de l'inflation, de l'alimentation, de la catastrophe agricole la plus grave depuis 1945, parce que toutes les autres forces politiques n'ont pas pris au sérieux le changement climatique, les données scientifiques et toutes les conséquences que ça a sur la situation géopolitique.
Et donc moi, ce que je veux proposer, c'est un nouvel objectif commun pour notre pays, pour être le premier pays au monde qui protège sa population, qui protège la nature, qui protège son agriculture, sa ruralité, sa sécurité et sa beauté. Et donc j'estime qu'il est indispensable en 2027 qu'on ne refasse pas les débats des présidentielles précédentes, mais qu'on réponde au basculement historique qu'on est en train de vivre.
Les mots « urgence » et « historique
»
reviennent beaucoup. Est-ce que c'est pour ça aussi qu'il y a autant de prétendants ? Ce week-end, à la fête de l'Humanité, plusieurs candidats ont appelé à l'union de la gauche. Quand on voit la liste des candidats potentiels, ça donne un petit peu le tournis. Est-ce que c'est possible, cette union de la gauche
?
Écoutez, il y a beaucoup de candidatures qui sont annoncées aujourd'hui, qui ont en réalité les mêmes idées. Le paysage de ceux ou celles qui seront sur la ligne de départ en janvier-février prochain n'est pas celui qu'on connaît aujourd'hui. De toute façon,
je
vais vous dire, mon rôle, ce n
'est
pas de commenter ce que font les autres. C'est de dire qu'en 2027, il y aura un bulletin de vote pour l'écologie. Il y aura un bulletin de vote pour le climat, pour la santé environnementale, alors qu'on a une explosion du nombre de cancers dans notre pays. Il y aura un bulletin de vote pour la nature. On a trop souffert, dans la période récente, du fait que ces enjeux ne soient pas pris au sérieux. On a vécu un été 2026 des catastrophes et malheureusement, l'été 2026 risque, est en train de devenir la norme. Donc on a besoin qu'il y ait une nouvelle écologie capable de gouverner, crédible, et c'est ça le travail que j'engage.
Un petit mot sur votre campagne. Vous êtes sur le terrain, vous avez publié un livre. J'imagine que vous êtes en train d'essayer de convaincre les maires pour obtenir les fameux 500 parrainages nécessaires. Où en êtes-vous ? Est-ce que c'est en bonne voie ?
J'y travaille. Je peux vous dire qu'il y a une attente très forte, très décalée d'ailleurs, de ce qu'on entend dans les médias nationaux. Ce que j'entends sur le terrain, dans les territoires ruraux, auprès des élus locaux, auprès des chefs d'entreprise, des citoyens, c'est qu'il y
a
une urgence à débloquer notre pays. C'est le projet que je propose, que j'appelle une république terrestre, c'est-à-dire une république terre à terre, qui redonne du pouvoir au local, au territoire, qui change le système de normes qui est devenu une bureaucratie, qui plombe toutes les énergies de notre pays. Tous les élus locaux sur le terrain sont en mouvement, notamment sur les enjeux d'adaptation au changement climatique et de sécurité face à toutes les catastrophes que l'on vit. Et moi, ce que je veux, c'est de leur donner les capacités d'agir.
Dan Fidmato, vous prenez une écologie de gouvernement avec beaucoup de responsabilités. Vous pouvez d'ailleurs faire valoir votre expérience en tant qu'ancienne ministre de l'environnement. Vous n'êtes pas la seule d'ailleurs ancienne ministre de l'environnement. Ségolène Royal est candidate à la primaire du PSC de Place Publique. Sa candidature, ça vous a surpris ? Vous qui la connaissez bien ?
Non, mais je pense que les Françaises aspirent à des idées nouvelles, à des forces nouvelles. Ils aspirent à une présidentielle féconde qui n'est pas un éternel replay de la vie politique d'avant. Ce n
'est
pas particulièrement pour elles, ça vaut aussi pour plein d'autres. On a besoin de neufs et on a besoin d'idées nouvelles. Il y a énormément de responsables politiques et de gouvernements successifs qui restent obnubilés et obsédés par la poursuite de la croissance du PIB alors qu'aujourd'hui, ce après quoi on doit courir, c'est notre sécurité climatique, c'est notre qualité de vie, c'est de protéger aussi la beauté de la France. J'étais samedi dans notre région, à côté de Royan, à Vaud-sur-Mer, et du côté de la pointe du Médoc, où il est prévu d'installer une usine à saumon industriel qui va détruire tout l'écosystème de l'estuaire de la Gironde.
Et des histoires comme ça, on en a partout en France. On a une catastrophe agricole qui est extrêmement grave. Pour le département des Deux-Sèvres, les aides qui sont annoncées par le gouvernement, c'est en tout et pour tout 2,7 millions d'euros, ce qui est ridicule par rapport aux 6500 exploitations agricoles des Deux-Sèvres. Donc on a besoin de changer d'approche et c'est le nouveau chemin que je propose.
Tout
dernier mot sur le budget 2027 Delphine Bateau. Est-ce que vous redoutez qu'il ne soit l'otage de cette campagne présidentielle ? On entend déjà les appels à la censure.
C'est la responsabilité du gouvernement de proposer un budget qui vise à permettre à la France de tenir jusqu'à l'échéance démocratique du printemps. Ce n'est pas le moment des grandes décisions. Donc oui, moi je ne souhaite pas qu'il y ait une crise. Nous avons un rendez-vous électoral au printemps et c'est à ce moment-là qu'il faudra faire les choix importants.
Merci beaucoup Delphine Bateau. Bonne journée et bonne campagne.
Delphine Bateau au micro de William Giraud et on vous rappelle que le vote des militants pour la primaire de la gauche ce sera les 9 et 10 octobre prochains.
Delphine Batho