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Discours / meetingPhilippe de Villiers· 20 mai 2026 7 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsCulture, médias & sportEurope & international

Philippe de Villiers : "Macron, c'est Mélenchon en version ubérisée !"

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 80 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:10Philippe de VilliersFait
    « Il a voulu nous dire que la langue française est africaine de plus en plus africaine. »
  • 0:20Philippe de VilliersFait
    « l'épicentre de l'Afrique c'était les quêtes saines et que l'épicentre de la France, c'est le bassin du Congo. »
  • 0:50Philippe de VilliersFait
    « la langue française, elle a été la première langue du monde, on l'oublie. en 1783, l'Académie Royale des Belles lettres de Berlin mais comme sujet à pourquoi la langue française est-elle universelle ? »
  • 1:10Philippe de VilliersFait
    « un président français quand il est à l'étranger, il parle français. Vous imaginez De Gaulle parler anglais, Mitteran parlait anglais ? Non. »
  • 1:35Philippe de VilliersFait
    « deuxème assaut qui est presque pire que le premier, c'est plus le globiche, c'est langage inclusif, l'écriture inclusive au motif que la langue française serait discriminatoire. »
  • 1:50Philippe de VilliersFait
    « une femme qui entre dans un service de secours, on l'appelle une sapeur pompière. »
  • 2:10Philippe de VilliersFait
    « on a l'itinérance mémorielle, on a le vivre ensemble, on a faire nation, on a racisé et cetera et cetera. »
  • 2:40Philippe de VilliersFait
    « la décision à laquelle on se rend de ne pas décider à plusieurs, c'est qu'on se incapable de décider tout seul. »
  • 3:40Philippe de VilliersFait
    « aujourd'hui Emmanuel Macron euh c'est Mélenchon en version ubérisée. »
  • 4:00Philippe de VilliersFait
    « Mélenchon et Macron, c'est le culte de l'après-France, de la postfance, de la non France. »

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Philippe de Villiers

Il a voulu nous dire que la langue française est africaine de plus en plus africaine. Vous me suivez ? Et il a voulu nous dire que [raclement de gorge] la lampe arabe est française, de plus en plus française. Et il a voulu nous dire que l'épicentre, je reprends son mot, que l'épicentre de l'Afrique c'était les quêtes saines et que l'épicentre de la France, c'est le bassin du Congo. C'est une inversion prometteuse que nous aurons bientôt sous nos yeux si les choses continuent d'empirer. En fait, il suit sa ligne.

Je vous rappelle à tous les deux, à nos auditeurs d'Europin, à nos téléspectateurs de C News une scène qui nous avait frappé et en direct, il a écrit un tweet en même temps sur cette scène. C'était Aya Nakamura qui sortait de l'Académie française sur le pont des Arts et qui faisait chanter Dadja [raclement de gorge] à cette pauvre garde républicaine qui se contorionnait dans une danse du ventre pour célébrer la pluie qui tombait à grosse goutte. En même temps, c'était magnifique. Le En même temps dit tout de ce que pense notre président bientôt retraité. [grognement] En fait, quand il partira, il aura laissé la langue française dans un triste état. Et je vais vous dire pourquoi.

D'abord, la langue française, elle a été la première langue du monde, on l'oublie. en 1783, l'Académie Royale des Belles lettres de Berlin mais comme sujet à pourquoi la langue française est-elle universelle ? Et c'est le jeune Rivarol qui répond euh "On parler d'un monde latin, on devrait parler aujourd'hui d'un monde français." Un monde français. C'était la première langue du monde. Tout le monde parlait français. Aujourd'hui, c'est une langue qui sera peut-être bientôt une langue morte. Pourquoi ? Parce qu'elle subit trois assauts simultané. Le premier assaut, c'est le globich franglich, le sabir franco-anglais. Est-ce que vous imaginez ?

Alors moi ça me choque parce que j'ai j'ai je connais la vie politique depuis longtemps et la vie diplomatique. Pour les diplomates français, ce qui se passe c'est épouvantable. C'est-à-dire un président français quand il est à l'étranger, il parle français. Vous imaginez De Gaulle parler anglais, Mitteran parlait anglais ? Non. Là, il parle anglais au sommet de la francophonie et tenez-vous bien, il demande [raclement de gorge] que ce sommet de la francophonie n'est plus lieu dans un pays francophone, mais dans un pays anglophone, le Kenya. Étonnez-vous bien, c'est pire. Il demande que ça s'appelle Africa Forward. Quelle déliance. Et on l'entend qui dit forchour.

et on l'entend qui dit je vais laisser non pas un bilan mais legacy et on entend qu'il nous parle de la Frenchtech et dans quelques jours, il va être avec son premier ministre à accueillir les investisseurs à Versailles. Ch France ça s'appelle. Et donc vous imaginez le roi soleil qui s'adresse au surintendant et qui lui dit Colbert France. Non mais quelle déliance ! Deuxème assaut qui est presque pire que le premier, c'est plus le globiche, c'est langage inclusif, l'écriture inclusive au motif que la langue française serait discriminatoire et qu'elle privilégie les dominants. Je lisais dans la presse hier euh quelque chose d'extravagant, très sérieux.

Ça devait être probablement Westfance journal W qui qui disait désormais une femme qui entre dans un service de secours, on l'appelle une sapeur pompière. C'est charmant. Et le troisème assaut, c'est euh le langage techno managérial, appelons ça comme ça. C'estd qu' on contourne le réel. Alors, on a l'itinérance mémorielle, on a le vivre ensemble, on a faire nation, on a racisé et cetera et cetera. des mots accompris et puis alors on a des mots qui sont déformés par créativité quand il y a plus de création, convivialité quand il y a plus de convivégialité c'est la décision à laquelle on se rend les conciliaires savent ça.

La décision à laquelle on se rend de ne pas décider à plusieurs, c'est qu'on se incapable de décider tout seul. Voilà, tout ça c'est des mots creux. C'est ce qui qui faisait dire à Paul Valérie, les mots prennent du volume quand ils perdent leur sens. Et donc en fait euh le aujourd'hui Emmanuel Macron euh c'est Mélenchon en version ubérisée. C'est-à-dire que Mélenchon et Macron, c'est le culte de l'après-France, de la postfance, de la non France.

[grognement] Et quand je vois ce que la France est en train de devenir, Méternique avait un mot, un agrégat inconstitué de peuple désunis, je pense à Agripa Dubier qui disait "Je vois la France comme une mère affligée qui dit à ses enfants qu'il ne reconnaît plus. Vous avez ensanglanté le sein ? qui vous nourrit, qui vous apportait et bien vivez donc de venin sans clante sanglante géniture. Je n'ai pour vous nourrir que du sang. Voilà la situation dans laquelle nous sommes aujourd'hui, tout près de la guerre civile.