Face à Philippe de Villiers / 15 mai 2026 (CNews)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Cher Philippe, pourquoi selon vous ce film est-il d'intérêt ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Comment regardez-vous l'équilibre ou bien le déséquilibre entre les deux plus grandes puissances du monde, la chinoise et ?
- 16:00OuverteRéponse directe
Philippe, vous avez lu ce livre Fin de vie, manuel de résistance de Claire Fourcade et vous souhaitez vous adresser au président de la République. Quel est ce message ?
- 24:00OuverteRéponse directe
Philippe, est-ce que cette déclaration vous paraît cohérente avec la doctrine de Jean-Luc Mélenchon ?
- 32:00OuverteRéponse directe
Philippe de Villiers, quelle est votre analyse de la résolution de l'ONU sur la traite transatlantique ?
- 40:00OuverteRéponse directe
Selon vous, qu'a voulu dire le président de la République et quelle est la portée de son propos sur la francophonie ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:00Philippe de VilliersFait
« il faut que tous les Français aillent voir ce film et que ils en tirent la conclusion que la société française doit être sauvée de l'islamisme qui nous conduit tout droit dans 30 ans au califat. »
- 10:00Philippe de VilliersChiffre
« La Chine est devenue la 1re puissance manufacturière du monde. Chaque mois, pendant qu'elle dégage 100 milliards de dollars d'excédent, les États-Unis, eux, ont un déficit de 60 milliards de dollars. »
- 18:00Philippe de VilliersFait
« les soignants sont de manière très majoritaire presque unanimes pour dire nous voulons pas de cette loi. »
- 26:00Philippe de VilliersFait
« la mort administrée sera le prolongement du soin. C'est-à-dire que le soin sera défini autrement par la médecine. »
- 28:00Philippe de VilliersFait
« en France aujourd'hui, hélas, ce qui est légal est considéré comme moral. Par exemple, aujourd'hui, on ne peut plus dire que priver un enfant de sa vie, c'est mal. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Il est 19h sur CNews, merci d'être avec nous pour Face à Philippe de Villiers, votre rendez-vous du vendredi sur CNews, du samedi matin évidemment sur Europe 1. Cher Philippe, bonjour. Bonjour Elliot.
Euh bonsoir Elliot, bonsoir Geoffroy. On est quasiment à l'heure d'été, on peut se dire bonjour maintenant. Mais je suis un peu triste Philippe.
Vous n'êtes pas dans vous n'êtes pas dans la ? Vous n'êtes pas dans la liste des ? Vous n'allez pas au ?
Vous partez pas euh aux États-Unis gagner la Coupe du ? Ah ouais, vous savez ? Non.
Je suis pas un mercenaire. Ah j'hésitais à faire la blague. J'ai dit avant l'émission, est-ce qu'il va mettre un ?
Et effectivement, le tacle arrive dès la première seconde. C'est vrai que ça ça ça aurait On vous avait vous vous souvenez qu'on vous avait offert le maillot de l'équipe de France avec ? Euh lors de la première ?
Oui. Et ben écoutez, peut-être que cette année ça porte bonheur, on va vous le réoffrir. Mais bon.
On parlera football une autre une autre fois bien évidemment. Revenons aux choses sérieuses cher Philippe. Et c'est vrai que c'est peut-être et c'est vous qui avez souhaité commencer par cela parce que c'est l'image de la semaine, du moins l'une des images, une image bouleversante puisque le Festival de Cannes a été marqué et on va le découvrir ensemble par les larmes, les larmes de Mickaël Paty lors de la projection du film L'Abandon sorti en en salle euh mercredi et et retraçant les les 11 derniers jours avant l'assassinat islamiste contre son frère et professeur d'histoire-géographie Mickaël Paty.
Je voudrais qu'on revoie la bande-annonce de ce film L'Abandon. Geoffroy Lejeune. Cher Philippe, pourquoi selon vous ce film est-il d'intérêt ?
Parce que lorsque ce drame a eu lieu, il m'a semblé que toute la classe dirigeante prenait conscience du point de bascule. Et on nous expliquait cette fois-ci, c'est fini. En rapport avec ce qui s'est passé avec le Bataclan quelques années plus tôt.
Cette fois-ci, c'est fini. Et en fait, il s'est rien passé. Ou plutôt après, on a eu Dominique Bernard un 2e prof assassiné et depuis, il s'est rien passé.
Et non seulement il s'est rien passé mais toute la classe politique a peur. Il faut dire que il faut faire très attention à ce qu'on dit avec le fameux concept islamophobie. C'est la peur qui règne alors qu'on nous avait promis le courage naissant.
C'est la peur qui règne et c'est l'islamisation qui progresse, qui avance avec un plan mis en œuvre par les Frères musulmans et qui est euh euh en train de nous gangrener. Il devait y avoir des collèges Samuel Paty, il y a pas eu de collège Samuel Paty. Et je pense en cet instant euh aux larmes de Mickaël, sa sœur.
Ce film est une sorte de Don Camillo sur la Plaine. Et pourquoi je dis que c'est d'intérêt ? Parce que il faut que tous les Français aillent voir ce film et que ils en tirent la conclusion que la société française doit être sauvée de l'islamisme qui nous conduit tout droit dans 30 ans au califat.
Philippe de Villiers, euh cette semaine Le Monde a avait les yeux rivés sur Pékin euh et notamment euh bien évidemment la visite de Donald Trump en en Chine, Philippe. Une première pour un président américain depuis euh 2017. D'ailleurs, euh Donald Trump était le dernier président américain à se rendre au euh en Chine dans un contexte euh que nous traitons chaque semaine avec beaucoup de prudence et d'inquiétude, euh la guerre euh en Iran et euh les menaces qui peuvent peser euh désormais sur euh Taïwan.
Je vais vous proposer deux déclarations, celle de Donald Trump et Xi Jinping parmi euh toutes les déclarations qu'on a pu entendre cette semaine. Nous allons avoir ensemble un avenir fabuleux. C'est un honneur d'être à vos côtés.
C'est un honneur d'être votre ami et les relations entre la Chine et les États-Unis vont être meilleures que jamais. Cette visite a été historique et symbolique. Elle nous a permis d'établir une nouvelle relation bilatérale, constructive et stratégiquement stable.
Geoffroy Philippe, comment regardez-vous l'équilibre ou bien le le déséquilibre entre les deux plus grandes puissances du monde, la chinoise et ? Geoffroy Elliot, vous vous souvenez que je vous ai parlé ici même de ce qu'on a appelé de ce que les les géopolitologues appellent le piège de Thucydide. Oui.
Et là, nous sommes devant le piège de Thucydide qui s'ouvre et se ferme à la fois. Thucydide, c'est cet cet historien grec qui avait euh observé la guerre du Péloponnèse entre Sparte et Athènes et qui en avait conclu que les événements euh organisaient un chassé-croisé entre une puissance dominante mais déclinante et une puissance montante et conquérante. En l'occurrence, Sparte, Athènes.
Athènes, la puissance dominante, mais déclinante, Sparte, la puissance montante et conquérante. Et là, le piège de Thucydide qui s'ouvre et se referme à la fois, c'est entre la puissance dominante, mais déclinante, les États-Unis, et la puissance montante et conquérante, la Chine. Quand on regarde de près les chiffres, c'est impressionnant.
La puissance américaine est encore dominante. Son économie, son armée, et cetera, mais elle se fait grignoter par la Chine. La Chine est devenue la 1re puissance manufacturière du monde.
Chaque mois, pendant qu'elle dégage 100 milliards de dollars d'excédent, les États-Unis, eux, ont un déficit de 60 milliards de dollars. C'est tout dire. Alors, je réponds à votre question, équilibre déséquilibre, déséquilibre.
Le déséquilibre entre les deux puissances, euh, bah, il tient d'abord à la situation euh en Iran. En Iran, Trump, c'est Gulliver empêtré. En Iran, euh, ce que Trump a dû dire dans les conversations secrètes à Xi Jinping, "Sauvez moi, sauvez les apparences, aidez-moi à sauver les apparences." C'est-à-dire, le moratoire sur le nucléaire, ce qu'il appelle maintenant la poussière nucléaire, le transfert des 440 kg d'uranium, pour que le public américain puisse dire "Ah, il l'a fait." Et enfin, euh, la liberté dans le détroit d'Ormuz.
Seule la Chine, amie de l'Iran, peut aider Trump. Mais il y a un deuxième élément qui n'apparaît pas, euh, au grand jour. Et moi qui me frappe beaucoup.
C'est la sphère d'influence de la Chine qui s'agrandit chaque jour. À travers les routes de la soie, il y a beaucoup de ports qui sont achetés comme ça, les uns après les autres. Il y a l'Asie où elle progresse, où la Chine progresse.
Il y a l'Amérique latine où elle est présente, l'Afrique où elle est omniprésente. L'Europe où elle s'installe. La Russie avec laquelle elle entretient des liens, euh, de partenariat.
Avec une idée simple, c'est être le cœur du Sud global, la nouvelle organisation internationale, alors que l'ONU est en train de décliner et de mourir doucement. Et l'idée de la dédollarisation du monde. C'est ça l'enjeu.
Le Sud global a une idée fixe, c'est d'imposer un nouvel ordre international post-occidental. Et le troisième atout de la Chine dans ce déséquilibre, et il est pas mince, c'est que en fait, dans la silicium économie, la nouvelle économie, la Chine, elle elle a la clé, puisqu'elle a les terres rares, les 17 terres rares, sans lesquelles vous pouvez rien faire dans dans les nouvelles technologies. Donc, la puissance de la Chine, la puissance d'intelligence de la Chine, en a fait, je reprends le mot que j'avais utilisé la semaine dernière, de l'atelier de du monde qu'elle était, l'ingénieur du monde.
La Chine est devenue l'ingénieur du monde. Et donc Trump discute avec l'ingénieur du monde. Il supplie euh que le raffinage des terres rares ne se fasse pas sans lui, sans les États-Unis.
Alors, en contrepartie de ce déséquilibre, il y a quand même les atouts des États-Unis. Le premier atout des États-Unis, c'est un point de faiblesse de la Chine qu'on ne remarque pas assez et qui est essentiel. C'est qu'en fait et qui rend la Chine très fragile, c'est que la Chine a un marché intérieur qui n'absorbe pas euh les euh les productions industrielles euh en surnombre largement subventionnées.
En d'autres termes, ce qui tire la croissance de la Chine aujourd'hui, ce n'est plus le marché intérieur, la consommation, mais le marché extérieur, l'exportation. Donc la Chine a besoin de l'Amérique pour exporter. Deuxièmement, la Chine a besoin de l'Amérique pour débloquer le de de détroit d'Ormou d'Ormuz. ?
Parce que on dit toujours la Chine importe du pétrole. Oui, mais c'est pas que ça la Chine avec les pays du Golfe, elle exporte. Donc elle a besoin de la tranquillité dans le détroit d'Ormuz.
Et cette tranquillité ne peut être assurée que par elle en influençant l'Iran et par les États-Unis qui bloquent le détroit d'Ormuz en réponse au blocus iranien. Et enfin, troisièmement et surtout le troisième atout de Trump, euh c'est lui qui aime les deals. La Chine veut un deal.
Le deal c'est Téhéran contre Taïwan. C'est-à-dire, je vous laisse faire avec Téhéran, mais vous me laissez avec Taïwan. Parce que je veux récupérer Taïwan.
Qu'est-ce qui s'est dit entre les deux ? On ne le sait pas pour l'instant, on le saura plus tard parce que euh Trump souffre d'une logorrhée chronique, donc il va certainement dans un avion un jour nous dire ce qu'il ce qu'il a dit sur Taïwan, mais je serais pas surpris si on nous annonçait que il a un petit peu lâché du lest sur Taïwan pour entretenir une relation plus amicale avec la puissance chinoise. Voilà où nous en sommes aujourd'hui.
Et vous avez euh souvent un temps d'avance. Donc le jour où si ça se cela doit arriver, nous repasserons cette séquence. Donc nous sommes le vendredi 15 mai à 19h13 et peut-être que dans quelques semaines, je vous dirai "Bah Philippe de Villiers, rappelez-vous ce que vous aviez dit euh lors de cette émission sur Taïwan." mais peut-être que à soir vous me posez une question que vous auriez pu me poser.
Et les Européens, ils sont ? Hmm, c'est vrai. Mais j'ai ça fait longtemps que j'ai arrêté de vous poser cette question.
Et ben je vais vous dire où ils sont. Ils sont devant leur poste de télé, peut-être à regarder CNews, tous, euh en train de siroter une tisane, le la tisane des puissances dormantes, qui est le meilleur de tous les tilleuls. ?
Parce que ils savent qu'ils ne pèsent plus sur les événements du monde et que pour prendre une expression qui va vous plaire, ils sont devenus les coupeurs de citrons, Oui, c'est sur la touche. Et en fait, qu'est-ce que l'Europe ? La fameuse Europe la puissance européenne tous les européistes nous a dit vous allez voir on sera plus fort tous ensemble sont 27 bientôt 36.
Euh nous sommes devenus un protectorat économique américain, nous sommes devenus un protectorat technologique chinois et et climatique et nous sommes devenus un protectorat démographique africain. La messe est dite. Vous savez les européistes ils sont peut-être pas souvent sur CNews et aussi non quand ils veulent parler de CNews c'est pour les sanctionner.
C'est ce qui s'est passé cette semaine notamment. Dans l'actualité cette semaine Philippe de Villiers il y a également la loi sur l'euthanasie dite loi sur la fin de vie qui a été rejetée d'ailleurs cette semaine par les sénateurs à plusieurs reprises d'ailleurs en parlant de l'euthanasie vous avez cité Claire Fourcade qui est la présidente de la société française d'accompagnement et de soins palliatifs. Il s'avère que Claire Fourcade vient de publier un ouvrage chez Fayard qui s'appelle Fin de vie manuel de résistance.
Elle était l'invitée de Pascal Pro cette semaine je vous propose d'écouter Claire Fourcade. La question sociétale c'est comme société qu'est-ce qu'on répond à cette demande de ? Aujourd'hui notre société dit non.
Elle dit non à celui qui suicide elle le réanime, elle dit non à celui qui est en fin de vie. Est-ce qu'on veut changer cette réponse et si on la change quels sont les ? La la la première question qui vient quand quelqu'un demande à mourir c'est ?
Qu'est-ce qui fait que vous me demandez ça aujourd'hui dont vous m'avez pas parlé ? Qu'est-ce qui vous ? Qu'est-ce qui s'est ?
Et qu'est-ce qu'ils vous ? Alors c'est chaque histoire est singulière hein mais très souvent ce qu'on entend il me semble que ce qui ce qui est la source de la demande de mort c'est la peur. La peur de souffrir, la peur d'être seul, la peur de de peser sur les proches et donc c'est c'est répondre à cette peur ça c'est notre travail de pouvoir dire bah on sera là, on vous laissera pas souffrir c'est écrit dans la loi française depuis 20 ans on doit soulager quoi qu'il en coûte même si ça doit raccourcir la vie.
C'est écrit dans la loi et et moi je dis ça aux patients. C'est écrit dans la loi que je dois vous soulager et que je n'aurai peur de rien pour vous soulager. Moi, il me semble que la réponse à la souffrance c'est le soin, c'est pas la mort, c'est le soin.
Si on décide que la la réponse à la souffrance est la mort, au nom de quoi on va décider que certaines souffrances on dirait oui et d'autres souffrances on dirait non. Clair Fourcade. Alors Philippe, vous avez lu ce livre euh Fin de vie, manuel de résistance de Claire Fourcade et vous souhaitez vous adresser au président de la République.
Oui, avant de m'adresser au président de la République, je voudrais saluer Claire Fourcade parce que nous disions en aparté là à l'instant pendant que on passait ces images qu'elle aura peut-être changé la donne. C'est une femme exceptionnelle. Euh moi qui fait mon admiration, le livre est exceptionnel et le combat qu'elle mène est exceptionnel.
Et en fait, elle nous dit deux choses essentielles. La première qui a changé la donne au Sénat, qui va peut-être changer la donne à l'Assemblée, elle nous dit premièrement les soignants sont de manière très majoritaire presque unanimes pour dire nous voulons pas de cette loi. C'est quand même un peu très embêtant une loi qui est faite euh contre les soignants alors qu'il s'agit du soin ultime.
C'est-à-dire la mort administrée. Et deuxièmement, elle nous dit je réponds à ceux qui ont peur de la mort nous avons aujourd'hui pour répondre à cette peur les soins palliatifs. 20 % seulement des Français peuvent en bénéficier, 20 % des départements et c'est là qu'il faut mettre le paquet.
Et plutôt que de mettre 17 milliards pour aider un pays corrompu qui s'appelle l'Ukraine on ferait mieux de mettre quelques milliards pour aider Claire Fourcade à développer les soins palliatifs. Vous souhaitez Philippe de Villiers adresser un un message au président de la République. Quel est ce ?
Alors je voudrais lui adresser le message suivant. Euh Monsieur le président nous avons correspondu à une époque et je me souviens de votre lettre du 4 juillet 2000 euh 2019 dans lequel vous me dites entre les lignes "Vous avez raison sur l'euthanasie." Cette lettre, je l'ai gardée précieusement.
Elle est écrite à la main. Elle est bien écrite. Elle est solennelle.
Elle est personnelle. Elle vient du fort intime. Donc qu'est-ce qui vous est ?
Est-ce que vous vous rendez compte de ce que vous êtes en train de faire ? En plus c'est très serré, ça va être très serré, de plus en plus serré. C'est pas du tout le consensus que que vous avez appelé de vos vœux devant la Grande Loge.
Euh qu'est-ce que vous êtes en train de ? Vous êtes en train d'opérer un renversement un basculement éthique, un renversement anthropologique majeur. Vous êtes en train de changer de code.
Vous passez du code pénal au code de la santé publique avec la non-assistance de personne en danger. La non-assistance de personne en danger aujourd'hui c'est un crime. Et la non-assistance à personne en danger demain sera une vertu morale avec votre loi.
Une vertu morale familiale civique. C'est intolérable. Renversement anthropologique, mais ça va plus loin.
C'est un retour en arrière un bon en arrière de 25 siècles qui nous ramène vers l'âge pré-hippocratique du nom de ce médecin grec Hippocrate qui a défini la médecine et les règles éthiques de la médecine qui s'énumèrent ainsi encore aujourd'hui comme il y a 25 siècles à Athènes premièrement le soignant soigne ensuite le médecin sauve et ensuite la mort sur ordonnance ne peut pas être le prolongement du soin d'autant plus comme le dit Claire Foucade magnifiquement dans son livre la la relation de de soin entre le soignant et et le et le le soigné est une c'est une alliance asymétrique asymétrique c'est-à-dire qu'elle repose sur un acte de confiance ineffable cet acte de confiance ineffable ne peut pas supporter le soupçon comme l'a très bien dit le professeur Juvin quand il a déclaré "Moi quand j'entre dans euh la chambre d'un patient il me regarde, il guette mes yeux, il guette mes mains et il se pose la question que vient-il ?" Mais demain la question sera plus lourde encore "Que vient-il ? Me ?
Ou en ?" Avec un calmant il vient ou avec une injection ? Donc le crime de meurtre va devenir légal, le crime de meurtre va devenir légal.
Appelons les choses par leur nom. Qu'est-ce que ça veut ? Ça veut dire qu'on pourra tuer son parent, qu'on pourra tuer son enfant, qu'on pourra tuer son patient.
Et ça change tout. C'est-à-dire qu'en fait, la mort administrée sera le prolongement du soin. C'est-à-dire que le soin sera défini autrement par la médecine.
Et déjà, on dit qu'il va y avoir des un nouveau métier, les euthanasieurs, avec dans les hôpitaux des locaux affectés à ce nouveau métier en finir. Et dans tous les pays qui ont légalisé l'euthanasie, le crime de meurtre s'est étendu aux enfants et aux handicapés. Il y a pas d'exception.
Et donc, j'en arrive à ceci, monsieur le président. Vous mentez. Arrêtez de mentir.
Pourquoi vous ? Parce que vous dites, avec vos amis députés, vous dites que il s'agit de d'une loi sur la fin de vie. C'est faux, c'est un mensonge.
Puisque c'est une loi qui n'est pas que pour la fin de vie. Puisque sont éligibles, je cite, éligibles, vous vous rendez compte le mot, sont éligibles les incurables, les les formes de maladies euh qui ne sont plus soignables, de même que les handicapés, et cetera. Sont éligibles.
C'est pas la fin de vie, ça. Ensuite, vous avez osé dire, monsieur le président, que c'était une loi de fraternité. Regardez-moi dans les yeux, si vous en avez le courage.
Comment vous pouvez dire une chose ? Une loi de ? Parce que donner la mort, c'est ?
Donner la mort à son père, à sa mère, à son fils, à son patient, c'est ? Foutaise du ! Et puis, l'aide active à mourir, qu'est-ce que c'est ce contournement ?
L'euphémisation, comme on dit. On contourne. L'aide active à mourir, alors que il s'agit euh d'occire par l'euthanasie et le suicide assisté, disons les mots, prononçons les mots, les plus pauvres, parce que ce sont ceux-là qui sont concernés, les plus pauvres, les plus dépressifs, les plus démunis et les plus solitaires.
Monsieur le président, ce que vous êtes en train de faire laissera une trace dans l'histoire pour vous et vos amis. Vous serez comparés à ce qui s'est passé en Allemagne en 1933 avec l'action T4, quand on disait dans une loi, je cite, que les personnes incurables doivent avoir droit à une mort miséricordieuse. L'eugénisme, puisqu'il s'agit de cela.
L'eugénisme, c'est quand on décide euh qui va mourir et qui va vivre. L'eugénisme, c'est quand euh on est sur le chemin de la dérive vers l'enfant parfait et le vieillard parfait. C'est ça l'eugénisme.
Et l'eugénisme, c'est quand on dit "Délit d'entrave." Monsieur de Villiers, vous n'aurez plus le droit de dire que l'euthanasie est un crime. Vous n'aurez plus le droit de vous battre contre l'euthanasie et le suicide assisté.
Parce que ce sera illégal et donc immoral. Monsieur le président, vous avez charge d'âme en cet instant. C'est-à-dire que vous avez euh la charge de devoir considérer que en France aujourd'hui, hélas, ce qui est légal est considéré comme moral.
Par exemple, aujourd'hui, on ne peut plus dire que priver un enfant de sa vie, c'est mal. Le dire, c'est immoral parce que l'avortement est entré dans la Constitution. Et demain, on ne pourra plus défendre la vie.
On risquera la prison. Et donc, Monsieur le président, je vous laisse en dépôt un mot de Bernanos que j'ai déjà prononcé ici, mais qui a toute son actualité. La civilisation moderne est une conspiration universelle contre toute forme de vie intérieure.
C'est ce que vous m'avez dit dans votre lettre du 4 juillet 2019. Je vous en supplie, Monsieur le président, considérez le pays comme il est. C'est un pays blessé qui souffre.
Il y a d'autres urgences que de liquider les vieux. Autre sujet à présent, euh Philippe de Villiers, on va parler de politique avec une formule qui a été employée par le maire de Saint-Denis, Balibagayoko, euh qui était interrogé par le média Oumma. Il a déclaré qu'en cas de victoire du Rassemblement national à la présidentielle, il était partisan d'une insurrection populaire.
Voilà la la nouvelle formule, l'insurrection populaire. Je propose d'écouter cette courte séquence, fruit d'un échange beaucoup plus long, évidemment, avec les journalistes du média Oumma et Balibagayoko. Il est pas possible, si l'on dit bien que il y a celles et ceux qui se rangent du côté, en fin de compte, de valeurs qui sont en opposition aux valeurs de la République.
Qu'est-ce qu'est l'extrême ? Et celles et ceux qui sont les tenants, en fait, de la République et donc des valeurs fortes, notamment y compris à gauche et celles et ceux qui sont écologistes, Hmm. avec l'ensemble de la force de masse qu'il y a derrière, moi j'ai l'intime conviction que la population est capable de se lever.
Et cette forme d'insurrection populaire, elle ne sera possible que si déjà on redonne, en fait, du pouvoir à la base. Les mots sont importants parce que vous appelez à l'insurrection populaire. Bien sûr, l'insurrection populaire au sens, bien sûr, levée de la population de manière importante, parce que c'est, malheureusement, toutes les réformes importantes dans ce pays se sont faites par une insurrection populaire.
La prise de la Bastille, tous ces sujets-là, c'est c'est des choses qui sont liées, en fait, à l'histoire de France. Et c'est bien parce que à un moment donné, il y a une forme d'indignation populaire qui se traduit par une mobilisation de masse et qui fait qu'à un moment donné, on met tout le monde sur le trembleur et c'est comme ça, en fait, qu'on arrive à avoir des victoires. Alors, attention, parce qu'on va vous reprocher de d'appeler à l'insurrection, monsieur Bagayoko.
Oui, mais en fait, ce que certains diront, c'est que aujourd'hui Baly c'est pas un gourou et que les gens ils sont à la fois conscientisés et qu'en fait, ils ont pas besoin d'appel. Geoffroy Lejeune. Philippe, est-ce que cette déclaration vous paraît cohérente, en cohérence avec la doctrine de Jean-Luc Mélenchon de ?
Ah tout à fait, oui. C'est la révolution. Hmm.
Et d'ailleurs, il parle de la Bastille, la prise de la Bastille. Donc, il y a pas de malentendu. Et il s'exprime sur un média d'actualité qui s'appelle Oumma.
Oumma, c'est la communauté des croyants. Donc c'est un un un un média communautaire. Et en fait euh c'est un discours de guerre civile.
C'est-à-dire qu'il dit dès maintenant "Si le Rassemblement National gagne l'élection présidentielle notre parti, La France Insoumise, ne reconnaîtra pas les résultats." Donc insurrection populaire. Ça fait écho à ses trois maîtres.
Euh je me suis renseigné. Premier maître, Robespierre. C'est le même que son maître Mélenchon.
Robespierre qui dit "Euh quand le gouvernement viole les lois du peuple l'insurrection populaire est le plus sacré et le plus indispensable des droits et des devoirs du peuple." On est pile dans l'axe. Ensuite, Bakounine qui dit "L'insurrection est comme le ver qui se retourne contre le pied qui l'écrase." Quelle !
Et enfin, Frantz Fanon qui dit "La décolonisation ne peut se faire que par la violence." Or tous ces gens pensent qu'il faut décoloniser la France et recoloniser la France. Et pourquoi je dis que cette déclaration est en parfaite cohérence avec la doctrine de Mélenchon il faut connaître Geoffroy Elliott.
Il faut connaître ce qu'est le concept de la Nouvelle France pour comprendre pourquoi il y a cette cohérence. Ce concept de la Nouvelle France euh c'est le point d'aboutissement d'un système cohérent qui articule euh une philosophie de l'homme, une philosophie de l'histoire et un concept stratégique. La philosophie de l'homme, puisée aux sources du matérialisme des Lumières, c'est euh trois négations euh qui s'enchaînent, solidaires.
Première négation, il n'y a pas de nature humaine fixe. Deuxième négation, il il n'y a pas de d'identité substantielle nationale. Troisième négation, il n'y a pas de culture à transmettre.
Toute euh tradition doit être bannie. Elle n'est pas une force à transmettre, mais une prison dont il faut s'évader. Sur cette philosophie de l'homme se greffe une philosophie de l'histoire.
Le concept de Nouvelle-France s'appuie sur le fait que le capitalisme libéral, le capitalisme libertaire, le capitalisme sans entrailles euh a produit s- le résultat attendu, c'est-à-dire qu'il a été qu'il est un agent dissolvant nécessaire. Je cite. Et c'est vrai que le capitalisme prédateur a a produit une société dans laquelle on a l'immigration massive, l'urbanisation massive et l'individualisation massive du mode de vie.
Et donc le capitalisme mondialisé a produit un nouveau peuple, un peuple déraciné, un peuple métissé, un peuple interconnecté, un peuple et cetera. Donc on n'est pas très loin du nouveau peuple et de la nouvelle France. Le capitalisme sans entrave agent dissolvant nécessaire a opéré euh a fait son travail en rompant avec les appartenances morales, locales, régionales, nationales.
Et c'est là qu'on arrive au concept de la créolisation. Le concept stratégique la créolisation qu'il emprunte à Édouard Glissant qui est un poète et philosophe martiniquais. Quel est le modèle ?
Ce sont les sociétés esclavagistes des Antilles. Est-ce que Mélenchon explique à partir d'Édouard Glissant c'est que il y a là des individus qui euh ont été arrachés à leur culture d'origine et qui ont inventé une nouvelle culture, une nouvelle identité. C'est-à-dire une nouvelle musique, des nouveaux mots, un nouveau langage, un nouvel art de vivre et cetera.
Et il dit c'est ça qu'il faut faire. C'est-à-dire arracher l'homme d'aujourd'hui à ses déterminismes culturels, philosophiques, religieux et cetera et imposer une ni ni ni une identité toute neuve. En fait, Mélenchon incarne la France du déracinement.
C'est-à-dire la France de ceux qui refusent d'avoir des racines ou qui ne les ont plus face à une autre France, la vieille l'ancienne France comme ils disent, l'ancienne France qui regroupe tous ceux qui ont des racines et qui ont peur de les perdre ou qui n'en ont plus et qui en voudraient de nouvelles. Nous sommes là devant la question centrale de l'élection présidentielle. Et nous reviendrons sur cette question très probablement dans les prochaines semaines sur les questions majeures de de cette élection présidentielle.
Philippe de Villiers mardi lors de l'émission Les 4 Vérités sur France 2, Marion Maréchal a évoqué les trois traites. La traite transatlantique mais aussi la traite intra-africaine et la traite arabo-musulmane. Il se trouve que le 25 mars dernier, c'est un sujet que nous devions traiter ensemble, l'Assemblée générale de l'ONU a voté une résolution pour qualifier la traite atlantique de plus grave crime contre l'humanité.
Cette résolution semble avoir omis la traite arabo-musulmane et la traite intra-africaine. Je vous propose d'écouter Marion Maréchal et puis je vous lirai la réponse de Bali Bagayoko. Écoutez, moi je l'aurais tenue cette commémoration et je crois que ça aurait été l'occasion d'ailleurs de parler de des esclavagismes tabous.
Voilà et oubliés, je pense notamment à la traite arabo-musulmane qui a duré plusieurs siècles et qui a fait 17 millions d'esclaves. Je pense à la traite intra-africaine qui a fait 14 millions d'esclaves, c'est-à-dire plus qu'en l'occurrence la traite transatlantique qui est le seul sujet qui généralement occupe ces commémorations mises en place par Madame Christiane Taubira. Et ce serait aussi l'occasion de rappeler par exemple qu'un qu'un profil comme Monsieur Bali Bagayoko, maire de de de Saint-Denis, maire LFI, a plus de chance d'être un descendant d'esclavagiste que moi, ?
Puisqu'en l'occurrence il affirme venir d'une famille de nobles maliens qui pratiquaient jusqu'au 20e l'esclavage de manière structurelle. Donc c'est une façon aussi quand même me semble-t-il ces commémorations de rappeler qu'il n'y a pas qu'une mémoire et que cette mémoire de l'esclavage qui est évidemment une une ignominie euh, doit pas concerner uniquement la culpabilité euh des Européens et des Français avec évidemment à chaque fois euh un objectif euh politique biaisé. Euh et donc si on devait être juste, oui, il faudrait commémorer tous les esclavages pour que bien sûr cela n'arrive plus jamais.
Euh Balibayokho dans un long message lui a répondu "La commémoration de l'abolition de l'esclavage n'est pas un exercice de culpabilisation, c'est un devoir de mémoire républicain où les mémoires historiques euh sont multiples mais en France nous avons la responsabilité de regarder lucidement notre propre histoire, celle de la traite négrière, du commerce triangulaire et des conséquences humaines, sociales et politiques qu'ils ont euh laissées. Cette histoire fait pleinement partie de l'histoire de France." Philippe de Villiers, quelle est votre analyse de la résolution euh de ?
Avant je voudrais saluer le courage de Marion Maréchal euh et ajouter quelque chose qui est assez cocasse. C'est que en fait euh Balibayokho euh est effectivement appartient, il l'a dit, à une famille noble du Mali. Et euh le Mali a été un pays euh où les élites ont pratiqué euh longtemps euh l'esclavage.
Donc c'est un sujet qu'il connaît et il va pouvoir partager ce que je vais dire dans quelques instants. Il connaît très bien ce sujet. Alors que son patron euh est un fils de pied-noir Mélenchon né à Tanger, au Maroc, mais de de pied-noir qui ont vécu en Algérie et il connaît très très bien le colonialisme.
C'est qu'il il appartient à une famille de il appellerait ça le colon, les pieds-noirs. Donc ces gens qui nous font la leçon, il faut les écouter, ? Parce que ils connaissent le sujet de l'intérieur, ?
Et donc ils peuvent nous édifier. Et j'attends d'eux que ils partagent ce que je vais dire maintenant. L'ONU, c'est une résolution qui aurait dû faire beaucoup de bruit car c'est une résolution scandaleuse qui a été votée à l'ONU et qui dit il y a un crime contre l'humanité, c'est la traite transatlantique.
Ce faisant, l'ONU a oublié les autres traites. Il y en a deux au moins. La traite euh arabo-musulmane 17 millions de victimes et la traite intra-africaine 13 millions de victimes.
La traite transatlantique a duré trois siècles. La traite arabo-musulmane euh a duré au moins 10 siècles. Euh mais ça va plus loin.
Qui a présenté cette ? Le Ghana. Or le Ghana, c'est le c'était un des principaux pays pourvoyeurs de d'esclaves.
Car s'il y avait des acheteurs européens, il y avait des vendeurs africains. On appelait ça les courtiers. Et c'est un sujet que je connais bien.
Et je vais vous dire pourquoi je le connais bien. Parce que avec Dominique Souchet nous avons mené une politique de co-développement avec le l'Afrique avec le Bénin. Moi j'aime beaucoup l'Afrique.
C'est un pays qui est enfin l'Afrique c'est c'est c'est un continent qui me touche. Et le Bénin en particulier, nous avons mené l'ancien Dahomey, nous avons mené une coopération à co-développement qui a eu un grand succès pendant plusieurs années avec le président Nicéphore Soglo qui était un ami. Et un jour il m'a emmené, le président Soglo, sur la porte du non-retour.
Donc je sais de quoi je parle. La porte du non-retour, ça s'appelle la porte des esclaves. Et moi j'ai pleuré là-bas avec le président Soglo.
J'ai pleuré sur ce malheur. Mais ce malheur, il est arrivé parce qu'il y avait des acheteurs et qu'il y avait des vendeurs. Donc je connais cette histoire-là et qu'on me la fasse pas s'il vous plaît.
Ensuite euh ce qu'il faut dire c'est que en fait c'est le Sud global qui a voté. C'est le Sud global qui tient l'ONU. Parce que sur 190 voix, il y a 130 nations du Sud global.
Donc c'est un vote c'est un vote injuste et j'ajoute une chose c'est qu'aujourd'hui il y a encore des esclaves. L'esclavage existe encore et c'est un rapport de l'ONU qui date de quelques années qui l'a dit. Il y a entre 20 millions et 50 millions d'esclaves.
Par exemple, allez en Afghanistan on applique la charia, on applique l'esclavage. Donc euh pardon pour Madame Taubira mais si on doit dénoncer l'esclavage et on doit le dénoncer tous ensemble il faut dénoncer tous les esclavage. Il y a un livre que je recommande à la lecture de des uns et des autres c'est celui de Tidiane N'Diaye pas Papet Tidiane N'Diaye qui s'appelle le génocide voilé et qui raconte tout sur la traite arabo-musulmane.
Alors de grâce vous les Européens, vous les Français, cessez de vous laisser coloniser mentalement et moralement cessez de vous laisser culpabiliser. Autre sujet à présent et ça concerne toujours le le continent africain puisque le président de la République était en en voyage d'État en Afrique. Samedi 9 mai à Alexandrie, Emmanuel Macron Philippe a déclaré l'épicentre de la langue française ne se trouve pas sur les quais de Seine mais dans le bassin du fleuve Congo et que la deuxième langue parlée en France était l'arabe.
Je vous propose d'écouter Emmanuel Macron justement sur sur l'épicentre de la langue française. Grâce à ce qu'est la francophonie, est une langue où le français de l'académie se bouscule avec le wolof, le haïtien, le congolais, l'anglais, et tant et tant de langues. Et ces mots voyagent parce que cette langue voyage.
Et je l'ai souvent rappelé, l'épicentre aujourd'hui de la langue française est sur les bassins du fleuve Congo. Elle n'est pas sur les quais de la Seine. Parce que c'est là qu'il y a le plus de locuteurs.
Geoffroy Lejeune. Philippe, selon vous, qu'a voulu dire le président de la République et quelle est la la portée de son ? Alors, c'est subtil.
Il a voulu nous dire que la langue française est africaine, de plus en plus africaine. Vous me ? Et il a voulu nous dire que la langue arabe est française, de plus en plus française.
Et il a voulu nous dire que l'épicentre, je reprends son mot, que l'épicentre de l'Afrique, c'était les quais de Seine. Et que l'épicentre de la France, c'est le bassin du Congo. C'est une inversion prometteuse que nous aurons bientôt sous nos yeux si les choses continuent d'empirer.
En fait, euh, il suit sa ligne. Je vous rappelle à tous les deux, à nos auditeurs d'Europe 1, à nos téléspectateurs de CNews, une scène qui nous avait frappés. Et en direct, il a écrit un tweet en même temps sur cette scène.
C'était Aya Nakamura qui sortait de l'Académie française sur le Pont des Arts et qui faisait chanter Djadja à cette pauvre garde républicaine qui se contorsionnait dans une danse du ventre pour célébrer la pluie qui tombait à grosses gouttes. En même temps. C'était magnifique.
Le en même temps des tout de ce que pense notre président bientôt retraité. En fait, quand il partira, il aura laissé la langue française dans un triste état. Et je vais vous dire pourquoi.
D'abord, la langue française, elle a été la première langue du monde, on l'oublie. En 1783, l'Académie royale des Belles-Lettres de Berlin met comme sujet à Pourquoi la langue française est-elle ? Et c'est le jeune Rivarol qui répond euh On a pu parler d'un monde latin, on devrait parler aujourd'hui d'un monde français.
Un monde français. C'était la première langue du monde. Tout le monde parlait français.
Aujourd'hui c'est une langue qui sera peut-être bientôt une langue morte. ? Parce qu'elle subit trois assauts simultanés.
Le premier assaut, c'est le globish, franglish, le sabir franco-anglais. Est-ce que vous ? Alors, moi ça me choque parce que j'ai j'ai j'ai je connais la vie politique depuis longtemps et la vie diplomatique.
Pour les diplomates français, ce qui se passe c'est épouvantable, c'est-à-dire un président français, quand il est à l'étranger, il parle français. Vous imaginez de Gaulle parler anglais, Mitterrand parler ? Non.
Là, il parle anglais au sommet de la francophonie et tenez-vous bien, il demande que ce sommet de la francophonie n'ait plus lieu dans un pays francophone, mais dans un pays anglophone, le Kenya et tenez-vous bien, c'est pire, il demande que ça s'appelle Africa Forward. Quelle ! Et on l'entend qui dit "For sure." Et on l'entend qui dit "Je vais laisser non pas un bilan, mais un legacy." Et on entend qu'il nous parle de la French Tech et dans quelques jours, il va être à avec son Premier ministre accueillir les investisseurs à Versailles.
Choose France, ça s'appelle. Et donc vous imaginez le Roi Soleil qui s'adresse au surintendant et qui lui dit "Colbert, Choose France." Non mais quelle !
Deuxième assaut qui est presque pire que le premier c'est plus le globish, c'est le langage inclusif. L'écriture inclusive au motif que la langue française serait discriminatoire et qu'elle privilégie les dominants. Je lisais dans la presse hier euh quelque chose d'extravagant, très sérieux ça devait être probablement euh Ouest-France, le journal woke euh qui qui disait euh désormais une femme qui entre dans un service de secours, on l'appelle une sapeur-pompière.
C'est charmant. Et le troisième assaut c'est euh le langage techno euh managériale, appelons ça comme ça. C'est-à-dire qu'on on contourne le réel.
Alors, on a l'itinérance mémorielle, on a le vivre-ensemble, on a faire nation, on a raciser et cetera et cetera. Des mots incompris et puis alors on a des mots qui sont déformés par créativité quand il y a plus de création. Convivialité quand il y a plus de convive, collégialité c'est la décision à laquelle on se rend les conseillers savent ça, la décision à laquelle on se rend de ne pas décider à plusieurs c'est qu'on se sent incapable de décider tout seul.
Voilà, tout ça c'est des mots creux. C'est ce qui qui faisait dire à Paul Valéry "Les mots prennent du volume quand ils perdent leur sens." Et donc en fait euh le aujourd'hui Emmanuel Macron euh c'est Mélenchon en version ubérisée.
C'est-à-dire que Mélenchon et Macron c'est le culte de l'après-France de la post-France euh de la non-France. Et quand je vois ce que la France est en train de devenir Metternich avait un mot un agrégat inconsistant de peuples désunis je pense à Agrippa d'Aubigné qui qui disait "Je vois la France comme une mère affligée qui dit à ses enfants qu'il ne reconnaît plus Vous avez ensanglanté le sein qui vous nourrissait et qui vous a porté. Et bien vivez donc de venin sanglante sanglante géniture je n'ai pour vous nourrir que du sang.
Voilà la situation dans laquelle nous sommes aujourd'hui. Tout près de la guerre civile. Philippe de Villiers, depuis quelques jours et et je me suis surpris que vous ne soyez pas venus sur ce plateau euh en masqué.
À me demander avant de me faire la bise euh un mètre et demi de distance ou de ce qu'on se salue avec le vous savez avec le le coude. Mieux vaut en rire mais les choses Vous vous souvenez de la phrase du docteur Véran si vous aimez vos proches alors éloignez-vous, ne les embrassez pas. Et vous avez mais vous savez que je me souviens d'un Noël où j'ai dû faire euh profiter de la dinde ma grand-mère, elle a dû être dans la dans la cuisine pendant que nous on était tous dans le salon.
Bien sûr parce qu'on respectait à la lettre. Euh depuis quelques jours on nous parle de l'hantavirus. Virus très sérieux.
Pendant des semaines en vase clos en haute mer, les passagers du Ondius ont été évacués vers leur pays d'origine. Des mesures ont été prises par les pouvoirs publics. De nombreuses inconnues entourent la propagation de cet hantavirus.
Et je voulais vous proposer une déclaration du Covid et une déclaration actuellement sur l'hantavirus de deux ministres à l'époque de la santé. Il existe des lignes aériennes directes entre la ville de Wuhan et la ville et et la France pardon. Donc des messages de précautions à destination des voyageurs se rendant à Wuhan depuis Paris ou bien au retour de Wuhan sont d'ores et déjà diffusés dans les avions en ce qui concerne les vols directs.
La responsabilité du gouvernement c'est d'anticiper et d'anticiper tous les scénarios même euh les inimaginables et donc même les pires. Geoffroy le Jeune. Alors Philippe, vous n'êtes pas médecin mais que pensez-vous du traitement médiatique et politique et politique euh de ce de ce nouveau virus qui en effet nous rappelle la période du ?
Ah là c'est terrible. Alors d'abord les faits. Vous savez la première fois que le le mot est apparu, vous m'avez appelé.
Oui, je vous ai dit "Reste Reste en Vendée." On dira pas ce que je vous ai dit. "Restez en Vendée." je vous ai dit.
Oui. "Restez loin de nous." Oui.
Les faits. Donc il y a un virus connu, un hantavirus connu depuis 30 ans. 1995.
Donc il est parfaitement cerné. Ensuite euh il est apparu en Argentine. Ça tout le monde toute la communauté Ce que je dis c'est ce que dit la communauté scientifique.
Comme on dit aujourd'hui. Il est apparu en Argentine et il est apparu au moment où l'Argentine quittait euh l'Organisation mondiale de la Santé. C'est une coïncidence.
Et ensuite la communauté scientifique nous explique à l'unanimité que euh c'est très létal mais que le danger ne vient que lorsque il y a un contact euh rapproché et prolongé, si vous voyez ce que je veux dire. Donc c'est très particulier quand même. Il suffit pas de respirer euh l'air d'un studio si tant est qu'il y ait dans l'air de studio des des projections de de surmulots puisqu'on est à Paris.
Ça suffit pas. Alors, qu'a-t-on vu depuis quelques ? On a vu un un traitement médiatique et politique intense maximaliste et pour tout dire millénariste.
Ce traitement, on peut ainsi le caractériser. D'abord, il y a la mise en scène impressionnante à Tenerife ou Canary. On voit le directeur de l'OMS qui a fait le déplacement.
Ça doit être très grave. Et on voit les infirmiers habillés en scaphandriers. Et le directeur de l'OMS qui dit "Ça leur apprendra à l'Argentine, aux États-Unis à avoir quitté l'OMS." Ah ?
Comme si c'était une punition. Ensuite, il y a la logorrhée ministérielle. On a vu la cette nouvelle ministre de la Santé euh ah comme Véran, Moumou qui manque et puis le le professeur le docteur Salomon qui venait tous les soirs, le croque-mort.
Il y a que que qui sont pas là. On a vu Delfraissy qui est qui est sorti une formule. Et rappelée par Macron.
Elle est "Venez, monsieur le voilà, Delfraissy." Voilà. Et euh et donc le le discours classique et puis enfin les médecins de plateau.
Tous, on les a vus, ils sont revenus, on les avait oubliés. Ils sont là. Ils sont prêts à sermenter pour nous dire n'importe quoi.
Et enfin, la sémantique. Donc, on a euh les masques les cas contacts les gestes barrières, restez chez vous, le confinement peut-être voilà. Bon.
Alors je sais pas si c'est l'effet de la panique ou d'un ou d'un réel projet politique pour gouverner par la peur. Mais ce que je peux vous dire avec mon expérience qui rejoint la vôtre puisque vous avez connu comme moi le Covid et le masque c'est qu'en fait nous ne sommes pas sortis indemnes du Covid, nous tous les Français. Nous sommes devenus les cobayes de la Babel sanitaire verte et numérique.
Je m'explique. Nous sommes entrés dans la société disciplinaire. C'est tellement vrai qu'on accepte tout par exemple on accepte que l'Union Européenne euh va nous imposer non seulement le passe numérique, l'identité numérique, le portefeuille numérique où il y aura tout dedans, sera suivi à la trace mais maintenant un portefeuille numérique spécial pour les produits.
Donc c'est absolument totalitaire. On accepte tout. En fait le Covid a provoqué trois mutations fondamentales.
La première mutation c'est qu'on a changé de pays. On est entré dans le webistan, c'est-à-dire le village global. La la la post-humanité sans contact a intronisé le citoyen numérique et nous a initié au civisme délateur, souvenez-vous.
Chauffoir, le jeune ne porte pas de masque. Et de Val n'a pas son health advice. Et il est allé euh euh pour dans un cimetière, il voulait enterrer un proche.
Il ne portait pas la enfin sans autorisation. Voilà. Donc je vous dénonce le le civisme de la on était sous la c'est du temps de autant Lara la traversée de Paris.
Le le le le jambon le monsieur Janvier. Bon, voilà. Donc en fait euh on dénonce.
Mais ça va plus loin. Ça c'est pas le plus grave. La deuxième mutation, c'est la transmutation du pouvoir en bio-pouvoir.
C'est-à-dire que l'eugénisme d'État dit qui peut vivre et qui peut mourir. On décrète la vie la mort. Pour les plus petits, pour les plus anciens.
On y revient. Et puis on décrète aussi euh on a toujours cette possibilité le confinement sanitaire qui précède les autres confinements. Enfin la troisième mutation euh c'est la plus importante, c'est que la politique a changé, elle a changé de sens, elle a changé de vocation.
Avant la politique avait pour vocation de poursuivre l'idée du bien commun et maintenant elle a pour vocation le contrôle. Et donc ça veut dire provoquer des crises ou en profiter euh gérer le paroxysme, gouverner par le paroxysme. Trois exemples, l'Ukraine, le gouvernement par le peur peur de la guerre.
Ensuite, le dérèglement climatique, le gouvernement par la norme et enfin euh là le virus le gouvernement par l'enfermisme. Voilà comment on tient un peuple. Un grand merci Philippe de Villiers euh pour cette émission.
Rendez-vous la semaine prochaine. Merci à vous cher Geoffroy. Dans un instant, dans un instant euh nous parlerons euh de la dernière déclaration de Stéphanie Rist puisque à ce stade, et on parlera en ta virus, aucun élément ne laisse penser à l'apparition d'un variant.
La sémantique dont vous parliez il y a quelques instants. On est rassuré pour l'instant. Alors, l'attendez.
La publicité, on revient dans un instant. On en reparle. Mais attendez, on ne sait jamais.
On ne sait jamais. À tout de suite.
Philippe de Villiers