Olivier Faure ATOMISE le mollusque Glucksmann en direct !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00RelanceRéponse partielle
Le racisme est-il une opinion ou un délit ? Et l'interdiction de manifester est-elle une solution face aux casseurs ?
- 0:43OuverteRéponse directe
Le maintien de l'ordre doit-il primer sur la liberté de manifester ?
- 1:24RelanceRéponse directe
Qu'est-ce qui doit primer : le maintien de l'ordre ou le droit de manifester ?
- 2:05OuverteRéponse directe
La violence légitime existe-t-elle dans les manifestations ?
- 3:21OuverteÉludée
La France insoumise a-t-elle une responsabilité dans les violences ?
- 3:59OuverteRéponse directe
Jean-Luc Mélenchon a-t-il contribué à un climat de violence avec ses propos ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:00Fait
« Non, le racisme n'est pas une opinion. C'est un délit. »
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« Il y a la liberté de manifester, il y a le respect de la propriété privée. Nous avons besoin. »
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« Imaginez que demain un pouvoir autoritaire s'installe en France et qu'il vienne et qu'il reprenne vos arguments et qu'il dise simplement "Dès lors C'était voilà, il y a deux principes dans la Constitution, le maintien de l'ordre et la liberté Je les reprends tels que vous les exprimez" »
- 2:05Fait
« Si vous voulez que les manifestations s'interrompent, et ben c'est parfois c'est simple, il suffit de répondre aux revendications. »
- 3:59Fait
« Quand Jean-Luc Mélenchon dit "La police tue", est-ce que ça contribue pas à un climat de ? »
- 4:39Fait
« Je souhaite que les armes qui sont des armes classifiées comme armes de guerre soient proscrites dès lors qu'on a des jeunes face à soi parce qu'on ne peut pas tirer sur nos enfants. »
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« Est-ce que vous pensez sérieusement que dans une grande démocratie cet acte-là n'est pas ? »
- 6:40Fait
« La commission d'enquête a été demandée par l'ensemble des oppositions. Yael Braun-Pivet ensuite y a accédé d'une manière un peu particulière parce qu'elle a souhaité que ce soit je rentre dans la technique 2 secondes mais que ce soit la commission des lois qui soit en réalité donc Comme c'est le cas régulièrement, ça a déjà été le cas pour l'affaire Benalla par exemple. »
- 7:19Fait
« Mais participer à un groupe qui lui-même a commis des délits. Participer à un groupe ça passe par ? Ça passe par être présent à un moment dans une manifestation où il y a des dégâts et parce que vous étiez là au mauvais moment. »
- 7:56Fait
« Ce principe là est un principe fou il fut d'ailleurs abrogé par François Mitterrand en 80 parce que cette loi elle a déjà existé et elle avait été justement abrogée parce qu'elle ne correspondait évidemment à rien et que c'est un en réalité un dispositif de dissuasion des manifestations elles-mêmes »
- 8:40Fait
« C'est aussi la possibilité pour les lycéens que les bacs blancs servent presque plus dans le contrôle continu que le bac lui-même et donc il y a là une forme de stress permanent et vous voyez bien que y compris en terme de santé mentale nous avons aujourd'hui un vrai problème avec des lycéens qui sont de plus en plus mal à l'aise avec institution scolaire »
- 10:40Fait
« Moi ce que je propose, c'est que on ait d'abord qu'il n'y ait plus jamais d'algorithme sans recours humain. Qu'on ait la possibilité d'avoir la transparence sur tous les modes de sélection qui sont opérés. »
- 12:04Chiffre
« Il y a aujourd'hui une forme d'évidence sur le fait que l'enseignement supérieur est un enseignement supérieur qui est largement oublié, méprisé et qu'on a des universités qui sont aujourd'hui en péril et que 1,2 milliards d'euros de budget supplémentaire dans le prochain budget. »
- 12:45Fait
« On part on on privatise une part de l'enseignement supérieur et en fait on on bah pour ceux qui veulent poursuivre des études supérieures de qualité, on les oriente vers des enseignements qui sont des enseignements très chers et seule une partie de nos enfants peuvent y accéder pour des raisons qui sont évidentes et donc c'est une sélection qui n'est pas une sélection par les notes, mais une sélection par l'argent, ce qui est bien pire encore. »
- 13:29Chiffre
« Si vous me posez la question à moi, je vous réponds oui. Dans euh les 10 mesures de sortie de crise que fait votre candidat et votre famille politique, il y a le SMIC à 1700 euros. »
Temps de parole
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Non, le racisme n'est pas une opinion. C'est un délit. C'est simple à comprendre, c'est basique comme dirait Orelsan et donc nous avons là, franchement, aujourd'hui une forme de dérapage continu avec des gens qui finalement se se contentent de faire quelques Déplacé, vous avez dénoncé vous des atteintes graves à la liberté de manifester. Mais quand on voit les scènes de casse qu'on a pu voir le weekend dernier, qu'est-ce que vous ? Est-ce que finalement l'interdiction c'est pas dans certains cas la seule ? Mais je sais pas si vous vous rendez compte de ce que vous venez de dire. Si désormais pour éviter les casseurs on interdit de manifester, nous ne sommes plus en démocratie.
Alors il y a la liberté de manifester, il y a le respect de la propriété privée. Nous avons besoin Nous avons besoin Cette tension là existe entre ces deux principes. Vous avez raison de le rappeler. Mais ça ne peut jamais se faire au péril de la démocratie et de la possibilité de manifester et d'exprimer une opinion. Imaginez que demain un pouvoir autoritaire s'installe en France et qu'il vienne et qu'il reprenne vos arguments et qu'il dise simplement "Dès lors C'était voilà, il y a deux principes dans la Constitution, le maintien de l'ordre et la liberté Je les reprends tels que vous les exprimez en disant simplement que si désormais on avait un pouvoir autoritaire, comme c'est le cas dans un certain nombre de pays en Europe et que au au prétexte qu'il y a un risque, on
interdit de manifestation, vous voyez bien que on entre dans une démocratie dite illibérale qui n'est plus vraiment une démocratie mais déjà un régime dans lequel l'expression n'est plus possible selon vous. Qu'est-ce qui doit prendre le pas selon ? Le maintien de l'ordre ou le droit de ? Il n'y a aucun intérêt pour les manifestants à ce que les autres s'installent. ? Parce que on sait très bien que ce que cherchent tous les gouvernants, notamment de droite, c'est de faire en sorte de glisser progressivement d'un sujet qui est un sujet social, politique vers un sujet qui est exclusivement sécuritaire. Et on voit bien ce qui se passe. Quand on a été convoqué cette semaine à Matignon avec le Premier ministre. Jeudi après-midi. De quoi nous ? Il nous parle exclusivement de sécurité comme si
le sujet était exclusivement sécuritaire. Non, le sujet il est d'abord au départ un sujet social et un sujet politique auquel il faut apporter une réponse et sociale et politique. Et donc Est-ce qu'il y a la moindre est-ce qu'il y a la moindre violence légitime dans ces ? à un moment que les choses se calment. Si vous voulez que les manifestations s'interrompent, et ben c'est parfois c'est simple, il suffit de répondre aux revendications. Est-ce que vous trouvez logique et normal que le chef de l'État ait attendu vendredi pour recevoir enfin les ? Il les a reçu pour ne rien leur dire. Et c'est maintenant lundi que le Premier ministre va les recevoir à son tour. Mais il aurait pu les recevoir avant la manifestation, il aurait pu leur dire "Écoutez, Parcoursup, c'est
fini. La réforme Blanquer, j'y reviens. Des moyens pour les lycées." Ça c'est simple en fait, il y a quelque chose qui est incompréhensible dans la façon dont est géré ce mouvement. On voit [grognement] bien que il y a eu une tentation très claire de la part du pouvoir, c'est de dire "Ah, bientôt les vacances de la Toussaint. Vacances de la Toussaint, ils vont finalement se démobiliser. À la rentrée, il ne se passera plus rien." Attendez, on va parler vraiment des revendications. maintenant après il y a une autre tentation, c'était de se dire "Bon, ça barre le 17 donc on va pouvoir dire que le sujet n'est plus un sujet social mais un sujet sécuritaire." Et ne jamais répondre sur le fond. Et bien non, le moment est venu de répondre sur la responsabilité politique Steve Jourdin.
Effectivement, vous renvoyez la responsabilité du du chaos en tout cas de ce qu'on a pu constater la semaine dernière sur les épaules du gouvernement. Le gouvernement qui renvoie la responsabilité sur la France insoumise. Est-ce que selon vous la France insoumise a une responsabilité dans ce qu'on a pu constater ces derniers ? Mais euh là aussi ça fait partie en fait de l'écran de fumée du pouvoir. Trouver un adversaire commode, un épouvantail et dire "Voilà en fait le problème, il est là." Mais vous pouvez supprimer la France insoumise, vous pouvez l'interdire, ça n'empêchera pas les lycéens d'être dans la rue. Donc pas de responsabilité du tout. Quand on entend un élu, quand on entend un élu de la France insoumise Enfin attendez, on n'est pas une île.
Regardez ce qui se passe dans les autres pays européens, vous voyez bien que la jeunesse se soulève partout et euh je ne crois pas que la France insoumise ait ce pouvoir incroyable, de ce pouvoir lever les masses partout en France et dans le monde et dans le monde Quand Jean-Luc Mélenchon dit "La police tue", est-ce que ça contribue pas à un climat de ? Mais c'était une erreur de sa part de dire "La police tue". Il y a malheureusement des policiers et on le voit bien encore dans les manifestations qui ont pris qui prennent peu de précautions et quand on voit ces jeunes avec les mains arrachées ou les yeux crevés, forcément euh on se dit que il y a des gens qui euh ont pas le souci et que quand on a des enfants face à soi, on ne leur tire pas dessus. Moi je
souhaite que les armes qui sont des armes classifiées comme armes de guerre soient proscrites dès lors qu'on a des jeunes face à soi parce qu'on ne peut pas tirer sur nos enfants. Mais il faut que la police n'utilise plus euh dans sa doctrine de maintien de l'ordre par exemple les grenades de désencerclement. Oui, euh parfaitement, je pense que il y a des armes qui ne sont pas utilisables face à des jeunes, face à des enfants. On parle là de jeunes qui ont 14, 15, 16, 17 ans. On parle de jeunes qui arrivent parfois dans des manifestations avec un attirail comme s'ils voulaient en découdre justement avec les forces de l'ordre. Il y a des jeunes qui peut-être veulent en découdre mais rien ne mérite euh le fait que l'on tire des tirs qu'il y ait des tirs tendus, qu'il y ait des euh
Enfin quand on voit le jeune homme qui se fait arracher la mâchoire, j'ai vu cette vidéo. En fait il est attrapé, il se défend, ensuite il y a un policier qui lui tire dessus à bout portant, il est à 1 m et il lui déchire la mâchoire. Est-ce que vous pensez sérieusement que dans une grande démocratie cet acte-là n'est pas ? Je crois qu'il l'est et je crois qu'il doit l'être et je pense que il y a effectivement des armes qui ne peuvent pas être utilisées face à des enfants. C'est un principe simple. L'Assemblée nationale lance une commission d'enquête sur les violences en marge du 17 octobre. La commission des lois du Sénat va aussi se pencher sur les événements. Est-ce que c'est une décision que vous saluez et quelle question à quelle question souhaitez-vous qu'elle réponde ces
commissions ? Je souhaite que elle reprenne tout le continuum de tout ce mouvement et que ce soit pas simplement fixé sur le 17 octobre mais sur tous les événements qui ont précédé le 17 octobre. Comment le maintien de l'ordre a été ? Comment est-ce que en fait on s'est déployé face à nos ? Qu'est-ce qui s'est passé pour que à un moment effectivement vous ayez des slogans qui fleurissent sur les murs à câble même si je je suis pas sûr que ce soit l'exclusivité des lycéens plutôt de l'ultra gauche ou de casseurs qui sont venus là pour en découdre mais ce que je crois c'est que effectivement il faut faire la lumière sur ces événements et que nous puissions en tirer des leçons. Qu'on ne soit pas là à reproduire année après année les mêmes
erreurs. Vous saluez cette initiative de Yael Braun-Pivet de lancer La commission d'enquête a été demandée par l'ensemble des oppositions. Yael Braun-Pivet ensuite y a accédé d'une manière un peu particulière parce qu'elle a souhaité que ce soit je rentre dans la technique 2 secondes mais que ce soit la commission des lois qui soit en réalité donc Comme c'est le cas régulièrement, ça a déjà été le cas pour l'affaire Benalla par exemple. mais enfin c'était pas un grand succès. Donc j'aurais préféré que ce soit une commission ad hoc. C'est comme ça, on va prendre notre parti de cette solution là et maintenant enquêtons et faisons en sorte de tirer les bonnes leçons d'un mouvement qui n'a pas été forcément Vous pouvez n'avoir commis aucun délit et être condamné.
Mais participer à un groupe qui lui-même a commis des délits. Participer à un groupe ça passe par ? Ça passe par être présent à un moment dans une manifestation où il y a des dégâts et parce que vous étiez là au mauvais moment. Et parce que vous n'avez pas répondu aux sommations de la police qui a demandé de partir. Comment vous le ? Comment vous vérifierez le fait que la sommation a bien été ? Dans un moment de panique comment est-ce que vous vérifierez que il y a pas quelqu'un qui vous avez vu qu'il y a une la jeune fille qui est dans l'est de la France a pris un tir de LBD dans l'œil sortait d'un restaurant alors très bien très bien pu être prise dans une nasse être elle-même embarquée être mise à contribution pour les dégâts qu'elle n'a pas commis voyez bien que ce
principe là est un principe fou il fut d'ailleurs abrogé par François Mitterrand en 80 parce que cette loi elle a déjà existé et elle avait été justement abrogée parce qu'elle ne correspondait évidemment à rien et que c'est un en réalité un dispositif de dissuasion des manifestations elles-mêmes laisser entendre que vous pouvez vous-même être amené demain à les rembourser le prix d'une vitrine alors que vous n'étiez pour rien Aujourd'hui c'est l'état qui est jugé responsable causé comme difficulté c'est les rythmes scolaires c'est une pression dès la première puisque vous êtes jugé sur un contrôle continu qui parle qui parle de votre de première jusqu'à la terminale Et c'est aussi la possibilité Olivier c'est aussi la possibilité pour les lycéens que les bacs blancs servent presque plus
dans le contrôle continu que le bac lui-même et donc il y a là une forme de stress permanent et vous voyez bien que y compris en terme de santé mentale nous avons aujourd'hui un vrai problème avec des lycéens qui sont de plus en plus mal à l'aise avec institution scolaire Blanquer c'est aussi la possibilité Olivier Fort d'ouvrir les d'ouvrir le champ des lycéens qui peuvent choisir des options qu'ils ne pouvaient pas choisir avant c'est aussi ça la réforme Blanquer La réforme Blanquer c'est aussi tellement d'options que ce qu'on appelait le bloc classe a été tellement divisé que vous avez aussi aujourd'hui des jeunes qui vivent dans une forme de solitude parce que ils sont trimballés d'une classe à une autre sans avoir la possibilité de de se ranger à un
collectif et donc c'est alors je ne dis pas que c'était l'intention de Jean-Michel Blanquer je ne dis pas que il avait l'intention de faire mal volontairement mais quand on évalue les conséquences d'une réforme et bien à un moment il faut [grognement] aussi regarder les choses en face et se dire que cette réforme elle n'a pas eu que des bénéfices loin s'en faut Vous avez vous avez évoqué Parcoursup, vous vous proposez votre famille politique propose d'abroger Parcoursup, mais au-delà du mode d'orientation, il y a une question de place dans les universités, dans les filières universitaires. Comment est-ce que vous vous faites Mais vous vous souvenez que quand Parcoursup a été inventé, c'était pour résoudre les problèmes dans deux filières principalement. C'était STAPS
et puis euh psycho ou socio, je ne me souviens plus. Bon. Euh pour deux filières, on a mis en place un système que personne ne comprend, dont les algorithmes sont totalement opaques et qui conduit, je vois dans ma circonscription, des jeunes chaque année qui viennent me voir en me disant "Vous vous rendez compte, j'habite en Seine-et-Marne, ma mère travaille euh et elle est mère célibataire et on me demande d'aller faire mes études dans le nord de la France. Et qu'est-ce que vous proposez à la place de ? Ça c'est le diagnostic, mais qu'est-ce que vous proposez très concrètement à la place de ? Moi ce que je propose, c'est que on ait d'abord qu'il n'y ait plus jamais d'algorithme sans recours humain. Qu'on ait la possibilité d'avoir la transparence sur tous les modes de
sélection qui sont opérés. Que jamais on ait le sentiment de dépendre de critères qui sont des critères que personne ne comprend ni ne connaît. Vous conservez la sélection, qu'on comprenne bien, vous conservez la sélection à ? L'orientation. Euh il y a l'orientation, la sélection, la possibilité de dire euh que en fonction de ses résultats, eh bien on va vers telle ou telle filière, mais la réalité c'est que quand moi j'ai passé le bac, eh bien euh on était en fait on on le bac était le premier étage qui permettait d'accéder à l'enseignement supérieur, c'était inconditionnel. Aujourd'hui, vous voyez bien que ça n'est plus le cas. Et donc il faut que ça le bac reste euh le diplôme qui permet un accès inconditionnel à l'enseignement supérieur. Voilà. [grognement]
Mais quand on échange avec les manifestants, certains ont du mal à comprendre que aujourd'hui il y a une forme de sélection, que les meilleurs élèves peuvent accéder aux classes où il y a le moins de place, c'est c'est c'est le même ce principe même qui fait débat aujourd'hui chez certains manifestants. Non, je ne crois pas. Je crois que tout le monde a bien compris que il y a forcément à un moment un critère qui va être un critère objectif et ce critère permet d'accéder à tel ou tel enseignement, tel ou telle école et ça tout le monde le reconnaît. Simplement pour ceux qui veulent accéder à l'enseignement universitaire, pourquoi est-ce que la sélection se fait non pas sur des bases qui soient des bases ? Comment est-ce qu'il est possible aussi de ne pas chercher à faire en sorte
qu'il y ait aussi les moyens humains pour accueillir derrière nos ? Il y a aujourd'hui une forme d'évidence sur le fait que l'enseignement supérieur est un enseignement supérieur qui est largement oublié, méprisé et qu'on a des universités qui sont aujourd'hui en péril et que 1,2 milliards d'euros de budget supplémentaire dans le prochain budget. On part on on privatise une part de l'enseignement supérieur et en fait on on bah pour ceux qui veulent poursuivre des études supérieures de qualité, on les oriente vers des enseignements qui sont des enseignements très chers et seule une partie de nos enfants peuvent y accéder pour des raisons qui sont évidentes et donc c'est une sélection qui n'est pas une sélection par les notes, mais une sélection par l'argent, ce qui est bien pire encore.
On va en parler. Le grand jury, question des lecteurs. Justement Olivier [musique] Faure, beaucoup de questions des lecteurs et des lecteurs de Ouest-France euh qui vous interrogent justement sur les réponses à apporter à cette crise. Céline Bardy. Oui, alors André vous demande si votre candidat l'emporte en 2027, est-ce que vous vous engagez à augmenter le RSA, le SMIC, à rendre les moyens de contraception gratuits et à baisser le prix des transports en commun dans toutes les ? Bah si vous me posez la question à moi, je vous réponds oui. Dans euh les 10 mesures de sortie de crise que fait votre candidat et votre famille politique, il y a le SMIC à 1700 euros. Aujourd'hui, il est à 1477,93 euros nets. Euh pour les autres salariés qui sont pas au SMIC et qui ont eux
aussi des problèmes de pouvoir d'achat, qu'est-ce que vous ? Bah, je propose d'abord que il y a beaucoup de propositions. La première proposition, peut-être la plus simple à comprendre, c'est que désormais, quand on verse 1 euro de dividendes aux actionnaires, il y a 1 euro qui est versé aux salariés sous forme de participation, d'intéressement ou de salaire. Deuxième élément, c'est qu'il faut convoquer une grande conférence salariale qui permette là de conditionner les aides d'État aux entreprises au fait que il y ait euh une transformation écologique dans les entreprises, mais qu'il y ait aussi des salaires qui augmentent. Et puis dernière proposition, c'est de faire en sorte que pour toutes les branches professionnelles qui ont des minima qui sont des minima de branche qui sont
inférieurs au SMIC et donc c'est un peu technique, mais en gros, vous avez des gens qui sont très en dessous du SMIC, ils sont ils sont malgré tout payés au SMIC, mais tout au long de leur carrière, à chaque fois que chaque année ils évoluent, ils évoluent dans une grille qui est inférieure au SMIC. Et donc ils passent toute leur vie au SMIC sans jamais être augmentés. Et donc ces gens-là, évidemment, il faut qu'il n'y ait plus aucune branche professionnelle qui ait des minima inférieurs au SMIC pour que dans l'évolution d'une carrière, il y ait la possibilité de voir son salaire augmenter. Absolument. Absolument et vous me permettez de saluer aussi nos compatriotes ultramarins. Euh, d'ailleurs on dit ultramarins. Ils sont enfin c'est c'est plutôt euh enfin moi je
préfère l'expression de pays des océans puisque c'est en fait une façon de ne pas considérer qu'ils sont la périphérie et nous le centre. Est-ce qu'aujourd'hui vous pensez qu'on rentre dans une euh dans une litanie de ces actes 1, 2, 3, 4 comme on a connu euh au moment du du premier mouvement des gilets ? Est-ce que vous pensez qu'on qu'on est là-dedans et que ça va se poursuivre peut-être jusqu'à l'élection ? Je n'en sais rien, mais ça dépend en réalité moins de ce que je vais vous répondre moins que de ce que va répondre le gouvernement. Si le gouvernement acceptait de dialoguer. Pourquoi est-ce que les choses se passent ? Mais c'est assez simple en réalité parce que ce pouvoir depuis 10 ans n'écoute personne. Il a eu le mouvement des gilets jaunes,
il y a eu un grand débat, des cahiers de doléances, ils ont été enfermés dans une armoire de fer, personne ne les a jamais revus. Il y a eu des conventions citoyennes dont une sur les rythmes scolaires, il n'en a pas été tenu compte. Vous avez eu ensuite euh y compris des syndicats qui ont revendiqué, qui n'ont jamais été entendus. Certains appellent à la démission d'Emmanuel Macron, il doit ? Vous avez eu aussi une élection même plusieurs élections. En 2022, une majorité relative, en 2024, une majorité encore plus relative. Et pour autant, rien n'a changé. Vous avez dit hier l'extrême droite porte une lourde responsabilité, c'est le RN, c'est Marine Le Pen qui est ? D'abord, je veux dire un mot euh aux familles que nous sommes avec elles et à cette petite fille qui est entre la vie
et la mort, lui dire "Bats-toi, on est avec toi." Et euh tout à l'heure sur votre antenne, il y avait Jacques Brel, c'est cette chanson magnifique "Fils de" et qui dit "Fils de César ou fils de rien, tous nos enfants sont comme le tien." Et bien cette fille-là, c'est aujourd'hui une fille de France, une fille des Français et nous devons toutes et tous espérer qu'elle s'en sorte. irresponsable. Marine Le Pen, elle a du sang sur les mains, Marine Le Pen, c'est c'est vous qui avez dit "L'extrême droite porte une lourde responsabilité." L'extrême droite porte effectivement une lourde responsabilité. Non pas directe et je ne serai pas aussi idiot que de vous prétendre aujourd'hui que ils ont directement armé le bras de cet homme et euh visiblement qui est un esprit
faible avec peut-être des antécédents psychiatriques. On apprend ce matin la présence de de cannabis et et de de cocaïne dans son sang, hein. Voilà. Ce que je dis simplement là, c'est que à force de créer un climat de laisser penser que nous sommes envahis, qu'il y a une forme de grand remplacement, que Trappes serait une république djihadiste, les mots de Jordan Bardella, les mots de Marine Le Pen. Et bien, quand vous avez un esprit faible qui à un moment croit se croit missionné pour venir rétablir à sa façon une forme d'ordre, et bien, il y a là passage à l'acte. Et qu'il est urgent, urgent d'en finir avec cette idée que toutes les paroles sont
de même nature. Non, tout n'est pas ne relève pas de la de la liberté d'expression. Quant au gouvernement, Aurore Bergé laisse penser un instant que parler déléguée à aux discriminations. Justement, aux discriminations et qui laisse penser que la théorie du grand remplacement relève de la liberté d'expression, que ça n'est pas raciste, mais où vit-on la ? en disant qu'elle voulait Et pour cela, ça suppose de redéfinir ce qu'est l'identité de notre pays. Moi, je j'ai écrit, j'ai commis un livre il y a quelques semaines qui s'appelle donc La loi du plus juste et qui revient pour partie sur la question de notre identité. Vous proposez le concept de France vivante, c'est quoi la France ? Et bien, vous avez des gens qui parlent
en fait de la France éternelle, comme si la France avait toujours été identique à elle-même et depuis Clovis à Vercingétorix, on aurait pas changé. La réalité, c'est que cette France vivante est une France qui a évolué, c'est une France qui à la fois s'est enrichie d'apports extérieurs, je suis moi-même eurasien. Ma mère est née à quelques milliers de kilomètres d'ici, euh désormais au Chi Minh Ville, autrefois Saïgon. Bon, et bien écoutez, euh je pense que je suis Français comme les autres et je participe à la vie démocratique de ce pays. Nous sommes dans une nation citoyenne et puis une nation qui se confond aussi avec un État social. Ce que nous avons fondé ensemble depuis la 2e Guerre mondiale, cet État social qui permet à chacun face aux grands risques de l'existence, et bien
d'avoir là le soutien de la nation. Elle est là notre identité, elle n'est pas elle ne se confond pas avec je ne sais quoi, avec une religion, une couleur de peau ou je ne sais quel autre euh rapport à notre histoire. En fait, nous avons une histoire, bien sûr, nous avons un patrimoine, mais nous avons aussi une capacité à nous enrichir au fur à mesure. Imaginez que par exemple, le cassoulet trouve ses racines aussi dans la cuisson du cassoulet, et bien ça j'ai découvert ça il y a peu de temps, que on le devrait au couscous. Donc vous voyez bien que euh même sur le plan culinaire, donc qui sommes un grand pays de gastronomie, nous nous sommes aussi enrichis de beaucoup d'autres cultures. la nouvelle France comme la propose Jean-Luc ? Ben la nouvelle France, elle me pose un
problème. Elle a un mérite, c'est qu'elle dit à des gens qui jusqu'ici avaient le sentiment d'être rejetés, de ne pas être intégrés à notre pays, mais elle laisse penser qu'on pourrait opposer une nouvelle France à une ancienne France. Et moi je souhaite donc une France vivante, une France qui intègre, qui fédère des gens qui euh ont vocation à vivre ensemble et donc à partager ensemble des valeurs, des principes qui sont ceux de la République.
Olivier Faure