La gauche et les macronistes ont imposé 100% de voitures électriques : notre industrie s’effondre.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 1:18OuverteRéponse directe
On aide ou pas massivement ceux qui nous regardent à acheter leur carburant ?
- 3:10RelanceRéponse directe
On taxe Total et on rend l'automobile abordable ?
- 4:27OuverteRéponse directe
Taxer Total et aider les consommateurs : solution d'urgence ?
- 6:34OuverteRéponse directe
Quelles solutions pour les carburants et la voiture électrique ?
- 7:07FerméeRéponse directe
Baisse des taxes sur les carburants : combien pour les Français ?
- 8:27RelanceRéponse directe
Aides sur les voitures d'occasion électrique : bonne idée ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:58François-Xavier BellamyFait
« il faut pas une aide massive et indiscriminée, mais les Français qui en ont besoin soient soutenu pour affronter cette période de crise »
- 2:39François-Xavier BellamyFait
« décarboner notre pays c'est lutter contre la crise climatique contre les phénomènes météorologiques que vous avez évoqués mais c'est aussi gagner en souveraineté et gagner en pouvoir d'achat »
- 5:10Aurore LalucFait
« la voiture électrique avec de l'électricité française décarbonée qui fait de l'emploi en France »
- 11:10Aurore LalucChiffre
« la part de marché des voitures électriques achetées par des Français est supérieure à la part de marché des voitures thermiques »
- 16:11François-Xavier BellamyChiffre
« en France, on a déjà perdu 100000 emplois dans l'automobile »
- 18:49Antoine PointcarréChiffre
« La France reste dépendante à 51 % des importation d'énergie fossile »
- 19:28Antoine PointcarréFait
« le prix de l'électricité a moins augmenté que celui du gaz et moins augmenté que celui du pétrole »
- 30:21François-Xavier BellamyChiffre
« la France, c'est moins de 1 % des émissions mondiales »
Temps de parole
- ?100 %
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autour de moi ce soir Agnè Panag Runach et bonsoir merci d'être là ancienne ministre de la transition écologique soutien de Gabriel Atal François Xavier Bam bonsoir merci d'être là également vice-président des républicains, eurodéputés et soutien de Bruno Rotaillot, vous me corrigez si je me trompe. Aurore Laluc, bonsoir. Merci d'être là également coprésident de Palace public, soutien de Raphaël Gluxman, Yan Brossa, bonsoir. Sénateur communiste de Paris et soutien de Fabien Roussell. Le but ce soir et j'insiste auprès de vous, c'est d'être le plus concret possible. On va brasser énormément de sujets, des sujets quotidiens, d'autres, je dire plus en altitude, si je puis dire. On va parler de carburant, de voiture, de la clime des éoliennes, de notre consommation de
viande, de consommation d'eau, l'avion, le nucléaire et cetera et cetera. Ça fait partie des thèmes qu'on va aborder ce soir. Les experts avec nous ce soir, François Gemen. Bonsoir François, merci d'être là également. Auteur principal du 6e rapport du GC, président du conseil scientifique de la fondation Nature et Hum, Antoine Pointcarré. [musique] Bonsoir Antoine, spécialiste des risques climatiques, auteur de gérer l'ineévitable aux éditions de l'ABE. Et je termine ces présentations par nos journalistes Marc et Marc, notre spécialiste chef du service météo et climat BFM TV. Bonsoir Marc et François Pitrel. Bonsoir François, [musique] notre spécialiste environnement tous les deux au cœur du public. C'est l'actualité évidemment qui nous dicte le premier thème de ce soir, la voiture et
on va commencer par le carburant. Dans ce thème là, vous allez voir apparaître, on a toujours un petit coup d'œil sur les derniers prix à la pompe ces dernières heures. On est à 2,29 € pour le gazoile par exemple, 2,21 € pour le Samplom 98 € et 2,18 € pour le Samplon 95 €. Ça ne cesse d'augmenter et c'est le premier débat, presque le premier dilemme de la soirée. François Xavier Bellami, qu'est-ce qu'on fait ? On aide ou pas beaucoup plus massivement ceux qui nous regardent ce soir à acheter leur carburant ? Ce qui est absolument certain, c'est que la situation actuelle est une tragédie pour tous les Français et en particulier pour tous les Français qui ont besoin de leur voiture tous les jours pour se déplacer et pour aller travailler tout particulièrement. Et
donc, il y a évidemment une urgence à faire en sorte que les Français qui en ont besoin, et je pense qu'il faut pas une aide massive et indiscriminée, mais les Français qui en ont besoin soient soutenu pour affronter cette période de crise que nous connaissons aujourd'hui. Et puis ces chiffres, il nous rappellent aussi bien sûr la nécessité de regagner notre souveraineté. beaucoup attaquent les entreprises françaises, en particulier une grande entreprise qui a la chance de nous permettre de compter sur une filière complète intégré par total sur la production pétrolière et cette entreprise du coup est en capacité de proposer des tarifs plus avantageux. Je crois qu'il faut au contraire défendre nos entreises et acteurs plutôt que les fragiliser et puis il faut bien sûr travailler à la
décarbonation parce que décarboner notre pays c'est lutter contre la crise climatique contre les phénomènes météorologiques que vous avez évoqués mais c'est aussi gagner en souveraineté et gagner en pouvoir d'achat mais c'est pour ça que je parlais de dilemme et on va en parler évidemment tous ensemble de dilemme parce que ça veut dire qu'on aide d'une certaine manière une énergie fossile, on aide une énergie polluante. Bien sûr, tout le monde a beaucoup de gens qui nous regardent n'ont pas le choix, il faut prendre la voiture. Mais jusqu'où est-ce qu'il faut aider ? C'est une des questions, je vous ai vu réagir tout de suite Laluc notamment l'évocation du mot total parce que en fait enfin je veux dire on est dans une situation où effectivement il y a des
Français aujourd'hui qui sont empêchés empêchés dans leur déplacement dans leur liberté empêcher d'aller travailler des entreprises aussi qui vont souffrir aujourd'hui de ces prix des carburants et c'est profondément inadmissible. Après, on peut pas faire grand-chose face à cette situation parce qu'elle est liée à un contexte géopolitique pour lequel malheureusement on n' pas la main. En revanche, on a la main sur quelque chose, c'est de taxer les super profits parce qu'il y a des profiteurs dans ce domaine et nous au niveau européen, il y a toute une coalition de pays très divers. L'Italie, l'Espagne, l'Allemagne, l'Autriche, rien à voir en terme de gouvernement hein, on est d'accord en terme de couleur politique. On demande quoi ? On demande la taxation
des super profits au niveau européen justement pour pouvoir dans un moment où on n pas beaucoup d'argent me semble-t-il au niveau français et ben aider ceux qui en ont le plus besoin parce que c'est pas normal. C'est pas normal qu'aujourd'hui il y ait des gens qui n'arrivent pas à faire le plein d'essence et qu'à tout de ça, il y ait des profits records. Je pense que parce qu'on a parler de Total, Total a largement les moyens de d'être taxé, même pas sur ses profits hein, sur ses super profits. Et on parle pas de confisquer tous les super profits, on parle de taxer une toute petite part. Je crois qu'il faut quand même pas abuser. Agn Espag Renacher, qu'est-ce qu'on fait ? en taxe, on y va et on aide de ce fait-là les consommateurs et les rouleurs qui nous regardent ce soir.
Moi, je pense que la première solution qu'attendent les Français et les Français, moi je je suis élu et j'habite dans une circonscription qui a une partie de ruralité qui est euh dans la France, je veux dire des territoires lance à race dans le Pas de Calé. Dans le pas de Calé. Et et les gens ce qu'ils attendent, c'est des solutions. Hm. Et donc vous avez l'urgence et l'urgence appelle des mesures pour effectivement tamponner aujourd'hui cette ce surcroit de dépenses pour des budgets qui sont pas en capacité de l'assumer et qui ont besoin de leur voiture. Vous avez une solution urgente ici, une solution d'urgence si je puis dire, c'est taxer total et le rendre automobil ce qui a été fait ce sont des mesures ciblées. Il s'agit pas effectivement
d'aller faire une mesure qui bénéficie à des gens qui utilisent leur voiture pour des raisons d'agrément, de loisirs et cetera, mais c'est vraiment les gens qui ont du mal à joindre les debouts. Donc ça c'est immédiat mais il faut apporter des solutions de long terme parce que sinon ça sera l'emplâtre sur la jambe de bois chaque année parce que chaque année on signe un un chèque de 60 milliards d'euros ou plus quand le le prix s'envole alors qu'on a des solutions qui s'appellent alors peut-être tout le monde va hurler mais la voiture électrique avec de l'électricité française décarbonée qui fait de l'emploi en France et qui et vous avez des gens qui sont passés à l'électrique et moi j'en ai dans mon territoire j'en ai assez d'entendre que c'est une solution pour les bobos des grandes
villes, c'est pas vrai. Des Renault 5 produites à doué là aussi, pas très loin de où j'habite, c'est un succès industriel et c'est une solution pour les gens. Et le leasing social qui a été lancé par il y a quelques années, bah à l'époque c'était premier ministre Ellisabeth Born puis Gabriel Atal et ben ça a marché vraiment très bien et c'est une solution concrète 100 € par mois. Alors ça va pas répondre à tout le monde demain matin parce que ça va il y en aura pas pour tout le monde de toute façon. Bah c'est-à-dire qu'on va par tranche de 50000 et que vous avez des millions de français qui sont concernés. Mais vous voyez ça c'est une solution qu'on peut accélérer et qui répond vraiment au besoin d' Vous dites solution d'urgence on aide un peu. Solution de long terme c'est la
voiture électrique on accélère l'électrification on a déjà fait x 10 en quelques années. On nous disait que c'était impossible ça crée de l'emploi en France et c'est possible avec des budgets qui commencent à être accessibles et c'est beaucoup moins coûteux en carburant. Yan Brossard. Qu'est-ce qu'on fait ? Qu'est-ce que vous dites au nom de votre candidat ? Au nom de Fabia Rousell. Qu'est-ce que vous dites à celles et ceux qui nous regardent ce soir ? Je dis deux choses. D'abord, il y a une situation de court terme qui est une situation d'urgence sur le front du pouvoir d'achat avec une situation avec l'envolé du prix des carburants, pas que les carburants, l'énergie de manière générale dont les prix ont augmenté de 12 % en un an. Et de fait, ce sont des
dépenses contraintes qui conduit à ce que beaucoup de Français, des classes populaires, des gens qui travaillent n'arrivent pas aujourd'hui à joindre les debouts. Donc nous sommes favorables avec Fabien Rousell à la baisse des taxes sur les carburants qui représentent aujourd'hui la majorité de ce que vous payez quand vous faites votre plein. Donc premièrement, baisse des taxes de l'État sur les carburants. Et deuxièmement, attendez, pour parler concret, baisse des taxes, c'estàdire que si votre candidat arrive au pouvoir, c'est combien ? Combien on gagne ? Ça veut dire que on diminue les taxes de 20 % ce qui permettra de baisser le prix que aujourd'hui vous payez à la pompe. Et deuxièmement, donc on est autour de 40 centimes, un peu plus de 40 centimes le litre
qui serait déjà un avantage par rapport à la situation actuelle. Et deuxièmement, il me paraît indispensable si on souhaite effectivement sortir de notre dépendance aux énergies fossiles de développer la voiture électrique. Mais il faut aussi dire la vérité, c'est qu'aujourd'hui c'est exorbitant pour la majorité des ménages et exorbitant notamment pour les familles les plus modestes. Donc on a besoin d'une aide de l'État plus conséquente notamment pour l'achat de véhicules électriques d'occasion, ce qui permettra à des familles plus populaires d'acquérir un véhicule électrique. Et aussi, j'y insiste parce qu'on en a pas parlé jusqu'à présent, le développement des transports en commun. Nous sommes favorables avec Fabien Roussell au TER gratuit, ce qui permettra à des familles
d'avoir une alternative à la voiture. Ça suppose évidemment qu'on ait un développement de ces transports en commun, pas seulement une politique tarifaire, mais un développement sur l'ensemble. Renâché, je rebondis. Alors euh la les aides sur les voitures d'occasion électrique, c'est une excellente idée. Moi je l'avais poussé sous le gouvernement Barnier. Je n'avais pas eu gain de cause mais effectivement vous achetez ce soir l'idée des communistes. J'achète cette idée que j'ai déjà proposé il y a 2 ans. [rires] Les bonnes idées n'ont pas de propriétaire tant qu'elles sont bonnes. De ce point de vue, j'ai pas de souci. Par contre, une remise qui soit qui bénéficie à tout le monde, ça veut dire qu'en réalité euh y compris euh les gens qui sont les plus aisés et qui utilisent
leur voiture pour passer un weekend au bord de la mer vont en bénéficier. Et ça, ça me paraît très injuste en fait. Mais oui, et c'est pour ça qu'il faut des dispositifs qui soient ciblés parce que c'est d'une injustice profonde parce qu'à la fin c'est les Français qui payent. Je veux dire, rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. L'argent que l'on donne d'un côté, c'est les Français qui devront le payer demain. Et les Français sont en train de le comprendre compte tenu la situation des finances publiques aujourd'hui très difficile. Je veux bien que vous nous fassiez des leçons de de justice sociale et de justice fiscale, mais il y a d'autres dispositifs fiscaux qui permettent de créer de la redistribution au sein de la société française. Vous avez appartenu
par exemple à un gouvernement qui a supprimé l'impôt de solidarité sur la fortune qui aurait par exemple permis de financer des investissements en faveur du climat. C'est vous qui avez fait le choix de renoncer à cet impôt qui pesait sur les grosses fortunes. Je pense que c'était une erreur assumer parce que les 2 milliards d'euros dont vous parlez ne sont absolument pas à dû concurrence de des énormes efforts d'investissement qu'on a fait dans l'écologie. On a doublé le budget de l'écologie. Donc vous voyez, on peut pas répondre comme ça bord à bord et les raisons qui ont consisté à à soutenir cette cette décision qui n'est pas une suppression qui est un déport enfin c'est on a créé moins dans les caisses de l'état 2 milliards par rapport à ce dont on parle continue un instant sur le
carburant mais après il y a une question toujours sur la voiture qui risque de faire hurler certains certains chez eux qui nous regardent parce que là vous parlez de 40 milliards de dépenses he c'est par juste juste des éléments quand même sur la question du doublement du budget. Je je l'entends, je j'entends et j'ai lu aussi ce qu'a dit le président du haut conseil sur le climat qui qui a dit que alors que Emmanuel Macron a dit avait dit au début de son second quinquena ce quinquena sera écologique ou ne sera pas et le président du haut conseil pour le climat dit l'année dernière la France est totalement impréparée face à ce qui va arriver parce qu'on est dans des actions cosmétiques en réalité ça c'est une première parenthèse. Ensuite sur la question de l'électrique
et j'espère que vous allez acheter cette idée vous deux aussi. Il faut se rendre, c'est extrêmement cher l'électrique, la voiture électrique neuf, sincèrement, ça coûte un bras. Donc effectivement, une fois qu'on en a une, bah oui, fait recharger, ça coûte moins cher que de faire le plein. Le problème, c'est l'accès, c'est la trésorerie. Et dans un moment où les Français ont beaucoup moins d'argent qu'avant, du mois une partie des Français, bah je suis désolée, c'est pas possible. Donc oui, il faut miser sur l'occasion. Il y a quand même un levier qu'onutilise pas qui s'appelle la commande privée et la commande publique. En réalité, sur les voitures neuves, 55 % des voitures neuf sont achetées par des entreprises et une fois qu'elles sont achetées, elles vont
ensuite sur le marché de l'occasion. Et là, on peut arriver à quelque chose qui est quand même un prix conséquent mais qui est déjà beaucoup plus accessible. Il faudrait faire en sorte que la commande publique, c'est-à-dire que les parcs automobile public, je suis désolée, on achète de l'électrique pour le parc des entreprises, même chose parce que ça c'est un levier exceptionnel pour nos entreprises que vous avez cité et qui sont qu'il faut absolument soutenir sur le territoire français pour les batteries électriques aussi que nous avons et là aussi on a des avantages compétitifs si on se protège par ailleurs correctement de la concurrence chinoise. Là, on peut avoir des choses qui font à la fois de l'emploi, qui soutiennent l'industrie et qui donnent du pouvoir d'achat aux français.
Antoine po ensuite, alors sur ce sujet qui est capital, ça a bougé depuis quelques années. Il y a eu une pression fiscale mise sur les entreprises parce qu'elles étaient très en retard effectivement sur l'électrification de leur parc. Faut quand même bien comprendre qu'on a un problème de timing dans cette transition parce que ce débat là, on aurait pu avoir le même en 2022. À l'époque, on a décidé d'ouvrir les robinets et on a beaucoup beaucoup distribué d'argent. Et le fait, attendez, c'est-à-dire ou les robinets, distribué de l'argent à qui ? Pourquoi ? À l'époque, il y a eu beaucoup d'aides non discriminées en 2022 parce que le prix de l'essence est en train de monter très fort post guerre en Ukraine. On est plutôt en train de décider de pas faire ça aujourd'hui. C'éit quoi qu'il en
coûte c'était une forme de quoi qu'il en coûte un peu à postériori. On se rend compte qu'en 4 ans malheureusement il aurait fallu accé quand même 40 % des voitures vendues neuves. Alors elle coûte un bras je vous rejoins mais les voitures thermiques aussi elles coûtent un bras neu he pour avoir regardé récemment qui sont électriques. Donc c'est en train de bouger. Vous dites ça va peut-être hurler. Moi j'ai quand même tendance à me dire que c'est en train de bouger dans le marché là. La question c'est que si ça revient dans 4 ans, s'il y a un nouveau hormous de Ukraine quelque chose qui fait qu'on se reprend un coup sur les prix du carburant, bah on aura fait que ça. Donc il y a une espèce d'urgence et on a un sujet exactement le même, sauf que c'est pas l'hiver, donc les
gens le voient pas encore, c'est le prix du gaz et le chauffage. Et on va avoir le même débat et on est en retard sur les pompes à chaleur vers et on en parlera, on en parlera tout à l'heure. François Xavier Bami pour continuer sur la voiture, interdiction des voitures thermiques à la vente en 2035 en Europe. Ça a été légèrement assoupli mais c'est toujours dans le calendrier 2035. Qu'est-ce que vous dites vous ? folie, il faut stopper ce mouvement là ou au contraire bah allons-y parce que de toute façon j'allais dire l'été qu'on vient de passer nous y oblige. Non, bien sûr que il faut l'assouplir et ce qui est fascinant c'est d'entendre une forme d'hypocrisie sur ce sujet qui s'exprime sur ce plateau. Aurore Laluc nous dit "Les voitures électriques, ça
coûte extrêmement cher." C'est pourtant vous, enfin d'ailleurs vous tous ici qui avez voté au Parlement européen pour imposer aux Français de n'acheter que des voitures électriques à partir de 2035. Alors qu'on sait que justement 89% d'ur est-ce que je peux juste terminer mon ? Non non, pas du tout. euh principe d'un débat. Le le le point qui me paraît intéressant et très frappant, c'est que dans le champ des voitures thermique, on fait de très grands progrès pour faire en sorte que les moteurs thermiques émettent moins. Le problème, c'est qu'aujourd'hui ces progrès ne se matérialisent pas. Pourquoi ? Parce que les Français n'achètent plus de voitures neuvues. Parce que vous l'avez dit, ça coûte un bras. Et donc, on a un parc automobile qui n'a jamais été aussi âgé. Les
voitures françaises, elles ont 13 ans en moyenne sur les routes. Ça n'a jamais été aussi long. Et et ça veut dire qu'en fait, on continue de faire rouler des vieilles voitures qui émettent beaucoup et on empêche les Français d'accéder à des voitures neuvues. Sur la question de l'occasion, je sais pas si vous êtes au courant mais le marché de l'occasion en électrique ça marche très mal. Pourquoi ? Parce que la Mais si, bien sûr, parce que le fait est que les technologies évoluent tellement vite et heureusement que aujourd'hui les voitures électriques, elles se dévaluent très vite. C'est aussi pour ça que c'est très difficile pour les Français d'investir dans une voiture électrique neuve. Je vois des gens qui opinent dans le public parce que on se pose tous cette question
quand on veut acheter une voiture et la dévaluation du prix d'une voiture fait que même les solutions de leasing quand elles sont pas financé et subventionné par l'État elles fonctionnent difficilement. Donc la vérité 2035 qu'est-ce qu'on fait ? Il faut évidemment assouplir, il faut utiliser toutes les options possibles pour décarboner la voiture, c'est-à-dire l'électrique, mais pas seulement l'électrique. Il faut faire en sorte que les Français puissent de nouveau acheter des voitures neuves, y compris parfois des voitures thermiques mais plus récentes et qui polluent moins. Et il faut surtout être capable de se dire quand même lucidement une seconde pardon que en fait quand on a choisi le 100 % de véhicule électrique en 2035, on a fait le choix en Europe. Moi, j'ai voté
contre. Pourquoi ? parce que c'était le choix qui était le plus avantageux pour l'industrie chinoise, c'est-à-dire l'industrie du pays qui dans le monde pollue le plus et émet le plus de carbone. Et c'est exactement ce qui est en train de se produire. Et vous devez maintenant et vous devez maintenant regardez regardez la réalité, vous pouvez vous rassurer comme vous voulez mais aujourd'hui tous les constructeurs européens belle illustration de pourquo les constructeurs européens sont en train de s'effondrer de s'effondrer et c'est des centaines de milliers d'emplois en jeu. En France, on a déjà perdu 100000 emplois dans l'automobile mais en France on a perdu 100000 emplois dans l'automobile. Regardez les nouvelles de ce qui se passe aujourd'hui dans les
pays européens qui nous entourent. C'est un effondrement. Pourquoi vous dites responsable que l'industrie européenne va se relever ? Et l'industrie elle nous suit aujourd'hui de lui rendre cette flexibilité pour ton constitue une très belle illustration de pourquoi aujourd'hui on est en train de débattre de ça alors qu'en fait on devrait être déjà tous en train de rouler à l'électrique alors qu'en fait on devrait déjà tous avoir des logements rénovés alors qu'en fait on devrait déjà tous avoir des chaleur c'est c'est typiquement effectivement ce type de politique qui sous espèce de couvert comme ça de le bon sens et cetera et cetera en fait nous bloque nous bloqu parce qu'il fallait Vous pensez que le marché en fait il s'est mis comme ça du vous pensez que le marché il s'est mis
comme ça du jour au lendemain sur la question de l'électrique ? Non, il a fallu le donner lui donner un signal, il a fallu le pousser parce que aujourd'hui vous voulez laisser les Français comme ça dépendant du pétrole, dépendant de la folie de Donald Trump, dépendant de la folie de Poutine. C'est ça que vous leur proposez comme les gens aujourd'hu achètent plus de voitur votre réglementation. C'est ça que vous leur proposez au français de rester dans le thermique, de rester étrangl de croire à la liberté. Ça fait une grande différence entre nous et la liberté du marché. C'est la meilleure manière en fait de faire en sorte que la gent de cadrage. Je pense qu'on est parti. La la principale source d'émission de gaz à effet de serre dans le pays, c'est de très loin le trafic routier qui
représente à peu près 34 % des émissions. Donc ça veut dire que si on veut atteindre nos objectifs de décarbonation, il faut décarboner le trafic routier. Sans ça, on n'y parviendra pas. Je pense qu'il y aura une certaine unanimité pour dire qu'il faut encourager l'accès à l'acquisition d'une voiture électrique qui reste aujourd'hui relativement élevée. Il faut rappeler que la toute grande majorité des voitures qui sont achetées par les Français, c'est des voitures d'occasion et donc qui a une enjeu aussi à booster le marché de l'occasion. Au-delà, j'aimerais qu'on sorte de la question de la fluctuation des prix parce que ce qui explique l'inflation des prix à la pompe, c'est évidemment l'inflation du prix du cours du baril, c'est aussi l'inflation des coûts de raffinage euh
qui souvent passe un peu sous le radar. Or, cette instabilité qui est liée pour le moment à la crise dans les trois d'orbous, elle va se poursuivre. Nous ne l'aurons pas. La moitié du trafic maritime est représentée par le transport d'énergie fossile. Ça veut dire que un bateau sur deux qui navigue sur l'océan, il transporte du charbon, du gaz naturelqufié ou du pétrole. À l'évidence, le monde va rester relativement instable. On va avoir ces situations de blocage et donc le prix des carburants va rester relativement instable. On peut évidemment déduire un peu certaines taxes ou bloquer un peu les prix mais globalement le prix des carburants va continuer à monter. Et donc la question c'est comment est-ce qu'on sort aussi plus globalement de notre dépendance aux énergies fossiles ?
La France reste dépendante à 51 % des importation d'énergie fossile et il a dépensé l'an dernier 53 milliards d'euros d'argent public en importation d'énergie fossile. Espag un enjeu budgétaire. Oui. Et c'est [raclement de gorge] un enjeu de souveraineté c'est-à-dire alors on est dépendant à 51 % mais surtout dépendant quand on importe on importe à 99 % de l'extérieur. Voilà. Exactement. On alors ce qui veut dire d'ailleurs qu'on l'a nettement amélioré ce mix énergétique global depuis euh 10 ans, je le dis au passage avec beaucoup plus de renouvelable, beaucoup plus de nucléaire. Ah, on parlera des éoliennes tout à l'heure pour faire plaisir et avec un prix d'électricité qui a beaucoup moins augmenté que les fossiles. Faut peut-être aussi se dire ça parce que si
tout a augmenté aujourd'hui, la réalité c'est que le prix de l'électricité a moins augmenté que celui du gaz et moins augmenté que celui du pétrole. Et on voit bien avec les tourments du monde que tout indique que ça va pas s'améliorer sur les fossiles. Donc la voiture électrique bien sûr il y a il y a 5 ans, moi quand j'ai au démarrage quand j'ai j'ai démarré comme midist, je venais de la société civile, j'avais été passé par l'industrie automobile, le prix de la voiture électrique était très élevé. Il y avait que des gens très aisés qui pouvaient se payer à 45000 € une voiture électrique. Mais aujourd'hui, on a des modèles, il faut quand même le dire, qui tournent autour de 20000 €. Je parle de modèles qui sont des modèles fabriqués par des euh marques françaises et en France le prix
d'entrée doit être du côté de 23000 €. C'est-à-dire qu'il y a quand même eu une marche qui a été franchie et on voit que chaque année ça s'améliore. Donc il y a aussi cet élément-là qui est important et comme vous le dites très bien aud euh Aurore Laluc euh le la part de marché des voitures électriques achetées par des Français est supérieure à la part de marché des voitures thermiques. C'est-à-dire qu'on est aujourd'hui moins compétitif que sur les voitures thermiques. Et je comprends bien qu'il y a cette inquiétude vis-à-vis de la Chine. Et vous croyez que s'il y avait un marché pour la voiture thermique en Europe, la Chine ne nous aurait pas atomisé avec plein de voitures thermiques qui sortiraient à 10000 € ? La Chine a jamais réussi à faire des voitures thermiques de qualité. Non non,
c'est pour ça qu'elle a choisi les Je dis pas qu'il faut pas électrifier mais bien sûr que si c'est la vérité, c'est la vérité. Parler à l'industrie automobile, vous ver il faut qu'on avance. Il faut qu'on avance d'un d'unite quel est le sujet elle a choisi le marché d'avenir c'est tout le sujet je le crois c'est comment à la fois on sort de notre dépendance aux énergies fossiles et comment on ne remet pas en cause le droit à la mobilité qui est un droit absolument fondamental qui est vital d'ailleurs pour ceux qui doivent travailler et donc si on ne fonctionne qu'à coup d'interdiction et si on n pas dans le même temps des mesures d'accompagnement social puissantes, ça se traduit par des inégalités sociales supplémentaires et c'est donc tout l'effort que nous devons avoir. Oui, il
faut sortir de la voiture thermique et dans le même temps aider [raclement de gorge] puissamment à l'achat de véhicules électriques. On aura d'ailleurs exactement le même sujet sur le logement. Si vous interdisez la location de passoir thermique et que dans le même temps on n'aide pas massivement à la réalisation de travaux pour que les logements soient rénovés, bah vous aurez juste moins de logements à louer pour les habitants et notamment pour les plus modestes. Les caisses de l'état sont vides. Donc comment est-ce qu'on met en place des mesures aussi d'incitation notamment de leasing social ? Mais j'espère qu'on aura aussi l'occasion d'évoquer la possibilité de nouvelles recettes que l'État pourrait pourrait prélever et qui serait à la fois juste fiscalement et vertu.
Ce débat va se poursuivre évidemment. Vous parlez de logement à l'instant. Tout à l'heure, j'ai commencé cette émission en expliquant que il y a peut-être un sentiment qui a été partagé par beaucoup de Français d'avoir été un peu largués, qu'on était largué cet été pour faire face aux événements climatiques qui nous arrivaient. On va parler de logement, on va parler évidemment de la canicule et des températures avec vous Marc et avec cet été que l'on vient de vivre. Été le plus chaud depuis 1900. Absolument. C'est l'été le plus chaud jamais enregistré he depuis 1900, depuis le début des relevés avec un excédent de 3°gr 6 devant les étés 2003 et 2022. 53 jours en vague de chaleur. Cet été, juin, juillet août. Trois vagues de chaleur, six canicules. Lors de la première vague de chaleur, 72
départements ont été placés en vigilance rouge. La chaleur tue, le froid tue en hiver, mais la chaleur tue également 7300 décès en excès. Le bilan est encore provisoire dans la basse vallée du Rône, la Provence, le Var 50 à 60 jours à plus de 35°gr alors que la normale est de 10 à 20 jours. Et pour la première fois cet été, des villes comme Strasbourg, Mess, Alançon ou Tarbes ont affiché 40°gr ou plus avec marque des températures parfois complètement folle absolument. Notamment lors de cette première vague de chaleur entre le 17 et le 30 juin, 40 % du territoire a été concerné par des températures dépassant 40°. Bordeaux affiché cet été à cette reprise une température de 40° donc 7 x
40° en 2026 contre 0 fois lors du 20e siècle 40° également à 10 reprises la température maximale de cet été 44°3 à Pissos dans les landes et puis surtout des nuits tropicales dans la nuit du 8 au 9 juillet 30°6 à Vivesse au moment le plus frais de la nuit. Merci Marc. Je retiens cette phrase, la chaleur tue. Évidemment, on a ce bilan qui est encore très provisoire de plus de 7000 morts des premiers épisodes de canicule de cet été. On n pas encore les chiffres pour les pour les derniers. Avec cette question rue, puisque la chaleur tue, qu'est-ce qu'on fait pour l'été prochain ? Comment on s'adapte ? J'allais dire urgemment et tout le monde pense à la clime. Est-ce que c'est la bonne solution ? Mais en fait, je suis désolée, mais en tant que responsable
politique, on peut pas dire qu'on ne va pas euh faire en sorte euh d'aider toutes les personnes euh et de faire en sorte qu'on n'y ait pas des décès et qu'on fait de faire en sorte qu'il n'y ait pas des problèmes de santé. Donc, malheureusement, on doit gérer l'urgence, on doit planifier. On doit planifier. C'est-à-dire que moi, j'ai aucun problème avec la climatisation, hein, faut protéger tout le monde là en ce moment, tout le monde. Et ce qui est arrivé dans la 7e puissance économique mondiale, c'est anormal. On peut pas avoir ça. On peut pas avoir ça après tous les rapports du GC qu'on a eu. C'est inadmissible. Bon, maintenant on est dans cette situationlà. Donc oui, il faut planifier. Faut parler de la rénovation thermique des bâtiments et j'imagine que
il en parlait de manière magistrale. Il y a un effort spécifique à faire dans ce domaine-là. Bien sûr, ça il faut mettre toute notre énergie dans ce domaine. Mais en attendant, il va falloir le faire dans les écoles aussi parce que c'est la priorité à mon sens. On a vraiment un sujet et on traite, moi je trouve qu'on est un pays qui ne traite pas bien d'ailleurs en réalité euh c'estes ses enfants. On a des enfants qui sont dans des espèce de bouilloir. Euh et puis de l'autre côté bah oui forcément il va falloir climatiser en fait parce qu'il y a pas le choix en réalité. Il va falloir protéger tout le monde. Regardez pendant on va pas se mentir pendant les les l'épisode de canicule. Qu'est-ce qu'on cherchait tous ? Mais on cherchait tous de la climatisation. Certains allaient au
cinéma, d'autres emmenaient tous les enfants euh au bureau. Euh en fait, on s'est tous débrouillé et ça c'est pas possible. Même chose, ça peut pas retomber sur les individus, pas dans la 7e puissance économique mondiale encore une fois, on doit mutualiser ça et organiser ça. Urgence et planification. Les deux. J'ai une image à vous montrer. On parle de clim, une image à vous montrer filmée dans un supermarché cet été. Regardez.
Mais c'est une blague ? E les gars, les gars, les gars, les gars, les gars, les gars,
e les gars, doucement. Agnè Pan Runaché, cette image là, elle est là ce soir et cet été parce qu'on était pas prêt. Alors, cette image, elle est très brutale et très marquante, hein. Moi, je le je suis complètement d'accord. Je rappelle que aujourd'hui en France, notre pays a été fait pour un climat qui était 1,5°gr de moins. Et ce n'est pas une spécificité française. C'est-à-dire que la planète aujourd'hui, ses infrastructures, ces ponts, même dans la première puissance mondiale, les États-Unis ou dans les autres a été construit pour un climat qui est en train de dévier très rapidement. Ça c'est pas nous faire le coup du cul aurait pu prédire d'Emmanuel Macron. Je on le sait qu'on allait arriver à cette situation là. précisément et c'est pour ça qu'on a
fait un plan national d'adaptation au changement climatique dont je rappelle qu'il a été présenté l'année dernière et que il avait la climatisation dans les écoles que le plan de climatisation dans les écoles et et on peut encore une fois moi je je balaye devant ma porte on pourrait on aurait dû aller beaucoup plus vite et cetera mais la réalité c'est que ce plan est sorti c'est qu'on a lancé et on a été les premiers à le faire un plan de rénovation des écoles systématique et notamment sur le confort d'été que c'est moi qui a introduit alors que ça faisait des années qu'on accompagnait la rénovation thermique le volet été en 2023 pas en 2026 en 2023 parce qu'on avait déjà eu un épisode de canicule et qu'après il y a la réalité c'est-à-dire que la région PACA une
maison sur de grosso modo un logement sur deux est climatisé et ben dans le pas de Ké c'est 1/10 et c'est logique puisque nous n'avions pas à affronter cette situation donc on va s'équiper je crois qu'il faut faire attention à bien distinguer ce qui est urgent. Urgent, c'est les transports en commun qui doivent être climatisés. C'est les écoles qui doivent être peu importe la la technologie, moi je suis pas pour dire c'est forcément de la climatisation, ça peut être de la géothermie, je pense que c'est d'ailleurs plus malin, ça peut être du puit canadien, peu importe. L'important c'est que ce soit bien fait, durable et que ça coûte pas cher aux gens qui l'utilisent. les écoles, les épades, ça fait 20 ans que c'est parti, je le rappelle, 20 ans que c'est parti suite à la canicule de 2003.
Et ensuite, c'est comment on organise la ville ? Parce qu'il y a des endroits dans la ville où lorsqu'il fait 35°gr et bien il peut faire plus 10° dans un logement parce que c'est complètement minéral, parce que vous êtes sous les toits et cette réalitéél d'une injustice profonde. Est-ce qu'il y a consensus là-dessus ? Il y a une brosse à France Bami. Bah non, il y a pas consensus. Enfin, je veux dire, peut-être qu'autour de ce plateau, tout le monde assumera pas la réalité du débat qui traverse notre pays. Mais la vérité, pourquoi on en est là aujourd'hui ? Pourquoi on a pris un tel retard ? C'est pas par accident. On est l'un des pays d'Europe les plus en retard notamment sur la climatisation. Parce que la climatisation en France, on est les champions de ce genre de débat
est devenu un objet idéologique. On nous a expliqué pendant très longtemps, vous savez que si non mais je veux juste si c'est un objet idéologique, pourquoi il y a cin fois plus de climes en dans le sud de la France que dans le nord ? parffectivement des normes différentes ou des idéologies différentes. C'est parce que ça fait beaucoup plus longtemps qu'il fait beaucoup plus chaud dans le sud de la France mais même ça rien à voir même dans le sud de la France on est beaucoup moins équipé en climatisation et tous les touristes qui sont venus en France cet été d'ailleurs ont été les premiers à nous faire remarquer partout qu'on était un pays dans lequel la climatisation est rare et on l'a vécu et ça a coûté des vies parce que oui la chaleur tue. Vous l'avez dit.
Pourquoi on en est arrivé là ? Parce que pendant des années, il y a des gens qui nous ont expliqué que le changement climatique était une réalité, mais que si on parlait d'adaptation, c'est qu'on était déjà en train de renoncer à lutter contre le changement climatique. Quand vous dites desj attendez, quand vous dites des gens, vous pensez à qui ? Je vais citer un exemple tout simple. Madame Barbu, la ministre de l'écologie d'Emmanuel Macron qu'Emmanuel Macron a supplié de rester au gouvernement. Elle nous a expliqué cet été en pleine canicule que parler de climatisation, c'était une folie et qu'il fallait pas s'équiper de climatisation, qu'il fallait lutter contre la cause du changement climatique. Je suis d'accord pour lutter contre la cause du changement climatique, mais ce qu'il
faut rappeler au Français, c'est très important d'être rationnel. Ce qu'il faut rappeler aux Français, c'est que la France, c'est moins de 1 % des émissions mondiales. Même si demain la France arrive à la neutralité carbone, qu'elle n'a met plus rien, ce que j'espère nous arrivverons à faire un jour parce qu'on en a besoin, y compris pour notre souveraineté et pour notre pouvoir d'achat. Mais si demain la France arrive à supprimer ses émissions de carbone, le climat va pas changer pour autant. La Chine, c'est 33 % des émissions mondiales et jusqu'à présent, on n pas encore trouvé la solution pour leur faire arrêter de produire avec du charbon. Même nos voisins allemands produisent avec du charbon. C'est produisent pour nous. C'est pour ça qu'on est responsable. Je dis pas mais
je dis pas qu'on n'est pas responsable. On n'est pas responsable comme producteur, on est responsable comme consommateur et on y viendra peut-être mais c'est un défi mondial. Ce que je veux dire c'est que on peut à la fois dire qu'il faut lutter contre les causes du changement climatique et c'est un enjeu mondial et un enjeu de commerce international et en même temps qu'il faut s'adapter et bien sûr qu'il faut mettre de la clime et bien sûr qu'il faut absolument climatiser nos écoles rendez-vous compte qu' n municipalité socialiste. On est en train de construire aujourd'hui un hôpital sans clime parce que la clime c'est mal et qu'on va faire des bâtiments qui sont thermiquement plus heureux comme la gare de Nant municipalité socialiste la même on a fait une gare
il fait 10 degrés de plus maintenant à l'intérieur qu'à l'extérieur. Il faut quand même sur les responsables de la situation actuelle. Ça vient d'une idéologie et c'est du jeu qu' faut qu' parce que la [rires] particulièrement madame elle est dans un gouvernement dans lequel vous participez vous [rires] avez une place si vous voulez pour de vrai combien c ou ministres qui sont tous n au gouvernement. Non là c'est pas sérieux gouvernement. Non pardon on va on va être clair quand même sur ce point. Et une des raisons qui fait une non les républicains sont sortis du gouvernement. Une des raisons pour lesquelles nous en sommes sortis c'est justement parce que Emmanuel Macron a repris la main sur tout et qu'il a maintenu sa ministre de l'écologie. Vous les avez les
républicains ces ministres là ? Bien sûr ils sont tous suspendus des répend tous suspendus sont pas dans le parti suspendu pas. Attendez, une précision quand même parce que vous parlez pas rentr dans la politique politique mais je vais quand même rajouter un peu de politique là-dedans parce que vous parliez des socialistes. À Paris cet été, le maire de Paris Emmanuel Grégoire, je suis contre parler de la clim pour une raison simple climatiser son appartement c'est réchauffer celui du voisin. Si vous me permettez de de dire un certain nombre de choses, il y a un certain nombre de choses qu'on sait. La première c'est que l'été que nous avons vécu est effectivement monstrueux. On on passe sur les 7000 morts. 7000 morts sur un été, c'est monstrueux. C'est
l'équivalent de ce qu'on a connu pendant la canicule de 2003. Et ça avait d'ailleurs donné à l'époque lieu à un grand débat national sur le sujet notamment des Épades. Deuxièmement, on sait que ces épisodes vont se multiplié dans les années qui viennent. Troisièmement, excusez-moi de mettre les pieds dans le plat, la canicule ne s'applique pas de la même manière, n'a pas les mêmes conséquences selon la classe sociale à laquelle on appartient. La canicule est une violence de classe. On ne vit pas la canicule. On ne vit pas les grandes chaleurs de la même manière selon qu'on vit au dernier étage dans une chambre de bonne ou selon qu'on vit dans une villa qui est climatisée. Et donc on a besoin de prendre un certain nombre de mesures. Premièrement, dans les périodes de grande chaleur et de
manière immédiate, je suis favorable à la réquisition d'un certain nombre de lieux climatisés. J'étais choqué de voir que pendant l'épisode de canicule, on avait d'une part des gens qui crevaient de chaud chez eux et d'autre part un grand magasin, le BHV en face de l'hôtel de ville d'ailleurs, qui était totalement vide parce qu'il marche pas et dans lequel on aurait très bien pu avoir une réquisition qui aurait permis à des gens de se mettre à l'abri et donc de et donc mais vous croyez que le problème c'est que les gens au croyez croyez monsieur Bélami vous croyez pas que le sujet c'est que les gens n'ont pas les moyens de le faire ? Le sujet c'est pas l'interdiction. Le sujet c'est le moyen mais pas du tout. Il n'est pas interdit. Il n'est pas interdit si vous
regardez précisément ce qu'a dit le maire de Paris et le plan local d'urbanisme, il n'est pas interdit de mettre une climatisation mobile chez soi encore heureux. C'est par ailleurs la difficulté je le redis je le redis la difficulté des gens est aujourd'hui une difficulté de pouvoir d'achat et ceux qui ont aujourd'hui ceux qui souffrent le plus de la canicule ce sont les ménages les plus modestes et par exemple et donc j'en viens aux propositions oui il y a besoin de climatiser les équipements publics les crèches, les écoles, les hôpitaux, les épades. Il y a aussi besoin d'aider les propriétaires comme les locataires du parc social à la rénovation énergétique des bâtiments. Quand on voit qu'on a autant d'immeubles, il y a même pas besoin de climatisation, juste des volets. Le
nombre de logements qui n'ont même pas de volet, on aurait besoin, ça ne suffit pas, mais ça permet en moyenne une baisse des températures de 5°gr, ce qui n'est pas négligeable quand on voit l'été qu'on a qu'on a connu. Au moins qu'on permette ça. Nous avons par exemple, puisque vous parlez de Paris, pris l'engagement dans les années qui viennent de doter tous nos logements sociaux, au moins de volets, de brasseur d'air également. Mais oui, bien sûr, on a besoin d'une grande mobilisation sur le logement parce que ce sont les ménages les plus fragiles, les plus modestes qui souffrent de la canite, que tout le monde sera d'accord pour dire que les bâtiments à Paris et en France sont inadaptés aux fortes chaleurs qu'on va connaître. Paris est la ville d'Europe où on meurt le plus
des canicules. Ce sujet, c'est devenu un véritable enjeu de santé publique. [grognement] La difficulté, c'est qu'à l' évidence, les gens vont s'équiper en climatisation. Si on n pas d'organisation de cette climatisation, on va revoir les mêmes scènes dans les supermarchés avec des gens qui vont se battre pour des climatiseurs mobiles. Ils vont dépenser tous les ans, plusieurs centaines d'euros pour des climatiseurs qui vont être relativement peu efficaces. On n' pas de filière industrielle sur la climatisation. Est-ce que on peut envisager d'en créer une en Europe ? Et surtout l'intérêt pour les gens, ça serait évidemment d'installer des climatisations réversibles qui leur permettent de faire baisser également leurs factures de chauffage et leurs émissions de gaz
effet de serre. Le problème, c'est que ça coûte très cher et que donc il y a un enjeu d'égal d'égalité sociale, un enjeu d'équité, un enjeu d'accès à la climatisation. Je voulais donc vous solliciter sur une proposition très concrète qu'on pororte notamment avec l'alliance pour la décarbonation du bâtiment. On va et on en discute de plus, on va avoir un transfert massif d'héritage de la génération des boomers comme on dit vers les plus jeunes. On parle de 9000 milliards d'euros. Parmi ces héritages, on va avoir énormément de logements, d'appartements, de maisons qui sont souvent parfois en piteux états énergétique dont les propriétaires sont âgés et qui hésitent à engager de gros travaux de rénovation parce que ça coûte 20 25 300 € et qu'ils se disent qu'ils
n'en profiteront pas eux-mêmes. Par ailleurs, les plus jeunes qui hériteront de ces logements vont parfois payer des droits de succession très élevés de l'ordre de 30 40 % si la proposition franç. Est-ce qu'on ne pourrait pas imaginer que les gens qui engagent des travaux de rénovation qui installent par exemple des climatiseurs réversibles puissent déduire le montant de ces travaux de rénovation des droits de succession ? Ce qui faciliterait l'accès à la propriété des plus jeunes et ce qui permettrait de mobiliser immédiatement l'argent nécessaire à la rénovation. Réponse courte, pardon pour l'expression qui qui achète la promotion de François Gen Oui, à condition qu'on supprime des dépenses aujourd'hui massivement inutile sur les questions du logement et
notamment tout ce qui est lié à à ce que les Français connaissent d'ailleurs comme un cauchemar pour beaucoup d'entre eux, le DPE, je pense qu'aujourd'hui on a on a une nécessité d'abandonner cette idée aberrante qu'il faut qu'on conduise tous les logements. En Europe, on a voté, moi j'ai voté contre. Vous avez soutenu une vous votez contre tout dès qu'il dès qu'il faire [rires] la votez contre tout dès qu'il de sortir de libérer les gens de leur dépendance au fossil de leur donner de les protéger contre cont merveilleux expliqué que vous nous donnez des leçons sur ce qu'il faut faire et cetera en prenant un air inspiré je suis désolé vous votez contre tout vous savez si le bilan de la gauche était si brillant que ça en matière d'adaptation au changement climatique on
en serait peut-être pas là aujourd'hugaz nous la discutons de ce qu'on peut On a fait on a fait le Green Deal, monsieur, au niveau au niveau européen. On a pris nos responsabilités quand il fallait les prendre. Et par ailleurs, vous étiez au pouvoir, nous n'étons pas au pouvoir. Je n'étais pas au pouvoir et j'ai tout à fait na jamais été au pouvoir déjà pour commencer politique monsieur que vous représentez ce soir a été ministre. Je vois bien qu'il essaie d'acur, vous me permettrez de constater que ça n'a pas beaucoup de rapport avec la question de l'environnement. pesait pas dans le gouvernement. Il avait pas d'autres représentants à l'époque. Bref, je je je vois qu'il y a des gens qui veulent tirer le débat vers le bas. Je pense que le plus important c'est par Je
reviens au DPE parce que ça ça intéresse les Français. La question du DPE dont monsieur Ro ne s'est pas occupé quand il était ministre de l'intérieur. La question du DPE elle est fondamentale. Pourquoi ? Parce qu'aujourd'hui on monsieur Rota cet été, pardon vous couper cet été monsieur Rotaillot la Terre en a vu d'autres. Voilà ce qu'a dit votre la terre en a vu d'autres quand on il explique que de toute façon on peut éventuellement parler de toutes ces mesures et cetera dont on parle ce soir mais lui disait le but c'est pas de sauver la planète la Terre en a vu d'autres. Non mais le but c'est effectivement de faire en sorte qu'on s'adapte à la réalité d'un changement climatique qui est devant nous quoi qu'il arrive. Il faut prendre les Français au sérieux. Et
la vérité, c'est que plutôt que d'en parler de manière euh euh fataliste en se disant qu'on ne peut rien y faire, il faut qu'on fasse en sorte que notre action permette de soulager les gens devant la réalité de ces crises. Et le DPE, j'y reviens, aujourd'hui, il est la cause d'un gâchi monstrueux d'argent public dans des rénovations énergétiques qui en fait n'ont pas de véritable effet ni sur les émissions de gaz à effet de serre, ni non plus sur la qualité et le confort thermique de la vie des gens tous les jours dans leur logement. Le vrai sujet si on veut lutter contre les émissions de gaz à effet de serre, c'est d'électrifier les chauffages et d'électrifier nos manières de réguler la température des logements. Et le deuxème sujet majeur, c'est d'aider les gens en
effet à climatiser leur logement. Et c'est ça qui aujourd'hui nous attend. Je le dis, je pense être du camp politique qui a le plus défendu à la fois l'électrification. On est avec monsieur Bal seul à avoir défendu le nucléaire depuis des décennies maintenant. Alors justement je voudrais qu'on paron par la monsieur sur les et deuxièmement et et deuxièmement on on est les seuls à avoir parlé de la nécessité de sortir de cette folie d'un DPE qui aujourd'hui est un exoup la proposition de ce domaine elle me paraît très intéressante parce que elle répond à deux objectifs accélérer la rénovation et faire en sorte qu'effectivement il y ait une transmission facilitée entre des générations qui ont aujourd'hui du patrimoine et des jeunes qui s'installent et qui n'arrive pas à se
loger et c'est un problème de pouvoir d'achat absolument majeur. Après faut regarder les détails, c'est comme pour tout. Deuxièmement, aujourd'hui aujourd'hui non mais c'est pour peut-être l'exprimer. Aujourd'hui, on finance déjà, on soutient et là où je peux pas vous suivre, moi la rénovation thermique de passoir thermique, c'est ce qui permet de rendre les logements habitables à des gens qui payent trois fois la facture moyenne que nous payons nous dans des logements lambda. Je vous parle pas de logement dernier cri classé A he mais des logements classés C ou D. Trois fois cette facture là et en plus ils ont froid l'hiver et chaud l'été. Donc c'est de son des logements indignes. C'est pour ça que ce classement il est pas absurde. En fait c'est pas juste une électrification
c'est vous pouvez mettre toutes les pompes à chaleur que vous voulez dans les dans un logement. S'il est ouvert au 80 vous allez avoir froid l'été. Vous allez avoir froid l'hiver et chaud l'été et c'est insupportable. Et c'est contre ça qu'on puisque vous parlez de vent, on va parler d'énergie et d'énergie renouvelable notamment. J'essaie de m'agripper à toutes les transitions que je peux agir une euh si votre candidat Aurore Laluc donc Raphaël Guusman arrive au pouvoir, qu'est-ce qui se passe pour les éoliennes ? Sujet épidermique. Sujet oui épidermique les énergies renonables renouvelables pardon en général et les éoliennes en particulier. Est-ce que vous vous dites oui il faut y aller à fond sur les éoliennes ? Le sujet, il va falloir qu'on marche sur
deux pieds. La biodiversité dont on n'a pas parlé euh finalement beaucoup parce que pour réduire les températures, faut aussi végétaliser les villes. Et pour le coup, Anniealgo a fait un travail formidable à Paris sur le sujet euh et électrifié électrifié électrifié. Pourquoi ? parce que c'est du pouvoir d'achat, c'est la création d'emplois, c'est la protection de nos nos industries. Et donc on va avoir
Agnès Pannier-Runacher