Émission du 1er novembre 2017
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Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 80 %Attaque 15 %Défensif 5 %
Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] [Musique] c'est la solette merci d'avoir accepté de passer derrière le miroir de passer du visible on va dire à l'invisible après des années de succès électoral une défaite fait réfléchir sur soi sur les autres sur sa vie en général alors dans quel état d'esprit êtes-vous en ce moment là en ce moment je suis je suis très bien c'est vrai que soir de la défaite du 18 juin je n'étais pas dans une forme extraordinaire et pendant quatre semaines j'ai vécu des moments difficiles il n'y a pas de route à l'avouer parce que au delà de la défaite elle même parce que j'aurais pu choisir de rester maire et de ne pas me présenter à cette élection législative mais au-delà du résultat c'était aussi la manière c'était tout ce que j'ai pu vivre pendant pendant un mois tout ce que j'ai pu vivre de trahison tout ce que j'ai pu vivre d'agression des questions sur la met et donc c'est vrai que je n'étais pas pas pas dans une forme et éclaboussante pendant un mois mais aujourd'hui je suis serein apaisé j'ai eu l'occasion de le dire et je pense que je suis a relevé d'autre d'autres d'autres défis et je crois que je me prépare dans cette sérénité vous me voyez dites-vous donc tout va bien ajout propose de faire marche arrière et de comprendre comment vous avez cheminer vers la vie politique alors je crois que tout a commencé au lycée saint-augustin de bitche oui oui et non j'ai toujours eu un intérêt pour la chose publique avant avant qu'on se rencontre aujourd'hui j'ai fait un petit un petit retour en arrière je sais que dans le milieu familial je m'intéressais j'entendais mes parents j'entendais autour de moi parler politique et j'avais un instituteur à bisbrouck qui nous mettait tous les jours ou presque au courant de la politique nous parler de la guerre d'algérie nous parler de ce qui se passait dans notre pays ceci avant 1962 est donc cette façon de nous habituer à l'actualité à l'actualité politique est bien est resté est resté en moi et par la suite au collège saint-augustin même je me souviens des grands évènements je me souviens des élections présidentielles de 65 j'avais 14 ans bien je me souviens on avait peu de télévision mais dans l'établissement on avait déjà la télé noir et blanc et j avais un grand intérêt et par la suite nous y arrivons c'est vrai que nous avons eu des professeurs et je pense alain en particulier la violence qui nous a fait une forme d'initiation mais mécènes qui nous a je dirais fait part de la chose publique avec je dirais également une espèce de sensibilisation je me souviens à l'époque nous a expliqué comment on lisait le monde c'est à dire c'était une lecture qui ne devait pas être exhaustive et comme j'étais responsable du club lecture à saint-augustin c'était en 67 68 69 dans ces années-là bien tous les soirs j'en ai à l'étude l'étude c'était ce temps que nous avions pour nous de 5h à 7h pour faire nos devoirs et bien je passe un bon moment à lire le monde donc tout ce qui était à l'époque la guerre des six-jours fallait les événements politiques m'ont marqué et donc j'ai vraiment été attiré par par la politique en nous sommes maintenant on va retourner avant c'est un petit peu nous sommes en 1989 et là vous engager dans la vie politique à sarreguemines est ce que vous aviez déjà de l'ambition à l'époque une ambition modeste ça peut paraître un oxymore ce que je dis là une ambition d'être modeste parce que tout simplement l'ambition c'était celle de servir c'était celle de m'investir dans la vie publique au delà du militantisme que j'ai connu ce que j'avais connu jusque là là c'était une ambition de servir à leur modeste parce que je n'avais l'ambition ni d'être adjoint ni d'être ni d'être mère est encore loin d'être un jour parlementaire donc donc effectivement 89 ans robert pax m'a demandé l'été 88 l'été quatre ans 8 robert pax m'a demandé si j'étais intéressé à venir sur sa liste au printemps 89 donc il me demandait mes centres d'intérêt et puis ma foi j'ai dit j'ai dit d'accord et c'est ainsi que je me suis retrouvé sur sa liste en 89 et lui et puis conseil municipal de 89 91 91 et des retraites délégation de trois adjoints à l'époque donc conseillé délégué en 92 élu adjoint au maire donc là vous êtes adjoint au maire alors comment est ce que vous avez vécu cette période à quel moment est ce que vous êtes senti aspiré par le par le fauteuil du maire je n'ai jamais été le mot n'est pas juste je n'ai jamais été aspiré par le fauteuil de maire c'est si vous nous avez parlé d' ambition tout à l'heure l'ambition était de servir et les circonstances ont fait que je sois devenu adjoint les circonstances ont fait que par la suite vous connaissez l'histoire de sarreguemines il ya eu des moments difficiles avec avec avec mon prédécesseur et donc j'ai effectivement démissionné en tant qu'adjoint à l'automne à l'automne 2000 et que tout simplement je suis j'ai fait une liste avec jean marie bourret à l'époque que j'ai été élu ce qui en fait pour moi à l'époque 7 cette élection était pour moi simplement de sortir par la grande porte et finalement nous avons été élus donc c'était une pas une aspiration à être mère même si quand on se présente on va être mère mais ce sont les circonstances qui ont fait que tout simplement et bien d'adjoint je sois devenu même et d'ailleurs je peux continuer l'histoire l'histoire en en 2001 et tant m l'ancien député jean taittinger venu me trouver en me disant l'année prochaine donc en 2002 il y à une élection législative il serait normal que tu y soit candidat parce que tu as cette légitimité là donc je me suis présentée j'ai été élu donc vous êtes maire vous battez jubert mujer aux législatives donc voilà de député de l'arrondissement donc vous êtes arrivé aux plus hautes fonctions alors fiers j'imagine mais ce que vous étiez est-ce qu'à l'époque vous étiez prêts est ce que vous aviez mesurer l'ampleur de la tâche parce qu'on se fait souvent une idée de 2,2 de la responsabilité mais on n'a pas encore vécu alors finalement ça s'est passé comment on va d'abord aux plus hautes fonctions le mot est peut-être un peu fort 20 localement modérées niveau local effectivement des fonctions politiques plus importante que celle que j'avais connu précédemment ensuite pierre sûrement qui avait aussi de la fierté et j'ai souvenir quand la première fois je suis rentré dans l'hémicycle lors de l'installation de l'assemblée nationale on est pro une forme de fierté que toi y ait un endroit fréquenté par par des noms célèbres de la politique zec qu'il soit de gauche ou de droite que ce soit victor hugo que soit jaurès où tant d'autres donc c'est forcément une fierté après il ya toujours cette crainte de ne pas être le doute ou ses craintes de ne pas être à la hauteur évidemment mais je pense non je parle je pense à votre fontenoy qui disait qu'il faut croire qu'il faut croire en soi qu'il faut avoir le courage d'aller de l'avant et simplement on ne connaît pas toujours ses limites on pense non ça j'y arriverais pas je pensais jamais pour répondre à une question de tout à l'heure je ne pensais jamais rentrer au conseil être adjoint c'était dans mon esprit c'était quelque chose vous avez cheminée de façon naturelle gmail et de façon naturelle sans avoir cette ambition on me faisant des paliers en dix ans maintenant ça va être ça maintenant tu vas être mère et après députés ça n'a jamais été un calcul d'ascension politique jamais c'est simplement les circonstances qui ont fait que à un moment donné je sois devenu politique en politique mais adjoint maire et député après vous savez on on s'investit et on se rend compte que finalement on est capable d'un certain nombre de choses même si vous avez des échecs vous avez des choses qui nous réussissent mais mais mais mais simplement c'est le cours normal des choses de la politique finalement est-ce que être un homme politique c'est quelque chose de facile tout le monde non en boîte on a l'image du politique quelqu'un qui vit une vie gratifiante est ce que est ce que saleh est ce que est ce que c'est facile difficile gratifiant alors facile oui et non facile parce que quand on est bien entouré et quand on a des réussites on a on a l'impression quand on le voit de l'extérieur que c'est facile non parce que la politique je pense à ce que me disait autrefois mes parents si on veut rester bien si on veut rester en bons termes avec la société faut pas faire de politique c'est ce que j'entendais à l'occasion de repas de famille c'est ce que j'entendais exprimées par les anciens donc forcément dès lors que vous allez vers des responsabilités bien vous n'êtes pas toujours à plaire à tout le monde donc c'est pas c'est pas toujours facile et puis vous avez aussi des ddd des citoyens qui ne vous souhaite pas la réussite mais quand vous avez des projets et que les gens se posent à vos projets ce qui est légitime parce qu'on n'a pas forcément tous la même perception des choses on n'a pas tous la même perception on est on est on est dans notre île cité eh bien oui ça il faut l'accepter mais quand les gens vous combattent pas pour les projets que vous portez et parce qu'ils combattent l'homme c'est un peu plus difficile donc la politique à ccc côté plaisant mais aussi ses côtés les plaisant et ce que j'ai vécu pendant cette dernière campagne fait partie des choses déplaisantes mais qu'il faut accepter parce que si vous ne l'acceptez pas vous ne faites pas de politique mais aujourd'hui c'est derrière moi enfin vos amis vous ont souvent reproché de ne pas assez parlé de vos réalisations ans il fallait aujourd'hui peut-être en évoquer certaines dont vous êtes particulièrement fier alors on m'a reproché effectivement de ne pas assez mettre l'accent sur ce qui a pu être des des réussites j'ai envie de vous répondre que dans mon choix de rester maire j'ai été plus déterminé parce que parce que je voulais encore faire et que tout simplement la frustration de ce que je n'aurais pas pu faire aurait été plus importante que la satisfaction des réussites ou des projets réussis par conséquent je regarde toujours vers l'avant là nous avons que ce soit au niveau de la communauté d'agglomération au niveau de la ville nous avons des projets dont une partie devront être réussie en tout cas je l'espère parce que dans vos projets ce qui tombe il ya ce qui réussit est donc bien évidemment dans les projets si puisque vous me posez la question parmi les réussites il y a alors c'est pas forcément ce qui est d'une nature du matériel si je décidais du matériel est bien bien évidemment l'hôpital de sarreguemines l'hôpital de beach non pas l'hôpital en tant que tel il était construit mais le fait que l'hôpital de sarreguemines et sauver l'hôpital de meech la gendarmerie par exemple l'armée a ce sont ce sont aujourd'hui des satisfactions que j'ai légitimement le droit de ressentir après les réussites c'est aussi réunir la société c'est aussi créer des liens ce n'est pas que simplement la construction matériel d'équipement c'est tout ce qui peut contribuer au bien être ensemble alors il ya sans doute eu vous l'avez évoqué tout à l'heure des frustrations des échecs peut-être des moments douloureux aussi oui des frustations c'est des projets que ce soit au niveau de la ville soit avec la communauté d'agglomération avec le président roland nous n'avons pas pu mener je vais pas revenir sur des projets qui sont peut-être encore d'ailleurs dans le dos rond dans les foires ce soit cette fois capte pharma ou que ce soit que ce soit direct energie ou d'autres projets qui effectivement n'ont pas n'ont pas abouti je pense aussi à la déviation le contournement de sarreguemines qui aujourd'hui reste pour le citoyen une arlésienne et qui pour moi reste aussi une frustration parce que pour l'instant nous ne sommes qu'à la définition d'une d'un contournement géographique et d'un tracé mais il n'y a pas aujourd'hui encore le financement qui prévoit sa réalisation imminente donc ça ce sont des frustrations après des moments douloureux bien évidemment des moments douloureux que ce soit niveau au niveau familial mais aussi au niveau je dirais de mon environnement politique je prends la disparition de mon ancien conseiller de mon ancien directeur des services jean marc crise je pense à de nick la scène et même aimait manger du flou qui n'était peut-être pas du même bord politique que moi mais dans la mesure où ça touchait à mes proches collaborateurs je ne peux être dans dans le même ressenti que lui ensuite au niveau familial et puis surtout surtout cette année qui était pour moi au niveau familial capes de maman quelque chose de difficile de difficile à vivre mais c'est ce que ce sont des étapes douloureuses de la vie que chaque citoyen connaît donc je ne suis pas un cas exceptionnel en la matière mais mes dents dans le parcours politique il ya eu des moments des moments difficiles effectivement si on faisait abstraction des moyens financiers alors si vous aviez pu réaliser la bile de vos rêves sur et comment alors j'ai envie d'abord de vous dire que en dehors de l'aspect financier parce qu'effectivement chacun voit sa ville et puis on a toujours plus de projets que de moyens financiers pour les réaliser mais je crois que j'ai eu des prédécesseurs que ce soit rené ludwig robert pax josy massin qui ont construit la ville et qui ont contribué chaque maire a apporté son maillon aujourd'hui nous avons une belle ville mais parce que c'est dans la continuité des maires qui ont été aux affaires pendant pendant ces décennies c'est le résultat de leurs de leur travail et simplement je me dois d'être dans cette continuité pour apporter ma touche qui peut être des fois dans une vision différente de mes prédécesseurs mais surtout je crois que une ville doit être un endroit où on y ressent du bien-être où il y à la solidarité la générosité ou les hommes et les femmes dans un cadre de confluence ici confluence de la brise et de la sar bien les hommes ont su construire leur ville eh bien aujourd'hui c'est d'être dans cette continuité et je crois que dira la ville dans ton rêve on est dans une ville de rêve après c'est à nous de faire en sorte que les hommes s'y sentent bien et ce n'est pas forcément construisant tel ou tel équipement mais c'est aussi en essayant de réunir parce que la politique c'est aussi réunir c'est pas divisée est trop souvent la politique elle divise c'est vrai c'était ma question qu'ils allaient venir parce que je sais que c'est quelque chose que vous m'aviez dit dans les coulisses donc la politique ne doit pas diviser mais mais réunir est ce que ce n'est pas un peu utopique c' est ce que c'est que sinon ce n'est pas utopique tout à l'heure vous me posez la question comment comment je me sens comment je me sens aujourd'hui savez une défaite politique alors je n'étais pas habitué c'est vrai vous avez évoqué mais trois mandats de maire mais trois mandats de député l'élection là celle qui a été vous m'avez dit est-ce que c'est pas une élection de trop savez c c'est un peu difficile d'y répondre mais la lucidité a posteriori est une science aisée et donc c'est facile de le dire après est-ce que c'était si j'avais gagné et puis s'en est fallu de peu eh bien vous ne m'aurait pas posé cette question alors après c'est vrai qu'on a presque que cet échec a été salutaire qu'est-ce qu'on vous voit dans une sérénité à laquelle on vous que ne sait pas que vous voyez pas alors je n'ai pas l' exagérer cette sérénité mais ça m'a permis de réfléchir d'abord sur moi ça m'a permis de réfléchir sur les autres ça m'a permis de réfléchir sur la vie d'une manière générale savez j'ai l'habitude de cité deux cités confucius qui disait que chacun pense avoir de vie mais la deuxième commence quand on se rend compte qu'on en a qu'une et aujourd'hui il ya des choses qui font que je me dis après tout il n'ya pas que la politique y a pas que la politique et puis il ya des choses alors tu pas que la politique n'est pas essentielle elle est importante mais d'autres choses importantes dans la vie vous avez dit viser tout à l'heure où réunir je me suis rendu compte que finalement dans ma vie politique et elle n'est pas terminée je l'espère eh bien j'ai pu fâcher avec des gens dont pourtant je partageais des valeurs et finalement finalement je me dis est ce que ça vaut est ce que ça vaut la peine j'ai envie aujourd'hui de rendre hommage à tous ceux qui m'ont précédé je envie de rendre hommage à tous ceux qui ont contribué à la construction de la ville à tous ceux qui contribuent à la construction de notre de notre société et à cause de la politique mais dans le sens pas forcément noble du terme bien ce qu'on aime parce que ce que j'ai l'habitude d'appeler légumes de la politique on se fâche quelques fois avec des gens là des attitudes ou plutôt des des postures qui ne sont pas des postures naturelles qui sont des postures liées à la nécessité de la politique alors qu alors qu'au fond on a face à soi des gens que finalement on apprécierait dans d'autres circonstances des gens qu'on aime en d'autres circonstances et avec lesquels on a toutes les raisons de s'entendre et donc j'ai pu côtoyer tout à l'heure je parlais et d'angel d'angel duflot la compagne de mon directeur de cabinet eh bien on a partagé des valeurs on était même collègues on a enseigné ensemble c'était une femme que j'ai pu que j'ai pu apprécier et qui en même temps à cause de la cause de la politique est bien pu faire que je jette un froid sur elle un oeil différent et ça c'est un petit peu là je dirais légumes de la politique parce que la politique nous oblige quelques fois avoir des comportements elle est pas toujours dicté par le plus noble vous avez beaucoup cheminé on a commencé à évoquer des personnes qui ont compté pour vous alors quels sont les justement les hommes qui ont ou les femmes qui ont marqué votre vie politique ou qui vous ont marqué dans votre vie personnelle alors c'est un peu compliqué quand question parce que vous avez oublié personne vous êtes vous êtes vous-même toujours le fruit de deux compositions vous êtes vous-même que ce soit dans vos lectures que ce soit dans vos compositions soi disant vous êtes vous êtes une addition de ce que vous avez pu vivre alors sur le plan local bien évidemment robert pax ça a été pour moi un modèle gt son adjoint mais je peux citer au delà de la ville eh bien je vais faire l'ancien maire de bitche 12 ans jean taittinger auprès de qui j'étais déjà en 1973 j'avais 22 ans j'étais jeune enseignant et à l'époque j'étais j'étais accroché par la passion politique donc pour le niveau local ensuite si sûr on déborde un petit peu au niveau régional bien sûr jean marie roche jean marie roche gérard longuet et puis alors je ne peux pas je ne peux pas un niveau 1 niveau suprême occulté et le général de gaulle et schumann et puis de parme et par mes fonctions de député j'ai pu côtoyer jacques barrot et pierre méhaignerie qui ont été pour moi des humanistes et qui m'ont beaucoup appris le général de gaulle tout à l'heure tout à l'heure j avais fait une allusion en parlant des élections de 1965 j'aurais puis rajouter 1969 le 27 avril le général hugo j'étais à ses obsèques à colombey le 12 novembre 1970 est tout simplement si vous me permettez je vais vous raconter une anecdote parce que l'été 70 l'époque j'étais j'étais jeune étudiant strasbourg l'été 70g l'occasion pendant une semaine de côtoyer le fils du général de gaulle l'amiral philippe de gaulle qui faisait sa cure dans la même station à contrexéville ô mon père tous les ans faisait ceinture pour c'est pour ces pour ses calculs rénaux et donc je vous disais que j'étais un lecteur assidu du monde et l'amiral de gaulle voyons puisque on se côtoyait tous les soirs on bavardait c'était pour moi une fierté de le côtoyer me voyant lire le monde me disait vous aussi vous lisez ce journal de gauche disait-il alors que le brave nuls ans no 10 est un journal neutre contrairement à l'humanité et au figaro là lui qui me dit l'amiral de gaulle vous aussi vous lisez ce journal de gauche qui tue mon père et gt gt un petit peu interpellé par cette phrase là qui venaient en contradiction que nous avait dit l'abbé nuance collège de mitch est en fête est en fait un jour le petit fils du général ou le fils de l'amiral que j'ai côtoyés que j'ai côtoyés dans l'hémicycle en tant que député me rappeler que son père parlait du monde en disant ce journal ce journal immonde et donc vous voyez le général de gaulle même si c'est pas forcément et il était c'était pas le meilleur ami de schumann ce sont de grandes personnalités politiques mais l'un constructeur de l'europe et puis l'autre de l'amitié franco allemande et pourtant les deux les deux m'ont marqué les deux mois impressionné et aujourd'hui encore je m'adresse mama référence où la finalité politique à tout prix vous avez soutenu fillon jusqu'au bout je dirais même presque au delà de du raisonnable cela vous a sans doute même coûté votre place non alors alors c'est tout alors d'abord je pense dire que ça m'a coûté mon élection s'est disputé ce qui était dans la dissidence parce que s'il n'y avait pas eu d'incidence au niveau local je pense que j'aurais été réélu député mais mais simplement je crois que la fidélité j'y crois et même si je ne cautionne pas tout ce qui a pu être reproché justement ou injustement en tout cas il ya eu des dérives certainement tout ce qui peut être reproché à françois fillon l'intérêt supérieur c'était pour moi de lui rester fidèle parce que c'est lui qui avait je pense une vision plus juste de ce que devait être notre pays demain et aussi la manière à utiliser pour redresser notre pays donc je ne regrette en rien et même si ça a pu valoir effectivement de la part de certains des électeurs un défi par rapport à moi ou tout simplement un manque de confiance eh bien je pense que je pense que la fidélité en politique c'est important et je sais ce que je voudrais aussi lancé comme message n'est pas l'exemple aux jeunes qui aujourd'hui se lance en politique mais pas l'exemplarité dans ce cas là déroulé alors comment est ce que vous voyez votre votre avenir quels sont vos projets politiques ou de vie bah écoute et aujourd'hui je suis maire de sare humide et premier vice président de la communauté d'agglomération il y à il y a encore de beaux projets à mener et avec mon équipe et avec roland au niveau de la communauté d'agglomération avec les projets que nous avons une part de projets qui vont réussir puis d'autres qu'on mènera peut-être pas jusqu'au bout mais en tout cas j'ai gardé j'ai gardé ma passion tout à l'heure vous sembliez me poser qu'est ce qui a pu être ma qu'est ce qui a pu être ma ma motivation c'est toujours la passion de servir je crois que c'est aussi ce que j'ai ce que j'ai en moi et il reste encore quelques années si dieu me prête vie et santé pour effectivement travaillé au service de la collectivité avec mon équipe municipale en tout cas j'y suis déterminé et j'ai la foi et je répète plus que jamais je disais l'autre jour à mes services que aujourd'hui je me sens presque dans la même situation qu'en 2001 c'est à dire avec la même volonté avec peut-être un peu plus d'expérience qui me permettra de mener différemment de mener différemment je dirais la politique dans la ville d'avoir un regard différent parce que l'expérience aux politiques et bien elle pourra terminer on vous a souvent vu un carnet à la main donc notant quelques phrases dont vous avez aimé nourrir vos discours oui alors vous savez que je suis je suis d'abord je suis un littéraire de formation ce petit handicap quelques fois j'ai besoin de conseils juridiques mais j'essaie de montrer ce moment là des meilleurs conseils mais dans le même temps c'est vrai que j'aime prendre la parole dans le même temps aussi je m'inspire au quotidien j'ai toujours sur moi un petit carton avec un stylo est content quand je lis quelque chose d'intéressant quand j'entends même dans une homélie du curé le dimanche quand le curé le dimanche vous dit il faut beaucoup de chaos pour faire danser une étoile eh bien je sors mon petit calepin de notes et celles dans le discours si c'est adapté je le leur place bien évidemment parce que la speed inspiration elle elle est de tous les instants et donc effectivement vous pouvez me voir souvent à prendre des notes que ce soit l'occasion de manifestations ou même des fois dans le train j'entends j'entends quelque chose quelque chose de passe dans la tête je note allait être sur le devant de la scène faire des discours à tout va être applaudie c'est quelque chose qui peut devenir une addiction alors comment est ce que vous en sortez maintenant que vous êtes un peu un peu davantage en retrait est ce que d'autres moyens d'expression existe pensais même à vous écrire peut-être un livre toutes les notes que vous prenez je suis un archiviste chez moi effectivement j'ai des documents diront qu'ils ont plusieurs décennies plusieurs dizaines d'années d'âge y compris mes agendas j'ai mes agendas depuis 1974 vous voyez ces quelques décennies et par conséquent chaque chacun rêve d'écrire un jour j'aime l'écriture d'une manière générale je vous ai dit tout à l'heure que j'étais un littéraire s'il veut pas dire que je sois victor hugo mais enfin j'espère simplement un jour dieu me prêtera vie et santé pour peut-être un jour écrire ça n'intéressera peut-être d'abord que l'homme qui écrit il vit peut-être ensuite mon cercle familial ou peut-être un jour les archives municipales mais en tout cas pour l'instant je ne suis pas pour l'instant je suis encore dans l'action on verra un jour comment je peux écrire cette action c'est la sellette merci d'avoir accepté notre invitation alors il est de coutume dans cette émission que nous laissions le mot de fin à notre invité j'ai envie de dire que dans le contexte politique que nous connaissons actuellement dans notre société où il ya une défiance des citoyens vis-à-vis du politique on le sent bien on le sent bien et les élections récentes l'ont démontré eh bien je souhaiterais je m'y attèle là bas ma façon je souhaiterais que que l'homme politique puisse retrouver sa vraie place et que le citoyen est de nouveau confiance dans son homme politique qui viennent réconciliation parce qu'on a besoin de politiques on a besoin de l'homme politique je vous donne un exemple j'étais une petite manifestation locale y a pas longtemps où j'ai entendu des des personnes s'exprimer alors que ces personnes là n'allez pas voter alors on peut s'abstenir l'expression de l'abstention elle existe aussi mais ne vous votez blanc mais ne pas aller voter et ensuite avoir des exigences je trouve qu'il ya là un décalage le vote quel qu'il soit qu'ils soient pour ou contre quelqu'un ou qu'il soit simplement le vote blanc qui peut être aussi être une expression mais au moins faire le geste citoyen si on n'a pas ce geste citoyen c'est difficile d'accepter ensuite qu'on vient de manifester l'attitude que je viens de décrire de la part de quelqu'un que j'ai pu côtoyer démontre bien qu'il y à une cassure entre l'homme politique et le citoyen mon souhait aujourd'hui simplement c'est que la réconciliation puisse se faire parce qu'elle doit se faire la politique dans le sens noble du terme ces deux de créer des liens et je crois qu'on ne fait pas de politique quand on quand on n'aime pas les gens je dis souvent faire de la politique c'est aimait les gens c'est aimer les hommes et si on n'aime pas les gens on n'a pas sa place dans la politique j'ai côtoyé y compris dans ma circonscription des des élus qui avait vis-à-vis des certains citoyens une forme de mépris on n'est pas à sa place à ce moment là je crois que la seule fois on a droit d'être au dessus des gens c'est quand on essaie de les de les faire se relever [Musique]
Céleste Lett