"Nous avons encore 6 mois pour ne pas sombrer dans le pire et nous livrer aux racistes" (Ali Rabeh)
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- 10:17Invité politiqueFait
« Les problèmes de services publics, les problèmes de prof absent devant nos enfants dans les salles de classe. Les problèmes de personnes qui meurent dans les brancards, dans les urgences. Tout ça, c'est la faute des musulmans, de l'immigration qui nous coûte trop cher. »
- 10:54Invité politiqueFait
« Et ce racisme là, il est dangereux, il tue. Et là, on en a la preuve pour ceux qui en doutaient. »
- 11:35Invité politiquePromesse
« On a encore 6 mois pour ne pas sombrer dans le pire et pour ne pas nous livrer aux antisémités, aux racistes. »
Temps de parole
- Ali Rabeh100 %
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Euh nous allons tout de suite nous connecter également avec Orléan parce qu'on vous le rappelle, il y a donc ces manifestations qui sont prévues aujourd'hui notamment contre la vie chère le 24 octobre, ce 24 octobre et puis aujourd'hui il y a une autre manifestation. Vous voyez notre journaliste envoyé spécialiste Magic Kat en direct d'Orléan. Il y a le congrès du rassemblement national un peu plus tard dans la journée et cette manifestation contre le racisme. Magic Kiad, vous êtes en direct d'Orléan. Vous vous êtes lancé avec le cortège que vous suivez. Racontez-nous ce qui se passe autour de vous. Tout est à nous. Oui. Alors, vous parliez du congrès du Rassemblement national.
Il y a aussi une date très importante pour le parti. C'est demain, il y a un meeting du Rassemblement national qui est organisé avec des prises de parole [musique] d'Éric Soti, de Jordan Bardella, de Marine Le Pen. Et la date de demain, elle est extrêmement sensible aussi d'un point de vue sécuritaire parce que tous les rassemblements et les manifestations sont interdites demain à Orléan et c'est pour ça qu'il y a cette mobilisation aujourd'hui. Regardez avec Sois Gouli, on va vous montrer il y a Scortège de tête avec toujours à l'intérieur notamment Bali Gayoko. Il y avait il y a quelques instants Olivier Fort Sophie Binet.
La manifestation, elle est pas très longue à 13h normalement nous nous a-ton dit du côté de la CGT, ce devrait être terminé. Et là, il y a ces ces lycéens qui sont mobilisés. Il y a des représentants de la CGT, de la CFDT, mais pas seulement. Il y a aussi des personnes venues de de tout milieu, j'ai envie de dire. En tout cas, lorsqu'on échange avec eux, c'est ce qu'on constate avec des professions assez différentes. Il y a des profs, il y a des représ des personnes qui travaillent à à France travail. Euh j'ai même croisé euh un une personne avec qui j'ai j'ai pu échanger il y a il y a quelques instants qui a une situation plutôt aisée. On parlait de salaire, on disait j'ai 5000 € par mois.
Mais l'objet de cette manifestation aujourd'hui, c'est pas la vie chère, c'est bien manifester contre le Rassemblement national et contre l'extrême droite. Et alors quand on demande aux personnes qu'on interroge ici euh pourquoi il manifeste contre le Rassemblement national parce qu'ils considèrent que l'arrivée de Marine Le Pen au pouvoir serait une menace. Et puis il y a une autre question qu'on est forcément obligé de leur poser, c'est si Marine Le Pen l'emportait en 2027, est-ce qu'il y a des risques de débordement de manifestation comme ça régulièrement ? Tout le monde me dit la même chose. Oui, on se posera jusqu'au bout à Marine Le Pen et au rassemblement national.
Et donc il y a ce cortège et puis ensuite il y aura des prises de parole notamment des représentants des syndicats, des personnalités politiques dans ce que les organisateurs ont appelé un village antifasciste qui se trouve à à moins d'un km d'ici avec des prises de parole, des rassemblements tout au long de la journée ici à Orléan.
Beaucoup magic Kat en direct d'Orléan et je vous propose qu'on entende justement des étudiants également présents dans ce cortège d'Orléan avec des revendications parce que ne l'oublions pas dans un second temps il y a aussi ces manifestations qui vont continuer aujourd'hui dans le pays notamment des manifestations contre la vie chère et des manifestations avec des lycéens et des étudiants qui ont des revendications. Voilà leur revendication en direct d'Orléan un peu plus tôt dans la matinée. On les écoute.
on est toutes les deux étudiantes et que du coup on a participé aux manifestations des deux semaines passées et au blocus aussi qu'il y a eu au niveau des lycées et des et des fac et et voilà. Après de ce qu'on a compris, il y avait beaucoup de causes différentes mais moi à titre personnel celle qui me touche le plus pour le moment c'est celle des jeunes. Ouais. L'éducation de manière générale, le manque de budget et voilà mais aussi plus largement la manière dont la manifestation a été géré dont les manifestations ont été gérées jusqu'à présent.
Bah en fait ça fait peur et on voit beaucoup de pancartes qui dit "J'ai peur donc je suis là et moi c'est ça qui qui pour je suis là parce que j'ai peur et que c'est pas normal qu'on ait peur de de d'exercer notre droit de manifester quoi." Voilà pour ces étudiants bien évidemment parce qu'on n'oublie pas les revendications à la base. Merci Philé Monjouglet Marcus d'être avec nous. Vous êtes représentant fédéral de Paris pour l'Union syndicalne et à nos comptés aujourd'hui. Euh à nos côtés également Bellig Nabli. Merci beaucoup. Votre pendu est très intéressant notamment sur la séquence politique sociologique que nous vivons aujourd'hui.
Vous êtes professeur de droit essayiste et chroniqueur politique au Nouvels, auteur de l'état de droit. Peut-être un mot sur cette séquence que nous vivons actuellement, ces convergences de crise dans le pays, ces convergences aussi de colère. Nous avions juste avant votre venue sur ce plateau de représentants politiques qui vraisemblablement n'arrivaient pas non plus à communiquer. C'était c'était très difficile. Est-ce que c'est très symptomatique de cette séquence du du pays que à laquelle nous assistons peut-être un peu de façon désemparée ? Je dois vous poser cette question très directe.
C'est effectivement l'un des enjeux de la séquence, c'est de savoir si on est capable encore de dialoguer et d'exprimer nos revendications. Parce que ce qui est difficile, ne serait-ce que de commenter les événements, c'est que les revendications sont pas de la même nature. Ça a été dit. Il y a des manifestations qui se multiplient sur le territoire mais avec des revendications différentes. Mais ce qui est essentiel en démocratie, c'est qu'elle puisse s'exprimer. Et ça c'est fondamental parce que ce qui ajouterait de la tension déjà existante, c'est que ces revendications finalement soit étouffé d'une manière ou d'une autre.
Et ça, il faut vraiment faire attention à cela parce que il faut plutôt que d'essayer de choisir entre la liberté d'un côté de manifester, de s'exprimer et de l'autre la sécurité qui sont deux impératifs, il ne faut pas les opposer je pense mais de les concilier. C'est l'équation difficile à laquelle le gouvernement et l'exécutif en général est confronté, mais la conciliation est essentielle pour l'avenir de la de notre démocratie parce que c'est bien, c'est normal qu'on soit pris par le moment, par la séquence, mais il faut jeter un œil et mettre tout cela en perspective.
Il y a une présidentielle qui vient, il y a des candidats qui ont un une vision de la société, une vision qu'on pourrait qualifier d'autoritaire. Si on accepte un déséquilibre, si on accepte la sécurité contre la liberté, je pense que ça serait un un renoncement démocratique. D'où l'enjeu pour les responsables politiques qui se disent républicains de refuser le choix, mais au contraire de d'incarner la nécessité de concilier les deux. Et tout l'enjeu est que tout se passe parfaitement bien. Antoine compte aujourd'hui aussi. Oui, c'est l'enjeu en tout cas pour euh l'exécutif, pour le gouvernement et pour Emmanuel Macron euh euh derrière.
Mais juste sur la la parenthèse qu'on vient de vivre sur sur ce plateau, en fait, c'est un peu à l'image de ce que vit le pays he avec deux visions finalement de la France qui se sont affrontés et pas que deux étiquettes politiques différentes. deux façons, moi je trouve de d'imaginer le pays dans l'avenir avec un un représentant de de l'UDR, monsieur Éric Sioti qui est plutôt dans le tour répressif he qui dit que la solution finalement est de et de et de et de mettre en place une sécurisation du pays et de condamner ceux qui ne la suivraient pas et de les condamner très sévèrement.
Et puis de l'autre côté un un maire communiste qui lui est plutôt dans il faut avant tout parler des revendications et euh et que finalement bon ben voilà s'il y a s'il y a c'est pas ce sont pas ces termes he mais que s'il y a des violences euh dans une manifestation ça peut être un peu logique. Donc voilà, on a on a vécu ça et puis nous journalistes au milieu de tout ça, on est on est un petit peu des fois critiqué vilipend, on remet en cause aussi notre travail. Très important, c'est de rester tout à fait. Voilà, il faut rester factuel. Noémie essaie de le faire. J'essay de le faire. Voilà, on va tous se calmer.
On va donner la parole à tout le monde et on va surtout se connecter avec Orléan où notre envoyé spécial Madidat est sur le terrain. Il est accompagné du maire de Trappe. On rappelle cet événement tragique Magji d'hier, cet attentat terroriste raciste à Trap et le maire de Trappe aujourd'hui dans cette marche à vos côtés contre le racisme, vous le suivez et vous suivez ce cortège de manifestant. Tout à fait. Alors avant de d'interroger le maire de Trappe Alibet, dire quand même que beaucoup de gens sont venus vous voir il y a quelques instants, notamment pour vous féliciter pour vos propos hier après l'attentat raciste qui a touché des des des habitants de de votre commune.
Première question pour vous. Pourquoi c'était important au lendemain de ce qui s'est passé à Trappe d'être là à Orléan aujourd'hui ? C'est quoi le sens de de votre présence ici ? C'est de dire que notre société est profondément malade, je le crois. Et ce qui s'est passé hier à Trappe avec un déchaînement de violence qui aurait pu faire en réalité des dizaines de morts voire des centaines de morts, c'est quelque chose c'est une menace que ressentent des millions de Français qui sont d'origine étrangère ou depuis plusieurs générations parfois ou qui ont une couleur de peau un peu basanée, qui sont musulmans et qui se demandent d'or avance fréquenter un lieu de culte et s'exposer à un danger.
Et l'homme qui a pris une arme automatique pour tirer sur la foule aveuglément y compris sur des enfants parce qu'ils avaient la peau noire. Cet homme-là, son obsession, n'est pas venue de nulle part. Ses revendications ne tombent pas du ciel. Il y a des hommes et des femmes qui depuis des années au Rassemblement national notamment puisque nous sommes réunis à Orléan contre le Rassemblement national expliquent que la ville de Trappe est une enclave islamiste. Qu'ils expliquent que la ville de Trape c'est Kabou, la capitale de l'Afghanistan et qu'il y aurait un ennemi de l'intérieur qu'il faudrait combattre.
Et cet homme-là se sentait en croisade et la croisade c'est ce à quoi appelle en réalité entre les lignes quotidiennement des élus des dirigeants d'extrême droite sur les plateaux dans les tribunes comme celle de ce weekend Marine Le Pen Jordan Bardell antisémite toutes ces voixlà qui s'expriment librement et parfois avec une contestation très légère sur vos plateaux tout cela permettent le passage à l'acte il faut le dénoncer mais on a vu sur X notamment Marine Le Pen hier soir dénoncer l'ab crime raciste, ils utilisent le terme racisme au rassemblement national juste sur le la mobilisation d'aujourd'hui. Qu'est-ce que vous avez envie de dire à ceux qui votent Rassemblement national ?
Parce qu'aujourd'hui quand on regarde les sondages, il y a plus de 30 % des Français qui votent pour le Rassemblement national. Mais vous savez paradoxalement, c'est d'abord à eux que je veux parler. Ceux qui votent ou ceux qui sont tentés par le vote Rassemblement national et qui se disent "On les a pas essayé." Peut-être que Marine Le Pen réglerait les problèmes. Marine Le Penlique tous les problèmes. Les problèmes de services publics, les problèmes de prof absent devant nos enfants dans les salles de classe. Les problèmes de personnes qui meurent dans les brancards, dans les urgences. Tout ça, c'est la faute des musulmans, de l'immigration qui nous coûte trop cher.
C'est ce sont des immigrés qui nous soignent. Et je veux dire aux personnes tentées par le Rassemblement national, je veux dire au grand-père et aux grand-mères de ce pays, est-ce que vous voulez léguer à vos petits enfants un monde, un paysour ? où les amis de vos enfants craindront de sortir dans la rue et de se faire tirer dessus. Est-ce que c'est de ce monde dont vous rêvez ?
Si c'est pas le cas, et je suis sûr que c'est pas le cas, alors ne vous laissez pas tenter par ce mirage parce que derrière la vitrine, derrière les pseudos mis à l'écart de quelques clampins qui ont des discours officiellement et publiquement racistes, il y a des milliers de militants et d'élusivement racistes, qui tiennent des propos racistes, qui sont condamnés par la justice pour racisme. Et ce racisme là, il est dangereux, il tue. Et là, on en a la preuve pour ceux qui en doutaient. Donc il faut cesser de se laisser tenter par cette abjection qu'elle vote pour le Rassemblement national et il faut que les digs de nouveau soi érigé pour tenir bon et les dig c'est sur vos plateaux.
Les dig c'est dans le champ politique. Les dig c'est dans la société civile. C'est chacun et chacune d'entre nous. Et aux électeurs tentés par le RN. Je dis on a encore 6 mois pour ne pas sombrer dans le pire et pour ne pas nous livrer aux antisémités, aux racistes. Notre pays mérite beaucoup mieux que ça et si vous l'aimez vraiment vous [musique] ne votez pas pour ces gens-là. Merci pour votre réaction. direct sur sur France Info Canal 16 le maire de Trap à l'IRAB.
Ali Rabeh