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interviewLCP (sur YouTube)· 17 juin 2025 13 min

Benjamin Lucas : conférence de presse du groupe Écologiste et social à l'Assemblée -17/06/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

E bien, bonjour à toutes et et bonjour à tous. quelques quelques remarques séminaires avant de répondre à vos à vos questions et surtout avant de passer la la parole à Léa. D'abord pour revenir sur l'actualité mondiale dramatique de ces derniers jours avec l'attaque déclenchée par Israël au mépris de toutes les règles du droit international contre l'Iran pour rappeler que le sujet n'est pas ce que nous pensons du régime iranien le sujet dans un monde multilatéral tel que nous le souhaitons, dans un monde où la paix prévaut ou la justice prévaut et bien c'est le respect du droit qui doit s'imposer.

Et de ce point de vue-là, nous considérons que la France doit faire preuve de beaucoup plus de fermeté. Et si Emmanuel Macron a reconnu le droit d'Israël à à bombarder avant de reconnaître les droits des Palestiniens à exister, ça pose aussi un sujet du point de vue de ce que sont les priorités diplomatiques, géopolitiques de la France. Le soutien en quelques minutes, en tout cas l'ambiguité du président de la République à l'égard de de Netaniao qui se comporte en véritable voyou sur la scène internationale pose question et nous interroge.

Nous nous appelons à ce que la France finalement retrouve une boussole, celle de ses valeurs, celle du respect du droit international qui n'est pas une variable d'ajustement diplomatique qui est un impératif majeur pour quiconque entend agir à l'échelle à l'échelle de la planète. Et donc de ce point de vue-là, nous appelons le président de la République, le gouvernement à se ressaisir, euh à faire prévaloir le droit et à ce que finalement là où la France était historiquement euh porteuse d'une parole euh de défense du droit, de défense de la dignité des peuples, de défense du multilatéralisme, qu'elle ne devienne pas une puissance alignée sur les résidus du néocconservatisme américain et sur la loi du plus fort qui malheureusement peut précipiter le monde dans la guerre totale. Considérons que la situation est extrêmement grave, qu'elle implique d'avoir des réflexes simples, une boussole claire, celle du respect du droit, celle de nos valeurs humaine.

Et je dis d'un mot évidemment que nous déplorons une nouvelle fois le report de la reconnaissance de l'État de Palestine qui nous paraît être un impératif moral au-delà d'un enjeu diplomatique évident qui nous paraît être une obligation démocratique puisque nous avons voté nous n'étions pas encore un mais l'Assemblée nationale a voté dès 2014 pour la reconnaissance des Palestiniens. Tous les peuples ont droit à la dignité et à la reconnaissance de leur droits en tant que en tant qu'état et qu'en tant que nation. que le président de la République doit cesser cette tergiversation et agir enfin pour envoyer un signal que la France est de retour dans le concert des nations et que la France est fidèle à son histoire, à ses valeurs et à sa merci d'un mot pour compléter les propos parce que j'étais vendredi au sommet qui était organisé pour la paix avec tant les des militants israéliens et Palestiniens au CEU qui pendant lesquels le président de la République aurait dû s'exprimer sur la volonté de la reconnaissance de l'État de Palestine et finalement il y a eu une réception organisée à l'Élysée à la suite de sa conférence de presse.

Dans l'ensemble des regards tant des Israéliens, des Palestiniens, il y a eu énormément de déception parce que le report de cette conférence internationale à New York, c'est un report aussi de du sort qui est réservé aux Palestiniens, tant à Gaza qu'en Siordanie et et là véritablement ce qu'on est en train de vivre et et Benjamin a raison de le rappeler, c'est que c'est le délitement du droit international qui est le seul cadre collectif et démocr démocratique dans lequel nous pouvons résoudre des conflits. C'est la raison pour laquelle la France doit en appeler à son respect, au respect de de l'ensemble des populations civiles qui sont touchées en Iran et en Israël actuellement par les bombardements. Et je crois que c'est important que la France rejoigne aussi l'ambition d'un cesser le feu immédiat et d'une négociation euh directe qui doit être faite notamment avec l'Iran qui ne doit jamais obtenir la bombe nucléaire.

Je vais changer de sujet sans transition sur un texte qui va venir au vote aujourd'hui, celui de la loi simplification, loi suppression, qui a supprimé le droit environnemental, qui a supprimé le droit des travailleuses et des travailleurs, la question aussi de la science dans la manière dont nous faisons nos politiques publiques et qui a peut-être même supprimé l'utilité de la Macronie. Euh parce que on se retrouve avec un texte qui a été étudié par brique et par morceau euh qui nous a fait perdre du temps incommensurable alors que nous aurions pu en séance en commission avoir des débats sur des sujets importants sur la préparation de la rentrée scolaire. Toujours pas de plan, on va bientôt terminer la session parlementaire.

On n pas de plan sur la rentrée scolaire alors qu'il nous manque des profs et qu'on sait que les élèves sont en grande difficulté notamment en regard de leur santé mentale par exemple. Il y a pas eu ce sujet dans les débats parlementaires, pas un seul. Par contre, on a des lois de simplification qui par petit bout viennent renier ce que nous avons durement acquis durant des années.

Donc vraisemblablement le camp macroniste va s'opposer à un texte qu'il a lui-même défendu. Vous leur poserez la question de leur logique. En tout cas, nous nous sommes constants et nous nous y opposerons.

Et donc ça c'est la première question. La deuxième le deuxième texte qui est actuellement en débat et qui sera rapidement soumis au vote, c'est cette loi sur la maîtrise de l'énergie. En fait, on ne maîtrise rien du tout.

Pour vous donner un chiffre et on l'entendait hier de notre collègue Christine Arigi pour vous donner un peu la perspective des besoins d'énergie qui sont devant nous. Si euh l'aviation continue sa progression, on va avoir d'ici 2035 besoin de 16 réacteurs nucléaires en France. Avec les réacteurs qui sont programmés dans cette proposition de loi grenier avec ces 16 réacteurs, ça veut dire un réacteur nucléaire par département.

Moi, j'aimerais bien que chaque parlementaire nous dise où est-ce qu'il veut son réacteur nucléaire dans sa circonscription parce que c'est ça la réalité de ce qui va se passer et des réacteurs nucléaire qui vont être en fonction en 2050 alors que le pic de besoins d'énergie c'est en 2030 que nous allons devoir y faire face. Donc il trouve des solutions pour des problèmes qui seront déjà devant nous et ce sera trop tard. Donc c'est une loi trop tard euh alors que euh les solutions existent notamment sur la question du développement des énergies renouvelables qui coûtent bien moins cher que ces énergies de du passé que sont l'énergie nucléaire.

Est-ce que vous avez des questions ? On va assommer pardon. Donc la simplif et l'énergie vous votez contre l'énergie c'est en cours de discussion donc peut-être qu'il y aura un réveil à un moment donné mais la simplification il y a il y a aucune manière de pouvoir laisser passer un texte qui va réduire le z mettre fin au ZFE réduire les donc voilà sur la réforme des retraites le conlave pardon sur la réforme des retraites le conclave qui s'achève pas.

Qu'avez-vous pensé de l'initiative du premier ministre hier soir sur une prime pour les seniors ? Nous en pensons que François Baou une fois de plus est à côté de la plaque. Voilà une prime donc nous sujette à cotisation.

Donc en quoi ça règle la question des caisses ? même les euh les vider et le premier ministre esquive une fois de plus la question centrale qui a été au cœur de la bataille démocratique que nous avons mené ici, au cœur d'un mouvement social inédit par son ampleur et par son unité contre la réforme d'Éisabeth Band qui est le refus de la retraite à 64 ans. Et donc nous nous sommes à la fois respectueux et même plus que cela désireux d'un véritable dialogue social et donc nous respectons ce que les partenaires sociaux discutent.

Nous sommes aussi comptables d'un engagement pris devant les Français qui a rencontré un accueil favorable puisque les Français ont largement balayé les Macronistes aux européennes puis aux législatives qui est l'engagement d'abroger la réforme d'Élisabeth Born. Donc nous ne nous coucherons pas euh nous ne dormirons pas tranquillement tant que cette réforme n'aura pas été abrogée, tant qu'on a'ura pas supprimé la retraite à 64 ans qui est vécu par les Françaises et les Français et nous avec eux comme une violence sociale majeure, comme un non sens économique d'ailleurs et comme une violence démocratique qui a ajouté à la crise de confiance entre les Français et nos institut du sup. Bonjour César la tribune sur les ADFE, est-ce que vous allez prendre une initiative parlementaire seul accompagné ?

Alors, il y a déjà un travail qui est fait notamment par Lisa Belo et Charles Fournier pour la bonne ZDFE, la ZFE socialement juste qui a en réalité une reprise de ce que font déjà les mères écologistes dans leur territoire à Lyon, à Grenoble et bien à Poitier également ou à Bordeaux. les ZFE quand elles sont mises en place par les écologistes, c'est accompagné socialement avec un investissement fort dans les alternatives à la voiture. Et donc il y a cette reprise qui est en train d'être faite et donc l'idée c'est de pouvoir amener un dispositif mais moi j'en appelle à la responsabilité de l'État s'il laisse les collectivités agir seul et c'est ce qui est en train de commencer à poindre de se dire bah les collectivités agiront on les financera pas mais on les laissera prendre des coups d'ici 2026 mais en fait c'est pas responsable là c'est la santé de toutes et tous qui est visée avec ces 40000 morts prématuré par an et c'est l'état qui en est responsable Clément Peru pour la chaîne parlementaire.

Tout à l'heure nous disait que s'il y avait pas d'abrogation sur la réforme des retraites, il y aurait une sens. Est-ce que vous vous associerez à cette sensure ? Notamment s'ils ont besoin de quelques signatures en plus pour pouvoir les déposer.

Écoutez, nous nous ouvrons la discussion aussi entre nous. Ce qui est certain, je vous l'ai dit, c'est que nous entrons dans cette discussion, dans cette réflexion avec la volonté d'être fidèle au mandat qui nous a été donné par les Françaises et les Français qui est d'abroger cette réforme des retraites. Nous n'avons jamais manqué à l'appel pour sanctionner et censurer ce gouvernement.

Nous allons discuter à chaque motion de censure, nous discutons. Nous n'avons pas le la motion de censure paslovienne. Nous avons pas d'automaticité.

À chaque fois, nous l'avons fait parce que nous considérions que nous devions le faire. Nous avions fait par exemple sur la question des pesticides parce que nous considérions que ce qui se passait ici nuisait à la santé de nos compatriotes, de nos agriculteurs, de nos enfants et de nos petits-enfants. Évidemment, la question des retraites est une question centrale.

Si euh le président de la République s'est retrouvé dans cette difficulté, s'il a été obligé de dissoudre, si il est aussi impopulaire, si François Baou bat des records d'impopularité, c'est parce que les Macronistes ont décidé qu'avec eux, ce serait tout le bilan d'Emmanuel Macron, rien que le bilan d'Emmanuel Macron. Et nous nous sommes en désaccord avec cela parce que nous considérons que les Françaises et les Français en sanctionnant les macronistes dans les urnes, en choisissant de placer le nouveau Front populaire en tête au soir des élections législatives ont voulu tourner la page. Donc on sera fidèle à cet engagement-là et à ces valeurs-là.

Mais j'espère queon en arrivera pas à cela. J'espère soit que le conclave aboutira sur une abrogation de la réforme d' borne. On peut toujours rêver ou en tout cas que le parlement pourra faire son travail.

Nous, on demande une chose quand même qui est pas grand-chose quoi. On demande que l'Assemblée nationale puisse voter, puisse faire la loi et éventuellement la défaire. Or sur la question de la retraite à 64 ans, nous n'avons jamais été amenés à voter.

Si, il y a eu un vote lors de la niche de nos camarades communistes et ultramarins, il y a eu un vote sur une résolution qui a dit clairement qu'il y avait une majorité à l'Assemblée nationale très nette pour abroger la réforme d'Élisabeth Born. Bien maintenant que le Premier ministre qui est à la tête d'un parti qui s'appelle, je crois, le mouvement démocrate se comporte en démocrate et pas en autoritariste de bas étage uniquement pour préserver les intérêts des plus riches et son accord avec le MEDF. Si s'il y a un accordable, est-ce que vous souhaitez que cet accord soit discuter à l'Assemblée nationale euh avant l'été ou alors comme le l'a dit le premier ministre, ça pourrait être repoussé avec le PNFS ?

Alors, il faudrait pas que euh la question majeure euh de la la manière dont nos les syndicats et euh et les patrons travaillent ensemble, ce soit passé par un petit bout du PLFSS quand il y aura énormément de sujets. Donc en fait, quand on respecte la démocratie syndicale aussi, on en respecte les temps et l'importance. Donc je crois que ce serait un mauvais usage si ça doit venir avant l'été que on doit si j'ai une semaine de plus nous y sommes tout à fait prêts mais la réalité encore une fois comme le disait Benjamin c'est que motion de censure ou pas motion de censure nous nous saisirons de tous les outils pour faire abroger cette réforme des retraites.

Il y a les communistes qui toquent à la porte. Donc je C'est pas un message Non.