Attentats à la bombe : Emmanuel Macron sain et sauf, sa visite se poursuit (Elysée) • FRANCE 24
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Il est 10h12 ici à Paris, 11h59 à Damas. Si vous nous rejoignez sur France 24, je vous rappelle cette information que nous développons en plateau et depuis Damas, deux bombes qui ont explosé ce matin aux abords de l'hôtel Four Seasons où le président Macron a passé la nuit à l'occasion de sa visite en Syrie, la première visite d'un président français en Syrie depuis 17 ans. Le chef de l'État est sain et sauf et sa visite se poursuit, a précisé l'Élysée il y a quelques instants.
L'une de ces bombes était placée vraisemblablement dans une benne à ordures, l'autre dans un véhicule à proximité donc de cet hôtel que le président français avait déjà quitté au moment des explosions pour se rendre au palais présidentiel où il s'est entretenu avec le président Al-Assad et où doit se tenir un forum économique.
Image en direct de Damas, vous découvrez le président français sain et sauf donc comme le disait l'Élysée à l'instant, confirmation par l'image qui est accueilli par le président Al-Assad au palais présidentiel pour cette cérémonie à venir de signature de contrat comme le rappelait Christophe dans 7/7 à l'instant, cette visite française est avant tout axée sur des questions économiques et d'investissement dans cette Syrie qui sort de de 50 ans de dictature et où tout est à reconstruire. Voilà Antoine pour ceux qui pouvaient s'inquiéter de de du président français, confirmation par l'image que tout va bien. Oui, ce sont des images en direct vous disiez. Je pense que c'est légèrement diffusé.
C'est ce qu'on me dit mais à confirmer peut-être. C'est du direct, c'est du direct. Si c'est si c'est en direct, ça veut dire qu'ils étaient pas ensemble et [raclement de gorge] donc il était soit sur la route, soit encore à l'hôtel Four Seasons au moment où où ça s'est passé mais encore une fois, faudra confirmer tout ça mais en tout cas voilà, ça montre aussi je repense à Donald Trump qui n'y a pas si longtemps nous disait qu'il faudrait que ce soit Al-Assad qui s'occupe du Hezbollah au Liban puisque les Israéliens en sont incapables. Cet événement nous montre mais que les Syriens ont pour l'instant quand même d'autres chats à fouetter et nous le rappelle si tenté qu'il y en ait besoin.
Manifestement, le président américain en avait besoin, il y a encore de nombreux obstacles à avoir la paix en Syrie. C'est un pays compliqué, il faut rappeler que quand il a pris le pouvoir en décembre 2004 comme l'a rappelé Axel, il y avait 90 % de la population qui vivait sous le seuil de seuil de pauvreté, énormément d'infrastructures qui étaient complètement mises à mal voire voire détruites. C'est justement cadre de ce voyage, la France est censée s'investir pour et bien aider les les Syriens sur un certain nombre d'infrastructures, dans le tourisme, dans l'agriculture, dans l'industrie et cetera. Mais il y a un peu tout à refaire.
Alors ça montre aussi peut-être, si c'est au moment de la première visite d'un chef d'État occidental qui vient comme l'a rappelé Christophe avancer sur les aspects économiques, bien qu'il y ait des intérêts économiques qui sont peut-être contrariés. Donc il faut voir qui peut avoir intérêt à ce qu'il y ait ça s'il s'agit bien d'un attentat et tout ça encore une fois reste à être confirmé. Donc il faut rester extrêmement prudent avec Emmanuel Macron qui nous refait le coup des lunettes de soleil finalement.
Vous voyez là, il y a Effectivement, qui depuis hier soir est à Damas avec ses lunettes de soleil qui avait fait tellement parler de lui récemment en voyant ces images dont on qu'on nous présente comme étant du direct je vous confirme qu'elles sont légèrement différées. Voilà.
Merci beaucoup Christophe dans cette mais on va faire confiance à la coordination image de France 24 pour pour en en vous sur sur les images, en voyant Al-Assad Axel Maye, on peut quand même se dire que la séquence est quand même compliquée pour le président syrien donc qui reçoit un président et pas n'importe lequel, un président français à Damas, deux explosions même si bien sûr le président français est sain et sauf et c'est c'est ce qui compte ainsi que la délégation française, séquence compliquée quand même. Oui, surtout qu'on ne sait pas s'il y a eu des blessés parmi les les civils ou des ou des morts. Le quartier a indique les dépêches d'agences qui ont des correspondants sur place.
Tout le quartier où a eu lieu où ont eu lieu ces explosions est pour l'instant bouclé. Il y a la cette reconstruction d'un pays ravagé par plus de 13 ans de guerre estimée à plus de 200 milliards, je crois, de dollars selon la Banque mondiale et évidemment quand vous êtes le président syrien, si vous voulez reconstruire, il faut montrer aux entreprises que le pays est devenu calme.
On le voit, ce n'est pas le cas, mais moi ça ça me rappelle heureusement il ne s'était rien passé à l'époque, mais c'était en 2021 de mémoire lorsque Emmanuel Macron s'était rendu à Mossoul, l'ancienne capitale de l'État islamique en en Irak là aussi pour parler de reconstruction, pour parler de lutte contre le terrorisme.
Tout s'était très correctement passé, mais il y avait forcément aussi des petites inquiétudes et si je vous parle de l'État islamique, c'est qu'on sait qu'il y a aujourd'hui de la part de l'État islamique des des cellules dormantes qui sont en train d'être réactivées parce que le la tournure politique qui est en train de donner à la Syrie le président Armel Al Chareh ne plaît pas à l'État islamique qui récemment l'a même qualifié de dirigeant prenant l'apostasie, c'est-à-dire le reniement de la foi.
Lui, l'ancien djihadiste avec l'État islamique qui est toujours dans cette volonté d'un califat qu'elle a eu un moment en Syrie et en Irak et qui aujourd'hui est en grande partie qui a quasiment disparu, mais voilà, il y a cette volonté de l'État islamique d'exister encore et c'est Je ne dis pas que c'est l'État islamique qui est à l'origine de ces explosions, mais c'est dans ce contexte là qu'elles sont qu'elles sont survenues. Voilà, on voit sur les les images que vous découvrez à l'antenne, donc le président français Emmanuel Macron, le président syrien Armel Al Chareh. J'ai aperçu à l'instant Jean-Noël Barrot, le ministre français des Affaires étrangères.
Pour revenir sur qui peut menacer aujourd'hui la sécurité de la Syrie, Antoine Mariotti, le groupe État islamique était déjà l'ennemi d'Al-Chara quand il était chef djihadiste, il l'est toujours aujourd'hui alors qu'il est président de transition, est-ce que le principal défi sécuritaire aujourd'hui porté à ces autorités de transition, c'est précisément le groupe État ?
Oui, il y en a plusieurs même s'il y a aussi des batailles confessionnelles et on a pu le voir dans les mois qui ont suivi le retour, enfin le l'arrivée d'Ahmed Al-Chara au pouvoir, mais il faut quand même rappeler en effet qui est Ahmed Al-Chara parce qu'initialement il était quand même plutôt main dans la main avec ce qui est devenu l'État islamique, c'était même un peu leur envoyé spécial en Syrie parce que lui était en Syrie, il a été emprisonné en Irak pendant la les dans les années 2000 lorsqu'il y avait la guerre en Irak Dans la prison d'Abou Ghraib Oui, à Camp Bucca aussi je crois.
Il est il est devenu ensuite ce qui est le représentant d'Al-Qaïda en Syrie, donc ce qui s'appelait Al-Nosra qui était la branche d'Al-Qaïda en Syrie, il a prêté allégeance très officiellement à Al-Qaïda et à Ayman al-Zawahiri qui était à l'époque le le grand dirigeant d'Al-Qaïda qui avait succédé à Ben Laden et j'en parlais encore il y a [grognement] quelques mois avec un l'ancien responsable de la CIA chargé justement de la Syrie pendant le conflit syrien, il me disait il faut quand même se rappeler, Ahmed Al-Charaï c'était du hardcore Al-Qaïda, je le cite, c'est-à-dire c'était vraiment du Al-Qaïda pur et dur qui qui était dont la tête était mise à prix par les Américains, des millions de dollars, donc ils le voulaient morts ou vifs, donc c'était ça Ahmed Al-Charaï, donc il s'est aussi construit dans la violence et même s'il était initialement avec l'État islamique et ce qui était enfin ce qui est devenu l'État islamique, et ensuite ils se sont combattus fortement, lui a réussi à avoir le dessus alors que le le califat de l'État islamique a été détruit même si l'organisation elle-même n'a jamais été détruite contrairement à ce qu'a pu prétendre à un moment donné Donald Trump au pouvoir en en 2019 lorsque la dernière poche, un village qui s'appelle Barouze dans l'est de la Syrie avait été reconquis par par les forces alliées et les Kurdes au au sol les forces arabes aux Kurdes, il s'est construit là-dedans Arman Al-Chareh.
Donc quand il arrive au pouvoir, il a aussi ce défi-là parce que ce sont toujours ses ennemis et si soudainement les Occidentaux se sont mis à être son meilleur ami parce qu'ils y ont vu bien la seule chance finalement de ravoir des des une Syrie en paix parce qu'il avait réussi à renverser Bachar Al-Assad et qu'il le donnait des gages en disant voilà moi je ne suis plus Al-Qaïda, j'ai renoncé. Donc donc travaillons ensemble. Donc il beaucoup de prudence et en même temps l'envie de dire bon bah puisque vous donnez certains gages, on va on va avancer ensemble. Jean-Noël Barrot s'était déjà rendu à Damas avec d'ailleurs son homologue allemand à l'époque.
Donc il y a des des des steps des avant des des étapes progressives mais Arman Al-Chareh ne convainc pas encore tout le monde côté occidental et il a encore beaucoup d'ennemis côté djihadiste, côté syrien aussi et puis bon côté économique, on voit bien qu'il y a des intérêts divergents aussi.
Emmanuel Macron