Fabien Roussel invité du Grand RDV @Europe1 @CNEWS @LesEchos .
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 49 %Attaque 34 %Défensif 17 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:36OuverteRéponse directe
Comment expliquez-vous le retour du racisme anti-blanc en Nouvelle-Calédonie ?
- 3:30RelanceRéponse directe
Le concept de racisme anti-blanc est-il valable selon vous ?
- 5:53OuverteRéponse directe
Est-ce que c'est possible cet appel au dialogue vu le contexte ?
- 7:45RelanceRéponse partielle
Qu'est-ce qui vous dit que la mission proposée sera respectée ?
- 9:37RelanceRéponse directe
De quelle manière ces deux discours sur le peuple historique se répondent ?
- 10:50OuverteRéponse directe
Êtes-vous favorable à l'indépendance de la Nouvelle-Calédonie ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:49PrésentateurFait
« Six personnes ont été tuées depuis lundi. »
- 3:23PrésentateurFait
« Les émeutiers qui se sont emparés de la quasi-totalité des 100 000 armes sur l'île appellent à tuer du blanc. »
- 4:52PrésentateurFait
« Roch Vamitan, le président du Congrès de Nouvelle-Calédonie, le dit, le seuil de tolérance des blancs est atteint. »
- 10:17PrésentateurFait
« En 1931, à l'exposition universelle qui s'est tenue à Paris, les Canaques étaient représentés comme des cannibales dans des zoos humains. »
- 10:23PrésentateurFait
« En 1945 seulement, la France met fin au statut de l'indigénat. »
- 11:40PrésentateurChiffre
« 70% des Canaques vivent sous le seuil de pauvreté. »
- 20:20PrésentateurFait
« Le Parti communiste français l'a écrit depuis longtemps, mais c'est pas que nous. »
- 20:52PrésentateurFait
« Nous avons envoyé des navires là-bas, il y a eu des milliers de morts vis-à-vis du peuple premier, primitif, Canaques. »
- 33:56PrésentateurChiffre
« Aujourd'hui, on contrôle un conteneur sur 10 000. »
- 35:18PrésentateurChiffre
« 55% des jeunes délinquants mineurs viennent de l'Aide sociale à l'enfance. »
- 44:18PrésentateurFait
« Avec moins de 5% des voix, c'est zéro. »
- 44:23PrésentateurChiffre
« On atteindra les 5, ça fait tout de suite 5 à 6 députés. »
- 46:12PrésentateurChiffre
« Il a voté 80-90% des mêmes textes que le parti de M. Macron. »
- 50:41PrésentateurFait
« Sur la retraite à 64 ans que nous a infligé M. Macron. »
- 53:26PrésentateurFait
« Je représente la gauche républicaine universaliste et souverainiste. »
- 53:50PrésentateurFait
« Avec le gouvernement de M. Macron, on a un orchestre de pipo de Pinocchio. »
Temps de parole
- Présentateur82 %
- ?9 %
- Locuteur 54 %
- Locuteur 83 %
≈ 37,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonjour, bienvenue à tous au Grand Rendez-vous Europe 1, CNews, les échos. Bonjour Fabien Roussel. Bonjour M. Devineau, bonjour à toutes et à tous. Député du Nord, secrétaire national du PCF, le Parti communiste français. C'est votre Grand Rendez-vous ce dimanche, à trois semaines d'élections européennes.
Et
alors que le débat devrait justement se concentrer sur l'Europe, ce scrutin se nationalise de plus en plus, au vu de la situation très inquiétante en France et notamment en Nouvelle-Calédonie, avec six morts à date, l'antisémitisme aussi encore en cette fin de semaine avec la profanation par incendie d'une synagogue et le pouvoir d'achat, bien sûr, malgré une baisse de l'inflation. Pour vous interroger sur tous ces sujets, je suis entouré de Stéphane Dupont, du journal Les Échos, bonjour Stéphane. Bonjour. Et de Mathieu Bocoté, bonjour Mathieu. Bonjour.
Ce dimanche matin en Nouvelle-Calédonie, 600 gendarmes, Fabien Roussel, dont une centaine du GIGN pour rétablir l'ordre, notamment entre Nouméa et l'aéroport international où sont bloquées 3200 personnes. Six personnes ont été tuées depuis lundi. Ce n
'est
plus un phénomène isolé. Les témoignages sont de plus en plus nombreux. Les émeutiers qui se sont emparés de la quasi-totalité des 100 000 armes sur l'île appellent à tuer du blanc. Ce concept de racisme anti-blanc, il avait disparu pratiquement depuis la présidentielle 2022. C'est aujourd'hui une réalité. Comment est-ce que vous l'expliquez
? D
'abord, la situation est extrêmement grave.
Il
y a six morts aujourd'hui parmi les habitants, parmi les forces de l'ordre. Je voudrais naturellement m'incliner devant ces victimes, exprimer toute mon amitié aux familles. C'est dur. Et ça n'aurait jamais dû arriver. Jamais.
Bien
sûr, comme toutes les forces politiques sur place, comme ici à l'Assemblée nationale, nous appelons au calme.
Il
faut... Pas toutes les forces politiques.
Nous
appelons
toutes
les forces politiques locales
en
Nouvelle-Calédonie. Appel au calme. Elles ont d'ailleurs publié un communiqué disant cela et appelant à renouer le dialogue. Et à l'Assemblée nationale, j'ai entendu personne appeler à l'émote. Moi, je n
'ai
pas entendu Jean-Luc Mélenchon appeler au calme. En tout cas, nous le disons, je le redis ici, il faut pouvoir retrouver le calme. Bientôt, il va y avoir des problèmes d'approvisionnement, de nourriture. C'est-à-dire, c'est une situation qui devient extrêmement grave, préoccupante et surtout, plus de victimes, plus de
blessés. Qu'est
-ce que
vous...
Nous avions dit, nous, il y a quelques mois, ça fait plusieurs mois que nous interpellons le président de la République, le gouvernement, sur les risques de dégradation du climat, le risque de...
Le retour de la
violence.
Le
gouvernement porte une lourde responsabilité dans la situation qui est celle que nous connaissons aujourd'hui. Et c'est à lui de trouver les voies pour renouer ce dialogue et revenir au calme qui a présidé quand même la Nouvelle-Calédonie depuis plus
30 ans.
Donc, il porte une responsabilité aussi sur le racisme anti-blanc, les gens qui veulent tuer du blanc. Roch Vamitan, le président du Congrès de Nouvelle-Calédonie, le dit, le seuil de tolérance des blancs est atteint. Qu
'est
-ce que vous lui répondez
? Eh
bien, j'ose croire, je pense, nous avons des contacts aussi avec les forces calédoniennes sur place, je parle de mon groupe et de mon parti, que, c'est ce que l'on nous dit,
c
'est que ces propos
sont
minoritaires en Nouvelle-Calédonie, sur le caillou.
Ces
propos sont minoritaires. Minoritaires, mais néanmoins. Minoritaires, parce que l'ensemble des forces, y compris les forces indépendantistes, Kanak, appellent au calme.
Et le
retour du processus
qui,
depuis 1988, crée les conditions d'un dialogue,
d
'une vie ensemble, avec l'ensemble des communautés existantes,
est
dans un esprit de respect mutuel.
Visiblement pas, quand les référendums sont d'œil coté. Alors, on peut parler
de minorités qui ont des propos inacceptables,
je
le dis, des propos inacceptables.
Mais qui relèvent du
racisme
anti
-blanc, c'est un concept valable, selon vous ? Mais bien sûr que non, mais enfin, toute forme de racisme, quel qu'il soit, est inacceptable. Mais vous savez qu
'une
partie de la gauche conteste l'existence du racisme anti-blanc. Non,
non,
des propos comme ceux-là, qui existent, le
président du Congrès
de Nouvelle-Calédonie, il existe, sont inacceptables. Vous dites que c'est très minoritaire, ces propos.
Mais je considère,
oui, parce que ce ne sont pas les propos, ce ne sont pas les expressions qu'ont les responsables politiques. Parce que toutes les forces calédoniennes vous dites appel au calme, mais aujourd'hui, même les leaders indépendantistes sont plus écoutés par les émotions. Ils appellent au calme et ils sont débordés. Mais je vous avouerai que les loyalistes appellent aussi au calme. Et on voit des milices armées de caldoches qui tirent sur les canaques qui sont sur les ronds-points. Et donc, des deux côtés, c'est le débordement. Des deux côtés, c'est la haine qui, aujourd'hui, a pris le dessus. Alors que depuis 30 ans, il y avait une voie de dialogue et d'apaisement.
Et donc, l'enjeu, l'enjeu le plus important, c'est de faire revenir la politique au sens noble du terme. C'est-à-dire l'esprit
du dialogue et de la... Est-ce que c'est possible, M.
Roussel, vu le contexte, est-ce que c'est possible cet appel au dialogue
?
Oui,
mais enfin,
si on dit que ce n
'est
pas possible, aujourd'hui, on baisse les bras, puis on les laisse se déchirer. Donc,
l
'enjeu,
c
'est quand même de renouer un dialogue, retrouver un processus de construction d'une communauté collective autour d'un destin commun. C'est ce qu'ils appellent tous. Ce n'est pas... Il faut sortir des caricatures blancs-noirs, et comme s'ils étaient aujourd'hui...
Vous avez l
'impression qu'il y
a
une envie de vivre ensemble en Nouvelle-Calédonie ? Mais c'est ce que Jacques Lafleur et Jean-Marie Djibaou,
quand
ils ont décidé
de se
sceller
la main
et de construire la paix des braves,
ils
ont décidé ensemble, par ces accords qui ont été signés en 88, permettre au peuple d'origine de constituer une communauté humaine, un destin commun avec toutes celles et ceux qui y vivent. Vous entendez bien ?
Mais je vais regarder la situation aujourd'hui. C'est-à-dire
qu'aujourd'hui, il faut trouver
la
voie de la réconciliation. Mais comment ?
La voie
de
la réconciliation.
On va y venir. Comment on y va ? Mais il
y
a eu une réunion à Matignon. Permettez-moi, M. Bocoté. Il y a eu une réunion à Matignon,
il
y a deux jours, à laquelle nous avons participé,
et
quasiment toutes les forces politiques. Y compris à LFI ? Quasiment. Alors, je vais vous dire, pour que ce soit clair pour l'émission, moi, je ne
vais
pas parler des autres, je vais parler de nous. Vous parlez de toutes les forces politiques ? Quand j'entends Jean-Luc Mélenchon parler de néocolonialisme, et qu'il dit qu'il n'appelle pas au calme... Quasiment l'ensemble des forces politiques appellent à l'envoi d'une mission sur place pour créer les conditions de renouer ce dialogue. Une mission dont la composition sera acceptée et validée par l'ensemble des forces politiques locales, calédoniennes, pour qu'elles soient respectées, comme l'avait fait d'ailleurs Michel Rocard en son temps, en 1988. Mais c'était d
'autres temps.
Qu'est-ce qui vous dit que ça va être respecté, Fabien Roussel ? Les temps ont changé.
Regardez ce qui se passe aujourd'hui sur Lille. Ce qu'ils ont réussi à
faire en 1988, après plus de 20 morts chez
les
Canaques, 19 Canaques tués, c'était la prise d'otages à Ouvéa, c'était terrible. C'était terrible en pleine campagne présidentielle.
À
l'issue de ce drame qu'a meurtri dans leur chair les habitants de la Nouvelle-Calédonie, ils ont réussi à faire
la paix des braves
et à dire, nous allons construire un destin commun.
Vous pouvez vous
appeler à l'envoi d'un émissaire ? Non, d'une mission composée d'hommes et de femmes reconnues, acceptées par les forces politiques loyalistes et indépendantistes et qu'ils réécrivent les voies de la réconciliation avec un calendrier accepté par chacun. Ils ont su le faire il y a plus de 30 ans. Il y a eu 4 présidents de la République depuis, M. Mitterrand, M. Chirac, M. Sarkozy, M. Hollande, qui ont respecté le processus qui avait été écrit ensemble sur place. Aujourd'hui, tout a volé en l'air. M. Macron y est allé, mais violemment. Il a mis un coup de pied dans ce qui avait été écrit sur une position
d'équilibre fragile.
Il ne fallait pas, nous lui avons dit, je lui ai écrit au président de la République, que je lui ai dit vis-à-vis qu'il ne fallait pas maintenir ce référendum en plein Covid.
Celui-là, le troisième, c'est ça qui a été
boycotté.
André
Chassin, qui est un nouveau député, qui a eu une formule forte à l'Assemblée disant qu'il ne faut pas mettre en minorité les Canaques sur leur terre historique. Vous avez entendu cette formule
?
Je l'avais en parallèle avec une formule de Marion Maréchal qui dit qu'en France, il ne faut pas que le peuple historique français soit mis en minorité chez lui. De quelle manière ces deux
discours se
répondent ? Ça n'a rien à voir. J
'essaie de
comprendre, parce que vous
avez noté cette semaine, cette compagnie,
c'est pour qu'elle était présente.
Je ne veux, j'ai entendu, et je la trouve vraiment scandaleuse, ça n'a rien à voir. Laquelle des deux scandaleuses ? C'est faire le parallèle avec un grand remplacement en France, ça n'a rien à voir. Nous sommes en Nouvelle-Calédonie, en océan Pacifique, là-bas, loin de chez nous, dans une terre qui a été colonisée par la France en 1850. La France est arrivée là-bas. Je rappelle qu'en 1931, à l'exposition universelle qui s'est tenue à Paris, les Canaques étaient représentés comme des cannibales dans des zoos humains. Mais de la pire des manières, en 1945 seulement, la France met fin au statut de l'indigénat.
Et c'est seulement en 1957, c'est nous, notre génération en 1957, que les Canaques ont le droit de vote, qu'ils accèdent à la citoyenneté. Donc imaginez que ce processus,
ce
processus de vie ensemble, de construction d'une communauté commune,
il
est récent, il est frais et il est fragile. Les Canaques sont attachés à leur terre et on les comprend bien. Soyez-vous favorables à l'indépendance de la Nouvelle-Calédonie ? Mais c'est aux Canaques de construire les Canaques. Donc
ils veulent l'indépendance de la Nouvelle-Calédonie
du Congrès électorale central si les Canaques sont mis en milieu de
la Nouvelle-Calédonie. Mais bien sûr, mais
quand je vous raconte l'histoire du droit de vote des Canaques qui n'y ont accédé qu'en 1957 parce qu'ils étaient considérés comme des indigènes avant. Vous voyez bien que la question du droit de vote et de l'accès à la citoyenneté est au cœur de leur existence. Et donc aujourd'hui, il faut respecter ça. Et quand j'ai vu d'ailleurs, je me suis replongé dans l'histoire, la mission qu'a envoyée Michel Rocard à l'époque, c'était même pas des responsables politiques. Il y avait deux préfets, il y avait un représentant de l'église catholique, Fabien Roussel, un franc-maçon, et ils sont allés là-bas pour écouter une terre qui est très religieuse. Et ils sont allés là-bas écouter.
On va marquer une pause et vous nous direz juste après la pause ce qu'il faut faire donc et quelle
route il
faut suivre. A tout de suite sur le grand rendez-vous d'Europe 1 et de 7 News.
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Retour sur le plateau du grand rendez-vous d'Europe 1 CNews en partenariat avec Les Echos. Nous sommes avec Fabien Roussel qui venait de nous faire l'historique politique de la nouvelle Calédonie. Et on était resté, Mathieu Bocoté, à la question de l'indépendance ou pas.
Oui, mais justement, la question, vous dites, c'est au Calais, au Nouveau Calédonien, je dis-je de trancher. Mais la question doit se poser à nouveau ? Un nouveau référendum sur l'indépendance est nécessaire
?
D'abord, je vais vous donner mon avis à moi, celui de ma formation politique. Le parti communiste français s'est toujours battu auprès des peuples qui se battaient pour retrouver leur indépendance. Donc, pour la décolonisation, notamment en Algérie, nous avons toujours été de ces combats pour la paix et pour la liberté des peuples. Je me bats aussi pour la justice sociale en France. Et de la même manière, je soutiens ceux qui l'exigent là-bas en Nouvelle-Calédonie, où les inégalités sociales sont extrêmement fortes. Concernant l'indépendance,
je
voudrais d'abord dire que c'est aux habitants de la Nouvelle-Calédonie de décider de ce processus qui doit les conduire à vivre ensemble. Et je reviens sur cet accord de 88 qui ne tient qu'en une page. Mais la question n'est pas close pour
vous.
Oui,
mais
non. Mais parce que c'est écrit dans ce document, qu'il faut
respecter, c'est
construire un destin commun avec toutes celles et ceux qui y vivent aujourd'hui. C'est-à-dire des Canaques, des Canaques le peuple premier, des Vietnamiens, des Européens, des Français et
des
Métissés qui vivent ensemble. Donc, ils doivent ensemble écrire ce destin commun.
Donc, un quatrième
référendum.
Moi, je dis... L'indépendance, donc un quatrième référendum.
Dans notre histoire, je vous le
dis,
pour vous répondre très précisément, que ce soit en Nouvelle-Calédonie ou en Polynésie, je suis moi pour que ces peuples prennent leur destin en main et s'engagent dans un processus de décolonisation. Qui aboutirait à l'indépendance. Qui doit aboutir à une forme d'indépendance qui est la leur, avec une coopération, des liens étroits avec la République française, puisque c'est notre histoire. Une forme de commune loi pour la française. Et donc, nous pouvons construire. Et d'ailleurs, quand j'en parle avec mes collègues polynésiens, ils se battent pour leur indépendance, mais sans se couper de la France.
C'est-à-dire en ayant une coopération avec la République française, dans des matières telles que la défense, la recherche. On a besoin de
travailler
ensemble. Et donc, nous pouvons construire de tels liens
avec la Nouvelle-Calédonie comme
la Polynésie, et respecter
ces peuples et tous ceux qui vivent.
Si je peux me permettre, vous me corrigerez. Les canacs, qui représentent moins de la moitié du corps électoral aujourd'hui, sont majoritairement pour l'indépendance. Ce qui n'est pas le cas des populations issues du Pacifique plus largement, et des caldoches,
des
Blancs. Donc, si vous parlez du peuple d'origine, le peuple d'origine a fait le choix de l'indépendance, et les autres populations n'y sont pas favorables. Comment créez-vous une communauté de destin à travers cela
? – Mais, là, je me permettrais de dire tout simplement que c'est à eux de le décider
et de le
décider.
– Par trois fois, oui. – Par trois
fois. – Non mais, par trois fois, par deux fois, oui.
–
Oui. – Sans aucune contestation. Mais le troisième référendum, qui a fait l'objet de plus de 54%, 55% d'abstention. –
Ou de
boycott, ça dépend comment… – Il était boycotté par les forces indépendantistes, parce qu'il n'a pas été tenu dans des bonnes conditions.
– Mais si on en
fait un quatrième, ils vont le boycotter aussi ? – Mais pas forcément, c'est pour ça. Pourquoi
ne
pas faire confiance à celles et ceux qui ont su écrire l'histoire, il y a 30 ans, et ces 30 dernières années ? Ils ont quand même réussi cet équilibre
-là. – À quelle
échéance il faut organiser ce qu'il devrait faire ? – C'est une idée aussi de Marine Le Pen, un quatrième référendum.
Vous êtes d'accord avec
elle ?
–
Mais si c'est ce qu'il décide, faisons-le. Moi, je pense que c'est suffisamment compliqué pour que ce ne soit pas nous, ici depuis Paris, de leur dire ce qu'il faut faire. Et c'est pour ça que l'envoi d'une mission plurielle, pluraliste, respectueuse de tout le monde et admise par tous est essentiel. Il faut renouer avec ce qu'avait fait Christian Blanc à l'époque. Nous avons su le faire. Il faut respecter l'impartialité de l'État. L
'État doit rester impartial.
–
Alors, j
'adore l'expression utilisée par les Canaques qui nous disent « Vous avez la montre, nous avons le temps ». Parce que ça fait des décennies qu'ils se battent, eux, pour retrouver leur indépendance depuis qu'ils
ont été décédés, que les autres n'ont pas le droit de vote réduit à l'indigénat. Et donc, ils disent «
Les Canaques votent pour l'indépendance, mais pas l'ensemble des populations de la Nouvelle-Calédonie. Donc, comment respecter les droits de détermination du peuple d'origine ? »
–
Les forces indépendantistes, aujourd'hui, avaient écrit que si les trois référendums disent non à l'indépendance, nous trouverons ensemble les voix du dégel du corps électoral. Ils ne sont pas contre le dégel. Ils ont dit qu
'il
faut que ça s'inscrive dans un... – C'est écrit non au dégel partout sur
toutes les banderoles de l'île aujourd'hui. – Ce sont
les représentants, les partis indépendantistes,
pas les gens qui sont dans la
rue aujourd'hui.
– Essayez d
'écouter précisément ce qui se dit, et avec des nuances, parce que tout n'est pas noir et blanc. Voilà. C'est beaucoup plus nuancé que ça. Et donc, bien sûr que la question du dégel électoral est inscrite à l'ordre du jour de toutes les forces, y compris indépendantistes. Ce qu'il dit, c'est pas maintenant, pas de cette manière-là. Et c'est ça qui suscite la colère, et une colère qui explose sur un fond d'inégalité sociale, de crise avec le nickel, qui est énorme. Il faut entendre que 70% des canaques vivent sous le seuil de pauvreté aussi. Et qu'aujourd'hui, il
y a une explosion
sociale. – C'est un peuple colonisé selon vous ?
–
Bien sûr, oui.
– Encore aujourd'hui ? – Encore aujourd'hui.
–
Vous
n'aimez pas la référence, vous partagez ce diagnostic avec Jean-Luc Mélenchon. C
'est une situation
coloniale. – Le Parti communiste français l'a écrit depuis longtemps, mais c'est pas que nous. Vous pouvez ouvrir une fiche Wikipédia
qui a écrit aussi. – Je suis
désolé, mais enfin quand même. Nous avons envoyé des navires là-bas, il y a eu des milliers de morts vis-à-vis du peuple premier, primitif, canaques, que nous avons réduits à l'indigénat, que nous avons exposés dans des eaux vivants à Paris, en Europe, en les faisant passer pour des cannibales. Ils n
'ont
eu le droit de vote qu'en 1957.
– Non mais d'accord, mais aujourd'hui, en 2024, est-ce que les blancs qui
vivent sur l'île sont des colonisateurs ?
–
Non, ceux qui vivent sur l'île aujourd'hui
veulent
pouvoir y vivre tous et ensemble.
– Et les émeutiers ne veulent pas, monsieur Roussel,
les émeutiers, ils leur disent les blancs foutaient le camp. –
Oui,
mais aujourd'hui, il y a des émeutes, elles sont graves parce qu'elles provoquent des morts, il ne doit plus y en avoir, nous avions nous alerté sur le fait que le pire pouvait arriver, et le pire est arrivé, je redis que le gouvernement porte une grave responsabilité parce que nous l'avions alerté, et aujourd'hui, même le gouvernement, aujourd'hui, ça lui échappe, ça lui échappe ce qui est en train de se passer. – On peut dire les canaques, ça leur échappe, les loyalistes, ça leur échappe,
mais le gouvernement, c'est le premier à qui ça échappe quand même. – Le
gouvernement
a
raison d'envoyer les forces de l'ordre pour rétablir l'ordre ? – La
première
chose que le gouvernement aurait dû faire, et c'est ce que j'ai demandé, c'est ce que nous avons demandé, c'est que le gouvernement dise, papapap, ok, on a compris que nous allions peut-être un peu trop vite, et donc on lève le pied, on ne convoque pas le Congrès d'ici fin juin, tant qu
'il n'y a pas… – On reporte, on reporte le dégel. – Oui, et d'ailleurs… – C'est votre
réponse politique, mais la réponse des forces de l'ordre… – La réponse, elle est d'abord politique, elle ne doit pas être…
– En ce moment, ce n'est pas d'abord une
réponse
de sécurité que le gouvernement dit, c'est le…
–
Mais bien sûr que si,
mais bien sûr, aujourd'hui, je ne cautionnerai jamais l'attaque de supermarchés, des incendies, etc. –
Et
bien sûr qu'il faut des forces de l'ordre pour protéger les espaces de vie, les endroits où on peut acheter de quoi se nourrir, oui, permettre l'acheminement de la nourriture, oui, il
faut le faire, mais ce que je veux dire, c'est que la
réponse, elle doit d'abord être politique. Or, aujourd'hui, quel message envoie le gouvernement ? – Monsieur Darmanin, l'effort
de l'ordre, l'état d'urgence, vous parlez
d'indépendance. –
Et
ce ne c'est pas comme ça qu'on va calmer la situation, au contraire, on jette de l'huile sur le feu. – Vous parlez d'indépendance, qu
'est
-ce que vous dites quand on voit la Chine qui regarde, on le sait de très près, les intérêts calédoniens, on est dans une zone extrêmement stratégique qui est l'Indo-Pacifique, vous avez entendu aussi l'Azerbaïdjan qui, comment dirais-je, qui phagocyte d'une certaine manière les émeutiers, il n
'y a
pas un danger sans protectora de la France ? Quelle est votre idée de l'indépendance ? –
Vous
avez dit, on va collaborer par la suite après l'indépendance, mais de quelle façon ? – Mais c'est bien la raison pour laquelle nous devons entretenir des liens étroits, pacifiques, fraternels, avec la communauté calédonienne qui vit, qui travaille sur
cette île. –
C
'est
une
forme de
protectora ? – Ça veut dire, mais je n'aime pas ce terme, mais en tout cas un lien qui fait qu'ensemble nous avons des coopérations et que nous partageons aussi des communautés de vue communes entre la République française et la Nouvelle-Calédonie. – Ce
n
'est pas une vision un peu naïve des choses ? – Écoutez, moi, être naïf comme Jean-Marie Djibaou et Jacques Lafleur, je le souhaite, oui. Parce que quand même, ce qu'ils ont réussi à faire, la réconciliation
d
'un peuple, d'une communauté, ensemble, c'est quelque chose qui est aussi grand que ce qu'a fait Nelson Mandela à la fin de l'apartheid.
Et donc,
est-ce que Nelson Mandela était naïf ? Est-ce que Jacques Lafleur était naïf ?
Est-ce que Jean-Marie
Djibaou était naïf
?
Je ne le crois pas, c'était des grands hommes et qui ont tracé le chemin pour que des communautés différentes, que tout appelle à séparer, vivent ensemble. Et aujourd'hui, je suis inquiet. – Est-ce que
vous
diriez aux Calédoniens qui prennent leur indépendance, si vous voulez, entre guillemets, vendre la Calédonie à la Chine ou à l'Azerbaïdjan, c'est votre problème, très bien, faites-le. –
Mais
ce n
'est
pas comme ça que ça se passe. Je vais vous poser, par exemple, je vais vous donner un exemple très concret. La Nouvelle-Calédonie ou la Polynésie, j'en parle avec mes collègues polynésiens, ils ont des enjeux, par exemple, de défense, comme tout peuple ou tout pays. Bien, à leur échelle, s'ils sont totalement indépendants, ils n'ont pas les moyens d'avoir leur propre armée. Et donc, on est bien d'accord que dans ce cadre-là, nous passons des accords ensemble et que la France peut assurer la défense, la protection de la Nouvelle-Calédonie,
à ce qu'elle fait
aujourd'hui, comme de la Polynésie demain, dans le cadre d'accords, dans le cadre de traités, qui fait que la France non plus ne se serve pas de ces îles comme d'endroits pour aller faire les guerres que les États-Unis veulent nous faire mener là-bas. – On marque une nouvelle pause, Fabien Roussel, et on vous retrouve juste après au Grand Tour Europe. –
J'espère qu'on va parler un
peu de pouvoir d'achat, quand même. – On y arrive.
– Merci bien. – Tout à l'heure. – Merci
bien.
– Deux euros par mois, seulement quand
vous
l'utilisez. – Ulysse, et c'est réglé.
–
L'énergie toute la journée, ou bien…
–
Non, je lui montre, là, juste…
–
Hé, laisse-le, il ne bosse pas demain.
–
Mais ouais, je ne bosse pas demain. – Ouais, ouais. Et puis, je ne
vais
pas vers ça ici.
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– Fabien
Roussel, invité du Grand Rendez-vous Europe 1 CNews. Fabien Roussel, au début de la campagne pour les européennes,
on
parlait agriculture commune, économie commune, usine de batterie. On parlait immigration aussi avec le pacte Asile-Immigration qui d'ailleurs sera examiné et voté au lendemain du 9 juin. La réalité s'est invitée, la réalité française, celle de la violence. En quelques jours, cette évasion musclée causant la mort sauvage de deux agents pénitentiaires, des mains rouges taguées sur le mémorial de la Shoah, une synagogue profanée. Le scrutin est rattrapé, il devient du coup nationalisé. Et à chaque fois, soit on n'a pas de solution, soit on propose ce que propose le gouvernement, un Beauvau, un Grenelle, le fameux se mettre autour de la table. Et vous, qu'est-ce que vous proposez
? –
Que la question de sécurité soit une question centrale, importante. Je l'ai dit pendant les élections présidentielles, j'ai voulu la porter en homme de gauche sensible à ces questions-là et au nom de toutes les familles, les personnes qui subissent l'insécurité au quotidien, qui vivent mal. Il faut s'occuper d'eux. Et la gauche a une parole forte à porter là-dessus. D'abord parce que la gauche a mis en place la police de proximité. J'étais content de voir Pierre Jox, ancien ministre de l'Intérieur, qui était à notre meeting à Paris d'ailleurs. Et la gauche avait aussi développé des services publics dans tous nos quartiers, une politique de logement social qui faisait qu'on vivait ensemble.
Aujourd'hui,
oui,
vous avez raison, je suis extrêmement inquiet. J'ai d'ailleurs publié une tribune dans Libération qui en parle, des croix gammées qui fleurissent sur les monuments aux morts, des manifestations de nazis.
On
est au 80e anniversaire de la libération de Paris, de la victoire contre le nazisme. Et ils défilent dans Paris, comme les chemises noires. Comment vous l'expliquez cette montée
?
Et une violence, en même temps, je ne
sais
pas si on peut faire le lien. Mais bien sûr, les actes antisémites, qui prennent des proportions insupportables
dans notre pays.
Et comment vous l
'expliquez cette montée de l
'antisémitisme en France aujourd'hui ? Il y a un climat de haine, de détestation, qui envahit chaque débat politique. Mais pourquoi les juifs ? Mais il y a une histoire française de l'antisémitisme, malheureusement. Et c'est pour ça que c'est grave. Chaque acte antisémite doit être condamné avec force, parce que nous avons une histoire française de Dreyfus à la collaboration et de Pétain. Nous
avons participé, la France
a participé à la Shoah. La France
a
fait des rafs. La France
a... Mais l'antisémitisme d'aujourd'hui n'est pas le même. Mais non, bien sûr
qu'il n
'est
pas le même. Quoique, quand vous avez lu, j'ai lu dans un article, la parole qui a été donnée à des enfants, des jeunes, des citoyens français qui subissent l'antisémitisme, des juifs de nos compatriotes qui subissent l'antisémitisme. Et un jeune homme qui disait, dans le métro, on m'a fait un salut nazi. Donc, quand même, c'est là. Et c'est d'une violence insupportable.
Je le dis... La synagogue
qui a été incendiée, vous notez qu'elle n
'a
pas été incendiée par militants d'extrême droite.
Nos concitoyens... Vous le notez, oui. Oui, je le note. Mais bien sûr que je le note.
C
'est l'algebra
du sous-occuper. Nos concitoyens,
nos compatriotes juifs doivent se sentir en sécurité dans notre pays et ne jamais subir de discrimination parce qu'ils sont juifs. Voilà. C'est quelque chose que l'on doit véritablement bannir. Mais s'il n'y avait... Il y a l'antisémitisme, il y a le racisme, Il y a ces croix gammées, ce retour aussi. Je ne
vais
pas dire que, mais aussi. Et puis cette violence avec ces gangs, ces narcotrafiquants qui, pour libérer un déleur, ils tuent d'abord. Ils tuent. Ils tuent d'abord. Sans sommation.
Sans sommation. Non, ça veut
dire que c'est une manière de faire qui n'était pas celle des malfaiteurs d'avant qui avaient peut-être un petit peu plus de...
Il n'y a pas ça que vous
avez de la sympathie pour les malfaiteurs d'avant. Non,
ce
n
'est
pas ça. Je vais vous dire pourquoi. C'est parce que je suis allé voir les agents pénitenciers de la prison de Valenciennes pour leur porter soutien. Et
ils
m'ont d'abord dit ça. Ils m'ont dit, quand Red One Faïd s'est évadé et qu'il avait pris plusieurs des nôtres, il avait dit, vous inquiétez pas, ça va bien se passer, je ne
vais
pas vous tuer, etc. Je ne cautionne pas
ce
grand banditisme en aucune manière. Mais ce qu'ils m'ont dit, je rapporte leurs paroles, c'est qu'avant, il y avait une sorte de code d'honneur qui faisait que ça ne
se
passait pas de cette manière-là. Et ils me disent,
aujourd'hui... Le grand
banditisme, c'était mieux avant ? Non, mais non, je rapporte leurs paroles, M. Baudcote, s
'il vous plaît.
Ce qu
'ils
me disent, c'est qu'aujourd'hui, les gars, ils tirent d'abord, ils tuent d'abord. Fabien Roussel. Et donc, c'est plus pareil. D'ailleurs, c'est pour ça qu'ils réclament des moyens de protection. Ils n'ont que des six-hours, des pistolets pour se défendre. Ils réclament des armes automatiques. Ils réclament des véhicules blindés. Ils réclament beaucoup plus de considération et de respect. Parce
qu'aujourd'hui, cette
profession, elle souffre, tout simplement. Est-ce que vous considérez qu'aujourd'hui, la situation sur le plan de la lutte contre la drogue est hors de contrôle ? Parce qu'il
y a
un rapport du Sénat qui a été publié en début de semaine qui dit que la politique, c'est un échec complet en matière et que la situation est devenue dramatique. La situation est devenue dramatique, grave, extrêmement grave. Parce que dans ces quartiers... Qu'est-ce qu'on fait alors ? On ne fait pas qu'un grenelle, on agit. On agit depuis le temps que... Ça veut dire quoi
? Parce qu'aujourd
'hui, on sait d'où vient la drogue, par où elle rentre, par nos ports, nos aéroports, mais par nos ports. Aujourd'hui, on contrôle un conteneur sur 10 000.
Il
y
a
de la corruption, c
'est ce que dit le sénateur qui présidait cette commission. Un conteneur sur
10 000. Les douaniers réclament, les dockers réclament depuis des années à ce qu'il y ait des portiques, à ce qu'il y ait beaucoup plus de moyens humains sur place, à
ce qu
'il y ait beaucoup de moyens d'enquête. Et puis moi, je mets un coup de projecteur, excusez-moi, mais sur les banques, parce que le blanchiment de l'argent, ça ne
se
passe pas à la machine à laver, le blanchiment de l'argent,
ça
se passe dans les banques, et donc il y a des sommes d'argent liquide. Vous visez une banque en particulier ? Non, pas une banque en particulière, mais je dis qu'il y a un office central qui s'occupe de ça, il y a besoin certainement de beaucoup plus de moyens pour faire en sorte que les trafiquants soient aussi attaqués à la source et qu'on
leur pique
leur argent. Les paradis fiscaux, les paradis fiscaux aujourd'hui, qui existent encore, alors que moi, je mène ce combat contre l'existence de ces paradis fiscaux, il faudrait les déradiquer, il ne devrait plus y avoir aucun commerce avec les paradis fiscaux. Aujourd'hui, ils existent encore, il y a des relations internationales avec ces pays, alors qu
'on
sait que c
'est
là-dedans que l'argent sale, de la drogue, de la prostitution, de la mafia, il
est
planqué. Sur la délinquance, au sens général, Valérie Ayet, qui était à votre place la semaine dernière, disait qu'il n'y avait pas de lien entre la délinquance et l'immigration. Et vous, vous en pensez quoi
?
Je vais prendre un exemple, celui de la délinquance des mineurs, des enfants, puisqu'on en a parlé ces dernières semaines, et puis il y
a
eu là aussi des drames terribles. 55% des jeunes délinquants mineurs viennent de l'Aide sociale à l'enfance.
Et
donc ce sont des enfants mineurs qui ont été placés et pour lesquels, je le dis, l'État ne met pas les moyens et il les abandonne. L'État a complètement abandonné le champ des enfants, des mineurs qui sont mis, qui sont sous l'autorité de familles d'accueil ou d'établissement. Il n'y a plus assez d'éducateurs spécialisés. Il n'y a peu au sein des départements. Il n'y
en
a plus assez à la PJJ pour mettre en place l'exécution des peines de ces mineurs.
C'est une explication. Donc ce n
'est pas une question.
Mais
celui qui prend fin de la synagogue, il est sous OQTF. Est-ce que vous voyez un lien entre la délinquance et l'immigration ? Quand il est sous OQTF, oui. Oui, mais ils
ne
sont pas tous sous OQTF. Vous êtes d'accord ? Et quand je vous parle de 55% de mineurs provenant de l'ASE qui sont aujourd'hui reconnus comme des jeunes délinquants, vous voyez bien que là, il y a un sujet.
C
'est quelle est la responsabilité de l'État dans l'abandon de ces mineurs ? Et comment on fait pour que demain, justement, ces mineurs aient entièrement leur place dans la société, qu'ils aient les éducateurs en nombre ? J'ai rencontré une éducatrice. Elle avait 17 gamins à s'occuper, de l'âge de 4 ans à 17 ans. C'est comme leur maman. Ils les emmènent à l'école. Ils les emmènent chez le médecin. Ils les emmènent au sport. Ils les emmènent... Et elle a 17 mômes à s'occuper. On
ne parle pas de... Mais vous vous
rendez bien compte que ce
n'est pas possible. On ne vous parlez des mineurs, il y a aussi...
Il y a différentes explications possibles. La question sociale, il y
a
plusieurs. Cela dit, la surreprésentation, à tout le moins selon les statistiques, des personnes issues de
l
'immigration dans la délinquance, ce n'est pas un effet que vous contestez.
Je me réfère ici, par exemple, à Gérald Darmanet, au président de la République, qui avait parlé tout en disant que ce n
'est
pas existentiel. Si, je conteste. Je conteste
parce que... Vous contestez les faits ? Oui, je conteste
parce que... Oui, parce que 90% des faits de délinquance et d'actes violents sont le fait d'hommes.
D
'accord ? Oui, c'est des hommes. D
'accord. Ce n'est pas des femmes. C
'est une donnée importante ? C'est des hommes, oui, c'est des hommes.
D'accord. Non, mais des données, il y en a plein. Et donc, vous avez
raison. Et donc,
si
on enfermait les hommes et puis qu'on laissait les femmes diriger la société, je pense que ça irait beaucoup mieux dans notre pays. D'ailleurs, ici, nous ne sommes que des hommes autour de cette table, ce
qui
est
extrêmement regrettable.
Je pense que c
'est
une
question
du texte classique, simplement. Ces statistiques-là... Sont insignifiants. Pour moi, sont erronées et nous conduisent vers la mauvaise direction pour apporter des réponses justes. Elles sont erronées parce qu'elles sont fortes,
parce que nous
sommes tous citoyens dans notre pays. Et à ce titre, nous sommes tous responsables. Nous avons... Mais ceux qui ne sont pas encore citoyens. Nous avons des droits et des devoirs. Nous avons des droits et des devoirs. Et l'État doit faire respecter et ses droits et ses devoirs. Et ce que je dis, moi, c'est que l'État, aujourd'hui, en tout point, il est en train de reculer. Il recule. Il recule dans les quartiers. Il recule auprès des enfants dans les écoles. Il recule dans les prisons. Il recule partout. Vous avez utilisé
le mot important. Comment voulez
-vous qu'après, ce ne soit pas le bordel ? Vous
utilisez le mot citoyen. C'est un mot très important.
Ensuite, il y en a un
autre qu'on peut utiliser. Ce sont les étrangers. C'est formelle la distinction. On ne
parle
pas d'origine, on parle d'étrangers. La surreprésentation des étrangers, notamment dans la déléquence. Est-ce
que
vous considérez... Qu'un homme ou une femme qui vit en France depuis 30 ans, 40 ans, qui travaille, qui travaille dur, et qui a un titre de séjour, est un étranger ? Je vous retourne la question.
Vous
me permettrez ?
Non, mais
je vous le demande. Est-ce que c'est un étranger ? Sur le plan formel, oui, la question n
'est
pas là.
Donc,
vous le mettez dedans ? Non, la question... Pour moi, c'est un citoyen français. Et d'ailleurs, il devrait avoir le droit de vote. Il devrait avoir le droit de
vote. Et
on
va parler
des européennes dans un instant. Avec Fabien Roussel, au grand rendez-vous.
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Vous, Europe 1 CNews, avec notre invité, le secrétaire national du Parti communiste, Fabien Roussel, liste communiste aux européennes conduites par Léon Desfontaines, n'est crédité que de 2% dans les sondages. Deux questions. À quoi sert encore le Parti communiste français ? Et deuxièmement, est-ce que vous ne
faites
pas obstruction à un vote utile à gauche
? D
'abord, c'est une élection à un tour, à la proportionnelle, je le dis, à tous nos concitoyens, il n
'y a
pas de vote utile puisqu'il n
'y a
qu'un seul tour. Le 9 juin est un mode de scrutin qui est injuste parce que si on fait moins de 5%, on n'a pas de députés. Par contre, je le dis à tout le monde, si on fait 5%, on a tout de suite 5 députés. Ce n
'est
pas 1 ou 2 ou 3, c
'est
ou 0
ou
5.
Ce
que je souhaite,
c
'est qu'au lendemain des élections européennes, le 9 au soir, on puisse dire qu
'il
y a beaucoup plus de députés de gauche et écologistes que de députés d'extrême droite ou renaissance et que la gauche montre qu'elle est en progression. Donc pour ça, votez pour la liste conduite par Léon Desfontaines qui, en atteignant ces 5%, donc il lui en manque 2, 2,5 dans les sondages, tout de suite à 5, 6 députés pour aller siéger et renforcer le camp de la gauche à l'Assemblée Nationale.
La deuxième chose, c'est que Léon Desfontaines, et je serai avec lui sur cette liste, nous portons une liste du monde du travail, de la gauche unie, avec d'autres formations politiques, celle de Jean-Pierre Chevènement, le MRC, celle de l'engagement d'Arnaud Montebourg, mais aussi la gauche républicaine et socialiste, d'Emmanuel
Morel. Donc vous auriez pu faire une grande
famille
autour de Raphaël Glucksmann.
Mais parce que nous avons des projets différents, et puis il faut les respecter,
et
c'est justement, avec un scrutin à la proportionnelle à un tour, ça permet à chacun de
pouvoir
choisir sa liste.
Ça sert
à quoi de faire 2% des voix
? C'est ce que
vous avez fait à la présidentielle, 2% des voix. Mais ça sert,
et d'ailleurs
je le dis même à ceux qui nous écoutent, et qui ne partagent peut-être pas notre sensibilité, et bien je leur dis, mais il faudrait que notre sensibilité, elle doit exister au Parlement européen. Nous devons pouvoir exister au Parlement européen
avec moins de 5% des voix,
c'est zéro. Parce que nous portons, c'est pour ça que dès qu'on fera, on atteindra les 5, ça fait tout de suite 5 à 6 députés, parmi lesquels André Chassaigne, qui se bat pour défendre la ruralité et l'agriculture, il est en 5ème position sur la liste. Mais il y a aussi Sigrid Gérardin, professeure, enseignante en lycée professionnel, qui défend les services publics, et numéro 2 sur cette liste. Hélène Bidard, reconnue parmi toutes les
associations féminites, parce qu'elle se bat pour l'égalité femmes et hommes. C'est sympa d'avoir la planche de générique, mais... Mais non, mais c'est pour
vous dire que notre sensibilité, si elle atteint les 5%, elle enverra tout de suite 5
députés au Parlement
européen, et ça va compter pour demain. Et parmi les 5 premiers, il
y a
Emmanuel Morel, de la gauche républicaine et socialiste, député européen sortant, et qui a l'expérience sur laquelle nous comptons
pour siéger. Vous avez fait toute la
liste ? Non, j'ai fait les 5
premiers. Les 5 qui vont compter... Le premier, on n'entend
pas, là. Vous avez...
Bah, je l
'ai dit.
C'est
une erreur de casting ? Pas du tout. Donnez les 5% à la liste qu'on a dû de parler. On défontaine le premier que j'ai cité. Personne l'entend,
personne le connaît.
Bah, vous savez, j'aimerais bien qu'ils soient un peu plus entendus. Malheureusement, à cause des règles bêtes des télévisions...
Comment ça des télévisions ? C'est l'art pas. Des télévisions.
Ce sont les programmateurs qui décident de n'inviter que les 4 ou 5 premiers et pas Léon Desfontaines.
On a des règles de temps de parole, monsieur. Et je regrette qu
'il ait été squeezé de plusieurs émissions d'autres chaînes télé. Vous
dénoncez
l
'art comme ?
Non,
mais
c'est pas l'art comme, là.
D
'accord. Non, c'est pas l'art comme. C'est les chaînes de télévision ont édicté des règles et ils ont invité sur la base de telle ou telle règle les 5 premiers, les 6 premiers, etc. Bah, bon, écoutez, je discute avec eux. Donc, si vous voulez, je vous raconterai. En tout cas, c'est comme ça. Mais,
c
'est pas... Le sujet, c'est pas ça. Le
sujet, c'est Glucksmann. Pourquoi ne pas
avoir fait une alliance avec Glucksmann
?
Mais parce que Glucksmann défend une Europe fédérale, libérale. Il a voté 80-90% des mêmes textes que le parti de M. Macron. Nous ne partageons pas la même conception de l'Union européenne. Moi, je le dis clairement.
Je
suis européen. Je suis pro-européen. Je veux une Europe de la paix et de la prospérité. Vous savez que son
numéro 3
est un proche de Mélenchon. Est-ce qu'il y a un ticket possible Glucksmann-Mélenchon pour 2027 ? Qu'est-ce que vous faites ? C
'est ce que dit Valéry
Heyer. Oui,
bah,
laissez
-le
parler. Il
dit que c'est
l'arbre qui cache la nupe. D
'accord.
Moi, ce que je vous dis, c'est que la liste, ce que défend Raphaël Glucksmann, il a le droit de le défendre, mais c'est pas du tout la même conception de l'Europe que nous, nous défendons. Et avec Léon Desfontaines, nous voulons défendre, nous, l'industrie française. Produire en France. Produire en France. Nous voulons défendre aussi le pouvoir d'achat. Quand je distribue les tracts de Léon Desfontaines, je dis la liste du monde ouvrier, la liste du monde du travail qui va défendre votre pouvoir d'achat.
Les
ouvriers, votre plus pauvre. Et
je vous donne un exemple. Les gens
sur place,
ils
nous connaissent. Ils
savent que moi,
dans ma circonscription à Saint-Amant-les-Eaux, je défends les ouvriers. Moi, je les défends, qu'ils soient du service public ou du privé. Oui, moi, je suis de ceux-là. Mais tout le monde ne peut pas le dire. Moi, je le suis. Et je suis sur cette liste pour dire que cette liste, elle défend le monde ouvrier. Elle défend le pouvoir d'achat via la facture d'électricité qui est l'excellent, l'excellent symbole de l'Europe libérale qui nous a fait privatiser EDF, qui a fait que le prix de l'électricité...
Il vient d'être nationalisé à 100%, monsieur. Il a fait
libéraliser EDF. Et c'est les marchés européens spéculatifs qui, aujourd'hui, fixent notre tarif de l'électricité et qui fait que votre facture, la mienne, comme celle du boulanger, elle a été multipliée par deux ou par trois. Elle
aurait pu être multipliée par deux ou par
deux. Oui, ben... Comme dans d'autres pays, comme
en Angleterre. Et on aurait pu
souffrir beaucoup plus. Moi, je vous dis, c'est qu'on souffre aujourd'hui de cette union européenne libérale que défend M. Glucksmann et que je ne défends pas. Et c'est la raison pour laquelle nous avons fait une liste... Donc, M. Glucksmann, c'est un social libéral pour vous. Oui. Et donc, nous voulons envoyer des députés européens qui, au Parlement européen, sauront résister, résister à ce libéralisme, à ces financiers
qui, aujourd'hui, nous font les poches.
Quand va venir le temps, le 10 juin, de faire le décompte des députés de gauche au Parlement européen, il faudra compter les communistes, les écolos, LFI, et
M. Glucksmann ? Néanmoins, tout ça,
c
'est la gauche ? Mais parce que nous savons sur certains votes... Mais tout ça, pour vous, c'est la gauche ? Pour certains votes, indépendamment des choix des différents groupes, les députés de gauche français savent se retrouver. Et donc, je souhaite, je le redis, moi, je souhaite que toutes les listes
aient
des représentants au Parlement européen, les listes de gauche. Et donc, quand je passe ce message, c'est surtout pour dire si vous nous donnez 5%, il y a tout de suite 5 à 6 députés de la liste conduite par Lyon-des-Fontaines qui siégeront
au Parlement européen.
Et donc, faites en sorte que notre sensibilité, elle puisse défendre les intérêts du monde du travail, défendre nos services publics, reprendre la main sur la Banque Centrale Européenne. Vous ne pensez pas que c'est un sujet, ça ? Que la Banque Centrale Européenne, aujourd'hui, travaille pour les marchés financiers, pour les banques, et nous prête de l'argent avec des taux d'intérêt qui fait qu'on se saigne tous les ans pour payer ces taux d'intérêt. Enfin, on fait travailler
la finance.
Nous, nous voulons reprendre la main sur la finance. Nous sommes la liste qui portons là-dessus, nous sommes la seule liste à porter une proposition unique. Je
pense,
Fabien Roussel. Création d'une institution publique qui permettrait de prêter aux États à taux zéro et négatif pour financer l'écologie, le nucléaire, les services publics, la formation. Voilà,
c'est ça. Fabien Roussel. Ça,
c'est unique.
Sans être désagréable
qu'aujourd'hui, c'est très difficile pour un Français de faire la différence entre ce que sont les communistes et ce que sont les insoumis. Ah ben, écoutez, moi, je ne crois pas parce que quand on m'interroge, tout le monde sait que je n'ai pas le discours de Jean-Luc Mélenchon. Je ne suis pas ni insultant, ni insultant, ni outrancier. Et donc, nous avons des manières de nous exprimer qui sont totalement différentes. Je respecte tous mes interlocuteurs et même ceux avec qui je ne suis pas d'accord. Et ça, c'est une différence de fond qui est importante.
Ça, c'est la différence de forme. Ensuite, nous avons
deux formes qui est importantes. Ensuite, nous nous retrouvons avec les députés insoumis comme avec les écologistes et les socialistes sur la défense. Et qu
'est
-ce qui ne passe pas ? Nous nous retrouvons sur beaucoup de sujets. Sur la hausse du SMIC, l'indexation des salaires sur l'inflation, sur la défense de nos services publics, sur la retraite à 64 ans que nous a infligé M. Macron. Donc, il y a une gauche aujourd'hui. Il y a quand même une gauche aujourd'hui qui sait travailler ensemble
et qui sait défendre
les conquêtes sociales du monde du travail. L'élection européenne, elle pose des sujets sur lesquels nous avons des différences de fond. Le parti communiste français depuis 1992, le traité de Maastricht, le fameux, il combat cette conception libérale et financière de l'Europe qui a détruit nos usines. Léon Desfontaines, il vient d'Amiens où on a supprimé des milliers d'emplois. Et donc, nous avons cette histoire-là qui fait qu'avec d'autres forces de gauche comme le MRC, nous disons
qu'on
veut construire une autre Europe. On veut la paix et la prospérité pour tous les travailleurs. On veut retrouver notre souveraineté, notre souveraineté économique, pouvoir défendre nos usines. Le
gouvernement aussi, il ne veut
pas industrialiser. Ça, c'est du pipeau. M. Macron qui dit j'ai créé des emplois, c'est Pinocchio. Alors lui, je veux bien qu'on en parle de ça, des créations d'emplois dans l'industrie dans
notre pays. Vous n'avez pas répondu
à la question
de... C'est des
usines qui délocalisent et depuis 2017 jusqu'à aujourd'hui, on produit moins de biens manufacturés. Voilà, on produit moins de biens manufacturés.
M. Roussel, vous n'avez pas répondu à
la question...
C
'est un menteur en matière de politique industrie. Vous
n'avez
pas répondu à la question de Pierre. On n
'a
pas compris qu'est-ce qui vous différencie sur le fond aujourd'hui des insoumis ?
Vous
n'êtes plus respectueux.
Vous
n
'êtes
plus pas...
Mais
au-delà de ça...
C'est quoi la
différence ? Eh bien,
je
vais... Sur le reste, d'accord. Nous avons des différences de fond. Si vous me permettez, je préfère parler de ce que nous, nous défendons et qui fait notre spécificité. Voilà. Je ne suis pas là pour dire du mal des autres. Je suis là pour dire du bien de ce que nous on fait. Voilà. Donc vous permettez, je vais répondre à votre question en vous disant que nous, notre liste, nous, notre liste, elle veut reprendre la main sur l'énergie et elle veut dire nous sortons du marché européen de l'énergie. Nous voulons fixer, nous, la France, retrouver notre souveraineté énergétique et faire en sorte que le prix de l'électricité soit le
moins cher et le plus
décarboné et avec de l'énergie nucléaire et renouvelable. Ça, par exemple, c'est une des différences. Je vous la livre. Mais en vous disant ce que nous, nous défendons. Et c'est pour ça qu'il est important qu'il y ait demain des députés européens de la liste de la gauche unie tirés par Léon Desfontaines qui vont défendre. Où est-ce qu'on va ? Nous sommes la seule liste de gauche à avoir ce discours sur
la politique
énergétique française, sur la souveraineté énergétique française.
Vous
avez critiqué M. Glucksmann en disant que
c
'est une Europe fédérale. Oui. Est-ce que vous êtes contre l'idée d'une Europe fédérale ? Oui, je suis contre. Disiez-vous que vous êtes un candidat souverainiste ? Je suis, je représente la gauche républicaine universaliste et souverainiste. Donc la gauche souverainiste c'est le parti communiste dans ses élections ? Oui. Oui, je peux le dire parce que quand je fais un débat avec Arnaud Montebourg mais oui, je vous le dis parce que quand je fais un débat avec Arnaud Montebourg sur Belfort et notre turbine arabelle qui a été vendue aux Américains par M. Macron puis aujourd'hui M.
Macron il s'agit dans tous les sens en disant on a peut-être fait une bêtise on va le racheter et puis il n'arrive pas à le racheter parce que les Américains lui font un air de pipo pour ne
pas
lui vendre.
Il y a
beaucoup de pipo là j'ai l'impression. C'est
un orchestre là
Vous avez raison avec le gouvernement de M. Macron on a un orchestre de pipo de Pinocchio ça vous avez le droit M. Le Maire qui demande les coptariens il y a beaucoup de parlottes beaucoup de musiques et peu de concrets. En tout cas nous demandons nous à ce que les intérêts stratégiques français, industriels soient protégés. Protégés. Et que quand il y a un décret fait par M. Montebourg qui date de 2004 qui fait que nous pouvons utiliser ce type de décret pour protéger notre industrie et bien nous devons l'utiliser. Donc oui je suis une gauche républicaine et souverainiste sur cette question industrielle et ça va jusqu'au bout
Et sur les
autres ? Parce que je veux parler aussi de l'argent nous ne pourrons pas reconstruire cette industrie si nous ne reprenons pas le pouvoir sur l'argent sur la
finance Donc les super profits Et donc
c'est les super profits mais ça va au-delà de ça mais vous voyez sur les super profits à gauche tout le monde est d'accord pour taxer les dividendes pour taxer les riches et nous aussi mais ça ne suffira pas Eh bien vous nous exposerez ça la prochaine fois Merci
Fabien Roussel d'avoir été l'intérêt du grand rendez-vous on est au-delà de la prochaine fois Le lendemain au
rendez-vous
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