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Discours / meetingInstitut français des relations internationales· 9 octobre 2026 8 minAutoproduitActualitĂ© / polĂ©miqueDĂ©fenseEurope & internationalSĂ©curitéÉconomie & entreprises

đŸ‡«đŸ‡· Message de Benajmin Haddad Ă  l'occasion du Forum France-Ukraine 2026

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:11InvitĂ© politiqueChiffre
    « le prĂȘt de 90 milliards qui donne de la visibilitĂ© aux Ukrainiens sur le plan Ă©conomique et militaire dans les prochaines annĂ©es. »
  • 3:53InvitĂ© politiqueFait
    « la France a pris toute sa part pour maintenir l'Europe au cƓur des discussions sur la paix en tant que prĂ©sidence du G7 »
  • 5:14InvitĂ© politiqueChiffre
    « Une partie du fond 2 pour l'Ukraine de 72 millions d'euros sera dédié à l'énergie. »
  • 5:51InvitĂ© politiqueChiffre
    « La France mobilise 18 millions d'euros pour la santé en Ukraine. »

Temps de parole

  • Benjamin Haddad100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections dĂ©tectĂ©s).

ModÚle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Benjamin Haddad

Bonjour Ă  tous. J'aurais aimĂ© ĂȘtre avec vous aujourd'hui mais je suis retenu par la visite d'Ă©tat du prĂ©sident allemand. Mais je souhaitais vous dire un mot qui je l'espĂšre raisonnera avec vos discussions. Vous connaissez mon attachement Ă  l'Ukraine Ă  l'Ifri, au forum France-Ukraine auquel je participe depuis la premiĂšre Ă©dition. Et je voudrais remercier toutes les Ă©quipes qui organisent ce dialogue. Depuis 4 ans et demi, le peuple ukrainien fait face Ă  une guerre d'agression d'une violence extrĂȘme de la part de la Russie. Cette violence ne cesse pas. Cette violence s'amplifie. J'Ă©tais encore Ă  Kiv et Chernif il y a quelques semaines.

J'y ai vu les blessures de la guerre, les alertes, les frappes, le quotidien bouleversĂ© mais j'ai surtout vu une population debout. J'ai vu la rĂ©silience du peuple ukrainien face aux frappes qui ne s'arrĂȘtent pas et les touchent au plus prĂšs de chez eux. Les frappes contre les civils, les frappes contre les infrastructures Ă©nergĂ©tiques notamment et une ingĂ©niositĂ© extraordinaire pour rĂ©pondre, pour s'adapter, pour rĂ©sister. C'est pour cela qu'il il faut continuer de dire aux Français, aux EuropĂ©ens, l'Ukraine ne se bat pas seulement pour son territoire. Elle est aujourd'hui la premiĂšre ligne de dĂ©fense de l'Europe et ce qui se joue en Ukraine touche directement notre sĂ©curitĂ©.

La guerre d'agression du KrĂ©melin ne s'arrĂȘte plus Ă  ligne de front. Elle prend aussi la forme de cyberattaque, de sabotage, de campagne, de dĂ©sinformation, d'Ă©ringĂ©rance et de provocation. La guerre d'agression du KrĂ©melin ne s'arrĂȘte plus Ă  ligne de front. Ce sont toutes nos dĂ©mocraties europĂ©ennes qui sont menacĂ©es par la Russie Ă  travers euh ces attaques hybrides, ces activitĂ©s de sabotage, de cyberattaque, ses ingĂ©rences dans nos espaces informationnels. Imaginons un instant que l'attaque de drone contre l'aĂ©roport de l'EPchig avait rĂ©ussi, nous aurions changĂ© de monde. L'objectif de ces attaques hybrides est toujours le mĂȘme.

Tester nos vulnĂ©rabilitĂ©s, semer le doute dans nos opinions publiques, diviser nos sociĂ©tĂ©s et les alliances qui nos pays. Mais nous ne vaillerons pas face aux intimidations de la Russie. Ce forum est cette annĂ©e plus nĂ©cessaire que jamais. Il permet de croiser les expĂ©riences françaises et ukrainiennes, de comprendre ce qui se joue sur le terrain et de maintenir l'Ukraine au cƓur du dĂ©bat europĂ©en. Depuis 4 ans et demi, j'entends euh les pessimistes nous expliquer que euh notre opinion publique va se dĂ©sintĂ©resser, que les pays europĂ©ens vont se diviser, que les sujets de politique intĂ©rieure vont reprendre le dessus.

Or, 4 ans et demi aprÚs le début de la guerre d'agression, nous sommes toujours nous sommes toujours plus unis au niveau européen, notamment depuis l'élection de Peter Mayard en Hongrie. Nous avons accéléré et continué notre soutien. La question ukrainienne est au centre de l'agenda européen de chaque Conseil européen. Le Kremelin pensait que le temps jouerait en sa faveur, pensait que les occidentaux se fatigueraient. C'est tout l'inverse qui s'est passé. Il y a 4 ans, on disait que l'unité et le soutien euh européen ne durerait qu'un mois. Il y a encore un an, beaucoup expliqué que les Européens seraient euh spectateurs.

Rappelez-vous la rencontre entre le prĂ©sident Trump, le prĂ©sident Zelenski et le vice-prĂ©sident Vince dans euh le bureau oval. On nous expliquait que l'Ukraine serait forcĂ©e Ă  la capitulation, que les AmĂ©ricains et les Russes euh signeraient un accord sans les EuropĂ©ens. Nous avons refusĂ© la passivitĂ©. Nous avons pris notre sĂ©curitĂ© en main. Aujourd'hui, l'essentiel de l'aide Ă  l'Ukraine est fourni par les EuropĂ©ens. le prĂȘt de 90 milliards qui donne de la visibilitĂ© aux Ukrainiens sur le plan Ă©conomique et militaire dans les prochaines annĂ©es.

la coalition des volontaires créées par la France avec nos partenaires britanniques au niveau europĂ©en mais aussi avec des pays affinitaires qui partage les mĂȘmes valeurs, les mĂȘmes intĂ©rĂȘts comme le Canada, l'Australie, le Japon pour travailler sur les garanties de sĂ©curitĂ© pour le jour aprĂšs un Ă©ventuel cesser le feu Ă  corps de paix pour que la paix ne soit pas juste une parenthĂšse que la Russie utilise pour se rĂ©armer, prĂ©parer la prochaine attaque, mais aussi pour coordonner notre soutien Ă  l'Ukraine avec par exemple les Ă©changes d'information sur la lutte contre la flotte fantĂŽme.

Nous avons lancé cet été la coalition antibalistique pour aussi travailler avec nos partenaires et les entreprises privées pour fournir dans le long terme des capacités de défense antimissile aux Ukrainiens. Et c'est sur ces bases que nous avons aussi travaillé à reconverger avec les Américains à la fois dans des garanties de sécurité avec les engagement américain de faire le monitoring de la ligne de cesser le feu mais aussi pour augmenter notre soutien à l'Ukraine à travers la production sous licence de matériel américain et européen.

La France a pris toute sa part pour maintenir l'Europe au cƓur des discussions sur la paix en tant que prĂ©sidence du G7 au sein de la coalition et dans toutes les discussions adaptĂ©es. Et comme disent les Anglo-saxons et texto Tutengo, aujourd'hui un pays refuse la diplomatie, refuse de s'engager dans le dialogue pour la paix en toute sincĂ©ritĂ©, c'est la Russie. C'est la Russie qui continue son escalade cynique contre les civils ukrainiens. C'est la Russie qui continue Ă  formuler des demandes maximalistes comme le dĂ©sarmement de l'Ukraine ou l'obtention de territoires qui sont aujourd'hui sous contrĂŽle de l'Ukraine.

Donc la seule façon de mettre fin Ă  cette guerre, c'est de faire [grognement] augmenter la pression militaire et Ă©conomique sur la Russie. Économique, nous y travaillons avec la prĂ©paration du 22e paquet de sanctions au niveau europĂ©en militaire. Nous accĂ©lĂ©rons notre soutien militaire. Les premiers Mirages 2005 français ont Ă©tĂ© livrĂ©s, des premiĂšres licences de production ont Ă©tĂ© octroyĂ©es sur certains systĂšmes d'armes et nous continuerons Ă  travailler avec l'Ukraine pour lui donner les moyens de dĂ©fendre son ciel et son territoire. C'est aussi l'aider Ă  rĂ©sister dans tous les aspects de la vie quotidienne.

À l'approche de l'hiver, la bataille dure, la bataille de l'Ă©nergie sera stratĂ©gique dans les prochains mois. Quand la Russie frappe des centrales et des rĂ©seaux Ă©lectriques, elle cherche une source, elle cherche une chose, faire du froid et de l'obscuritĂ©, des armes de guerre. Nous devons lui rĂ©pondre par la rĂ©silience et le soutien dans la durĂ©e. Une partie du fond 2 pour l'Ukraine de 72 millions d'euros sera dĂ©diĂ© Ă  l'Ă©nergie. C'est aussi le sens du projet stiquiste, rĂ©silience que nous conduisons avec les autoritĂ©s ukrainiennes. Investir dans ceux qui feront vivre, reconstruiront le pays, les enseignants, les travailleurs sociaux, les personnels qualifiĂ©s.

Car reconstruire l'Ukraine, c'est pas seulement reconstruire des murs, c'est permettre Ă  un enfant de retourner Ă  l'Ă©cole, Ă  un blessĂ© de retrouver son autonomie, Ă  une famille de pouvoir Ă  nouveau se projeter dans l'avenir. À Tirannive, j'ai vu trĂšs concrĂštement ce que cela veut dire. La France mobilise 18 millions d'euros pour la santĂ© en Ukraine. J'ai visitĂ© des hĂŽpitaux oĂč des Ă©quipements français permettent de soigner, de rééduquer des des blessĂ©s, des amputĂ©s. aider l'Ukraine Ă  se dĂ©fendre, c'est aussi donner Ă  ces hĂŽpitaux les moyens de continuer Ă  soigner, y compris sous les bombardements avec des souterrains.

Enfin, notre soutien Ă  l'Ukraine, c'est son avenir europĂ©en et cet avenir n'est plus une abstraction. Les nĂ©gociations d'adhĂ©sion avancent, des blocs de nĂ©gociation sont maintenant ouverts, elles continueront de l'ĂȘtre. Je rentre tout juste de Budapest oĂč j'ai Ă©voquĂ© d'ailleurs ce sujet avec les autoritĂ©s hongroises et je suis optimiste sur notre capacitĂ© Ă  avancer dans l'ouverture de nouveaux blocs dans les prochains jours. En parallĂšle, comme elle s'y est engagĂ©e, en fonction de la la logique des mĂ©rites propres de l'intĂ©gration europĂ©enne, l'Ukraine doit poursuivre et accĂ©lĂ©rer les rĂ©formes notamment en matiĂšre d'Ă©tat de droit et de lutte contre la corruption.

Nous serons extrĂȘmement exigeants parce que nous sommes sĂ©rieux sur l'adhĂ©sion. Ces rĂ©formes ne sont pas juste des cases Ă  cocher pour satisfaire les EuropĂ©ens. Elles servent d'abord les Ukrainiens, les consolident de leurs institutions, leur dĂ©mocratie, leur confiance dans l'État. Elles permettront Ă  l'Ă©largissement d'ĂȘtre une rĂ©ussite et nous devons dĂ©sormais ĂȘtre Ă  la hauteur de la promesse que nous avons faite.

Et je vais Ă  ce titre saluer mon homologue The Evolve Chensov, vice-premier ministre chargĂ© de l'intĂ©gration europĂ©enne et euroatlantique, je sais prĂ©sent avec vous Ă  distance et avec lequel nous partageons cette ambition europĂ©enne pour l'Ukraine et nous travaillons main dans la main au quotidien. Ne l'oublions jamais, Ă  travers le soutien Ă  l'Ukraine, ce sont nos intĂ©rĂȘts de sĂ©curitĂ© que nous dĂ©fendons aujourd'hui face Ă  la menace de la Russie, demain pour construire une nouvelle architecture de sĂ©curitĂ© europĂ©enne. L'armĂ©e ukrainienne, son expĂ©rience du combat, son innovation, sa rĂ©silience soutiendront, renforceront demain la puissance europĂ©enne.

À nous de faire en sorte qu'elle ne soit jamais seule. Je vous souhaite un excellent forum France-Ukraine et il me tarde de vous retrouver pour la prochaine Ă©dition. M.