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Audition parlementaireAssemblée nationale (sur YouTube)· 9 juin 2026 147 minContradictoireActualité / polémiqueJusticeSécuritéSolidarités & familleInstitutions & élections

🔮 Le Garde des sceaux prĂ©sente les projets de loi de rĂ©forme de la justice criminelle

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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GĂ©nĂ©rĂ©e par IA — peut contenir des erreurs. MĂ©thodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 72 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:30OuverteRĂ©ponse directe

    Quel Ă©quilibre le gouvernement a-t-il recherchĂ© entre la nĂ©cessitĂ© de renforcer les capacitĂ©s d'enquĂȘte et les enjeux de protection des donnĂ©es personnelles et de respect de la vie privĂ©e ?

  • 5:20RelanceÉludĂ©e

    Pourquoi maintenir le projet de loi justice criminelle alors que des violences sexuelles systémiques persistent ?

  • 8:10RelanceRĂ©ponse partielle

    La procédure de jugement des crimes reconnus est-elle une avancée pour les victimes ?

  • 11:10RelanceRĂ©ponse partielle

    Pourquoi le texte est-il silencieux sur l'accompagnement psychologique des victimes ?

  • 14:10OuverteRĂ©ponse directe

    Comment garantir que la justice ne laisse pas des prévenus dangereux en liberté faute de jugement ?

  • 17:10OuverteRĂ©ponse directe

    La victime sera-t-elle libre d'accepter ou de refuser la procédure de jugement des crimes reconnus ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 17:00Locuteur 3Chiffre
    « Les plaintes pour viol ont augmenté de 152 % en 6 ans. »
  • 1:40Chiffre
    « Il faut désormais 6 ans pour obtenir une audience pour une affaire de viol et 8 ans pour un homicide en premiÚre instance. »
  • 5:10Gabriel Catala (LFI)Chiffre
    « 437000 personnes dont 160000 enfants sont victimes de violence sexuelle par an, soit une victime toutes les 72 secondes en France. »
  • 11:00Gabriel Catala (LFI)Chiffre
    « Vous avez dépensé plus de 18 millions d'euros par an pour des armes mutilantes, Grenad et LBD. »
  • 26:00David Topiac (LIOT)Chiffre
    « La France met chaque annĂ©e 77 € par habitant dans sa justice contre 85 € chez nos voisins europĂ©ens. »
  • 32:00Philippe BoncarrĂšre (Renaissance)Chiffre
    « La justice ne reprĂ©sente que 5 € sur 1000 du budget de l'État. »
  • 38:00Sacha HouliĂ© (Renaissance)Chiffre
    « 60 circulaires de politique pénale en 7 mois. »
  • 3:00ministreFait
    « Je n'ai pas appelĂ© le prĂ©fet de police. Ce n'est pas moi qui dĂ©cide qui manifeste oĂč. »

ModÚle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

de dĂ©sengorger la justice pĂ©nale Ă  un moment oĂč notre systĂšme judiciaire est au cƓur au cƓur des dĂ©bats. lĂ©gitime Ă©motion qui s'est emparĂ©e du pays ces derniers jours en apprenant les circonstances de la mort de l'Iana et les dysfonctionnement qui ont entourĂ©, semble-t-il, le traitement des plaintes dĂ©posĂ©es contre son meurtrier prĂ©sumĂ©, ne peuvent mes chers collĂšgues, bien sĂ»r pas ĂȘtre absents de nos discussions aujourd'hui alors que vous avez vous-mĂȘme, monsieur le ministre, Ă©voquĂ© des dysfonctionnements, je reprends votre expression, des dysfonctionnements graves. Au-delĂ  de la prĂ©sentation des mesures des deux projets de loi qui ont d'ailleurs pour objectif de traiter un certain nombre d'aspects qui sont en rĂ©sonance avec l'actualitĂ©, vous aurez donc l'occasion, monsieur le ministre, de vous exprimer devant notre commission aprĂšs la rencontre que vous avez organisĂ© ce matin avec les procureurs gĂ©nĂ©raux et bien sĂ»r les dĂ©putĂ©s qui le souhaitent pourront vous interroger en lien avec cette actualitĂ©.

Et j'observe par ailleurs que je convoquerai une commission des lois spécifiques pour pouvoir vous interroger monsieur le garda mais également le ministre de l'intérieur sur sur cette affaire. Monsieur le garde des saut, je vous donne donc immédiatement la parole. AprÚs quoi les rapporteurs s'exprimeront et l'ensemble des interventions au niveau des groupes pourront ensuite s'inscrire.

Je vous remercie. Merci monsieur le président de la commission des lois. Mesdames, les rapporteurs, mesdames et messieurs les parlementaires de la commission des lois.

Effectivement la l'actualité dramatique nous bouscule et vous m'avez demandé monsieur le président de la commission de revenir succintement mais je suis évidemment à votre disposition comme je suis du Sénat puisque je suis auditionné demain matin 9h30 et je pense juste aprÚs monsieur Mint intérieur sur l'actualité absolument terrible qui bouscule toute la France et tous les Français depuis la semaine derniÚre et qui en fait assez écho non pas aux disposition du texte projet de loi criminelle que nous vous présentons aujourd'hui qui était l'objet de la convocation de votre commission mais qui fait écho en effet au traitement des affaires criminelles dans notre dans notre pays. Si je devais résumer la situation, je dirais que nous avons trois grandes difficultés ou en tout cas trois grands enjeux si je pose des choses de façon la plus neutre possible. D'une part, les plaintes déposées auprÚs des services de police et de gendarmerie, voire les signalements faits par des administrations qui ne sont pas traités par manque d'officiers de police judiciaire.

On est à peu prÚs à 3 millions, entre 2,9 et 3,6 selon les les estimations des services, selon qu'on y prenne ou pas le périmÚtre de la préfecture de police. Dans ces plaintes non traitées, il y a de tout. Il y a des choses qui concernent la vie quotidienne des Français le plus simplement possible.

Des vols de tĂ©lĂ©phone portables, des plaintes contrix pour des rayures de leur voiture, des tags ou des Ă©changes de noms d'oiseaux. Il y a beaucoup de faits prescrits et puis il y a des affaires criminelles. Euh c'est Ă©videmment un sujet trĂšs important qui relĂšve du travail collectif de la chaĂźne judiciaire et pour lequel nous avons dĂ©jĂ  eu longuement des explications de savoir pourquoi ces plaintes n'Ă©taient pas traitĂ©es notamment devant la commission d'enquĂȘte parlementaire sur les violences faites aux enfants devant votre commission des lois Ă©galement monsieur le prĂ©sident.

Ce point est trĂšs important mais il n'est pas celui ni d'actualitĂ© de la semaine derniĂšre ni d' l'actualitĂ© du projet de loi. Le deuxiĂšme enjeu, c'est qu'une fois c'est que ces plaintes sont connues des services du ministĂšre de la justice, c'est-Ă -dire des procureurs de la RĂ©publique, des enquĂȘtes sont ouvertes, soit en flagrance, soit en prĂ©liminaire. Il n'y a pas de 3 millions de plaintes en flagrance ou en prĂ©liminaire qui sont ouvertes fort heureusement.

Mais en ce qui concerne les violences faites aux enfants, il y a dĂ©dit et crime Ă  ma connaissance 70000 plaintes pour lesquelles les procureurs de la RĂ©publique ont eu connaissance de ces plaintes pour lequel une enquĂȘte de flagrance ou prĂ©liminaire a Ă©tĂ© a Ă©tĂ© ouverte sans que cette enquĂȘte ne soit classĂ©e sans que cette enquĂȘte n'ait fait valoir une information judiciaire pour lequel nous attendons la clĂŽture des investigations sous l'autoritĂ© des procureurs de la RĂ©publique. Et ces plaintes reprĂ©sentent 0,25 % des 3 millions de plaintes qui sont en attente dans les commissariats les brigades de gendarmerie. C'est conscient de ces difficultĂ©s que comme mes prĂ©dĂ©cesseurs, j'ai dĂšs mon arrivĂ©e rappelĂ© les politiques de prioritĂ© pĂ©nales que je souhaitais imposer.

D'abord le narcotrafic on est longuement l'occasion d'en parler. Parlement a souhaité d'ailleurs particuliÚrement y insister avec votre proposition de loi, voter à la quasi unanimité et puis bien évidemment les plaintes faites aux femmes et aux enfants au-delà d'ailleurs des simples des crimes de maniÚre générale qui concernent les personnes et c'est cette priorité que nous demandons au parquet de de la République. C'est dans ce cadre-là que l'affaire Liana vient nous bousculer.

J'y reviendrai. Et puis le troisÚme sujet, c'est évidemment l'audiencement. Une fois que l'information judiciaire est ouverte, comment on prend le temps euh qui est à la fois ni trop rapide, pas expéditif, ni évidemment trop lent, ce qui est aujourd'hui notre cas. 6 ans en en moyenne pour attendre un jugement pour viol et 8 ans en moyenne pour un jugement pour homicide.

C'est une fois qu'on a euh trouvĂ© euh les moyens de prouver la possible culpabilitĂ© euh d'un ou des auteurs, comment euh l'information judiciaire se transforme en audience pour avoir un jugement pour que la justice soit rendue sereinement. Donc le 3Ăš point est je crois euh l'objet du projet de loi dont le gouvernement vous a saisi et qui a Ă©tĂ© votĂ© par euh la majoritĂ© sĂ©natoriale. Si je reviens sur le 2Ăš point, monsieur le prĂ©sident de la commission des lois qui est donc pas l'objet du projet de loi puisqu'il ne s'agit pas d'un sujet d'audiencement mais un sujet de parquet et de sa chaĂźne avec les services enquĂȘteurs et de maniĂšre gĂ©nĂ©rale des services de l'État.

Il est un petit peu tÎt pour s'exprimer définitivement, mais je suis tout à fait évidemment à votre disposition pour vous communiquer tous les documents qui sont à ma connaissance puisque vous savez que le garde des saut dans une ce genre d'affaires, il n'a pas le droit de demander depuis la loi 2013 des instructions individuelles. C'est totalement contraire à la loi. Il a en revanche le droit de demander des fiches d'action publique aux procureurs généraux qui remontent le contenu d'une affaire et de se cancer au moment. euh le le procureur, la procureur, le parquet général de cette affaire.

C'est donc au bout de 6 jours d'interrogation euh puisqu'il m'a fallu remonter ces ces informations. La premiĂšre chose que j'ai pour le moment oĂč j'ai appris le drame qui pourrait toucher la famille de Lana, c'est une demande de prĂ©alerte enlĂšvement pour dĂ©clencher, vous savez, l'alerte enlĂšvement pour retrouver un mineur. C'est la premiĂšre fois que j'ai entendu parler de cette affaire Ă  la chancellerie.

Donc Ă©videmment, le temps des affaires individuelles n'est pas ne sont pas remontĂ©es de toute façon euh Ă  la minute prĂšs Ă  la chancellerie oĂč on a commencĂ© Ă  demander des figes d'action publique aux procureurs gĂ©nĂ©raux de Toulouse et d'Agin puisque vous le savez mesdames et messieurs les dĂ©putĂ©s, la loi est extrĂȘmement claire. Lorsque les faits et l'auteur ne sont pas dans le ressort du procureur de la RĂ©publique, il doit se dessaisir au profit d'un autre ressort. C'est ce qui s'est passĂ© entre Toulouse et Hoche.

Et il y a deux procureurs gĂ©nĂ©raux qui qui correspondent aux deux ressorts que nous Ă©voquons. Euh l'ensemble des Ă©lĂ©ments qui vont Ă©tĂ© communiquĂ©s, monsieur le prĂ©sident de la commission des lois, je voudrais ici dire, comme je l'ai dit Ă  plusieurs reprises, que je m'appuie sur cela et non pas sur ce que je peux lire dans la presse. Ce que j'ai eu comme communication montre qu'Ă  mon avis, en effet, des dĂ©faillances graves ont eu lieu pour l'ensemble des services de l'État et notamment du service public de la justice que je reprĂ©sente devant vous.

Ne pas dire les choses serait contraire Ă  ce que je sais mais serait surtout contraire Ă  l'Ă©vidence qui peut sauter aux yeux d'un certain nombre de constats que nous pouvons collectivement faire. La difficultĂ© que nous avons aujourd'hui, c'est que et c'est pour cela que la situation me permet d'ĂȘtre assez claire sur mes propos, c'est qu'il ne s'agit pas en aucun cas de remettre en cause une dĂ©cision juridictionnelle d'un juge puisque'aucun juge n'a Ă©tĂ© saisi dans cette affaire. Ni un juge des libertĂ©s de la dĂ©tention, ni un juge d'application des peines, ni un juge correctionnel, ni un juge d'instruction.

Il n'y a aucune intervention des magistrats du siĂšge dans cette affaire. En tout cas, jusqu'Ă  la disparition bien sĂ»r de la petite Liana. Il s'agit de ce que la Constitution me confĂšre comme responsabilitĂ© en dehors des affaires individuelles, c'est l'organisation des parquets puisque le ministre a autoritĂ© hiĂ©rarchique sur les procureurs gĂ©nĂ©raux qui eux-mĂȘmes ont autoritĂ© hiĂ©rarchique sur les procureurs de la RĂ©publique.

Et dans une affaire oĂč au mois d'aoĂ»t de ce que j'en sais et sans rentrer dans le dĂ©tail de l'inspection avec la gendarmerie nationale Ă©ducation nationale que nous avons commandĂ© avec les deux ministres et qui sera rendu public comme je vous l'ai dit. Dans cette affaire, voilĂ  quelqu'un qui vient dĂ©poser plainte avec sa fille au mois d'aoĂ»t dans une brigade de gendarmerie de Haut Garon oĂč on constate rapidement que sur des mĂ©decins qui le constatent du M puis des experts demandĂ©s par le parquet de Toulouse qui constatent que la petite fille, on peut croire Ă  ses propos tout Ă  fait cohĂ©rents et Ă  sa maman qui est auditionnĂ©e qui donne des dĂ©tails extrĂȘmement clairs de mĂȘme qu'une personne qui est nommĂ© citĂ©, il s'agit pas d'une plainte contrix avec l'ensemble des dĂ©tails que nous pouvons connaĂźtre. Cette personne Ă©tant dĂ©jĂ  dans les fichiers du tage et dĂ©jĂ  dans les fichiers cassop et vous savez la l'application qu'utilisent les procureurs de la RĂ©publique pour voir si la personne a des antĂ©cĂ©dents en l'occurrence il n'a pas Ă©tĂ© condamnĂ© pour la justice puisque les deux plaintes prĂ©cĂ©dents ont Ă©tĂ© classĂ©es pour viol nous l'avons vĂ©rifiĂ© la signification que cette personne a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© deux fois mis en accusation pour des plaintes pour viol sur mineur nous avons du mal Ă  comprendre monsieur le prĂ©sident de la commission des lois c'est un un euphĂ©misme comment 9 mois aprĂšs alors que des Ă©lĂ©ments sont assez clairs.

Ça ne veut pas dire que la personne est coupable. Ça veut dire qu'il y avait des Ă©lĂ©ments qu'on pourrait qualifier de grave et concordant pour prendre une expression tout Ă  fait juridique. Pourquoi 9 mois aprĂšs l'auteur n'a ni entendu, ni Ă©tĂ© mis en garde Ă  vue, ni bien sĂ»r placant en dĂ©tentions provisoire ce qui aurait Ă©tĂ© une dĂ©cision du juge qui sur lequel je me reviens pas de dire un mot ni mĂȘme un contrĂŽle qui aurait pu ĂȘtre fait sur ses propres enfants dans le milieu dans lequel il Ă©voluait puisqu'il travaillait dans un milieu scolaire avant d'ĂȘtre exclu de ce milieu scolaire pour des relations d'ailleurs dites inappropriĂ©es.

Je reprends les termes qui sont ceux de l'administration avec des Ă©lĂšves qu'il avait non pas sous sa responsabilitĂ© mais en contact. qui n'Ă©tait pas professeur, il Ă©tait agent de la collectivitĂ© locale, ni mĂȘme euh en prenant en faisant attention qu'il ne soit pas en contact avec d'autres enfants. pour des raisons qui m'Ă©chappent peut-ĂȘtre pour une certaine explication, c'est que sans doute qu'une partie des des personnes dans le premier ressort ont considĂ©rĂ© qu'Ă  partir du moment oĂč la petite fille Ă©tait dans un dĂ©partement et l'auteur prĂ©sumĂ© dans un autre, elle a Ă©tĂ© mise en protection, ce qui Ă©tait sur factuellement vrai, mais qui pose des questions contrairement au circuit de politique pĂ©nale que j'ai pu prendre, qu'Éric Dupont Moretti a pu prendre, que Nicole BelloubĂ© a pu prendre et j'imagine d'autres regardes des sauts avant moi que lorsqu'on est un pĂ©do criminel ou en tout cas on est soupçonnĂ© de pĂ©docriminalitĂ© Quand on a des relations sexuelles avec des enfants de 8 ans, de 9 ans, de 10 ans, de 11 ans, il se peut que d'autres enfants soient aussi concernĂ©s par une stratĂ©gie d'un auteur criminel souvent siriel et sans prĂ©sumer la dĂ©cision dĂ©finitive des juges, je constate, monsieur le prĂ©sident de la commission des lois, que d'autres plaintes dĂ©sormais sont dĂ©posĂ©es pour la mĂȘme personne.

On verra bien Ă©vidment ce qu'on diront les magistrats, mais cette personne manifestement avait un stratagĂšme particulier pour pouvoir plaire puis ensuite avoir des relations sexuelles avec des mineurs de trĂšs basage. Je me pose donc la question au vu de ces Ă©lĂ©ments, monsieur le le prĂ©sident de la commission des lois, pourquoi cette affaire a Ă©tĂ© traitĂ© comme n'importe quelle autre affaire alors que dans une une affaire de violence conjugale ou de violence sexuelle entre majeurs, si j'ose dire, dans la trĂšs grande majoritĂ© des cas, peut-ĂȘtre pas 100 % des cas, on a dĂ©jĂ  discutĂ©, mais dans la trĂšs grande majoritĂ© des cas, devant une certification mĂ©dicale, un passĂ© judiciaire, un constat de tĂ©moignage extrĂȘmement clair, des vĂ©rifications extrĂȘmement facile Ă  faire. Des experts psi qui se sont prononcĂ©s.

La personne normalement aurait été mise en garde à vue. La famille et notamment la personne principalement victime écoutée. Une perquisition aurait sans doute été demandée.

Un analyse de tĂ©lĂ©phone qui aurait peut-ĂȘtre pu permettre de voir s'il y a des images pĂ©dopornographiques constatĂ© et des interrogations dans le milieu familial vu. Ce n'est pas ce qui s'est passĂ© dans cette affaire puisque ce sont les remontĂ©es des procureurs gĂ©nĂ©raux. Il est Ă©vident que d'autres questions se posent en dehors de la chaĂźne hiĂ©rarchique des procureurs du parquet, des procureurs gĂ©nĂ©raux, c'est Ă©videmment les services enquĂȘteur.

Il m'appartient pas d'en dire un mot, c'est au mise intĂ©rieur qui s'est exprimĂ© dimanche. Le fait mĂȘme que l'inspection gĂ©nĂ©rale de la gendarmerie nationale a Ă©tĂ© saisie en mĂȘme temps montre sans doute qu'un certain nombre de questions se posent dans la chaĂźne de la gendarmerie nationale. Et puis Ă©videmment, d'autres questions se posent comme celle des collectivitĂ©s locales puisque nous avons, je crois appris, puisque lĂ  pour le coup, c'est ce que j'ai lu dans la presse, sans avoir d'autres confirmation que l'aide sociale Ă  l'enfance ou des institutions qui dĂ©pendent de collectivitĂ© n'avaient pas fait ou pas fait comme il le fallait, les signalements Ă  la justice. il sera il faudra vĂ©rifier ce point bien Ă©videmment et l'Ă©ducation nationale elle-mĂȘme en lien avec les collectivitĂ©s locales euh on peut se poser la question de savoir comment tout le monde a a communiquĂ© Ă  l'heure oĂč cette affaire nous touche tous profondĂ©ment.

La question qui se pose et c'est le principe de la rĂ©union des procureurs gĂ©nĂ©raux ce matin pour lequel j'ai longuement Ă©changĂ©, pour lequel j'ai fait des commandes extrĂȘmement prĂ©cise, c'est est-ce que c'est une affaire qui est une affaire terriblement individuelle avec des dĂ©faillances de telle ou telle personne sur lequelle j'attendrai la prinspection pour me prononcer qui explique le drame qui nous touche ou est-ce que plus de façon plus systĂ©mique les traitements demandĂ©s des affaires sur les mineurs dans ce cas trĂšs prĂ©cis dans cas ouverte pour lequel nous avons des Ă©lĂ©ments en tout cas probants euh crĂ©er euh une difficultĂ© mise en danger gĂ©nĂ©rale des personnes qui vont voir la justice pour demander que des enquĂȘtes soient faites et que des personnes qui sont accusĂ©es soient confondues des faits pour lequels ils sont incriminĂ©s. Je peux dire, monsieur le prĂ©sident, tout en soulignant comme chacun ici sans doute des magistrats, des services enquĂȘteurs, des psy qui font admirablement bien leur travail, que les procureurs gĂ©nĂ©raux m'ont confirmĂ© que Ă  leur sens, il ne s'agissait que d'exception et que ce n'Ă©tait pas ce qui se passait, mĂȘme s'il y avait ici ou lĂ  des difficultĂ©s numĂ©riques de nombre de magistrats, de nombre de greffiers, de manque d'experts, d'UMJ indisponible, on peut constater que dans le cas extrĂȘmement prĂ©cis, ce rien de tout ça qui s'est dĂ©roulĂ©, mais il y a d'autres sujets qui pourraient Ă©videmment porter largement prĂ©judice Ă  nos concitoyens que ces faits Ă©taient exceptionnels et que cette procĂ©dure Ă©tait pour l'instant en tout cas sans nul autre pareil. J'ai quand mĂȘme demandĂ© de revĂ©rifier.

Ça me paraĂźt le moindre des choses que peut faire un ministre de la justice Ă  ses procureurs gĂ©nĂ©raux. C'est pour ça qu' d'ici un mois, je suis tout Ă  fait prĂȘt, monsieur le prĂ©sident, Ă  venir devant vous pour vous rendre compte de ces discussions. Je vais donc demander d'ici 14 juillet que l'ensemble de ces plaintes pour lequelles les procureurs de la RĂ©publique ont Ă©tĂ© saisies soient toutes repeignĂ©s, qu'on voit quelles sont les difficultĂ©s, qu'on me les remonte immĂ©diatement et Ă  partir du 14 juillet jusqu'au 31 juillet que un par un procureur gĂ©nĂ©ral par procureur gĂ©nĂ©ral je puisse discuter des moyens supplĂ©mentaires qu'il faudrait ici ou lĂ  ou des changements de mĂ©thodes qu'il faudrait ici ou lĂ  pour que plus jamais une telle histoire absolument ignoble n'arrive.

C'est une chose, je prends cette affaire extrĂȘmement au sĂ©rieux comme je crois tous les Français qui sont lĂ©gitimement choquĂ©s. D'autant plus d'autant plus qu'elle semble ĂȘtre assez contraire Ă  ce que collectivement je crois le Parlement, la loi de la RĂ©publique et les instructions d'Ă©gard des sauts successifs Ă  compenser par par moi-mĂȘme ont donnĂ©. terminĂ© par dire que ce n'est pas une nouvelle loi, mĂȘme si on peut toujours ĂȘtre favorable Ă  une nouvelle loi euh y compris euh qui touche les violence sexuell qui aurait changĂ© quelque chose ici mĂȘme.

Il n'y a pas de défaut législatif à ma connaissance dans la procédure qui a manifestement été euh malmenée au sens charge du terme sans vouloir incriminer personne mais un systÚme qui manifestement ne l'a pas appliqué. Ce ne sont pas des moyens supplémentaires qui auraient changé les choses. Effectivement, monsieur le député du GERS d'ailleurs ici présent m'avait interpellé sur le manque d'effectif au tribunal d'Och et à la suite de son intervention, nous sommes passés de 3 à quatre magistrats au parquet d'Och et la brigade territoriale qui a été saisie a à ma connaissance sur h gendarmes trois OPJ puis qui est une brigade qui connaßt un certain nombre d'OPJ assez nombreux pour avoir été mise à l'intérieur pendant 4 ans.

Je pense pas que ce soit le cas dans toutes les brigades de gendarmerie. Il y a deux affaires criminelles sont mineures dans cette brigade. Et donc on peut pas dire que c'est soit un manque d'OPJ, que c'est soit un manque euh de magistrat, queil y a la procĂ©dure pĂ©nale numĂ©rique dans ces deux tribunaux, que par ailleurs entre Toulouse et H euh la je on a du mal Ă  comprendre comment la poste met 13 jours pour envoyer un courrier et que ça n'empĂȘche pas un coup de tĂ©lĂ©phone ou un mail dont les services sont Ă©quipĂ©s depuis les annĂ©es 90.

Euh Ă©videmment, mĂȘme s'il y a des tas de projets, des tas de difficultĂ©s ou des tas de remontĂ©es qui peuvent ĂȘtre ici ou lĂ  rĂ©pondre Ă  d'autres affaires. Mais dans ce cas extrĂȘmement prĂ©cis, alors que la plainte a Ă©tĂ© trĂšs bien prise manifestement par les services de la gendarmerie nationale et le parquet Toulouse Ă  son dĂ©but, alors que en moins de 48 heures, cette jeune fille a vu un mĂ©decin qui a constatĂ© les difficultĂ©s, c'est moins qu'on puisse dire, qui Ă©tait consĂ©cutif manifestement Ă  viol. Qu'en moins de 10 jours, un expert psi a pu constater et rendre son rapport.

On sait tous que c'est pas le délai moyen en général dans les juridictions. A pu dire à quel point cette jeune fille était choquée qu'on devait croire sa parole. Euh on a du mal à comprendre alors que sans doute ce sont des moments qui auraient été euh corresponnés différemment ailleurs puisque il existe effectivement ici ou là un problÚmes d'experts, problÚmes numérique ou de problÚmes de magistrat.

On a du mal Ă  comprendre ou d'enquĂȘteur monsieur le prĂ©sident de la commission des lois comment en arrivĂ© lĂ . Une fois que j'ai dit ça, monsieur le prĂ©sident de la commission des lois, euh le le texte que je prĂ©sente aujourd'hui, hasard malheureux du calendrier, ne rĂ©soudra aucun de ces problĂšmes puisque nous avons un deuxiĂšme problĂšme qui est une fois que la justice, la police a fait son travail et que nous avons une instruction qui est allĂ©e Ă  son terme, en moyenne, mesdames et messieurs dĂ©putĂ©s, vous le savez bien, 2,9 annĂ©es en moyenne une instruction en France et parfois nous avons des dĂ©lis plus longs que ailleurs en Europe et nous sommes quasiment les seuls, vous le savez, Ă  avoir un juge d'instruction depuis Napol NapolĂ©on. Donc c'est notre spĂ©cificitĂ© particuliĂšre.

Nous n'avons pas de systĂšme accusatoire. Nous avons un autre problĂšme qui peut faire naĂźtre les mĂȘmes difficultĂ©s dans un autre style qui est ce qui sont pardon les dĂ©lais d'audiencement et les mĂȘmes difficultĂ©s. Je l'ai dit depuis maintenant 1 an en responsabilitĂ©.

C'est ce qu'on dit tous les magistrats je crois dans vos rentrĂ©es [grognement] d'audience. Notre difficultĂ© c'est que quelqu'un pourrait ĂȘtre aujourd'hui libĂ©rĂ© des tensions provisoires parce qu'on ne garde pas advitam des gens d'Ă©tension provisoires. Il y en a 23000. de de de dĂ©tenu en dĂ©tention provisoire aujourd'hui 23000.

Nous avons euh des personnes qui peuvent sortir de prison et c'est normal puisque au bout d'un certain temps, on ne peut pas enfermer Ă  vie quelqu'un sans qu'un juge est rendu dĂ©finitivement son jugement qui pourrait, c'est tout Ă  fait possible euh me tuer ou commettre un crime sexuel alors que on attend son audience et qu'on sait qu'il a des raisons graves et concordantes de penser qu'il est l'auteur de un ou plusieurs sur crime prĂ©cĂ©demment. Ces dĂ©lis d'audancement, ils font Ă©cho Ă  plusieurs choses. Et je vais peut-ĂȘtre enchaĂźner monsieur le prĂ©sident de la commission des lois sur le texte que je je vous prĂ©sente.

D'abord, c'est vous dire que en 2017 quand le président de la République était élu, 7 % des détenus étaient des détenus pour violence sexuelle et viol. Aujourd'hui, 21 % des détenus sont des détenus pour violence sexuelle et viol. Nous avons triplé le nombre de personnes en détention détention provisoire et condamné définitivement pour violence sexuelle et viol.

Et par ailleurs, la base sur lequel sont calculés ces pourcentages a augmenté puisque nous avons augmenté la population carcérale. C'est tellement vrai que si nous regardons un autre sujet qui est l'ouverture des informations judiciaires pour viol pour la qualification de viol, pas d'agression sexuelle de viol, on est passé de 10000 hommes en information judiciaire pour viol à aujourd'hui 32000. Donc non seulement il y a beaucoup de gens en détention provisoire et en détention définitive pour conation pour viol, mais par ailleurs ce montant ne va que continuer à augmenter.

Sachant que nous savons tous que un trĂšs grand nombre de plaintes sont classĂ©es, on a dĂ©jĂ  eu l'occasion d'en parler, par manque de moyens ou par manque de preuve de culpabilitĂ© et que le travail collectif que nous faisons ne fera que, je l'espĂšre, augmenter le chiffre d'information judiciaire. que la cour criminelle imaginĂ©e par madame BelloubĂ© puis par monsieur Dupont Moretti sous l'autoritĂ© du prĂ©sident de la RĂ©publique a fonctionnĂ© puisque la le tribunal correctionnel qui hier jugeaugit la quasi intĂ©gralitĂ© des viols condamnĂ© en moyenne quelqu'un pour viol Ă  23 mois de prison ferme aujourd'hui c'est 10 ans de prison ferme en moyenne prononcĂ© pour un viol. Donc en plus ce quantum de peine, non seulement il y a plus de gens, mais le quantum de peine a trĂšs largement augmentĂ© et que nous savons tous que par ailleurs la libĂ©ration de la parole des enfants en plus de l'accompagnement de la parole des adultes, va crĂ©er une augmentation trĂšs importante des dĂ©cisions criminelles et donc de l'audience criminelle. se rajoute Ă  cela le fait que la justice criminelle est face Ă  un autre contentieux extrĂȘmement important qui a augmentĂ© de plus de 50 % en 5 ans qui est le nombre de personnes mis en examen et Ă©crouĂ© pour narcotrafic.

Il y a actuellement 17000 personnes en criminalitĂ© organisĂ©e pour une infraction de criminalitĂ© organisĂ©e en prison et plus de 5000 qui ont Ă©tĂ© condamnĂ© de façon dĂ©finitive Ă  50 prisons et plus. Ça a triplĂ© depuis 2017. Donc nous avons deux grands mouvements que la sociĂ©tĂ© n'arrĂȘtera euh sans doute pas euh mĂȘme s'il y avait un changement lĂ©gislatif ou de politique pĂ©nale, me semble-t-il, que sont Ă  la fois les augmentations euh des viols et violences sexuelles sur euh les adultes et notamment bien sĂ»r les femmes et les enfants et par ailleurs le narcotrafic. [grognement] Donc notre contentieux, il a quasiment quadruplĂ© en 7 ans.

C'est d'ailleurs l'une des difficultĂ©s qui a poussĂ© la CEDH Ă  nous dire Ă  deux reprises en 2025 jugeant des affaires de 2020, 21 et 22 que la France ne jugeait pas dans les dĂ©lais raisonnables, dit la Cour europĂ©enne des droits de l'homme euh les crimes qui Ă©taient en attente d'ĂȘtre audiencĂ©. Pourquoi ? J'y vois au moins trois raisons que le texte essaie d'Ă©claircir.

La premiĂšre, c'est que si la Cour criminelle dĂ©partementale a eu l'incroyable rĂ©ussite de juger les viols en tant que crime et monter le quantum de peine attendu, je crois, par la sociĂ©tĂ©, elle a eu comme difficultĂ© soit d'une part d'avoir des difficultĂ©s de conception, j'y reviendrai, mais d'autre part de manger, je le dis avec un langage populaire, une partie des magistrats professionnels qui hier pouvaient ĂȘtre trois pour juger la correctionnel ou trois pour ĂȘtre en cours d'assise avec des juris populaires et qui aujourd'hui sont 5. Nous augmentons de maniĂšre considĂ©rable le nombre de magistrats dans vos juridictions. 441 magistrats nouveaux en septembre prochain.

Tout le monde s'accorde Ă  dire que les super promos de l'UNM, on a triplĂ© la formation des magistrats depuis 2020 dans l'Ă©cole nationale de la magistrature. Une partie de ces augmentations de magistrat vise Ă  venir ĂȘtre prĂ©sent dans des cours criminels composĂ©s de cinq magistrats professionnel et Ă©videmment dĂ©laisse ainsi soit le correctionnel soit le civil dans vos tribunaux juridictionnel. Ces difficultĂ©s se rajoutent et c'est l'objet de l'article 2, monsieur le prĂ©sident au fait que le lĂ©gislateur a souhaitĂ© qu'une seule cour criminelle soit créée par dĂ©partement.

Euh c'est une difficultĂ© puisque nous pourrions crĂ©er d'un coup d'un seul plus de 60 cours criminels sur l'ensemble du territoire national, notamment avec l'ensemble des magistrats que nous formons par ailleurs. Et je prends le dĂ©partement du Nord par hasard. Nous avons euh une seule cour criminelle dans tout le dĂ©partement du nord et un stock de criminels en attente extrĂȘmement important alors que nous pourrions crĂ©er une cour criminelle Ă  Venurelp, une cour criminelle Ă  DouĂ©, une cour criminelle Ă  CambrĂ©, une cour criminelle Ă  Derkquec, une cour criminelle Ă  Valencienne avec Ă©videmment des tribunaux qui existent dĂ©jĂ  simplement parce que la loi aujourd'hui m'empĂȘche de le faire.

C'est une seule courriminelle par département. Donc nous vous demandons par exemple de nous permettre de créer 64 autres cours criminels avec d'autres modifications. Par exemple, aujourd'hui, seul un président d'assise peut préser la cour criminelle.

Express verbis, c'est la loi qui le dit. Alors que il nous n'avons qu'une centaine de prĂ©sidents d'assise disponibles. Combien mĂȘme j'aurai des cours criminels libre, si seuls les prĂ©sidents d'assise peuvent prĂ©sider des cours criminels, je ne peux pas oudancer je ne peux pas faire oudcer par les chefs de cours et de juridiction ces cours criminels.

Donc nous avons un syndrome de modification qui relÚve de l'article 2 qui vise à modifier fondamentalement l'organisation de la cour criminelle pour une bonne et simple raison, c'est qu'il faut répondre à ces déluancement. Et je veux ici dire que l'objet l'article le plus important pour réduire les décements de mon projet de loi, c'est cet article 2 qui est massif, qui connaßt un symptÎme de différence de composition de la cour, qui crée parfois des choses originales en lien avec la loi organique notamment sur les citoyens comme on en a dans les tribunaux pour enfants qui fait naßtre légitimement des débats pour lequels je suis parfaitement ouvert évidemment à la discussion mais la proposition principale du gouvernement c'est de multiplier le nombre de cours sur le territoire national pour pouvoir répondre à ces délais d'audiencement. Le deuxiÚme sujet sur lequel je voudrais évoquer, pour lequel le projet de loi essaie de porter une réponse, c'est la question des nudité de procédure.

Nous avons dĂ©jĂ  parlĂ© Ă  de trĂšs nombreuses reprises de ces faits, notamment lors de la loi narcotrafic puisque partie des dispositions nulidĂ©es que nous vous prĂ©sentons aujourd'hui ont Ă©tĂ© refusĂ© par le parlement dans le cadre du narcotrafic pour la raison d'ailleurs Ă©voquĂ©e souvent par les parlementaires et notamment au SĂ©nat qu'elle ne concernait que les narcotrafiquants et qu'on pouvait pas faire des modifications de procĂ©dure de nunitĂ© que pour les narcotrafiquants. Don act on les a proposĂ© au Conseil d'État dont vous avez constatĂ© l'avis euh positif pour l'Ă©tat de droit. On le remercie. le travail de la commission des lois du SĂ©nat et du SĂ©nat.

Et effectivement, nous avons trois articles qui euh visent Ă  permettre pour la justice criminelle de fonctionner pour la chambre de l'instruction comme pour les procĂ©dures si j'ose dire classiques, soit une rĂ©duction de dĂ©lai, soit une simplification de s nulitĂ© avec Ă©videmment un Ă©quilibre Ă  trouver et je pense que nous devons le trouver dans le dĂ©bat parlementaire entre les nĂ©cessaires droits de la dĂ©fense Ă©videmment qu'il nous faut absolument prĂ©server et le travail d'instruction ou d'udancement qui parfois par le travail que nous constatons puisque ce sont des propositions faites par les magistrats nous empĂȘch de pouvoir audiencer dans des dĂ©lais raisonnable comme dit la Cour europĂ©enne des droits de l'homme. Le troisĂšme sujet c'est Ă©videmment la place des victimes avec un certain nombre de sujets importants. Je pense Ă  la gĂ©analogie gĂ©nĂ©tique qui fait bien sĂ»r couler beaucoup d'encre mais qui est demandĂ© par le pĂŽle cocaĂŻne dentaire mais aussi par les victimes comme par les avocats de cette de cette juridiction.

Cette généalogie génétique, elle n'est réservée que pour les crimes sériels qui évidemment font appel à un certain passé. On aura l'occasion d'y revenir si vous le souhaitez, mais d'autres dispositions également qui concernent les victimes. Je pense au dépÎt de plainte avec l'avocat payé par l'aide juridictionnelle.

C'est une discussion importante Ă  quasiment 100 millions d'euros budgĂ©tairement sur lequel le gouvernement fait un effort ayant Ă©tĂ© le ministre qui a mis dans la code de procĂ©dure pĂ©nale quand j'Ă©tais Ă  l'intĂ©rieur le fait que l'avocat pouvait sans refus des forces de l'ordre ĂȘtre prĂ©sent lors du dĂ©pĂŽt de plainte de la victime. DĂ©sormais si vous acceptez la loi que nous vous proposons c'est Ă©galement Ă©videmment aussi des personnes qui peuvent demander la juridictionnelle pour ce point ce qui me paraĂźt trĂšs important et demandĂ© depuis trĂšs longtemps par les associations de victimes. par exemple par les les barreaux.

Mais aussi un deuxiÚme point trÚs important, la formation obligatoire des magistrats pour aller juger des crimes sexuels. Aujourd'hui, leur formation de ces magistrats est obligatoire mais s'ils ne la suivent pas, on ne peut pas en tirer des conséquences ni sur leur fonctionnement comme magistrat, ni dans leur action pour siéger dans des cours comme la cours criminelle ou la cours d'assise. Nous avons prévu, vous l'avez vu, le fait que si les magistrats ne suivent pas ces formations, notamment autour du consentement, du contrÎle coercitif et de tous les sujets pour lequel le parlement évolue, pour lequel la jurisprudence évolue également, ils ne pourront pas siéger en cours criminel ou en cours d'assise.

LĂ  aussi, je pense que c'est une demande extrĂȘmement ancienne qui est mis dans le dans le dans le dans le marbre de de la loi de la loi organique. Enfin, je terminerai, monsieur le prĂ©sident, sans faire trop long puisque j'imagine les nombreuses questions des des parlementaires sur un sur un texte qui est court, qui ne prĂ©voit aucune nouvelle infraction, qui n'Ă©voque ni les mineurs ni les Ă©trangers, qui en fait qui vise Ă  rĂ©organiser notre justice criminelle pour rĂ©pondre Ă  ce flow trĂšs important d'audience qui nous attendent et pour lequel les victimes comme les auteurs qui en dĂ©tention provisoire attendent, je crois, des rĂ©ponses. Il s'agit Ă©videmment de ce qu'on appelle la procĂ©dure de PJCR, la procĂ©dure pour jugement de crime reconnu.

InspirĂ© par tous les pays qui nous entourent, le mon prĂ©dĂ©cesseur Didier Migo avait demandĂ© Ă  des magistrats et Ă  des avocats de se rĂ©unir dans un rapport que j'ai rendu public Ă  mon arrivĂ©e au ministĂšre de la justice. Vous avez eu copie dans votre boĂźte mail quelques jours aprĂšs mon installation Ă  la chancellerie euh au dĂ©but de l'annĂ©e 2025. L'une des l'une des propositions phare Ă©tait l'instauration d'une forme de PL dĂ©coupable, mĂȘme si ce terme est impropre dans la discussion, mais qu'il a Ă©tĂ© vulgarisĂ© ainsi pour l'ensemble des crimes et dans des conditions qui sont semblables Ă  ce que font un certain nombre de pays.

Évidemment, rĂ©cemment l'Espagne en ce qui concerne la matiĂšre criminelle, mais c'est le cas en Allemagne, c'est le cas en Belgique, c'est le cas au Pays-Bas, c'est le cas en Italie et je pourrais citer bien d'autres exemples, y compris anglo-saxon, mais ce n'est pas du tout notre modĂšle, donc je ne les citerai pas. La CEDH par plusieurs arrĂȘts a considĂ©rĂ© comme Ă©tant tout Ă  fait important cette procĂ©dure de PL des coupable conforme Ă  la conventionnalitĂ© de notre Convention europĂ©enne des droits de l'homme et surtout permettant soit la vic Ă©vitant la victimisation secondaire ou rendant dans les dĂ©lais raisonnables une partie de procĂšs dont je rappelle d'ailleurs ici dit Ă  CDH que les choses peuvent ĂȘtre jugĂ©es plus simplement Ă  partir du moment oĂč la victime reconnaĂźt euh dans euh la suite d'une instruction, ce qui est profondĂ©ment diffĂ©rent de la CRPC dĂ©lictuelle sa culpabilitĂ© et l'entiĂšretĂ© de sa culpabilitĂ©. J'ai compris les interrogations que posait cette procĂ©dure de justice crime reconnue qui ne concernait que 10 % des procĂ©dures possible et donc certes nous aurait fait gagner du temps mais qui n'Ă©tait pas l'essentiel puisque l'essentiel c'est comme je vous l'ai dit l'article 2 et sans doute aussi un peu l' nullitĂ© mais pour la modernisation de notre justice et Ă  l'Ă©coute d'une partie des demandes des des magistrats puisque ce texte a Ă©tĂ© validĂ© pour la premiĂšre fois depuis un certain nombre d'annĂ©es 15 ans exactement en conseil en conseil social euh du ministĂšre de la justice d'imaginer cette disposition dont le conseil d'État a jugĂ© qu'elle Ă©tait conforme Ă  notre constitution.

J'ai entendu que sur les crimes sexuels comme sur les crimes de la cour d'assise, des questions pouvaient se poser. J'ai proposĂ©, monsieur le prĂ©sident, par une lettre que je vous ai adressĂ© ainsi qu'Ă  l'ensemble des parlementaire de le restreindre trĂšs fortement pour connaissance ces discutĂ© discussion pardon autour d'un projet euh de PJR et donc vous avez vu que j'ai dĂ©posĂ© un amendement pour restreindre son champ en retirant l'ensemble des Ă©lĂ©ments de la cour d'assise. Donc il n'y aura aucun Ă©lĂ©ment qui passera en cours d'assise qui pourrait ĂȘtre en PGCR et tous les crimes sexuels relevant de la cour criminelle.

C'està dire 85 % des cas de la cour criminelle. On aura, je l'imagine une discussion ici et dans l'hémicycle sur ce moment trÚs important. Bien évidemment, je terminerai par dire que j'ai vu de nombreux amendements dans le l'allias qui m'a été transmis.

Je suis tout Ă  fait prĂȘt Ă  Ă  les entendre et Ă  les adopter au nom du gouvernement si euh les parlementaires les les soutiennent. Euh on y reviendra j'imagine dans la dans la discussion. Vous dire Ă©galement que je suis Ă  votre disposition si cette semaine monsieur le prĂ©sident vous souhaitez que comme en habitude et comme j'ai l'habitude de le faire la commission des lois souhaite ma prĂ©sence pour Ă©tudier les amendements et Ă©clairer les commissaires au lois.

Merci beaucoup monsieur le ministre pour ces précisions. Je vais immédiatement donner la parole à nos deux rapporteurs aprÚs quoi les orateurs de différents groupes pourront bien sûr s'exprimer. Madame la rapporteur, je vous employe.

Merci beaucoup. Monsieur le prĂ©sident, monsieur le ministre, mes chers collĂšgues, risque de paralysie des juridictions criminel, justice au bord du gouffre, risque de remise en libertĂ© des accusĂ©s en dĂ©tention provisoire, risque de dĂ©niffaires dont l'audiensement est repoussĂ© si inĂ©diĂ© quand les accusĂ©s sont libres. Voici les constats Ă©tablis par les par les acteurs du monde judiciaire que nous avons auditionnĂ© ces derniĂšres semaines avec ma collĂšgue Anne Bergan. des constats qui rejoignent d'ailleurs les conclusions de plusieurs rapports du chiffre qu'on avait et qu'on connaissait avant la crise sanitaire alors mĂȘme que les juridictions n'ont jamais rendu autant de dĂ©cisions.

Les dĂ©lais explosent. 6 ans en moyenne, vous l'avez dit, pour juger un viol, 8 ans pour un homicide et fin 2025, 19 accusĂ©s pour des faits extrĂȘmement graves, viol aggravĂ©, assassinat ont dĂ» ĂȘtre remis en libertĂ© provisoire, faute d'avoir Ă©tĂ© jugĂ© dans les dĂ©lais dans des dĂ©lais lĂ©gaux. C'est le sens mĂȘme de la peine qui est remis en cause pour l'accuser, pour la victime et pour la sociĂ©tĂ© tout entiĂšre.

Ces délais minent la confiance de nos concitoyens dans la justice. Les causes, elles sont identifiées. Les juridictions criminelles font face à un afflux de dossiers sans précédent alimenté notamment par la libération salutaire de la parole des victimes de crimes sexuels.

Les plaintes pour viol ont augmenté de 152 % en 6 ans. Que faire ? Une partie de la solution réside naturellement dans l'augmentation des moyens de la justice trop longtemps par en pauvre de nos politiques publiques.

Ce rattrapage, il est en cours. Depuis 2017, 1500 magistrats supplémentaires ont été recrutés et cette dynamique devra évidemment se poursuivre. Il manque évidemment encore des moyens, personne ne le nit, mais cela va prendre du temps.

Du temps pour arriver au niveau d'autres pays européens, du temps pour recruter, pour former, pour construire des salles d'audience. Et c'est précisément pourquoi on ne peut pas attendre 10 ans que ces moyens arrivent pour répondre aux 6000 familles qui attendent aujourd'hui. D'ailleurs, si l'on subordonnit toute réforme procédurale à la résolution préalable du manque de moyens, on aurait absolument rien réformé probablement depuis 20 ans dans notre pays.

Ce n'est pas une position, c'est parfois et mĂȘme souvent un vĂ©to permanent qui est dĂ©guisĂ© en une forme d'exigence lĂ©gitime. Nous devons donc faire face Ă  une crise profonde et structurelle. Avant d'entrer dans le dĂ©tail des deux premiers articles que je rapporte, je veux rappeler ce que nous faisons ici et ce que nous avons fait depuis toujours en tant que lĂ©gislateur.

Depuis des des dĂ©cennies, notre mission de lĂ©gislateur en matiĂšre pĂ©nale a Ă©tĂ© de rechercher un Ă©quilibre exigeant et jamais dĂ©finitif entre les droits de la dĂ©fense, l'efficacitĂ© de la justice, la protection de la sociĂ©tĂ© et la rĂ©paration des victimes. Cet Ă©quilibre, nous l'avons construit rĂ©forme aprĂšs rĂ©forme. Nous avons encadrĂ© la garde Ă  vue, ouvert l'accĂšs au dossier d'instruction, créé le statut de tĂ©moin insistĂ©, instaurer le JLD, imposer la motivation des arrĂȘts d'assise, ouvert l'appel en matiĂšre criminelle.

Chacune de ces réformes, elle a rencontré des résistances. Chacune a été présentée comme une rupture et pourtant chacune a perfectionné notre modÚle de procÚs équitable. C'est exactement dans cette continuité que s'inscrit ce projet de loi.

Sur la procédure de jugement des crimes reconnus, je souhaite insister sur trois points. En premier lieu, nous ajoutons une procédure. La PJCR n'est pas imposée à qui que ce soit.

Elle requiert l'accord de la victime, vous l'avez vu, de l'accusé et du procureur. La victime dispose d'ailleurs d'un droit de véto absolu, ce qui est inédit dans notre systÚme juridique. Le deuxiÚme élément, c'est que c'est une procédure qui respecte pleinement les droits fondamentaux.

C'est en effet un des arguments que nous avons le plus le plus entendu. Cette procĂ©dure porterait atteinte au droit Ă  un procĂšs Ă©quitable. Or, le Conseil d'État, dans son avis du 12 mars dernier, y rĂ©pond point par point.

Il rappelle que le Conseil constitutionnel a jugé la CRPC conforme à la Constitution, sans faire de la gravité des faits un obstacle. La Cour européenne des droits de l'homme juge quant à elle que la possibilité d'obtenir une réduction de peine en échange d'une reconnaissance de culpabilité ne porte pas atteinte à un droit un procÚs équitable garanti par l'article 6 paragraphe 1 de la convention. Audience publique, collégialité de trois magistrats, exposé oral des faits, partie civile entendu, ministÚre public évidemment en ses réquisitions, publicité oralité, collégialité.

Les piliers du procÚs équitable sont ainsi préservés. 3Ú élément, c'est une mesure de protection des victimes au sens de la jurisprudence européenne. On nous dit que la PJCR affaiblirait les droits des victimes.

C'est prĂ©cisĂ©ment, me semble-t-il, le contraire que nous enseigne d'ailleurs la jurisprudence de la Cour europĂ©enne des droits de l'homme qui a construit depuis 2015 une doctrine de plus en plus affirmĂ©e sur la victimisation secondaire. Cette situation, vous le savez, dans laquelle ce n'est plus l'infraction qui blesse mais la procĂ©dure elle-mĂȘme. France victime, nous les avons auditionnĂ© la semaine derniĂšre, le dit sans ambiguĂŻĂ©.

La victime, elle a besoin d'une reconnaissance par la sociĂ©tĂ© Ă  travers l'Ɠuvre de justice. Elle a besoin d'entendre la vĂ©ritĂ©, de pouvoir raconter sa vĂ©ritĂ© et son traumatisme, d'obtenir une rĂ©paration. Aucune de ces attentes n'est sacrifiĂ©e par la PJCR Ă  condition Ă©videmment que la victime soit informĂ©e, que son consentement soit donnĂ© et que l'auteur reconnaisse pleinement sa responsabilitĂ©.

Ce sont exactement les garanties qui sont prévues par ce texte. La PJCR, le ministre l'a dit, s'inscrit d'ailleurs dans un mouvement observé dans 27 des 30 pays membres du Conseil de l'Europe. Présenter cette réforme comme un recul civilisationnel et difficile à soutenir face à cette réalité du droit comparé.

Je salue par ailleurs l'esprit de conciliation du ministre qui a acceptĂ© de restreindre ce champ d'application de la PJCR en excluant les crimes sexuels. Ça permettra aux acteurs du monde judiciaire de s'acculturer finalement Ă  cette nouvelle procĂ©dure. L'article 2 projet de loi, il vous le savez le rapport de StĂ©phane Mazard et de madame Bord qui avait Ă©tĂ© rendu en juillet 2025 avait Ă©tabli que les cours criminels dĂ©partementales avaient fait leur Ɠuvre leur preuve.

Elles rendent dĂ©sormais prĂšs de 50 % des arrĂȘts criminels de premiĂšre instance et ont permis un recul significatif de la recorrectionnalisation des viols. GrĂące Ă  ces cours criminels, les viols sont jugĂ©s pour ce qu'ils sont des crimes et c'est Ă©videmment une avancĂ©e majeure. Mais c'est court, le ministre l'a dit, souffre de rĂšgles trop contraignantes, composition, localisation, compĂ©tences qui nuisent Ă  leur cĂ©lĂ©ritĂ©.

L'article 2 y remédie. Il assouplit les rÚgles d'audiencement, élargit le vivier des magistrats non professionnels, crée le statut de citoyen assesseur et pérénise celui d'avocat honoraire exerçant les fonctions juridictionnel. Le projet de loi organique, le ministre l'a dit, également, prévoit en outre une formation spécifique de l'ENM aux violences sexistes et sexuelles nécessaires dÚs lors que 85 % des affaires devant ces cours sont des viols.

Ces mesures ont d'ailleurs, je je le je préfÚre le préciser, été saluées par la quasi-totalité des personnes que nous avons auditionné ces derniÚres semaines. Un mot de conclusion trÚs breve, ce texte n'est pas le grand soir de la justice criminelle, mais il apporte des solutions pragmatiques à une crise que nous ne pouvons plus ignorer. Ce n'est pas une capitulation devant la pénurie.

Ça n'est pas une atteinte aux droits fondamentaux, nous l'avons dit. C'est une rĂ©forme validĂ©e par le Conseil d'État, conforme Ă  la jurisprudence europĂ©enne, soutenue par les praticiens du droit et fondĂ© sur un diagnostic parlementaire rigoureux. Dans la longue lignĂ©e des rĂ©formes que nous avons conduite ensemble pour perfectionner notre Ă©tat de droit, elle apporte une rĂ©ponse Ă  la hauteur d'une urgence rĂ©elle, l'urgence notamment des 6000 victimes supplĂ©mentaires qui attent qui attendent encore que leur dossier passe devant un tribunal.

Merci madame la rapporteur Lor Miller. Je donne la parole Ă  la rapporteur Anberg pour la suite. Madame la rapporteur, je vous en prie.

C'est c'est bon. Merci monsieur le président, monsieur le ministre, mes chers collÚgues, je ne peux débuter évidemment cette intervention sans évoquer le drame absolu de la mort de Lihana. J'exprime à la famille mes sincÚres condoléances.

Perdre un enfant est un terrible malheur, mais perdre son enfant dans ces circonstances est profondĂ©ment tragique. L'enquĂȘte administrative que vous avez diligentĂ©, monsieur le ministre, permettra Ă©videmment de faire la lumiĂšre sur les dysfonctionnements Ă©ventuels de de l'institution judiciaire. Plus gĂ©nĂ©ralement et suite aux auditions que nous avons pratiquĂ© et sur la situation de la justice notamment en terme d'audiencement.

Ici, je veux Ă©galement tĂ©moigner comme ma collĂšgue au rapporteur la situation extrĂȘmement difficile dans laquelle se trouve tous les jours la justice. Tous les auditionnĂ©s ont pu en attester, magistrat comme avocat. Le code de procĂ©dure pĂ©nale par lequel s'inscrit leur action se distingue par une grande complexitĂ© dont la lourdeur s'est vu renforcĂ©e par les lĂ©gislateurs successif.

Nous disposons donc d'une responsabilité, celle de proposer des clarifications, des simplifications quand cela est nécessaire pour que cette procédure pénale soit compréhensible, intelligible et tenable pour notre justice. Cela ne signifie en rien de renier les principes fondamentaux de notre état de droit, ni les garanties essentielles que sont les libertés individuelles, les droits de la défense et le droit à un procÚs équitable. Mais il faut, je le crois, permettre à la justice de se concentrer davantage sur l'essentiel.

Ce texte peut apporter quelques rĂ©ponses Ă  ces enjeux et il me revient de vous prĂ©senter les articles 3 Ă  12. L'article 3 d'abord prĂ©voit diverses dispositions visant Ă  faciliter les enquĂȘtes criminelles. En premier lieu, il lĂ©galise la gĂ©nĂ©alogie gĂ©nĂ©tique d'investigation consacrant une pratique qui a dĂ©jĂ  permis d'identifier des auteurs de crimes sĂ©riels non Ă©lu lucidĂ©s.

Il s'agit de rechercher Ă  titre exceptionnel et subsidiaire dans les bases de donnĂ©es gĂ©nĂ©tiques privĂ©es les correspondances mĂȘme Ă©loignĂ©es avec les empreintes gĂ©nĂ©tiques Ă©tablies Ă  partir de traces biologiques de personnes inconnues. Euh les garanties prĂ©vues me semblent d'ailleurs importantes. Son champ serait restreint au seul crime dont la nature sĂ©rielle peut ĂȘtre prĂ©sumĂ©e et Ă  ceux qui n'ont pas Ă©tĂ© Ă©lucidĂ©s au bout de 18 mois ainsi qu'aux actes de terrorisme les plus graves.

L'article 3 prévoit également une extension des infractions justifiant l'inscription au FNAEC. Le but est là encore d'améliorer les capacités d'investigation des services enquinurs. Le gouvernement propose étendre le champ du FNAG à de nouvelles infractions qui, je le précise, sont toutes punies d'emprisonnement, critÚre retenu par le Conseil constitutionnel pour déterminer la conformité du fichier à la Constitution.

Par ailleurs, l'article 3 crĂ©e une habilitation gĂ©nĂ©rale Ă  consulter des fichiers de police au bĂ©nĂ©fice des officiers et des agents de police judiciaire. Il s'agit d'une mesure de simplification bienvenue. C'est suffisamment rare pour que cela doivent ĂȘtre notĂ©s.

Toutefois, si les OPJ bénéficient d'une formation spécifique et sont habilité par le procureur général, ce n'est pas le cas des agents de police judiciaire. Il me semble donc important de revenir à l'équilibre initial du projet de loi, à savoir une habilitation générale attachée à la qualité d'OPJ. Plusieurs articles visent ensuite à fluidifier le traitement des affaires criminelles.

L'article 5 permet au juges pénal d'utiliser certains outils issus de la procédure civile plus adapté à la nature de ces demandes. L'article suisse poursuit une logique comparable. Il crée un cadre juridique pour les psychologues de police judiciaire.

L'objectif est simplement de mieux dĂ©finir les missions de ces professionnels et de distinguer clairement leur rĂŽle d'appui Ă  l'enquĂȘte de celui des experts judiciaires dĂ©signĂ©s par les juridictions. L'article 7 concerne les nullitĂ©s de procĂ©dure et fait comme pour la PJCR l'objet d'une certaine mobilisation des avocats. Il prĂ©voit d'abord la rĂ©duction du dĂ©lai pour prĂ©senter des requĂȘtes en nullitĂ© de 6 mois Ă  3 mois au cours de l'information judiciaire.

Cette mesure m'apparaĂźt certes bienvenue mais pourrait conduire Ă  la multiplication des demandes d'actes permettant Ă  rouvrir les dĂ©lais de dĂ©pĂŽt de requĂȘte en utilitĂ©. Et afin de limiter cet effet pervers, je vous proposerai donc de passer ce dĂ©lai de 3 mois Ă  4 mois Ă  compter de la notification de la mise en examen et des interrogatoires ultĂ©rieurs. L'article 7 prĂ©voit par ailleurs l'introduction des dĂ©lis butoires pour la production de mĂ©moire concernant les requĂȘtes en nullitĂ© devant la chambre d'instruction et le tribunal correctionnel.

Il me semble que cela constitue une mesure de bonne administration de la justice, mĂȘme si j'entends les difficultĂ©s opĂ©rationnelles notamment devant le tribunal correctionnel, nous aurons l'occasion d'en dĂ©battre et d'en Ă©changer lors de cette commission. À son article 8, le projet de loi Ă©tend les pouvoirs du prĂ©sident de la chambre de l'instruction afin de juger de la recevabilitĂ© des requĂȘtes ennulitĂ© prĂ©sentĂ©es devant cette juridiction. Il me semble qu'il s'agit d'une simplification lĂ  aussi bien venue par la suppression de l'existence de la collĂ©gialitĂ© lorsqu'elle n'apparaĂźt pas pertinente.

Enfin, l'article 9 introduit un mécanisme contradictoire d'urgence en matiÚre de détention provisoire lorsque les juridictions se rendent compte qu'elles ne pourront pas statuer dans les délais. Je suis plus réservé dans un sur un tel dispositif. Le gouvernement propose ici de prolonger la détention provisoire de quelques jours le temps que la juridiction puisse stati sur la prolongation ou répondre à la demande de mise en liberté.

C'est une distinction importante. Je pense que la la rĂ©ponse ne peut ĂȘtre la mĂȘme. Donc lĂ  aussi nous en discuterons lors de cette commission.

Je suis en revanche tout Ă  fait favorable au principe selon lequel une demande de mise en libertĂ© ne peut ĂȘtre formĂ©e tant qu'il n'a pas Ă©tĂ© statuĂ© dĂ©finitivement sur une prĂ©cĂ©dente demande. Il s'agit d'une mesure Ă©vidente de bonne administration de la justice. L'article 10 rĂ©pond quant Ă  lui Ă  une prĂ©occupation plus rĂ©cente, la rĂ©utilisation massive des donnĂ©es judiciaires rendue possible par les outils numĂ©riques et l'intelligence artificielle. s'appuyant sur les travaux conduits en 2025 par la mission prĂ©sidĂ©e par Daniel Ludet, il prĂ©voit de mieux protĂ©ger l'identitĂ© des professionnels de justice dans les dĂ©cision diffusĂ© en open data.

Elle vise Ă  prĂ©venir les pratiques de profilage, de notation et d'Ă©valuation automatisĂ©e des magistrats et des autres professionnels concourant Ă  l'Ɠuvre de justice. Certains ne manqueront pas au cours de nos dĂ©bats d'Ă©voquer la question des moyens mis Ă  disposition de la justice, mais nous aurions tort d'opposer les deux dĂ©marches. La situation actuelle de la justice ne peut ĂȘtre analysĂ©e sans tenir compte de l'effort engagĂ© depuis 2017.

Le budget du ministÚre de la justice a augmenté de plus de 60 % permettant le recrutement de plusieurs milliers de magistrats, greffiers, agents de justice ainsi que le renforcement des capacités des juridictions. Les adaptations procédurales proposées par ce texte ne se substituent donc pas à l'effort budgétaire. Elle le complÚte afin de garantir une réponse pénale plus rapide et plus efficace.

Il nous revient donc de nous saisir de ses dispositions si nous souhaitons agir contre l'embolie de notre justice criminelle. Je vous remercie. Merci madame la rapporteur.

Nous en venons aux orateurs des différents groupes. Je vais immédiatement donner la parole à Sylvie Joser pour le groupe Rassemblement national et pour 4 minutes. Merci monsieur le président.

Monsieur le garde des saut, monsieur le président de la commission des lois. Mesdames les rapporteurs, chers collÚgues, dans son rapport d'évaluation publié en 2024, la Commission européenne pour l'efficacité de la justice, émanation du comité des ministres du Conseil de l'Europe, rappelle que la France compte 11,3 magistrats pour 100000 habitants tandis que l'Allemagne en compte plus du double, 24,17 et que la moyenne des 46 pays membres du Conseil de l'Europe sonne à 17,6 magistrats pour 100000 habitants. En 1840, la France comptait 16 magistrats pour 100000 habitants.

C'est donc d'une baisse drastique du nombre de magistrats que se sont accompagnés en France à la fois l'augmentation de la population et l'augmentation de la délinquence. Dans ce contexte de pénurie, faute d'ambition et de courage des gouvernements au fil des décennies, nul ne s'étonne de l'engorgement chronique des juridictions pénales qui aboutit aujourd'hui à un diagnostic partagé d'asphyxie. Faut-il pour autant dans l'enceinte judiciaire en charge de juger les atteintes les plus graves à l'ordre public, celles que la société réprouve au point de priver un condamné de liberté pour plusieurs décennies, renoncer aux principes cardinaux de la justice criminelle, déclinaison des principes démocratiques et miroir des libertés publiques.

Car ne nous voilons pas la face, c'est un basculement culturel voire civilisationnel que porte la PJCR. Partie poursuivante, au nom de la cause générale, le parquet se métamorphoserait en partie contractante au fin de rÚglement confidentiel de ce qu'il conviendrait de considérer comme un litige et non plus comme une infraction pénale. Quant au juge du siÚge, en charge de l'audience d'homologation, il serait relégué au rang de simple vérificateur formel de l'accord négocié par le parquet sur la qualification et la peine.

Or, cette transactionnalisation de la justice pĂ©nale priverait de leur quintessence les principes cardinaux maintenus Ă  l'Ă©tat de vernis par le projet de loi comme un aveu implicite de leur importance. La publicitĂ© des dĂ©bats, l'oralitĂ© et la confrontation, outil incontournable dans la quĂȘte de vĂ©ritĂ© et de justesse, serait sacrifiĂ© sur l'hĂŽtel d'une justice de tarification. Dans l'histoire du droit pĂ©nal, l'abandon de la justice pĂ©nale nĂ©gociĂ© entre la victime et l'auteur de l'infraction a Ă©tĂ© conçu comme un progrĂšs parce que l'ordre public n'est pas une marchandise, qu'une peine encour l'objet d'un rabet et que le contrĂŽle du peuple participe du contrat social.

C'est donc un retour en arriĂšre que porte ce projet de loi. Admettre le premier temps de ce retour en arriĂšre serait actĂ© le renoncement de l'État Ă  exercer ses prĂ©rogatives rĂ©galiennes et ce au mĂ©pris Ă  terme de la sĂ»retĂ© des citoyens. Aussi, le groupe Rassemblement national votera-t-il pour la suppression de cet article 1er parce que l'Ɠuvre de justice criminelle ne se rĂ©sume pas Ă  la fixation d'un prix du crime nĂ©gociĂ© comme un objet contractuel.

DĂšs lors que les dossiers concernĂ©s par la rĂ©forme sont peu nombreux, un tel basculement ne peut se justifier par la nĂ©cessitĂ© de rĂ©duire les dĂ©lais d'audiencement du stock d'affaires pendantes. Comment dĂšs lors ne voir dans ce projet de loi qu'une expĂ©rimentation qui ne dit pas son nom, une brĂšche ouverte qu'un futur proche pourra Ă©largir par l'allongement de la liste des crimes concernĂ©s et le renoncement des esprits ? Il ne pourra davantage ĂȘtre soutenu que d'autres pays en Europe ont adoptĂ© ce schĂ©ma transactionnel qui ne concerne Ă  l'Ă©tranger que des infractions mineures puni de peine dĂ©lictuelles d'emprisonnement et non pas de la rĂ©clusion criminelle.

Il ne pourra non plus ĂȘtre soutenu que la rĂ©paration qui doit ĂȘtre accordĂ©e Ă  la victime de l'infraction justifierait une rĂ©ponse pĂ©nale contractualisĂ©e et donc plus rapide dĂšs lors que la Civi peut ĂȘtre saisie sans attendre l'arrĂȘt de la cour d'assise. En revanche, le groupe Rassemblement national, bien conscient de la nĂ©cessitĂ© d'oxygĂšne face Ă  l'asphyxie est favorable Ă  l'augmentation des moyens de l'institution judiciaire, Ă  la distribution des dossiers dans une cour d'assise limitrophe de la cour d'assise territorialement compĂ©tente. Quant au portrait robot gĂ©nĂ©tique approuvĂ© par la chambre criminelle dans un arrĂȘt du 25 juin 2014, sa consĂ©cration par la loi permettra au service d'enquĂȘte une identification plus rapide de l'auteur de l'infraction.

Je vous remercie. Sébastien Wig pour le groupe PR. Oui, merci monsieur le président, monsieur le ministre, mesdames les rapporteurs, chers collÚgues.

Au 31 décembre 2025, prÚs de 6000 affaires criminelles étaient en attente de jugement, soit plus du double qu'avant la crise sanitaire de 2019. Il faut désormais 6 ans pour obtenir une audience pour une affaire de viol et 8 ans pour un homicide en premiÚre instance. Notre justice criminelle est aujourd'hui engorgée au point de créer une véritable paralysie de certaines juridictions.

Cette situation est dĂ©noncĂ©e tant par les justiciables et les victimes qui attendent souvent plusieurs annĂ©es avant qu'un procĂšs ne puisse se tenir que par les professionnels de justice confrontĂ©s quotidiennement Ă  cet enrouement. L'augmentation du nombre de procĂ©dures criminelles traduit d'abord des Ă©volutions qui doivent ĂȘtre regardĂ©es positivement. La libĂ©ration de la parole des femmes a permis davantage Ă  davantage de victimes de violence sexuelle de franchir les portes de la justice.

Cette évolution s'accompagne d'un recul de la pratique de la correctionnalisation des crimes favorisés notamment par la mise en place des cours criminels départementales. Les moyens de notre justice sont aujourd'hui considérables. 1500 magistrats supplémentaires en 7 ans. déploiement d'un plan d'audoscement criminel avec 35 magistrats supplémentaires de cours d'assise, 80 agents de greffe et 12 millions d'euros dédiés à la justice criminelle.

Je salue à ce titre les professionnels de justice mobilisés au quotidien dans un contexte de forte tension pour les juridictions criminelles. Ces moyens ne suffiront pas. Les risques d'une embolisation générale et de la libération d'accusés dangereux en détention provisoire sont une réalité que nous ne vous pouvons plus ignorer.

Le texte Justice criminelle et respect des victimes prĂ©sentĂ©es par le garde des saut validĂ© par le Conseil d'État et adoptĂ© au SĂ©nat proposera de nouvelles dispositions visant Ă  apporter des rĂ©ponses Ă  la saturation actuelle des juridictions criminelles. La mesure emblĂ©matique proposĂ©e la crĂ©ation d'une procĂ©dure de jugement des crimes reconnus qui constitue un PLD coupable en matiĂšre criminelle. Il s'agit d'une Ă©volution majeure de notre procĂ©dure pĂ©nale visant Ă  apporter une rĂ©ponse plus rapide lorsque les faits sont Ă©tablis et reconnus.

Le texte, pardon, complĂ©tĂ© par un projet de loi organique engage Ă©galement une rĂ©forme du fonctionnement des cours criminels dĂ©partementales, notamment au travers de l'instauration d'un nouveau statut du citoyen assesseur. Plusieurs dispositions visent Ă  renforcer les moyens d'enquĂȘte en matiĂšre criminelle, notamment pour mieux encadrer et dĂ©velopper le recours aux outils offerts par la gĂ©nĂ©alogie gĂ©nĂ©tique en matiĂšre pĂ©nale dans un cadre juridique protecteur des libertĂ©s individuelles. Enfin, ce texte apporte des rĂ©ponses attendues pour sĂ©curiser certaines procĂ©dures, notamment en matiĂšre de nullitĂ© et de dĂ©tention provisoire.

Ces contentieux sont aujourd'hui largement utilisés par certaines formes de criminalité organisé pour exploiter les fragilités de notre justice criminelle. Je tiens à saluer le travail conséquent de nos deux rapporteurs sur ce projet de loi. Sans surprise, le groupe Ensemble pour la République se prononcera favorablement à ce texte.

Nous voterons pour un texte d'équilibre qui conjugue l'exigence d'une justice criminelle plus efficace avec l'impératif de mieux protéger les victimes et de soutenir les professionnels qui la font vivre chaque jour. Avant cela, j'ai une question pour vous, monsieur le garde des saut, ministre de la justice. Certaines dispositions du texte élargissent les possibilités de recours aux données génétiques dans le cadre des investigations.

Quel Ă©quilibre le gouvernement a-t-il recherchĂ© entre la nĂ©cessitĂ© de renforcer les capacitĂ©s d'enquĂȘte et les enjeux de protection des donnĂ©es personnelles et de respect de la vie privĂ©e ? Je vous remercie. Merci.

La parole est à Gabriel Catala pour la France insoumise. Merci président. Monsieur Darmanin, 437000 personnes dont 160000 enfants sont victimes de violence sexuelle par an, soit une victime toutes les 72 secondes en France, sans compter les mortes.

Car en 2026, on meurt toujours d'ĂȘtre une enfant, on meurt d'ĂȘtre une femme. Et alors que nous sommes toutes et tous accablĂ©s par la disparition de la jeune Liana, dont je veux de nouveau saluer la mĂ©moire et les proches et dont la mort est une question politique centrale, vous avez le culot de maintenir votre projet de loi justice criminelle Ă  l'AssemblĂ©e aujourd'hui. Vous avez prĂ©sentĂ© vos excuses Ă  la famille et dit ĂȘtre terrifiĂ© par un dysfonctionnement dans n'importe quel pays oĂč il reste de la dignitĂ© en politique.

Vous auriez pris la parole pour annoncer votre démission. En utilisant le mot dysfonctionnement, vous souhaitez faire du traitement tristement tristement banal des violences sexuelles par les institutions judiciaires et policiÚres quelque chose d'extraordinaire, entretenant ainsi précisément l'aveuglement sur le caractÚre systémique de ces violences. Car à force de chercher l'extraordinaire, on ne voit pas l'ordinaire et c'est cela qui permet l'impunité.

Ce qui est terrifiant, c'est plutÎt que la lutte contre ces violences sexuelles systémiques ne soit toujours pas une politique publique, que tous les services publics soient démantelés. que la justice soit toujours aussi patriarcale prÚs de 10 ans aprÚs mi-tou. Vous avez ensuite cherché à esquiver vos responsabilités en blùmant la procureur d'Oche.

DĂ©signer des responsables et annoncer des sanctions avant mĂȘme que l'enquĂȘte de l'Inspection gĂ©nĂ©rale de la justice que vous avez vous-mĂȘme ordonnĂ© rend ses conclusions. Il fallait oser. Pire, vous vous Ă©tonnez qu'elle soit menacĂ©e de mort aprĂšs l'avoir jetĂ© en pĂąure.

S'il y a des responsables, nous les connaissons. Vous, vos prédécesseurs, vos collÚgues ministres de l'intérieur, de l'économie, premier ministre jusqu'à Emmanuel Macron pour qui comme vous. Il ne faut surtout pas parler de moyens lorsque la France compte pourtant trois fois moins de procureurs par habitant que la moyenne européenne.

Vous et celles et ceux qui ont déconsidéré les corps des femmes et des enfants et considéré que leurs paroles n'avaient aucune valeur. Votre cas est particulier car vous avez appartenu à la quasi-totalité des gouvernements depuis 2017 dont les priorités ont tout été patriarcales. Vous avez d'abord été 3 ans ministre des comptes publics et par conséquent responsable de coût budgétaire puis ministre de l'intérieur pendant 4 ans.

Vos priorités ? Mettre plus de bleus sur le terrain, le maintien de l'ordre, la petite délinquence, soit la politique du chiffre sarcoziste. Je ne vous ai jamais entendu parler pendant 4 ans de recueil de la parole de l'enfant, de formation des policiers, de renforcement des brigades pour mineurs, car il vous a toujours été plus pertinent de poursuivre des objectifs xénophobes et de sévir contre toutes les formes de contestation.

Je donne un exemple qui illustre le sens des priorités politiques et par conséquent budgétaires des gouvernements successifs. En tant que ministre de l'intérieur, vous avez dépensé plus de 18 millions d'euros par an pour des armes mutilantes, Grenad et LBD. Vous avez commandé 70 millions d'euros de blindé sans tort de gendarmerie.

Les associations fĂ©ministes ne demandent elles que 12 petits millions d'euros supplĂ©mentaires par an pour renforcer les unitĂ©s mĂ©dico-judiciaires qui recueillent les preuves de violence sexuelle. C'est ensuite la rĂ©forme de la police judiciaire que vous avez conduit qui a eu pour consĂ©quence de dĂ©valoriser la filiĂšre investigation au profit de la filiĂšre voie publique et de les rĂ©orienter vers vos pathĂ©tiques et inutiles opĂ©ration place nette. MĂȘme schĂ©ma pour vos successeurs.

Des officiers de police judiciĂšre ont mĂȘme Ă©tĂ© mobilisĂ©s pour la finale de la Ligue des Champions car les abribus et les poubelles qui brĂ»lent restent prioritaires. Et que dire de monsieur Rotaillot plus prĂ©occupĂ© par les rafles de personnes migrantes et les circulaires pour rendre aux Ă©trangers la vie impossible que par la chasse aux agresseurs ? Enfin, depuis un an et demi, vous ĂȘtes ministre de la justice.

Vous dites avoir inscrit la lutte contre les violences faites aux enfants comme une priorité dans une circulaire récente. Il s'agit en réalité de trois lignes parmi tellement de priorités que cela n'en est pas une. Sans compter toutes les circulaires qui se sont accumulées jusque- là, comme par exemple celle sur l'apologie du terrorisme, car il est toujours préférable dans votre monde de placer des gens en garde à vue pour un tweet que pour un viol.

Dans votre budget soi-disant historique, on trouve de l'immobilier pénitentiaire. Mais rien pour recruter des magistrats spécialisés davantage de juges et enfants. Rien pour mieux les former.

Rien pour donner aux associations les moyens de mieux accompagner les victimes. Rien pour que les enquĂȘtes soient mieux indigentes. Tous nos amendements en ce sens ont Ă©tĂ© rejetĂ©s chaque annĂ©e.

Maintenant vous intimez au procureur d'examiner les 70000 plaintes concernant les violences sexuelles faites aux enfants d'ici le 14 juillet. Sous-entendu, la justice est lente car ces agents ne travaillaient pas correctement jusqu'Ă  prĂ©sent. Monsieur le ministre, vous ĂȘtes dĂ©cidĂ©ment la derniĂšre personne Ă  qui nous faisons confiance pour lutter contre les violences sexuelles.

Bien. Alors, mes chers collÚgues, mes chers collÚgues, on va on va essayer malgré les interventions des uns et des autres de garder s'il vous plaßt notre calme. Mes chers collÚgues, est-ce qu'il y a un mot dans ce que je viens de dire qui n'est pas compréhensible ?

Est-ce que ce serait le mot calme ? Par exemple, monsieur Pénat, on se calme. Chacun va intervenir.

Chacun va intervenir. Madame Catala a fait une intervention qui a été notée. Et nous allons écouter maintenant Céline Thiebo Martinez pour le groupe socialiste.

Alors, merci monsieur le président. Euh monsieur le président, mesdames les rapporteurs, monsieur le garde des saut, chers collÚgues, la question qui nous est posée aujourd'hui est simple. Quel avenir voulons-nous pour notre justice ?

L'affaire Liana qui secoue nos concitoyens et la société tout entiÚre vient de maniÚre criante nous rappeler que notre systÚme judiciaire et particuliÚrement sa chaßne pénale ne répondent plus au besoins de justice que tout un chacun peut attendre d'un état de droit. Ce soir, le texte examiné porte un choix politique clair, la gestion des stocks de dossiers, l'économie des moyens et la réduction des délais. Mais est-ce bonne voie pour rendre justice aux victimes ?

Depuis plusieurs mois, monsieur le ministre, vous nous présentez la procédure de jugement des crimes reconnus ou pl des coupables comme un progrÚs pour les victimes. En réalité, c'est exactement l'inverse que nous allons faire. Elle donnerait le choix aux victimes entre vivre un procÚs ou s'en protéger.

Mais quel choix y a-t-il lorsqu'une victime doit choisir en rĂ©alitĂ© entre une procĂ©dure raccourcie ou 6 Ă  8 annĂ©es d'attente devant ces juridictions des juridictions dĂ©jĂ  saturĂ© ? La victime serait au cƓur du dispositif. Peut-on vraiment le soutenir au regard de la place marginale qui lui est laissĂ©e ?

Certes, la portĂ©e de la PJCR a Ă©tĂ© rĂ©duite par l'exclusion des crimes sexuels. Il n'en reste pas moins que ce PL des coupables en matiĂšre criminelle constitue une brĂšche consĂ©quente dans les principes de notre Ă©difice pĂ©nal. Pour quelques dizaines d'affaires d'abord, nous allons introduire une logique de justice nĂ©gociĂ©e inspirĂ©e du modĂšle amĂ©ricain oĂč le guiltipli est associĂ© Ă  20 % d'erreurs judiciaires.

Un tel systÚme ne manquera pas de renforcer les inégalités entre les citoyens qui pourront s'offrir les meilleurs avocats et les autres. D'autre part, avec l'instauration de la CRPC déluel en 2011, on nous a déjà joué le scénario de l'outil exceptionnel qui avec le temps devient la rÚgle. Il est aujourd'hui devenu un mode de jugement massif des délits.

Nous nous opposerons Ă©galement Ă  l'article 2 qui poursuit l'effacement des juris populaires. La justice criminelle ne peut pas ĂȘtre rĂ©servĂ©e aux seuls experts. Le jury populaire est une garantie dĂ©mocratique essentielle.

Il permet Ă  la sociĂ©tĂ© de participer au jugement des crimes les plus graves et contribuer Ă  la comprĂ©hension collective de la rĂ©ponse pĂ©nale. Nous voterons donc contre l'extension des cours criminels dĂ©partementales au cas de rĂ©cidive. Pour les affaires les plus graves, la place du jury doit ĂȘtre maintenue.

Nous contestons également l'article 2 bis sur la vision conférence des magistrats. La présence physique des juges n'est pas un détail d'organisation. Le procÚs pénal est un moment solennel qui engage la vie des victimes comme celle des accusés.

Un jugement ne peut pas se rendre via un écran. L'article 3 soulÚve quant à lui des inquiétudes majeures en matiÚre de liberté publique. Avec les la généalogie génétique, on ne recherche plus seulement un suspect.

On enquĂȘte aussi sur sa famille biologique concernĂ©e par une enquĂȘte du seul fait de ses liens gĂ©nĂ©tiques. Le FNAG créé Ă  l'origine par les pour les infraction les plus graves poursuit ainsi son extension continue. Un fichier exceptionnel devient progressivement un fichier de masse.

La question n'est pas seulement ce qui est techniquement possible mais ce qui est démocratiquement acceptable. Enfin l'article 5 illustre un autre déséquilibre. le transfert de charges vers des juridictions civiles déjà sous tension sans moyens supplémentaires.

On dĂ©place le problĂšme sans le rĂ©soudre. De mĂȘme, les dispositions sur les nullitĂ©s fragilisent les droits et la dĂ©fense de la dĂ©fense, pardon, au nom de l'efficacitĂ©. Pour autant, notons qu'il y a quelques avancĂ©es sur la formation des magistrats aux violences sexistes, sexuelles et intrafamiliales, mais cela ne peut s'arrĂȘter lĂ .

Il faudrait former tous les acteurs de la chaĂźne judiciaire. Il faudrait intĂ©grer pleinement la psychotraumatologie et la question de la dissociation pour mettre fin Ă  la victimisation secondaire. Il faudrait crĂ©er des juridictions spĂ©cialisĂ©es et, rĂȘvons un peu, dĂ©battre d'une loi intĂ©grale que nous avons redĂ©fendu avec des collĂšgues juste avant cette commission.

Notre position est claire. La crise de la justice ne se résoudra ni par la négociation, pardon. La la crise de la justice ne raison pas par la négociation, pardon, ni par l'abaissement des moyens donnés aux différents tribunaux.

Pour toutes ces raisons, le groupe socialiste et apparenté votera contre ces deux projets de loi. Merci. Merci.

La parole est à Philippe Goselin pour le groupe droite républicain. Merci. Euh pardon, je prends le mauvais micro.

Merci monsieur le président. Oui, moi je voudrais revenir quelques alors voilà, on va y arriver. Il y avait un problÚme de micro.

Je vous prie de m'excuser. Oui, je voudrais revenir à à mon tour, monsieur le président, sur l'affaire de la petite Liana. Je crois qu'il y a une émotion trÚs grande.

La droite rĂ©publicaine partage la douleur et l'Ă©motion de la famille et tous nous Ă©prouvons ce besoin d'une grande vĂ©ritĂ© sur les circonstances et avec transparence. Il y a de nombreuses questions qui se posent comme le traitement des des signalements entre les diffĂ©rents acteurs, les dĂ©cisions prises Ă  chaque Ă©tape, les moyens mis en Ɠuvre pour protĂ©ger les personnes les plus vĂ©nĂ©rables et si des erreurs ou des fautes ont Ă©tĂ© commises, ils doivent ĂȘtre elles doivent ĂȘtre identifiĂ©es avec rigueur, avec transparence, chant chercher Ă  trouver des boucs Ă©missaires. Et je voulais dire avec aussi une certaine gravitĂ© que nous avons Ă©tĂ© nombreux.

C'est pour ça que vous avez Ă©tĂ© obligĂ© de faire un rappel un peu au calme, monsieur le prĂ©sident. Assez nombreux Ă  ne pas trouver satisfaisant et convenables les propos de notre collĂšgue. Nous pouvons avoir des points, le collĂšgue Catala pour ĂȘtre trĂšs clair.

Nous pouvons avoir des points de divergence, nous pouvons vouloir régler des comptes. Chacun est libre de le faire mais je crois que on doit appeler dans cette affaire à beaucoup de dignité. Beaucoup de dignité.

Pensons à la douleur de cette famille, à cette pauvre petite. Nous sommes quelques-uns ici à avoir perdu des enfants et je peux vous dire que ça ne laisse pas indifférent. Donc un peu de dignité, je crois que ça serait préférable.

Venons-en donc au fait, nous avons effectivement un systÚme judiciaire qui est au bord de l'effondrement. les chiffres ont été euh donnés avec euh des affaires pendantes qui ont été multipliées euh par 10 par 2 pardon en 10 ans avec euh des délais de jugement qui sont euh parfois trÚs longs de 6 à 8 années entre le l'effet euh constaté et le jugement. Et et dans ces conditions, est-ce qu'on peut estimer que la justice est satisfaisante ?

Est-ce que c'est qu'une question de moyens ? Je ne le crois pas. Bien sûr, la question des moyens peut se poser.

Personne ne dit le contraire, mais est-ce qu'il est aussi acceptable de laisser des prévenus remis en liberté faute de jugement dans un délai raisonnable ? On a été condamné par la CEDH. Est-ce une faute que de laisser sans réponse oui des victimes parce qu'il n'y a pas de jugement ?

Bien sûr, le texte par ailleurs venant du Sénat est un texte qui nous semble protéger les victimes. Donc, il est important d'insister sur ce point. C'est un point qui est pas négociable.

C'est vrai que le texte initial allait au-delà et on ne pouvait s'en satisfaire. Le PLD coupable permettra, nous le pensons, le désengorgement des tribunaux. Euh il est resserré et c'est sans doute heureux, monsieur le ministre, d'avoir été dans ce sens.

Il y avait quelques quelques éléments qui étaient mal contrÎlés euh euh jusque-là et je crois qu'il fallait il fallait avancer. et puis le pla son périmÚtre resserré. Je je le disais, je suis encore sous le coup de l'émotion et et de la colÚre d'une certaine façon.

Bref, pour les crimes sexuels, pour le viol aggravĂ© comme pour les crimes qui touchent Ă  l'intimitĂ© la plus profonde des victimes, l'audience solennelle n'est pas une option parmi d'autres. C'est une nĂ©cessitĂ© absolue et vous le direz et vous le redirez, une reconnaissance publique de la gravitĂ© des faits un moment que les victimes attendent et elles ont dont elles ont besoin. Et si nous sommes pour ce texte, tel qui nous vient du SĂ©nat avec des modifications Ă  porortter, s'il y a un certain nombre de questions qui concerne la gĂ©nologie, l'ADN, qui concerne aussi les psychologues judiciaires, il faudra que le second volet qui Ă©tait prĂ©vu initialement puisse ĂȘtre ajoutĂ© car on a une volontĂ© d'une politique ferme d'exĂ©cution des peines.

Il faudra vraiment que ce volet puisse se faire. On a un sentiment parfois que partage la population que les peines prononcées ne sont pas exécutées, que la réponse pénale peut manquer de fermeté, que la sanction ne suit pas. Donc ce premier volet est important, il est intéressant.

Nous le soutiendrons avec quelques quelques nuances mais il est nécessaire. Mais attention, n'oublions pas le second étage de la fusée qui devra venir assez rapidement. Je vous remercie.

Merci Léa Balagel Mariki pour le groupe écologiste et social. Et voilà. Merci monsieur le président, monsieur le ministre, mesdames les rapporteurs.

Avant toute chose, je veux avoir Ă©galement une pensĂ©e pour la famille de Liana, pour ses proches et je ne comprends pas l'interdiction de la mobilisation des associations qui devaient se tenir devant votre ministĂšre Ă  19h. Est-ce que vous avez fait cette demande au ministre de l'intĂ©rieur ? En tout cas, je le regrette car les voix des femmes, des enfants victimes doivent ĂȘtre entendues, y compris place VandĂŽ.

Je veux Ă©galement avoir un mot pour les magistrates, les magistrats, les greffiĂšres, les griffiers, l'ensemble des personnels judiciaires. Depuis plusieurs plusieurs jours, beaucoup de choses ont Ă©tĂ© dites sur la justice. Mais il ne faudrait pas que l'Ă©motion lĂ©gitime suscitĂ©e par ce drame conduise Ă  faire porter Ă  celles et ceux qui enquĂȘtent et rendent la justice dans des conditions extrĂȘmement difficiles que cette responsabilitĂ© pĂšse sur leurs Ă©paules la responsabilitĂ© des dĂ©faillances qui sont d'abord celles de vos choix politiques.

Monsieur le ministre, vous avez déclaré que notre justice était parfois une honte pour les victimes et qu'elle les maltraitait. Il faut prendre cette affirmation au sérieux. Mais alors, il faut regarder précisément ce qui aujourd'hui maltraite les victimes.

Oui, les délais de jugement en font partie, mais ce n'est pas tout. C'est l'enfant qui révÚle les violences et dont la parole n'est pas entendue. C'est la victime qui traverse esselée plusieurs années d'instruction.

C'est l'absence d'accompagnement au moment du dépÎt de plainte. C'est l'absence d'avocat pour nombreux d'enfants concernés par une procédure d'assistance éducative. C'est le manque d'accompagnement psychologique, social, associatif durant toute la procédure.

C'est l'insuffisance des moyens mis en Ɠuvre pour Ă©viter une victimisation secondaire et apporter d'autres rĂ©ponses aux besoins des victimes que celle d'une sanction du mise en cause. Or, sur tous ces sujets, votre texte a Ă©tĂ© silencieux. J'en veux pour preuve que tous les amendements que nous avions dĂ©posĂ©s sur ces amĂ©liorations ont Ă©tĂ© jugĂ©s irrecevables car votre texte n'en parlait pas.

Pourtant, les associations et les juges que nous avons auditionnĂ© nous ont rappelĂ© que les attentes des victimes ne se rĂ©sument pas Ă  la rapiditĂ© d'une dĂ©cision judiciaire. Elle parle aussi d'Ă©coute, de reconnaissance, de comprĂ©hension des faits, de possibilitĂ© d'ĂȘtre pleinement actrice au processus judiciaire. Elles nous ont Ă©galement rappelĂ© l'intĂ©rĂȘt de la justice restaurative pour rĂ©pondre Ă  une partie de ces attentes.

Notre second désaccord, monsieur le ministre, sur votre projet de loi porte sur la procédure de jugement des crimes reconnus qui constitue la mesure qui a fait l'objet de toute votre attention et de votre communication, surtout concernant ce texte. Vous expliquez que la justice criminelle est engorgée, vous expliquez que les les délais sont devenus excessifs. Vous reconnaissez que les juridictions manquent de moyens.

Vous aviez mĂȘme devant la commission des lois au SĂ©nat qu'il s'agissait lĂ  du cƓur du problĂšme. DĂšs lors, plusieurs questions demeurent sans rĂ©ponse. Que pensez-vous du surgel des crĂ©dits du ministĂšre de la justice ?

Pourquoi ne pas avoir réorienté une partie des crédits consacrés à la construction de nouvelles places de pression prison vers les juridictions judiciaires ? Pourquoi ne pas avoir investi davantage dans les outils numériques alors que la justice française est structurellement en retard dans ce domaine ? La procédure de jugement des crimes reconnus est présentée comme une réponse à la crise de l'endancement alors qu'elle ne concernera qu'un nombre d'affaires. 10 tout au plus.

Soit c'est une révolution pour rien, soit c'est un début de révolution qui ne dit pas son nom. Et là, j'entends la rapporteur nous parler d'acculturation à la procédure. Et c'est bien là votre stratégie qui était voilée.

Vos maigres concessions obtenu par la pression de vos oppositions au SĂ©nat n'est pas un gage d'Ă©quilibre, mais bien que pour vous, l'essentiel est de marquer de votre nom une nouvelle procĂ©dure judiciaire, peu importe le coĂ»t. Monsieur le ministre, je me permets Ă©galement de vous corriger. Vous avez indiquĂ© que le Conseil d'État jugeait ce texte constitutionnel et je m'inquiĂšte de cet abut de langage.

Le Conseil d'État estime il ne juge pas en l'espĂšce. Avec ce texte, vous ne traitez pas les causes de la crise. Vous tentez d'en gĂ©rer les consĂ©quence et c'est la raison pour laquelle nous avons une divergence de fond avec ce texte, une divergence de fond avec la mĂ©thode et que nous nous y opposerons.

Oui. Merci madame la députée. Je je juge de l'article 45 et des irrecevabilités et c'est la rÚgle et c'est ainsi que c'est écrit dans la constitution au regard du texte initial bien sûr et je ne peux donc pas faire autrement.

Madame Blandine Brocard pour le coup dĂ©mocrate. Merci Ă  monsieur le prĂ©sident, monsieur le garde des saut, mes chers collĂšgues, nous examinons aujourd'hui un texte qui touche le cƓur mĂȘme de notre pacte rĂ©publicain. La capacitĂ© de notre justice Ă  juger les crimes les plus graves dans des dĂ©lais raisonnables, tout en prĂ©servant pleinement les droits des victimes.

Le constat est malheureusement connu. Des milliers d'affaires criminelles sont aujourd'hui en attente de jugement. Les délais s'allongent parfois jusqu'à 6 ou 8 ans.

Pour les victimes, cette attente est une épreuve supplémentaire. Pour notre justice, elle constitue un défi majeur et pour notre société, elle nourrit le doute. Et la mort dramatique de Liana vient ajouter légitim légitimement à la douleur une terrible défiance.

Et face Ă  cette situation, nous partageons l'objectif du gouvernement : accĂ©lĂ©rer le traitement des affaires criminelles sans pour autant renoncer aux garanti fondamentale de notre Ă©tat de droit. C'est tout l'enjeu de la procĂ©dure de jugement des crimes reconnus dit plaidĂ© coupable. Lorsqu'un auteur reconnaĂźt les faits, lorsqu'il accepte leur qualification pĂ©nale, lorsqu'une condamnation est inĂ©luctable, il peut ĂȘtre lĂ©gitime de rechercher une procĂ©dure plus rapide afin d'Ă©viter des annĂ©es d'attente.

Et certaines victimes aspirent avant tout à une reconnaissance rapide des faits et à une condamnation effective de leur agresseur. Et nous devons entendre cette attente. Mais cette recherche d'efficacité ne doit jamais jamais conduire à affaiblir la place des victimes.

Car derriÚre les dispositions techniques que nous examinons, il y a des femmes, il y a des hommes, il y a des enfants qui ont subi l'irréparable et nous devons nous assurer que cette nouvelle procédure ne conduise jamais à invibiliser les victimes ni à réduire leur place dans le processus judiciaire. Et nous devons nous poser une question simple. Dans toutes les situations, la victime sera-t-elle réellement libre d'accepter ou de refuser cette procédure ?

Pour le groupe les dĂ©mocrate, cette interrogation est particuliĂšrement importante lorsqu'il s'agit de violence sexuelle et de violence intrafamiliale. Nous savons que dans ces affaires, la relation entre l'auteur et la victime ne s'arrĂȘte pas avec le dĂ©pĂŽt de plainte. L'emprise peut perdurer, les pressions peuvent subsister, elles peuvent ĂȘtre directes ou indirectes, elles peuvent venir de l'auteur lui-mĂȘme, mais aussi de l'entourage, de la famille, d'un contexte social ou Ă©conomique qui pousse la victime Ă  vouloir tourner la page au plus vite.

Et dans ces circonstances, nous devons veiller à ce que l'accord de la victime ne soit jamais [grognement] le résultat d'une contrainte, d'une fatigue ou d'un renoncement. C'est pourquoi notre groupe a déposé plusieurs amendements visant à renforcer la protection et l'accompagnement des victimes. Nous souhaitons d'abord qu'elles disposent d'une information renforcée et complÚte avant de prendre leur décision.

Une victime ne peut consentir librement à une procédure que si elle en comprend toutes les conséquences. Nous souhaitons également renforcer le rÎle des associations d'aide aux victimes afin qu'aucune personne ne soit laissée seule face à une procédure souvent complexe et éprouvante. Nous proposons aussi de mieux protéger l'identité des victimes de violence sexuelle dÚs le dépÎt de plainte afin d'éviter toute forme de pression, de représaille ou d'intimidation.

Enfin, nous voulons amĂ©liorer la coordination entre les diffĂ©rents acteurs qui accompagnent les victimes pour leur Ă©viter un parcours fragmentĂ© oĂč elles doivent sans cesse rĂ©pĂ©ter leur histoire et revivre leur traumatisme. Mes chers collĂšgues, une justice plus rapide est nĂ©cessaire, mais une justice plus rapide ne sera acceptĂ©e que si elle demeure une justice attentive, protectrice et respectueuse. La rĂ©ussite de cette rĂ©forme ne se mesurera pas uniquement au nombre de dossiers traitĂ©s ou au temps gagnĂ©s sur les calendriers judiciaires.

Elle se mesurera à la confiance que les victimes accorderont à notre institution judiciaire. Accélérer la justice, oui, mais jamais au prix du silence des victimes, jamais au prix de leur protection, jamais au prix de leur liberté de choix. Et c'est dans cet esprit exigeant, vigilant et équilibré que le groupe les démocrates abordera l'examen de ce texte.

Je vous remercie. Merci madame la députée AgnÚ Ferm le Baudau pour le groupe Horizon et indépendant. Merci monsieur le président, monsieur le ministre, mesdames les rapporteurs, chers collÚgues, l'engorgement de nos tribunaux n'est ni une donnée comptable, ni une statistique administrative, mais une réalité aux conséquences tragiques.

Le drame de Liana en est l'illustration la plus douloureuse. Notre systĂšme judiciaire emproie une paralysie chronique commet des erreurs dont les consĂ©quences sont trop souvent irrĂ©parables. Cette situation est insupportable, intolĂ©rable et permettez-moi de dire Ă  la famille de Liana l'Ă©motion qui est la nĂŽtre aujourd'hui alors que nous nous apprĂȘtons Ă  examiner un texte visant Ă  accĂ©lĂ©rer le temps judiciaire et de m'associer aux propos de notre collĂšgue Gausien contre Ă  l'indignitĂ© des propos de notre collĂšgue Catala.

Les difficultés, pour ne pas dire l'incapacité de notre systÚme judiciaire à traiter les dossiers dans les délais raisonnables, se situe sur l'ensemble de la chaßne, au pénal comme au civil, en matiÚre correctionnelle comme en matiÚre criminelle, du dépÎt de la plainte au délibéré. Puisque c'est la justice criminelle qui nous intéresse aujourd'hui, je voudrais mentionner les chiffres alarmants mis à disposition par le ministÚre de la justice. Avec prÚs de 6000 affaires criminelles en attente de jugement en 2025, soit plus du double qu'avant la crise sanitaire, les délais d'audiencement criminel atteignent 6 à 8 ans. 6 à 8 ans.

Posons la question simplement. Comment garantir que d'autres drames ne se produisent pas dans ce lapse de temps ? Comment expliquer à nos concitoyens victimes d'infraction aussi graves qu'ils devront attendre prÚs de 10 ans avant que leur agresseur ne soit condamné ?

Les consĂ©quences de ce dĂ©lai ne sont pas moins lourdes pour les accuser alors qu'un nombre croissant de juridiction ne parvient plus Ă  audiencer les affaires au cours de la pĂ©riode initiale de dĂ©trention provisoire ni pour la sociĂ©tĂ© quand la lenteur de la justice conduit Ă  la remise en libertĂ© de dĂ©tenus dangereux. Plus largement, une justice qui n'est pas rendue dans les dĂ©is raisonnables est une justice qui perd sa capacitĂ© Ă  Ă©paiser les conflits et Ă  restaurer la paix sociale. Et c'est la confiance mĂȘme de nos concitoyens envers l'État qui s'en trouve fragilisĂ©.

L'accélération du temps judiciaire, c'est précisément l'ambition de ces deux projets de loi dont le groupe Horizon et indépendance saluent le dépÎt par le gouvernement. Inspiré du terrain, ces textes portent des mesures techniques utiles. La facilitation des appels criminels, le transfert de certains pouvoirs des chambres de l'instruction à leur président ou encore l'instauration d'un principe de solidarité entre les avocats de la défense.

Ces textes portent également des réformes innovantes davantage structurelles que notre groupe soutient tel que la pérénisation des avocats honoraires exerçant des fonctions juridictionnelles et l'intégration de citoyens assesseurs au sein des cours criminels départementales. La mesure la plus ambitieuse de ces textes est la création d'une procédure de jugement des crimes reconnus. Cette procédure répond à un constat réel.

Nombre de victimes souhaitent que la procĂ©dure aille vite et que les faits soient reconnu pour faciliter leur reconstruction. Ce souhait mĂ©rite d'ĂȘtre entendu. Mais l'accĂ©lĂ©ration du temps judiciaire ne saurait s'opĂ©rer au dĂ©triment des garanties fondamentales du procĂšs Ă©quitable.

C'est pourquoi notre groupe proposera deux amendements. Le premier vise à prévoir l'accord de la victime en lieu et place de sa simple absence d'opposition. Le second propose que l'accord de l'accusé soit recueill par déclaration manuscrite signée en présence de son avocat.

Ces mesures garantiront que le choix de chacune des parties soit Ă©clairĂ© et librement consenti. Nous saluons Ă©galement la dĂ©cision du garde des SAAUA d'exclure les crimes sexuels du champ d'application de cette procĂ©dure et soutiendra les amendements en ce sens. Ces crimes relĂšvent en effet d'un contentieux trop spĂ©cifique pour y ĂȘtre soumis.

Enfin, notre groupe sera particuliĂšrement attentif au cours des dĂ©bats aux disposition de l'article 9 instituant un mĂ©canisme d'urgence en cas de dĂ©passement des dĂ©lais d'examen d'une demande de mise en libertĂ© que le Conseil d'État a jugĂ© contraire Ă  l'article 66 de la Constitution. Un dispositif pleinement conforme aux exigences constitutionnelles devra ĂȘtre retenu. Le groupe Horizon et et indĂ©pendra prendra toute sa part Ă  l'Ă©volution du texte et votera en sa faveur.

Je vous remercie. Merci. La parole est Ă  David Topiac pour le groupe Liot.

Merci monsieur le prĂ©sident accueillur d' votre commission. Monsieur le garde des sauts. Mes chers collĂšgues, prĂšs de 6000 affaires criminelles attendent aujourd'hui d'ĂȘtre jugĂ©.

Ce stock de dossiers, ce sont autant de vies suspendues, de familles en attente, de justice et de réparation. Une réponse pénale qui arrive 6 7 voire 8 ans aprÚs les faits devient étrangÚre au vécu des victimes. Ces délis de la que la distance se creuse entre l'institution judiciaire et ce qu'elle est censée protéger.

Face Ă  cette mĂ©canique judiciaire grippĂ©e qui s'accumule qui accumule les dysfonctionnements, vous prĂ©sentez deux projets de loi sur la justice criminelle. Plusieurs dispositions visent Ă  desserrer les taux autour de nos juridictions : l'extension des compĂ©tences des cours criminels dĂ©partementales, le renforcement des capacitĂ©s d'enquĂȘte. D'autres suscitent de vives oppositions comme le plaidĂ© coupable criminel qui altĂšre profondĂ©ment la pratique de nos juridictions.

La recherche d'efficacité ne peut pas conduire à effacer la voix des victimes lors du procÚs ou à diminuer la sévérité des peines. Mais au-delà des dispositions techniques, une réalité s'impose. Une procédure plus rapide ne remplacera jamais le manque de moyens.

Je ne pas les efforts menĂ©s, mais la rĂ©alitĂ© est qu'aujourd'hui encore la France met chaque annĂ©e 77 € par habitant dans sa justice contre 85 € chez nos voisins europĂ©ens. ConsĂ©quence, notre pays compte moins de 12 juges pour 100000 habitants contre un ratio europĂ©en de 22 juges. Rien d'Ă©tonnant Ă  ce que notre chaĂźne pĂ©nale soit en crise et en matiĂšre criminelle, tout dysfonctionnement a un coup humain.

C'est à ce titre que je souhaite évoquer le décÚs de la petite Liana. Depuis quelques jours, le GER s'est traversé par une immense émotion. Cette collégÚne a perdu la vie dans des circonstances d'une gravité particuliÚre marqué par des manquements de votre ministÚre notamment.

Il y a un an, je vous avais alerté sur les difficultés de fonctionnement du tribunal d'Ache en sous-Fectif chronique. La réponse de votre ministÚre n'a pas été totalement satisfaisante. Dans ces conditions, comment peut-on dire que l'on a fait le comme l'a fait le président de la République, le manque de moyens n'est pas un sujet ?

L'émotion collective autour de cette affaire révÚle une inquiétude plus profonde sur les angles morts de la protection des mineurs. La marche blanche organisé a été un hommage à cette petite fille et à sa famille. Elle a aussi exprimé une profonde colÚre et de fortes attentes de protection de nos enfants.

Monsieur le garde des saut, l'enquĂȘte administrative fera la lumiĂšre sur les dysfonctionnements dans le traitement de la plainte dĂ©posĂ©e en 2025. Mais ces dysfonctionnements ne sauraient ĂȘtre la seule de la seule responsabilitĂ© de l'Ă©chelon local. qu'elle il relĂšve Ă©galement des dĂ©faillances systĂ©miques de la chaĂźne judiciaire.

Nous sommes nombreux à appeler l'inscription à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale la proposition de loi intégrale visant à lutter contre les violences sexistes et sexuelles contre les femmes et les enfants. Aujourd'hui, je ne vois rien dans ces deux projets de loi qui auraient permis d'éviter ce drame et surtout d'en éviter de nouveau. Je vous remercie.

Merci. La parole est Ă  Emeline Carbidi pour le groupe GDR. Je vous en prie.

Merci monsieur le président, monsieur le ministre, mesdames les rapporteurs, mes chers collÚgues. Lors de son annonce, ce projet de loi devait assurer une sanction utile, rapide et effective. Il portait alors l'acronyme sûr.

Aujourd'hui, il est devenu un projet de loi relatif à la justice criminelle et au respect des victimes. Pourtant, derriÚre ces intitulés successifs, il s'agit surtout d'un nouveau texte de gestion de la pénurie judiciaire. Car monsieur le ministre, rien dans ce projet de loi ne répond aux difficultés structurelles de notre justice criminelle et encore moins aux attentes des victimes.

Nos débats prennent aujourd'hui une résonance particuliÚre au regard de l'actualité qui bouleverse notre pays aprÚs le meurtre de la petite Liana et les révélations sur le parcours judiciaire ou plutÎt l'absence de parcours judiciaire du principal suspect. Je souhaite d'abord avoir une pensée pour cet enfant, pour sa famille et pour l'ensemble de celles et ceux qui se rassemblent aujourd'hui. Ils sont nombreux en hexagone comme enemÚre afin d'honorer sa mémoire et de réclamer une justice capable de protéger les enfants et de traiter les situations de danger avant qu'il ne soit trop tard.

Il faut le dire avec clarté, aucune des dispositions que nous examinons aujourd'hui ne répond aux défaillances déjà identifiées dans cette affaire. Le débat serait principalement cristallisé autour de la procédure de jugement des crimes reconnus, la PJCR. Beaucoup y ont vu une forme de justice criminelle négociée.

Face aux critiques, le gouvernement a considérablement revu sa copie. La l'apégissiÚre est désormais limité aux violences volontaires ayant entraßné la mort sans intention de la donner et à certains vols à main armé. Mais nous connaissons ce mécanisme.

Nous l'avons déjà observé avec la comparion sur reconnaissance préable de culpabilité puis avec les cours criminels départementales. Ce qui est présenté comme une exception finit souvent par devenir la norme. C'est d'ailleurs dans cette logique que l'article 2 étend les compétences des cours criminels départementales au crimes commis en état de récidive légal.

Notre groupe s'y opposera une nouvelle fois car derriĂšre ces rĂ©formes successives, l'objectif demeure le mĂȘme : juger davantage plus vite et Ă  moindre coĂ»t. Pourtant, la PĂ©gisser n'apporte aucune rĂ©ponse sĂ©rieuse Ă  l'allongement des dĂ©lais judiciaires. Elle peut permettre de rĂ©duire certaines dĂ©penses en supprimant la prĂ©sence des jurĂ©s populaires ou la comparution de certains experts et tĂ©moins, mais elle ne rĂ©duit ni les dĂ©lis d'enquĂȘte, ni de ce ni ceux de l'instruction.

Elle soulĂšve mĂȘme une difficultĂ© supplĂ©mentaire en faisant peser sur les victimes une responsabilitĂ© nouvelle dans l'apprĂ©ciation de la peine proposĂ©e. Un mĂ©canisme inĂ©dit dans notre droit pĂ©nal qui n'existe pas mĂȘme devant les juridictions correctionnelles. Au-delĂ  de cette procĂ©dure, ce texte traduit une conception prĂ©occupante des libertĂ©s fondamentales et des droits de la dĂ©fense.

L'article 7 en est l'illustration. Sous couvert de lutte contre les manƓuvres dilatoires, il rĂ©duit Ă  3 mois le dĂ©lai pour soulever les nulĂ©s de procĂ©dure. Or, chacun sait que cette disposition n'accĂ©lĂ©rera ni l'enquĂȘte ni l'instruction.

Son effet principal sera de limiter les possibilitĂ©s pour la dĂ©fense, de faire constater les irrĂ©gularitĂ©s commises au cours de la procĂ©dure. L'objectif n'est pas de rĂ©duire les dĂ©lis de la justice, mais de rĂ©duire le nombre de nullitĂ©s soulevĂ©s par les avocats. L'article 9 procĂšde de la mĂȘme logique.

Aujourd'hui, lorsqu'un juge ne statue pas dans les dĂ©lais prĂ©vus par la loi sur une demande de mise en libertĂ©, la consĂ©quence est immĂ©diate. Demain, il disposerait d'un dĂ©lai supplĂ©mentaire de 5 jours pour rĂ©unir une formation collĂ©giale et statuĂ©e. Autrement dit, lorsque la justice ne respecte pas les dĂ©lis qu' s'impose elle-mĂȘme, vous lui accordez une seconde chance.

Ce faisant, vous inverser un principe fondamental. La libertĂ© cesse d'ĂȘtre la rĂšgle et la dĂ©tention l'exception. À l'heure oĂč nos Ă©tablissements pĂ©nitentiaires connaissent une surpopulation historique, cette disposition ne rĂ©sout aucune des difficultĂ©s de notre systĂšme judiciaire.

Je vais également évoquer l'article 3 relatif à la généalogie génétique. Ce texte autorise le recours à des bases de données génétiques, y compris étrangÚres, sans apporter de garanties suffisantes sur leur contrÎle. Nous avons de nombreuses questions à ce sujet.

J'y reviendrai au cours de la discussion. La vérité, monsieur le ministre, c'est que votre projet de loi ne traite pas les causes profondes des difficultés de notre justice, le manque de moyens. Les chiffres ont été rappelés.

Ces chiffres sont encore plus défavorables dans les territoires ultramarins. Pour juger, il faudrait davantage d'officiers de po judiciaire, de procureurs, de magistrats davantage greffiers. Monsieur le ministre, si la justice est aveugle, le garde des saut lui ne devrait pas de tourner le regard.

Merci. Merci. La parole est Ă  Antoine Valentin pour le groupe UDR.

Merci monsieur le président. Monsieur le garde des saut. Montes que dans l'esprit des lois écrivait que l'impunité est la mÚre de tous les crimes de siÚcles et demi plus tard.

La France criminelle n'attend plus ceux qui les commettent. Elle attend les magistrats 6 Ă  h ans de dĂ©lis moyens avant une audience 86000 affaires en souffrance et dans le seul ressort d'ex en Provence 19 accusĂ©s remis en libertĂ© faute d'avoir pu ĂȘtre jugĂ© Ă  temp. Ce n'est pas une crise de la justice, c'est l'effondrement de la promesse rĂ©publicaine elle-mĂȘme.

Sur le diagnostic, le groupe UDR est à vos cÎtés. Ce texte porte des avancées réelles, le renforcement des capacités d'investigation, l'encadrement des protections accordées aux professionnels de la justice, les dispositions relatives à l'indemnisation provisoire, nous les soutiendrons. Mais au-delà de cela, il me faut, monsieur le ministre, évoquer la terrible affaire Liana.

Le groupe UDR et son prĂ©sident Éric Sioti partagent la peine de ses proches. Elle avait 11 ans. Son corps sans vie a Ă©tĂ© retrouvĂ© dans un silo agricole.

Le suspect JérÎme Barella était connu des services depuis 2017, signalé, mise en cause pour viol en 2022, mise en cause à nouveau en 2025, jamais entendu. Ce n'est pas une erreur d'appréciation, ce n'est pas un dysfonctionnement localisé, c'est l'aboutissement logique d'un systÚme qui a choisi par habitude bureaucratique devenue doctrine implicite de classer plus que plutÎt que d'instruire, de gérer plutÎt que de protéger. Or, monsieur le ministre, vous avez déclaré ce matin que la crise de la justice n'est pas une question de moyens.

Les chiffres vous contredisent avec une clartĂ© qui devrait vous inquiĂ©ter. La France compte Ă  peine trois procureurs pour 100000 habitants ena de toutes les normes europĂ©ennes comparables. La justice ne reprĂ©sente que 5 € sur 1000 du budget de l'État.

L'une des nombreuses raisons qui nous avait d'ailleurs contraint de refuser votre budget 2026. Les syndicats de votre ministĂšre documentent depuis 2 ans une inflation documentaire sans prĂ©cĂ©dent. 42 circulaires et 72 dĂ©pĂȘche depuis 2025 dont certaines prennent plus l'apparence d'un fusible ou d'une couverture politique que d'une rĂ©elle volontĂ© de faire Ă©voluer les choses puisque la fermetĂ© que vous prenez ne peut ĂȘtre mise en Ɠuvre sans moyen politique et financier.

Ce n'est pas de la philosophie pénale, c'est de l'arithméti et l'arithmétique, elle ne ment pas. Sur le fond de ce texte, le plaßt des coupables criminels nous interroge sérieusement. Nous ne sommes pas opposés à une justice plus rapide.

L'ence des délais est incontestable. Mais la frontiÚre entre crime et délit n'est pas une catégorie procédurale commode. C'est une décision de civilisation.

Si notre droit a érigé certains actes en crime, c'est précisément parce que leur gravité irréductible appelle un procÚs, une audience, une confrontation publique avec la vérité. Transactionnaliser le jugement des faits les plus graves, c'est risqué d'adapter la justice à sa propre insuffisance au lieu de lui donner les moyen de son ambition. Une justice rapide construite sur la pénurie n'est pas une réforme, c'est une capitulation.

Je conclus donc par trois questions, monsieur le ministre. PremiÚrement, quel moyen budgétaire et humain concret accompagneront cette réforme au-delà du seul réagencement procédural ? DeuxiÚmement, pouvez-vous garantir que le PL des coupables criminels n'a pas vocation à compenser par la procédure un sous-investissement structurel et durable dans la justice ?

TroisiÚmement, aprÚs Liana, aprÚs Karine, aprÚs Yanis et tant d'autres, quelles mesures précises entendez-vous pour mettre en place pour que les signalements touchants à la protection des enfants soient enfin systématiquement et sans exception suivi des faits ? La République doit pouvoir regarder ses enfants dans les yeux. Pour l'instant, elle leur tourne le dos.

Je vous remercie. Merci. La parole est à Philippe BoncarriÚre pour les noms inscrits et je vous signale que cinq députés ont souhaité s'inscrire en complément pour 2 minutes.

Monsieur Bencarre, pour 2 minutes. Merci monsieur le président. Monsieur le ministre, mes chers collÚgues, le drame insoutenable de Lana sera présent dans tous nos débats.

Le texte que vous proposez, monsieur le ministre, n'est plus technique, il est politique. Depuis quelques jours, chacun explique que la justice est en crise systémique, ne traitant ni assez vite, ni ne protégeant de maniÚre suffisante. Je poserai deux questions.

La premiĂšre, comment justifier de s'opposer Ă  un texte qui propose des moyens de rĂ©duire les dĂ©lais de jugement ? DeuxĂšme question. Qui peut m'expliquer qu'un prĂ©venu qui reconnaĂźt sa culpabilitĂ© soit jugĂ© dans le mĂȘme dĂ©lai qu'un axe usĂ© qui la conteste avec acharnement ?

Ă  chacun de nous d'apprĂ©cier comme reprĂ©sentant de la nation s'il est souhaitable de donner ou non Ă  la justice des moyens de juger plus vite et mieux mĂȘme s'il y a bien entendu nous en sommes tous d'accord d'autres sujets de discussion le sens des responsabilitĂ©s me conduira Ă  rĂ©pondre oui. Merci. La parole est Ă  Jean-François Coulom.

Ah ben Elisa Martin pardon. Merci monsieur le président. Monsieur le garde des SAAU, ex-ministre de l'intérieur.

Et à ce titre, je crois que vous avez une double responsabilité. Vous nous demander d'examiner une loi pénale répondra-t-elle à ce qui glace le pays depuis des jours ? l'assassinat de Lana dont nous voulons témoigner de notre solidarité auprÚs de sa famille et de son entourage.

Permettez-nous d'aborder trois dimensions. D'abord, la question des moyens humains dédiés à la justice. En France, c'est trois procureurs pour 100000 habitants, 11 dans la moyenne de lieu. 11 juges contre 22 pour la moyenne de lieu.

Moins d'un greffi pour 100000 habitants alors qu'il y en a 15 pour la moyenne de lieu. Permettez-nous d'aborder les moyens de la police judiciaire. Il est vrai qu'ici, c'est un service judiciaire de moindre compĂ©tence qui peut-ĂȘtre a Ă©tĂ© saisi.

Pour autant, le manque global d'effectif d'enquĂȘteurs qui se double avec un moindre intĂ©rĂȘt pour ces fonctions est un vrai sujet de prĂ©occupation. Sans doute avoir mis le bloc Ou au PJ immĂ©diatement aprĂšs la formation initiale mĂ©riterait d'ĂȘtre revu. Les laisser dans un tel dĂ©nouement aussi ne serait-ce qu'au travers d'un logiciel qui fonctionne font partie des enjeux d'une rĂ©forme de la police de la cave au grenier en commençant Ă©videmment par la police judiciaire que nous mĂšnerons en 2027.

Le 3e enjeu, c'est les droits et la place que l'on donne aux enfants dans le recueil de leurs paroles, dans les procédures judiciaires, mais aussi dans la société, nul n'étant que le reflet de l'autre. L'abandon ancien massif de la protection de l'enfance, la vision répressive et seulement répressive de la place des mineurs comme auteurs présumés et non comme victime au sein de la justice nous amÚne aussi dans cette situation. Quelle sera votre réponse ?

Vous défaussez à l'image de Macron. Est-ce que vous en prendre au au magistrats et au procureur comme vous l'avez fait en leur demandant d'examiner 55 plainte par jour pour atteindre le quotat de 55000 d'ici le 14 juillet ? Merci.

La parole est Ă  Sachalier. Merci monsieur le prĂ©sident, monsieur le ministre de la justice. En matiĂšre pĂ©nale comme en matiĂšre civile, la protection des victimes devrait ĂȘtre la prioritĂ© absolue du gouvernement.

Et si vous écartez la corrélation entre le texte et l'effet d'actualité, deux raisons nous poussent pour autant à l'affaire. d'abord l'agenda parlementaire que vous occupez pour son examen et ensuite parce que le fait d'ar de que les atteintes au droit de la défense ne sont jamais la garantie d'un renforcement de la protection des victimes. C'est la raison pour laquelle nous sommes opposés à votre textes décriés, notamment si vous maintenez votre ambition de ne plus juger les crimes par l'application de la procédure du PLD coupable.

Nous n'acceptons pas non plus ni la mise à sac des nulés ni le sa de détention ayant pour effet l'institutionnalisation du maintien illégal en détention. Le drame qui frappe la famille de la jeune Liana met en lumiÚre la déconnexion de votre projet avec les besoins. Il nous appartient de vous rappeler dans le cadre du contrÎle parlementaire que nous n'attendons pas du ministre de la justice qu'il soit terrifié par les dysfonctionnements ou qu'il recherche parmi les magistrats des responsables ou des coupables.

Nous attendons de la chancellerie qu'elle fixe des priorités, qu'elle protÚge la justice, qu'elle protÚge la démocratie. Or 60 circulaires de politique pénale en 7 mois, ce n'est pas de l'organisation, c'est du chaos généralisé. La révision de 70000 plaintes concernant les mineurs en à peine un mois se traduira et vous le savez si elle est suivi des faits par la désorganisation totale des parquets qui ne feront plus rien d'autre, c'est-à-dire ni le narcotrafic ni les violences de femmes, ni les atteintes au bien.

Ne vous ne vous épargnez pas d'un revers de la Manche la question des moyens. C'est sous votre responsabilité que les crédits judiciaires subissent une double coupe par rapport à l'ambition de la lobi et ses 7 milliards d'euros. En 2025, d'abord, ils ont subi une coupe de prÚs de 200 millions d'euros.

En début de semaine derniÚre, le gouvernement annoncé un gel des crédits à hauteur de 414 millions d'euros, dont 370 millions pour l'administration pénitentiaire, ce qui n'a rien de rassurant vu l'état de nos prisons. Quant au chiffret le camp de trois procureurs pour 100000 habitants, rappelés ici m fois, ce sont quatre fois moins que la moyenne européenne, ce qui place la France en dernier de la classe. Je ne vous demande pas de solution miracle, il n'en existe pas.

Je vous demande la restauration des budgets gelĂ©s et des crĂ©dits annulĂ©s par le ministĂšre de la justice. Je vous demande oĂč est la modernisation de l'institution judiciaire. Donc vous ĂȘtes en charge notamment le dĂ©ploiement d'une politique de numĂ©risation digne de ce nom qui permet vĂ©ritablement de suivre, d'amĂ©liorer les procĂ©dures comme l'a illustrĂ© l'affaire si cruellement d'actualitĂ©.

Et je vous demande oĂč on est la loi cadre promise par la ministre berger pour s'Ă©viter d'avoir Ă  inscrire la proposition de loi sur les violences intĂ©grales main et main de fois promises. Bref, pas d'inscrire un texte pour vous pousser du col. Merci.

La parole est à Virginie Duber. Merci monsieur le président. Monsieur le garde des saut.

Deux affaires illustrent mieux que n'importe quel rapport l'urgence de légiférer sur la généalogie génétique. En 2022, Bruno L, le prédateur des bois, violeur en série de cinq adolescentes, entre 1998 et 2008, a été identifié aprÚs des années d'impasse, non pas grùce au Fnaquel il n'apparaissait pas, mais grùce à une coopération avec le FBI utilisant des bases de données génétiques américaines. Une technique alors officiellement interdite en France utilisée dans l'ombre d'une ordonnance de juge.

Sylven victime du violeur des balcons comme 16 jeunes autres femmes agressées attend elle depuis 22 ans. Lors de la réouverture du dossier à Nanterre, l'ADN était censée permettre des avancées mais l'administration a freiné. Elle espérait que la loi passe en janvier.

Elle attend encore l'article 3 de votre projet de loi entend enfin lĂ©galiser le recours Ă  la gĂ©nĂ©alogie gĂ©nĂ©tique via des bases de donnĂ©es privĂ© pour les crimes les plus graves. C'est un acte courageux mais les garanties prĂ©vues exigent que les bases utilisĂ©es certifient le consentement de leurs utilisateurs Ă  un usage pĂ©nal de leur donnĂ©es. Ma question est donc la suivante concrĂštement combien d'affaires de colquais en France aujourd'hui pourraient bĂ©nĂ©ficier de cette disposition dĂšs son entrĂ© en vigueur et comment garantir que l'exigence de consentement des utilisateurs des bases Ă©trangĂšres ne devienne pas en pratique un verrou qui prive Ă  nouveau nos enquĂȘteurs de cet outil et les victimes de la vĂ©ritĂ©.

Je vous remercie. Merci. La parole est à Emmanuel Dupléi.

Oui. Merci monsieur le prĂ©sident. Monsieur le garde des saut, lorsqu'un drame survient du fait d'une de dĂ©faillance chronique d'une administration, la responsabilitĂ© politique ne peut pas ĂȘtre Ă©vacuer d'un revers de la main comme vous l'avez fait.

De plusieurs jours, vous cherchez des responsables, une responsabilitĂ© dans la faute individuelle qui, quand bien mĂȘme elle existerait, ne saurait invisibiliser le contexte global dĂ©faillant dans lequel elle s'inscrit. Je crois moi au contraire que cette affaire, ce drame, cet Ă©chec relĂšve l'Ă©chec d'abord d'une politique pĂ©nale qui consiste Ă  multiplier les prioritĂ©s et Ă  les vider de leur sens. Le crime organisĂ© est une prioritĂ©, la rĂ©pression des consommateurs aussi.

Les violences intrafamiliales sont une priorité. Les violences faites sur les enfants et les femmes aussi. Le terrorisme et sa lutte est une priorité.

La répression des activistes aussi. Les violences du quotidien sont une priorité, les troubles à l'ordre public aussi. Et quand tout est prioritaire, tout est urgent.

Plus rien en réalité ne l'est. La seule réalité objective et objectivable, c'est une justice qui continue à fonctionner avec des moyens et des effectifs trÚs inférieurs à ceux de nos voisins européens. à peine 11 magistrats pour 100000 habitants contre 22 dans la en moyenne dans l'Union européenne.

Sur mon territoire, sur le ressort d'Orléan, c'est pas moins de trois postes de procureur vacances sur 12 un/art des effectifs qui ne sont pas pourvus. sans parler des greffiers pourtant euh si nécessaire à la chaßne pénale et à l'enregistrement des plaintes. Alors oui, vous avez adressé des circulairire parfois beaucoup parfois contradictoire mais une circulaire n'instruit pas un dossier.

Une circulaire n'entend pas une victime. Une circulaire ne monte pas des enquĂȘtes et n'exploite pas des tĂ©lĂ©phones. Avant mĂȘme les conclusions de l'inspection, vous avez publiquement Ă©voquĂ© Ă©voquĂ© des fautes individuelles et d'Ă©ventuelles sanctions disciplinaires, laissant entendre que les dĂ©faillances seraient avant tout individuelles lorsqu'on sait l'engagement et les heures subs que font l'ensemble de nos magistrats.

Et donc ma question sera simple, monsieur le ministre, comment pouvez-vous expliquer à la fois cette situation et l'état global de la justice par des comportements seulement individuels et exclure toute responsabilité politique ? Merci. La parole est à Jean-François Coulom.

Merci monsieur le président. Monsieur le ministre, pour 100000 habitants, 11 juges en France contre 22 en Europe. Pour 100000 justiciables, trois procureurs en France contre 12 en Europe.

Votre bilan deux fois moins de juges et quatre fois moins de procureurs par habitant en France. Le budget de la justice 77 € par an et par habitant contre 136 par an et par habitants en Allemagne. Je ne veux entendre aucun argument de moyen dans l'affaire Liana proteste le forcĂ© de l'ÉlysĂ©e croyant ainsi dissimuler Ă  l'opinion le dĂ©tournement massif d'argent public vers ses amis assistĂ©s de la finance et de l'actionnariat improductif.

La France insoumise dénonce vos budgets de la justice. Une justice sans moyens sérieux n'est pas une justice sérieuse et encore moins une justice juste. La farandole des Gérards Armanins qui se sont succédés en Macronie ont pourtant tous contribué à l'indigence des moyens affectés à notre justice et à tous ces justiciables victimes comme mise en cause.

Vous avez comme tous vos prédécesseurs, monsieur Darmanin, sacrifié ainsi la sûreté et la sécurité de nos compatriotes. Un autre Gérard d'Armanin, ministre de l'intérieur, celui-là, avait ainsi défilé en mai 2021 au au cÎté de syndicat facieux Clement, le problÚme de la police, c'est la justice. Les insoumis vous le disent.

Aujourd'hui, comme hier, le problÚme de la justice, ce n'est pas la police, c'est vous, monsieur Darmanin, vous et vos dizaines de circulaires et directives qui ont imposé au magistratorités sur tout et donc sur rien. Et vous venez ici aujourd'hui assurer votre autre promotion et à suivir votre lubi sécuritaire avec ce texte justice criminelle. dénoncé par tous pour son inefficacité et sa dangerosité au point qu'il ne se trouve plus que vous pour le soutenir.

Combien de magistrats votre texte crée-il ? Combien de greffiers recrutent-t-il ? Combien de moyens nouveaux donnent-il aux juridictions criminelles ?

Zéro. Aussi pour avoir à votre tour contribué à la clochardisation de notre justice et comme vous l'a demandé notre présidente Mathilde Panotu, aurez-vous la dignité de démissionner ? Merci.

C'était donc la fin de votre intervention, monsieur Couom. En tout cas, je l'ai compris. Je l'ai compris de cette façon.

Monsieur Amir Chai, s'il vous plaĂźt, je vous laisse la parole. Vous m'avez dit une minute. Donc une minute monsieur Air Chai.

Ce ne serait pas plus long en effet, monsieur le président. Je vous remercie. Jeis faire [grognement] suite à ce que à ce qu'a dit ma collÚgue Léa Balagel Mariki et sur laquelle j'imagine vous allez répondre, monsieur le ministre parce que euh la préfecture, sans que ça a été sollicité, a autorisé une manifestation devant le palais de justice plutÎt que devant votre ministÚre.

C'est qu' il y a manifestement une volontĂ© de dĂ©tourner le regard en militant en cause l'institution que vous dirigez plutĂŽt que votre propre responsabilitĂ© politique. Par ailleurs, la dĂ©claration de manifestation date du 4 juin. L'interdiction est bien tardive comme toujours pour empĂȘcher les rĂ©fĂ©rĂ©s libertĂ©s.

Franchement, je trouve que pour quelqu'un qui parle réguliÚrement du respect de l'état droit, il y a là, on va dire sans mauvais esprit un certain dysfonctionnement. Merci monsieur le ministre. Je vous laisse apporter vos réponses à ces nombreuses et et différentes interpellations.

Monsieur le ministre, c'est à vous. Merci monsieur le président. Je propose de répondre en deux parties.

La premiĂšre relevant de de l'affaire affreuse qui nous touche toutes et tous, Liana, en essayant bien Ă©videmment de pas rĂ©pondre Ă  un de provocations politiciennes qui je crois sont pas du tout Ă  la hauteur de de l'Ă©motion lĂ©gitime et de la question que l'on doit tous se poser. et puis peut-ĂȘtre sur le texte en lui-mĂȘme avec en j'imagine en complĂ©ment mesdames les les rapporteurs dont je remercie le travail, les observations et dont je peux comprendre les interrogations voir les demandes d'amendement de modification du texte. Peut-ĂȘtre rĂ©pondre tout de suite au groupe Europe Ă©cologie les ver ou Ă©cologistes pardon.

D'abord le ministre de justice, il appelle pas le prĂ©fet de police pour parler d'ordre public. Donc, je n'ai pas appelĂ© le prĂ©fet de police. Ce n'est pas moi qui dĂ©cide qui manifeste oĂč.

Personnellement, en 9 ans de gouvernement, j'ai dĂ» connaĂźtre des rĂ©formes difficiles quand j'ai fait l'impĂŽt la source que tout le monde combattait, quand j'ai organisĂ© les les Jeux Olympiques, lorsqu'on a mis en place un symptĂŽme de rĂ©forme important au ministĂšre de l'intĂ©rieur et quand bien mĂȘme quand je suis arrivĂ© au ministĂšre de la justice, un centre de rĂ©forme Ă©tait combattu, celle sur le narcotrafic, eu des manifestations, celles sur les directeurs de greffe qui avaient Ă©tĂ© oubliĂ© dans les rĂ©formes prĂ©cĂ©dentes. Personnellement, moi je suis Ă©videmment favorable de manifester, mais c'est pas le juge administratif euh qui se substitue au garde des saut l'inverse. D'abord le justice administrative ne dĂ©pend pas de moi, vous l'aurez constatĂ© puisque je dĂ©fends mĂȘme pas ces crĂ©dits, ces ministres de la son parlement qui les dĂ©fend et je n'appelle pas prĂ©fet de police pour les manifestations qui dĂ©roule sur la place Vandom.

Donc vous avez votre rĂ©ponse. J'ai croisĂ© d'ailleurs mĂȘme la prĂ©sidente de l'AssemblĂ©e nationale dans les couloirs et je lui ai dit que c'Ă©tait quelque chose qui relevait du prĂ©fet de police et je crois que c'est normal d'ailleurs que ce soi qui gĂšre l'ordre public et pas le garder saut parce qu'on sera dans une drĂŽle de RĂ©publique. Vous avez donc tout Ă  fait ma rĂ©ponse et moi je suis pour le coup pour l'Ă©tat de de droit absolument.

C'est le préfet de police qui donne les autorisations. Quand on n'est pas d'accord, on va dans la juridiction administrative, on casse ou pas la décision qui a été prise par le préfet de police qui répond, je crois, au renseignement de la DRPP, si je me souviens bien de mes fonctions du ministÚre de l'intérieur et qu'il y a des raisons pour lesquelles il dit ou il dit pas d'autoriser telle ou telle manifestation et la justice est là pour voir si préfet de police n'a pas fait d'excÚs de pouvoir. Voilà, je constate par ailleurs qu'il y a beaucoup de manifestations qui sont déclarées.

Elles sont déclarées dans des tribunaux, dans des mairies, dans des préfectures. Et c'est ainsi fait que la France fonctionne ainsi. Les préfets les autorisent ou non dans chaque département.

Je peux vous assurer que depuis ce matin Ă  8h30, j'ai pas passĂ© mon temps Ă  appeler les prĂ©fets de la RĂ©publique puisque j'ai oubliĂ© cette partie de la fonction que j'ai pu occuper au 4 ans et demi et que je suis dĂ©sormais Ă  la tĂȘte de la chancellerie. Donc vous ne trouverez pas en moi, sauf Ă  faire de la politique dĂ©placĂ©e, ce qui vous ressemblerait pas une rĂ©ponse qui serait contraire. Vous avez ma rĂ©ponse, je n'ai pas appelĂ© le prĂ©fet de police.

DeuxÚme sujet, je crois que si on a ce débat sur l'affaire Liana et je comprends tout à fait qu'on l' depuis la semaine derniÚre, s'il y a bien quelque chose que vous pouvez me reconnaßtre, c'est d'assumer mes responsabilités d'aller médiatiquement et devant le parlement. J'ai déjà dit à monsieur le président de la commission des lois que je suis à sa disposition évidemment pour répondre à toute question comme on m'interroge aux questions gouvernement mais comme on le fait aussi à plusieurs reprises par les journalistes qui posent des questions et je ne me défile pas. J'aurais trÚs bien pu faire un communiqué de presse pour dire ce sont des magistrats indépendants et rendre compte de leur décision ce qui serait la stricte vérité constitutionnelle.

Je [grognement] me dĂ©file pas devant les responsabilitĂ©s qui sont les miennes et parfois la vĂ©ritĂ© qu'il faut dire crument au français dans ce que je considĂšre ĂȘtre comme je l'ai rappeler qu'il n'y a pas de juge du siĂšge qui se sont prononcĂ©s dans cette terrible affaire un dysfonctionnement de l'ensemble des services de l'État dont le service public de la justice et ne pas le dire c'est pas rendre service Ă  la confiance de nos concitoyens dans la justice. Pour cela, il faut qu'on parle du principe je dis au prĂ©sident Willet qui a Ă©tĂ© prĂ©sident de la commission des lois et qui connaĂźt parfaitement la diffĂ©rence entre une dĂ©pĂȘche de la DACG et une circulaire du ministre de la justice. Monsieur le prĂ©sident de la commission des lois, j'ai pris deux circulaires de politique gĂ©nĂ©rale.

Deux circulaires de politique gĂ©nĂ©rale depuis janvier. Depuis janvier 2025. Et voyez, c'est lĂ  oĂč je pense que le dĂ©bat doit ĂȘtre honnĂȘte entre vous, entre nous.

Quand la commission d'enquĂȘte parlementaire me demande de groupes politiques qui vous sont proche et de votre groupe politique de prendre une dĂ©pĂȘche de la DACG qui a Ă©tĂ© prise le soir de la du vote de la loi sur le consentement pour expliquer au magistrat consentement et quand je dis Ă  la commission vous ĂȘtes un certain nombre d'entre nous d'entre vous qui Ă©tiez Ă  cette commission quand je dis la DACG a pris une dĂ©pĂȘche pour expliquer ce que souhaitaient exactement les parlementaires et qu'on me dit non il Faut une circulaire politique pĂ©nale et que je rĂ©ponds bah la dĂ©pĂȘche de la DACG suffit puisqu'il s'agit d'expliquer un point de droit et que monsieur le prĂ©sident de la commission des lois mais deux circulaires que deux. Alors il se trouve que j'ai Ă©tĂ© nommĂ© deux fois ministre de la justice parce que j'ai connu deux premiers ministres diffĂ©rents. Ça vous a pas Ă©chappĂ© j'ai repris exactement la mĂȘme.

La deuxiÚme vous prenez la deuxiÚme et la premiÚre ce qui a changé c'est la date. Je m'en suis d'ailleurs publiquement évoqué et je vous les ai fait parvenir d'ailleurs par mail mesdames et messieurs les parlementaires. Il y a pas 40 priorités, il y en a que deux. le narcotrafic en un qui peut ici dire que ce n'est pas une priorité pour nos concitoyens et de les violences faites aux femmes et aux enfants.

Ça veut donc dire que ces prioritĂ©s sont celles demandĂ©es par le garde des sauts qui dĂ©finit les politiques. de pas 58 de on peut les reprendre ensemble on vous pouvez les relire je vous les ai envoyĂ© objectivement de de votre part confondre dans ce moment si sensible une circulaire de politique gĂ©nĂ©rale prise par le garde des sauts et les dĂ©pĂȘches de la DACG prise ou parce que dedans vous mettez aussi les dĂ©pĂȘches de la direction d'affaires civiles et du SAU d'ailleurs par exemple par exemple par exemple lorsque il y a des jurisprudences de Cour de cassation sur le devoir conjugal lorsqu'il y a par exemple la question d' des enfants nĂ©s hors GPA nous confondons tout nous confondons tout et n'importe quoi dans ce dĂ©bat B, il y a eu deux circuits de politique pĂ©nal gĂ©nĂ©ral. Vous avez le droit de pas ĂȘtre d'accord avec mes prioritĂ©s.

Ça politiquement on peut tout Ă  fait en parler mais les circuits petit gĂ©nĂ©ral que j'ai signĂ© en a que deux. Donc on s partage si vous le souhaitez avec plaisir monsieur le prĂ©sident de la commission des lois. Mais je crois que venant de vous, oui, mais on l' on l'est toujours et j'imagine que 5 ans enfin quelques annĂ©es aprĂšs la commission des lois apprend une diffĂ©rence entre une dĂ©pĂȘche de la DACG ou de la DACS et une cercue gĂ©nĂ©rale signĂ©e par le par le garde des sauts.

Je je pense que c'est un point important puisque beaucoup de nos concitoyens, monsieur le prĂ©sident Houillet, nous Ă©coutent. Nous Ă©voquons nous Ă©voquons des questions intĂ©ressantes et et finalement diversifiĂ©es sur toutes les rĂ©formes et et tous les pĂ©chĂ©s que nous aurions eu. J'oserais pas dire pĂ©chĂ© pĂ©chĂ© d'IsraĂ«l que puisque c'est un mot dans le langage courant pour ĂȘtre peur d'ĂȘtre mal compris.

Je voudrais dire et rĂ©pondre en quoi cela n'a strictement rien Ă  voir avec Liana mĂȘme si la question peut se poser. J'entends dire que la rĂ©forme de la police nationale est responsable de ce point. Bien.

Alors la fin de la police nationale comme son dit, elle concerne la police nationale. Il se trouve que là c'est quelque chose qui a été vu par la gendarmerie nationale qui depuis fort longtemps est dans le fonctionnement d'une réforme de la police nationale telle que nous les avons tel que nous avons imaginé. C'estàdire 13 group de région qui correspond à nouvelle région et une chaßne pyramidale avec une section de recherche ou des brigades de recherche.

Il se trouve que dans la brigade la plus petite du département du GER qui a été saisie par le procureur de la République sur h gendarmes plus un gendarme adjoint volontaire il y a trois OPJ. Et il se trouve qu'il y a 4 ans, il n'y avait pas tr OPJ parce que nous avons augmenté effectivement les ministres interuccessive par la loi que vous nous avez accordée, la loi de programmation du ministÚre d'intérieur que vous n'avez pas voté pour ceux qui m'ont interrogé sur cette question. comment euh à la fois reprocher tout et son contraire en 4 ans de temps.

Ces enquĂȘteurs Ă  ont deux affaires criminel qui mettent en cause les mineurs dans cette brigade. Donc non seulement c'est pas une rĂ©forme de la police nationale qui est responsable de situation cela serait passĂ© en zone police on pourrait encore en discuter. Ce n'est pas le cas.

Et deuxiÚmement il y avait trois OPJ dans cette brigade de neuf. La question est de savoir mais c'est une question pour ceux qui connaissent qui sont avocats, magistrats et qui nous écoutent. Pourquoi on saisit la plus brigade plus petite brigade territoriale d'un département s'agissant d'un crime commis sur un enfant ?

Est-ce que c'est normal, naturel, habituel en 4 et demi mise à l'intérieur, je peux vous assurer que c'est pas le cas. Il y a des cas exceptionnels. Par exemple, lorsque dans cette brigade, il y a une salle Mélanie ou parce que les agents ont été particuliÚrement formés.

L'inspection y compris de la gendarmerie nationale nous le dira mais normalement c'est une section de recherche ou brigade de recherche que le magistrat fait on verra ce que dira l'inspection mais les gendarmes aussi auraient peut-ĂȘtre dĂ» se dire bah peut-ĂȘtre que ça c'est un sujet qui relĂšve la section de recherche la brigade de recherche. Donc sur ce point trĂšs prĂ©cis c'est pas un manque de PJ c'est pas un stock d'affaires qui explose et ce n'est pas une rĂ©forme de la police nationale qui a causĂ© la dysfonctionnant l'affaire Liana. Je veux bien qu'on fasse parler Ă  la Fiana des sujets qui n'ont rien Ă  voir avec la FLA, mais regardons d'abord pourquoi ça a dysfonctionnĂ©.

Nous n'avons pas besoin et personne n'a rĂ©ussi Ă  le dĂ©montrer au bout de 1 heure et3 de discussion. Quelle est la nouvelle loi qui nous permettrait de rĂ©pondre Ă  ces dysfonctionnements ? parce que nous avons l'ensemble du arsenal lĂ©gislatif pour le faire et quels seraient les moyens supplĂ©mentaires dans le cas extrĂȘmement prĂ©cis de l'amĂ©lioration de cette situation absolument dramatique ?

Je prends l'exemple de la transmission numérique. Vous m'évoquez les difficultés numériques. J'ai fait 9 ans que je suis ministre.

En effet, j'ai portĂ© des projets numĂ©riques dans chacun de mes ministĂšres. Je rappelle qu'en 3 ans, nous sommes passĂ©s du tout papier dans vos comptabilitĂ©s publiques comme dans vos façons de payer ou dĂ©clarer vos impĂŽts Ă  zĂ©ro papiers. Et je crois que la po la source dĂ©montre son efficacitĂ© administrative avec une grande atteinte, une grande volontĂ© des des agences de finances publiques d'ĂȘtre efficaces. au ministĂšre de l'intĂ©rieur, quand je suis arrivĂ©, on dĂ©posait des plaintes ou des prĂ©pintes en ligne euh en en physique sans jamais rencontrer euh euh un ordinateur puisque tout Ă©tait en papier.

Maintenant, vous pouvez faire des plintes et des préplintes de votre fauteuil, de votre canapé ou de votre véhicule ou de votre train. Quand on avait euh des permis, un permis de conduire, on savait pas quel étabre de points. Les policiers le savaient pas et le nombre de grand-mÚres qui perdaient leurs points était exponentiel.

Aujourd'hui, tout se fait de maniÚre dématérialisée. L'identité numérique n'existait pas. elle été transformée.

Ça fait 1 an et 4 mois que je suis au ministĂšre de la justice. Et en effet, l'une l'une de nos grandes dĂ©marches numĂ©rique, c'est la procĂ©dure pĂ©nale numĂ©rique. Est-ce que H et Toulouse Ă©taient en procĂ©dure pĂ©nale numĂ©rique ?

La rĂ©ponse est oui. Mais la difficultĂ©, mesdames, messieurs dĂ©putĂ©s, c'est qu'on a pas besoin d'un process et d'applicatif numĂ©rique gouvernĂ© par l'intelligence artificielle pour comprendre qu'entre Toulouse et H, quand il y a un problĂšme qui relĂšve d'un crime d'enfant, si on envoie par la poste, ce qui peut encore se discuter, on prend son tĂ©lĂ©phone et on dit voilĂ  cher collĂšgue, je t'envoie un dossier extrĂȘmement grave. Fais attention, il y a peut-ĂȘtre des enfants en danger ou un mail dont les juridictions sont Ă©quipĂ©es depuis 1995 au moins euh puisque nous avons ces discussions.

Donc nous ne trouvons pas dans l'affaire Liana des excuses de moyens ou d'organisation lĂ©gislative. Il y a largement assez de problĂšmes dans la justice comme ça oĂč on pourrait les trouver en effet mais ce n'est pas le cas dans le cas prĂ©cis. et ne pas dire la vĂ©ritĂ© aux français, ne pas voir qu'il y a des dysfonctionnements extrĂȘmement prĂ©cis dans cette affaire, effectivement, ce serait Ă  mon avis manquĂ© au devoir qu'elle garde des sa que de gouverner hiĂ©rarchiquement les procureurs gĂ©nĂ©raux et les procureurs sans jamais rentrer dans les affaires individuelles.

Si je reviens sur une question principale qui est une question de moyen, j'entends ce que vous dites mesdames et messieurs dĂ©putĂ©s. Alors, je me permets de faire un certain nombre de de de constats. 2013, En 2013, le budget du ministĂšre de la justice hors pension, parce qu'on peut mettre les retraites, mais ça n'a Ă©videmment aucun intĂ©rĂȘt, Ă©tait de 7,7 milliards.

J'ai entendu notamment de la part du groupe socialiste la question du fait du manque de moyens. C'est tout Ă  fait juste. Je constate qu'Ă  la fin du kakenaat de monsieur Hollande, nous sommes Ă  8,5 milliards.

C'est-à-dire que le budget a augmenté moins que l'inflation pendant 5 années. Ce qui avait dit, ce qui avait poussé monsieur à dire à ma place que nous étions en voie de clochardisation hein, puisque c'était le dernier cl des saut de monsieur de monsieur Hollande et donc il a fait il a fait un an de garde des saut monsieur voiss et avant de partir il a dit voilà je suis un ministÚre en voie de clochardisation. Bon, c'est pour le bilan précédent, budget 2026, c'est-à-dire voter.

Et là, je remercie également le groupe socialiste parce que dans le 493 du non renversement du gouvernement, il nous a permis et tous ceux qui n'ont pas renversé le gouvernement d'obtenir 700 millions d'euros de plus. Je le dis bien évidemment et on reviendra sur des annuations de crédit qui n'existent pas. Nous sommes à 13 milliards.

Nous sommes passés de 8,5 à 13 milliards. Il y a une augmentation de 54 % des crédits du ministÚre. Est-ce que c'est est-ce que c'est assez ?

Je on pourrait toujours se poser la question. Vous avez parfaitement raison. Est-ce que c'est assez ?

Ben, j'en effort que n'importe quelle majorité est faite sur ce budget. Non, il n'y a pas d'annulation de crédit au budget du ministÚre de la justice cette année. Et non, il y a une différence assez forte mais vous le savez aussi monsieur le président entre les annulations de crédit et les gels et les surgels.

Les gels et les surgels n'ont pas été signés par monsieur le premier ministre. Réjouissons-nous. Et en effet, je me bats pour que ces surgels n'existent pas au ministÚre de la justice.

Ils n'ont pas été signés par le premier ministre. Ce décret n'existe pas. Il a été publié par Bercy dans les échos.

J'ai Ă©tĂ© le premier avec le ministre d'intĂ©rieur pour ce qui concerne Ă  interpeller monsieur le premier ministre d'oĂč la rĂ©union qu'on a eu vendredi matin. Il n'y a pas de surgel au ministĂšre de la justice au moment oĂč je vous parle et je me bats. Vous savez je crois dans mes fonctions prĂ©cĂ©dentes que j'ai pu en effet parfois obtenir des bons arbitrages budgĂ©taires parce que c'est extrĂȘmement nĂ©cessaire pour la pĂ©nitentiaire comme pour l'autoritĂ© judiciaire.

Alors si on parle en effectif madame Joser je ne sais pas ou plutÎt je sais vous avez trouvé ce chiffre comparé en 1850. C'est ça ? que j'ai vu sur internet.

Alors, ce chiffre n'existe pas. Je veux dire non, il y a eu il y avait 3491 magistrats en 1850. 3491, pas du tout le mĂȘme nombre qu'aujourd'hui.

C'est une fake news qui circule sur internet. N'hésitez pas à saisir les services de la DJI parce qu'on a une direction des services judiciaires, hein. Il y a pas beaucoup de magistrats, on sait à peu prÚs les compter.

Il y en a 3491 en 1850. Aujourd'hui, il y en a 9876. Donc je veux bien que ce soit pas assez mais si vous me permettez c'est quand mĂȘme plus du double et il se trouve que la population française en effet c'est une un argument qu'on pourrait nous opposer Ă  doubler Ă  ce moment-lĂ .

Donc il n'y a pas autant de magistrat comme je peux le lire sur internet et je m'Ă©ponne qu'une personne comme vous ait repris cet argument sans le vĂ©rifier auprĂšs de nous ou en posant une question Ă©crite ou en ayant une discussion puisque mĂȘme en faisant en 3 minutes que vous preniez Chap GPT ou vous preniez le chat pour prendre deux rĂ©ponses diffĂ©rentes et vous donne aussi une rĂ©ponse similaire. Non, c'est Non, mais c'est n pas une question c'est une fake news qui circule et c'est dommage de ne pas la corriger. Et chacun comprend qu'il n'y a pas le mĂȘme nombre de magistrats aujourd'hui quand il 850.

Voilà, ne faut pas, c'est déjà assez dramatique pour en rajouter dans le noir et la noirceur. Alors, ce qui est vrai, c'est qu'en 2013, en effectif vivant avec des vrais magistrats et des vrais agents, au ministÚre de justice, en 2013, il y avait 67542 agents. En 2017, à la fin du casquenal, monsieur Hollande, il y en avait 83216.

Dedans, il y a les agents pénitentiaires et les et la PJJ, c'est une augmentation de 7 % et aujourd'hui, il y en a en tout 98248 dont 9876 Mazich du siÚge et du parquet. C'est 1400 magistrats, on met 5 ans pour recruter, pour former un magistrat. C'est à peu prÚs comme un médecin, c'est pas si facile que ça.

Et effectivement, nous commençons à avoir les magistrats dont monsieur Dupont Moretti a obtenu la création budgétaire. Je rappelle que nous avons des problÚmes structurels, une seule école nationale magistrature et pas 4, pas trois, pas deux, une seule, une seule école nationale d'administration pénitentiaire, une seule école nationale de greffier. Donc, il faut créer de nouvelles écoles.

Est-ce que c'est assez ? La réponse est non. Mais je suis partage, je partage totalement le fait que nous avons moins de magistrats que les pays qui nous entourent.

Est-ce qu'il y a eu des efforts faits ? Considérable. Considérable.

Et je voudrais dire que les efforts considérables ont été faits aussi pour les OPJ. Mais ce que vous oubliez tous de dire pour ceux qui se sont euh euh et pour parfois raison d'ailleurs, disons que c'est euh un problÚme d'organisation interne aussi au ministÚre de l'intérieur ou de vocation pour cette filiÚre investigation, 52 % des policiers qui passent ce concours OPJ le ratent. Donc il y a 100 % de poste ouverts et comme c'est un concours qui est gouverné par un magistrat indépendant, on donne pas OPJ, c'est pas le ministre d'int les donne pas comme ça les OPJ he sinon il le ferait depuis trÚs longtemps hein.

C'est un concours parce qu'il s'agit de faire une enquĂȘte judiciaire et quand il le rate on ne l'ordonne pas. La question est donc plus structurelle qu'une volontĂ© politique. Elle elle vous le savez trĂšs bien pour ceux qui s'en occupent.

Elle est évidemment bien plus profonde que ça. Donc est-ce que nous avons rien fait ? Est-ce que nous avons propérisé la justice ?

La rĂ©ponse est non. Nous avons augmentĂ© de 53 % son budget. Nous avons augmentĂ© de 25000 le nombre de ses agents en 7 ans et nous avons augmentĂ© 2500 son nombre de magistrats et Ă©videmment en mĂȘme temps le nombre de greffiers.

Est-ce que ça suffit ? La rĂ©ponse est non. Et cette annĂ©e, la loi de finance non seulement a respectĂ© Ă  leur reprĂšs la loi de programmation de monsieur Dupont Moretti, mais en plus nous avons obtenu et encore une fois c'est un compromis que nous avons avec le groupe socialiste et je le remercie les 250 millions d'euros par rapport Ă  la LOPJI puisque nous sommes auul LOPJ aujourd'hui on n'est pas du tout en dessous il y a pas du tout de crĂ©dit donc si c'est pas assez je suis d'accord pour le dire mais ne disons pas des choses contraires Ă  la vĂ©ritĂ© parce que lĂ  je pense qu'on perdra l'intĂ©gralitĂ© de nos concitoyens et sans doute un parlement qui fait des efforts importants budgĂ©taires mĂȘme si doit continuer Ă  en faire Ă  votre bon cƓur pour le prochain budget pour le ministĂšre de la justice quel que soit ceux qui sont responsabilitĂ©.

Vous posez ensuite plusieurs questions qui sont propres monsieur le prĂ©sident Ă  notre texte de loi strict sensus. D'abord est-ce que ça rĂšglerait le problĂšme de l'ha ? Je l'ai dit moi-mĂȘme hein.

Je l'ai dit à monsieur le député du GERS, je l'ai dit publiquement nous sommes télescopés par l'actualité. C'est tout à fait normal que nous en parlons. La réponse est non.

LĂ  on parle de l'audiencement c'estĂ dire Ă  la fin d'une instruction. Alors que dans l'affaire liana, on parle de l'enquĂȘte prĂ©liminaire, c'est-Ă -dire avant qu'il y a une instruction. Donc Ă©videmment, ceci n'a rien Ă  voir avec notre actualitĂ©.

Peut-ĂȘtre que c'est assez incomprĂ©hensible pour ceux qui nous Ă©coutent, mais on connaĂźt tous la procĂ©dure parlementaire. Vous Ă©voquez l'absence, plusieurs parlementaires l'ont dit, l'absence d'accompagnement des victimes. Alors, c'est avoir mal lu, me semble-t-il, le texte.

Ou alors peut-ĂȘtre qu'il faut que nous fassions davantage des forces de pĂ©dagogie, notamment comme madame euh euh je vous prie de m'excuser, euh madame Ballage Elmarqui a Ă©voquĂ© le fait que il y a pas d'accompagnement des victimes pour dĂ©pĂŽt de plainte. Dans le texte, il y a une disposition qui est absolument rĂ©volutionnaire et que toutes les associations saluent, c'est que il y a une aide juridictionnelle pour tous des pot de plein des victimes des victimes de violence conjugal ou sexuelle. Vous Ă©voquez l'avocat et la prĂ©sence de l'avocat pour l'enfant.

Je suis le premier des gardes des SAAs Ă  donner un avis favorable Ă  cette disposition que nous avons que vous avez votĂ© Ă  l'AssemblĂ©e nationale qui a Ă©tĂ© lĂ©gĂšrement modifiĂ© au SĂ©nat notamment avec un amendement du groupe socialiste et qui sera Ă  l'ordre du jour de l'AssemblĂ©e nationale comme je m'y Ă©tais engagĂ© avant mĂȘme notre texte de loi et je prendrai la demi-journĂ©e nĂ©cessaire et s'il faut la journĂ©e pour que le Parlement puisse voter le plus rapidement une loi conforme pour que nous puissions mettre en place en effet 300 millions d'euros d'annĂ©e pleine par an d'aide juridictionnelle. l'avocat pour la prĂ©sence de l'enfant. Donc, j'entends votre question.

Vous dites c'est pas dans les articles 45 qu' a vu monsieur le prĂ©sident bien sĂ»r puisqueil y en a une qui est dĂ©jĂ  dans le texte, il y en a une autre qui va ĂȘtre votĂ© concomitam et qui sera mĂȘme promulguĂ© avant ce texte. Donc, j'entends vos arguments, je les trouve Ă©videmment bon, mais ils sont en lien. Madame la prĂ©sidente, madame la dĂ©putĂ©e, euh je vous souhaite Ă©videmment le le mieux pour pour l'accueil des victimes.

Nous Ă©voquons euh la question euh nombreuse sur l'exĂ©cution des peines et sur le texte qui est devenu loi sĂ»r en en divisant le texte par deux par manque de dĂ©bat parlementaire. J'ai entendu vos propos, monsieur Goselin, je les partage. Le texte exĂ©cution des peines qui Ă©tait la premiĂšre partie de la loi sĂ»re puisque nous avons divisĂ© le texte en deux, on a commencĂ© par plusurg l'audiencement et on viendra sur l'important l'exĂ©cution des peines a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ© au Conseil d'État.

J'ai son avis et je voudrais vous dire que cet avis est positif sur le texte que j'ai pu vous présenter sur l'exécution des peines et sera présenté début septembre dans le conseil des ministres et inscrit à l'ordre du jour soit de l'Assemblée nationale soit du Sénat. Et donc je voudrais vous rassurer sur la deuxiÚme partie qui est je sais cher au groupe que vous représentez sur la question des jury populaire et notamment la question de madame Tibba Martinez et du groupe socialiste. Je suis sûr que que vous lui évoquerez les réponses que je pourrais lui apporter si elle a venu s'assenter quelques instants.

D'abord, je ne comprends pas la réflexion de madame Tibo Martinez sur le fait que nous allons étendre la visoconférence à des actes de jugement. C'est pas du tout ce qui est écrit sur ce texte. Nous n'avons pas, c'est pas dans le texte initial et il ne s'agit pas de juger par visio comme font d'autres pays.

Par exemple, l'Italie qui est un grand pays démocratique. C'est pas la proposition que vous fait le gouvernement. Il a été rajouté du groupe des groupes ultramarins qui représentent les ultramarins au Sénat.

Un amendement qui prĂ©voit que pour Saint-Pierre et Miclon et pour la Corse, on peut participer de façon exceptionnelle Ă  une audience Ă  distance lorsqu'il est empĂȘchĂ© de s'y rendre en cas de circonstan exceptionnelle. Donc, il s'agit d'un amendement qui concerne la Corse et Saint-Pierre et Miclon qui permet de de faire un dispositif de visu audience lorsque le magistrat lui-mĂȘme montre qu'il est affectĂ© temporairement et qu'il part peut pas participer Ă  le bon fonctionnement de la justice parce que par exemple il n'y a une rupture territoriale. Ça peut arriver Ă  Saint-Pierre Mclon.

La démonstration de la sénatrice Saint-Pierre Miclon était tout à fait démonstrative. Il s'agit pas d'étendre à l'ensemble des affaires euh des audiences euh l'audio l'audioférence. Ce n'est pas ce que dit cet article de bis.

J'ai entendu euh d'autres questions de la part de madame madame Thba Martinez euh notamment sur le fait que le jury populaire était supprimé par l'article 2 en partie. Alors sur ce point, je l'ai aussi beaucoup vu élu, ce n'est pas le cas. La cour criminelle, elle n'organne que la cour criminelle.

Le seul point sur lequel je pourrais entendre cette extension, c'est effectivement que nous avons nous proposons que les rĂ©cidivistes puissent ĂȘtre jugĂ©s, aujourd'hui ils sont jugĂ©s par la cour d'assise et lĂ  ils puissent ĂȘtre jugĂ©s de nouveau Ă  la cour criminelle. Pourquoi c'est important ? C'est important pour trois raisons.

La premiĂšre, c'est que au moment oĂč on a créé la cour criminelle sous monsieur Duporetti et sous madame BellouĂ©, Ă©videmment les premiers des premiĂšres dĂ©cisions de la cour criminelle ne concernaient pas de rĂ©cidivisme de la cour criminelle puisque venez de la crĂ©er. Aujourd'hui, les auteurs de violence sexuelle, souvent rĂ©cidivistes, vous me concĂ©derez ce constat, ne peuvent plus ĂȘtre jugĂ©s par la cour criminelle mais du coup par la cour d'assise alors que c'est le mĂȘme crime qui est jugĂ©. Et j'aimerais commettre parce que c'est aussi une situation pour laquelle on ne je n'ai pas de de rĂ©ponse malgrĂ© nos diffĂ©rentes discussions en off et en puisqu'on se rencontre en dehors de la commission des lois.

Fort heureusement, comment je rĂ©sous comme ministre la justice le problĂšme d'une demande d'une justice de plus en plus spĂ©cialisĂ©e oĂč les magistrats doivent tous ĂȘtre formĂ©s aux questions de violence sexuelle et comment c'est compatible avec le jury populaire si on juge les violences sexuelles, les crimes sexuels par exemple avec des magistrats qui doivent ĂȘtre tous formĂ©s au nouveau concept du contrĂŽle coercitif, du psychotraumatisme, du consentement tel que le veut le parlement, la jurisprudence, je peux le faire pour des magistrats. pas professionnel. Il y a la question des cours spĂ©cialisĂ©s, on l'a Ă©voquĂ© finalement, on n' pas souhaitĂ© y aller, mais moi je je redis ma disponibilitĂ© pour le faire.

Il y a la question que 100 % des magistrats qui siĂšgent en cours criminel doivent ĂȘtre formĂ©s. Le texte y rĂ©pond. Premier des textes qui dit que 100 % des magistrats professionnels doivent ĂȘtre formĂ©s pour pouvoir juger des crimes sexuels.

Et vous nous dites, il faut le jury populaire. Mais comment on forme le jury populaire au crime sexuel au point qu'on se dit que c'est une justice spécialisée ? Mais on peut pas apprendre des juris populaires spécialisés.

Vous savez trÚs bien comment fonctionnent les juris populaires. Ils sont tirés au sort, ils sont présentés. Les magistrats pendant une journée, deux trois journées essayent de leur discuter, décadrer, mais ils n'ont pas la formation de gens qui passent pendant plusieurs semaines à comprendre le psychotraumatisme, la dissociation, le contrÎle coercitif.

Je ne suis pas certain que ce soit une bonne justice que de faire ainsi. Donc en fait, on a une réponse mais ça le parlement décidera souverainement. Est-ce qu'on souhaite étendre le jury populaire ou ramener le jury populaire partout ?

Et c'est une premiĂšre premiĂšre rĂ©ponse et je je peux comprendre cette question. OĂč est-ce qu'on souhaite une justice spĂ©cialisĂ©e pour les crimes sexuels ? Le Conseil d'État dans son avis Ă©voque le fait que rendu au nom du peuple français, ça ne veut pas dire puisqu'on a eu cet Ă©change avec la forme de parlementaires notamment de la France insoumise dans des dĂ©bats prĂ©cĂ©dents, ça ne veut pas dire que ce soit le juris populaire.

Au nom du peuple français, c'est tous les magistrats qui le font. C'est pas simplement par le juris populaire. Donc il faut qu'on résout la question et je le dis sans esprit polémique, soit nous voulons le juris populaire pour tous les crimes, ça remet en cause un cours criminel.

Mais peut-on discuter peut-ĂȘtre sur la rĂ©cidif par exemple ? C'est une question trĂšs intĂ©ressante puisque j'en apporte une proposition. Soit soit on accĂš on dit qu'il faut une spĂ©cialisation et si on fait une spĂ©cialisation, ça ne peut pas ĂȘtre le juris populaire.

Donc, on aura euh cette discussion trÚs intéressante, me semble-t-il sur cet article article 2. J'ai essayer d'y répondre en y mettant les des citoyens assesseurs nommés par le CSM et pour le coup formé. Bon, on verra si en tout cas j'ai pu convaincre le Sénat sur ce point comme c'est le cas pour la justice pour les enfants puisque cela existe déjà pour les juges pour enfants.

C'est pas tout Ă  fait Ă©vident manifestement dans une discussion sur les crimes sexuels. Madame Breard, vous Ă©voquez l'importance pour votre groupe de s'assurer du consentement libre et Ă©clairĂ©, si je dire de mĂȘme que madame Firma Lebodo qui fait des propositions que j'accepterai bien volontiers comme les vĂŽtres sur l'acceptation de de la victime qui peut s'opposer non seulement au moment de la future PJCR ou aprĂšs. Je comme vous avez pris l'exemple des crimes sexuels, je voudrais vous rassurer pour dire que comme on les a sorti du champ, ce ne sera plus le le sujet.

MĂȘme si on peut quand mĂȘme se dire pour la beautĂ© de nos discussion qu'une partie pas majoritaire, mais je pense que madame la rapporteur pourra lire qu'Ă  mener des auditions Ă  votre nom. Une petite partie, une petite partie mais une petite partie quand mĂȘme des victimes ne souhaitent pas forcĂ©ment le procĂšs traumatique, ne souhaite pas forcĂ©ment revivre la parole de l'expert en audience, ne souhaite pas forcĂ©ment revivre la façon dont l'avocat de la dĂ©fense peut-ĂȘtre de façon exceptionnelle ou parfois le magistrat qui est pas formĂ© peut vous le savez bien choquer Ă©galement cette victime. Ça veut pas dire que la majoritĂ© des victimes ne veulent pas de procĂšs.

Évidemment qu'elles veulent le procĂšs. Mais il existe, c'est ce que vous a dit madame la rapporteur me semble-til, de rajouter une option supplĂ©mentaire avec toutes les garanties que l'on vous proposait de paraissait juste. J'ai compris le dĂ©bat et je ne veux forcer et discuter autour de cela sans sans aucun sous-entendu puisque l'article 1er n'est pas celui qui rĂšgle le bon problĂšme d'ancement, je l'ai dĂ©jĂ  dit, mais pour ce qui est des sujets qui retireraient les crimes sexuels et tous les crimes de la cour d'assise, oui, Ă©videmment, je suis prĂȘt Ă  m'assurer comme vous le souhaitez que les victimes de façon libre et consentie puissent dire d'accord Ă  la PJCR.

Prenons l'exemple d'un braquage. Si la personne morale HSBC ou BNP, bon j'ai pas d'action dans aucune des deux banque, euh je suis d'accord pour la PJCR, ce serait un peu absurde, me semble-t-il que on dise non sur le principe pour que la victime et son procÚs. parce que si c'est la banque la victime et que c'est un crime aujourd'hui et par ailleurs c'est correctionnalisé pour la plupart du temps ce genre de braquage quand il y a pas entraßnant la mort ou de violence grave.

Je me demande en quoi on peut pas Ă©voquer cette procĂ©dure de justice pour crime reconnu et il y a il n'y a pas je ne sais quel cheval de 3 qui serait ainsi ainsi vu pour la PJR. Je je comprends la la position politique hein des des groupes politiques et la question juridique, c'est une question importante, compliquĂ©e, qui pose un certain nombre de de dĂ©bats et je le respecte tout Ă  fait. Je veux juste faire remarquer Ă  madame Joseran que madame la dĂ©putĂ©e Borde elle-mĂȘme qui faisait partie de votre groupe dans son article dans son recommandation numĂ©ro 4 du rapport qu'elle a commis avec monsieur Mazard voilĂ  moins de 2 ans Ă©voque de poursuivre la rĂ©flexion engagĂ©e sur la possibilitĂ© d'introduire une procĂ©dure spĂ©cifique en cas de connaissance des faits.

Je pense que c'est ce que nous avons fait. On a poursuivi cette réflexion. Je regrette que le groupe eren ne soit pas cohérent sur ce point mais j'entends tout à fait j'entends tout à fait l'argument.

On a le droit de vous rappeler que pardon non non je rĂ©pĂšte non c'est l'article mais non c'est le rapport de madame B que je lis express verbis mais il y a pas de on a le droit de de de pour de dire qu'Ă  la fin de la poursuite de la rĂ©flexion on n'est pas d'accord mais ce n'est pas une idĂ©e qui est sortie de je ne sais quelle rapiditĂ© de la de la justice et commis Ă©galement par vos parlementaires qui s'intĂ©ressaient Ă  ces sujets bien bien Ă©videmment [grognement] sur les autres sujets qui Ă©taient proposĂ©s notamment sur la gĂ©nĂ©alogie gĂ©nĂ©tique qui Ă©tait une question de monsieur Wig et de madame Lubimer notamment. C'est une question trĂšs trĂšs importante qui nous fera sans doute des dĂ©bats importants en commission pour vous et en sĂ©ance publique pour moi. D'abord, je voudrais dire que cette disposition de gĂ©nĂ©alogie gĂ©nĂ©tique, elle permettrait puisque c'est la question qui a Ă©tĂ© posĂ©e par la dĂ©putĂ©e du Mubulaire aujourd'hui de rĂ©pondre Ă  une prĂšs Ă  peu prĂšs une trentaine d'affaires euh d'aprĂšs ce que nous a remontĂ© le le parquet Ă  Nterre qui pourrait ĂȘtre aidĂ© par la gĂ©nĂ©alogie gĂ©nĂ©tique.

Aujourd'hui, il y a sep dossiers par exemple dont on nous dit aux États-Unis d'AmĂ©rique qui correspondrait au Ă  l'aide dans la parentelle pour les services enquĂȘteurs. Alors sur ce point, je voudrais dire quelques mots parce que effectivement ça pas Ă©tĂ© au centre de discussion vu l'actualitĂ© mais c'est un point trĂšs important et rĂ©pondre aussi un instant Ă  monsieur Wig. Vous avez accordĂ©, mesdames et messieurs les parlementaires, la gĂ©nĂ©alogie gĂ©nĂ©tique de la mĂȘme façon Ă  partir des bases rĂ©crĂ©atives, c'estĂ -dire le fait que des Français en voient de façon tout Ă  fait consciente quand ils savent que par ailleurs l'autoritĂ© judiciaire amĂ©ricaine pourront accĂ©der Ă  ces donnĂ©es.

C'est su quand la personne envoie son test gĂ©nĂ©tique aux États-Unis de l'AmĂ©rique pour savoir s'il n'est pas le cousin du roi d'Angleterre ou quel pourcentage de sang asiatique il aurait en lui. Puisqueil y a Ă  peu prĂšs 2 millions de Français qui font ça. C'est pas une petite pas une petite affaire 2 millions de français.

Vous avez autorisé vous avez autorisé dans une loi largement voté que pour le dopage nous puissions discuter de la coopération avec des bases privées américaines. Bien la question qu'on se pose aujourd'hui c'est est-ce que nous le faisons pour retrouver des personnes qui sont auteurs de crime comme vous l'avez trÚs bien dit Syriel ? Nous avons en effet deux exemples, celui du violeur au tournevis et celui du violeur dit des bois. dans ces deux affaires et notamment dans une particuliÚre puisqueà l'époque j'étais au ministÚre de l'intérieur.

Voici que l'autorité judiciaire américaine par l'intermédiaire du du FBI nous dit à la suite d'une coopération judiciaire demandée par les autorités françaises. Jusque là tout va bien. La France quand elle cherche quelqu'un elle fait une demande de coopération internationale.

Les États-Unis d'AmĂ©rique et notamment le FBI dit on a quelque chose qui pourrait matcher avec le fameux violeur au tournevis responsable de dizaines de viol Ă©lucidĂ©s. Que fait le magistrat ? Il accepte la coopĂ©ration judiciaire amĂ©ricaine.

Est-ce qu'il a le droit de le faire ? La réponse est non. Pénalement, il est condamnable d'une peine prévue aujourd'hui dans notre loi.

Et le magistrat, il est trĂšs embĂȘtĂ© de faire quelque chose contraire Ă  la loi. Mais en mĂȘme temps, il faut trouver l'auteur de de de viol sĂ©riel qui sont extrĂȘmement nombreux. Et qu'est-ce qu'il il dit ?

Bah, il rĂ©cupĂšre la formation. C'est pas la formation oĂč on dit c'est monsieur X qui habite dans telle commune. C'est une parent de syndrome de personnes dont on dit voilĂ  ça matche Ă  peu prĂšs avec ce genre de personne.

Et aprĂšs il y a un travail d'enquĂȘte par les services enquĂȘteurs et par le procureur de la RĂ©publique qui discrimine des personnes qui n'ont rien Ă  voir avec cette personne parce qu'ils ont des des l'enquĂȘte la dĂ©montrĂ©e. Puis il y a des gens on leur fait du prĂ©lĂšvement gĂ©nĂ©tique s'ils le souhaitent Ă©videmment de façon volontaire. Parfois, on peut les mettre en regarde Ă  vue, parfois on peut vĂ©rifier Ă©videmment, enfin c'est des actes d'Ăšcch classique.

Et lĂ , les services du procureur de la RĂ©publique du pĂŽle Claise trouve la personne. C'est un vieux monsieur qui n'est connu d'aucuner policier et d'aucun fichier judiciaire qui av vousoue en garde Ă  vue avoir Ă©tĂ© le responsable de tous ces cribes et ensuite il s'est suicidĂ© en dĂ©tention. Nous n'aurons donc jamais la rĂ©ponse de savoir si la preuve obtenue par une coopĂ©ration judiciaire comme celle-ci tenez en procĂ©dure puisque nous parlons des droits de la dĂ©fense et nous parlons des nulĂ©s et nous parlons du droits de la dĂ©fense tout Ă  fait nĂ©cessaire alors que manifestement les magistrats ont obtenu de façon illĂ©gale au sens oĂč ils n'ont pas respectĂ© la loi sur cette coopĂ©ration qui pose des questions puisqu'il s'agit de base privĂ©e rĂ©crĂ©ative sur lequel on discute avec l'autoritĂ© judiciaire amĂ©ricaine.

Ce que nous vous proposons c'est de de lever cette pĂ©nalisation pour le magistrat et pour accepter cette coopĂ©ration qui existe en fait mais qui fragilise les dossiers en en fait Ă©galement. Et je crois que s'agissant de critĂšres particuliers, je voudrais rĂ©pondre Ă  Ă  SĂ©bastien Wig, il s'agit d'un champ d'application extrĂȘmement limitĂ©. Il s'agit pas des cambriolages ou des difficultĂ©s du quotidien qui relĂšve du seul article 706 1061 du code de procĂ©dure pĂ©nale.

C'estàd que lorsque l'ambicide l'homicide est volontaire, est-ce qu'il s'agit de viol, d'enlÚvement ou de séquestration, de torture, d'actes de barbarie et de crimes terroristes ? Et ben si on on utilise juste ces critÚres qui sont limités que par ailleurs, on considÚre, on est bien d'accord que c'est aprÚs un certain temps qui le qui le classe dans l'école quaise et non pas immédiatement. Si par ailleurs, on dit que c'est bien le juge de la liberté des libertés de la détention qui est saisi par le procureur de la République et pas le juge d'instruction qui est en charge de son affaire ni le procureur de la République qui permet de faire cette coopération.

Alors oui, je pense que nous avons aprĂšs avisil, aprĂšs avis du Conseil d'État donnĂ© les moyens les plus dĂ©mocratiques possible pour pouvoir aider la justice Ă  rĂ©soudre des crimes sĂ©riels qui sont particuliĂšrement ignobles comme chacun peut le constater. En tout cas, c'est une dĂ©cision politique qui nous appartient Ă  faire. Je suis parti du principe que le Parlement l'ayant accordĂ© pour le dopage, les finalitĂ©s, la proportionnalitĂ© est au rendez-vous, je pense, pour les crimes les plus graves de notre code pĂ©nal.

VoilĂ , monsieur le prĂ©sident de la commission des loirs, je sans alourdir vos propos euh peut-ĂȘtre dire puisque j'ai Ă©tĂ© interpellĂ© sur le nombre de personnes Ă  OrlĂ©an qui composent la la la juridiction. Je ne sais pas si rĂ©cemment vous avez vu vos chefs de juridiction, monsieur le dĂ©putĂ©, mais je suis attentif. À ma connaissance aujourd'hui au moment oĂč je parle interroger directeur judiciaire au moment oĂč je parlais il n'y a qu'un seul poste vainquant puisque depuis un an grĂące au renfort des moyens du du gouvernement nous avons augmentĂ© fortement le nombre de magistrats dans votre tribunal un poste vacant au siĂšge et un poste de vacan au parquet.

Alors aprĂšs, il est possible monsieur le le dĂ©putĂ© que il y ait deux problĂšmes dans votre juridiction comme d'autres ces problĂšmes. Le premier c'est que les postes ouverts budgĂ©tairement et recrutĂ©s par le ministre de la justice ne trouvent pas preneur parce que le conseil supĂ©rieur de la magistrature dĂ©cide que la personne n'avait pas Ă  ĂȘtre nommĂ©e dans ce poste. Parce que contrairement Ă  tous les autres ministres, je n'ai pas la possibilitĂ© d'envoyer des magistrats comme ça dans vos juridictions.

Je dois saisir le Conseil supĂ©rieur de la magistrature et s'il me donne un avis dĂ©favorable comme cela arrive pour telle ou telle raison sur lequel je reviendrai pas sauf si vous le souhaitez, je ne peux pas les envoyer de force. Je respecte les avis du Conseil supĂ©rieur de la magistrature. Je ne suis pas Ă  la tĂȘte de la gendarmerie nationale avec un statut militaire oĂč je peux envoyer des militaires dans telle ou telle brigade.

Vous ĂȘtes d'accord avec moi que ce partage ce ce cette prĂ©sence de postes vacants et euh a fait avec un autre responsable de nomination et tant mieux pour la dĂ©mocratie qui s'appelle le conseil supistrature. Le ministre n'est pas le responsable. Et le deuxiĂšme sujet c'est qu'il peut y avoir de l'absentĂ©isme dans votre juridiction.

C'est tout Ă  fait possible pour des raisons pris sont propres Ă  la juridiction. La question qu'il faut qu'on se pose et ce sera la question de la noprogrammation de demain, c'est il faut sans doute prĂ©voir un peu plus de magistrats que la clĂ© que la DSJ imagine pour que lorsqu'il y a des absents et ça arrive en tout des gens qui sont en congĂ© maladie, des gens qui sont en congĂ©s maternitĂ© ont puissenser que le service public de justice ne soit pas dĂ©faillant. Mais je voudrais vous rassurer puisque vous m'avez interrogĂ©, l'augmentation des effectifs euh grĂące au budget permis par le prĂ©sident de la RĂ©publique a permis, je crois de donner Ă  OrlĂ©an euh mĂȘme si c'est jamais assez hein, j'en ai parfaitement conscience, plus de magistrats que vous ne l'avez dit euh l'avez dit publiquement.

Voilà, monsieur le président de la commission des lois. Merci monsieur le mini. Je vais laisser la parole à nos rapporteurs pour répondre madame Miller d'abord, je vous en prie.

Merci monsieur le prĂ©sident. trĂšs rapidement parce que beaucoup de choses ont Ă©tĂ© exprimĂ©es par le ministre et puis aussi parce que sur la PJCR, je pense qu'on va y revenir dans un instant donc je ne pense pas utile de dĂ©velopper Ă  ce stade. Peut-ĂȘtre juste deux Ă©lĂ©ments sur la question de la victime des victimes.

Le ministre l'a dit mais je crois qu'il faut ĂȘtre peut-ĂȘtre prĂ©cautionneux et ne pas parler trop facilement au nom des victimes comme on pourrait avoir le rĂ©flexe de le faire. Je pense qu'il y a plein de victimes. Il y a autant de victimes que de situations et que ça me paraĂźt dĂ©licat de voilĂ  de parler en leur nom en exprimant par exemple le fait qu'elles veuillent systĂ©matiquement un procĂšs.

Je pense que ça n'est pas vrai et on a Ă  mon avis il est trĂšs difficile de mesurer la part des victimes qui en souhaitent un qui n'en souhaitent pas. Quand on a auditionnĂ© France victime, il nous expliquait qu'en vĂ©ritĂ© le procĂšs peut ĂȘtre parfois et mĂȘme souvent trĂšs dĂ©ceptif parce que on est malmenĂ©, parce que ce qu'on attend n'est pas finalement ce qui va se passer pendant le procĂšs, voire traumatisant. parce que on est tellement malmenĂ© qu'on en ressort encore plus abĂźmĂ©.

Donc voilĂ , je pense qu'il faut peut-ĂȘtre qu'on c'est peut-ĂȘtre un vƓup pieux mais que qu'on ne voilĂ  qu'on ne parle pas au nom des victimes parce que les victimes ça n'existe pas. il y a autant de victimes que de situation et donc voilĂ  ĂȘtre trĂšs prudent et donc raison pour laquelle cette mesure et cette procĂ©dure de la PJCR, elle plaira peut-ĂȘtre Ă  certaines victimes qui l'accepteront et peut-ĂȘtre que d'autres en effet donneront leur leur dĂ©saccord lĂ -dessus parce qu'elles auront besoin de ce procĂšs. Mais voilĂ , c'est un outil supplĂ©mentaire qui en effet sera acceptĂ© ou ne sera pas acceptĂ© par la victime.

Et le deuxiĂšme Ă©lĂ©ment que je voulais avoir, c'est par rapport Ă  peut-ĂȘtre l'extrĂȘme droite et l'extrĂȘme gauche qui que j'ai trouvĂ© trĂšs dur sur le sujet de vous n'avez pas pris en considĂ©ration ces der ces derniĂšres annĂ©es le sujet de la lutte contre les violences Ă  l'Ă©gard des femmes et des enfants. Alors dĂ©jĂ  il y a eu plein de choses. Le gouvernement le dirait mieux mais on a eu la loi sur le viol.

Je dis ça parce qu'il y a un instant, il y avait une des corpporteurs. Je Il y a eu la création de la Civis avec un grand nombre de recommandations qui ont été suivies des faits. C'est pas moi qui le dit, c'est le la direction de la Civis qui l'a dit dans une audition trÚs récemment.

La loi du 21 avril 2021 aussi sur la question de l'inceste. Il y a Ă©videmment plus de moyens, par exemple trois fois plus de budget pour le ministĂšre de l'Ă©galitĂ©. VoilĂ , il y a des tas de choses qui mais peut-ĂȘtre que tout n'a pas Ă©tĂ© fait sans aucun doute.

D'ailleurs, on sera tous d'accord. Mais je voudrais attirer votre attention sur le fait que euh il existe des niches parlementaires, vous savez euh mesdames et messieurs chers collÚgues, qui nous permettent parfois de faire avancer des sujets. Et moi ce que je constate et je voulais juste vous le dire et aprÚs on clos le débat, mais que le RN à lors de sa derniÚre niche n'a pas parlé des enfants ni des femmes, mais a parlé de l'Algérie, des retraites, du DPE et de l'expulsion des étrangers délinquants.

C'est les choix que vous avez fait. Quant Ă  la France insoumise, les sujets lors de leur derniĂšre niche Ă©taient le mercur, la loi du plomb, harceleur mithal et la poste en outreem. C'est des sujets extrĂȘmement importants et vous avez sans doute eu raison de les mettre.

Mais je veux dire par là que par exemple le Parti socialiste a mis l'avocat euh pour l'enfant qui a été voté euh vous le savez, par la par la majorité euh de l'Assemblée nationale qui a été votée par le Sénat. Ce que je veux vous dire, c'est que légiférer, c'est faire des choix, qu'on fait tous des choix, qu'on peut forcément sans doute les contester, mais je pense qu'il faut tous assumer nos choix à chacun de nos niveaux. Donc le gouvernement peut s'expliquer sur ce qu'il a fait, mais vous pouvez aussi vous dire que dans vos niches, vous auriez pu mettre les ces sujets-l priorité.

Voilà ce que je pouvais répondre. Madame la rapporteur, je vous en prie. Merci monsieur le président.

Alors moi peut-ĂȘtre beaucoup de choses ont Ă©tĂ© dites. Juste vous dire comment j'aborde ce texte et comment j'ai abordĂ© ce texte notamment au niveau des auditions. Euh moi je le dis trĂšs clairement, je l'ai abordĂ© trĂšs humblement, j'espĂšre de façon pragmatique et sĂ©rieusement.

Et à chaque fois, je crois qu'il faut, et c'est ce que je m'applique, me se poser les bonnes questions sur le code de la procédure pénale. Alors, sans dogmatisme et sans corporatisme et sans renier évidemment les principes fondamentaux, les droits à la liberté individuelle, de la défense évidemment et le droit à un procÚs équitable. Sommes-nous vraiment condamnés à garder un code de procédure pénale figé, complexe, devenu fou, c'est ce qu'on a pu entendre dans les auditions ?

N'avons-nous pas le devoir au contraire de discuter lĂ  oĂč c'est possible ? Ă©videmment pas possible surtout surtout le code PMA, mais lĂ  oĂč c'est possible des mesures de rationalisation, de clarification, de simplification et c'est pas un gros mot euh pour donner je crois un peu d'air Ă  la justice et au magistrat, c'est en tout cas ce qu'il ce qu'il demande et sans se cacher systĂ©matiquement derriĂšre des arguments ou un unique argument qui est du manque de moyens, il faut permettre la Ă  la justice de juger et surtout Ă©viter d'atteindre le fameux point de rupture dont on nous a parlĂ© dans de nombreuses auditions. Donc, il faut permettre Ă  la justice de juger tout simplement.

Je vous remercie. Merci mesdames les rapports.