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Podcast / conversationAntoine Léaument· 10 octobre 2026 37 minAutoproduitActualité / polémiqueÉducation & rechercheSécuritéInstitutions & électionsEurope & international

Le gouvernement panique face aux lycéens - L’Actu politique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

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Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:05Invité politiqueFait
    « C'est de faire en sorte que devant chaque classe, il y ait des professeurs et qu'à l'intérieur de chaque classe, il y ait des tables et des chaises en nombre suffisant pour accueillir les élèves. »
  • 5:30Invité politiqueFait
    « Il y a certains lycées où on me parle de on a eu 1 heure d'anglais depuis le début de l'année. »
  • 6:11Invité politiqueFait
    « J'ai 16, j'ai 17, j'ai 18 de moyenne toute l'année, j'ai eu une mention très bien au bac. Pourquoi est-ce que je ne suis pas pris prioritairement par rapport à des gens qui ont eu 12 ? »
  • 17:40Invité politiqueFait
    « Les députés on a le droit de contrôler les dispositifs de police et c'est un droit constitutionnel parce que on a un pouvoir de contrôle de l'exécutif. »
  • 24:50Invité politiqueFait
    « J'ai fait remonter au procureur de la République, on a fait un travail de police judiciaire puisque on a récupéré la plaque d'immatriculation et qu'on l'a envoyé et l'heure de circulation. »

Temps de parole

  • Antoine Léaument100 %

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Antoine Léaument

Bonjour citoyennes, bonjour citoyens. Cette semaine, je vais vous parler de plusieurs sujets qui ont marqué l'actualité. Évidemment, d'abord les mobilisations lycéennes et étudiantes qui ont atteint un pic avec les mobilisations de mardi et de jeudi. Je voudrais vous parler aussi de la question des violences policières et du rôle que tient LFI dans les mobilisations pour essayer d'empêcher ces violences policières et qui commencent à être reconnu, y compris par la sphère médiatique. Je veux vous parler aussi de l'extrême droite, d'abord du plantage absolu du Rassemblement national dans sa niche parlementaire.

mais aussi de ceux qui inquiètent puisque l'AFD, le parti allemand d'extrême droite menace désormais de nouveau de vouloir prendre l'Alsace et la Moselle. Et puis enfin, je voudrais vous parler du patron du MEDEF, Patrick Martin, qui a tenu des propos qui sont assez choquants et je ne veux pas que ça passe inaperçu. Voilà un peu le programme que je vous propose pour cet actuaine. Et on commence sans plus attendre. Mais avant, je vous invite comme toujours à vous abonner à ma chaîne en n'oubliant pas de cliquer sur la petite cloche. Je rappelle que 50 % des personnes qui regardent l'actu politique de la semaine régulièrement ne sont toujours pas abonné à la chaîne et c'est dommage.

Alors, premier sujet donc les mobilisations lycéennes et étudiantes qui ont atteint un pic cette semaine puisque vous avez vu que la stratégie du gouvernement c'était d'essayer d'atteindre le pourrissement du mouvement social. Comment on fait pour obtenir un pourrissement d'un mouvement social ? On maintient ferme les positions, on ne dit rien et puis on tape à coup de matraque, on envoie des gaz laco. Bref, on réprime le mouvement en espérant que ça provoque une division à l'intérieur du peuple français. Perdu, loupé, vraiment plantage général. C'est l'inverse qui s'est produit.

Et désormais ce qui se donne à voir dans ces mobilisations lycéennes et étudiantes, c'est justement au contraire l'unité du peuple autour de revendication communes. Quelles sont ces revendications ? Et bien elles sont simples, c'est de faire en sorte que devant chaque classe, il y ait des professeurs et qu'à l'intérieur de chaque classe, il y ait des tables et des chaises en nombre suffisant pour accueillir les élèves. C'est la suppression de parcours sup. Et je veux détailler la raison pour laquelle la suppression de parcours supristallise autant les choses. Vous savez, il y a une idée un peu fausse qui est véhiculée dans la société française qui serait celle de l'égalité des chances.

Autrement dit, ça serait l'idée que si jamais on donnait accès à tout le monde à la même éducation, et bien on pourrait tous réussir grâce aux études scolaires. Alors cette idée, elle est évidemment fausse puisqu'il y a des inégalités sociales qui sont structurelles et qui préexistent d'une certaine manière au fait queon aille à l'école, même si on peut essayer de faire en sorte que dans le maximum des cas et bien l'école soit de la même qualité pour tous.

On pourrait avoir d'une certaine manière, essayer en tout cas d'atteindre ça, une égalité d'accès à l'éducation, ce qui ne ce qui ne signifierait pas pour autant une égalité des chances réelles puisque il y avait ces inégalités structurelles dont je vous parlais. Mais ce que disent les jeunes de lycée populaire de ma circonscription avec lesquelles j'ai pu discuter, c'est mais nous on fait tous les efforts de la terre. En plus, les parents disent vraiment bossez bien à l'école parce que souvent ils ont des métiers pénibles, des métiers difficiles, des métiers dangereux parfois des métiers mal payés.

Et donc la question de l'ascension sociale par le travail à l'école est particulièrement forte euh plus forte sans doute dans les milieux populaires que dans les milieux on va dire bourgeois ou petits bourgeois même si euh disons la reconnaissance scolaire ou le travail à l'école est valorisé en réalité dans à peu près toutes les familles. Il y a quelques rares exceptions qui disent bon on s'en fiche mais encore c'est même pas sûr queil y en ait vraiment beaucoup beaucoup. Donc dans l'immense majorité des familles, la question de la réussite scolaire, du travail à l'école, c'est quelque chose d'extrêmement central.

Et dans les lycées de banlieu, c'est ça qu'il faut comprendre, c'est que même si vous mettez tous les efforts de la terre, même si vous faites tout votre possible, même si vous vous défoncez en cours à l'école, vous n'avez pas les professeurs en face de vous qui vous permettent d'effectivement apprendre vos cours. Il y a certains lycées où on me parle de on a eu 1 heure d'anglais depuis le début de l'année. Comment voulez-vous qu'on ait des bonnes notes en anglais si on a 1 heure de cours d'anglais sur toute le sur tout le début de l'année ? Ça n'est évidemment pas possible.

Supplément et bien quand vous avez vous habitez en banlieu, vous avez des transports scolaires qui sont de mauvaise qualité, des transports en commun qui sont de mauvaise qualité qui sont souvent en retard. Ce qui ne dit pas que vous n'avez pas des problèmes qui existent avec les transports scolaires dans les zones rurales. Puisque dans les zones rurales, c'est un autre sujet, c'est que vous faites un temps de trajet qui peut être extrêmement long. Ça existe aussi dans les banlieux populaires et donc vous avez au final des inégalités par rapport à des jeunes lycéens par exemple des centres urbains qui peuvent aller à pied au lycée qui se trouvent juste à côté de chez eux.

Donc déjà rien dès le départ, même avant d'être arrivé au lycée, vous avez déjà des inégalités en terme de temps de transport, de temps de trajet et donc aussi de fatigue puisque si vous devez vous lever plus tôt pour prendre des transports dont vous savez qu'ils sont moins sûrs que le fait de se déplacer à pied et bien par la force des choses, vous êtes plus fatigué puisque vous êtes obligé de vous lever plus tôt, vous rentrez plus tard et donc vous avez aussi moins de temps pour faire vos travail.

Donc en fait, c'est une une accumulation d'inégalité structurelle qui fait que si en plus de ça à l'intérieur du lycée, vous avez des inégalités qui sont de fond avec pas assez de profs, pas assez de moyens, moi on me parle carrément, c'est des canalisations bouchées avec une odeur très désagréable, les des rats dans la cantine, enfin c'est on en est là quand même en France, hein. Donc si vous avez toutes ces inégalités structurelles, vous pouvez pas derrière avoir un truc comme parcours sup qui vous trie en fonction de si vous avez pas eu d'absence, de si vous avez bien assisté à tous vos cours. D'accord ?

On veut bien assister à nos cours, mais on a pas de prof de de y compris parfois l'adresse même du lycée qui semble prise en compte dans parcours sub. puisque moi j'ai des cas assez concrets de jeunes qui me disent "Bah attendez, mais moi monsieur le député, j'ai 16, j'ai 17, j'ai 18 de moyenne toute l'année, j'ai eu une mention très bien au bac. Pourquoi est-ce que je ne suis pas pris prioritairement par rapport à des gens qui ont eu 12 Bah parce que ce que vont faire ce que va faire comme tri parcours sup potentiellement c'est aussi un tri en fonction du lycée de la réputation du lycée.

Et vous voyez bien pourquoi ce qu'on vous disait depuis le début avec la France insoumise en vous disant que parcours supait à créer une mise en concurrence des lycé pour ouvrir la possibilité à une privatisation de l'éducation, bah on en est là parce que du coup vous voyez bien le sujet si jamais vous savez qu'un lycée ne donne pas accès aux études supérieures puisque il est mal noté dans l'algorithme de parcours sup et bien donc dès lors vous avez envie évidemment puisque vous avez envie que vos enfants réussissent d'aller dans le lycée qui est bien noté par parcours et vous vous retrouvez dans la situation vous avez réussi à avoir cette mise en concurrence des lycées.

Et puis si derrière il y a des lycées privés, évidemment bah là hop, c'est le moment où certains essayent de récupérer de l'argent sur l'éducation qui devrait être un droit et un bien commun fondamental. Donc les mobilisations, elles sont structurées autour de revendications qui sont très concrètes et puis qui finissent au final par une seule qui est le manque de moyens. et j'ai vu qu'il y avait la demande de d'allouer 10 milliards d'euros supplémentaires à l'éducation, ce qui semble nécessaire particulièrement compte tenu de l'inflation.

Mais le gouvernement essayait de pourrir ça et ils ont pas réussi particulièrement du fait que des zones plus privilégiées, on va dire, et dont les gens sont conscients des privilèges qu'ils ont, et bien se sont mobilisés en solidarité avec les lycées de banlieu et les lycées des périphéries urbaines et des zones rurales y compris. Donc vous y arrivez pas parce que d'habitude qu'est-ce qu'ils font ? Ils essayent de semer du racisme.

Il traite par exemple les lycéens de banlieu de qu'est-ce qu'on m'a dit à la télévision l' de sauvage dehors de ce genre de propos qui sont des propos qui signale un une forme de racisme puisque c'est une animalisation une déshumanisation des personnes qui sont dans les mobilisations et puis il découvre que et ben les jeunes des beaux quartiers aussi ils ont envie que tout le monde ait accès à une éducation de qualité et vous avez des gens qui disent "Mais nous on sait qu'on est privilégié mais on a envie que les jeunes de banlieu est le même accès à l'éducation que celui auquel nous on a accès parce que dans les lycées privilégiés, dès qu'il y a un prof absent, il est directement remplacé.

Donc on voit bien que c'est une question d'allocation des moyens et qu'il y a certains endroits où on a lou plus de moyens et d'autres où on en a loue moins alors queil y a davantage de besoins compte tenu justement des inégalités structurelles dont je vous parlais juste avant. Donc en fait, il faudrait limite inverser la vapeur si on voulait corriger des inégalités structurelles. Mais c'est évidemment pas ce qu'a choisi le gouvernement. Et puis alors le flanc euh du ministre de l'éducation qui se pointe en nous disant "Ah bah c'est bon, tout est réglé. Euh en fait, il y avait un logiciel qui devait être déployé en novembre. Là, on va le déployer, c'est bon.

Euh demain matin dans les salles de classe, il va y avoir 3000 enseignants supplémentaires qui vont être déployés partout. Vous inquiétez pas, problème réglés, situation réglée, enfin franchement ça rche les cheveux quoi. On rêve. Je vous ai déjà plusieurs fois alerté sur le logiciel de la police qui fonctionne pas. Mais alors là, on découvre qu'en fait, il y avait 3000 profs qui seraient là en train d'attendre parce queil y avait un logiciel qui marchait pas. Ils se foutent de nous. Vraiment, c'est nous prendre pour des imbéciles que de penser qu'un logiciel peut régler du jour au lendemain les problèmes de l'allocation des moyens dans l'éducation.

C'est évidemment un manque de moyens de nombre de professeurs qui existent. Et je rappelle que dans le budget là, ils veulent encore supprimer 1600 postes d'enseignant que dans le budget de l'année précédente, ils en avaient supprimé 4000. total, on est à pas loin de 6000 postes d'enseignant supprimé quand il faudrait au contraire profiter de justement puisqu'ils disent qu'il y a une baisse démographique, ce qui est réel, ce qui est vrai, mais profiter de ça pour dédoubler petit à petit les classes qui sont trop nombreuses, pas supprimer les postes pour continuer avec des classes surchargées. Donc bref, les revendications sont légitimes. Le gouvernement a échoué à nous diviser dans la lutte.

C'est même l'inverse qui se produit puisque vous avez eu cette semaine plein d'exemples hyper intéressants. Je commence d'abord évidemment par les mobilisations de mardi. Alors là, magnifique magnifique mobilisation qui unissent les lycéens, les étudiants, les syndicats de travailleurs, les personnes qui soit ne travaillaient pas ce jour-là, soit ont déposé un jour de grève pour venir en solidarité. Vraiment des mobilisations de masse dans toute la France. Moi, j'étais à celle de Paris et je le signale aussi des mobilisations joyeuses, heureuses, qui donnent envie d'être là, où il y a de la musique, où il y a des rires, où il y a des pancartes qui sont hilarantes.

Franchement, la JZ Z, les pancartes que vous faites, je suis mort de rire. À chaque fois que j'en voie, vous avez une imagination qui est sans limite et sans borne. Vous êtes vraiment très efficace dans dans les mobilisations et dans les mots d'ordre que vous arrivez à porter. Donc, mardi, énorme mobilisation. Je dis les images de la place de la Bastille blindée de monde. Euh c'est pareil, il y a des gens qui viennent dire "On a repris la Bastille." Bah oui, on a repris la Bastille et c'est l'histoire de notre peuple que d'être un peuple capable de se mobiliser pour ses revendications et euh d'être aussi puissant dans son nombre.

Et je peux vous dire, je ayez la certitude que ceux qui regardent ces images paniquent un peu. Et si on a le ministre de l'éducation le soir même sur TF1, qu'on a le premier ministre qui nous parle pour rien dire, si tous ces gens viennent à la télévision pour ne rien dire, c'est parce que ils pétochent. Ils sont là en train de se dire "mince mince, comment on arrête l'incendie ? Qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce qu'on fait maintenant ?" Donc ils essayent d'inventer des trucs pour pas changer de politique mais faire semblant qu'ils font quelque chose. Et à un moment donné, ils vont être contraints à une situation qui est ils ne peuvent pas ne pas changer de politique.

Donc ils sont obligés de dire des choses qui cette fois-ci sont réellement utiles. On commence déjà à en voir le bout puisqu'ils ont dit Édouard Gefrey le ministre de l'éducation a commencé à dire que finalement peut-être qu'on pourrait ne pas supprimer tous les postes qui sont prévus de supprimer. Vous inquiétez pas, continuons la bataille. Vous allez voir que dans le budget, on va obtenir des victoires considérables sur ce sujet-là. Donc ça c'est euh la situation globale et moi j'ai participé à plusieurs opérations de mobilisation et de blocage. Mardi par exemple, j'étais avec euh Farida Amrani à l'université d'Ever où il y avait une mobilisation.

J'ai d'ailleurs croisé dans la manifestation du mardi euh les étudiants d'Evri avec qui j'étais le matin. Alors ça fait vraiment très plaisir de de passer ce temps-là. D'ailleurs, au passage, j'en profite pour signaler que pour celles et ceux qui pensent que les contrôles au faciè n'existent pas, ils m'ont raconté que venant en groupe, la seule personne du groupe qui a été contrôlée et pas qu'un peu trois fois rien que pour faire le trajet Éver Paris trois fois c'était une personne noire. Donc au bout d'un moment, vous pouvez penser que les contrôles au faciè n'existent pas.

J'en ai encore eu là cette semaine la mer démonstration avec des jeunes qui viennent juste pour se mobiliser pour défendre leur droits quand même. Donc ça ça enfin franchement soutien à la personne concernée qui se reconnaîtra du coup vu que ils m'ont raconté cette histoire là tous ensemble mais franchement c'est insupportable quoi. Faut c'est va vraiment falloir changer les choses avec cette police et j'y reviens dans un instant. Donc mardi mercredi j'étais à Sciencep. Alors, vous avez peut-être vu passer les images parce que c'était un peu un peu tendu. Euh, on a fait barrage avec Gabriel Catala et Thomas Porte sur certaines opérations policières qui étaient un peu un peu musclé quoi.

Alors, on a essayé de faire comme on pouvait pour faire descendre l'attention. On a essayé d'aller discuter avec l'un des commissaires qui était très très vindicatif et qui prenait les choses un peu ça se sentait que il aimait pas trop la France insoumise quoi. Et ça transpirait un peu dans sa manière de parler. il arrivait pas trop à le cacher. Par contre, après, on a eu euh des échanges avec une commissaire qui est qui est passée en charge des opérations. Donc, ça devait être, je pense, sa chef ou en tout cas quelqu'un qui était plus gradé que lui dans l'organisation policière, qui a pris euh le contrôle des opérations.

À partir du moment où c'était elle, c'était quand même beaucoup plus tranquille, beaucoup plus compréhensible dans le dispositif parce que c'est ça qu'il faut que vous compreniez aussi. Bon, je je parle de mon sujet. Euh j'allais commencer mon sujet sur les violences policières et le rôle de LFI euh dans ces mobilisations. J'y reviens mais juste pour vous dire que les mobilisations auxquelles j'ai participé, il y avait aussi l'ICP, l'Institut euh catholique de Paris. Je crois que c'est comme ça que ça s'appelle. première fois que l'ICP se mobilise, on appelle ça la catholique. C'est une université, une école privée et donc catholique comme son nom l'indique.

Et donc quand je suis arrivé à l'ICP, bonheur absolu quand même qu'il y a des mobilisations à l'ICP, et bien un accueil extrêmement chaleureux des étudiantes et des étudiants que je veux remercier parce que je m'attendais pas à avoir un accueil aussi chaleureux. Enfin, je m'attendais à avoir un accueil va voir comment ça se passait quoi. Mais alors vraiment là, c'était euh "Ah, super, ça fait plaisir que vous soyez là ! Youpi ! On a chanté la Marseillaise tous ensemble enfin vraiment c'était un moment très très heureux.

Et je veux je tiens à vous remercier s'il y en a qui regardent la vidéo, je tiens à vous en remercier parce que c'était un moment pour moi dans ma vie de militant politique, un moment heureux qui m'a ému et il faut savoir le dire aussi quand on est ému par des moments de d'action et de mobilisation. Et euh donc le fait, le symbole que représente la mobilisation de l'ICP avec des pancartes qui étaient absolument géniales comme Kato pas facho. Je trouve que c'est génial de faire des pancartes comme ça parce ça rappelle à tous ceux euh qui prétendent défendre les les valeurs ou les racines, je sais pas comment ils disent, judéo chrétiennes. Bah voilà, catato pas faudo.

Donc normalement si jamais tu lis le livre en question religieux qui parle de la doctrine religieuse, normalement il faut pas être fachaud à la fin. Il faut aimer son prochain comme soi-même. Son prochain, ça veut dire la personne que tu rencontres, la prochaine personne que tu rencontres, son prochain comme soi-même. Ah attention, c'est pas tout à fait compatible avec un programme de haine contre les personnes qui n'auraient pas la bonne pièce d'identité ou pas la bonne couleur de peau ou pas la bonne religion. Et non, c'est pas comme ça que ça fonctionne dans cet ouvrage religieux.

Donc ça m'a je vous le dis honnêtement, ça m'a ému euh et puis euh j'ai trouvé qu'alors il s'est passé une scène aussi lunaire parce qu'à un moment donné BFM me fait un un duplexe sur place. Alors je moi je les prends les duplexes pour essayer justement de porter un peu euh le message. Et puis euh il y a une jeune femme euh de l'ICP qui prend la parole. Moi je c de la place en disant allez vas-y parle. Elle commence à parler et BFM instantanément coupe. Vraiment c'est c'est incroyable quoi. Elle commence à parler finito. On sent qu'il y a une véritable effervescence autour de vous autour. On a entendu Mélenchon président parce que c'est les seul qui s'occupe de nous en fait.

C'est les seuls qui s'occupent de nous. C'est les seul qu'on voit sur le terrain réellement avec les jeunes depuis le début de la mobilisation on voit que les membres de la France insoumise aujourd'hui parler et s'exprimer à l'autre nom et en fait il a que eux justement qui qui voilà donc pour cette présence du député Antoine Léoman sur place. Donc on va essayer de trouver des moyens pour redonner la parole à cette personne avec nos outils à nous pour que elle puisse dire ce qu'elle avait à dire parce que moi j'aime pas ça cette manière de faire. Voilà. En tout cas, ça c'était sur les mobilisations auxquelles j'ai participé.

Et donc pour vous redire le rôle des députés insoumis dans ces mobilisations, nous ce qu'on essaie de faire, c'est de faire baisser l'attention. J'étais en train de vous raconter que à Sciencep, on avait des discussions avec certains commissaires. Parfois ça se passe bien, parfois ça se passe moins bien. Il y a des gens qui sont coopératifs, il y a des gens qui sont pas coopératifs. Je vous donne un exemple de pas coopératif à la manifestation de mardi place de la nation. Euh je me suis retrouvé face au brigadier chef de la 31e compagnie CRS de Rouan.

Euh j'ai bien retenu puisqu'il a fini par me dire ça qui n'avait pas de Ro qui a refusé euh de me donner son nom juste pour que je fasse remonter à sa hiérarchie le fait que il m'empêchait de passer alors que j'étais en écharpe. Faut savoir que les députés on a le droit de contrôler les dispositifs de police et c'est un droit constitutionnel parce que on a un pouvoir de contrôle de l'exécutif. La police, c'est l'exécutif, hein, c'est rattaché au ministère de l'intérieur. Donc, on a un droit de contrôle. Et moi, j'avais vu un jeune homme se faire tirer par les cheveux, emmené sur un fourgon et de loin de ce que je voyais, il avait l'air d'avoir la tête plaquée sur le fourgon.

Donc, je voulais aller voir, éventuellement filmer puisque j'ai le droit de le faire aussi et on m'a empêché de passer. Donc je signale au brigadier chef de la 31e compagnie CRS de Rouan que je vais faire remonter à sa hiérarchie cette information parce que il n'est pas normal que on se comporte comme cela lorsqueon porte l'uniforme de police et que je ne tolère pas et jamais je ne tolérerai que il y a un irrespect de la loi par les personnes qui sont censées la faire appliquer d'autant que pour le coup la loi et bien nous sommes censés nous la faire à l'Assemblée nationale. Donc voilà. Ça c'est les situations où il y a peu de coopération.

Pareil sur la place de la nation, il y avait un petit groupe de policiers qui faisait un filtrage très ils empêchaient un maximum de gens de passer parce qu'ils savent très bien que ça crée des tensions et que quand il y a des tensions, les gens s'agacent. Quand les gens s'agacent, ils poussent. Et quand il pousse, alors on peut on peut soi-même pousser et puis parfois on peut aussi mettre des petits coups de matraque. Il y en a certains qui semblent apprécier ça. Par exemple sur la mobilisation science, j'ai vu des policiers sauter comme s'il s'échauffaient avant d'aller euh taper des gens, frapper leur bouclier comme ça. Pam pam pam, soit un comportement martial.

Tout ça c'est des pratiques qui ne devraient pas exister dans la police nationale. Puis il y avait un autre endroit sur la place de la nation où pour le coup bah il y avait un filtrage. OK, c'est logique. Je comprends la logique du filtrage. C'est pour dire on laisse sortir les gens par petite grappe pour éviter que si on laisse sortir tout le monde bah ça provoque une manifestation dans un endroit qui n'est pas prévu. Et par ailleurs, je le dis aussi aux personnes qui parfois se retrouvent bloqué, une manifestation qui part dans un endroit qui est pas prévu.

Potentiellement ce que ça fait c'est une circulation compliquée, des gens qui s'agacent et potentiellement de la mise en danger parce que certains conducteurs malheureusement perdent leur sang froid. Et on a vu plusieurs cas de violence notamment cétait arrivé pendant le mouvement des gilets jaunes et je m'en souviens très bien puisque euh il y avait eu une personne qui s'était fait tuer et que au moment où euh euh moi j'étais au au moment où on a appris ça euh j'étais sur un plateau télé et je me souviens très bien de ce moment-là parce que ça m'avait marqué, ça m'avait choqué. Donc je n'ai pas envie que se reproduise ce type de drame.

Donc tout ça pour vous dire, on peut comprendre un dispositif policier mais faut nous l'expliquer, faut nous dire, faut queil y ait des explications qui soient faites. Et ça par exemple, c'est un des trucs dont sont pas dotés les policiers. Ils ont des haut-parleurs parfois qui certains ne fonctionnent pas. euh ils ont des haut-parleurs qui ne sont parfois pas assez puissants. Souvent euh ils utilisent celui qui fonctionne pour faire les sommations euh mais pas toujours.

Enfin bon, bref, il y a des problèmes majeurs qui sont posés et nous ce qu'on essaie de faire dans ce genre de situation, bah c'est justement d'expliquer, de pacifier, de faire en fait le travail que ne font pas malheureusement les forces de police, soit parce qu'elles en ont pas les moyens, soit parce qu'elles en ont pas l'envie. Parce que je le dis aussi, il y a beaucoup de gens qui à l'intérieur de ça viennent avec une volonté de violence. Enfin, faut faut aussi le dire clairement que il y a il y a certaines personnes, puis je vous ai donné des exemples à l'instant, qui euh sont dans une forme de de brutalité qui est pas acceptable.

Donc euh nous ce qu'on essaie de faire c'est ça, le lien expliqué. par exemple sur la place de la nation, j'expliquais, je disais aux gens bah écoutez là-bas ils ont l'air de de pas vouloir laisser sortir, ils ont l'air de le faire exprès. Là-bas, par contre, vous pouvez sortir.

Et alors, je suis assez surpris de voir que pour la première fois, j'ai vu ça sur BFM et j'ai vu ça sur LCI, pour la première fois, il y a des médias officiels qui disent "Le travail que fait la France insoumise sur les manifestations pour faire baisser les tensions et les violences est utile." Alors là, je tombe des nu, tu vois, parce que je ne m'attendais même pas à ce ce cette petite cerise sur le gâteau de notre travail de de terrain fini par être connu, y compris par des médias traditionnels. Alors là, j'ai vu Laurent Neman sur BFM et Isabelle Saporta sur LCI dire ça et je vous le dis, ça fait ça fait plutôt plaisir.

Mais tout ça pour vous dire aussi que il va falloir remettre de l'ordre dans tout ça et remettre de l'ordre dans les forces de l'ordre. Même si j'aime pas l'expression force de l'ordre, je préfère gardien de la paix parce que c'est ce que ce à quoi je voudrais que ça ressemble. On avait le ministre de l'intérieur Nouise en audition à l'Assemblée nationale cette semaine. Je posais plusieurs questions, notamment s'il comptait démissionner à un moment donné parce que euh les violences policières s'enchaînent et qu'il en a la responsabilité politique. Mais euh je lui ai dit aussi quelle serait l'action d'un ministre de l'intérieur insoumis parce qu'on peut pas tolérer que ça continue comme ça.

Donc je vous le dis, je je vous explique comment ferait un ministre de l'intérieur insoumis. petit teint. Ceux qui commettent des exactions, des violences, ont des propos racistes, sexiste ou homophobe ou d'une manière générale sont dans des logiques de discrimination ou de violence gratuite et inutile et non légitime puisque la police a le monopole de la violence physique légitime en l'occurrence. Et bien la première règle, c'est la mise à pied et euh si jamais euh il y a le cette mise à pied ne suffit pas, les gens dégagent pour faute grave et parce qu'ils salissent l'uniforme.

Donc ça le premier élément c'est euh de faire euh euh de faire du propre sur la manière dont se comportent les policiers. c'est de refonder entièrement l'IGPN parce que on peut pas accepter l'IGPN, c'est l'inspection générale de la police nationale. On peut pas accepter qu'une instance soit un corps qui se juge lui-même. Enfin, évidemment que ça fonctionne pas. Puis on entend, "Ah oui, il y a eu 18 cas à l'IGIGPN, donc c'est bien la preuve qu'il y a pas beaucoup de violence policière.

Enfin, faut arrêter de prendre les gens pour des des truffes aussi." Je veux dire, si les gens ils portent pas plainte devant l'IGPN, c'est parce queils savent très bien comment ils sont reçus par l'IGPN la plupart du temps. Donc la police, c'est le corps le plus contrôlé. euh l'IGPN met des sanctions qui sont très dures, tout ça, faut arrêter de nous baratiner. C'est pas vrai parce qu'il y a même pas le début du commencement de la plainte qui arrive euh devant l'IGPN parce que les gens n'osent pas porter plainte.

D'ailleurs, je vous le dis, mais faites-le portez vos plaintes devant l'IGPN, ne serait-ce que pour que euh quand ils annoncent un chiffre, ça soit pas 18 plaintes à l'IGPN, parce que sinon, vous voyez bien le nombre de violences qu'il y a et le le retour, ce qui est dit. Donc faites entrer au minimum dans leur statistique le fait qu'il y a beaucoup de situations qui exigent des plaintes devant l'IGPN. Moi, j'ai fait remonter plusieurs cas au procureur de la République notamment, vous savez, vous avez peut-être vu passer ces images de policiers qui passent en voiture et qui gazent les gens. C'était à 3 que ça s'est passé.

Euh là, j'ai fait remonter au procureur de la République, on a fait un travail de police judiciaire puisque on a récupéré la plaque d'immatriculation et qu'on l'a envoyé et l'heure de circulation et que à partir de plaque d'immatriculation, véhicule, heure de circulation, normalement on est censé pouvoir trouver quel était le policier au volant et normalement son acolyte. Donc euh voilà, c'est parti chez le procureur de la République, je le signale au conducteur du véhicule. Je dis aussi que le 44 de Dunkerc là qui a essayé de rouler sur des gens, c'est pareil.

on est en train de mettre la main sur la plaque d'immatriculation et l'heure de circulation, ça va partir chez le procureur de la République. Donc je veux que l'impunité policière sur les violences cesse. Voilà, ça c'est la première chose. Ensuite ce que nous ferons, c'est aussi être dans des logiques de désescalade. Et je veux vous donner un exemple parce queil y en a eu un, c'est ce qui s'est passé à Bfort. Peut-être qu'on peut d'ailleurs vous passer les images à un moment donné, mais ce qui se passe à Bellefort, c'est que vous avez des policiers en casque avec leur bouclier et puis un peu plus loin les personnes qui sont mobilisées.

Il y a un commissaire qui arrive qui dit "Vous enlevez le casque bouclier à terre et vous mettez l'équip." Ce que font les policiers, ils obéissent aux ordres du commissaire qui est le gradé. Et qu'est-ce qui se passe ? Instantanément, les gens en face commencent à chanter des slogans où ils disent la police avec nous et puis je sais pas quoi. Enfin, des trucs qui sont très enthousiastes et qui donnent un regard positif sur la police. C'est-à-dire vous avez une situation de tension où potentiellement juste avant vous aviez des gens qui potentiellement peut-être avaient dit trucs un peu contre la police. C'est pas impossible. J'en sais rien.

J'ai pas vu les images d'avant mais je dis que c'est pas impossible. Et là instantanément pouf, ça part dans l'autre sens. Donc vous voyez que quand on est dans des logiques de des escalades, ça fonctionne des deux côtés. Faut réussir la et précisément c'est ça qui est difficile dans les logiques de des escalades, c'est qu'il faut que ça commence d'un côté et en l'occurrence quand on est euh le le pouvoir euh politique et euh la force la force publique et bah ça doit commencer de notre côté parce qu'on peut pas s'attendre à ce que on peut pas donner des ordres aux citoyens. C'est pas comme ça que ça fonctionne. On dit pas vous calmez maintenant marche pas.

D'abord, on donne des gazes et puis ensuite bah si en face euh les gens sont dans des logiques vindicatives et ben c'est pas grave, on remet les boucliers, on remet les casques et puis voilà, qu'est-ce que vous voulez ? C'est comme ça, c'est comme ça la vie du maintien de l'ordre. Mais si on fait le geste en premier dans l'autre sens, qu'est-ce qu'on constate ? on constate que ça diminue les tensions. Donc c'est tout ça qu'on essaie de faire nous dans les mobilisations auxquelles on participe et dans lesquelles on est sur le terrain. Et je suis content d'ailleurs, je le redis que ça commence à être enfin reconnu.

Bon, autre sujet dont je voulais vous parler, j'aurais encore beaucoup de choses à vous dire sur ce que ferait un ministre de l'intérieur, mais retenez quand même de dans les éléments, retenez quand même que le sujet central et qui n'est jamais traité par les gens qui nous parlent sans arrêt de sécurité, c'est la question de la police judiciaire, c'est-à-dire la police d'enquête, celle qui est capable de faire la course au réseaux structurés, organisés, qu'on parle de pédocriminalité, de de vol, de détournement de fonds public, de de de fraude fiscale, enfin c'est ça qu'il faudrait. renforcé, constitué et ils ont même pas de logiciel, on y revient, ils ont même pas de logiciel fonctionnel.

Ils perdent à peu près 30 % de leur temps de travail dans la police judiciaire. Les ministres successifs ont dévalorisé le travail de la police judiciaire qui est un travail d'enquête de bureau beaucoup, pas seulement hein, mais de bureau beaucoup et souvent d'ailleurs euh pas nécessairement en uniforme puisque c'est au bureau donc il y a pas nécessairement d'avoir besoin d'un uniforme. Ça a été dévalorisé financièrement euh dans les mots qui sont utilisés par les ministres en disant qu'il fallait du bleu dans les rues, que voilà avec une des logiques martiales qui sont apportées. Et euh les gros cerveaux de la police judiciaire qui résolvent des enquêtes, eux, ils sont dévalorisés.

Donc c'est dommage. Et ça provoque quoi ? Ça provoque une baisse de résolution des enquêtes qu'on parle des vols, qu'on parle des homicides, qu'on parle euh de de en fait de tous les sujets dont traite la police. Il y a une baisse du taux de résolution. Bref, on en parlera un autre moment mais euh mais en tout cas euh voilà ce que je voulais vous dire sur le sujet. Hop hop, petite pause dans la vidéo. Je me présente, je suis Alexandre. C'est moi qui fait les vidéos d'Antoine et qui les monte. Et là on a un problème. On est à deux doigts d'avoir les 370000 abonnés. Et moi à 370000 abonnés, Antoine Leoman, il me fait un cadeau.

Donc c'est important pour vous de vous abonner, d'activer la cloche, de partager la vidéo. Comme ça, grâce à vous, moi j'ai un cadeau. Allez, c'est reparti pour la vidéo. Alors maintenant, je vous parle un peu de l'extrême droite parce que alors là, c'est cagade sur cagade. La niche du Rassemblement national, ils ont une journée entière réservée pour leurs travaux. Qu'est-ce qu'ils font ?

Ils font une première série de résolutions, c'est-à-dire là en l'occurrence c'était des des volontés, des mots d'ordre, des des choses qui ne sont pas des propositions de loi qui ne vont pas réellement changer la vie des citoyennes et des citoyens, mais qui sont des le l'Assemblée nationale interpelle le gouvernement. Alors, je vous donne un exemple de truc complètement stupide. le l'Assemblée nationale interpelle le gouvernement sur le fait qu'il faudrait qu'il mette les moyens pour l'accès à l'eau potable dans les outres mers. Ah bah oui, c'est une bonne idée d'interpellerer le gouvernement mais juste là, on est en train d'étudier le budget et la question c'est celle des moyens.

Peut-être éventuellement ce qu'ils auraient pu faire c'est une loi de programmation ou un plan ou pluriannuelle. Enfin, je veux dire, ils auraient pu faire quelque chose d'utile. Non, non, une résolution qui dit au gouvernement que il doit faire appliquer la loi. Enfin, vraiment, c'est c'était d'un ridicule. Il y avait ça, il y avait un machin raciste sur Schengen. Enfin bref, que des résolutions qui servaient à rien. Puis alors à la fin, ils nous ont fait le coup de comment dire l'autosabotage de leur niche parlementaire. Ils avaient un texte sur les affeux.

Vous savez que la France insoumise est opposée au aux ADFE parce que on explique que mettre en place des des feux, c'est les zones à faible émission. C'est-à-dire, il y a des zones où vous pouvez pas rentrer avec votre voiture parce qu'elle pollue trop. Donc nous, on est opposé à ces a des feux euh parce que il y a pas de de possibilité de remplacement. Pour l'instant, on n'est pas contre en soi des zones à faible émission, mais juste on dit là pour l'instant vous avez rien mis en place pour que les gens puissent remplacer leur voiture. Et c'est ça le sujet central qui devrait être posé.

Mais donc le RN propose la suppression des aides des feux et il nous mettent un rapporteur, monsieur Meurin, il s'appelle, qui euh s'agaçait tout seul, il devenait tout rouge et euh qui lui-même faisait de l'obstruction à sa propre niche parlementaire qui parlait interminablement, mais alors vraiment vraiment il parlait longtemps et il s'agaçait. Donc alors vraiment, ils se sont autosabordés la niche, si bien que à la fin de la journée, aucun texte du Rassemblement national n'a été voté, ni euh les inutiles, ni euh celui qui était pour le coup une proposition de loi. Bref, ça c'était la niche du RN.

Et que découvre-t-on pendant la niche du Ren que il y a l'AFD, une partie allemande extrême droite qui était l'allié du Rassemblement national jusqu'à très récemment et là peut-être que d'un coup, ils se sont rendus compte que être allié avec ce genre de partie, c'était un peu un peu chaud et un peu compliqué. Que dit la FD ? Que disent des responsables de la FD ? Qui veulent faire une grande Allemagne ? Ben voyons la Grande Allemagne. Et qu'est-ce qu'ils veulent mettre dans la Grande Allemagne ? Et ben l'Alsace et euh la Moselle. Et ben voyons, c'est reparti. Euh la l'Allemagne qui veut euh l'Alsace et la Lorine.

Et donc comment on récupère l'Alsace et la Lorine à part en faisant la guerre ? Mais attendez, soyez inquiet parce que les dirigeants actuels de l'Allemagne sont en train de faire, disent-il, la plus grande armée conventionnelle d'Europe. Alors moi, je connecte les morceaux. Plus grande armée conventionnelle d'Europe d'un côté, extrême droite qui veut l'Alsace et la Moselle. Il y a comme un sujet inquiétant pour notre pays.

Donc dites bien aux gens du Rassemblement national que leurs amis en Allemagne, même si aujourd'hui ils font genre "Ah non mais on les connaît pas, on sait pas qui c'est, leurs amis en Allemagne sont dans des logiques de puissance qui incluent potentiellement la volonté d'exproprier une partie de la République de son territoire." Alors moi je dis, puisque le Rassemblement national ne le fera jamais, je dis mon soutien aux Alsiens et aux MZélans qui sont menacés par des voisins aussi dangereux que l'AFD. Parce que on peut pas accepter ça sans rien dire. C'est pas possible. On n'accepte pas queune puissance politique étrangère menace l'unité et l'indivisibilité de la République française.

Pas acceptable. Voilà, ça aurait été dit au moins quelque part. Et puis dernier sujet dont je voulais vous parler. J'ai fait un peu long et c'est le moment de vous abonner à la chaîne si vous êtes resté jusque là parce que si vous êtes resté jusque là, vous faites partie des courageux qui devrai s'abonner à mon avis. Je me permets de le dire. Pensez bien à mon cadeau. Je vais vous parler du MEDF. Bah oui, parce que Patrick Martin a dit que si la France insoumise était élue, il voulait fuir parce qu'il avait peur de payer trop d'impôts. Alors, on va dire à monsieur Patrick Martin la chose suivante : partez, n'hésitez pas.

Mais euh sachez que nous allons mettre en place l'impôt différentiel, impôt universel. C'est-à-dire que si vous partez pour des raison fiscale, et bien euh nous vous demanderons de payer euh au fisque français la différence de ce que vous auriez payé si vous étiez resté en France. Autrement dit, vous payez votre impôt, je sais pas où vous voulez aller, au Luxembourg ou euh ou ça en Belgique ou enfin dans un paradis fiscal, peut-être un peu plus loin, peut-être je sais pas où, à Dubaï.

Enfin, vous irez où vous voulez où vous voudrez, monsieur Martin, mais le fisque français ira vous chercher et exigera de vous que vous payez votre juste part d'impôt parce que c'est pas tout de s'enrichir sur le dos du peuple français. Il faut ensuite euh rendre un petit peu quoi. On demande, on est on n'est pas si exigeant que ça. Juste ça fait un peu moins se gaver que dans les années précédentes. Ça va, c'est tolérable, c'est acceptable mais vous avez la démonstration d'une chose, c'est que euh celles et ceux qui n'ont que la France à la bouche, euh on veut que la France soit une terre d'attractivité.

Alors ça quand il s'agit de dire il faut baisser les impôts parce que ça serait la grandeur de la France de baisser les impôts, il y a du monde. Par contre quand il s'agit de soutenir son pays, d'être là quand le pays est en difficulté, d'être là pour mettre sa juste part de contribution au collectif, ah là c'est moins facile. Et bien ceux qui ont euh euh qui préfèrent leur portefeuille à leur patrie, ma fois on ne les retient pas.

Mais il faut qu'il sache que ils auront du coup ni la patrie qu'ils essayent de fuir, ni le portefeuille bien rempli car nous trouverons les moyens de récupérer la juste part d'impôts qui est d au peuple français qui a fait ses choix démocratiquement et a a donc décidé de l'avenir de son pays, y compris sur les questions d'impôts. Et je rappelle que la suppression des privilèges fiscaux était justement ce qui a fait naître l'Assemblée nationale. Je rappelle que le les députés du tiers état s'étaient battus en 1789 justement pour que la noblesse paye des impôts. Eux qui ne voulaient pas payer d'impôts. Donc on a aboli les privilèges de la noblesse en 1789 dans la nuit du 4 août.

Les nobles ont commencé à payer des impôts. L'église a commencé à payer des impôts. Mais il ne faudrait pas que les privilèges de la noblesse de ne pas payer d'impôts se soient transférés au privilège de l'argent roi. parce que l'aristocratie des riches, c'est pas possible en France. Donc nous, nous allons aller jusqu'au bout de l'héritage de 1789. Nous allons abolir aussi les privilèges de l'argent roi parce que ça suffit et que nous sommes un pays de citoyens et de citoyen et que les citoyens et les citoyennes de la République font respecter les décisions qu'ils prennent démocratiquement dans les urnes avec l'exercice de leur droit de vote.

D'ailleurs, pensez à vérifier que vous êtes bien inscrit sur les listes électorales. Particulièrement si vous avez déménagé, il faut vous inscrire dans la ville dans laquelle vous habitez désormais. Si vous êtes étudiante ou étudiante, pensez-y parce que le vote a lieu le 18 avril et le 2 mai. Donc, il faut vous inscrire sur les listes électorales. Quel que soit le candidat ou la candidate pour laquelle vous souhaitez voter, inscrivez-vous sur les listes électorales dans votre vite d'étude. Au moins, vous êtes sûr de pouvoir aller voter. Allez, c'était ce que j'avais à vous dire cette semaine. J'espère que ça vous a plu. Si c'est le cas, je vous invite à vous abonner à la chaîne.

Dites-moi en commentaire ce que vous en avez pensé et puis je vous dis à la semaine prochaine pour l'actu politique de la semaine.