Nicolas Dupont-Aignan sur Sud Radio le 08/09/2022
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:07OuverteÉludée
Le Conseil National de la Refondation, aujourd'hui, à quoi va servir ce conseil monté sur l'idée du Conseil National de la Résistance ?
- 0:13OuverteRéponse directe
Pourquoi ce boycott de beaucoup, vous nous le direz ?
- 0:38FerméeRéponse directe
Et vous, vous aviez été convié ou pas ?
- 0:50RelanceRéponse directe
Pourquoi ? Parce que vous n'êtes pas assez représentatif ?
- 3:49OuverteRéponse directe
Alors, Nicolas Dupont-Aignan, un des sujets majeurs, évidemment, en cette rentrée, vous l'avez évoqué aussi, c'est la crise énergétique.
- 3:57FerméeRéponse directe
Est-ce que ça vous convient, ça ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:43Invité politiqueFait
« je n'ai pas l'habitude de participer à des escroqueries, des enfumages, tout ça est grotesque. »
- 1:07Invité politiqueFait
« la souveraineté du peuple dans la Constitution, elle appartient à qui ? Aux parlementaires, aux représentants de la nation et au peuple par référendum. »
- 4:29Invité politiqueChiffre
« François Hollande, Emmanuel Macron, ministre de l'économie, Elisabeth Borne, ministre de la transition écologique de l'époque, puis Emmanuel Macron, président de la République, qui ont décidé de fermer 14 centrales nucléaires, 14 tranches. »
- 4:41Invité politiqueFait
« Ils ont décidé de fermer 14 tranches. Ils en ont fermé deux à Fessenheim, qui marchait très bien et qui représentait plus de la moitié des éoliennes de France, quand elles marchent. »
- 7:41Invité politiqueChiffre
« la centrale de Fessenheim, c'est selon les estimations, entre 3 000 et 5 000 éoliennes. »
- 7:50Invité politiqueChiffre
« Vous savez combien il y a d'éoliennes en France ? 8 000. »
- 10:09Invité politiqueChiffre
« les Français ne sont pas idiots. Ils vont vivre la pire baisse de pouvoir d'achat depuis la fin de la guerre. C'est-à-dire près de 10% de pouvoir d'achat en moins. »
- 12:46Invité politiqueFait
« une justice qui est tellement laxiste que les délinquants se croient tout permis et qu'on paye l'absence de fermeté judiciaire dans notre pays. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan71 %
- Présentateur17 %
- ?12 %
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Et l'invité politique du jour, Nicolas Dupont-Aignan, député de l'Essonne et président de Debout la France.
Bonjour Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour Patrick Roger. Le Conseil National de la Refondation, aujourd'hui, à quoi va servir ce conseil monté sur l'idée du Conseil National de la Résistance ? Pourquoi ce boycott de beaucoup, vous nous le direz ? La crise de l'énergie, l'inquiétude sociale, les refus d'obtempérer, la police qui ouvre le feu, et puis la droite aussi, peut-être dans tous ces états en cette rentrée, on va évoquer toutes ces questions. Commençons donc par ce Conseil National de la Refondation, qui se tient aujourd'hui à Marcoussi, le centre du rugby d'entraînement. Emmanuel Macron a lancé les invitations, plusieurs partis d'opposition et syndicats n'iront pas.
Et vous, vous aviez été convié ou pas ? Moi,
je
n
'ai
pas été
convié,
mais sans doute, parce qu'il connaissait la réponse, je n'ai pas l'habitude de participer à des escroqueries, des enfumages, tout ça est grotesque. Mais vous
n'avez pas été convié
?
Non, non.
Pourquoi ? Parce que vous n'êtes
pas assez représentatif ? Non, c'est parce
que je pense qu'il connaissait déjà la réponse. Enfin, c'est n'importe quoi. Mais c'est n'importe quoi pourquoi ? Je vais vous dire pourquoi. Parce que la souveraineté du peuple dans la Constitution,
elle
appartient à qui
? Aux
parlementaires, aux représentants de la nation et au peuple par référendum. Et ce qui est fascinant
et
incroyable, c'est qu'Emmanuel Macron a toujours méprisé le Parlement, piétiné,
et
il n'a jamais consulté les Français par référendum. Et maintenant, il nous dit « je vais refonder la République », mais qui commence tout simplement par nous proposer une réforme institutionnelle devant le Parlement ou par
référendum. Alors non, mais attendez, Nicolas Dupont-Aignan, il n'a pas besoin... Oui, mais
il peut aussi convier un
petit peu tout le monde, les syndicats, les partis politiques, pour en discuter. Convier tout le monde. Non, mais pour en discuter, peut-être, non ?
C'est
pas
mal d
'avoir
une main tendue, non ? Non,
mais c'est pas une main tendue. Non. C'est une diversion. Ah oui. C'est du cinéma. Et ça marche plus. En fait, ce qu'il n
'a
pas compris, vous savez, c'est comme les magiciens un peu gâteux qui font des tours de magie et qui croient que ça a encore de l'effet. Mais tout le
monde connaît le truc.
Vous comparez le
président de la République à un magicien un peu gâteux. Un magicien un peu gâteux. Oui, un peu finissant. Oh bah dites donc, c'est pas... Ou alors il nous prend pour des
cons complets, pardonnez-moi. Donc, il y
a
un moment... Ah bah vous ne mâchez pas vos mots ce matin,
Nicolas Deporignan. Non, mais parce que c'est insupportable. Attendez, mais il va vous poursuivre.
Je m'en fiche complètement. C'est insupportable. Il y
a
un parlement, il ne
l
'a même pas convoqué au mois de septembre. Alors qu'il déclare carrément la guerre quasiment à l'Ukraine. Il fait n'importe quoi sur l'électricité. À
l
'Ukraine ? À l'Ukraine, bah oui, parce qu'il l'a dit dans sa dernière conférence de presse, nous sommes en guerre. Oui, mais pas contre
l'Ukraine. Ah oui, mais la
guerre. Bah si, il a dit nous sommes en guerre.
Ah bon, voilà, parce que... Ah bah oui,
je ne comprenais
plus. Vous avez du mal à vous suivre. Vous avez
raison.
Mais
ce que je veux dire, c'est qu'il
y a
des sujets majeurs. Une rentrée difficile pour nos concitoyens. Le Parlement n'est pas convoqué. Le Parlement est fermé. Attendez. Le Parlement est fermé au mois de septembre.
Bon,
il y a un
travail quand même de certains.
Non, non, non.
C'est la première fois depuis 20 ans que le Parlement ne siège pas au mois de septembre en cette rentrée. Première fois. Et il nous invente, oui, depuis 20 ans. Bon,
ça c'est terminé l'État aussi, fin juillère. Oui,
mais quand même,
c'est la
rentrée.
Il y a un
Parlement. Évidemment, le Parlement n'est pas de son côté. L'Assemblée nationale, il est minoritaire. Alors, il ne convoque pas et il invente un conseil de refondation qui ne veut rien dire.
Qui
nous propose des réformes institutionnelles. Il avait promis la proportionnelle, il ne
l
'a pas faite. Il n'a jamais changé le référendum d'initiative populaire. On pourrait faire un référendum d'initiative populaire. Il y a beaucoup de sujets. On pourrait consulter les Français par référendum. Ça ne manque pas les sujets de refondation. Mais
il faut les mettre en œuvre. Il
n'y
a pas besoin de discuter. Peut-être que ça aurait été l'occasion de discuter. Mais en tout cas, il ne vous a pas convié. Alors,
Nicolas Dupont
-Aignan, un des sujets majeurs, évidemment, en cette rentrée, vous l'avez évoqué aussi, c'est la crise énergétique. Une réunion à l'échelle européenne doit avoir lieu demain. Déjà, la France et l'Allemagne parlent de coopération gaz-électricité. Est-ce que ça vous convient, ça
?
Non, ce qui me conviendrait, parce que je pense que... D'abord, il faut comprendre deux choses. Il faut que nos concitoyens sachent
que
si on en est là, ce n
'est
pas seulement la cause de l'affaire de l'Ukraine. Il y
a
l'affaire de l'Ukraine, on pourra en reparler. Et puis, il
y
a l'affaire de la France. C'est François Hollande, Emmanuel Macron, ministre de l'économie, Elisabeth Borne, ministre de la transition écologique de l'époque, puis Emmanuel Macron, président de la République, qui ont décidé de fermer 14 centrales nucléaires, 14 tranches. Et qui ont fermé...
Attendez, c'est aussi parce qu'il y
avait de l'entretien,
là, aussi, en même temps. Il y a eu Fessenheim d'à
côté... Non, excusez-moi. Ils ont décidé de fermer 14 tranches. Ils en ont fermé deux à Fessenheim, qui marchait très bien et qui représentait plus de la moitié des éoliennes de France, quand elles marchent. Donc, c'est une décision suicidaire. Ils l'ont assumée. Ils s'en sont vantés. Deuxièmement, ils ont confié la politique de l'électricité de la France à l'Union Européenne en acceptant un tarif
électrique
indexé sur le gaz. Troisièmement, ils ont libéralisé et privatisé partiellement EDF, l'entraînant dans une course au profit à court terme, qui a conduit EDF à licencier ses cadres les plus compétents et à entraîner une course au profit
à
court terme. Donc,
si
on en est là aujourd'hui, avec seulement 21 réacteurs qui fonctionnent sur 56, avec deux réacteurs de Fessenheim essentiels qui ont été fermés, c'est parce qu'Emmanuel Macron et Elisabeth Borne ont travaillé main dans la main avec l'Allemagne et l'Union Européenne. Donc, moi, ce que je dis, c'est qu'il y
a
des solutions. Première solution,
il
fallait déconnecter le marché européen
du
prix du gaz, ce qu'ont fait l'Espagne et le Portugal. Ils l'ont obtenu. Ils se sont séparés du prix européen parce qu'il faut un prix réglementé national français qui dépendra de notre capacité de production électrique. Deuxième point, il faut arrêter avec l'Union Européenne dans ce fonctionnement
du
marché de
l
'électricité. Oui,
mais il y
a
besoin de solidarité
au niveau européen. Quand
ça ne marche pas dans un pays,
ça vous
n'êtes pas contre.
Mais ça existe
avec la
Norvège, avec l'Angleterre, avec des pays qui ne sont pas dans l'Union Européenne. Et si vous regardez aussi, pour ceux qui m'écoutent, qui se disent, tiens, Dupont-Aignan, qu'est-ce qu'il invente ? Pourquoi il raconte ça ? Il y
a
un pays qui le fait très bien,
c
'est la Suisse. Vous savez qu'en Suisse, tout marche. 3% d'inflation parce qu'ils avaient un protectionnisme alimentaire, des centrales nucléaires qui marchent très bien. Bon,
on ne peut peut-être pas se
comparer à la Suisse. Pourquoi ? Non, parce qu'ils ont un autre mode de fonctionnement.
Ils sont indépendants de l'Union
Européenne. Mais il y a tout de même le bouclier
tarifaire. Ils ne cèdent pas.
Le bouclier tarifaire en France.
Le bouclier tarifaire, je l'ai approuvé, bien sûr, et heureusement.
Mais simplement,
vous
pouvez mettre tous les boucliers tarifaires qui existent. Si vous êtes en pénurie d'électricité,
il n
'y
a
pas de bouclier tarifaire. Donc, je pense que l'erreur fatale, c'est la fermeture de Fessenal. Je vous rappelle que pendant la présidentielle, moi je m'étais engagé à la réouverture, on pouvait encore réouvrir. Simplement, depuis, ils ont enlevé le combustible. Et ça mettrait 3 à 4 ans pour la rouvrir. Il faut déjà la rouvrir. C'est la première centrale nucléaire qui peut fonctionner vite. plus vite que leurs éoliennes à la con, qui ne marchent pas.
Il
y en a qui marchent quand même. Et là, on a pris
du retard
aussi.
Mais heureusement qu'on a pris du retard,
parce
que
ça ne marche pas. Non, mais sur certaines énergies alternatives, comme par exemple le photovoltaïque, qui peut marcher, lui.
Peut marcher sur
certains
cas. Oui, bien sûr. Mais
attention,
il
faut que les Français sachent, la centrale de Fessenheim, c'est selon les estimations, entre 3 000 et 5 000 éoliennes. Et vous savez combien il y
a
d'éoliennes en France ? 8 000. Donc, il faut qu'à un moment, on arrête avec les délires des Verts qui ont cassé la politique énergétique en Allemagne, qui l'ont cassé en France, et qui aboutissent à une situation de pénurie. Il faut réinvestir dans le nucléaire. Et deuxièmement, désolé de vous le dire, c'est pas populaire, mais il faut faire la paix en Ukraine. Il faut arrêter les sanctions contre la Russie.
C
'est un suicide pour
nos entreprises.
C'est un suicide. Et je vois pas quelle valeur on défend
quand
on va chercher du gaz en Arabie Saoudite.
Je
vois pas quelle valeur on défend quand on va chercher du gaz au Qatar et qu
'on
le paye 10 fois plus cher. Vous savez ce qui se passe en ce moment ? Est
-ce que
les Français savent que les Chinois achètent du gaz russe et le revendent à l'Europe
4
fois le prix
?
Est-ce que vous
connaissez
des dirigeants dans le monde aussi bêtes
pour
mettre en place des sanctions qui pénalisent les Français et pas les Russes ?
Non mais c'est quand même... Non mais
sur cette guerre,
entre la
Russie... Mais alors arrêter, comment ? Parce que
visiblement, Vladimir Poutine n'a pas
envie de
discuter. C'est pas vrai. C'est pas vrai ? C'est pas vrai. La France doit retrouver la politique gaullienne d'indépendance, celle de Jacques Chirac en Irak. Celle qui dit à un moment, je tends la main aux deux belligérants, Ukraine, Russie. Je leur dis, on se met à la table de paix. On trouve un compromis. J'avais proposé un plan de paix à l'époque qui était l'autonomie du Donbass, qui a toujours été une zone moitié russe, moitié ukrainienne. J'avais proposé la démilitarisation de l'Ukraine, pas d'OTAN, et en échange, bien sûr, le retrait des troupes russes.
C'était les accords de Minsk qui avaient été négociés par Merkel et Hollande, qui étaient plus malins quand même que Macron, quand même. Et je vous le dis, si on ne fait pas la paix en Ukraine et en Russie, c'est les Français qui vont vivre un drame économique et
social.
Oui,
78
% des Français redoutent une explosion sociale. Sondage IFOP, baromètre
ce matin.
Vous croyez, vous craignez qu'il puisse y avoir cette explosion
sociale ? Des
Français dans la rue, donc ? Mais,
en
tout cas, les Français ne sont pas idiots.
Ils
vont vivre
la
pire baisse de pouvoir d'achat depuis la fin de la guerre. C'est-à-dire près de 10% de pouvoir d'achat en moins. C'est énorme. Et il n
'y
a que M. Macron et son oligarchie qui croient que les Français sont suffisamment riches pour subir ça. Il y a des millions de Français qui ne
vont
pas pouvoir se chauffer. Il y a des millions de Français qui ne
vont
pas pouvoir manger. Pourquoi ? Parce qu'on a un chef d'État, complètement inconscient,
qui
s'est lancé dans une guerre,
sans avoir les moyens.
– Attendez, il n'est pas le seul. C
'est quand même, c'est
Poutine, on ne
va
pas refaire tout
son scénario. – Mais bien sûr que c'est la faute. – Mais la
France n'était pas obligée de suivre Mme von der Leyen, les Américains, les Polonais,
dans
un délire.
–
Oui, Nicolas Dupont-Aignan
a ce propos. – Excusez-moi, il y a une folie
ukrainienne. Les torts sont partagés. Il faut arrêter de raconter la propagande de M. Zelensky, qui est un homme corrompu, qui est un régime corrompu. Alors, je ne suis pas
pour M. Poutine. – Vous êtes pour Russes ? – Non, je ne suis ni
pour... ni
pour l'un
ni pour l
'autre. Je dis
qu'on est en train de suicider l'Europe avec la chute de l'économie allemande, la chute de l'économie française, les souffrances des Français, pendant que les Chinois et les Américains se frottent les mains. Il y a peut-être un moment où le plus européen, d'ailleurs on me dit que je ne
suis
pas européen, mais au contraire, j'aime l'Europe, et l'Europe a besoin de la paix.
– Oui, mais c
'est difficile visiblement
de discuter aussi. La Russie a agressé
et après, bien sûr. – Attendez, Patrick Roger, je ne dis pas que c'est facile. – Je dis qu'il faudrait que le président de la République cherche la paix.
– Il nous reste deux minutes. –
Et
pas la guerre. –
Est
-ce que c
'est
le moment de lancer la réforme de l'assurance chômage et celle des retraites ? – Non.
Non, parce qu'il n
'y a
pas besoin de la réforme des retraites. On peut tout à fait payer les retraites si on crée de l'emploi en France. Donc il faut plutôt relocaliser, baisser les charges des PME, avoir une vraie politique de relocalisation, de développement économique, et nos retraités
seront payés. – Et la réforme
de l'assurance chômage
? – La réforme de l'assurance chômage, elle a
déjà été faite. –
Les
indemnités trop longues ? –
Ce
qui me choque aujourd'hui, c'est que je crois qu'un homme d'État, dans une période difficile où le navire tangue, doit rassembler les Français, donner un cap, quelques mesures clés. C'est ce que je propose. Et j'espère que les oppositions, puisqu'on est majoritaire si on le veut, à l'Assemblée, j'aimerais que les oppositions du RN, aux Républicains, et pourquoi pas des gens de gauche, fassent des propositions de loi pour qu'on progresse. – Au
Parlement,
donc ça pourrait être le
cas. – Oui, c
'est concret,
des
solutions.
–
Deux morts. – Lors de refus d'obtempérer en l'espace de 24 heures. Est-ce qu'il y a, selon vous, un usage disproportionné de la défense de la part des policiers
?
–
Non, il y a
surtout une dérive avec une justice
qui est tellement laxiste que les délinquants se croient tout permis et qu'on paye l'absence de fermeté judiciaire dans notre pays, ce qui fait que les refus d'obtempérer sont de plus en plus nombreux et ne sont jamais condamnés par la justice.
–
Oui, Nicolas Dupont-Aignan, un mot sur l'avenir de la droite. Éric Zemmour tient ses universités d'été ce week-end. Est-ce qu'il doit continuer ou arrêter la politique ? – Mais il doit continuer. Mais moi, je ne suis pas
jaloux des autres. J'aimerais tellement que tout le monde s'unisse. J'ai tendu la main toute ma vie politique, aux uns, aux autres.
– Vous l'avez profondé la dernière fois ? – Vous
présentez, j'ai été le premier à soutenir Marine Le Pen au deuxième tour de la présidentielle. J'ai toujours essayé qu'ils se rassemblent tous. Et si on avait fait ce qu'a fait M. Mélenchon aux législatives, eh bien, il
n'y aurait pas
89 députés RN, il y
en
aurait peut-être 200 globaux. Et je supplie les républicains, puisqu'il va y avoir des
élections,
d'arrêter de regarder et de soutenir de manière ambiguë Emmanuel Macron. Je leur demande de clarifier leur position. Je demande que tout le monde se réunisse. La situation est tellement grave que ce n
'est
pas seulement la droite,
c
'est que tous les patriotes, tous ceux qui aiment la France, j'avais créé les amoureux de la France à l'époque, doivent se rassembler parce que les Français ne comprennent pas nos petites histoires.
Pas avec le président de la République au Conseil National de la Refondation.
Mais non, mais parce qu
'il est
fini, il faut autre chose.
Les Français l'ont bien compris. Il a un
quinquennat là devant lui quand même.
Oui, mais il
n'a
pas de majorité. C'est à nous de montrer aux Français qu'on est capables de proposer des solutions. Prix de
l
'électricité administrée, reconstruire EDF, baisser les charges des PME, il y a plein de choses à faire.
Merci Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France et député de l'Essonne.
Merci à vous.
Ce matin de Sud Radio.
Nicolas Dupont-Aignan