Jean-Philippe Tanguy : "Ces barbares nous volent tout !" (CNEWS)
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Questions et réponses
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Quelle est cette France ? Comment vous décrivez cette France ? Qui est-elle ?
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Et de ces barbares, avez-vous dit ?
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Que vous inspire cette séquence ?
- 3:49OuverteRéponse directe
Est-ce que vous le rejoignez sur ce diagnostic ?
- 5:11OuverteRéponse partielle
M. Mais qu'auriez-vous fait, vous, au pouvoir, Jean-Philippe Tanguy ?
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Est-ce que c'est la France qui a gagné ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Mais je ne pense pas que ce soit la France encore heureux. Ce sont des hordes de voyous qui se croient tout permis et à qui, il faut bien dire, l'État depuis des années laisse trop faire »
- 1:20Invité politiqueFait
« Et moi, j'en veux énormément maintenant à ces barbares, à ces voyous parce qu'ils nous volent tout en fait. Ils nous volent nos petits moments de sérénité, ils nous volent nos célébrations »
- 2:30Invité politiqueFait
« Désormais, les voyous ont des députés. Ils n'ont pas voté pour eux, sans doute, mais sans avoir voté, les voyous et les barbares ont des députés à l'Assemblée nationale »
- 4:02Invité politiqueFait
« C'est quoi ce système ? C'est le système socialo-macroniste qui a défiguré la France depuis au moins 15 ans. »
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« évidemment, disons-le, qui laisse les frontières grandes ouvertes, avec chaque année des cohortes de submersion migratoire »
- 7:38Invité politiqueFait
« Il faudrait que M. Macron, parce que M. Macron est président de la République, il est censé emmener notre pays vers le haut. Il l'emmène systématiquement par le bas »
- 8:20Invité politiqueFait
« Moi je n'ai pas envie de multiculturalisme en France, j'ai envie de défendre la civilisation française, les valeurs françaises, l'identité nationale »
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« Emmanuel Macron a un discours de plus en plus inquiétant, révoltant sur le relativisme, sur les causes de la riposte d'Israël contre l'Asie. »
- 10:40Invité politiqueFait
« Quelques mois plus tard, il reprend les mensonges du Hamas. Et aujourd'hui, il veut reconnaître un État palestinien qui, dans le cas actuel, serait donner une reconnaissance au Hamas »
- 12:10Invité politiqueFait
« Ce n'est pas un de nos alliés, mais bon, ça fait partie des personnes qui sont patriotes, qui sont courageuses. »
- 13:45Invité politiqueFait
« Inaltérable. Donc, ils résisteront à toutes les petites histoires parisiennes pour essayer de créer une dizaine... »
Temps de parole
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Bonjour Jean-Philippe Tanguy. Bonjour Madame Mabrouk. Bienvenue à la grande interview sur CNews et Europe 1. Vous êtes député RN de la Somme et président délégué du groupe Rassemblement National à l'Assemblée. De nouvelles violences, M. Tanguy, ont éclaté hier soir, encore après le retour des champions d'Europe. Il y a eu de graves incidents aux Champs-Elysées, aux abords du Parc des Princes, de la part de casseurs, de pilleurs, d'incendiaires. Il n'y a eu aucun répit. Soulignons-le pour les forces de l'ordre après une nuit de chaos samedi un peu partout en France et des images insupportables. Quelle est cette France ? Comment vous décrivez cette France ? Qui est-elle ?
Qui se défoule, qui casse, qui pille, qui prononce des slogans anti-État, anti-police, anti-Israël ? C'est quelle France ?
Mais je ne pense pas que ce soit la France encore heureux. Ce sont des hordes de voyous qui se croient tout permis et à qui, il faut bien dire, l'État depuis des années laisse trop faire, malgré le courage, il faut le dire, des policiers, des forces de l'ordre, qui sont très sollicités parce que maintenant c'est sans cesse. Donc je voudrais penser aussi à ces hommes et ces femmes qui assurent notre sécurité, qui sont souvent blessés, qui parfois affrontent le pire, exposent leur vie, exposent aussi souvent, comment dire, la sérénité de leur famille, leurs enfants inquiets, leur épouse, leurs conjoints.
Je voudrais penser à eux ce matin parce que si on peut encore un peu profiter de certains moments, un peu de sécurité, c'est grâce à eux qui font des miracles malgré cet État défaillant. Et moi, j'en veux énormément maintenant à ces barbares, à ces voyous parce qu'ils nous volent tout en fait. Ils nous volent nos petits moments de sérénité, ils nous volent nos célébrations, ils volent des moments de joie. Et les Françaises et les Français, ils méritent ces moments de joie, ils méritent ces moments de bonheur.
Et que ce soit cette grande fête qu'aurait dû être cette victoire, que ce soit de pouvoir aller prendre un verre avec sa femme ou sa famille, d'aller même au cinéma, les balles populaires cet été qui vont reprendre, les fêtes de villages. Beaucoup de familles n'osent plus aller dans ces moments de bonheur. Beaucoup de familles n'osent plus emmener leurs enfants dans des lieux qui devraient être des lieux de sérénité, de joie, de gaieté, parce qu'ils ont peur de ces racailles, de ces voyous qui peuvent débarquer.
Et de ces barbares, avez-vous dit ? Les barbares, oui. Le mot qui a été utilisé par le ministre de l'Intérieur, qui fait couler beaucoup d'encre, qui suscite énormément de réactions. Pour avoir dit cela, le ministre de l'Intérieur a été qualifié de ministre raciste. Éric Coquerel lui a dit de retourner au Puy du Fou. Thomas Porte dénonce également un racisme par rapport à l'utilisation de cette expression. Que vous inspire cette séquence ?
Ça m'inspire que je ne sais pas dans quel caniveau finira la France insoumise. Désormais, les voyous ont des députés. Ils n'ont pas voté pour eux, sans doute, mais sans avoir voté, les voyous et les barbares ont des députés à l'Assemblée nationale et dans les médias, qui portent les paroles de la violence, qui portent les paroles de la haine. Ici, la haine contre la France, souvent la haine contre les Juifs ou contre beaucoup de Françaises et de Français, malheureusement. Enfin, je n'arrive même pas à concevoir comment des élus de la nation peuvent tenir de tels propos. Surtout que, quand ces députés ont des petits soucis personnels, ils appellent évidemment les à police ou les gendarmes.
Et les gendarmes à la police défendent ces députés. Ce serait bien que ces députés qui ont recours à leur service défendent aussi nos forces de l'ordre, mais défendent aussi les Françaises et les Français pour lesquels ils sont élus. Je ne sais même pas où ça va les mener, à part la négation des valeurs de la République et la négation de la démocratie, de défendre systématiquement les violences. Enfin, oui, on voit des images.
Je veux dire, je ne vois même pas dans quel monde des députés de la nation peuvent expliquer que ces scènes seraient normales, qu'il serait normal d'aller balancer des feux d'artifice sur les forces de l'ordre, d'aller piller des commerces, de saccager les Champs-Elysées ou ailleurs. Parce qu'on a parlé aussi beaucoup de Paris, mais n'oublions pas aussi beaucoup de Françaises et de Français dans des communes en région. Un peu par temps.
C'est un état défaillant, Jean-Philippe Tanguy. Le ministre de l'Intérieur affirme que la réponse ne peut pas être que sécuritaire, que c'est un problème systémique. Il a interrogé l'absence des pairs. Il a parlé d'années de laxisme. Est-ce que vous le rejoignez sur ce diagnostic ?
C'est le diagnostic du Rassemblement National. C'est l'analyse de Marine Le Pen et de Jordan Bardella depuis des années. Donc, une fois plus, que M. Rotailleau reprenne nos mots, c'est très bien. Mais il le dit lui-même, c'est un système. Et c'est quoi ce système ? C'est le système socialo-macroniste qui a défiguré la France depuis au moins 15 ans. Donc, pourquoi rejoindre ce système ? Pourquoi être une caution de ce système ? M. Rotailleau peut-être est-il sincère, je n'en sais rien. Mais en tout cas, il n'a pas les moyens, il n'a pas les leviers. Un seul exemple, il fait un temps d'air avec M. Darmanin. M. Darmanin, c'était ministre de l'Intérieur avant.
Et on avait vu les mêmes scènes lors de la finale où il avait accusé les supporters anglais. Je vous rappelle que... Alors depuis, il a reconnu qu'il avait menti. Enfin bon, quand on a menti comme ministre de la République, on devrait partir. M. Darmanin est toujours là. Et après avoir été incompétent à l'intérieur, il est incompétent à la justice. Et il cautionne quand même M. Macron et ses tweets complètement...
M. le président de la République cautionne quelle situation ?
M. Darmanin et M. Rotailleau cautionnent la politique de M. Macron depuis des années.
C'est cette politique qui conduit à de telles violences ? M. Rotailleau cautionne cela pour vous.
M. Rotailleau cautionne cela en étant là. Parce qu'on ne peut pas, comment dire, dénoncer une société alors que cette société a ses racines dans le socialisme et le macronisme qui sont au pouvoir depuis François Hollande. M. Macron était inspirateur et ministre de M. Hollande. Et c'est la même cabale, c'est la même clique.
M. Mais qu'auriez-vous fait, vous, au pouvoir, Jean-Philippe Tanguy ? Vous parlez de leviers. Quels leviers faut-il utiliser ? Par exemple, lors des Jeux Olympiques, il n'y a pas eu de graves incidents, mais la Capilla a été bunkerisée. Est-ce que vous, au pouvoir, le RN au pouvoir, va pouvoir bunkeriser toutes les villes de France à chaque événement ?
M. C'est aussi que les voyous avaient la certitude de rencontrer une réponse pénale pendant les Jeux Olympiques. Mais pourquoi ce système macroniste a-t-il pu protéger les touristes étrangers, la capitale de la France qui était capitale olympique, n'a pas protégé les Françaises et les Français au quotidien ? C'est qu'ils ne le veulent pas.
C'est qu'ils se laissent bouffer par un certain nombre de magistrats de gauche, par une pensée unique, qui affaiblit l'État à tous les étages, qui ne veut pas opposer de réponse pénale, qui ne veut pas opposer de réponse éducative, et évidemment, disons-le, qui laisse les frontières grandes ouvertes, avec chaque année des cohortes de submersion migratoire, qui ne veulent pas s'intégrer à la France. On voit bien que les gens, hier et avant-hier, qui ont saccagé Paris et ailleurs, se fichent totalement d'ailleurs de cet événement sportif, se fichent totalement du football, se fichent totalement de savoir dans quelle capitale ils sont. C'était qu'un prétexte, le four d'hôlière.
Bien sûr que ça a commencé avant. Moi, il se trouve que je rentrais...
Donc c'est une fatalité, en réalité, nous on encha à chaque événement.
Non, ce n'est pas une fatalité. On sait qu'ils arrivent, mais malheureusement...
On sait, le renseignement le sait, malgré les dispositifs de sécurité, l'anticipation d'un tel événement.
Mais ça a été annoncé dans tous les médias, tout le monde savait très bien, qu'il y aurait ces débordements, malheureusement, qui sont chroniques et systématiques, et donc, à un certain nombre de moyens, comme c'est d'ailleurs aussi le cas pour les manifestations sur les droits du travail, tout ça, l'État n'a pas les moyens ou la volonté d'arrêter ces voyous avant qu'ils arrivent, à cause d'un certain nombre de préventions qui n'ont pas lieu d'être.
Est-ce que c'est la France qui a gagné, quand vous avez vu, au-delà des images de violence avec cette équipe du PSG, pour vous, c'est la France qui a gagné ?
Mais oui, c'est la France. Un certain nombre de ces jeunes joueurs ont été formés par le système français, d'éducation, d'éducation sportive, et il faut s'en féliciter. Puis c'est l'image de Paris, qui est notre capitale. Alors, Dieu sait qu'on a des choses à reprocher au parisianisme, mais soyons quand même fiers de ces événements sportifs. Une fois de plus, je voudrais penser aux supporters qui sont aussi mélangés avec cette racaille, ces voyous, alors que les supporters n'ont rien à voir avec ça.
Je vous dis, moi j'ai entendu, il se trouve que je rentrais de tourner en fédération pour le Rassemblement National, ça a commencé à la mi-temps, on ne savait même pas si le match allait être gagné ou pas, que ça commençait déjà à castanier.
Est-ce que vous, vous auriez écrit également comme Emmanuel Macron, champion mon frère ?
Non, mais je n'aurais sûrement pas écrit ça. Il faudrait que M. Macron, parce que M. Macron est président de la République, il est censé emmener notre pays vers le haut. Il l'emmène systématiquement par le bas, notamment en massacrant notre langue. Et puis il faudrait prévenir M. Macron, qui vit définitivement dans un monde parallèle, dans une communication potenquine, qu'il y a beaucoup de qualificatifs que les Français veulent donner à M. Macron, mais surtout pas le qualifier de frère.
Par exemple, quel qualificatif lui donne ?
Un menteur, un compétent, voilà. Je me dis, j'entends beaucoup de choses sur le terrain, et vous aussi, je pense que personne n'est dupe, mais personne n'a de sentiment de fraternité envers M. Macron, après 8 ans, au-delà de la vulgarité de ce genre de propos.
Fraternité d'ailleurs, puisque Daniel Cohn-Bendit a parlé de la victoire du multiculturalisme. Vous y voyez aussi cette victoire-là ?
Non, moi je ne sais pas dans quel monde y vive, mais enfin si la victoire du multiculturalisme, c'est saccager les rues, piller des magasins et agresser les forces de l'ordre, je pense que c'est une bonne définition de l'enfer qu'est le multiculturalisme. Moi je n'ai pas envie de multiculturalisme en France, j'ai envie de défendre la civilisation française, les valeurs françaises, l'identité nationale et l'assimilation des immigrés et des enfants qui veulent aimer ces valeurs et cette civilisation. Je n'ai pas du tout envie d'avoir effectivement ces scènes de chaos qu'on voit partout dans le monde à travers malheureusement tous les voyous qui peuvent exister ici ou là.
Je ne crois pas que ce soit ça la France, et en tout cas je n'ai aucune envie que ce soit le destin de mon pays, une fois de plus. Moi vous savez, moi je n'aime pas spécialement le foot, je ne vais pas m'inventer une vie, mais j'ai quand même des souvenirs de la victoire de 1998 et même je pense à tous ces enfants qui n'auront pas ces beaux souvenirs.
Vous étiez la génération Black Blanc Beurre ?
Oui, ça je n'ai jamais trop cru, mais parce que c'était une... Mais encore vous croyez alors ? En quelle France vous avez dit ? Pas de multiculturalisme, pas de Black Blanc Beurre ? Tous ces enfants de France qui n'auront pas de beaux souvenirs de ces moments, qui se souviendront de ces images catastrophiques au lieu d'avoir de beaux souvenirs. Et quand on est un enfant, on mérite d'avoir des beaux souvenirs de ces beaux moments et ça ils le veulent comme ils veulent tout.
Vous avez parlé de l'identité française, dans cette identité il y a aussi évidemment les Français juifs. Il y a eu ces derniers jours des actes odieux, Jean-Philippe Tanguy, de nouvelles dégradations sur fonds d'antisémitisme, des taxes sur les murs de la Fondation, par la mémoire de la Shoah, sur une école également à Lyon, marquée et touchée par un début d'incendie. Rien ne semble arrêter ou freiner ces actes antisémites. Est-ce que ça veut dire selon vous que la lutte n'est pas suffisamment ferme ?
La lutte n'a même pas commencé Madame Mabrouk, puisque vous avez toute la sainte journée dans les médias, aussi dans beaucoup de secteurs de l'éducation malheureusement, j'ai des remontées de terrain très inquiétantes là-dessus, des gens qui justifient malheureusement cette haine en racontant, en ressassant les mensonges du Hamas, en racontant qu'Israël serait le bourreau et pas la victime du pogrom du 7 octobre, assimilant sans cesse le gouvernement d'Israël et tous les juifs du monde, en particulier les Français de confécieux en juif, ces mensonges y sont proférés à longueur de journée. Et après, certains s'étonnent, y compris par les plus hautes instances.
Emmanuel Macron a un discours de plus en plus inquiétant, révoltant sur le relativisme, sur les causes de la riposte d'Israël contre l'Asie.
Emmanuel Macron, pour la reconnaissance de l'État palestinien, vous estimez que reconnaître l'État palestinien consiste à relativiser les attaques du 7 octobre ?
Non, mais il ne fait pas que ça. Dans le discours que l'utilise M. Macron, je me rappelle que M. Macron, le jour ou le lendemain du programme du 7 octobre, il estimait qu'il fallait faire une coalition internationale contre l'Hamas. Quelques mois plus tard, il reprend les mensonges du Hamas. Et aujourd'hui, il veut reconnaître un État palestinien qui, dans le cas actuel, serait donner une reconnaissance au Hamas pour les crimes qu'il a perpétués. Donc, le discours de M. Macron, et avec lui, toute la cohorte de la relativisation du pire, malheureusement, entretient ce discours.
Après, il ne faut pas s'étonner que des actes odieux soient commis, même s'il faut, évidemment, toujours les combattre.
À partir de quel moment vous estimez qu'admettre, ou en tous les cas, militer pour la reconnaissance d'un État palestinien ne vous fait pas tomber dans le camp du Hamas ?
Mais nous, on veut reconnaître un jour un État palestinien quand le peuple palestinien se sera donné les moyens, et sans doute faut-il l'aider, à reconnaître des forces politiques, pas forcément laïques, mais au moins respectueuses de la démocratie, et qui reconnaissent l'existence d'Israël. Le Hamas ne veut pas reconnaître l'existence d'une démocratie qui s'appelle Israël, d'un peuple qui s'appelle les Israéliens, et d'une religion qui s'appelle le judaïsme, qui a le droit de citer. Or, ces gens veulent l'extermination, évidemment, de toute trace de la culture judaïque.
Dans l'actualité, il y a cette victoire. Il y a quelques instants, elle est confirmée en Pologne. Je voudrais vous faire réagir, Jean-Philippe Tanguy, c'est officiel. Le candidat souverainiste et nationaliste, Carole Navro, qui a remporté la bataille. Alors, il est fasciné par Donald Trump. Je fais rapidement son portrait ce matin. Son slogan, c'est la Pologne d'abord, les Polonais d'abord. Il est conservateur sur les sujets de société. Il est anti-Union européenne, mais en tous les cas, très critique. Est-ce que vous vous félicitez ce matin d'une victoire du camp nationaliste ?
Moi, je me félicite évidemment de la victoire d'un... Ce n'est pas un de nos alliés, mais bon, ça fait partie des personnes qui sont patriotes, qui sont courageuses. Donc, personne ne devrait être rechoqué du fait qu'on veuille défendre son pays avant tout, son peuple avant tout. C'est le sens de la démocratie. Je vous rappelle que c'est gouverné par le peuple, pour le peuple et avec le peuple. Et donc, ça rejoint évidemment en grande partie les valeurs que nous professons ici, même si nous avons des différences importantes, notamment sur les libertés, sur les questions de société.
Mais la Pologne a choisi souverainement de se donner à nouveau un leader nationaliste, malgré aussi, il faut bien dire, la propagande de l'Union européenne, qui utilise tous les moyens, on l'a vu en Roumanie, pour faire peur au peuple, pour raconter des bobards monumentaux, pour dénoncer des ingérences qui parfois n'en sont pas, pour mieux cacher des ingérences qui, elles, sont bien réelles contre la démocratie hier en Roumanie, ici en Pologne. Voilà, ce qui est heureux, c'est que les peuples ne se laissent pas faire et que les Polonais reprennent leur destin en main une fois encore.
Alors, il ne s'est pas laissé faire, si je puis dire. En tous les cas, il a répondu à toutes les questions, y compris les plus intimes. Et ça tombe bien, puisque l'émission s'appelait Ambition intime. L'avez-vous vu hier, en invité notamment Jordan Bardella, Jean-Philippe Tanguy ?
Non, je n'ai pas encore eu le temps, puisque malheureusement, Jordan n'est pas passé en premier, ils ont passé avant d'autres, et puis je n'avais pas spécialement envie de les regarder. Et surtout, je le disais ce matin, mais je le regarderai. Non, non, je n'avais pas envie de passer ma soirée avec Sandrine Rousseau, et puis je pense que l'inverse serait vrai d'ailleurs. Mais j'aurais plaisir à regarder ce matin cette émission de Jordan. En tout cas, j'ai eu un très bon retour.
Quel mot vous utiliseriez pour qualifier en ce moment, Jean-Philippe Tanguy, l'état des relations entre Marine Le Pen et Jordan Bardella ? Après, rappelons-le, la remarque de Marine Le Pen sur la connaissance des dossiers par son dauphin, notamment des dossiers ultramarins. Elle s'est expliquée ensuite, mais quel mot qualifie en ce moment leur relation ?
Inaltérable. Donc, ils résisteront à toutes les petites histoires parisiennes pour essayer de créer une dizaine...
Elles ne sont pas parisiennes.
Très parisiennes, malheureusement, oui. Et c'est un peu dommage parce que Marine Le Pen a fait un voyage remarquable en Nouvelle-Calédonie. Elle a eu le courage, non pas de rencontrer nos compatriotes, mais d'affronter le dossier dans ses difficultés telles qu'il est, de dire, tel le général de Gaulle avant sur d'autres dossiers, la réalité aux Français et aux Françaises. Et pour se redresser...
Comparaison avec le général de Gaulle.
Ah oui. Je pense que là, vraiment, le voyage de Marine Le Pen était un voyage gaullien car, vous savez, notre électorat est évidemment très sensible à l'appartenance à la nation. Nous avons gagné trois référendums et malgré la victoire de ces référendums, il faut avoir le courage de dire que pour construire un avenir, il faut aussi associer les Françaises et les Français qui ont perdu et qu'il faut donner un avenir au continent, à ce territoire de la République. Il faut donner une perspective et Marine Le Pen a le courage de soulever ces dossiers, d'aller sur le terrain, de parler directement aux Françaises et aux Français.
Pas comme Emmanuel Macron, derrière, ici, les grilles de l'Elysée, là, les grilles des CRS, de forces de l'ordre qui les protègent du peuple. Marine Le Pen, elle n'a pas peur d'aller discuter avec le peuple français où qu'il soit.
Je peux vous montrer une une, celle de Valeurs Actuelles. Sans doute l'avez-vous vue, Jean-Philippe Tanguy. On y voit, je le dis, pour nos auditeurs d'Europe 1, Jordan Bardella. Objectif 2027, accompagné d'une étude IFOP selon laquelle le jeune Dauphin aurait déjà la stature pour être président. En tous les cas, pour 41% des Français. J'imagine que, eh bien, ça a naturalement fait plaisir à Marine Le Pen puisque c'est une relation inaltérable.
Je pense que, non seulement ça lui a fait plaisir, mais qu'elle peut être fière parce que je ne connais aucune femme d'État et encore moins d'hommes qui émise, alors que Marine Le Pen avait le plus d'influence, autant de confiance dans quelqu'un, comment dire, avoir le courage comme Marine Le Pen l'a, de faire émerger des talents sans en avoir peur, sans s'en cacher. Et je ne vois pas d'autres exemples. Quelle autre force politique peut se satisfaire d'avoir des talents, deux talents à la tête de la force politique ?
Je n'en connais pas et malheureusement, on a subi beaucoup dans le passé de dirigeants politiques qui éteignaient tous les talents autour d'eux, qui faisaient la politique du pire. Marine Le Pen, c'est l'inverse. Elle veut gouverner avec tous les talents et elle n'a pas peur, comment dire, d'être confrontée à des gens qui émergent autour d'elle.
Eh bien, nous le verrons évidemment dans la suite à l'épreuve de fait. Merci Jean-Claude.
Jean-Philippe Tanguy