Candidate à l’élection présidentielle, Delphine Batho appelle à une écologie capable de gouverner
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 80 %Attaque 15 %Défensif 5 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Qu'allez-vous proposer sur l'écologie pour cette élection présidentielle ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui vous différencie de Marine Tondelier ou Yannick Jadot ?
- 6:00OuverteRéponse directe
L'écologie doit-elle être indépendante des partis traditionnels ?
- 8:00OuverteRéponse partielle
Quelles sont vos propositions sur le pouvoir d'achat et l'économie ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Quelle est votre proposition en matière de défense ?
- 13:00OuverteRéponse partielle
Peut-on se passer des énergies fossiles du jour au lendemain ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Delphine BateauChiffre
« On a un réchauffement aujourd'hui de +1,4° en 2025 par rapport à la 2e moitié du 19e siècle. »
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Sud Radio, les débats de l'été [musique] 10h 13h Anthony Martin Smith nous n'avons pas connu un tel climat de notre vivant et peut-être même pas depuis l'avènement de notre civilisation. C'est ce que dit le directeur de l'Institut Copernicus. Ces canicules ont aussi révélé la vulnérabilité des habitations.
Oui, vous avez peut-être appris à fermer vos volets la journée si vous aviez des volets près de la moitié des logements en France sont sont dépourvus ou sont mal protégés du soleil. On a un réchauffement aujourd'hui de + 1,4° en 2025 par rapport à la 2e moitié du 19e siècle. Ça paraît pas beaucoup quand je dis + 1,4° mais c'est environ 20 [musique] fois plus rapide que le rythme de la variabilité naturelle de notre climat.
De retour sur l'antenne de Sud Radio, notre invité aujourd'hui Clément Bargain Delphine Bateau. Ouais, elle a été ministre de l'écologie. Elle est aujourd'hui députée des deux sèvres, présidente de génération écologie.
Elle veut désormais conquérir l'Élysée Delphine Bateau est avec nous ce midi. Bonjour madame Bateau. Bonjour.
Bonjour. Merci de prendre le temps de venir répondre à nos questions sur l'antenne de Sud Radio. Vous l'avez probablement entendu dans ce générique avec beaucoup de sujets mélangés avec une question forte, celle évidemment du changement de notre situation environnementale, les changements climatiques qui sont nombreuses.
Vous là, vous présidente de génération écologie, vous voulez faire quoi de cette question de l'écologie sur cette élection présidentielle ? Est-ce que ça va devenir un de nos enjeux majeurs ? Vous allez pas me dire le contraire, j'imagine bien, mais il va falloir que on puisse le poser dans le dans le débat politique une bonne fois pour toutes.
Exactement. Exactement. En fait, le changement climatique euh et l'effondrement, la perte de la biodiversité, c'est devenu un enjeu de sécurité nationale qui conditionne notre santé, notre sécurité physique, notre alimentation, notre eau potable.
Et donc moi, je veux dans l'élection présidentielle proposer une nouvelle écologie crédible, une écologie de gouvernement capable de prendre en charge tous les problèmes du pays, tous les problèmes de de la nation et dans les circonstances historiques qui sont celles de cet été mais qui sont en réalité celles de ce siècle. Parce que le problème c'est que l'été 2026 risque de devenir la norme. Effectivement c'est une question centrale et c'est très frappant de voir comment les autres formations politiques continuent font leur rentrée politique en parlant de toute toute une série de de sujets mais pas tellement de celui-là.
Sauf Jean-Luc Mélenchon. Mais Jean-Luc Mélenchon le cœur de son programme en fait c'est la ce qu'il appelle la relance de la consommation populaire. Donc c'est en réalité d'aggraver les causes euh du problème.
Il reste profondément euh euh sur une logique de croissance économique et de et de gaspillage. Donc il y a quelques slogans euh sur l'écologie mais il faut regarder ce qu'il y a derrière et ce qu'il y a derrière c'est l'aggravation des causes du problème. Delphine Bateau, qu'est-ce qui vous différencie aujourd'hui d'une candidate comme Marine Tondelier ou Yannique Jadeau ?
Quelle est votre différence à vous ? Bah, ils ne sont pas vraiment candidats. Euh, il vous a pas échappé que Europe écologie les Vert est en train de décider en fait d'un processus de disparition de l'écologie en France sur un plan euh politique.
Alors que ce soient les uns pour s'allier avec les socialistes ou que ce soient les autres pour s'allier avec la la France insoumise, moi je refuse cette logique qui est une logique d'abandon et je considère qu'au contraire, on est dans des circonstances historiques où il faut construire en France une nouvelle écologie avec un nouveau programme crédible autour de ce que j'appelle la construction d'une République terrestre, c'est-à-dire une France qui protège notre sécur sécurité physique, notre alimentation, la question de l'agriculture et de l'avenir de l'agriculture est pour moi centrale. La question de l'avenir de la ruralité est central, mais c'est aussi une écologie républicaine qui prend en charge les questions de sécurité, les questions de défense. Mais Delphine Bateau, est-ce que cela veut dire que l'écologie n'est plus seulement une question de gauche ou celle d'un seul parti ?
Vous dites vous dites à l'instant que vous n'entendez pas beaucoup dans les universités d'été les différents les différentes personnalités sans saisir. Ça veut dire que votre candidature ça va être celle de faire un réveil collectif. Écoutez, on ne serait pas dans cette situation si les form le paysage politique actuel avait pris au sérieux ce que disent les scientifiques depuis des décennies.
La condition à mes yeux pour que quelque chose de neuf émerge, c'est l'indépendance. C'est l'indépendance à l'égard de l'ensemble du paysage politique. C'est à mes yeux la condition pour qu'une nouvelle écologie de gouvernement émerge en France, c'est qu'elle elle soit indépendante des formations politiques qui ont échoué sur ce sujet comme sur tant d'autres.
Mais est-ce qu'il y a pas un risque de dispersion à gauche ? Raphaël Gluxman a annoncé sa candidature hier. Un électeur de gauche aujourd'hui, il peut être perdu.
Est-ce que une candidature comme la vôtre ne participe pas aussi à la dispersion des voix ? Moi, je m'adresse à toutes les électrices et tous les électeurs et on a besoin d'une élection présidentielle qui soit une élection présidentielle féconde [grognement] dans laquelle émerge de nouvelles idées, de nouvelles forces. Franchement, moi je je suis beaucoup sur le terrain, en particulier dans les territoires ruraux.
Il y a il y a un profond décalage euh entre une vie politique à Paris qui reste très matricée comme si on allait reproduire le même schéma qu'aux deux précédentes élections présidentielles et même celles d'avant. Non, il y a il y a il y a envie d'un nouveau programme et de nouvelles idées. Et moi, c'est ça que je veux défendre dans cette campagne électorale.
Delphine Bateau, la candidature présidentielle, elle impose beaucoup de sujets à traiter et pas seulement celui de l'écologie. Ça va être quoi vous votre programme sur la question économique ? Le pouvoir d'achat, euh la solidarité, les questions d'immigration, on en parlait il y a il y a quelques instants sur l'antenne de Sud Radio.
C'est quoi votre programme là-dessus et vos proposition ? c'est la République, c'est c'est la République terrestre et donc d'abord c'est d'affirmer le caractère central des enjeux écologique parce qu'ils sont vitaux et qu'ils ont des conséquences dans l'ensemble des domaines. Par exemple, ils ont des conséquences sur le plan économique.
Sur le plan économique, moi je suis pour qu'on on arrête de courir après un indicateur qui est la croissance du PIB et qu'on revienne à une économie de l'utile, une économie locale en relocalisant un certain nombre de production mais aussi en sortant aussi des logiques de gaspillage et en sortant des logiques de dépendance que ce soit aux importations d'énergie fossiles ou d'un certain nombre de matières premières dont nous sommes dépendants, ce qui crée une vulnérabilité pour la France. sur le plan géopolitique parce que le monde qui nous entoure, il a profondément changé. On n plus aujourd'hui à l'heure de la mondialisation libérale et donc on doit on doit organiser la robustesse de notre économie de l'avenir de nos entreprises par une logique de relocalisation et de retour par justement géopolitique ça va être quoi votre proposition en matière de défense parce que c'est très très intéressant et je pense que tout le monde peut tomber d'accord avec vous sur la nécessité de faire attention à notre environnement mais là les sujets c'est comment on fait pour par exemple assurer une préférence nationale, comment on fait pour créer de l'emploi ?
Ça ça vous répondez pas là-dessus encore ? Non, pas une préférence nationale si sur les questions de de pas une préférence national chinoise par exemple dans le domaine automob c'est le programme de l'extrême droite. On peut parler de relocalisation, ce n'est pas la même chose que la préférence nationale.
Pour vous répondre sur les questions de défense, moi je suis membre de la commission de la défense et des forces armées à l'Assemblée nationale. On est dans un contexte géopolitique où il faut prendre au sérieux les menaces de la Russie. Donc moi, je suis favorable au renforcement de l'effort de défense.
J'ai voté en faveur de la loi de programmation militaire et de la révision de la loi de programmation militaire parce que l'enjeu aujourd'hui c'est pas d'être vat en guerre, c'est de défendre la paix, de défendre la paix en France, de défendre la paix en Europe. Et donc oui, on doit augmenter nos capacités en matière de défense, que ce soit sur le plan humain ou que ce soit en terme d'armement. Mais il faut bien comprendre qu'une vraie stratégie de défense, ce que j'appelle une stratégie de défense en profondeur, et bien elle passe aussi par le fait de se défaire de nos dépendances en particulier en matière d'importation d'énergie fossil qui sont une vulnérabilité euh géopolitique qui est exploitée par nos adversaires.
Mais on fait comment ? On a vraiment les moyens de de s'en passer aujourd'hui euh de s'en passer du jour au lendemain ? Non.
Euh mais il faut bien comprendre qu'il y a un rapport euh entre ces importations d'énergie fossile et deux choses qui sont au centre de notre vie quotidienne. D'abord l'inflation euh l'explosion d'un certain nombre de prix qui est directement lié euh à l'augmentation du prix du baril de pétrole. Et donc c'est une vulnérabilité pour le porte-monnaie de toutes les Françaises et tous les Françaises.
Ça c'est la première chose. Et la deuxième c'est le changement climatique. Si on veut, on a besoin d'organiser notre sécurité climatique, de nous adapter au changement climatique.
Mais on doit aussi agir sur les causes. et les causes, ce sont les énergies fossiles et plus largement c'est la boulimie de courir toujours après la croissance économique qui est un indicateur complètement complètement viifié et qui aujourd'hui est un indicateur en réalité de destruction de nos conditions de vie. La priorité aujourd'hui, ça doit être ce qu'on appelle l'habitabilité, pardon pour le mot un peu compliqué, c'est l'habitabilité de la France. c'est que notre pays reste un beau pays qui reste habitable et qu'on puisse y avoir une qualité de vie sereine et à la fois les règles écologistes qui ont bloqué notamment durant la la crise des incendies certaines volontés individuelles ou même collectives de par exemple créer des murs antif là-dessus on on aborde comment c'est complètement faux écoutez c'est les témoignages que l'on Non non non non, c'est une fake news.
Quand il y a Non, excusez-moi, je je vais vous expliquer. Quand il y a un incendie quand il y a un incendie, la décision de faire un parfeu, c'est-à-dire par de créer par exemple un couloir où on va éliminer les arbres, c'est pas une décision qui est prise ou pas par des écologistes. C'est une décision qui est prise par les pompiers, par les pompiers et par la préfecture.
Peut-être vous parlez d'autres choses. Vous parlez de la question du débroussaillement. Je parle notamment de cela.
Je parle aussi du fait Je parle aussi du fait que les les les citoyennes les citoyens sont parfois attérés face à des mobilisations écologistes. Je suis pas contre l'écologie he je c'est pas mes propos en l'occurrence que je vous rapporte mais bien ceux celles et ceux qui nous contactent et nous disent bah voilà par moment on a l'impression que l'écologie c'est encore quelque chose de très dogmatique. Alors plusieurs choses.
D'abord, si on parle des incendies, moi je veux saluer le mouvement exceptionnel qu'il y a eu des citoyennes et des citoyens et en particulier d'agricultrices et d'agriculteurs qui se sont portés en appui des pompiers et qui ont apporté leur aide. Je vais prendre l'exemple des donc ça a été vrai en Gironde, mais je vais prendre l'exemple des deux sèvres. Nous, on a eu 300 départs de feu dans les deux sèvres.
Il y a eu un travail remarquable qui a été fait entre les pompiers et les agricultrices et les agriculteurs. Maintenant, ce que j'entends dans votre question, c'est autre chose qui concerne pas seulement l'écologie, qui concerne tous les sujets en France, c'est le ral de la bureaucratie et moi je propose une révolution des normes. C'est ça ce que j'appelle une République terrestre.
C'est une République qui euh retrouve le sens du réel, qui est terre à terre, qui est concrète, qui fait confiance aux gens et qui édicte des règles qui sont claires mais qui ne se perd pas dans une bureaucratie qui devient aujourd'hui insurportable dans de très nombreux domaines dont on peut prendre plein d'exemples. Oui, enfin, il y avait aussi le cas des mégabassines, certains mouvements écologistes qui s'y opposaient à l'époque alors même que les agriculteurs n'avaient pas été entendus. Écoutez, justement, vous parlez de de concrètement.
Non, c'est autre chose, excusez-moi. Non, les les bassines dont vous parlez, elles se trouvent dans ma circonscription. Hm hm.
Et en fait, ce qu'il faut bien comprendre, c'est que si on veut stocker l'eau, si on veut retenir l'eau pour lutter contre les sécheresses, on doit d'abord favoriser le stockage de l'eau dans les nappes fréatiques, dans les zones humides, dans les terres, dans les ha. Et donc le modèle qui est celui de faire des investissements gigantesques à plusieurs dizaines de millions d'euros pour chaque bassine où d'où l'eau s'évapore, ce n'est pas une solution qui est adaptée à aux canicules extrêmes tel qu'on celle qu'on vient de celle qu'on vient de vivre. On a une auditrice qui a une question à vous poser sur la chasse d'phine bateau.
Bon Sabine, vous êtes encore là ? Oui. Bonjour.
Bonjour madame Bateau. Allez-y Sabine. Alors voilà, moi j'habite un petit bonjour.
J'habite un petit village dans l'héro. Alors c'est vrai que je suis très loin de Paris. Ce qui se passe à Paris ne m'intéresse pas. ce qui se passe chez moi m'intéresse.
Euh la Terre a brûlé, bien sûr, la Terre s'est desséchée. Euh j'ai eu plus de 40°gr pendant plus d'un mois et demi. À un moment donné, euh j'entends que les chasseurs partent au combat dans les landes en Gironde, euh tuer les derniers animaux qui ont réussi peut-être à s'échapper des feux de forêt et que le gibier d'eau, malgré qu'on nous a seriné sur une sécheresse depuis 3 mois, la chasse est ouverte, on peut aller les tirer comme de lapin.
Expliquez-moi pourquoi on ne s'insurge pas contre ça. Vous vous insurgez vous Delphine Bateau peut-être. Merci Sabine.
Moi j' moi j'appelle au bon sens en fait on vit on vit un été silencieux. C'est très frappant à quel point la nature est en train de mourir. Il y a moins d'oiseaux, moins d'insectes, moins d'animaux.
Et je sais, je crois que beaucoup de chasseurs aiment la nature et donc ils doivent avoir le bon sens de comprendre qu'on doit laisser aux écosystèmes le temps de de souffler, de se reconstituer, de se réparer en fonction du climat qu'on aura au mois de septembre, au mois d'octobre. Et c'est vrai que c'est pas une période adaptée pour pour chasser, mais on doit y arriver à mon sens par le par le dialogue et par le bon sens. Je signale aussi, parce qu'il y a beaucoup de fausses informations qui euh qui circulent, que tous les territoires qui ont été incendiés euh les massifs sont interdits à la fréquentation et des des promeneurs comme des chasseurs.
Actuellement, ces territoires sont fermés à la fréquentation. Merci beaucoup Delphine. Merci.
Oui, je voudrais rapidement. Et je voudrais dire merci. Merci à toutes celles et ceux qui ont apporté de l'eau aux animaux dans dans cette période de sécheresse qui est terrible.
Merci beaucoup Delphine Bateau. Merci beaucoup Delphine Bateau. Je rappelle que vous êtes député des deux SV, président de génération écologie et donc candidate déclarée pour la présidentielle.
Merci d'avoir été avec nous ce midi. Merci aussi à Sabine 0826 300. Je vais remercier l'ensemble de l'équipe qui prépare cette émission.
Sur mes côtés Clément Bargain commencer par vous Albin Texer Louis Randazo et puis Alexandre Saint-Étienne sur les réseaux sociaux Julien Delmas à la réalisation et Manu qui était au standard et puis vous continuez sur Sud Radio à nous écouter tout au long de la journée les vraies voix de Frédéric Brindel dans quelques heures mais avant ça on aura Jacques P6 avec et bien il recevait Philippe Bouvard qui nous a quitté ce matin à l'âge de 96 ans. Animateur bien connu des grosses têtes. [musique] 37 ans à la tête de cette émission.
Bonne journée sur Sud Radio. À demain.
Delphine Batho