Apolline Matin du 4 septembre - 8h/9h
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 51 %Attaque 36 %Défensif 13 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 22:49OuverteRéponse directe
Vous êtes candidat à l'élection présidentielle, à la primaire du PS et de Place Publique. Beaucoup de questions à vous poser.
- 23:14RelanceRéponse partielle
Est-ce que le candidat de la gauche n'est pas en train de devenir François Hollande ?
- 23:45RelanceRéponse partielle
On a l'impression que pour lui, cette primaire n'existe pas. La vraie question se posera en décembre.
- 25:19RelanceRéponse partielle
Est-ce que ça ne veut pas dire que votre élection à vous, c'est le brouillon et que le vrai candidat arrive en décembre ?
- 27:50OuverteRéponse directe
Vous auriez, vous aussi, débloqué cette aide de 1 milliard d'euros pour les agriculteurs si vous étiez président ?
- 29:09OuverteRéponse directe
Vous les adapterez comment ? Est-ce que vous accepterez l'idée de clim dans les écoles ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 23:21Raphaël GlucksmannFait
« Moi je pense qu'on aura besoin de tout le monde et je suis très content que François Hollande expose ses idées, qu'il développe sa vision du monde. »
- 24:11Raphaël GlucksmannFait
« Moi, depuis le début, j'essaye de régénérer cet espace politique et de dire une chose simple. J'en ai marre de cette gauche qui joue toujours le coup d'après, qui est habitée par l'esprit de défaite, qui sacrifie ses principes pour des circonscriptions. »
- 24:56Raphaël GlucksmannFait
« Si vous en avez marre de vous plaindre de l'état de la gauche, venez, adhérez, emparez-vous de ce scrutin. Changez-la. »
- 28:14Raphaël GlucksmannChiffre
« 30% des écoles françaises sont délabrées ou insalubres. »
- 28:34Raphaël GlucksmannChiffre
« Le gouvernement diminue de 60 millions le fonds qui était destiné à adapter nos classes aux canicules. »
- 30:18Raphaël GlucksmannFait
« Moi, je suis pour le stockage de l'eau et simplement, les méga-bassines, ce qu'il faut, c'est un moratoire sur ces méga-bassines. »
- 32:32Raphaël GlucksmannFait
« Ce qu'il faut, c'est que les producteurs soient justement rémunérés. Donc, ça veut dire quand même qu'au bout de la chaîne, on va payer plus cher sa brique de lait et sa boîte de conserve. »
- 35:22Raphaël GlucksmannFait
« Moi, je suis une gauche laïque, républicaine. »
- 35:22PrésentateurFait
« Je suis une gauche laïque, républicaine. »
- 35:53PrésentateurFait
« Ce que propose Mme Le Pen, c'est la négation même de la laïcité. »
- 36:10PrésentateurFait
« La laïcité, c'est aussi la liberté du choix. »
- 37:50PrésentateurFait
« On ne veut pas d'un pays qui ressemble à ça. »
- 37:57PrésentateurFait
« Je n'ai aucun problème à débattre. »
- 40:04PrésentateurFait
« La grande bataille qu'on doit mener contre l'extrême droite qui est aux portes du pouvoir. »
Temps de parole
- Présentateur77 %
- Invité7 %
- ?5 %
- Invité 23 %
- Invité 32 %
≈ 25,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous
écoutez RMC.
Il
est 8h, très belle journée à tous sur RMC. RMC, Apolline Matin. Le journal de Quentin Vinet, bonjour Quentin. Bonjour Apolline, bonjour à tous. C'est une information qu
'on
vous révèle ce matin sur RMC. 25 ans après les attentats du 11 septembre aux Etats-Unis, le terroriste français Zacharias Moussaoui, le seul à avoir été condamné pour sa participation, vous entendrez qu'il demande à purger la fin de sa peine de prison en France. Il est très attendu, c'est ce matin à 9h, alors que le gouvernement va finalement dévoiler le contenu de son plan d'urgence agricole dans un contexte de canicule. La 6ème depuis le début de
l
'année, nous serons en direct de Toulouse. On attend jusqu'à 38 degrés aujourd'hui. Bientôt 25 ans après les attentats du 11 septembre, l'unique terroriste condamné demande à purger sa peine en France. Vous vous souvenez certainement de son nom, Zacharias Moussaoui, 58 ans. Aujourd'hui, membre revendiqué d'Al-Qaïda, condamné à la prison à Viste, étant en 2006 aux Etats-Unis. Mathias Tesson, vous êtes le chef du service Police Justice à RMC, en direct avec nous ce matin. Et vous nous révélez donc qu'il demande à purger la fin de sa peine de prison en France. Pourquoi cette demande ?
Eh bien, il espère ainsi un jour obtenir des conditions de détention peut-être plus favorables sur le territoire français. Rappelons qu'il est incarcéré aux Etats-Unis dans une prison de très haute sécurité. Il dénonce aujourd'hui des mesures d'isolement sans limite et une limitation drastique de ses contacts humains. L'homme de 58 ans demande aussi le maintien de ses liens familiaux, notamment pour pouvoir voir sa mère qui est en France et dont l'état de santé ne lui permettrait pas de se déplacer jusqu'aux Etats-Unis. Un transferment en France lui laisserait aussi une infime chance d'être libéré un jour.
Tout le monde se pose la question évidemment ce matin. Est-ce que ça a une chance d'aboutir ?
Alors cela apparaît aujourd'hui très improbable, même si sur le principe cela est possible. En réalité, il faudrait l'accord des deux pays. Et c'est vrai qu'on imagine mal, sauf coup de folie. Donald Trump a accepté de se débarrasser du seul condamné pour cet attentat responsable de près de 3000 morts aux Etats-Unis et qui a changé la face du monde. Son avocat en France, maître Romain Ruiz, compte aussi demander la révision de son procès aux Etats-Unis.
Information RMC, donc signé Mathias Tesson ce matin. Les Etats-Unis, on en parle, on y reste, rien ne les arrête. Visiblement là-bas, vous savez qu'on est en pleine campagne pour les élections de mi-mandat. Et alors Donald Trump a trouvé un nouveau moyen de mettre en avant sa politique anti-immigration. Romain, vous allez tout nous expliquer dans un instant. Ces dernières heures, la Maison Blanche a mis en ligne sur son site internet un jeu vidéo qui consiste à attraper des personnes en situation irrégulière.
Oui, c'est un jeu inspiré d'un classique du jeu d'arcade auquel toute une génération a joué, c'est Snake. Le principe, vous dirigez un serpent qui doit manger des poings pour grandir sans se mordre la queue ni toucher les murs. Voilà, c'est la même chose. Sauf que là, vous n'incarnez pas un serpent. Mais Tom Oman, principal conseiller de Donald Trump sur l'immigration, et vous devez interpeller et rassembler derrière lui le plus de personnages, des personnes immigrées, ayant traversé le fleuve Rio Grande à la frontière avec le Mexique afin de les expulser. Le titre du jeu, protéger la frontière de la horde qui arrive. Et ce n'est pas le seul jeu mis en ligne cette nuit par la Maison Blanche.
Il y en a un autre qui consiste à construire un mur à la frontière mexicaine sur le principe du célèbre Tetris. Depuis les critiques pleuvent aux Etats-Unis, à commencer par les ONG qui dénoncent une déshumanisation des personnes immigrées. Mais la Maison Blanche défend, elle, une initiative qui, je cite, souligne encore davantage le contraste entre une culture du fun et de la gagne. Et, je cite toujours, la sombre vision socialiste des démocrates pour l'Amérique.
Sur le continent américain, sachez que le Panama a réduit à partir d'aujourd'hui le nombre de bateaux pouvant passer dans son célèbre canal pour la deuxième fois seulement de son histoire. La faute à la sécheresse qui a des conséquences à vraiment partout sur la planète. Et
on
est bien placé pour le savoir en France avec cette sécheresse qui touche nos cultures. Et c'est dans ce contexte que le gouvernement va enfin dévoiler son plan d'urgence agricole. On en a beaucoup parlé cette semaine. Sébastien Crêpe, chef du service politique RMC. Ça aurait dû être hier. Finalement, ce sera tout à l'heure à 9h. Et on sait que l'attente est grande.
Oui,
et la ministre de l'Agriculture, Annie Gennevar, ira elle-même présenter ses mesures en fin de matinée aux agriculteurs sur la foire de Chalon en Champagne. Le gouvernement veut montrer qu'il mesure l'ampleur des difficultés. 90 départements confrontés à des effondrements de la production, insiste Matignon. Un plan destiné à passer l'hiver, avait promis Sébastien Lecornu, et qui devrait comporter des aides pour indemniser les pertes, renflouer la trésorerie, les exploitations, financer l'achat de fourrages ou d'engrais, ce qui va nécessiter une enveloppe considérable au-delà du milliard d'euros qu'il faudra financer par de nouvelles coupes budgétaires ailleurs, prévient Matignon.
Bercy va procéder à de nouveaux gels et annulations de crédit. D'autant qu'il faudra ensuite travailler un second volet pour relancer la production. Des concertations vont s'ouvrir pour inclure de nouvelles mesures dans le futur budget 2027. Mais alors la sécheresse, c'est pas près de s'arranger avec les nouvelles fortes chaleurs. La nouvelle alerte orange canicule dans cinq départements du sud.
C
'est la sixième canicule depuis le début de l'année en France. On attend jusqu'à 38 degrés aujourd'hui à Toulouse. Vous allez l'entendre, avec ce charcutier dans un instant, ça en fera certainement un nouveau record de chaleur pour un mois de septembre.
C'est juste impressionnant. Ça fait très longtemps qu'on n'avait pas connu de record pareil. Et on est à la limite de l'insupportable. Parce que pour nous, pour dormir, pour le travail, pour plein de choses, c'est assez difficile à vivre et à gérer.
Bon, Météo France l'a confirmé. Hier, on vient de vivre tout simplement l'été le plus chaud jamais enregistré. L'été le plus chaud de notre histoire sur les 92 jours de juin, juillet, août. 83 journées étaient au-dessus des normales de saison. Louis Salé pour RMC. Aujourd'hui, on parle d'un été exceptionnel. Mais vous nous dites que si rien ne change, Météo France prévient que dans quelques décennies, un été comme ça, finalement, ce sera habituel.
Oui, en 2100, la France aura gagné 4 degrés de plus en raison du réchauffement climatique. Et un été comme celui de 2026 sera considéré comme un été ordinaire. 2026, c'est une carte postale du climat de 2100. Aussi bien en termes de température que de sécheresse des sols. Le record de 53 jours de vagues de chaleur sera largement battu. Il y en aura plus de 90 lors des étés les plus chauds. Le risque incendie sera étendu à l'ensemble du territoire et la saison des feux pourrait durer deux mois supplémentaires. Mais ce tableau apocalyptique n'est pas figé. Une réduction plus rapide des émissions de gaz et effets de serre peut réduire l'intensité de tous ces phénomènes.
C'est un miracle qui semblait presque inimaginable. Au Népal, 10 jours maintenant après la crue dévastatrice, on apprend que les secours ont réussi à extraire là cette nuit deux ouvriers de chantier qui étaient retenus prisonniers dans un tunnel dans le nord du pays. La France prépare la venue du Pape, Léon XIV. Ce sera à la fin du mois pendant 4 jours à Paris, Lourdes, Metz également. 15 000 forces de l'ordre seront déployées.
C
'est ce que dit ce matin le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez dans le journal La Croix. L'information de la nuit en sport,
c
'est l'élimination. C'est fini pour Gaël Monfils à l'US Open de tennis. battu au deuxième tour par un jeune Américain cette nuit pour son tout dernier tournoi tué Grandchlem. Vous savez qu'il va prendre sa retraite à la fin de la saison.
Lui
qui est aujourd'hui âgé de 40 ans. Cette question aussi ce matin, le PSG va-t-il gagner son premier match de la saison en championnat ? Paris va jouer ce soir, 21h05. On vivra ça sur RMC contre Monaco, qui est l'équipe en forme de ce début de saison. Contrairement aux Parisiens, donc ils n
'ont
toujours pas gagné le moindre match, Valentin Jamin.
Oui, Paris coincé dans la deuxième partie du classement, c'est rare. Et si le PSG ne gagnait toujours pas ce soir, ce serait même une première après trois matchs en Ligue 1 depuis l'arrivée de Luis Enrique. Mais au club, pas d'inquiétude, disent les recrues Luc Adin et Mika Gotts.
La Ligue 1 c
'est
un marathon aussi. Et à la fin il faut faire les comptes, c'est pas après deux journées où il faut déjà faire les comptes. Je pense pas qu'il y
a
de pression. On est très calme et on va juste essayer de gagner. Mais il n
'y a
pas de pression.
Monaco pourrait quand même prendre 7 points d'avance ce soir. Et depuis le début de saison, sur la scène nationale, Paris a par exemple perdu aussi le trophée des champions à Lens. Mais le PSG a affronté uniquement des adversaires qualifiés en Coupe d'Europe. Alors Luis Enrique est à qu'un.
Qu
'est-ce que tu penses que c
'est
? On ne gagne pas, on est dehors de la cour à les titres.
L'entraîneur parisien attend aussi que ses cinq recrues s'adaptent.
Ça dépend de beaucoup de facteurs que je ne peux pas contrôler. Il y a beaucoup de choses positives que j'ai vues pendant ce dernier match. Mais c'est clair qu'il faut améliorer.
Et
que chaque année sera très motivant pour les adversaires de jouer contre nous. Et très difficile pour nous de continuer à gagner.
Face à une équipe de Monaco qui a battu Paris deux fois la saison dernière.
Alors avant ça,
à
19h, Lyon recevra Auxerre et c'est Lille qui est en tête de la Ligue 1 grâce à sa victoire 1-0.
C
'était hier soir à Toulouse en ouverture de la troisième journée de Ligue 1. C'était le journal de Quentin Vina. Il est 8h08 sur RMC. S'ils n'obtiennent pas de hausse de salaire, les policiers menacent de ne pas assurer la sécurité du pape en France à la fin du mois. On sera dans un instant avec le délégué national du syndicat Alliance Police. Il est devant le ministère de l'Intérieur. Il s'apprête à rencontrer le ministre et à tenter de négocier. Donc la menace est-elle sérieuse ? Il nous le dit dans un instant. A tout de suite.
RMC
jusqu'à 9h. Apolline Matin. Apolline de Malherbe. 8h12 sur RMC. La venue du pape en France à la fin du mois pourra-t-elle avoir lieu ? Si vous ne la sécurisez pas, ça ne marchera pas. Johan Maras, bonjour. Bonjour.
Vous
êtes délégué national du syndicat Alliance Police. Au moment où l
'on
se parle, vous êtes devant le ministère de l'Intérieur, devant Beauvau. Vous vous apprêtez à rencontrer Laurent Nunez, le ministre de l'Intérieur. Si le ministre n'accède pas à vos demandes, et notamment de hausse de salaire, vous menacez de perturber la venue du pape en France
?
Alors, j'accompagne la délégation, effectivement, qui va rencontrer Laurent Nunez, menée par mon secrétaire général, Fabien Van der Melrich. Nous, aujourd'hui, ce qu'on attend du ministre de l'Intérieur, mais il le sait, on s'est mobilisé le 30 juin. On lui a demandé des revalorisations salariales, on lui a demandé deux grands chantiers. Le premier,
c
'est de tenir les engagements de l'État concernant la LOPMI et le protocole qu'on a signé en
2022.
C
'est-à-dire ? Expliquez
-nous de quoi il s'agit, la LOPMI.
On a signé un protocole avec le ministère de l'Intérieur en 2022. Ce protocole s'est allé sur cinq ans, entre 2022 et 2027.
Il
y a encore des mesures de ce protocole qui doivent être débloquées et qui, pour l'instant, ne sont pas budgétisées. Il devait y avoir des ajustements et des corrections dans ce protocole. Des collègues, notamment, qui doivent toucher des primes de voie publique d'investigation qui ont été injustement écartées. Des corrections à faire sur des grilles indiciaires. Tout ce bloc-là, les services de M. Nunez savent très bien ce qu'il faut faire aujourd'hui. Ce qui nous manque, c'est le budget.
Le
budget,
et c'est pour ça
qu'on est. J'ai envie de vous dire pour vous comme pour
les autres.
Effectivement, sauf que je pense que la police nationale, aujourd'hui, dans ce pays, on en a besoin. Les Français ont un besoin de sécurité. Et avoir une bonne police, ça se paye. Et c'est encore ce qu'on va répéter à M. Nunez ce matin. Le deuxième chantier sur lequel on l'attend, c'est la revalorisation de notre prime de risque. La fameuse ISSSP, qui n
'a
pas été revalorisée depuis 2019, après les Gilets jaunes.
Depuis les Gilets jaunes,
hein
? Bonjour,
Johan. Moi, j'ai une question. Je ne comprends rien vos demandes d'augmentation de budget. Mais elles sont justifiées par quoi ? Est-ce que vos conditions de travail se sont dégradées ? Est-ce que le maintien de l'ordre a changé
depuis
les Gilets jaunes ?
Est-ce qu'il y a quelque chose qui a changé dans votre
métier ? Les conditions de travail, évidemment, qu'elles sont dégradées. Tout est devenu une priorité aujourd'hui. Vous voyez l'état du pays. Le narcotrafic est une priorité. Les violences intrafamiliales sont une priorité. En fait, on demande toujours plus et toujours moins à mes collègues sur le terrain. Et encore une fois, avoir une police engagée et qui va répondre à tout ce qu'on lui demande aujourd'hui, ça se paye.
Ça se paye, dites-vous. Et vous avez effectivement menacé, peut-être de ne pas atturer la sécurité au moment de l'avenue du Pape, d'un mouvement de grève le 15 septembre. Est-ce que cette menace, elle est réelle
? Alors,
ce n
'est
pas un mouvement de grève. La police nationale n
'a
pas le
droit de faire grève. Oui, parce qu'on n'a pas le droit, effectivement, de faire grève.
On a annoncé une nouvelle mobilisation et une rentrée sociale un peu tonitruante qui démarrera le 15 septembre. Mais on ne s'arrêtera pas au 15 septembre si on n'est pas entendus. Et on ne s'interdit rien, effectivement. Il va falloir que Laurent Nunez aille chercher du budget pour ses policiers.
Vous travaillez le soir, le week-end, les jours fériés. On en parle depuis le début de la semaine aussi de ces questions de métier où on travaille parfois de manière extrêmement tendue. Est-ce que vos heures sup' ont été payées
? Alors,
les heures sup', c'est un serpent de mer dans la police nationale. Il y a une partie des heures supplémentaires qui, depuis quelques années, sont rémunérées. Elles sont rémunérées déjà pas en fonction de l'indice
des
collègues. Ça veut dire qu'on leur donne un montant fixe et peu importe le grade du collègue. Ça, c'est un vrai dysfonctionnement. Mais sur l'engagement de mes collègues au quotidien, on parle d'un gardien de la paix aujourd'hui qui est payé 2 000 euros. Et comme vous le dites, il travaille la nuit, il travaille les jours fériés, il travaille les week-ends. Il est loin de sa famille,
il
fait des journées de 12 heures. Et bien, effectivement, aujourd'hui, un policier devrait être payé plus que ça. Et quand on regarde nos voisins européens, les polices sont mieux payés qu'en France.
Merci beaucoup. Merci, Johan Maras. Vous êtes délégué national du syndicat Alliance Police. Merci à vous. Cette rencontre qui aura lieu dans les prochaines minutes avec le ministre de l'Intérieur. Je voudrais qu
'on
parte au 32-16. Zlatan, qui nous appelle. Bonjour Zlatan.
Vous
vouliez revenir sur ce fameux radar, le radar du chantier de la porte de Montreuil. Machine à cash, dénonce les associations.
Et
vous
? Zlatan,
vous êtes avec nous
?
Je crois que Zlatan voulait nous dire qu'il avait réussi à ne pas se faire piéger. Mais il voulait être alerté à
ce
radar fou. Merci en tout cas, Zlatan. Ne vous hésitez pas à rappeler parce que là, on ne vous entend pas. Il est 8h17, Arnaud Demanche, c
'est
là. RMC, Apolline Matin.
C
'est tous les jours de Manche. Salut Arnaud. Et bonjour Apolline, bonjour tous les amis. Comme vous êtes beaux et rayonnants ce matin. Du tout bon, je vais commencer.
Non, c'est juste
pour être sympa. Allez, parlons sport.
Oui. On vient d'avoir
Zlatan, pas au téléphone.
Non, pas grave.
Mais on va parler de Lionel Messi. Ah oui. En sa retraite internationale. Celui qu'on surnomme le Jérôme Rotten argentin. Le Christophe Dugarry de Rosario. Eh bien, il ne se sent plus d'apporter suffisamment à l'Argentine. Vous savez, il a déclaré.
Non,
et moi, mon truc, c'est le foot. Le MMA, je n
'y
connais rien. Parce qu'il ne sait pas faire un étranglement comme ses coéquipiers. Dans un
an, vous le
verrez devant toutes vos vidéos YouTube. Il te proposera de vendre ta voiture.
Le
Lionel Messi.
Et
ce sera super. Tant qu'on reste.
Tant
qu'on est sur RMC, qu'on parle d'RMC. Grosse nouvelle média. Gros truc. BFM TV et RMC lancent RMC+, une nouvelle plateforme de streaming. Tremblez, Netflix et Amazon. Et voilà,
on arrive.
RMC+, débarque avec plein d'émissions. Par exemple, LOL, spécial grande gueule. Celui qui laisse l'autre finir sa phrase, il sort. J'ai écouté à l'instant,
Bruno
Ponset. Excuse-moi, Bruno. Je ne t'interromps pas quand tu m'interromps.
Mais
ne m'interromps. Non, mais moi, je pense que c
'est
pas ce qui est. Éliminez les deux. Il y aura aussi l'adaptation de Love is Blind avec Estelle Denis. Et bienvenue dans cet épisode de L'amour est aveugle. Et on accueille Raymond. Estelle, tu veux m'épouser ? Il est chiant, Raymond. Il est relou. Et enfin, grosse exclue de RMC+, la casa E.D.Papel. Manu Lechypre, alias Frankfurt. Et sa complice, Edwige Chevrillon, alias Dusseldorf, s'enferment dans la banque centrale de Zurich pour la braquer. C'est bon, ça. Moumoune, attache à l'employé. Qu'est
-ce
que tu fais avec les menottes ? Tu es en train de t'attacher, toi.
Prends-moi en autage, Frankfurt. Frankfurt,
fais-moi l'amour sur des vieux Deutschmark devant le portrait de Gerhard Schröder. Il
ferme les yeux, Manu. Il se cache les yeux.
Et bien tout ça, ce sera sur RMC+.
Abonnez-vous. J'attends ça. Abonnez-vous.
Un nouvel épisode de Canicule. Arnaud va toucher le sud de la
France.
Aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe. A
BFM TV,
vous savez, ils ont le gars de la météo qu'ils envoient sur le terrain, la Kevin Fleury. Il a dû devenir livide pendant la conférence de rédaction. « Kevin,
ce
ne serait pas une nouvelle canicule ? » « Oh non, pitié ! »
«
Pas les duplexes de 6 heures en plein soleil sans boire. »
«
Kevin, c'est dans ton contrat. »
«
Non ! » « Vous m'avez déjà obligé à regarder le soleil sans lunettes pendant l'éclipse pour prouver que ce n'était pas dangereux, alors que c'était dangereux. » Alors au Japon, ils ont trouvé un truc face aux canicules. C'est vrai, c'est vrai de vrai. Des entreprises installent des frigos pour humains. Et les salariés peuvent aller dedans pour se rafraîchir. Ça, il faudra gueuler sur BFM Business. C'est typiquement français. On s'est encore fait dépasser. Si Véronique Courgeot avait déposé le brevet en 2006, on ne se serait
pas fait piquer
le marché par les Japonais. Voilà, un coup de gueule à pousser. Éric Ciotti a annoncé l'installation de mâts dans les écoles de Nice. Il voulait y faire flotter les drapeaux français. Oui, alors en fait, ce n
'est
pas des mâts,
c
'est des manches à balai. Mais pour Éric Ciotti, c'est
l'antenne
de la tour Eiffel. Non mais Éric Ciotti, il regrette l'école d'avant. Mais c'était quoi l'école d'avant ? Eh bien, c'est l'occasion d'un petit quiz de fin de semaine. Cette matière a-t-elle été enseignée à l'école française ? Arthur Chevalier va se régaler. Attention, c'est parti, des cours pour s'occuper d'un poulailler. Oui, c'est vrai, d'ailleurs ça existe encore. Karim Boanran, le maire de Saint-Ouen, propose même des cours pour s'occuper d'un master poulet. Des cours de maniement du fusil à l'école primaire.
Oui, à partir de
1882, on apprend aux enfants de CM1 à
tirer sur... Bataillon
scolaire,
ça s'appelait. Bataillon scolaire, exactement.
Mais
bon, on
triche, ça triche, il
y en a
un des joueurs et c'est tout. Quand tu penses qu'aujourd'hui, on leur confisque le portable parce que c'est trop dangereux. Des cours pour nettoyer, balayer, astiquer, Cazla toujours pimpant.
Oui, oui. Cours de duk. Oui, bah si, si, il y avait
ça, ces duk-machines qui faisaient les programmes. Des cours de travail du fer à la forge. Non. Si, il y
a
eu aussi, ouais. Ah oui, il
y a
eu. Des cours de distillation d'alcool. Non. Alors non, mais je l
'ai
quand même fait en cours de chimie, moi.
Oui, en primaire. Ouais, mais Versailles, c'était piqui-brinders.
Des cours pour apprendre à échapper aux pédophiles. Ah non,
non, non.
Ah, techniquement, c'est pas
tout à
fait faux,
hein.
C
'est
vraiment un peu vrai. C'est dommage qu'on leur en prenne plus à s'exercer au fusil. C'était une bonne cuisine
aussi.
Voilà, donc on apprend aux enfants à reconnaître les pédophiles, puis après on les met dans le périscolaire parisien pour les travaux pratiques, c'est bien foutu. Des cours pour apprendre à parler le poids de Vincent Tonget. Ah bah,
ça pourrait. Des cours
de techno où on t'apprend à organiser une rêve partie. Alors, des cours
de
techno,
oui, la rêve partie, non. Moi, j'ai eu des cours de techno. Ah, vous l'avez
eu,
le
truc où on vous donne un fer à souder pour fabriquer un
triangle
qui
clignote. Moi, je l'ai fait aussi. On a
distribué des produits
chimiques. Ça va l'air bien, les enfants. Ouais, non, mais Versailles, vous l'écoutez, là, en fait.
Je ne sais pas si tout était légal dans ma scolarité, mais en tout cas, c'était fun.
Allez, bon week-end
et à demain. Excellent week-end.
Quel beau message de rentrer.
Travaillez bien, les enfants. Il est 8h23. Attention, ils m'écoutent. Ils arrivent à l'école. Non, non, c'est vraiment super, l'école. Merci, Arnaud, qu'on retrouve donc en podcast et sur scène avec un nouveau spectacle. Vous serez à Rouen, à Caen, au Garrick, à Y-Saint-Jean, à Montpellier, à Aix-en-Provence ou à Toulon. Et c'est un spectacle RMC. Il est 8h23. Dans un instant, la politique, le face-à-face. Mon invité, c'est Raphaël Glucksmann, candidat pour cette primaire du Parti Socialiste et de Place Publique, candidat à l'élection présidentielle. A tout de suite. Merci d'écouter RMC. Il est 8h27. RMC, Apolline Matin. Et le rappel des titres, Victor Pourchet.
Dans moins d'une demi-heure, ce matin, 9h, rendez-vous donné par le gouvernement. Pour détailler son plan d'aide aux agriculteurs, selon les informations de RMC, son montant devrait dépasser le milliard d'euros que le Premier ministre veut trouver en gelant ou en annulant d'autres dépenses dans le budget 2026. Cette information que vous dévoile RMC ce matin, le condamné français des attentats du 11 septembre demande son rapatriement. Zacharias Moussaoui, proche d'Al-Qaïda, veut terminer de purger sa peine de prison à vie en France. Le passage dans le détroit d'Hormuz, presque revenu à la normale.
C'est en tout cas ce qu'assure le vice-président américain, Jay Divinsky, refuse de qualifier ce conflit avec l'Iran de guerre, qui refuse aussi de donner une date de fin des hostilités. Un sauvetage à peine croyable au Népal. Presque une semaine après, les crues meurtrières. Deux ouvriers ont été sortis vivants des décombres. Ce matin, ils étaient piégés dans le tunnel d'une centrale hydroélectrique. Le dernier bilan de la catastrophe est de 1280 morts et plus de 5600 disparus. Du tennis, Gaël Monfils fait ses adieux au tournoi du Grand Schlem. Le français a joué son dernier match au plus haut niveau cette nuit à l'US Open. Défaite rapide en 3-7 contre l'Américain tienne.
Première qualification au troisième tour d'un Grand Schlem. En revanche, pour Arthur Géa, ça passe aussi pour Benjamin Bonzi face à la tête de série Ignacio Bouzé. En foot, il y a un nouveau leader en Ligue 1 ce matin. C'est Lille qui a ouvert cette troisième journée du championnat par une victoire à l'arraché. Un petit but à zéro face à Toulouse. Deux matchs au programme aujourd'hui. Lyon au cerf à 19h et le choc Paris Saint-Germain. Monaco à 21h05. Vous les suivrez évidemment sur RMC. La météo, sixième canicule de l'année. Cinq départements en vigilance orange aujourd'hui. Aude, Héros, Gare, Ardèche et Drôme. Cet après-midi, plusieurs records de température devraient être battus.
De 22 degrés à Brest jusqu'à 37 à Lyon et Bordeaux. Il fera 33 à Marseille, 36 à Toulouse, Clermont ou encore Grenoble. Tout de suite, vous avez rendez-vous comme tous les jours avec le face-à-face sur RMC. Apolline de Malherbe reçoit Raphaël Glucksmann, eurodébuté place publique mais surtout candidat à la primaire socialiste. RMC jusqu'à 9h. Apolline matin.
Face
à face. Il
est
8h29 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Raphaël Glucksmann.
Bonjour.
Merci de répondre à mes questions ce matin. Vous êtes candidat à l'élection présidentielle, candidat à cette primaire du Parti socialiste et de place publique. Vous êtes également député européen. Beaucoup de questions à vous poser. Votre programme qui, de jour en jour, se complète sur les retraites, sur les héritages, sur les taxes, sur l'école. Mais au fond, en préparant cette interview, je me demandais si cette rentrée n'était pas en train de devenir la rentrée de François Hollande plutôt que la rentrée de Raphaël Glucksmann. Est-ce que le candidat de la gauche n'est pas en train de devenir François Hollande
?
Écoutez, moi je pense qu'on aura besoin de tout le monde et je suis très content que François Hollande expose ses idées, qu'il développe sa vision du monde. Mais là, nous, nous avons une primaire qui va décider du candidat ou de la candidate de l'espace social-démocrate, de l'espace socialiste et démocrate. Et je compte bien, moi, l'emporter et être ce candidat pour remporter l'élection présidentielle.
Parce que je pense que notre espace
politique peut
gagner cette élection. Il
est dans un autre timing que le vôtre. On a l'impression que pour lui, cette primaire même n'existe pas. À part le fait qu'il dit qu
'il
va y voter. Puisqu'il est lui-même adhérent. Mais il dit, en fait, la vraie question, elle se posera en
décembre.
Comme si, au fond, vous, vous étiez candidat à une élection pour du beurre. Mais non. En fait, la stratégie de François Hollande, elle est limpide et elle est parfaitement respectable. Il attend de voir si... Il
attend de
voir si vous... Oui,
si
je réussis à enclencher une dynamique. Mais c'est pareil pour tout le monde, vous savez. Moi, depuis le début, j'essaye de régénérer cet espace politique et de dire une chose simple. J'en ai marre de cette gauche qui joue toujours le coup d'après, qui est habitée par l'esprit de défaite, qui sacrifie ses principes pour des circonscriptions. Et je veux, moi, que nous gagnions l'élection présidentielle. Donc, en fait, voilà. La responsabilité, elle pèse sur mes épaules. Il faut que j'enclenche cette dynamique. Et aujourd'hui, ce qu'on voit, c'est que cette dynamique commence. Ça fait une semaine
qu'on est en campagne. C'est
-à-dire ? Ça fait une semaine qu'on est en campagne. Les sondages augmentent. Il y a un enthousiasme sur le terrain. Des adhésions en masse. Et d'ailleurs, j'en profite ce matin pour m'adresser à vos auditeurs et vos téléspectateurs en leur disant « Si vous en avez marre de vous plaindre de l'état de la gauche, venez, adhérez, emparez-vous de ce scrutin. Changez-la. »
Et
on va prendre ensemble le pouvoir pour changer la vie des Françaises et des Français parce qu'on en a marre de ces dix années d'injustice et d'impasse du macronisme et parce qu
'on
ne veut pas que notre pays soit offert à Mme Le Pen et à l'extrême droite. Mais vous comprenez que quand on
entend
François Hollande qui clairement a un programme, il le développe dans
son livre. Vous auriez dû l
'inviter. Mais vous inquiétez pas qu'on le fait aussi. Mais il est déjà partout. Justement, il est partout. Il parle partout. Et il est sûr en campagne. Il ouvrira même à partir de lundi un QG de campagne à Paris dans le 11e. Est-ce que ça ne
veut
pas dire que votre élection à vous, c'est le brouillon et que le vrai candidat, il arrive en décembre et qu'il est en train de préparer son décollage
?
Écoutez, dans toutes les enquêtes d'opinion, je suis largement devant. J'ai fait un score aux européennes qui a suscité un espoir chez les millions de Françaises et de Français. Et il y a là l'opportunité de résoudre la question de la candidature. Ça s'appelle une primaire. Les adhérents du Parti Socialiste, de places publiques et ceux qui voudront nous rejoindre et adhérons à la plateforme commune pourront choisir. Choisir leur candidat. Mais vous savez... La question,
je vais vous la poser à vous. Non, mais
je vais vous le dire. La malédiction de cet espace politique, de la gauche démocratique, c'est que nous, on est enfermés dans des questions de personnes et de process. On débat sur le nombre de débats. On débat sur la nature de tel ou tel processus. Pendant que les autres font campagne. Moi, ce qui m'intéresse, ce n
'est
pas finalement François Hollande, Olivier Faure, Raphaël Guxman. Moi, ce qui m'intéresse, c'est qu'on engage la
bataille avec
Marine Le Pen,
avec Jean-Luc Mélenchon, avec Édouard
Philippe, qui sont nos véritables concurrents dans cette élection. Et donc, à force de ne penser qu'à soi, de se regarder le nombril, la gauche démocratique perd toutes les élections nationales. Moi, je veux mettre train à cette espace des
fêtes. Si votre argument,
Raphaël Guxman, c'est de dire j'ai lancé une grande dynamique au moment des Européennes, donc ça va me porter. Yannick Jadot avait fait 14% aux Européennes. Je vous remercie d'évoquer Yannick Jadot parce qu'ensemble, nous allons mener la révolution écologique.
Eh bien, vous avez vu ces chiffres.
J'imagine que vous les avez analysés. Il avait fait à peu près le même score que vous, Européennes. Il s'est totalement écroulé aux présidentielles. Donc là, la dynamique des Européennes, ce n
'est
pas la
même.
Ce
n'est
pas la dynamique des Européennes. Ce qu'on est en train de construire, c'est une équipe, une équipe pour gouverner le pays avec Yannick Jadot, avec Boris Vallot, avec Carole Delga, avec Laurence Rossignol, avec Nicolas Maillot Rossignol, avec Aurore Laluc. En fait, nous sommes en train de construire l'équipe qui va d'abord refonder la gauche sur des bases claires et qui ensuite va gouverner ce pays. Et moi, je suis convaincu que les Françaises et les Français en majorité ne voudront pas reconduire un ancien Premier ministre d'Emmanuel Macron pour reproduire les mêmes politiques avec les mêmes gens pour que vous, vous soyez obsédés par une question,
c
'est quel est le poste de M. Darmanin ? Alors, est-ce qu'il sera Premier ministre, ministre de la Défense, ministre d'Affaires étrangères ? On en a marre. On en a marre. Et donc, il faut tourner le 7 pages. Mais pour tourner cette page, il faut une offre politique nouvelle. Et c'est ce que nous allons proposer avec des changements radicaux
sur l'écologie, sur la solidarité sociale. L'écologie, ça a été votre
premier déplacement. C'est extrêmement important. Vous avez entendu ce matin un milliard d'euros qui vont être débloqués pour aider les agriculteurs. Vous auriez, vous aussi, débloqué cette aide-là si vous
étiez président ? Oui, il faut la
têcheresse. Il faut une aide d'urgence pour nos agriculteurs. On a besoin de nos agriculteurs. On a besoin qu'en France, il y ait encore des paysans. On a besoin de, y compris pour mener à bien la transformation écologique. Ils seront l'avant-garde de cette transformation des agriculteurs. Mais moi, ce que je note, c'est que dans le même temps, on sabote le fonds qui était destiné à la rénovation thermique des écoles, à l'adaptation des écoles à la canicule. On a eu des enfants qui ont littéralement cuit dans leur salle de classe. Et on est à
nouveau dans une
alerte canicule aujourd'hui. Voilà. Et alors, aujourd'hui, qu
'est
-ce qu'on apprend
?
C'est que le gouvernement diminue de 60 millions le fonds qui était destiné à adapter nos classes aux canicules et que donc, l'année prochaine, on se retrouvera exactement dans la même situation que cette année. Et cette impréparation permanente face au réchauffement climatique, c'est un scandale. Ça met en danger nos enfants. Ça casse la continuité du service public. Ça oblige les écoles à fermer. Ça empêche les enfants d'apprendre. Et le résultat de toute cette impréparation, c'est que la France sombre dans le chaos à chaque événement climatique. Et bien moi, je mettrai fin à cela.
Nous lancerons la révolution écologique, l'adaptation de la France au changement climatique et nous serons prêts. La France sera gouvernée.
Vous les adapterez comment ? Est-ce que vous
accepterez l'idée de clim dans les écoles
? Il
faut de la clim. Nous, on n'a aucun problème avec l'existence de la clim. Il faut dans l'urgence de la clim. Mais ça ne suffit pas. La clim n'est pas la réponse au réchauffement climatique. Donc, il faut un plan de rénovation des écoles. Vous savez que 30% des écoles françaises sont délabrées ou insalubres. Et donc, nous, ce que nous proposons, c'est un plan de bâtisseurs d'écoles.
On
a en gros 4000 écoles à rénover chaque année. Ça suppose des investissements. Les collectivités locales ne pourront pas le faire seuls. Et aujourd'hui, oui, avec une participation de l'État, et aujourd'hui, le gouvernement envoie le signal qu'on a déjà tourné la page de la canicule. Mais c'est normal. Parce que depuis 10 ans, ils gouvernent comme ça. Ils font des séquences. Ils arrivent. Un ton martial. Nous ferons face à la canicule. Et 10 jours après, ils ont oublié et ils sabotent les budgets qu'eux-mêmes ont annoncés. Raphaël Luxman, sur ce plan pour l'agriculture, il y a deux questions en particulier sur lesquelles je voudrais vous interroger.
Vous avez dit qu'on aura besoin d'eux aussi pour s'adapter au réchauffement climatique. La question du stockage de l'eau. Édouard Philippier est favorable. Il dit oui, il va falloir stocker l'eau. Les Espagnols le font. Et en France, il y a un débat là-dessus. Vous, vous êtes pour ou vous êtes contre ? Moi, je suis pour le stockage de l'eau et simplement, les méga-bassines, ce qu'il faut, c'est un moratoire sur ces méga-bassines pour une raison simple. C'est qu'il faut de la concertation dans l'utilisation commune de l'eau. Et c'est pour ça que nous, pour ne
pas
que l'eau soit captée par
quelques exploitations. Donc, vous voulez bien
qu
'on
la stocke ? Non, mais ce que je veux
dire...
Pardon, je veux essayer de comprendre.
La
méga-bassine,
la méga
-bassine, OK ? Non,
pas les méga-bassines. Pas
les méga-bassines. Les rétentions d'eau, puisque c'est ça, quand vous dites qu'on stocke. Bien sûr qu'il faut des rétentions d'eau. Bien sûr que sur certains territoires, c'est nécessaire. Mais la méga-bassine qui irrigue seulement quelques exploitations et qui prive les autres agriculteurs de l'accès à l'eau, seront à l'avant-garde de la transformation écologique. Mais parce que le premier geste que devra faire un président de la République quand il sera élu en mai prochain, c'est d'aller renégocier la politique agricole commune.
Parce qu'aujourd'hui, on a une politique agricole commune qui bénéficie à 10% des agriculteurs français, qui bénéficie aux gros exploitants de la Beauce, mais qui ne bénéficie absolument pas à tous ces agriculteurs qui,
aujourd'hui,
gagnent
un salaire de misère pour travailler 70 heures par
semaine. Et donc, nous, nous changerons cela. Et nous organiserons la rémunération des services écologiques rendus à la collectivité. Par exemple, quand vous avez une friche, dans les régions viticoles, vous avez de l'arrachage. Ça, c
'est
sûrement une friche. La friche, c'est ce qui va déclencher, démultiplier les risques d'incendie. Eh bien, les agriculteurs qui s'occuperont de ces friches seront rémunérés. Et ça, on a le budget pour ça. Et qui bloque aujourd'hui à Bruxelles ce genre d'évolution ? Qui bloque ? Eh bien, la France, malheureusement. Je dois vous le dire, la France d'Emmanuel Macron. Et les autres Européens sont prêts à le faire. Nous le ferons. Raphaël Luxman, une question. Il y a eu le socage de l'eau. Je voudrais vous poser aussi la question des prix. Hier, le patron de la FNSEA était à mon micro. Ce matin, j'ai reçu le patron de Bonduelle et Casse-Grain sur RMC.
Et les deux, au fond, tiennent le même discours. Ils disent, on a trop tiré vers le bas les prix de l'alimentaire. Et ça n'est plus tenable. Il va falloir accepter une inflation sur l'alimentaire. Alors, ça représenterait quelques centimes par boîte de conserve de petits pois. Mais il dit, c'est soit ça, soit l'agriculture en France meurt. Est-ce que, oui, il faut accepter une inflation sur les prix de
l
'alimentaire agricole ? Ce qu'il faut, c'est que les producteurs soient justement rémunérés. Donc, ça veut
dire
quand même qu'au bout de la chaîne, on va payer plus cher, sa brique de lait et sa boîte de conserve. Qu'est-ce qui fabrique le prix, Apolline de Mayerbe
? Ce
sont les intermédiaires. Ce sont les marges qui sont dégagées. Et donc, on a là un effort majeur à faire.
Oui, mais à un moment ou à
un autre, c'est ce qu
'ils
vous disent.
Ça va
quand
même finir par monter.
Oui, mais il y en a qui font beaucoup d'argent en ce moment. Et ce ne sont pas les producteurs.
Ce ne sont pas les agriculteurs. Vous parlez
des marques ? Ce
sont les intermédiaires, les
marques, l'agro-industrie. C'est là où on doit faire pression pour baisser les prix. Et en réalité, aujourd'hui, on est dans un marché qui est totalement opaque. Eh bien, nous allons le rendre transparent. Et je vais vous dire une chose. On devra savoir quelle part revient vraiment à l'agriculteur dans une barquette de jambon ou dans une
boîte de conserve de petits pois. Et les consommateurs
seront surpris de voir à quel point nous rémunérons mal nos producteurs, nos agriculteurs. Et moi, ce que je veux dire, une chose très simple, la France a besoin de ces agriculteurs. On a fait, grâce à eux, une transformation majeure pendant 40 ans. Eh bien, cette transformation, c'était de mettre fin à la disette, d'avoir une agriculteur
qui produisait beaucoup. Là, désormais, on a
besoin
d'eux. On a besoin
d'eux pour mener à bien
cette transformation.
Celui
qui dit ça, de
toute manière, c'est le représentant des agriculteurs.
C
'est le premier syndicat
agricole.
Donc, il dit qu'il va falloir augmenter
les prix.
Mais les positions défendues par la direction de la NFLNSEA, je suis désolé, sont souvent en contradiction avec les intérêts des éleveurs, avec les intérêts des petits agriculteurs, des petits exploitants qui, eux, ne s'en sortent pas. Donc,
quand il dit qu'il faut
augmenter les prix,
vous dites que c'est
contre les agriculteurs qu'il le dit ? Non. Qu'on paye au juste prix les producteurs, oui, mais pourquoi ils ne s'attaquent pas dans ce cas-là aux marges qui se dégagent entre le producteur et le consommateur. Et c'est là qu'il va falloir trouver des marges. Mais je vais vous expliquer. Aujourd'hui, vous avez des représentants du monde agricole qui, à Bruxelles, luttent d'arrache-pied pour empêcher toute réforme de la politique agricole commune. Par exemple, savez-vous que la France est un des seuls pays européens qui n'a pas de plafond sur les aides ?
C'est-à-dire que vous avez des grands agro-industriels qui bénéficient de millions d'euros de la politique agricole commune pendant que vous avez des petits exploitants qui n'en bénéficient pas.
Eh
bien, moi, je vais vous dire, dans tous les autres pays européens, il y a des plafonds. Ça veut dire qu'on a une répartition égalitaire, équitable de ces aides. Et ça permet à quoi ? Ça permet aux petits exploitants, aux petits agriculteurs, ceux qui galèrent aujourd'hui, eh bien, de s'en sortir. Et moi, ce que je veux, c'est une politique agricole juste et écologique. Raphaël Glucksmann, cette semaine, la question du voile est revenue à l'ordre du jour. D'abord parce que le RN a annoncé qu'il voudrait l'interdire. Et puis hier, il y
a
eu cette déclaration de Jean-Luc Mélenchon qui dit avoir commis une erreur lorsque, initialement, il estimait que le voile était, je cite, une soumission de la femme et un signe du patriarcat. Aujourd'hui, à l'inverse, il estime que c'est une forme de liberté de la femme. Quelle gauche êtes-vous ? Moi, je suis une gauche laïque, républicaine. Mais je tiens à vous dire que si le sujet est revenu au cœur du débat public, c'est parce que le Rassemblement National propose quoi ? Il propose d'envoyer les policiers français faire la chasse au foulard dans les rues de France ? C'est ça ? On en est là ? Sérieusement ?
Et donc, en relançant ce débat-là, le Rassemblement National sait très bien ce qu'il fait. Il veut relancer les fièvres identitaires. Eh bien moi, je ne le permettrai pas. Et je ne veux pas que la politique française se résume à un débat entre fièvres identitaires. Et je vais vous dire une chose simple.
Ce
que propose Mme Le Pen, c'est la négation même de la laïcité. La laïcité, ce n'est pas la police des vêtements. Ce n'est pas interdire un vêtement dans l'espace public. La laïcité,
c
'est protéger des sanctuaires comme l'école. C'est la loi de 2004 à laquelle je suis foncièrement favorable qui protège l'école du prosélytisme religieux. La laïcité, c'est aussi la liberté du choix. Et donc, quand une femme est contrainte, il faut que la puissance publique intervienne.
Comment on sait s'il y a des contraintes
ou pas ? Parce que ce qu'il faut, justement, c'est appliquer la loi de 1905. Et dans la loi de 1905, il y a des enquêtes qui sont possibles et des sanctions qui sont possibles. Quand il y
a
une contrainte, maintenant, je vais vous expliquer une chose simple. Si la France se transforme dans un pays où la police va arrêter des femmes parce qu'elles portent un voile ou parce qu'elles portent un foulard, eh bien, comment on va ensuite se regarder dans les yeux ? Ça veut dire qu'on aura nos policiers qui feront ça et comment ils feront la distinction ? Comment ils feront la distinction entre le foulard d'une juive orthodoxe et le fichu porté sur la tête par une femme qui
est
en chimiothérapie et un voile islamique ? Ils le feront au faciès ? Ils le feront au faciès ? Donc, en fait, vous aurez une situation où vous avez une tête d'arabe, soyons cash, vous êtes arrêté et on vous met une amende. Mais c'est quoi ce pays ? C'est le pays qu'on veut ? C'est le pays qu
'on
veut ? Mais moi, j'appelle vraiment les auditeurs à réfléchir. Est-ce qu'on veut que la police française soit chargée de faire ce genre de travail ? Est-ce que c'est ça la République ? Est-ce que c'est ça la France ? Moi, je pense que la France, ce n'est absolument pas ça. Vous avez parlé, cela dit, de la question de la liberté de choix ou non. La question s'était posée aussi d'interdire le voile sur les jeunes filles ou sur les fillettes. Est-ce que ça, c'est une question que vous vous posez ? Mais, regardez, si vous interdisez le voile en dessous de 15 ans,
c
'est ça qu'avait proposé
Gabriel Attal.
Donc, vous allez avoir des policiers qui vont contrôler l'ensemble des filles qui portent un voile sur la tête pour savoir quel âge elles ont. Sérieusement ? Mais, enfin, on ne veut pas d'un pays qui ressemble à ça. C'est quelqu'un qui est extrêmement laïc qui vous parle. Mais moi, je ne veux pas que ma police, que la police de la France soit... Et par ailleurs, j'aimerais poser une question à Mme Le Pen. Latifa Ibn Ziaten, dont le fils a été assassiné par Mohamed Merah,
par le terroriste
Mohamed Merah, qui porte le foulard,
elle
va envoyer la police
pour
mettre une amende à Latifa Ibn Ziaten ? Sérieusement ? Elle qui lutte contre la radicalisation en permanence, qui défend les principes de la République partout, qui va dans tous les quartiers du pays pour expliquer qu'il faut être républicain.
Et
dont le fils a été assassiné par Mohamed Merah. Raphaël Guzman, il semble que vous ayez peur de débattre. Alors, pardon ? C'est ce que disent vos concurrents au
sein de la primaire. C'est ce que disait
Ségolène Royal à ce même micro
il y a deux jours. Il me semble que je sors
d'un débat avec Marine Le Pen, Édouard Philippe, Gabriel Attal,
Jean-Luc Mélenchon. Mais au sein de la primaire socialiste, ils vous
accusent de refuser de débattre et de ne vouloir qu'un seul débat là où les autres en veulent trois. Moi, ce que je veux, c'est que les débats qu'on a, le débat qu'on a est le maximum d'exposition. Et donc, quand France Télévisions et France Inter font une offre commune en prime time pour dire voilà ce qu'on vous propose. Vous avez accès à des millions de Françaises et de Français. J'accepte cette offre. Ensuite, s'il
y a
un accord entre les chaînes, s'il n
'y a
pas d'exclusivité, moi, je n
'ai
pas de problème à faire des débats. Ce n
'est
pas la question. On verra, on négociera. Je n'ai aucun problème à débattre. Par contre, ce qui est certain, c'est que cette primaire, ça doit être l'occasion d'aller parler aussi aux militantes et
aux militants. Mais ça veut aussi
dire que vous êtes ouvert à l'idée qu'il y
ait
plusieurs débats ? Moi, je suis ouvert aux idées qui donnent le plus d'impact à cette primaire. Plus il y a de débats, plus
il y a
d'impact. Non, ce n
'est
pas vrai. Si on perd un débat en prime time sur France Télévisions, je suis désolé, on en touchera moins de monde. J'ai un immense
respect. Pourquoi ? Parce
que France Télévisions ne voudrait pas partager
? Vous ne voudrait pas qu'un et d'autre ? L
'offre qu'ils font, c'est l'offre et c'est parfaitement
logique. Vous allez
débattre chez nous seulement
s'il n'y en a qu'un.
Bref, tout ça, honnêtement, on ne
va
pas passer des années
à parler des débats, des débats, des débats. Maintenant, je vais vous dire une chose. Ils en ont tous fait un argument. Ils en ont tous
fait
un argument. Ils vont
faire un argument de tout. Moi,
je
veux dire, je n
'ai
aucun problème avec ça. Ils vont faire un argument de tout.
Mais, ce
qui compte,
c
'est ce que nous proposons aux Françaises et aux Français. Et ce qui compte, c'est la grande bataille qu'on doit mener contre l'extrême droite qui est aux portes du pouvoir.
Ce
qui compte, c'est le débat pour sortir la gauche de l'hégémonie
de Jean-Luc Mélenchon. Ce
qui
compte,
c'est nos lignes stratégiques. Ce qui compte, c'est notre capacité à mobiliser pour cette primaire. Ce qui compte, c'est qu'on soit des dizaines de milliers de gens qui nous rejoignent pour remporter cette élection présidentielle.
Moi, mon
obsession,
c
'est l'élection présidentielle parce que je pense que nous allons la gagner. Votre équipe a donné comme argument à nos confrères de l'opinion qu'il n'y aurait qu'un seul débat parce que quand on est de gauche, je cite, on débat sur le service public. Donc, le service public est de gauche. Non, pas du tout. Ou alors, cette phrase,
quand on est de gauche,
on débat sur le service public. Elle a été prononcée par
notre
directeur de la
communication auprès de mes confrères de l
'opinion. Quand on est de gauche, on doit faire un débat sur le service public. Eh bien, oui. Le service public est attaqué aujourd'hui. En permanence. Il y a eu une commission Charles-Halloncle. Il y a une attaque permanente de l'extrême droite contre le service public. Et oui, nous défendons le service public de géovisuel. Est -ce
que Charles
Sapin,
ancien journaliste du Figaro,
désormais à Valeurs Actuelles, peut
faire
son éditorial ?
Je vais y répondre à vos questions parce que
je réponds à toutes les questions. Mais moi, je n
'ai
aucun problème pour débattre aussi sur des chaînes privées. L'enjeu, c'est quoi ? Vous
serez le bienvenu.
Je vous remercie. D'ailleurs, je suis là et je suis très bien accueilli. Le café était bon. Mais la vérité, c'est qu'il faut un débat sur les chaînes publiques. Et il faut défendre
l'audiovisuel public. Mais personne ne dit qu'il
n'en faut pas. La question, c'est cette phrase. Quand on est de gauche en débat sur les services publics, et je vous pose la question, évidemment, parce que vous connaissez le contexte, la Société des journalistes de France Inter a déposé un préavis de grève pour les 13 et 14 septembre prochains pour protester contre le fait qu'il y aura un éditorial de 2 minutes 30 le week-end tenu par un ancien journaliste du Figaro, aujourd'hui à Valeurs Actuelles, Charles Sapin. Est-ce qu'il faut pouvoir avoir des éditorialistes de droite sur le service public ? Oui. Et il faut des éditorialistes de droite sur le service public.
Je
pense qu'il y
en
a plein, d'ailleurs. J'écoute le service public et je peux vous dire que je ne
suis
pas toujours d'accord avec leurs éditorialistes. Mais par ailleurs, moi, je ne commente pas les choix éditoriaux du service public parce que le service public est indépendant. Il n
'est
pas à nos ordres. Donc, on n'a pas commenté en permanence
leurs choix éditoriaux. Mais est-ce que vous comprenez les
journalistes de France Inter qui appellent à la grève pour protester
contre la présence de
Charles
Sapin ?
Moi, je comprends que, vous savez, Valeurs Actuelles, c'est un outil idéologique, c'est un journal idéologique qui participe à l'offensive de l'extrême droite, notamment, d'ailleurs, contre le service public. Ils font une sur trois, c'est contre le service public de l'audiovisuel. Mais moi, je ne commente pas les choix du service public de l'audiovisuel. Je veux dire, ce n
'est
pas un service qui est aux ordres des politiques. Donc, ensuite, c'est une histoire interne.
Mais
c'est en train de devenir une question politique, vous le savez bien. Oui, mais la question politique, c'est qu'est-ce qu'on fait du service public de l'audiovisuel ? Est-ce qu
'on
le privatise comme le veut le Rassemblement
National ? Lorsque Jean-Luc Mélenchon dit
qu'il y a une colonisation du service public par les
fachos... Non, mais
écoutez, il n
'y
a pas une colonisation du service public par les fachos, ce n
'est
pas vrai. Par contre, ce qui est certain, c'est qu'aujourd'hui, il y a une bataille culturelle qui est menée par l'extrême droite dont Valeurs Actuelles est un des vecteurs
principaux. Et je vous
pose la question,
est-ce
que Charles Sapin peut
faire
un édito sur France Inter ? Et je ne décide pas qui fait des
éditos Mais je ne vous dis pas de décider. Je ne vous dis pas de décider. Je vous
dis que quand Jean-Luc Mélenchon
ou quand les autres en font un sujet politique...
Je ne commente pas les décisions de justice et je ne commente pas non plus les choix éditoriaux du service public de l'audiovisuel. C'est totalement vieux jeu. Je vous l'accorde. C'est à l'ère du tweet
permanent. Non, mais je suis un peu étonnée parce que comme votre équipe
le service public contre ceux qui veulent le privatiser. C'est extrêmement
important Mais est-ce qu'il faut défendre contre les
fachos comme le dit Jean-Luc Mélenchon ? Après ce que fait le service public, l'organisation de sa grille, ce n
'est
pas mon problème. Moi,
je
ne
suis
pas rédacteur en chef de France Inter. Je ne
suis
pas directeur de l'information à France 2. Ce
n
'est pas mon histoire. Moi, mon histoire,
c
'est que je veux qu'en France, il y
ait
un service public et je veux qu'en France, il y
ait
une école publique et je veux qu'en France, on défende les services publics. Ce n
'est
quand même pas compliqué et je vois qu'il y a une offensive aujourd'hui pour les détruire et pour les privatiser et que ça, c'est extrêmement dangereux. C
'est dans le programme
du Rassemblement National ? Oui, c'est dans le programme du Rassemblement National et c'est l'offensive, elle est coordonnée entre des médias qui appartiennent à M. Bolloré, nommons-le, qui a des relais à l'Assemblée Nationale et c'est dans le projet de Marine Le Pen. Si Marine Le Pen gagne, il n
'y
a plus de service public de l'audiovisuel. On peut penser comme ça très bien, on fera des économies. Non, ce qu
'on
va faire, c'est qu'on va saper la République et c'est ça son programme. En réalité, c'est
quand
même pas compliqué. Moi, je ne suis pas directeur des programmes du service public. Par contre, je suis un citoyen et un candidat à la présidence qui vous explique que moi, je défendrais le service public de l'audiovisuel contre les offensives qu'il vise. Voilà, ça c'est de la politique. Raphaël Glixman, candidat à l'élection présidentielle et député européen à Place Publique. Merci d'avoir répondu à mes questions.
Il
est 8h51 sur RMC et BFM TV.
C
'est vendredi. Nous, on se retrouve lundi matin, 6h50. Restez bien sur RMC. On poursuit avec les Grandes Gueules qui est autour de la table, Alain Marchal. Eh bien, les jugés, ce sera avec Emmanuel Devilliers, l'entrepreneur. Nous serons avec Sandrine Pégan,
l
'avocate, entre autres Grandes Gueules et avec Sarah Knafow qui vient présenter le casse du siècle sur aujourd'hui le gaspillage de l'argent public.