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InterviewRMC — Apolline Matin (sur Podcast)· 2 octobre 2026 14 minContradictoireActualité / polémiqueÉducation & rechercheSécuritéSolidarités & familleInstitutions & élections

L'invitée d'Apolline Matin : Blocages des lycées/violences, Matignon dénonce le rôle de LFI et de “l’ultragauche” - 02/10

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 15 %Attaque 60 %Défensif 25 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 82 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:32OuverteRéponse directe

    Que dites-vous ce matin ? Est-ce que vous appelez au calme ?

  • 1:17OuverteRéponse directe

    La question des violences et des lycéens.

  • 1:40RelanceRéponse directe

    L'enquête va suivre son cours, mais ce que l'on sait à ce stade...

  • 3:05OuverteRéponse directe

    Donc le problème, c'est quoi ?

  • 3:22FerméeÉludée

    Y a-t-il des liens entre LFI et les leaders de ces mouvements-là ?

  • 3:38ComplaisanteRéponse directe

    Vous avez raison de préciser que c'est le gouvernement qui le dit.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:34Invité politiqueFait
    « Évidemment, je regrette ces violences. »
  • 1:05Invité politiqueFait
    « on ne parle pas du nombre de professeurs qui manquent, on ne parle pas de parcours sup, on ne parle pas des lycées qui sont vétustes. »
  • 1:45Invité politiqueFait
    « c'est qu'en effet le plus vraisemblable, c'est que ce soit des éléments extérieurs. »
  • 3:10Invité politiqueFait
    « Le fond du problème, c'est ni la France Insoumise, ni les lycéens. Le fond du problème, c'est un système éducatif qui est à l'abandon. »
  • 3:55Invité politiqueFait
    « vous pensez que les centaines de milliers de lycéens qui sont mobilisés ces derniers jours dans plus de 1000 lycées, c'est parce que la France Insoumise leur a demandé »
  • 6:19Invité politiquePromesse
    « Si on arrive au pouvoir en 2017, oui, on abrogera Parcoursup. »
  • 6:30Invité politiquePromesse
    « si on arrive au pouvoir, on mettra les moyens nécessaires dans l'éducation nationale pour les profs, pour les infirmières scolaires, pour les assistants d'éducation. »
  • 11:50Invité politiqueFait
    « Je vais vous parler d'une jeune qui s'appelle Salma, que j'ai rencontrée hier, et qui m'a dit « J'ai pas de prof de SES depuis la rentrée. »
  • 12:18Invité politiqueFait
    « les vrais responsables de ce mouvement, ils s'appellent Sébastien Lecornu, ils s'appellent Emmanuel Macron, et c'est ceux qui ont dégradé le système éducatif ces dix dernières années, qui ont supprimé dix mille postes d'enseignants ces dix dernières années, et dont on paye aujourd'hui le prix. »
  • 12:28Invité politiqueFait
    « Le meilleur moyen de ramener le calme, c'est de précisément mettre ces moyens qui sont nécessaires dans notre système éducatif. »
  • 13:27Invité politiqueFait
    « C'est le gel des appels. C'est ça qui souffre aujourd'hui sur les braises et l'annonce du budget du gouvernement... »
  • 13:37Invité politiqueChiffre
    « La suppression de 1 600 postes supplémentaires en plus de ceux qui ont lieu... »

Temps de parole

  • Invité politique47 %
  • Présentateur19 %
  • Invité14 %
  • Auditeur8 %
  • ?5 %
  • Locuteur non identifié3 %
  • Auditeur 23 %

≈ 15,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Vous

0:00
Présentateur

écoutez

0:01
Auditeur

RMC.

0:30
Présentateur

Les dégradations à Lille, à Strasbourg. Que dites-vous ce matin ? Est-ce que vous appelez au calme ?

0:34
Invité politique

Évidemment, je regrette ces violences. Je les condamne parce qu'elles desservent le mouvement, très clairement. Il suffit d'ailleurs de voir l'image en fond que vous avez derrière vous. Dans

0:44
Locuteur

ce studio

0:46
Invité politique

de RMC Story, pour ceux qui nous écoutent à la radio, l'image que vous retenez, c'est une image d'un feu et ce n'est pas l'image des revendications des lycéens. Et moi, j'aimerais que c'est cette image que vous reteniez. Et tout le temps où on parle de ces feux, de ces violences-là, qui ne représentent pas l'écrasante majorité du mouvement, on ne parle pas du nombre de professeurs qui manquent, on ne parle pas de parcours sup, on ne parle pas des lycées qui sont vétustes. Donc évidemment que les violences desservent le mouvement.

1:14
Présentateur

La question des violences et des lycéens. On entendait ce matin des lycéens qui ont été interrogés par nos reporters sur place qui se désolaient eux-mêmes de cette situation, estimant par exemple à Nantes que c'était des individus, et c'est aussi ce que disent les premiers constats des professeurs sur place, qui n'avaient rien à voir avec les lycéens de cette école-là, qui étaient des individus extérieurs, semble-t-il, venus pour mettre le chaos. L

1:41
Invité politique

'enquête va suivre son cours, mais ce que l'on sait à ce stade, c'est qu'en effet le plus vraisemblable, c'est que ce soit des éléments extérieurs. Je peux vous raconter mon expérience aussi au lycée Berthelot hier, il y avait certains de vos confrères de BFM qui étaient présents. Je constate d'ailleurs que la seule image qui a été retenue, c'est une poubelle qui a brûlé pendant dix minutes, mais à aucun moment on a parlé de la mobilisation des centaines de lycéens qui étaient présents, et ceux qui sont venus foutre le feu à la poubelle, c'était a priori des éléments extérieurs au lycée, puisque les lycéens sur place ne les connaissaient

2:12
Locuteur

pas de nouveau. Et il est intéressant de

2:13
Présentateur

préciser, Manon Aubry, et je l

2:15
Locuteur

'ai

2:15
Présentateur

déjà raconté ici hier parce que ça m'a beaucoup frappée, pendant mon émission de 9 à 10 sur BFMTV, on a posé une caméra au milieu d'une avenue devant le lycée Montebello à Lille, et on a montré précisément et en temps réel les deux mouvements et qui en quelque sorte étaient très distincts. L'un, c'était les lycéens qui étaient devant leur lycée, avec des pancartes, avec des revendications très précises sur le manque de moyens, sur le manque de profs, et face à eux, dans la même avenue mais sur le couloir d'en face, plusieurs centaines, plus nombreux, je dois dire, des individus cagoulés, masqués, qui venaient visiblement pour en découdre. Les deux coexistent aujourd'hui et ne se mélangent

2:51
Locuteur

pas.

2:51
Invité politique

Moi, ce que j'ai pu en voir hier, je vous parle de mon expérience, c'est que pour une dizaine d'individus qui étaient venus pour brûler une poubelle, vous aviez des centaines de lycéens qui étaient mobilisés, et ce que BFM a retenu hier matin, du lycée Bertholot où j'étais présente.

3:05
Locuteur

Donc le problème, c'est quoi ? C'est uniquement cette image

3:07
Invité politique

-là. Le problème, je vais vous dire, le fond du problème, c'est ni la France Insoumise, ni les lycéens. Le fond du problème, c'est un système éducatif qui est à l'abandon. Y a-t-il des liens entre LFI et les leaders de ces mouvements-là

3:22
Locuteur

?

3:22
Invité politique

Mais sérieusement, Apolline de Malherbe, vous pensez qu'on a ce...

3:25
Locuteur

C'est toujours le

3:26
Présentateur

renseignement généraux et le gouvernement qui l'affirme. Le mouvement lycéen, je cite, est une manœuvre organisée par LFI et ses proxys d'ultra-gauche. Quand ils disent les proxys d'ultra-gauche, ils font référence à des mouvements comme Révolution Permanente. Vous avez raison de préciser

3:39
Invité politique

que c'est le gouvernement qui le dit. Et je pense que c'est à la fois infantilisant pour les jeunes de notre pays de considérer qu'ils sont incapables de penser par eux-mêmes, de réfléchir par eux-mêmes, de se mobiliser par eux-mêmes. Et que pour cela, ils auraient besoin de la mobilisation de la France Insoumise. Mais sérieusement, vous pensez que les centaines de milliers de lycéens qui sont mobilisés ces derniers jours dans plus de 1000 lycées, c'est parce que la France Insoumise leur a demandé ou parce que le plafond leur tombe sur la tête, parce qu'ils ont eu des profs manquants au début de l'année, parce qu'ils crèvent de froid l'hiver et qu

4:11
Locuteur

'ils

4:11
Invité politique

crèvent de chaud l'été, parce que quand dans leur toilette, ils n'ont pas de papier toilette. Je veux dire, vous avez des enfants, je crois, Apolline de Malère, personne ne veut que nos enfants étudient dans ces conditions-là. On est bien d'accord,

4:23
Auditeur

Pierre. Mais vous n'y avez pas tout de même qu'il

4:24
Locuteur

y a

4:24
Auditeur

tout de même, de la part de LFI, une récupération. Moi, j'entendais par exemple cette semaine le maire de Saint-Denis, donc maire LFI, qui parlait de violence légitime, qui parlait de compréhension de la violence. Quand bien même vous la dénoncez, quand bien même vous mettez en avant le fait qu'il y ait plus d'actions lycéennes et étudiantes que de poubelles brûlées, on a quand même des élus LFI qui admettent qu'avoir une certaine légitimité à ces actes de violence.

4:46
Invité politique

On était présents dans la manifestation des fonctionnaires mardi, vous ne nous avez pas dit qu'on l

4:50
Locuteur

'a

4:50
Invité politique

récupérée. Il y

4:51
Locuteur

a

4:51
Invité politique

une nouvelle mobilisation qui est appelée par les syndicats enseignants et par les lycéens mardi prochain, elle n

4:55
Locuteur

'est

4:55
Invité politique

pas appelée par nous, on y sera présents. Est-ce que vous allez dire qu'on va la récupérer ? Sur la récupération, franchement, je trouve ça un peu fort de café et surtout injuste vis-à-vis de la mobilisation des lycéennes et des lycéens. Sur le reste, pour la violence, je crois avoir été extrêmement clair à votre micro, et je le redis ce matin, et on peut égréner tous les faits de violence que vous voulez, ce n'est pas notre méthode. Jamais je ne partagerai ça. Jamais ce ne sera d'une quelconque manière une méthode pour arriver

5:22
Locuteur

à notre fin. Vous rogniez

5:23
Présentateur

les paroles de Bali Bagayoko sur

5:25
Locuteur

la question de la violence.

5:25
Invité politique

Mais elles ont été coupées de son contexte, en l'occurrence Bali Bagayoko a dit dans la phrase...

5:29
Locuteur

Il répondait aux questions d'une de mes

5:30
Présentateur

consœurs...

5:31
Locuteur

Elle a dit dans la phrase

5:32
Invité politique

qui suit, exactement chaque fois qu'on peut

5:34
Présentateur

l'éviter, c'est mieux. Il dit exactement la violence peut être légitime,

5:40
Locuteur

et

5:40
Présentateur

il dit mais chaque fois qu'on peut l'éviter, c'est mieux. Un mot quand même,

5:43
Locuteur

vous

5:43
Présentateur

dites récupération, mais s'agit-il de récupération ou tout simplement d'infiltration ou de mélange des genres, quand on voit que le président de l'union syndicale lycéenne, qui est donc l'un des leaders de ce mouvement aujourd'hui, Thierry Duell, est également un membre de LFI. Il a été candidat LFI au municipal à

6:02
Invité politique

Waterloo dans le Nord. J'ai un scoop pour vous, Apolline de Malherbe. La jeunesse soutient massivement la France insoumise. Et donc, oui, vous avez des jeunes qui peuvent être engagés à la France insoumise. Et oui, peut-être qu'aujourd'hui, il

6:15
Locuteur

y

6:15
Invité politique

a une jeunesse dans notre pays qu'on a abandonnée et qui se disent qu'il faut un débouché politique. Si on arrive au pouvoir en 2017, oui, on abrogera Parcoursup. Et cette sélection et cette éducation nationale à deux vitesses, que oui, si on arrive au pouvoir, on mettra les moyens nécessaires dans l'éducation nationale pour les profs, pour les infirmières scolaires, pour les assistants d'éducation. Donc, le fait qu'il

6:34
Locuteur

y ait

6:34
Invité politique

une passerelle, en quelque sorte, je précise d'ailleurs qu'il

6:36
Locuteur

est sur la

6:37
Présentateur

liste de Thierry Duell, mais il s'agit de Riyad Rani-Schreuerz. Je voudrais pouvoir donner la parole également à ceux qui nous écoutent. Il

6:42
Locuteur

y

6:42
Présentateur

a Émilie et Enzo qui ont composé le 32-16. Bonjour, Émilie. Bonjour. Émilie, vous êtes mère de famille et je crois que vous avez un fils en première, donc à

6:51
Invité

Tours. Oui, tout à fait. J'ai un fils au lycée Balzac qui a fait parler de lui cette semaine puisqu'il

6:56
Locuteur

y a

6:56
Invité

un jeune qui a manifestement perdu un oeil. Donc, si j'entends Manon Oubry, en fait, c'est la faute des médias. Moi, je suis sur place, donc je peux vous dire que les images qu'on voit sur BFM, c'est la vraie vie.

7:09
Locuteur

Ce

7:09
Invité

ne

7:09
Locuteur

sont

7:09
Invité

pas les médias qui manipulent ce qui se passe. Donc, ça fait peur. Moi, ça fait trois jours que, excusez-moi, je suis élue,

7:17
Locuteur

mais que je vois ça. Je

7:18
Invité

comprends, Émilie. Et mon fils, que j'interdis du coup d'aller au lycée parce que j'ai peur, parce que l'État n'est pas capable d'assurer la sécurité de nos enfants, non seulement ça, aux abords du lycée, mais en plus, il n'y

7:31
Locuteur

a

7:31
Invité

même pas de plan de gestion de crise, quoi. C'est-à-dire qu'il y a des émeutes toutes les cinq minutes dans ce pays qu'on n'est pas capable de contenir. Peu importe qui c'est, si c'est la France Insoumise, si c'est les Black Blocs, peu importe. La réalité, c'est que l'avenir de nos enfants, il est aussi compromis pour ça, en fait.

7:46
Locuteur

Et il n'y a pas de plan B.

7:48
Invité

Il n'y a pas de plan B, il n'y

7:50
Locuteur

a

7:50
Invité

rien. Je veux dire, avec ce qu'on a vécu pour le Covid, vous ne pensez pas qu'il pourrait y avoir, je ne

7:55
Locuteur

sais

7:55
Invité

pas, des solutions dans ces cas-là, où on puisse se connecter en classe virtuelle, je ne sais pas, des moyens

8:01
Locuteur

technologiques... Ça va être le cas aujourd'hui dans un certain nombre de... Non,

8:04
Invité

non, Apolline, il a reçu un PDF, mon fils, à lire, et trois questions à répondre. Vous trouvez ça normal ? C'est ça, le cours en ligne, vous voulez dire ? C'est ça, le cours en ligne. Donc voilà, ça fait trois jours qu'il est en première, il a le bac français à la fin de l'année, après on se prendra des classements PISA. On fera ouin ouin,

8:22
Locuteur

on

8:23
Présentateur

pleurera. En fait, vous êtes désespérée, Émilie, sur globalement la situation qui échappe à tout le monde, en fait. Complètement.

8:28
Invité

Je ne sais pas où on va, Apolline, moi, ça me fait peur. Mais on y va, on y va, et on y va à grands enjambés. Et on est là à regarder, et on est impuissants.

8:37
Présentateur

Restez avec nous, Émilie, il y a aussi Enzo, qui lui nous appelle d'Aix-en-Provence. Je crois qu'Enzo, vous êtes étudiant à Aix.

8:43
Auditeur

Oui, bonjour, Madame de Malère, bonjour, Madame Aubry. Bonjour. On vous écoute, Enzo. Moi, ce que je remarque, Madame Aubry, c'est que dans vos propos, alors certes, vous condamnez la violence, mais en fait, vous n'appelez pas au calme. Alors que c'est ce qui est nécessaire. Aujourd'hui, on a des manifestations, presque dans tous les lycées de France, des manifestations qui débordent, avec des policiers qui se font agresser, des jeunes qui se font aussi violenter. Ce n

9:07
Locuteur

'est

9:07
Auditeur

pas normal, en fait. On insiste à quelque chose qui n

9:10
Locuteur

'est

9:10
Auditeur

pas normal pour des lycéens. Vous vous rendez, en plus de ces manifestations, vous avez une forme de cautionnement de ces violences à LSI. Au lieu, justement, de vous, en tant qu'élus, vous représentant de la nation, de faire la morale à ces jeunes et dire que des solutions démocratiques existent dans les lycées. Vous le savez très bien, il existe les conseils de vie lycéenne, il existe les conseils académiques de vie lycéenne, les conseils nationaux de vie lycéenne, dans lesquels des lycéens sont élus par leur père pour représenter auprès des lycées, des académies et du ministère. Aujourd'hui, vous l'avez dit, votre collègue Balibagayoko, dit que la violence peut être une solution.

Mais non, la solution, ça a toujours créé le chaos. Et en fait, c'est ce que vous semblez dire,

9:50
Locuteur

en

9:50
Auditeur

fait.

9:50
Locuteur

Enzo, je

9:51
Présentateur

voudrais que Manon Aubry puisse vous répondre.

9:52
Invité politique

D'abord, je voudrais répondre à Émilie aussi, dont je partage l'émotion. Parce qu'à Tours, il y a un jeune qui a été éborgné manifestement par un tir de flashball. Et donc ça, c'est pas normal aussi dans notre pays qu'un jeune pour avoir manifesté se retrouve avec un œil en moins. Ça nous rappelle le terrible moment des Gilets jaunes, de la répression polissaire.

10:13
Locuteur

Et

10:13
Invité politique

je crois qu'envoyer des flashballs, des matraques ou des gaz lacrymogènes, c'est pas ça qui va régler aujourd'hui le problème de la jeunesse. Ensuite, j'aimerais dire à Enzo, quel a été notre rôle dans ces mobilisations ? Moi, quand j'étais sur le terrain, justement, notre rôle était d'essayer de faciliter une médiation. D'essayer de faciliter l'organisation entre, d'un côté, les forces de l'ordre et de l'autre côté, les jeunes, pour qu'il y ait un lien de confiance qui puisse se rétablir, pour que les jeunes puissent manifester, pour qu'ils puissent être entendus, que leurs revendications

10:44
Locuteur

puissent être entendues auprès du

10:46
Invité politique

proviseur, auprès du rectorat.

10:47
Locuteur non identifié

Sur votre rôle, je pense que c'est quelque chose auquel vous ne pensez pas, pas vous spécialement, mais votre parti. Vous êtes des députés. On a vu hier des images de députés de la France Insoumise qui sont sur des barricades. Alors pardon, mais c'est pas le travail d'un député. Et j'ajoute, qu'est-ce que vous dites aux gens

11:01
Locuteur

qui,

11:02
Locuteur non identifié

aujourd'hui, sont obligés de payer de leur poche du carburant hors de prix pour aller travailler, qui voient des jeunes qui ne peuvent pas aller en cours parce que ces lycées sont bloqués et qu'ils les voient soutenus par des députés, alors qu'eux payent justement pour que leurs enfants puissent aller à

11:15
Locuteur

l'école. Vous vous rendez compte qu'il y a une forme d

11:17
Locuteur non identifié

'inhumanité là-dedans

11:17
Locuteur

aussi ? Vous

11:18
Invité politique

savez quoi ? Le meilleur moyen de répondre à cette colère sociale, de faire en sorte que les jeunes retournent à l'école, le meilleur moyen de répondre aux attentes de la jeunesse de notre pays et au bout d'un moment de répondre à leurs revendications. Vous trouvez ça normal qu'on est en France,

11:35
Locuteur

dans l'un des pays ? Mais est-ce qu'on va y répondre par les urnes ? Maintenant, il y aura des

11:37
Invité politique

élections ?

11:38
Locuteur

Mais

11:38
Invité politique

d'ici là,

11:40
Locuteur

on

11:40
Invité politique

a... Moi, les jeunes que je rencontrais hier, et je crois que vous interrogez le ministre de l'Éducation

11:46
Locuteur

tout à l'heure,

11:47
Invité politique

je vous invite à l'interroger sur l'interpellation des jeunes. Je vais vous parler d'une jeune qui s'appelle Salma, que j'ai rencontrée hier, et qui m'a dit « J'ai pas de prof de SES depuis la rentrée. Depuis la rentrée,

11:56
Locuteur

j

11:56
Invité politique

'ai pas de prof de SES, je passe mon bac à la fin de l'année. Moi, je suis dans un lycée du 93, je sais très bien qu'avec Parcoursup, je vais être tout en bas de la liste, que chaque année,

12:05
Locuteur

il

12:05
Invité politique

y a des milliers de jeunes qui n'ont aucun débouché scolaire, qu'eux, ils ont étudié dans un lycée où il y

12:11
Locuteur

a

12:11
Invité politique

une fenêtre qui est tombée l'an dernier. Et vous voyez, vous dites, la France Insoumise est responsable de ce mouvement. Je veux dire, les vrais responsables de ce mouvement, ils s'appellent Sébastien Lecornu, ils s'appellent Emmanuel Macron, et c'est ceux qui ont dégradé le système éducatif ces dix dernières années, qui ont supprimé dix mille postes d'enseignants ces dix dernières années, et dont on paye aujourd'hui le prix. Donc, le meilleur moyen de ramener le calme, c'est de précisément mettre ces moyens qui sont nécessaires

12:33
Locuteur

dans notre système éducatif. Et je poserai la question tout à l'heure au ministre de l'Éducation,

12:35
Présentateur

il sera là à 8h30. Merci Manon Aubry. Émilie, un dernier mot. Vous avez entendu les mots de Manon Aubry qui dit « Partagez votre émotion

12:43
Locuteur

».

12:45
Invité

Oui, j'ai entendu. Je pense que LFI souffle sur les braises dans le cadre d'une année électorale. Je ne

12:53
Locuteur

suis

12:53
Invité

pas très étonnée. Et malheureusement, je pense que nos jeunes se font instrumentaliser. Il

12:58
Locuteur

n'y aura pas à l'école aujourd'hui

13:00
Présentateur

?

13:00
Invité

Il n'y aura pas en cours

13:01
Locuteur

aujourd'hui ? Non, il n'y a pas

13:01
Invité

de cours aujourd'hui, parce que le portail a été brûlé, parce que la sécurité n'est pas assurée pour nos enfants. Donc,

13:08
Locuteur

en

13:08
Invité

fait, pour moi, la priorité, c'est ça, c'est la sécurité, d'abord, avant tout, avant la récupération politique et avant tout ce que Manon Aubry vient de faire.

13:17
Locuteur

Je veux dire d'abord... Ceux qui ont soufflé sur les

13:19
Invité politique

braises, c'est d'abord le gouvernement en voulant faire le BTS et les études supérieures payantes, les cases préparatoires payantes. C'est le gel des appels. C'est ça qui souffre aujourd'hui sur les braises et l'annonce du

13:31
Locuteur

budget du gouvernement...

13:32
Invité politique

C'est la démonstration qu'ils ont soufflé sur les braises et jeté de l'huile sur le feu. La suppression de 1 600 postes supplémentaires en

13:40
Locuteur

plus de ceux qui ont lieu... Et fallait-il

13:41
Invité politique

aller

13:41
Locuteur

dans

13:41
Présentateur

la rue pour qu'ils

13:42
Invité politique

le

13:42
Présentateur

suppriment

13:42
Invité politique

?

13:43
Locuteur

C

13:43
Invité politique

'est aussi une des questions, d'ailleurs, que

13:44
Locuteur

je vous poserai finalement

13:44
Invité politique

tout à l'heure au ministre. Manifestement, aujourd'hui, il

13:47
Locuteur

n

13:47
Invité politique

'y a pas d'autre moyen de se faire entendre et je le regrette.

13:49
Locuteur

Manon Aubry, merci d'avoir

13:50
Présentateur

répondu à nos questions.

13:51
Locuteur

Merci

13:51
Présentateur

aussi à Émilie et à Enzo pour leur témoignage. Émilie d'Indre-et-Loire et Enzo des Bouches-du-Rhône-Aix en Provence.