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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 6 novembre 2025 23 minComplaisantFond programmatiqueBudget & impôtsInstitutions & électionsTravail & emploiSanté

Carole Delga : « Le nouvel acte de décentralisation est indispensable »

Au micro : Stéphane Vernet Source d'origine 1 locuteur

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 65 %Attaque 20 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que ce format inédit sans discours est la bonne méthode selon vous ?

  • 0:36OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous allez lui demander en priorité ?

  • 1:20RelanceÉludée

    Vous menacez de crise territoriale si l'État ne suit pas ?

  • 2:03OuverteRéponse directe

    Les régions sont-elles responsables de leur endettement ?

  • 2:46OuverteRéponse directe

    Le prélèvement de 4,7 milliards est-il négociable ?

  • 3:29FerméeRéponse directe

    Vous demandez un effort ramené à 2 milliards, c'est bien ça ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:03Carole DelgaFait
    « Les régions sont bien gérées. La Cour des comptes indique que ce sont les régions qui ont contenu le plus les dépenses de fonctionnement. »
  • 2:46Carole DelgaChiffre
    « Nous avons augmenté en 5 ans de 36 % notre investissement au service de la souveraineté industrielle, au service des transports, au service de la souveraineté énergétique. »
  • 4:13Carole DelgaFait
    « En effet, les régions ont été plus sollicitées que les autres collectivités. »
  • 4:57Carole DelgaFait
    « La Cour des comptes indique que la situation budgétaire en terme de capacité de désendettement qui est la plus tangente et bien ce sont les régions. »
  • 5:30Carole DelgaChiffre
    « Si ce chiffre de 4,7 milliards des pfs pour les collectivités locales étaient maintenu sous moins de 2 ans, il y aurait une baisse de l'investissement de plus de 30 %. »
  • 8:27Carole DelgaFait
    « Les régions n'ont quasiment plus de pouvoir fiscal. Nous ne pouvons agir que sur les cartes grises, mais cela représente que 5 % de nos recettes. Donc, nous dépendons à 95 % des dotations qui sont votées par le Parlement. »
  • 9:11Carole DelgaFait
    « ces 500 millions d'euros qui seront enlevés aux régions et qui ne seront jamais restitués ni au bout de 3 ans ni au bout de 5 ans. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Merci Quentin, merci beaucoup. On se retrouve effectivement ici à Versailles au cœur de ce congrès des régions de France et notre invité c'est Carole Delga. Bonjour, merci d'être avec nous. Carole Delga, vous êtes la présidente socialiste de la région Occitanie, vous présidez les régions de France. On est ensemble pour une interview de 20 minutes en partenariat avec la presse régionale représentée par Stéphane Vernet de Ouest France. Bonjour Stéphane. Bonjour Oriane. Carole Delga. Bonjour. Bonjour. Carole Delgal et présidents de région qui sont donc réunis ici aujourd'hui et Sébastien Lecornu qui viendra vous rencontrer lors d'une réunion de travail.

C'est un format inédit qu'a choisi le premier ministre. Il y aura pas de discours. Est-ce que c'est pour vous c'est la bonne méthode ou est-ce que vous craigiez de repartir ce soir sans réponse ? Nous souhaitions avoir en fait un temps pour parler du fond, pour parler de de la France. Les présidents de région font partie de l'équipe France et nous voulons participer au redressement de notre pays. Et c'est pourquoi j'avais demandé à monsieur le Premier ministre d'avoir un format qui permette d'avoir du temps d'aller au fond des questions budgétaires, des futures options sur une nouvelle étape de la décentralisation.

et nous avons préféré euh l'efficacité à un discours de clôture qui est traditionnel mais qui n'est pas adapté à la gravité de la situation. Donc bonne méthode selon vous. Dans quel état d'esprit vous l'accueillez ? Qu'est-ce que vous allez lui demander en priorité ?

En priorité, nous allons lui demander à ce que les régions, les collectivités locales dans leur ensemble et les moyens d'agir parce que nous avons une crise institutionnelle, nous avons une crise budgétaire en plus de la crise euh climatique euh mondiale, nous allons pas rajouter une crise territoriale parce que pour les régions, si nous sommes sur le niveau de prélèvement qui est prévu dans le projet de loi de finance, clairement les régions vont devoir voir diminuer drastiquement, c'est-à-dire plus de 30 % leur investissement.

C'est la question de la construction de lycée, de la rénovation des lycées, c'est la question des trains, le nombre de trains, des tarifs qui sont très faibles puisque les régions payent au minimum 80 % du prix du bé et puis c'est les aides aux communes, aux associations qui pourraient diminuer drastiquement. S'il vous suit pas, vous le menacez de crise territoriale. Je ne il n'y a pas de menace. Les présidents euh de région euh sont responsables et nous devons tous avoir de la hauteur de vue. Donc il n'y a aucun moment de la menace. Il y a juste de la réalité de la situation. Les régions sont bien gérées.

La Cour des comptes indique que ce sont les régions qui ont contenu le plus les dépenses de fonctionnement. Nous avons augmenté en 5 ans de 36 % notre investissement au service de la souveraineté industrielle, au service des transports, au service de la souveraineté énergétique. Aujourd'hui, nous ne pouvons pas continuer à voir le prélèvement qui est prévu, sinon les Français dans nos territoires vont en subir les conséquences et nos entreprises aussi. Stéphane, alors il faut peut-être rappeler que le prélèvement prévu c'est 4,6 4,7 milliards d'euros. C'est la base des négociations. Il y a encore moyen de de d'obtenir des avancées. Vous vous demandez que cet effort soit ramené à 2 milliards.

C'est bien ça exactement. Nous nous demandons que nous soyons sur le même effort que sur l'année 2025 parce que ce que dit aussi le Sénat Carole Delgard, c'est le chiffre du Sénat. Vous pensez aboutir du coup ? Nous avons, on va dire, une coalition de personnes volontaires sur ces 2 milliards parce que 2 milliards, cela correspond à un effort juste pour les collectivités locales. L'État doit faire sa part du chemin, l'État doit se réformer. Nous, président de région, nous avons diminué le nombre de nos agences de façon forte. Il faut que l'État fasse aussi des économies sur son fonctionnement.

Vous dites que les régions sont prêtes à participer à l'effort national pour des endort juste et proportionné. Ça veut dire que c'est pas le cas aujourd'hui. L'État n'en fait pas assez de son côté. C'est ça c'est pour la partie proportion. Et quand vous parlez des forces justes, c'est que au sein des collectivités, les régions sont plus sollicitées que les autres types de collectivités. Sur l'année 2025. En effet, les régions ont été plus sollicitées que les autres collectivités. Euh il faut que les collectivités qui sont en difficulté, il y a des communes qui sont en difficulté, euh il y a des départements en difficulté, ben leur situation soit prise en compte, il faut qu'elle soit aidée.

Mais euh la les collectivités qui ont euh euh eu recours le plus à l'endettement parce que nous avons augmenté notre investissement tout en tenant nos dépenses de fonctionnement, ce sont les régions. La Cour des comptes indique que la situation budgétaire en terme de capacité de désendettement qui est la plus tangente et bien ce sont les régions. Donc nous demandons que cela soit pris en compte parce que quand nous investissons, nous amenons des services à la population et nous faisons travailler les entreprises françaises du bâtiment et des travaux publics. Alors vous parlez d'investissement, l'investissement a été très fort.

participer à l'effal, tout ce qui vous a été demandé en terme de réindustrialisation, d'accompagnement, les les régions ont beaucoup investi, mais elles se sont aussi beaucoup endettés, ce que vous venez de dire, la Cour des comptes a pointé le fait qu'il y avait un ralentissement dans le un recul, un repli dans les investissements des régions. Je crois que c'est - 15 % d'investissement au premier semestre de cette année par rapport à l'année dernière.

En fait, ce que vous êtes en train de dire à l'État, c'est que si la pression augmente sur les régions ou continue d'augmenter sur les régions de manière injuste et disproportionné, vous pourz vous ne pourrez plus assurer le le le niveau de le suivi et le niveau d'investissement que vous aviez précédemment. Oui, tout à fait. parce que euh nous sommes des gestionnaires rigoureux, les présidentes et les présidents de région, et nous ne voulons pas nous endetter dans des proportions qui seraient dangereuses.

Donc c'est pour ça que j'indique que si ce chiffre de 4,7 milliards des pfs pour les collectivités locales étaient maintenu sous moins de 2 ans, il y aurait une baisse de l'investissement de plus de 30 %. concrètement, ça veut dire une diminution de 4 milliards d'euros dans l'année sur l'investissement euh dans euh nos transports, dans nos lycées, dans nos aides aux entreprises. Autre sujet majeur, c'est la question quand même des formations sanitaires et sociales. Dans ce projet de loi de finance, il n'est pas prévu de continuer à nous aider pour créer des postes d'infirmiers, d'aide soignant, d'accompagnement socioé éducatif parle dans les associations.

plusieurs milliers de postes de formation. Vous avez calculé qu'il manquait 215 millions et si l'État ne verse pas ces 215 millions, vous réduisez les formation au 1er janvier. Alors, exactement, il manque 280 millions. Nous avions accepté l'année dernière de avoir un effort et donc nous avions convenu avec François Baou que ça soit 215 millions d'euros qui sont compensés. Aujourd'hui, on nous dit zéro. Il faut réaliser que dans quelques semaines dans Parcours sup, il va manquer des milliers d'emplois de formation de par la décision du gouvernement dans des métiers qui sont absolument nécessaires dans nos maisons de retraite, dans nos hôpitaux, dans nos associations.

C'est Sébastien Leu, il entend tout ça, il le il le comprend et il est prêt à négocier. Ça ça fait partie des choses que vous avez discuté avec lui dans la réunion de ce de ce jour. Tout à fait. J'ai eu Sébastien Le Cornu déjà à plusieurs reprises. Vous a dit quoi ? et donc on va écouter ces propositions cet après-midi. Il vous a déjà dit, il vous a déjà donné quelques propositions, quelques pistes. Vous avez échangé avec lui. Nous avons un dialogue pour l'instant qui est nourri et je pense que cet après-midi, il nous donnera des des orientations qui après seront débattues et à l'Assemblée et au Sénat. Vous demandez un effort moins de ramener à 2 milliards. On a compris.

Est-ce que vous allez aussi demander des ressources propres ? Alors là, nous ne demandons euh pas euh d'avoir des dotations euh supplémentaires, mais nous demandons à ce que euh les dynamiques de de des dotations, hein, c'est-à-dire des euh recettes que nous donne l'État, ne soit pas diminué euh parce que sans être trop technique, en fait, les régions n'ont quasiment plus de pouvoir fiscal. Nous ne pouvons agir que sur les cartes grises, mais cela représente que 5 % de nos recettes. Donc, nous dépendons à 95 % des dotations qui sont votées par le Parlement.

dans le projet de loi de finance, il est prévu que ces dotations soient euh diminuées avec un écrêtement de de la TVA et donc nous demandons voilà un mot là-dessus Stéphane. Alors il y a il y a dans les dans les sujets qui fâchent justement sur les sur les recettes, il y a il y a cette espèce de de de drôle de dispositif qui s'appelle le dispositif de lissage conjoncturel des recettes fiscales des collectivités. Alors, dans le jargon, on appelle ça le dilico qui a été créé cette année. Euh, il avait été demandé de région de verser 28 millions pour 2025. Là, 2026, vous devriez verser 500 millions.

C'est une espèce de réserve qu'on vous oblige à constituer avec une restitution progressive de l'argent aux collectivités qui donne. Sauf que vous dites "Là, il y a une entourloupe, vous ne comprenez pas." Enfin le le c'est tellement compliqué, vous dites en fait que vous avez peur de ne pas pouvoir récupérer l'argent à terme. Qu'est-ce qui se passe avec le Dilico ? Alors, nous n'avons pas peur. Nous sommes certains que nous ne récupérerons pas euh l'argent à terme. Euh voilà, j'ai été euh ministre à Ber, je connais très très bien ce type de dispositif. ces 500 millions d'euros qui seront enlevés aux régions et qui ne seront jamais restitués ni au bout de 3 ans ni au bout de 5 ans.

Ça c'est le genre de mesure euh technocratique euh où on fait perdre du temps à des haut fonctionnaires pour rédiger vraiment des documents qui seront après inapplicables pour l'économie réelle. Donc arrêtons, restons sur le dispositif qui a été euh élaboré pour l'année 2025, c'est ce qu'on appelle le DICO 1. Et ne créons pas encore une éème usine à gaz. Euh on a besoin d'être au service de l'économie réelle. Nous avons besoin de relancer la croissance dans notre pays, d'investir dans le logement, d'investir dans les transports en commun, de créer de l'emploi, de créer de la richesse et de faire en sorte que les bas salaires augmentent dans notre pays.

Dernière question, budget Stéphane sur le sur le une question sur le versement mobilité. Vous venez parler des transports. Donc il y a le le l'ancienne l'ancien versement transport qui est devenu le versement de mobilité peut être versé directement à certaines régions. C'est déjà le cas pour l'Île-de-Fance. La région aura depuis cet été. La vôutre Oxitani depuis le 1er novembre, le début de ce mois. D'autres régions demandent à avoir ce versement recevoir ce versement direct à partir du 1er janvier prochain. Par contre, il y en a il y en a quatre qui refusent enfin qui ne veulent pas qui voudrai qui ne veulent pas recevoir la régionalisation de ce ce versement.

les pays de la Loire, la Normandie, le Laura et Ouvern Renalpe et les Haut de France. Pourquoi ? Qu'est-ce qui fait que en fait il y a une il y a une différente une différence approche entre les régions sur ce thème ? Alors, nous avons pris l'engagement au auprès de nos entreprises de mettre en place un versement mobilité régional qui est dans pour les entreprises de plus de 11 salariés quand il y a un service supplémentaire. Donc, il y a des régions qui ont prévu d'augmenter l'offre de transport. Euh d'autres pas dans délai courts.

Voilà, pour ce qui concerne l'Occitanie, euh les salariés euh en Occitanie payent maximum 1 € euh le trajet et nous allons augmenter l'offre de proposition de transport en commun. Euh c'est pourquoi cela est appliqué dans les territoires euh urbains uniquement, parce que nous faisons en sorte que dans les territoires ruraux, il n'y ait pas de taxe supplémentaires pour les les entreprises parce que je veux qu'il y ait de la création d'emplois euh dans les territoires ruraux et que cela ne se concentre pas uniquement dans les métropoles. Carole Delga, Sébastien Lecnu a promis un nouvel acte de décentralisation avant les municipales. Est-ce que vous croyez un acte fort ?

Il est indispensable euh le nouvel acte de décentralisation, sauf qu'il est promis par Emmanuel Macron depuis 2017. Est-ce que là vous dites en 2025 il est devenu décentralisateur ? C'est-à-dire quand même la la France se trouve dans une situation en 2025 beaucoup plus préoccupante qu'en 2017. Donc pourquoi on a besoin de donner plus de pouvoir localement ? Tout d'abord pour répondre à la crise institutionnelle. Aujourd'hui, il faut être lucide. Les Français n'ont plus confiance dans le pouvoir politique parce que ils pensent que les politiques ne connaissent pas leurs difficultés de vie et n'ont pas la capacité de transformer la vie.

En donnant plus de pouvoir localement aux régions, aux départements, aux communes, aux intercommunalités, nous avons la capacité à nous adapter à la réalité de vie et à être réactif, à pouvoir décider rapidement. C'est absolument indispensable en terme démocratique de redonner confiance au peuple. 2è raison, c'est des questions budgétaires. Nous savons très bien que euh quand c'est géré par euh les collectivités local, l'argent public est bien dépensé. Il y a eu un rapport sénatorial sur les aides aux entreprises qu'on dit euh les sénateurs, toute tendance confondu.

Ils ont dit quand ce sont les régions qui donnent des aides aux entreprises, les contreparties sont vérifiées en terme d'emploi, en terme d'économie, d'énergie. Et si l'entreprise n'a pas rempli ses conditions, elle rembourse euh l'aide publique. Quand c'est l'État, il n'y a pas de de contrôle. Mais est-ce que est-ce que vous croyez au fait qu'il va vraiment le faire ? Écoutez, je pense que il y a une majorité majorité. Non, non, je pense qu'il y a une majorité et à l'Assemblée et au Sénat pour une nouvelle étape de décentralisation. Notre pays en a absolument besoin. Notre République en a absolument besoin.

Nous devons redonner confiance à la population et surtout nous devons faire en sorte que chaque eur d'argent public soit utile et soit bien dépensé. C'est ce que nous faisons avec les crédits de la nation. C'est ce que nous faisons avec les crédits européens. Les régions, les régions françaises ont un taux de consommation des crédits européens bien supérieurs aux autres régions. Donc nous, il faut nous faire confiance. Jordan Bardella assure que s'il arrive au pouvoir, il supprimera les conseils régionaux. Que lui répondez-vous ?

Écoutez, nous connaissons quand même euh les projets euh funestes euh du rassemblement euh national et euh nous savons que en effet euh les élus euh du Rassemblement national sont contre les régions mais sont contre aussi euh les mesures d'équité euh parce que dans ma région euh il vote euh contre contre l'ordinateur distribué au lycéens. Il vote contre le train à 1 € pour les salariés. Et c'est ça la surpercherie. euh du Rassemblement national en France. C'est-à-dire qu'ils ne défendent pas celles et ceux qui ont des difficultés pour acheter un ordinateur euh à leurs enfants.

Euh quand ils sont à l'Assemblée euh nationale euh ils votent contre les taxes des des ultra riches parce que on ne peut pas être dans une famille de Châtelins et en même temps s'occuper des pauvres. Là, les masques tombent et cette proposition de Rassemblement national de supprimer les régions, on les connaît et d'ailleurs les conseillers régionaux d'extrême droite dans nos régions brillent par leur absence et brillent aussi par leur incompétence et par le manque de maîtrise des dossiers. Elles sont menacées aujourd'hui pour vous les régions. Les régions elles sont puissantes, elles sont solides et il y a des présidentes et des présidents de région déterminés pour servir les Français.

et pour consolider la République. Un petit mot sur un dossier qui concerne votre région, c'est le chantier de la LGV Bordeaux-Toulouse, la ligne à grande vitesse. Il y a des associations environnementales qui ont saisi la justice pour suspendre la consultation publique. Est-ce que cette ligne va connaître le même sort que la 69 ? Alors déjà, le recours a été perdu. Donc nous allons continuer les travaux. Ces travaux sont en cours entre Toulouse, Bordeaux puis plus tard vers Dax. Euh donc nous avons le droit, il y a eu des procédures d'enquête publique à n'en plus finir qui ont duré des années et des années.

Nous avons absolument besoin des LGV dans notre pays pour désenclaver le territoire, pour la compétitivité également économique de nos entreprises et puis rappeler que le train c'est le mode de transport le plus écologique. On va terminer par quelques questions politiques. J'imagine que vous suivez avec attention le débat budgétaire en cours à l'Assemblée. Est-ce que vous jugez que le Parti socialiste a obtenu des victoires ? Oui, le Parti socialiste a obtenu des victoires.

Ben, tout d'abord, la suspension de la réforme est cette nuit une victoire importante puisque le financement de la suspension de la réforme des retraites sera financé par une taxation du capital et ce ne seront pas les retraités qui financeront cette suspension. Donc euh je suis lucide, nous n'aurons pas euh un budget de gauche, mais nous aurons un budget euh qui sera euh plus juste pour les classes populaires et les parlementaires en budget déjà, je le souhaite pour le pays, je le souhaite pour l'intérêt des des Français, mais il faut que le budget soit en rupture avec le favoritisme qu'il y a eu pour les classes les plus aisées et on doit aider ceux qui travaillent les classes populaires.

Ça veut dire que le PS ne votera pas contre. Ça veut dire que le Parti socialiste mène le combat pour obtenir des avancées. Il n'est pas dans des postures et il est au service des classes populaires et de ceux qui travaillent. Les régions peuvent participer à l'élaboration du budget. Vous avez été auditionné par la commission par le par l'Assemblée nationale hier. Vous expliquez que vous vous aviez déposé des amendements au PLF au projet loi de finance. Euh vous parliez notamment pour pour financer les infrastructures les infrastructures de de transport régional.

une vous vouliez vous voudriez une part des recettes sur les concessions autoroutières la création d'une d'une taxe sur les poids lourds en transit international quand quand vous dites ça veut dire comment ça se passe qui dépose ces amendements en votre nom en fait alors donc nous rédigeons de des des amendements pour donner les moyens aux région vous l'avez indiqué sur la question des transports sur la question de la TVA sur la question aussi des outresemes parce que il faut rappeler la situation extrêmement préoccupante de nos un citoyen dans ces territoires d'outre mer. Nous demandons plus de moyens aussi l'autonomie pour la Corse.

Donc c'est repris par des députés repris par des députés lesquels ? Alors, c'est repris par euh les députés euh donc euh euh socialistes euh et également du groupe LUOTE et euh des groupes LR et par certains députés euh aussi euh ensemble pour euh pour la République. Votre stratégie, elle fait pas l'unanimité à gauche, elle est notamment très critiquée par la France insoumise. Est-ce que vous redoutez de la payer au-delunes ? Non, je ne redoute jamais euh quand euh en politique euh nous sommes sur euh un projet clair et euh fidèle à à nos valeurs. Euh j'ai toujours euh marqué ma désapprobation euh vis-à-vis euh euh d'une complaisance euh sur les idées euh de la France insoumise.

Nous avons des différences majeures sur la question internationale par rapport à l'Ukraine, par rapport à à la Chine. Nous avons aussi une différence de vision sur l'universalisme, sur la laïcité et je pense que en politique on gagne quand on est claire et quand on travaille. Et là pour vous la rupture elle est actée Olivier Fort acté la rupture avec la France. Pour moi la la rupture elle est actée depuis longtemps parce que l'Union l'Union doit toujours se l'union doit toujours se faire dans la clarté et de nombreux socialistes sont en accord avec volonté de de clarté et avec la nécessité de la justice sociale. Ol, il a clarifié la ligne Olivier Fort.

Je pense que ces dernières semaines, en effet, il a une position euh qui se rapproche euh de la mienne depuis euh maintenant 3 ans. Comment vous faites pour euh conserver ou pour gagner des villes sans union de la gauche au municipal dans votre région par exemple ? Est-ce que vous pensez pouvoir conserver Montpellier si LFI fait campagne contre Michael de la Fosse ? Là, je j'ai totale confiance dans le projet euh qu'a Michael de la Fosse pour son 2e mandat. surtout il a un bilan, un bilan qui est très bon et en politique on gagne parce qu'on a un bon projet et parce qu'on est convaincu euh de euh de la transformation qu'on veut amener à un territoire vers un développement durable.

On gagne pas avec juste des accords entre appareils politiques. Ça euh ça n'existe plus. Les Français les Français ce qu'ils veulent avoir une vision, avoir une conviction, avoir une sincérité. Les trépatouillages entre appareils politiques, c'est fini, ça ne marche plus. Mais la division, ça risque pas de vous faire perdre ? Non. Euh l'union souv en particulier républicaine, c'est celle qu'il faut toujours euh privilégier. Ils sont plus républicains les filles. Il est nécessaire d'être très clair et malheureusement il y a des positions de la part de nombreux élus de LFI qui ne sont pas conformes à ce que doit incarner la gauche. La gauche populaire, la gauche qui est vaillante.

Une dernière question Stéphane après la municipale et la présidentielle, est-ce que vous pourriez être la candidate de cette union de la gauche populaire et vaillante ? Je pense que quand même dans la situation de confusion dans laquelle est le pays, il est quand même assez indécent de parler de candidature à la à la présidentielle. Ça approche quand même. 2027, c'est demain. Oui, mais si préfér commençons à sortir du bourbier dans lequel on est, donnons un budget à la France.

faisons en sorte que les classes populaires euh soient aidées, euh que euh les bas salaires euh soient euh revaloriser et investissons investissons dans le logement, dans les infrastructures de transport, euh relançons la croissance et faisons également euh des économies sur le fonctionnement courant de l'État. Et nous pourrons parler de ces sujets l'année prochaine, mais l'heure n'est pas aux ambitions personnelles, mais l'heure est au travail collectif. Merci Carole Delga, merci beaucoup d'avoir été notre invité.

22:45
Non speech

[musique]