Aller au contenu
Tous les transcripts
InterviewJordan Bardella (sur YouTube)· 1 septembre 2025 46 minComplaisantActualité / polémiqueImmigration & asileÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSécurité

Jordan Bardella sur BFMTV : « La situation actuelle ne pourra tenir jusqu'en 2027 »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:01OuverteRéponse directe

    Bonsoir Jordan Bardella. Bonsoir. Bonsoir aux Françaises et aux Français qui nous regardent et merci d'avoir accordé à BFM TV votre premier grand entretien de rentrée ici depuis la la Foire de Chalon, l'un des grands rendez-vous agricoles en France après le salon de l'agriculture. Ce qui explique d'ailleurs ce décor.

  • 0:44OuverteRéponse directe

    Est-ce que finalement François Beou vous a surpris lundi quand vous avez écouté sa déclaration devant la télévision ? Est-ce que vous attendiez un tel accélération du calendrier ?

  • 2:51OuverteRéponse directe

    Comment est-ce que le Premier ministre pouvait se dire que le Rassemblement national qui combat la politique d'Emmanuel Macron pourrait voter la confiance à un gouvernement qui depuis 7 ans accuse tous les records de dettes ?

  • 3:36RelanceRéponse partielle

    Où est la proportionnelle ? Où sont les annonces qui ont été faites par François Bairrou lorsqu'il est arrivé à Matignon ?

  • 4:18OuverteRéponse directe

    Vous parliez de coût de la censure. Certains la chiffrent à 12 milliards d'euros. Comment l'expliquez-vous ?

  • 5:41OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous aviez une différence de stratégie entre Marine Le Pen et vous sur le vote de confiance ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:27Jordan BardellaFait
    « On est aujourd'hui dans une impasse démocratique, une impasse de long terme et je fais partie de ces Français qui considèrent que la situation actuelle ne pourra tenir jusqu'en 2027. »
  • 3:36Jordan BardellaChiffre
    « On a été très responsable lorsque le gouvernement de monsieur Barnier a présenté un budget qui prévoyait une hausse de 40 milliards d'euros supplémentaires des prélèvement obligatoire dans un pays qui est déjà parmi les plus fiscalisés au monde. »
  • 4:18Jordan BardellaChiffre
    « Certains la chiffrent à 12 milliards d'euros 03 points de PIB. »
  • 4:59Jordan BardellaChiffre
    « Ce qui a un coût c'est les 1200 milliards d'euros de dette supplémentaire. »
  • 8:17Jordan BardellaChiffre
    « Je rappelle que 50000 personnes ont un visa de travail parmi les personnes qui arrivent dans notre pays chaque année, les 4500 autres, que font-ils et qui payent ? »
  • 8:56Jordan BardellaChiffre
    « Monsieur Bairou projette d'augmenter la contribution de la France au budget de l'Union européenne de 5 à 7 milliards. »
  • 9:33Jordan BardellaChiffre
    « Le coût de fonctionnement de l'État qui a augmenté de 100 milliards d'euros en 3 ans. »
  • 10:14Jordan BardellaChiffre
    « Les aides sociales qui sont versées aux personnes aux ressortissants étrangers sur le sol français, c'est 15 milliards d'euros par an Institut Montge. »
  • 13:24Jordan BardellaFait
    « On a d'abord besoin d'alléger le fardeau normatif, de faire une pause sur la multiplication des contraintes des normes notamment environnementales qu'elles viennent de Paris ou du Parlement européen à Bruxelles. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:01

Bonsoir Jordan Bardella. Bonsoir. Bonsoir aux Françaises et aux Français qui nous regardent et merci d'avoir accordé à BFM TV votre premier grand entretien de rentrée ici depuis la la Foire de Chalon, l'un des grands rendez-vous agricoles en France après le salon de l'agriculture. Ce qui explique d'ailleurs ce décor. Hier, c'était François Berou ici même qui a arpenté ses mêmes allées, le Premier ministre justement et cette annonce lundi, un vote de confiance demandé. Je vais évidemment vous vous interroger sur les suites l'après 8 septembre, mais d'abord j'ai envie de vous interroger sur le moment politique que nous vivons, très particulier. Est-ce que finalement François Beou vous a surpris lundi quand vous avez écouté sa déclaration devant la télévision ? Est-ce que vous

0:44

attendiez un tel accélération du calendrier ? Non, je crois qu'on arrive au bout d'un au bout d'un système. Lors des précédentes élections législatives, le peuple français s'est s'est exprimé et a choisi de rejeter la politique d'Emmanuel Macron, la politique qu'il mène depuis 2017 et qui fait souffrir beaucoup de nos compatriotes. Une politique de pression fiscale, de pression normative sur nos entreprises, de l'axisme à l'égard de l'insécurité, de l'immigration massive. Et les Français se sont exprimés lors des dernières élections législatives pour le changement. À l'issue de ces élections législatives, en tout cas du premier tour où nous sommes arrivés en tête, les macronistes et l'extrême gauche ont fait le choix main dans la main de se désister l'un pour l'autre dans le but

1:27

non pas seulement d'empêcher le Rassemblement national de gagner mais de créer un blocage et une paralysie dans le pays au prix de la stabilité de nos institutions. On est aujourd'hui dans une impasse démocratique, une impasse de long terme et je fais partie de ces Français qui considèrent que la situation actuelle ne pourra tenir jusqu'en 2027. Et parce que les urgences du pays, parce que le quotidien des Français continue à se dégrader, nous avons besoin d'une majorité claire, d'un cap clair et nous avons par définition besoin que le président de la République sorte le pays de l'impasse, assume sa responsabilité et revienne devant les Français, soit par l'intermédiaire d'une nouvelle dissolution de l'Assemblée nationale et cela sous-entend que le résultat du premier tour des élections

2:08

législatives soit respecté et que je dirais le second tour des élections puisse se jouer à la loyale ou qu'il en tire les conséquences et qu'il démissionne et provoque une nouvelle élection présidentielle parce que on va revenir sur les scénarios sur les possibles scénarios à venir après le 8 la situation pardon mais la situation dans laquelle on est aujourd'hui elle était prévisible et donc devant votre télé lundi après-midi, vous dites pas quelle folie. Vous vous dites pas encore une fois euh c'est de la part de des gens qui nous dirigent, je m'attends à rien mais on est quand même déçu lorsqu'on les entend. Comment est-ce que le Premier ministre pouvait se dire que le Rassemblement national qui combat la politique d'Emmanuel Macron qui dirige

2:51

main dans la main le pays avec les Républicains de monsieur Rotaillot aujourd'hui pourrait voter la confiance à un gouvernement qui depuis 7 ans 8 ans maintenant accuse tous les records de dettes, les records de déficit public, les records de déficit commercial. un niveau de perte aujourd'hui de confiance dans la capacité de l'action publique à changer le quotidien des gens qui est aujourd'hui à des niveaux tels qu'il est impossible d'avoir confiance dans un gouvernement possible alors que vous l'avez quand même épargné depuis sa nomination à Matignan motions de censure vous n'en avez voté aucune. Vous parliez vous certains de votre partie d'une forme de bienveillance sous surveillance. Vous partagiez quelques lignes avec François Beou sur la proportionnelle sur la

3:36

banque de la démocratie. Il a apporté son son parrainage à Marine Le Pen en 2022. Ça faisait partie d'une forme de compatibilité décrite. Pourquoi décider de le faire tomber tout de suite et ne pas attendre de possibles négociations et la présentation du budget ? Où est la proportionnelle ? Où sont les annonces qui ont été faites par François Bairrou lorsqu'il est arrivé à Matignon ? Vous savez, nous on a été très responsable lorsque le gouvernement de monsieur Barnier a présenté un budget qui prévoyait une hausse de 40 milliards d'euros supplémentaires des prélèvement obligatoire dans un pays qui est déjà parmi les plus fiscalisés au monde. On a dit trop, c'est trop. Et en censurant ce gouvernement, le premier gouvernement de cette nouvelle mandature législative, on a été capable

4:18

de protéger les Français grâce au rassemblement national. Les Français ont vu au mois de février 2025 vu les factures d'électricité baissé pour 24 millions de méd français. Les médicaments n'ont pas été déremboursés et les pensions de retraite ont été réindexées sur l'inflation dès le 1er janvier de l'année 2025. Donc et ça a créé, certains vous disent he ça a pas créé d'instabilité. On avait dit so un coût cette censure. Certains la chiffrent à 12 milliards d'euros 03 points de PIB. Ce qui a un coût c'est les 1200 milliards d'euros de dette supplémentaire. Et parce qu'on est responsable, on a laissé François Baou présenter ses lignes directrices. Même si on avait peu d'espoir sur la possibilité d'une rupture franche avec la politique d'Emmanuel Macron, on n

4:59

jamais fait le choix du pire du scénar du du scénario qui pourrait contraindre au désordre. Donc on a été responsable du début à la fin et cet été Marine Le Pen a pris la plume pour écrire à François Baou. Elle lui a présenté nos pistes pour faire des économies dans la mauvaise dépense publique pour permettre euh à ce budget de redonner de l'oxygène aux français. Elle a fait le choix de lui présenter nos lignes rouges et de lui indiquer que nous étions disposés à lui euh expliquer à travailler sur de potentielles passerelles en l'attente de nouvelles élections. Monsieur BCun contact aucun contact durant l'été. Monsieur Baou n'a pas répondu à ce courrier. Donc parce que vous étiez en vacances. Voilà ce qu'il répond. Oui, bah sans doute faisait-il la sieste parce que en

5:41

l'occurrence c'est lui qui n'a pas répondu à notre cours. Et donc oui, moi je veux bien être le plus responsable de tous. On n jamais fait le jeu du désordre et c'est ce qui nous distingue très certainement de la gauche et de l'extrême gauche. Et je crois que lorsqu'on présente au français un budget qui prévoit de supprimer de jours fériers qui sont sacralisés dans le calendrier du pays, dans le calendrier de la vie des Français, lorsqu'on propose de faire 20 milliards d'euros de d'augmentation des prélèvements obligatoires et que de l'autre côté on augmente la dépense publique de 30 milliards d'euros sans faire la moindre économie dans la mauvaise dépense publique, alors les Français se disent "Nous n'avons pas confiance dans ce gouvernement." Jordan Bardella, j'aimerais juste qu'on

6:19

remonte un tout petit peu le fil. François Berro s'exprime lundi. Vous réagissez sur vos réseaux sociaux. Jamais le RN ne votera la confiance. Durant quelques instants, plein doute. Peut-être que votre parti pourrait s'abstenir. Marine Le Penreille Le écrit sur ses réseaux sociaux également "Le RN votera contre la confiance. Est-ce que vous aviez une une peut-être différence de stratégie entre elle et vous ? Peut-être vous souhaitiez-vous attendre attendre peut-être des négociations avant de faire tomber François Verrou ?" Pas du tout. Pas du tout. ces lectures là et ces commentaires peut-être qui ont été lorsque le premier ministre s'est exprimé, j'ai exprimé ce qui correspondait, je crois, à la volonté des Français qui nous ont accordé leur confiance lors des dernières élections

7:02

et je le crois d'une majorité de Français. Nous voterons évidemment contre la confiance. Le premier ministre a souhaité recevoir les chefs de partis politiques. Nous nous y rendrons avec Marine Le Pen parce que encore une fois à chaque fois que la République nous convoque, nous répondons à son appel et que nous avons le premier groupe de parlementaires à l'Assemblée nationale, la troisème force du Parlement européen. Par conséquent, il est normal que nous allions dire les yeux dans les yeux à François Bairou que la politique qu'il conduit est mauvaise et que sans rupture franche avec le macronisme et bien ils condamnent eux-mêmes les responsables politiques. Le pays a une impasse démocratique. Vous lui direz que sa politique conduit à une impasse, mais

7:38

vous lui direz quoi d'autre ? J'ai envie de vous dire, est-ce quoi qu'il vous propose, il dit tout est négociable, tout est amendable, ce sera non au vote de confiance le 8 septembre. Si par exemple vous citiziez les jours fériers, si dans cette semaine qui nous amène au 8 septembre, il revient là-dessus. S'il revient sur l'abattement pour les retraités, est-ce que vous vous dites "Bon, on revoit notre position ? Est-ce que ça c'est une ça fait partie d'un scénario envisageable Je commence à avoir un petit peu d'expérience en politique et je ne crois pas au père Noël et je ne suis pas naïf non plus. Euh tant qu'on demandera des économies aux Français qui bossent, aux Français qui se lèvent tôt, aux Français honnêtes, aux Français qui respectent les règles, aux Français qui

8:17

travaillent, et bien le Rassemblement national sera toujours sur le chemin de ces dirigeants politiques qui plutôt que d'aller faire des économies dans la mauvaise dépense publique, font le choix de demander des efforts toujours au même. Comment expliquer au Français que on va augmenter de 20 milliards d'euros les prélèvements obligatoires ? Ils ne reviendront pas dessus et que dans le même temps, on continue de d'accueillir 500000 personnes chaque année qui rentrent dans notre pays. Je rappelle que 50000 personnes ont un visa de travail parmi les personnes qui arrivent dans notre pays chaque année, les 4500 autres, que font-ils et qui payent ? Monsieur Bairou projette d'augmenter la contribution de la France au budget de l'Union européenne de 5 à 7 milliards.

8:56

Une augmentation en baisse. Certains ont vu un geste avant contre au rassemblement national de 5 milliards d'euros. Madame, est-ce que vous vous rendez compte ce qui est possible de faire avec 5 milliards d'euros ? Je vais vous dire, nous parce qu'encore une fois on prépare l'arrivée au pouvoir, nous entendons proposer un plan d'économie et nous l'avons fait d'ailleurs à chaque année, chaque fois qu'il nous a été possible de faire dans les exercices de contrebudget chaque année au Parlement un plan d'économie de 100 milliards d'euros dans les gaspillages d'argent public. le coût de l'immigration, il y a de l'argent à aller chercher. Le coût de fonctionnement de l'État qui a augmenté de 100 milliards d'euros en 3 ans. Madame, vous vous pointez du doigt notamment les

9:33

agences de l'État. Ce 1000 feuilles euh certains vous opposent le fait que les projections que vous faites sont inexactes, que ce n'est pas les coûts que vous avancez, c'est finalement il y a ce rapport du Sénat qui disent que c'est bien moins et que ça ne rapporterait pas autant que En tout cas, mes contr madame en tout cas quand on voit euh le bilan politique de mes contradicteurs, je pense qu'ils n'ont ne le sont ni d'économie ni d'estimation à nous donner. Prenons l'immigration. Les aides sociales qui sont versées aux personnes aux ressortissants étrangers sur le sol français, c'est 15 milliards d'euros par an Institut Montge. Je vais prendre les hypothèses les plus basses. Dans tous les pays européens, partout autour de nous, il y a des délais de carence ou des critères d'accession à

10:14

ces aides sociales. Moi, je considère que les aides sociales devraient être réservées euh aux familles françaises. Les allocations familiales, par exemple, devraient être réservées aux familles dont l'un des deux parents est de nationalité française, le RSA. ne devrait pas être conditionné à 5 ans de présence sur le sol français, mais à 5 ans de temps travailler sur le sol français. La contribution de la France au budget de l'Union européenne. Pourquoi est-ce que nos partenaires allemands, pourquoi est-ce que nos partenaires néerlandais qui sont des grandes économies de la zone euro réussissent à obtenir des rabaiss sur leurs contributions alors que la France voit sa contribution augmenter par idéologie et par adhésion au projet européiste ? Pourquoi est-ce qu'on ne va

10:51

pas chercher, madame, de l'argent ? Je vais vous répondre. Pourquoi est-ce qu'on ne va pas chercher de l'argent madame dans l'aide publique au développement et dans les milliards d'euros que nous donnons à des États étrangers que nous donnons par exemple à l'Algérie par l'intermédiaire de l'Union européenne pour faire des des appels à projets s'agissant de la gestion de l'eau. Pourquoi est-ce qu'on laisse l'Union européenne par exemple financer le réseau d'eau à Gaza quand on a un habitant sur tro dans nos territoires d'outreem qui n'a pas accès à l'eau potable ? Donc de l'argent il y en a. Oui madame. Je dis qu'on fait des économies d'abord et avant tout sur la mauvaise dépense pub si vous voulez ce que les français ne comprennent pas. c'est qu'on cherche à faire des

11:25

économies de bout de chandelle sur le dos de la France qui travaille et que de l'autre côté, on laisse des effants au milieu du salon qui sont des totems auxquels il ne faudrait pas toucher. Et puis au-delà de ces économies dans la mauvaise dépense publique, il faut remettre le pays sur le chemin de la production et sur le chemin de la croissance. Moi, je veux renouer avec l'optimisme français et je pense que un vent de liberté doit souffler sur le monde économique pour redonner à nos chefs d'entreprise, à nos agriculteurs, puisqu'on est ici dans la 3è four agricole de France, la possibilité de respirer, de travailler et de recréer de la richesse. Et je pense et j'en termine, je pense que quand il y a de la croissance, quand il y a de la création de richesse, tout est plus soutenable

12:01

parce que qui s'enrichi pay ses dettes. Vous étiez d'ailleurs au MEDF cette semaine. ces patrons monde économique vous ont exprimé aussi leur inquiétude sur cette instabilité que vous vous créez en partie en décidant d'appuyer sur le bouton de la censure finalement en décidant de ne pas voter la confiance à François Beou une nouvelle fois. Vous leur répondez quoi ? Je leur réponds d'abord que je comprends leurs inquiétudes et qu'à la différence des gens qui sont au pouvoir depuis 8 ans euh non seulement nous les comprenons, mais d'abord et avant tout nous les écoutons. Et je sais qu'ils sont inquiets de cette période d'instabilité qui s'est ouverte depuis la dernière dissolution de l'Assemblée à vous et à d'autres que trop vous intéresser à 2027, de ne pas dépasser ces clivages

12:42

partisans finalement de ne pas s'intéresser au pays. Madame, on va faire un peu de rétrospective. S'il n'y avait pas eu d'accord au second tour entre Emmanuel Macron et monsieur Mélenchon, je serai très certainement à Matignon avec une majorité de au moins 289 sièges à l'Assemblée nationale. Donc je ne suis pas responsable. Marine Le Pen et mon mouvement politique ne sommes pas responsables de la situation d'impasse démocratique et institutionnel qui fait craindre un temps incertain pour nos chefs d'entreprise. L'incertitude, elle est là et moi, je plaide effectivement pour que nous déverrouillions les contraintes qui pèsent sur la croissance pour faire repartir nos entreprises. On a d'abord besoin d'alléger le fardeau normatif, de faire une pause sur la multiplication des contraintes des

13:24

normes notamment environnementales qu'elles viennent de Paris ou du Parlement européen à Bruxelles pour alléger cet impôt de papier qui pèse aujourd'hui sur nos chefs d'entreprise. Enfin, je veux dire, moi je suis ici à la rencontre d'agriculteurs. Des agriculteurs nous disent aujourd'hui chaque jour davantage qu'il passent maintenant un jour, 2 jours, parfois 2 jours et demi à faire de la paperace, à remplir des papiers, ça n'est plus possible. Donc il faut mettre fin à cette inflation normative. Il faut renouer avec un prix français de l'électricité. Je veux dire, on a un marché européen aujourd'hui des règles de l'énergie qui fait que la France ne peut plus bénéficier des fruits de sa production nucléaire. Le prix de l'énergie, le prix de l'électricité et

13:58

par ces règles européennes totalement injustes et artificielles est adossé sur le prix et ça effectivement du gaz en Allemagne, je schématise et moi je plaide et nous nous plaidons pour qu'il y ait un prix de l'énergie qui soit fixé de manière stable et lisible à 60 € le mégawh. Ça c'est un gain de compétitivité qu'on rend directement à nos chefs d'entreprise et puis plus largement il faut le patriotisme économique et je plaide pour que tous ceux qui produisent sur le seul français et sur le seul européen et évidemment ici je pense à nos agriculteurs soient prioritaires dans les marchés publics. Il y a des mesures urgentes à prendre pour relancer la production et ce n'est que qu'en créant de la richesse, qu'en réindustrialisant le pays, en ayant un discours très optimiste vis-à-vis de nos

14:33

chefs d'entreprise, qu'on pourra ramener des recettes dans les caisses de l'État et évidemment se libérer de cette situation d'endettement. Regardez nos voisins américains, nos partenaires américains 120 % d'endettement aux États-Unis. Il y a du dynamisme économique avec de la croissance. Tout est plus soutenable. Regardez l'Italie de Madame Mélonie. Vous partagez le la dramatisation du discours de François Beou sur le constat les 44 milliards sur ce volume d'économie et d'efforts à fournir et aussi un argument qui nous a marqué cette semaine dans la bouche du premier ministre qui répète en boucle la dette c'est l'esclavage des jeunes générations et cette formule des boomers et de leur confort. Est-ce que vous avez un commentaire à faire ? Est-ce que aujourd'hui finalement oui c'est un

15:16

argument que vous partagez. Les boomers sont des privilégiés et ils ont aujourd'hui des efforts à faire. Euh l'ambition que j'ai est au moins d'être premier ministre de notre pays. Et mon ambition, c'est pas de commenter, c'est pas de tourner mon pistolet vers les uns ou vers les autres comme le fait le premier ministre. C'est ce qui fait en pointant du doigt. C'est une maladresse ou il y a une forme de véritable. C'est d'apporter des solutions qui au problème du pays et c'est d'apporter des solutions au problèmes des Français. Euh ce que je ne supporte pas, c'est la façon dont nos dirigeants politiques, premier desquels Emmanuel Macron, passe leur temps à jeter les Français les uns contre les autres, à opposer les actifs aux retraités, à opposer les jeunes

15:58

générations, euh aux boomers comme dit euh François Baot, même si c'est un terme que je ne reprendrai pas par respect pour des gens qui ont travaillé toute leur vie. Et je m'efforce moi précisément avec mon mouvement politique d'être le porte-voie de cette France qui travaille, de cette France qui a travaillé toute sa vie et de cette France qui en a marre de payer pour les autres. Et je viens de dire une chose, si on écoutait les Français, si on écoutait le bon sens avec lequel les Français aimeraient être entendus par leur responsable politique, croyez-moi, qu'on ne serait pas dans la situation dans laquelle nous sommes aujourd'hui. Donc il faut débratiser la politique et il faut faire confiance aux Français. Et moi, je suis très optimiste pour mon pays et pour l'avenir parce qu'il y a

16:34

précisément avec le mouvement politique que je porte une porte de sortie au désespoir de millions de gens. Cette porte de sortie, vous l'avez dit, c'est un nouveau retour aux urnes. On va parler de l'hypothèse d'une dissolution que certains qualifient d'énéluctable. Vous appelez aussi à la démission du président de de la République qui vous a répondu en partie hier à cette hypothèse. Il il balaye cette option. La démocratie consiste à ce que des gens votent pour un mandat donné. n'en déplaise y compris à ceux qui ont été défaits à plusieurs reprises lors de ces mêmes élections. Voilà ce qu'il dit hier en conférence de presse. Vous vous êtes sentivisé ? Oui, je pense que le pic mettait ou nous était euh destiné. Moi, je l'invite à d'abord à regarder ce qu'il a lui-même fait lors de la

17:16

dissolution. S'il a dissou l'Assemblée nationale, c'est bien parce qu'il considérait que la politique qu'il portait depuis 2017 et 2022 avait subi un désaveu lors des élections européennes où nous sommes arrivés 15 points devant la liste que soutenait Emmanuel Macron en juin 2024. Je l'invite à regarder d'abord l'esprit et la lettre de nos de notre constitution, mais aussi à regarder l'honneur et la dignité avec laquelle le général de Gaulle a présidé aux destinées de la nation française. Lorsque on est soucieux du bien-être des Français, lorsqu'il y a une colère dans le pays qu'on ne peut ignorer, alors il

17:59

n'y a rien de malsin à s'en remettre aux urnes ou à s'en remettre au peuple français. On est en démocratie. Nous ne sommes pas dans un régime autoritaire. Je ne remettrai jamais en cause la légitimité du président de la République, mais je dis qu'à partir du moment où le pays est dans une crise où personne ne voit de solution, il n'y a rien de malsin à se tourner vers les Français. À se tourner vers les Français. En revanche, vous ne vous associerez pas à la motion de destitution présentée par la France insoumise au mois de septembre prochain. Ça c'est non. D'abord, cette motion de destitution, elle a honnêtement et objectivement, ne mentons pas aux Français, aucune chance d'aboutir au regard de la situation du parlement assemblée nationale plus Sénat 2/3 des parlementaires en effet.

18:43

Ouais. C'est bien beau de venir quand on est la France insoumise et la gauche demander la destitution du président de la République quand à cinq reprises on a appelé au second tour d'une élection à voter pour Emmanuel Macron ou à voter pour ses candidats. Je vous rappelle que monsieur Mélenchon, il a au second tour l'élection de présidentielle de 2017, au second tour l'élection présidentielle de 2022, au second tour des élections législatives de 2024 appelé à voter non seulement pour Emmanuel Macron, mais retirer ses candidats pour aller faire et lire des députés. macronistes qui euh on engendré la crise sociale dans laquelle nous some. À l'époque, c'était la démarche avec le résultat qu'on connaît. Dans l'hypothèse dans l'hypothèse d'une probable censure de

19:23

vous savez j'en pardon de de vous couper, c'est un polimé et faire barrage euh quand ils nous font barrage, ils font barrage à des millions de français. Je nos électeurs ne sont pas des sous-citoyens. Nos électeurs ne sont pas des sous-électeurs. Nos électeurs, ils travaillent et ils payent leurs impôts comme tout le monde. Et donc nos électeurs, ils ont aussi droit avoir voix au chapitre et avoir leurs idées s'exprimer au pouvoir. Parce que précisément les idées que nous incarnons en France, ils sont en train de s'exprimer dans beaucoup de pays d'Europe et ce vent de liberté que nous incarnons pour la patrie, il est en train d'être reporté dans beaucoup de pays du monde. Juste un mot avant de parler solution de votre préparation, c'est qu'il y a une réunion qui va se tenir au siège du RN

20:05

lundi, un bureau de campagne. Scénario anticipé avant peut-être une dissolution, c'est de la politique fiction mais c'est le président de la République nomme un nouveau premier ministre. Aujourd'hui, l'arithmétique parlementaire se dessine vers cela. Le le Parti socialiste propose se propose pour un prochain premier ministre pour un ministre un prochain premier ministre de gauche sans donner non et vous si le 9 le 9 septembre prochain Emmanuel Macron vous appelle est-ce que vous direz oui pour aller à Matignan ? Ça reviendrait à ça reviendrait à quoi ? Je vous pose la question. Mais j'ai toujours été extrêmement clair et ma position ne variera pas.

20:49

J'accepterai d'être premier ministre le jour où je remporterai les élections législatives et où 289 sièges me permettront de composer non seulement une majorité stable d'alternance mais également un gouvernement. Je veux dire accepter d'être premier ministre lorsque on a le premier groupe de l'Assemblée nationale mais qu'on a que 143 députés. Vous savez comme moi que dans les 48 heures, une motion de censure votée par mes opposants politiques renverserait mon hypothétique gouvernement. Donc oui, moi je je fais pas ça pour moi, je fais pas ça pour ajouter Premier ministre à ma carte de visite. C'est pas mon sujet. Moi, je fais de la politique pour changer les choses, pour changer le quotidien des Français. Et donc, je mettrai en œuvre la politique pour laquelle les Français

21:32

votent pour le Rassemblement national si j'ai les moyens de la mettre en œuvre, pas pour faire de la figuration. Ça m'intéresse pas. sur sur le casting. Vous dites souvent ça n'a pas d'importance mais un Sébastien le Cornu nommé à Matignon le 9 le 10 aurait-il je ne sais pas votre bienveillance son nom est régulièrement cité. J'anticipe un peu votre réponse pardonnez-moi mais vous la connaissez déjà mais vous dites souvent la le casting n'a que très peu d'importance. On sait que Marine Le Pen par le passé à Missenure Rouge, il y a eu des coups de fil avec le président de la République au moment de la nomination de Michel Varnier. Xavier Bertrand c'était non. Oui. Bernard c'était non, ça a quand même une importance madame chant monsieur Bertrand euh avait indiqué je cite qu'il

22:14

entendait briser les mâchoires du Front National à l'époque c'estp encore le Front National. Euh par conséquent, il était inenvisageable que euh nous ne censurions pas à priori quelqu'un qui a aussi peu d'estime et aussi peu de respect pour des gens qui votent pour le Rassemblement national. D'abord, moi j'ai beaucoup de respect pour mes opposants politiques. Donc je vais pas faire le le ni le portrait ni le procès de monsieur le Cornu. Mais monsieur Lecnu qui est ministre des armées, si demain il est nommé premier ministre et chef d'un gouvernement, il poursuivra la politique d'Emmanuel Macron puisqu'il est proche et loyal au président de la République. Et je dirais ça serait bien normal, mais c'est pas ce que souhaite le pays, c'est pas ce que souhaitent les

22:50

Français. Donc peu importe le figurant, ce qui compte c'est la politique qui va être menée, les hommes qu'on peut dans le moment que nous vivons. La question c'est quel est le cap ? Quelle est la vision ? Où allons-nous ? Et pourquoi faire ? Et c'est un peu ça qui me fait mal quand j'entends le dirigeant politique brandir il faut trouver 40 milliards d'euros à tout prix. Il faut trouver 40 milliards d'euros. 44 milliards d'euros, c'est le volume d'économie. Pour faire quoi ? Et ici, quand on rencontre des chefs d'entreprise, les chefs d'entreprise, ils savent que quand on restructure une société, quand on réduit ses coûts, c'est parce qu'il y a un objectif derrière. Il y a un objectif de croissance, il y a un projet, il y a un objectif d'investissement, il y a un objectif d'innovation.

23:31

Mais sinon, on gère une pénurie et dans 2 ans, on va se retrouver dans la même situation. Comprenez bien que il nous manque aujourd'hui un cap, un rêve, une une route, une destination. Or aujourd'hui quand on vient dire aux Français "Bonjour, c'est François Baïou, vous devez faire des économies", les Français le regardent et leur disent "Mais mais qu'est-ce qu'il me veut ?" Je veux dire, on fait déjà suffisamment d'effort et donc la situation actuelle n'est pas supportable et c'est la raison pour laquelle il est impensable que un mouvement comme le mien puisse voter la confiance à un gouvernement euh euh LR macroniste. Et on revient donc à la dissolution euh bureau politique lundi à votre parti au siège du Rassemblement national pour préparer ces élections législatives anticipées.

24:14

qui je vous écoute et vos propos précédents. Vous ferez campagne pour être premier ministre seulement donc avec une majorité absolue et donc 289 députés, c'est votre objectif à moins que cela, à 275 députés, c'est non. de deux ou trois députés, il faudra voir s'il peut y avoir des accords au sein de la nouvelle assemblée nationale avec de potentiels alliés parce que si moi mon ambition vous êtes très loin du compte quand même c'est pas des 120 députés 15 alliés siotistes qu'est-ce qui vous dit que si une dissolution a était décidée que des nouvelles élections étaient engagées vous arriv vous arriveriez à ce chiffre mais vous avez déjà le résultat de la prochaine élection il faut me don vous êtes haut dans les sondages mais vous avez l'assurance de cela vote.

24:58

Mais je n'ai aucune assurance que les Français n'ont pas voté. Ce que je sens, c'est que il y a au sein du pays une volonté de changement et que le Rassemblement national, en tout cas dans les intentions de vote, que ce soit pour l'élection présidentielle ou pour de potentielles élections législatives et au moment où on se parle, le parti politique, non seulement préféré des Français, mais le plus pléblicité par les Français. Vous savez, en 2017, on avait 6 députés. 2022, on avait 89 députés et en 2024, s'il n'y avait pas eu d'accord de second tour qui ont ramené notre nombre de députés à 143 avec nos alliés à droite d'Éric Siotti, nous aurions eu une majorité pour gouverner. Donc, je veux juste dire aux Français, ne vous résignez pas. Si demain il y a de nouvelles élections et

25:36

qu'il y a une vague par leur choix et par votre mobilisation, et bien nous aurons toutes les cartes en main pour obtenir une majorité et pour mettre en œuvre des mesures, un projet, des idées et des valeurs qui sont plébiscitées par une majorité de Français. Je veux juste dire à nos compatriotes qui nous regardent ce soir, notre devoir à nous sera demain d'être prêt, mais votre devoir à vous sera peut-être très bientôt de choisir. Justement, êtes-vous prêts ? On parle de 85 circonscriptions bouclées. Éviter les erreurs du passé, éviter les erreurs d'il y a un an. Finalement, vous aviez qualifié vous-même certains candidats de de brebis galeuse. Est-ce que le filtrage des candidats va être encore plus poussé ? Est-ce que vous avez une intention très particulière sur

26:20

cette question là ? parce qu'il y a eu des ratés, vous l'avez vous-même reconnu. Il y a toujours des ratés dans une campagne électorale. Vous savez, on a un mouvement politique qui en quelques années est passé de 17 % à l'élection présidentielle de 2012 au premier tour et a des intentions de vote au moment où nous nous parlons qui nous donnent vainqueur de la prochaine élection présidentielle. Donc chaque jour qui passe, nous nous préparons. Chaque jour qui passe, nous travaillons. Chaque jour qui passe, je travaille moi-même à essayer d'aller convaincre des gens qui ne viennent pas du Rassemblement national et qui par amour de la France, par envie de faire bouger les choses, par envie de dépasser ces oppositions stériles entre la gauche et la droite, veulent s'inscrire dans le

26:59

projet de redressement national que je porte. Et vous savez, dans une organisation humaine, on en avait parlé ensemble, moi je n'ai j'ai aucun tabou. Dans une organisation humaine, il peut arriver qu'il y ait parfois des profils qui travaillent avec vous. Je dans un mouvement politique, a 11 millions d'électeurs, 140000 adhérents, vous pouvez avoir parfois des profils qui ne correspondent pas totalement ou parfois pas du tout à aux valeurs, au projet et à l'idée que vous vous faites de la politique. Ce qu'il faut juger, c'est la capacité du mouvement politique à écarter ce type de profil. Et quand on voit aujourd'hui, si vous voulez, les députés de la France insoumise qui hurlent à l'Assemblée nationale, qui ont des propos insultants à l'égard de nos forces de l'ordre, qui souffle sur les

27:36

braises de l'antisémitisme, qui considèrent par exemple des organisations islamistes comme le Hamas, comme des organisations de résistance qui sont pour certains fichiers S. Et bien, je crois qu'il y a quand même une petite marge de tolérance qui doit être regardée avec intérêt. Une marge de tolérance. Néanmoins, on a appris que le parquet de Paris avait demandé au pôle national de lutte contre la haine en ligne sur des auteurs de propos raciste, de groupes Facebook euh intitulé notamment La France avec Jordan Bardella. Il y a des vos députés qui certains écrivaient des propos en ligne. Vous avez demandé début juin que tous ces élus députés quittent ces groupes. Est-ce que par exemple, encore une fois vous reconnaissez les erreurs, ces députés pourraient être réinvestis dans

28:19

le cadre de de législative anticipé dans fact checking. Il n'y avait pas de députés qui écrivaient des propos condamnables. Il y avait des élus du Rassemblement national qui avaient été ajoutés qui avaient été ajoutés non mais pardon qui avaient été ajoutés à des groupes et qui n'ont pas participé. pas reprendre l'expression de de boomer, mais j'imagine que vous comme moi, vont utiliser Facebook depuis les origines de ce réseau social, n'importe qui peut vous ajouter un groupe. Bon et moi l'une des raisons pour lesquelles j'ai supprimé mon compte personnel sur Facebook, c'est parce que tout et n'importe qui vous ajoute à des groupes qui vous bombardent de notifications et sur lequel vous n'avez absolument aucune prise. Je veux dire, si on en est à reprocher

28:58

aujourd'hui un mouvement politique est sur le point de prendre le pouvoir qui propose des choses extrêmement concrètes sur le pouvoir d'achat, la sécurité, le contrôle de l'immigration, la souveraineté, l'agriculture, la vie de nos entreprises, la réindustrialisation que le cousin de la boulangère du député a été ajouté à un groupe Facebook qui s'appelle la France avec Jordan Bardella où il y a eu des propos scandaleux sur lequel je n'ai absolument aucune prise. Euh je je p je pense que le débat est un peu bas. Mais je ferme la parenthèse. Certains députés selon nos confrères les jours ont écrit sur ces groupes, ont participé à l'écriture de commentaires de haine raciste, homophobe. Oui, enfin je pas de commentaire particulier à faire sur les les grièves de la presse d'extrême gauche.

29:36

Hm. Jordan Bardella, c'est dommage que la presse ne fasse pas ce travail pour euh mais il est fait, je sais pas pour les les eurodéputés macronistes, voyez, qui massacrent leurs voisins à coup de casque par exemple. Ça avait été le cas d'un député macroniste en 2017 pour les élus de la France insoumise par exemple. à l'époque considère que les terroristes du Hamas sont des résistants. Bon, je j'entends ces arguments, mais vous considérez aussi que peut-être il y a eu un et vous l'avez fait en partie, un ménage à faire dans vos rangs pour certains, mais le le front le Rassemblement national n'est plus le Front National, vous voyez, je je peux pas être plus clair que ça. 95 % des adhérents de ce mouvement aujourd'hui, de mon mouvement politique n'étaient pas adhérents il y a

30:15

10 ans. Donc je tous les mouvements politiques ont une histoire, tous les mouvements politiques évoluent. Et plutôt que de faire la politique dans le rétroviseur et de regarder vers le passé, moi je veux regarder vers l'avenir, vers le futur et je veux dire à à nos compatriotes de ne pas baisser les bras parce que ce qu'ils vivent, c'est la conséquence de choix politique et en changeant à la fois les politiques et la politique, on peut améliorer concrètement leur quotidien. J'ai envie de vous demander maintenant à ce moment de l'interview et Marine Le Pen dans tout ça, vous avez évoqué un un chemin juridique étroit parce qu'en l'état si dissolution est décidée dans une 2 3 semaines par le président de la République en l'état, elle est inéligible. Vous dites un chemin juridique et droit.

30:54

Vous espérez quoi concrètement ? Est-ce que sans être trop technique, vous pouvez nous expliquer quelle est votre stratégie sur le sujet ? Euh d'abord, il y a d'évoquer cette euh condamnation en première instance, elle fait une peine d'inéligibilité avec exécution provisoire. Marine Le Pen a fait appel. Elle est donc au moment où on se parle présumé innocente. Je crois que c'est important de ne pas omettre les principes du droit dans le dans le débat démocratique. Mais demain, elle ne peut pas deèement si demain il doit y avoir une élection législative anticipée par le fait d'une dissolution, il y a un chemin juridique étroit. Une jurisprudence du Conseil constitutionnel existe. Vous m'avez demandé de pas être trop technique, mais elle déposera sa

31:37

candidature et elle ira plaid sa candidature devant la plus haute autorité juridique et institutionnelle de notre pays qui est le Conseil constitutionnel qui tranchera sur sa candidature. Donc il y a un chemin, il est étroit mais Marine Le Pen est une battante. elle l'empruntera, je l'emprunterai avec elle et je souhaite de tout cœur qu'elle puisse non seulement se représenter à Énard Baumont où elle été élue à plusieurs reprises mais continuer à présider notre groupe à l'Assemblée nationale parce que beaucoup de français comptent sur nous. Mais si elle est empêchée Jordan Bardella, si elle ne peut pas se présenter à une élection législative, à l'élection présidentielle de fait, il y a une image qui nous a marqué aussi cette semaine euh ce débat presque présidentiel au

32:15

MEDF au côté de Bruno Retaillot, Gabriel Atal, Manuel Bonpard, Marine Tondelier et vous sur la photo. Pardon, je suis président de parti. C'est un débat des chefs de parti. Donc naturellement le président Martin président du MEDF m'a évidemment convient à représenter le Rassemblement national. Donc j'ai Marine Le Pen président l'Assemblée nationale mais on travaille main dans la main et donc jusqu'à l'appel je vais vous faire une révélation. Nous allons faire campagne ensemble main dans la main et après l'appel je vous fais une deuxième révélation. Nous ferons campagne ensemble main dans la main parce que il y a entre Marine et moi une relation qui est plus qu'une relation politique, qui

32:59

est une relation d'amitié, de confiance, qui est une relation personnelle et je c'est ce que je lui dois et je ne l'oublierai jamais. Alors, je sais ce que vous allez me dire. On a beaucoup entendu ça dans la dans la vie politique, mais je pense que là encore, j'espère avoir le bénéfice du doute de votre part, je crois qu'on n'est pas comme tout le monde. Pas comme tout le monde. Encore une fois, je me permets, si elle est empêchée, si ce chemin étroit, très étroit se referme juridiquement et qu'elle ne peut pas se présenter à une élection législative anticipée, est-ce que vous-même vous pourriez vous présenter à des législatives anticipées ? quit à finalement lâché votre votre poste de députés européens puisqu'on le rappelle, vous avez été élu en juin

33:39

dernier. Est-ce que ça fait partie des options sur lesquelles vous travaillez également ? J'ai été réélu député européen puisque nous sommes arrivés en tête à l'été 2024. Nous avons la 3è force politique du Parlement européen. Je suis président du premier groupe d'opposition du Parlement européen et je compte évidemment mener mon mandat de député européen à son terme, sauf évidemment circonstan exceptionnelle. Une dissolution de main de l'Assemblée nationale pourrait être une circonstance exceptionnelle. Ma décision n'est pas prise. Je suis aujourd'hui le président de notre famille politique et je serai là où je peux être utile à la fois pour mon mouvement politique et évidemment pour mon pays. Quelques mots là. L'idée de réunir dans un même élan les Français issus des

34:21

classes populaires et une partie de la bourgeoisie conservatrice comme Nicolas Sarkozi le fit en 2007 est pertinente. Ces mots sont de vous dans votre livre que vous avez publié il y a quelques mois. ce que je cherche, on s'interroge sur votre volonté d'unir les droites, l'union des droites. Euh, il y a ce déjeuner qui a été très commenté au début de l'été avec un certain Nicolas Sarkozi, l'ancien président de la République. Est-ce que vous travaillez à cela ? Quand on sait Marine Le Pen est plutôt très opposée à cette hypothèse, elle ne le souhaite pas. Est-ce que vous travaillez en sens ? Est-ce que des passerelles pourraient avoir lieu ? Est-ce que vous Il y a des coups de fil ? Ça est là. On a toujours dit que le clivage entre la gauche et la droite était dépassé. Et

35:05

quand le Rassemblement national atteint 37 % des voix au second tour d'une élection législative, c'est qu'il y a dans son dans sa dynamique, dans son rassemblement des gens qui viennent de notre famille politique historiquement, mais aussi des gens qui viennent de la droite et des gens qui viennent de la gauche. Vous consid cette arrivée au pouvoir se frein avec l'Union des droites. Vous l'avez commencé à le faire avec Eric Siotti. Ça vous paraît aujourd'hui indispensable quand on voit le ton s'est durci avec Bruno Rota ces derniers temps. Certains disaient que c'était votre meilleure porte-parole quand il a été nommé place Bovau. Désormais et même Marine Le Pen est très virulente à son endroit pour une raison très simple. D'abord, je vais vous répondre après sur l'Union des

35:40

droites mais sur monsieur Retaillot. Encore une fois, moi je fais pas d'attaque personnelle et je respecte mes adversaires politiques, mais monsieur Retaillot, il est ministre d'Emmanuel Macron. Ouais, je veux dire, monsieur Retaillot, il est dans un gouvernement qui s'apprête à fait 20 milliards d'euros de prélèvement obligatoire. En plus, monsieur Retaillot, il parle beaucoup, mais qu'a-t-il fait depuis qu'il est arrivé aux manettes ? Il nous a dit qu'il allait remettre en cause la gratuité des soins pour les étrangers en situation irrégulière. Il ne l'a pas fait. Euh, il nous a dit qu'il allit remettre en cause le laxisme de notre pays à l'égard de l'Algérie. Elle est où la riposte graduée à l'égard de l'Algérie ? Donc moi je veux tendre la main aux

36:21

orphelins de la droite aux électeurs de droite à des élus de droite mais qui ne sont pas solubles dans le macronisme parce que ce qui va se jouer pour les républicains, pour ceux qui restent aujourd'hui du socle électoral des républicains, c'est soit de se tourner vers le centre et d'être dans cet écosystème qui va de Gabriel Atal à monsieur Rotaillot en passant par Édouard Philippe et Emmanuel Macron ou alors de se tourner du côté des patriotes et Eric Sioti il a été courageux, il a été président des républicains. Laurent Vier, il a fait le choix de nous tendre la main. Laurent Voquet, vous avez des contacts avec lui ? Non mais je je d'abord je pense pas que les Français, honnêtement, je vais être très honnête hein, je pense pas que les Français aient envie de voir monsieur Vquier

37:01

demain ministre d'un gouvernement du Rassemblement national. Je pense que les Français, ils ont envie de tourner la page de cette classe politique, qu'ils ont envie de renouveau et qu'ils ont envie d'essayer ce qu'ils n'ont jamais essayé auparavant. Maintenant, oui, il y a des orphelins à droite. Oui, je partage beaucoup de convictions et de valeurs avec ce qui a été pendant très longtemps les valeurs historiques de la droite, l'autorité, la défense de la nation, la défense de la souveraineté nationale, les libertés en matière économique. Mais euh nous aspirons demain être à la tête du pays. Il n'y a rien de plus normal qu'à accepter de dialoguer avec des gens qui ont été aux responsabilités et qui pour le coup ont fait gagner la droite en en 2007. Moi je si vous vouz la dynamique

37:45

qui a été celle de la campagne électorale de Nicolas SarkoZi en 2007 a a mis dans un même élan les Français de la classe populaire et une partie de la bourgeoisie patriote et si dans le même temps une partie des voix du Front National. Pardon. Pardon. Et je me permets d'ajouter, je peux partager cette stratégie et je l'ai évoqué dans mon livre sans pour autant partager le résultat de la politique de la droite entre 2007 et 2012 qui a renié sur beaucoup de convictions et notamment sur les enjeux sur les enjeux régaliens. Mais encore une fois, aujourd'hui, il faut mettre dans un même couloir et dans un même élan tous ceux qui aiment le pays, tous ceux qui aiment la France et tous ceux qui ont envie de changer la politique dans notre pays. Et il y a effectivement beaucoup de gens qui à

38:26

droite désespèrent de voir les républicains se fondent dans le macronisme et qui voi au côté du Rassemblement national et au côté notamment de nos alliés de l'UDR d'Éric Sioti une passerelle et une possibilité de de travailler avec nous. Et moi j'ai envie de leur dire je vous tends la main, venez travailler avec nous. Je veux dire nous pouvons gagner la prochaine élection présidentielle. Il y a rien de plus exactant pour se faire dans ces conditions selon vous. Ça ne pourra se faire que que dans ces conditions là selon vous. Si les républicains ont fait, je crois 6 % aux dernières élections européennes et un petit peu plus aux élections législatives, c'est parce qu'ils se sont fondu dissous dans le dans le macronisme. Au point tel que même monsieur Vokier d'ailleurs, je crois

39:05

dans ses critiques contre monsieur Retaillot formulait le fait que il s'était totalement dissous et et soumis à à la politique d'Emmanuel Macron depuis depuis 7 ans. On on s'interroge désormais sur aussi l'agrégation des colères, colère sociale très vive. vous en parliez l'inquiétude, cet appel à a bloqué le pays né sur les réseaux sociaux trouve un écho très fort. Rendez-vous est pris le 10 septembre 2 jours après ce ce vote de confiance et semble-t-il encore une fois soyons prudent mais la chute de François Berou nos adhérents sont libres de faire ce qu'ils veulent quand vous parlez de cette cette manifestation de cet appel à tout bloqué pourquoi tant de distance avec ce mouvement alors que dans les premiers descriptifs, on disait que c'était aussi certains de vos militants

39:46

hein qui appelaient à se rendre dans la rue. Pourquoi vous dit il y aura que des insoumis le 10 septembre ? Pourquoi est-ce que je laisse la liberté à nos électeurs ? Parce que ce mouvement c'est un mouvement citoyen qui a été lancé à l'initiative de d'ailleurs on sait pas trop qui mais qui a été qui est une initiative à minima citoyenne à partir du moment où monsieur Mélenchon est l'extrême gauche. Ça qu'apare le mouvement bah il y a beaucoup de gens de droite qui n'ont pas envie de descendre dans les rues parce que ils savent très bien que l'extrême gauche qui s'approprie ce mouvement va tout casser, va vampiriser le mouvement et va le rendre totalement totalement toxique. Donc, impossible de s'y associer. Je dis au français euh bloquer est une chose. Moi, je n'ai jamais été pour le

40:29

blocage du pays. Il faut voter quand on veut exprimer sa colère. On utilise le moyen le plus démocratique qui soit, on vote. On vote et on ne manifeste pas. Donc maintenant, il y a une différence entre manifester et bloqué. Moi, je suis très attaché à la liberté de manifester. Et si demain les Français m'accordent leur confiance et que je suis à la tête du gouvernement, je veillerai scrupuleusement à ce que les Français puissent s'exprimer et puissent manifester lorsqu'ils ils ressentent le besoin d'exprimer une colère, une inquiétude ou une revendication. Donc, on verra pas un élu ou vous-même dans un cortège du 10 septembre. Moi mon rôle il est de mener la bataille

41:11

comme chef de parti, il est de proposer un projet politique, il est de conduire l'opposition au Parlement européen et et à l'Assemblée nationale pour nos parlementaires. Donc moi, je prépare l'arrivée au pouvoir de mon mouvement politique. Je prépare pas le blocage du pays. Je prépare la clé de déverrouillage de la porte. Déverrouage de la porte. Certains voient dans ce mouvement aussi une forme d'ingérence de la de la Russie, des mouvements largement relayés par des comptes russes notamment sur sur les réseaux sociaux qui cherchent finalement au final à déstabiliser la France. Cette agérance russe, cette menace là, est-ce que vous la prenez au sérieux ? Est-ce que vous regardez ça de près ? Est-ce que ça vous inquiète ? notamment dans la perspective aussi et on l'a évoqué

41:53

longuement ensemble de perspective et d'échéance électorale. Je pense au municipal et je pense à la prochaine présidentielle des ingérences qui existent qui sont documentées. D'abord madame moi je n'ai pas d'information sur ces ingérences supposées de la part notamment de la Russie je dis bien là sur l'aspect du blocage du 10 septembre prochain. Maintenant, il est certain que les tentatives d'ingérence doivent faire l'objet d'une surveillance particulière, notamment à l'approche de d'élection, à l'approche de scrutin. Parfois, les ingérences sont aussi dans l'autre sens, hein. J'ai vu que le président de la République était en Moldavie pour faire la publicité de l'adhésion, enfin en tout cas la candidature d'adhésion de la Moldavie à l'Union européenne. ingérence.

42:37

Je note que bon, c'est une forme la façon dont la France se comporte à l'égard des pays qui déposent leur candidature pour rentrer dans l'Union européenne est effectivement une forme d'ingérence. Maintenant, moi je n'ai pas l'ingérence à géométrie variable et évidemment que nos services de renseignement doivent être soutenus dans l'effort et les efforts qu'il déploi pour protéger nos intérêts démocratiques mais aussi pour protéger nos intérêts économiques. Mais je l'ai dit, la Russie est une est une menace multidimensionnelle pour l'Europe. Vous avez entendu le chef d'étatmajor des armées burcardes avant qu'il ne quitte son poste cette conférence de presse, la Russie a désigné la France comme son premier adversaire en Europe. Oui, mais je je suis toujours très

43:18

prudent à l'égard des mots que j'utilise. Euh d'autant plus lorsqu'on parle d'une puissance euh qui questionne par ses ambitions expansionnistes, béliqueux aux portes de l'Europe, mais qui est une puissance nucléaire. Et donc tout en considérant la la Russie comme une menace multidimensionnelle, la Russie est aussi le plus grand pays du monde en terme de géographie et un pays qui sur le plan géostratégique dispose de l'armée au nucléaire avec des ambitions géopolitiques très fortes aux portes de l'Europe. Le rôle de la France là encore dépasse les frontières françaises. Il est aussi évidemment de contribuer à la sécurité de l'Europe, aux portes de l'Europe. On a des missions aujourd'hui de sécurisation des Pays-Baltes, de sécurisation de l'espace

44:03

aérien de Paysbalt. d'opérations militaires qui sont menées euh en mer noire. Ces opérations qui se font bien souvent euh sous pavillon de l'OTAN doivent être poursuivies parce que là encore, il en va euh de la grandeur de notre pays que d'être capable aussi euh de répondre aux urgences qui se jouent aux portes de l'Europe. Aux portes de l'Europe. Donc on arrive à la fin de cet entretien. Jordan Bardellin, si on a bien compris l'on résume les choses. Rien ne vous fera changer d'avis le 8 septembre prochain. Vous voterez contre la censure de François Bairou. On votera contre la confiance parce que contre la confiance, pardonnez-moi, parce que je je n'ai pas confiance et que les Français qui ont voté pour le Rassemblement national n'ont pas confiance. Euh en revanche, moi je

44:43

demande au pays et à nos compatriotes euh de garder espoir et et de garder confiance dans la politique et de leur dire que nous vivons la fin d'une è et la fin d'une époque et que à chaque fois que la France s'est retrouvée exang à genoux, elle s'est toujours relevée. Vous parliez tout à l'heure, vous mentionniez les rentrées des entrepreneurs de France il y a quelques il y a quelques jours. rappeler au chefs d'entreprise qui était présent dans cette salle à Roland Garos que en 1945 la France était par terre était à genoux dans un état très difficile 10 ans après on avait les tr glorieuses et on avait les trend glorieuses parce que il y avait une volonté parce qu'il y avait une vision parce qu'il y avait un projet de redressement et parce qu'il y avait une confiance absolue dans le peuple

45:27

français à la fois dans l'ouvrier, dans le patron, dans le travailleur et dans le chef d'entreprise. Il faut renouer avec cet esprit d'union nationale, avec cette concorde et avec un optimisme profondément français qui permettra, je le crois, au peuple de France de reprendre le cours de son destin. Merci Jordan Bardella. Merci à vous et merci d'avoir accepté de délocaliser cette interview ici au milieu de de cette France du travail et de cette France silencieuse qu'on entend si peu. Merci pour ce premier grand entretien sur BFM TV. Merci.