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InterviewFrance Inter — L'invité de 6h20 (sur Site radio)· 19 avril 2017 7 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesSécuritéEurope & internationalInstitutions & élections

Bernard Monot

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:28OuverteÉludée

    Voyez-vous un lien au Front National entre les arrestations à Marseille et la venue de Marine Le Pen ?

  • 0:57OuverteRéponse directe

    Est-ce que le gouvernement n'avait pas bien fait de prolonger l'état d'urgence ?

  • 1:20OuverteRéponse directe

    25 prix Nobel d'économie ont dénoncé les programmes protectionnistes du FN. Est-ce que vous assumez ces tensions ?

  • 2:16RelanceRéponse partielle

    La perspective de Marine Le Pen au pouvoir effraie les investisseurs. Comment les rassurer ?

  • 2:55RelanceRéponse directe

    Est-ce que vous allez rassurer les investisseurs en leur disant qu'ils ont tort ?

  • 3:37FerméeRéponse partielle

    Pour des raisons techniques, éloignez votre combiné.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:46InvitéFait
    « Il n'y aura pas plus de tensions qu'à l'heure actuelle. »
  • 1:59InvitéFait
    « On voit bien que l'ensemble de la zone euro est aujourd'hui l'inverse de ce qui nous a été vendu à l'époque du traité de Maastricht. »
  • 2:45InvitéFait
    « La croissance économique est extrêmement faible. »
  • 2:47InvitéFait
    « Le chômage est en passe de continuer à augmenter. »
  • 4:11InvitéFait
    « En 2008, est-ce que ces prix Nobel avaient annoncé la crise, alors que le Front National l'a fait ? »
  • 4:24InvitéPromesse
    « Nous, on propose effectivement une renégociation des traités de l'Union Européenne et puis la sortie de l'euro, monnaie unique, pour entrer dans l'euro, monnaie commune. »
  • 5:12InvitéFait
    « On a proposé un nouveau modèle de patriotisme économique, de protectionnisme intelligent, qui s'avère aujourd'hui tout à fait probant. »

Temps de parole

  • Invité52 %
  • Bernard Monot37 %
  • Présentateur12 %

1,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Présentateur

Catherine Boulet, Eric Delvaux, le 5-7 de France Inter. A quatre jours du premier tour de l'élection présidentielle, un éclairage dans ce carrefour du 5-7 ce matin. Éclairage sur la politique économique du Front National. Nous sommes en ligne avec Bernard Monod, député européen Europe des Nations et des Libertés, en charge de la stratégie économique du Front National. Bonjour.

0:22
Bernard Monot

Bonjour Bernard Monod. Bonjour. Avant de parler du programme du Front National, une question d'actualité d'abord qui n'a rien d'économique. Voyez-vous un lien au Front National entre les deux arrestations hier à Marseille, les projets terroristes imminents qui visaient la campagne électorale, et la venue de Marine Le Pen ce soir justement dans la cité phocéenne ?

0:42
Invité

Écoutez, difficile à dire, il faut attendre les compléments d'enquête, mais effectivement on est quand même assez inquiet sur la situation quand même dans un pays qui se veut démocratique, et surtout en état d'urgence de voir autant de risques d'attentats.

0:57
Bernard Monot

Mais est-ce que justement le gouvernement n'avait pas bien fait de prolonger cet état d'urgence en France qui englobe toujours la campagne, la période de la campagne électorale ?

1:09
Invité

Oui, mais faut-il être en état d'urgence permanent pour avoir la sécurité en France ? Nous on pense qu'il y a d'autres moyens, notamment des frontières nationales, une volonté de sécurité permanente sans état d'urgence.

1:20
Bernard Monot

Alors question économie avec vous, 25 prix Nobel d'économie ont dénoncé hier les programmes dits protectionnistes de certains candidats, dont celui de Marine Le Pen. Les Nobel craignent notamment une dérive, une déstabilisation de l'Europe avec des probables guerres commerciales. Est-ce que vous êtes prêt au Front National à assumer ces tensions, cette guerre commerciale avec d'anciens partenaires commerciaux en Europe ?

1:46
Invité

Il n'y aura pas plus de tensions qu'à l'heure actuelle. On pense que la guerre économique dans la zone euro a déjà lieu, notamment entre les pays les moins pourvus et ceux les plus riches, comme la Grèce et l'Allemagne. On voit bien que l'ensemble de la zone euro est aujourd'hui l'inverse de ce qui nous a été vendu à l'époque du traité de Maastricht, c'est-à-dire paupérisation, c'est-à-dire de moins en moins d'emplois et l'inverse de la prospérité.

2:16
Présentateur

Le problème, Bernard Monod, c'est que la perspective de Marine Le Pen au pouvoir effraie déjà les investisseurs étrangers à tel point que l'euro a chuté ces derniers mois et à tel point qu'ils se débarrassent de leur dette française.

2:30
Invité

Mais non, Madame, ils devraient être inquiets justement de continuer la politique qui est imposée par l'Union Européenne, qui est celle de l'ultralibéralisme, du mondialisme. Voilà la situation. Aujourd'hui, on est en déstabilisation totale. La croissance économique est extrêmement faible. Le chômage est en passe de continuer à augmenter. Les délocalisations augmentent. Regardez ce qui se passe avec la guerre de Wall Street.

2:55
Présentateur

Mais est-ce que vous allez rassurer les investisseurs étrangers en leur disant qu'ils ont tort ?

3:00
Invité

C'est ce qu'on s'efforce de faire. Marine Le Pen, de toute façon, dans son programme, vise la stabilité économique, financière, bancaire.

3:09
Présentateur

Mais pour eux, la stabilité, ça passe par un couple franco-allemand solide.

3:15
Invité

Oui, enfin, on s'aperçoit dans le couple franco-allemand. C'est surtout l'Allemagne qui s'en tire bien économiquement dans la zone euro et la France est le parent pauvre. Donc, je pense qu'il faut effectivement changer de modèle pour pouvoir améliorer les conditions.

3:28
Bernard Monot

Bernard Monod, je me demandais, pardon, pour des raisons techniques, de vous éloigner peut-être un peu de votre combiné. Parce qu'il y a beaucoup, visiblement, de parasites avec la respiration. Merci d'éloigner un peu ce combiné. Je reviens aux 25 prix Nobel d'économie qui publient cette tribune dans le journal Le Monde. Il y a parmi eux Joseph Stiglis. Et ils dénoncent l'instrumentalisation de leur pensée économique par le Front National. Avez-vous tenté, au FN, de vous approprier des cautions économiques sans l'aval des personnes concernées ?

3:57
Invité

Non, parce que le Front National avait annoncé déjà tout ce qui est prononcé par les économistes à l'heure actuelle, bien avant qu'eux parlent, si vous voulez. Donc, moi, je pose la question, en 2008, est-ce que ces prix Nobel avaient annoncé la crise, alors que le Front National l'a fait ? Non, il n'y a pas d'appropriation. Il y a le même constat, le même diagnostic. Simplement, ils ne vont pas au bout de leur raisonnement. C'est-à-dire que nous, on propose effectivement une rénégociation des traités de l'Union Européenne et puis la sortie de l'euro, monnaie unique, pour entrer dans l'euro, monnaie commune et avoir une monnaie nationale, en quelque sorte un peu comme le Royaume-Uni.

4:39
Bernard Monot

Oui, cela dit, ça ne fait pas l'unanimité au sein du Front National. Ni la sortie de l'euro, ni la sortie de l'Union Européenne, c'est un sujet qui divise toujours au sein même de votre parti.

4:49
Invité

Non, pas du tout. Sur la stratégie, nous sommes tous d'accord.

4:52
Bernard Monot

Il y a tout de même une ligne au Front National un peu europhobe qui serait emmenée par Florian Philippot et une autre ligne sur ce sujet, plus souple, plus prudente, qui serait celle de Louis Alliot ?

5:05
Invité

Pas du tout, il n'y a qu'une seule ligne au Front National, c'est celle de Marine Le Pen. Comme je vous l'ai dit, le constat en 2008 a été fait. On a proposé un nouveau modèle de patriotisme économique, de protectionnisme intelligent, qui s'avère aujourd'hui tout à fait probant, puisque les Etats-Unis l'utilisent, le Royaume-Uni l'utilise, la Chine l'utilise, toutes les grandes puissances économiques ont adopté le patriotisme économique et le protectionnisme intelligent.

5:28
Bernard Monot

On sent bien quand même que sur ces derniers jours de campagne, Marine Le Pen a un peu éloigné ces questions économiques au profit dans les meetings de plus longs paragraphes sécuritaires. Est-ce que vous, en tant qu'économiste du FN, vous regrettez qu'on parle plus de sécurité en ce moment que de questions économiques ?

5:44
Invité

Non, pas du tout. C'est un tout, si vous voulez, un projet pour une nation, lors d'une présidentielle. Et si vous voulez, pour faire du commerce, il faut d'abord avoir la première des libertés, qui est la sécurité en France. Malheureusement, nous ne l'avons plus.

5:58
Bernard Monot

Un dernier mot sur la dette. 2 200 milliards d'euros de dette publique. La candidate du FN souhaite renationaliser cette dette, qui appartient d'ailleurs en grande partie à des investisseurs étrangers. Renationaliser la dette, ça changerait quoi pour les Français ?

6:13
Invité

Non, ce n'est pas le terme, c'est plutôt franciser la dette, un petit peu comme le Japon possède majoritairement sa dette publique. Ça consisterait en faire utiliser les investisseurs français, que sont les banques, les compagnies d'assurance, les Français eux-mêmes, pour posséder leur dette publique et être beaucoup moins indépendants des marchés financiers internationaux. Merci. Pour être indépendant.

6:34
Bernard Monot

Merci Bernard Monod, député européen, et donc l'un des économistes du FN.