«Louis Boyard incite à mettre du désordre» dénonce K. Niasme, maire de Villeneuve-Saint-George
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 80 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:14OuverteRéponse directe
Merci d'être avec nous, vous êtes la maire de Villeneuve-Saint-Georges et vous poussez un cri aujourd'hui en disant « Halte à LFI dans les quartiers populaires »
- 1:43OuverteRéponse directe
Comment ça se passe d'ailleurs à Villeneuve-Saint-Georges ?
- 1:55RelanceRéponse directe
Vous étiez au milieu des mobilisations ?
- 3:10OuverteRéponse directe
Est-ce que vous avez été entendu ? Ou est-ce que les jeunes vous répètent inlassablement soit les mêmes revendications, soit les mêmes injures ?
- 4:42OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous pouvez nous raconter sur l'activisme de LFI dans votre commune et autour des lycées de votre commune ?
- 7:31OuverteRéponse directe
Est-ce que le maire est équipé aujourd'hui via la loi, via un certain nombre de réglementations avec des arrêtés ? Est-ce que vous avez les moyens aujourd'hui d'assurer la sécurité dans vos villes ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:42Invité politiqueFait
« cette vision du monde qu'a la France insoumise et plus particulièrement de nos quartiers. »
- 1:08Invité politiqueFait
« notamment les envolées lyriques de Madame Guettet sur la famille. »
- 1:32Invité politiqueFait
« À la France insoumise, on déconstruit le travail, on déconstruit l'éducation »
- 2:15Invité politiqueFait
« Qui a une extrême violence dans les mouvements. »
- 2:46Invité politiqueChiffre
« 7 millions, et que nous, on sait, il faut quasiment un an pour obtenir des travaux, parce que ça coûte très cher. »
- 5:28Invité politiqueFait
« brûler des belles poux. »
- 5:59Invité politiqueFait
« plus vous serez nombreux et plus vous mettrez du désordre, je serai présent, je viendrai avec vous. »
- 7:14Invité politiqueFait
« C'est destruction de la famille »
- 8:18Invité politiqueChiffre
« On est passé à 20 policiers. »
Temps de parole
- Kristell Niasme51 %
- Présentateur34 %
- Invité7 %
- ?5 %
- Invité 23 %
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Pour
m'accompagner jusqu'à 20h, Jean-Michel Salvatore, bonsoir.
Bonsoir Pierre.
Bonsoir Jules Thorez.
Bonsoir
Pierre, bonsoir à tous. De l'infiltré et du JDD. Bonsoir Christelle Niasme. Bonsoir. Merci d'être avec nous, vous êtes la maire de Villeneuve-Saint-Georges et vous poussez un cri aujourd'hui en disant « Halte à LFI dans les quartiers populaires, on n'a pas envie d'être ni de ce bord-là, j'allais dire, ni la caricature de ce qu'on appelle aujourd'hui la classe populaire parce que selon vous, la classe populaire, ce n
'est
pas ça.
» Oui,
c'est ce que je regrette profondément, c'est cette caricature permanente, cette vision du monde qu'a la France insoumise et plus particulièrement de nos quartiers. Parce que je pense qu'il faut sortir de, comme vous l'avez très bien dit, ce bornage où dans nos quartiers, on serait tous anti-France, anti-sécurité, anti- peut-être même famille. Je pense que le projet de la France insoumise, il est suffisamment mortifère pour qu'on n'ait pas à le décrire dans son ensemble. Moi, ce qui m'avait dernièrement révolté, c'était notamment les envolées lyriques de Madame Guettet sur la famille. Moi, j
'ai
l'impression d'être un modèle
désuet. Elle veut
promouvoir les amis, c
'est-à-dire
que vous avez un ami ou une amie et puis elle doit avoir les mêmes droits ou cet ami que votre mari, votre conjoint. Il n'y
a
pas de raison que ce soit autrement.
Oui, mais c'est dans la grande mouvance où on déconstruit tout finalement. À la France insoumise, on déconstruit le travail, on déconstruit l'éducation,
on
le voit en ce moment. C'est le grand débat en ce moment, d'essayer de comprendre ce qui mobilise ce qu'il
y
a derrière, en fait, tous ces
grands mouvements. Comment ça se
passe d'ailleurs à Villeneuve-Saint-Georges
?
Oh, à Villeneuve-Saint-Georges. Vendredi, j'étais au milieu des mobilisations, parce qu'il y a deux choses, il y a les mobilisations et
de l'émeute.
Vous étiez au milieu des mobilisations
? Oui, je sais que je ne devrais pas. Dans l
'état
dans lequel
vous êtes ? Alors, je précise aux auditeurs que vous êtes enceinte bientôt neuf mois.
Neuf mois, il ne me reste qu'un jour, là. Le 23, c'est le terme.
D'accord. Donc, vous prenez, vous avez pris le risque. J'ai pris le risque.
Alors qu
'il
y
a une femme qui a été éborgnée, il y a un enfant qui a perdu l'usage de sa main aujourd'hui, qui a la main arrachée.
On est d'accord.
Qui a une extrême violence dans les mouvements. Et je prends ce risque, parce que je suis maire de ma ville, que je suis très inquiète pour mes équipements publics, parce qu'à côté, j'ai un lycée, j
'ai
un collège,
j
'ai deux écoles primaires. Donc, on a tous nos enfants et on a nos familles. Donc, on a des habitations. Que je ne veux pas que chez moi, on se retrouve avec ce qu
'on
voit partout, des équipements brûlés. Et puis, plus important encore, avec, comme on l'a dit tout à l'heure, des jeunes éborgnés et abîmés, parce qu'on a des gens qui, de
manière sous-jacente... 7
millions, et que nous, on sait, il faut quasiment un an pour obtenir des travaux, parce que ça coûte très cher. Donc, brûler un équipement, c'est remettre en cause toutes les conditions d'accueil de nos enfants aux établissements scolaires, et c'est hypothéquer leur chance de réussite, plus particulièrement sur des territoires
comme le nôtre.
Donc, le risque, on le prend. On le prend pour nos jeunes. On le prend pour les écouter, pour apaiser, pour diviser, séparer
les émotiers.
Vous arrivez à... Alors, vous êtes arrivé au milieu de la foule. Racontez-nous. Vous êtes arrivé au milieu de la foule. Est-ce que vous avez été entendu ? Ou est-ce que les jeunes vous répètent inlassablement soit les mêmes revendications, soit les mêmes injures ?
Non,
on n
'est
pas dans l'injure. Et c'est pour ça que je distingue vraiment... Il y a deux choses, il y a deux parties. On a deux l'émeutiers, et on a nos jeunes qui veulent faire partie d'un mouvement, qui veulent faire partie d'un mouvement, qui ont des choses à dire, qui ne sont pas complètement fausses, parce qu'ils parlent, ils témoignent de leur quotidien. Enfin, je veux dire, on a tous eu leur âge. En 1998, on a été au lycée, on a fait quelques manifestations, peut-être pour certains.
Moi, je ne
l
'étais plus en 1998, mais
moi
non plus.
Bon, d'accord.
Moi non plus.
Donc, il y a eu ces temps où on a des choses à dire, des choses à exprimer, sur le temps de travail, la modalité sur les emplois du temps, ou sur leurs conditions d'accueil ou de vie.
Ils ont des choses à exprimer dans leur génération. On a tous
commencé l'école à 8h, et a fini à 18h, quand ils faisaient nuit noire. On est tous
ressortis
pour aller prendre le
bus,
le métro, ou à pied, dans le froid, avec un cartable de 10 kilos sur
le dos.
On a tous eu une heure ou une heure et demie de devoir après le dîner. Cosette ! Qu'est-ce qui se passe ?
Mais de l'autre côté, c'est pour ça que je distingue, il y a ce temps d'échange. On
est en train
d'énerver votre
bébé
?
Oui,
enfin c'est quand il entendra LFI qu'il s'énervera.
D
'accord. Mais
on se retrouve quand même dans la même situation qu'eux, et aujourd'hui c'est vrai que c'est difficile à comprendre, même si ce n
'est
pas agréable d'être 34 par classe. Jean-Michel Salvatore.
Vous dites halte à LFI, mais qu'est-ce que vous pouvez nous raconter sur l'activisme de LFI dans votre commune et autour des lycées de votre commune ? Comment ça se manifeste ? Qu'est-ce que vous avez vu ? Qu'est
-ce
qu
'on
vous a raconté ?
Alors ce que j'ai vu, c'est surtout ce qu'on a vu poindre où c'était au tout début des émets. Parce que vous savez que le mouvement vraisemblablement aurait pris naissance sur notre département, Val-de-Marne à Créteil, ce qui n
'est
pas très loin de chez nous. Et très tôt, on a vu sortir sur les réseaux, les réseaux comme type Snapchat ou des choses comme ça, un peu partout, sur tous les lycées des appels. J'ai une capture, avec des termes qui sont proches, on va dire, du verbatim et de l'imagerie que porte la France Insoumise, incitant à, alors je reprends leurs termes, brûler des belles poux. Voilà. Donc ça dit ce qu'on va y faire.
Pour
vous, c'est eux qui allument la neige
? On
va dire qu'il y a une certaine proximité dans le langage. Et quand, en plus, on voit notre député de la circonscription, je ne
vais
pas faire la... On est sur Louis Boyard qui vient à Saint-Exupéry et qui, on le sait, parce qu'on a toutes nos équipes qui sont sur le terrain et qui échangent avec nos jeunes. Et le propos, il est assez clair, c'est quand vous serez nombreux, plus vous serez nombreux et plus vous mettrez du désordre, je serai présent, je viendrai avec vous. Enfin, je veux dire, quel est le but, en réalité ? On n'est pas dans de l'appel au calme, on n'est pas dans une volonté d'accompagner... Donc,
indirectement, en fait, il les envoie à l'affrontement avec,
y compris les forces de l'ordre. Il les envoie...
Il
envoie
des enfants.
Des enfants. Des enfants
parce
que... Alors
que
M. Mélenchon, dans un tweet aujourd'hui, dit que ce sont quand même des enfants, ce sont nos enfants, ce sont les enfants de la République. Enfin, c'est des enfants qu'on envoie au casse-pipe et à l'affrontement parce que les forces de l'ordre, c'est pareil. Les forces de l'ordre, elles interviennent... Nos amis, les policiers, les CRS, ils préféraient aller au cinéma ou faire une action utile plutôt que d'aller essayer de maintenir l'ordre avec des émeutiers parce qu'encore une fois, et vous l'avez très bien dit, il y
a
les lycéens d'un côté et puis il
y a
les casseurs.
Exactement, il y
a
les casseurs qui se réunissent, qui assèdent sur les réseaux sociaux, du mortier, des cailloux qui
se réunissent. Est-ce qu'on entend M.
Louis Bayard dire quelque chose contre les casseurs ? Mais certainement pas.
Certainement pas. Et moi, je trouve très comique que la France Insoumise s'intéresse à l'avenir de nos enfants alors qu'ils passent, et c'est ce qu'on disait un peu en amont, c'est que c'est dans l'idéologie,
c
'est dans la droite continuité de leurs promesses, on va dire électorales, de ce qu'ils portent en eux. C'est destruction de la famille, on avait quelques lois très récemment sur lesquelles ils ne se sont absolument pas opposés sur la protection des mineurs, et aujourd'hui, on envoie nos enfants brûler des lycées. Enfin, je veux dire... Tu torres.
On a bien compris le rôle de toute manière de la France Insoumise dans l'instrumentalisation de nos jeunes. Moi, j'avais une question parce que j'ai vu notamment une vidéo, j'ai vu évidemment ce que vous avez fait dans votre ville, j'ai vu une vidéo de Robert Ménard qui était très actif, notamment à Béziers, pour éviter que les fauteurs de troubles n'affrontent les policiers. Est-ce que le maire est équipé aujourd'hui via la loi, via, je ne sais pas moi, un certain nombre de réglementations avec des arrêtés ? Est-ce que vous avez les moyens aujourd'hui d'assurer la sécurité dans vos villes ou est-ce qu'au contraire vous êtes complètement démuni sur cette question justement des blocus lycéens
? On
est dans le...
Juste
un niasme. Pardonnez-moi, oui. Moi, je vous le dis, moi, en tant que maire, je me sens assez démuni aujourd'hui. Moi, je sens un épuisement de mes équipes parce qu'on a, bien évidemment, notre police municipale,
on
a des équipes de médiateurs.
Mais attendez,
police municipale, vous êtes combien à Ville 900 ? Ils
sont combien ? On est
35 000.
Non, mais ils sont combien
les policiers ? On
est passé à 20 policiers.
Voilà, attendez. Il y
a eu une belle
comique. C'est-à
-dire
que, pardonnez-moi, mais...
Attendez,
j'ai bossé
dur, un problème.
Vous
avez bossé dur, c'est parce
que vous êtes bossé dur que
vous êtes 20. On a augmenté les effectifs, on est d'accord. Je dis,
c'est important parce que quand Vincent Jambrun, la femme de Vincent
Jambrun,
lors des émeutes de 2023, s'est fait courser jusqu
'à son
domicile par des émeutiers, je ne sais plus quel était le chiffre des policiers du commissariat de l'ALROS, mais c'était, je crois, 4 ou 5.
Là, vous êtes 20. Je ne suis pas
beaucoup. Vous vous
rendez
compte, quand même, la sécurité à la fois des Français et aussi des équipes municipales. 19h26, on marque une pause et on continue la discussion avec vous, Christelle Niasme, en amont de cette deuxième, ou même troisième acte de mobilisation des lycéens et surtout des casseurs. 18h,
20h, Europe 1 soir. Pierre de Villeneau.