Clément Tonon, coordinateur de la campagne présidentielle d'Edouard Philippe
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:31OuverteÉludée
Est-ce que cette réponse du président de la République est suffisante selon vous ?
- 1:29OuverteRéponse directe
Le gouvernement doit répondre aux manifestants, donner des gages aux manifestants. Ils doivent faire quoi ?
- 2:14OuverteRéponse directe
Pour les lycéens, aussi, samedi c'était des manifestations plus larges contre la vie chère, il faut faire quoi concrètement ?
- 3:32OuverteRéponse directe
Est-ce qu'Edouard Philippe est comptable de ce bilan en matière de maintien de l'ordre ? Est-ce qu'il a sa part de responsabilité ?
- 5:04OuverteRéponse directe
On a l'impression que la campagne au centre et à droite est enlisée. Et est-ce que vous allez réussir à vous mettre d'accord avec Gabriel Attal, avec Gabriel Attal, Bruno Retailleau notamment ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:04Invité politiquePromesse
« Nous, nous proposons avec Edouard Philippe depuis longtemps des peines minimales pour ceux qui s'en prennent aux bâtiments publics et aux forces de l'ordre. »
- 1:12Invité politiquePromesse
« Nous demandons un renforcement des moyens des forces de sécurité et surtout une accélération du calendrier législatif de la loi casseur-payeur. »
- 2:22Invité politiquePromesse
« Il faut supprimer Parcoursup. »
- 3:01Invité politiquePromesse
« il faut créer un grand service public de l'orientation. »
- 3:16Invité politiquePromesse
« il faut que le gouvernement prenne des mesures pour que le salaire brut se rapproche du salaire net avec une baisse des cotisations. »
- 6:02Invité politiqueChiffre
« dans les sondages, Edouard Philippe est en permanence au-dessus de 17% et ses principaux concurrents font presque deux fois moins. »
Temps de parole
- Invité politique69 %
- Présentateur28 %
- ?3 %
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Vous écoutez ici Périgord. Notre invité ce matin, c'est un homme de l'ombre. Ce Périgordain est en charge du projet présidentiel d'Edouard Philippe, le candidat Horizon. Il répond à vos questions ce matin, Louis de Bergevin. Bonjour Clément Tonon.
Bonjour.
Avant de travailler sur ce programme présidentiel, vous avez donc été candidat Horizon aux élections législatives il y a deux ans dans la circonscription de Périgueux. Alors hier, Emmanuel Macron a promis de la fermeté après les violences, les dégradations et les pillages de samedi. Est-ce que cette réponse du président de la République est suffisante selon vous
?
Écoutez, comme tous les Français, nous avons été choqués, nous avons eu honte des images de ce week-end. Et force est de constater que le discours du président hier nous a un peu laissé sur notre faim. Parce que certes, il a prévu de la fermeté, mais peu d'annonces concrètes. Alors il a raison, le président, de dire que tout ce qui s'est passé ce week-end ne devra plus se reproduire, qu'il faudra muscler la réponse sécuritaire, la réponse pénale. Mais nous aurions aimé plus de concrets.
C'est-à-dire, vous auriez
voulu
entendre
quoi
?
Nous, nous proposons avec Edouard Philippe depuis longtemps des peines minimales pour ceux qui s'en prennent aux bâtiments publics et aux forces de l'ordre. Nous demandons un renforcement des moyens des forces de sécurité et surtout une accélération du calendrier législatif de la loi casseur-payeur pour que les casseurs paient effectivement et que les amendes servent à reconstruire les bâtiments publics comme par exemple la mairie de Limoges qui a été brûlée et ce qui a choqué tous les Français.
Et dans l'urgence, là aujourd'hui, quand on est aux responsabilités comme Emmanuel Macron, le gouvernement, qu'est-ce qu'ils doivent faire ? Ils doivent répondre aux manifestants, donner des gages aux manifestants
?
Je pense que le balancement du Président, la fermeté avec les casseurs et les pilleurs d'une part et l'écoute vis-à-vis des lycéens est le bon équilibre à trouver. Il faut d'un côté évidemment que les images d'hier ne se reproduisent plus jamais mais de l'autre, écouter les revendications légitimes des lycéens qui s'entendent parfaitement sur l'orientation, sur les emplois du temps, etc. Et il
faut faire quoi
?
Pour
les lycéens, aussi, samedi c'était des manifestations plus larges contre la vie chère, il faut faire quoi concrètement
?
D'une part, pour les lycéens, il faut adresser ce problème de l'orientation. Je crois que la question de Parcoursup, tous les parents... Il faut supprimer Parcoursup
?
Non, Parcoursup, il faut souvenir quand même que c'est Édouard Philippe qui l'a mis en place pour une bonne raison, parce que le système qui prévalait avant Parcoursup était encore plus injuste, ça se finissait au tirage au sort. Je ne
sais
pas si vous vous souvenez. Donc, l'outil, il est perfectible, mais le principe d'une sélection transparente, il doit demeurer. Donc, nous, on est très ouverts à faire évoluer l'outil, mais en fait, le grand problème de l'orientation en France, c'est quoi ? C'est qu'on envoie des centaines, voire des milliers de lycéens dans des filières sans déboucher. C'est qu'on ne leur promet pas de la visibilité sur les parcours. C'est qu'on a un problème d'orientation massif, puisqu'on ne s'en est jamais occupé, et donc il faut créer un grand service public de l'orientation. Ça,
c
'est le premier point. Sur la vie chère,
il
faut entendre les réclamations des travailleurs. Le problème aujourd'hui, c'est que le travail ne paye pas assez. Et donc, il faut que le gouvernement prenne des mesures pour que le salaire brut se rapproche du salaire net avec une baisse des cotisations.
Clément Tonon, sur les moyens pour répondre à ces manifestations, il y a d'autres appels à manifester pour le début du mois de novembre. Vous dites qu'il faut renforcer les moyens. Est-ce qu'Edouard Philippe, qui était Premier ministre d'Emmanuel Macron, est-ce qu'il est comptable de ce bilan en matière de maintien de l'ordre ? Est-ce qu'il a sa part de responsabilité
? Écoutez,
quand Edouard Philippe était Premier ministre, il a engagé un plan de recrutement de 10 000 policiers, ce qui n'avait jamais été fait auparavant. Les moyens des forces de l'ordre ont commencé à remonter, ainsi que les moyens de la justice. Donc, il faut souvenir quand même que de 2017 à 2020, lorsqu'Edouard Philippe était Premier ministre, la France était tenue, la France était réformée, le chômage baissait, le déficit baissait, la dette a commencé à baisser en 2019, et les moyens des forces de l'ordre ont augmenté. Ensuite, il y
a
eu le Covid, il y
a
eu les crises énergétiques, et les finances publiques ont commencé à dériver. Je ne sais pas si Edouard Philippe est comptable, en tout cas, lui, le budget des forces de l'ordre a commencé à augmenter. D'ailleurs, il a continué à augmenter sur le reste du quinquennat. Quand je parlais de moyens, je ne parlais pas de moyens financiers, je parlais d'anticipation. La question du renseignement a été cruciale ce week-end, puisqu'on a vu que les dispositifs, notamment à Limoges et ailleurs, étaient sous-dimensionnés par rapport à la réalité des manifestations. Donc, il y
a
une question de renseignement, et il
y a
une question de déploiement de forces de l'ordre. Le GIGN, le RAID, la BRI et des moyens blindés auraient dû être déployés, comme ça avait été le cas en 2023, lors des émeutes. Vous vous souvenez peut-être qu'à l'époque, ça avait été contenu grâce à un déploiement de moyens adaptés.
Clément Tonant, vous êtes donc coordinateur du projet présidentiel d'Edouard Philippe. On a l'impression que la campagne au centre et à droite est enlisée. Et est-ce que vous allez réussir à vous mettre d'accord avec Gabriel Attaille, avec Gabriel Attaille, Bruno Retailleau notamment
? Écoutez,
c'est normal, on est dans une phase de la campagne où tous les projets, toutes les initiatives doivent prospérer. C'est la démocratie. Il est normal que Bruno Retailleau fasse campagne et propose ses idées. En revanche, ce qu'on constate, et ce que tous les Français constatent, c'est qu'à la fin, il ne pourra y en avoir qu'un. Face à deux blocs homogènes et puissants en dynamique, d'un côté la France insoumise et de l'autre le Rassemblement national, il faut que les forces républicaines et centrales s'unissent. Et aujourd'hui, le mieux placé dans les sondages pour organiser cette union et pour contrecarrer un second tour Mélenchon-Le Pen, c'est évidemment Edouard Philippe.
Impossible qu'Edouard Philippe
se retire pour justement sauver ce bloc central, on va dire
?
Écoutez, dans les sondages, Edouard Philippe est en permanence au-dessus de 17% et ses principaux concurrents font presque deux fois moins. Donc aujourd'hui, s'il y en a un qui est capable de faire l'union, c'est lui.
Eh bien, merci beaucoup Clément Tonon. Je rappelle que vous êtes coordinateur du projet présidentiel d'Edouard Philippe. Aujourd'hui, vous êtes donc un Périgordin qui travaille pour la campagne d'Edouard Philippe, le candidat Horizon. Merci beaucoup d'être venu sur l'antenne d'ici Périgord ce matin. Merci à vous, bonne journée. Vous retrouvez cette interview et toute l'actualité sur ici.fr et sur l'application.