MARINE LE PEN BIENTÔT VIRÉE DU RN ? L’IMPOSSIBLE CANDIDATURE ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15journalisteFait
« Se voir condamné deux fois par la justice, ça doit quand même faire un peu mal, non ? »
- 0:30Marine Le PenFait
« J'ai été heureuse. J'ai été heureuse qu'on rende aux Français leur liberté de voter. »
- 3:00Jordan BardellaFait
« Je me réjouis que Marine puisse porter nos couleurs et que d'abord l'innocence partielle quand même du Rassemblement national soit reconnue. »
- 7:00La ValetteFait
« On connaît, j'allais dire à peu près le calendrier des tribunaux. Ça peut être 9 12 18 mois. »
- 11:00journalisteFait
« Les Français en seront juges. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Se voir condamné deux fois par la justice, ça doit quand même faire un peu mal, non ? Pour vous et moi sûrement, mais pas pour Marine Le Pen. Chez elle, une condamnation pour détournement de fonds publics et complicité de détournement de fonds public produit des effets assez inattendus.
Pas de la gêne, pas de l'embarras, mais de la joie. J'ai été heureuse. Elle est comme ça Marine le Pen.
Que voulez-vous ? beau avoir été condamné en première instance puis en appel, elle explique qu'on lui a rendu service comme si la justice ne l'avait pas sanctionné mais libéré, délivré. Quelle était votre première réaction dans la salle d'audience quand vous avez entendu l'arrêt de la cour d'appel ?
J'ai été heureuse. J'ai été heureuse qu'on rende aux Français leur liberté de voter. Heureuse.
Le mot est fort et au Rassemblement national, cette joie est communicative. Les mêmes qui réclament la tolérance zéro contre la délinquence ont soudainement une lecture beaucoup mais alors beaucoup plus accommodante du code pénal. Finalement, c'est une bonne nouvelle pour tout le monde.
Je suis contente, je suis très heureuse. C'est effectivement une une grande joie. La campagne peut enfin commencer.
Moi, je suis très heureuse euh que Marine Le Pen puisse défendre les Français. Franç, tout le monde est heureux au RN. Enfin, presque tout le monde.
Dans l'euphorie collective, Jordan Bardella a l'air de vivre la nouvelle avec un tout petit peu moins d'enthousiasme. Il n'est pas content et ça se voit. Celui qui se rêvait déjà en haut de laaffiche tire la tronche.
Il a beau dire le contraire, affirmer comme les autres qu'il est heureux de faire campagne derrière Marine Le Pen, son visage fermé trahit une déception. Pendant que Marine Le Penit aux éclats devant les photographes et caméras, Jordan Bardella lui retient sa joie. Il a beau se dire heureux, il ne le montre vraiment pas. et je suis extrêmement heureux que nous puissions rentrer en campagne avec Marine et donc je me réjouis qu'on puisse ensemble entrer en campagne.
Je me réjouis que Marine puisse porter nos couleurs et que d'abord l'innocence partielle quand même du Rassemblement national soit reconnue face à ce qui apparaissait en première instance comme eu décision évidemment politique. Et donc nous nous réjouissons de cela. Jordan Bardella pratique la joie intérieure, très intérieure.
Quand il essaie de mieux réciter les éléments de langage du RN, il finit tout de même par lâcher une formule assez étonnante. Je me réjouis que Marine puisse porter nos couleurs et que d'abord l'innocence partielle quand même du Rassemblement national soit reconnue. l'innocence partielle.
Alors ça c'est original parce que la cour d'appel, elle n'a pas reconnu une innocence partielle du RN. Au contraire, elle a condamné le parti d'extrême droite à 2 millions d'euros d'amende dont 1 million d'euros avec surcis pour complicité de détournement de fonds public et recell habituel de détournement de fonds public par personne morale. À moins que Jordan Bardella ne mélange ses dossiers.
Peut-être pensait-il, en parlant d'innocence partielle, à l'affaire des kits de campagne pour laquelle le Rassemblement national en 2023 a été partiellement relaxé en appel, tout en étant condamné à une lourde amende. Une condamnation que le RN qualifiait déjà de très grandes victoires. Mais trèfle de plaisanterie comme dirait l'autre.
Non, trèfle de plaisanterie. Mais oui, trèfle de plaisanterie parce qu'au football, l'avar V A, c'est l'assistance vidéo à l'arbitrage et au médias. L'avare, c'est la vérification de la parole publique.
Dans cet épisode, on va donc s'intéresser à l'étrange campagne qui commence autour de Marine Le Pen. Une campagne lancée dans une euphorie surjouée mais déjà plombée par des bourdes, des contrevérités et des archives embarrassantes. Mais avant ça, ce message important du média pour vous rappeler que pendant que des milliardaires contrôlent toujours plus le pouvoir médiatique, les médias indépendants eux luttent pour continuer d'exister.
C'est le cas de la coopérative du média qui doit atteindre 10000 donateurs mensuels d'ici fin juillet. Sa survie en dépend. Alors pour aider le média, abonnez-vous si vous le pouvez en vous rendant à l'adresse affichée en bas de l'écran.
Grâce à vous, le combat pourra continuer. La campagne présidentielle du RN ne pouvait pas mieux commencer. Une candidate condamnée, un parti condamné et des portees-paroles si heureux qu'ils ont parfois oublié de comprendre ce qu'ils racontent.
Dans la série des victoires imaginaires, Jean-Philippe Tangi mérite une médaille. Il était pourtant présent à l'énoncé du jugement d'appel, mais Tangy n'a absolument rien compris de l'exécution provisoire. Je vous faire remarquer que quand on contestait l'exécution provisoire là il y a 1 an, on était très critiqué et soit disant "Respectez pas l'état de droit." Bon, les les magistrats de la cour d'appel ont purgé ce cette ce reproche et ont estimé que l'éibilité notamment l'exécution provisoire était pas adapté et en plus que l'éligibilité était était non pertinente et qu'il y avait plus de peine d'éligibilité avec exécution provisoire.
Le problème c'est que c'est totalement faux. Le communiqué de la cour d'appel dit exactement l'inverse que ce que raconte Jean-Philippe Tangi. La cour d'appel ne critique pas l'exécution provisoire prononcée en première instance.
Elle explique au contraire que cette peine a déjà commencé à s'exécuter depuis mars 2025 et l'intègre à son raisonnement. Ce que Tangy a beaucoup de mal à comprendre. Vous dites que l'exécution provisoire a été déignée, voire même rejetée complètement par la cour d'appel aujourd'hui.
Pas du tout. Au contraire, la cour d'appel aujourd'hui dit que c'est par rapport à l'exécution provisoire que comme elle a déjà exécuté cette peine, elle peut aujourd'hui être déclarée éligible. Mais donc si la décision d'aujourd'hui avait été une décision de première instance, elle aurait à nouveau décidé de l'inéligibilité.
C'est clairement manifesté dans le jugement. Donc vous pouvez pas dire nos critiques sur l'exécution provisoire étaient justifié puisque la cour d'appel a dit l'inverse, c'est totalement faux en droit. Ensuite si si puisqueil n'y a pas eu de critique de l'exécution provisoire par la décision de la cour d'appel.
Vous pouvez la lire, les communiqués de presse sont publics. Il y a jamais eu de critique de l'exécution provisoire. C'est au contraire grâce à ça que Marine Le Pen est éligible aujourd'hui.
Grâce à l'exécution provisoire et ça c'est marqué dans le jugement. Mais Tangy n'est pas le seul à parler trop vite pendant que Marine Le Pen assure qu'elle ne joue pas la [raclement de gorge] montre. Ses proches expliquent avec une franchise presque déconcertante que Marine Le Pen compte tout de même énormément sur le calendrier.
En vous pourvoyant en cassation, certains disent que vous attendez désormais que que vous jouez la montre parce que vous espérez ne pas porter euh ce bracelet électrique. Non, je ne joue pas la montre. Euh je suis une citoyenne qui use euh de ses droits.
Marine Le Pen a bien sûr le droit de se pourvoir en cassation, mais en le faisant espère-t-elle que le temps de la décision judiciaire lui permettra de mener une campagne avant une éventuelle condamnation définitive ? Et là, leur la valette s'est chargé d'apporter une réponse d'une franchise déconcertante. Sur le calendrier, vous pariez quand même là sur une forme de lenteur de la justice que sur un calendrier qui engembrait donc sur un calendrier ordinaire que l'on connaît.
On connaît, j'allais dire à peu près le calendrier des tribunaux. Ça peut être 9 12 18 mois. Effect du coup faut que ça aille le moins vite possible.
C'est ça y moi je souhaite surtout que l'innocence de Marine Le Pen soit évidemment euh reconnue hein parce que c'est aussi pour ça qu'elle se pourvoit en cassation. Je veux dire, il n'y a pas derrière qu'un calcul euh un calcul politicien. Je veux dire, quand vous vous pensez innocent, bah vous épuisez tous les tous les moyens de recours et le pourvoi en cassation en étant évidemment.
Ce qui fait que la lenteur de la justice que vous dénoncez parfois et bien là pourrait vous servir. Mais monsieur Trard, on ne parle pas d'une lenteur, on parle d'un calendrier ordinaire. Donc je ne dis pas que ça va durer 36 mois, je dis que ça va durer entre 9, 12 et 18 mois. ce qui lui permettra évidemment de pouvoir se présenter au premier tour de l'élection présidentielle.
La phrase est tout simplement magnifique. Il n'y a pas derrière qu'un calcul politicien. Donc il y en a un forcément de calcul politique.
Merci Laur La Valallette pour cet aveu. Il y a pas d'ailleurs qu'un calcul un calcul politicien. Rarement un élément de langage aura été saboté avec autant d'implications par celles qui étaient censées le défendre.
La valette ajoute même que le calendrier ordinaire de la justice permettra à Marine Le Pen de se présenter. Traduction, bien sûr que le temps judiciaire devient un calcul politique. Bien sûr que le RN espère que le pourvoi ne soit pas examiné avant le scrutin présidentiel.
Bien sûr que Marine Le Pen essae de jouer la montre. Bien sûr que la porte-parole du RN l'a reconnu. Mais ce genre de gaffe n'a rien d'exceptionnel au RN.
C'est même une spécialité maison. Et dans ce domaine Jordan Bardella a lui-même déjà montré qu'il savait très bien marqué contre son camp. Fin 2024, interrogé sur les critères de candidature au RN, il a mis en avant un principe à respecter pour toutes les élections.
Pas de condamnation inscrite au casier judiciaire pour être candidat. Ne pas avoir de condamnation à son casier judiciaire est pour moi une une une règle numéro 1 lorsqu'on souhaite être parlementaire de la République. Deuxième point qui a pêché dans cette campagne Maxime si Marine Le Pen est condamné si avec des S il un appel et si l'appel confirme la première la première sanction et que il y a des législatives en 2027 ou une présidentielle en 2027 Marine Le Pen ne peut pas être candidate parce qu'elle aura été condamnée. ce que vous venez de dire mais mais l'appel ne confirmera pas puisque Marine Le Pen est totalement innocente.
Oui mais bon mais bon quoi ? Bah ça c'est euh ça c'est ce que vous dites. On on verra mais mais vous venez de déter s'il y a condamnation, il y a pas de candidature donc et ça vaut pour tout le monde, on est d'accord mais évidemment que ça vaut pour tout le monde.
Superbe but contre son camp signé Jordan Bardella chez qui cela devient finalement une habitude. Mais le vrai problème de Marine Le Pen ne se trouve pas forcément là. À vrai dire, son vrai problème en dehors des gafes à répétition de son entourage, c'est surtout elle-même ses anciens principes, ses anciennes déclarations, ses grandes leçons de morale et là c'est d'autant plus difficile à oublier qu'elle doit aujourd'hui les piétiner pour survivre politiquement.
Depuis l'arrêt de la cour d'appel, tous les portes-paroles du Rassemblement national répètent que Marine Le Pen est présumé innocente puisqu'elle va se pourvoir en cassation. Aujourd'hui, Marine Le Pen est présumé innocente. Elle est au moment où nous parlons devant les Français présumé innocente.
Le fait de se pourvoir en en cassation, ça la restitue dans une présomption d'innocence. suspend cette bien sûr et puis voilà, elle est à nouveau présumée innocente. Elle est aujourd'hui présumée innocente sans brasse électronique.
Elle est innocente et présumé comme ça. Il faut maintenant se rappeler que Marine Le Pen est une adepte de la présomption de culpabilité. Lorsque nous avons eu affaire à des personnes qui étaient indélicats, ça peut arriver, dans un parti politique, nous les avons jeté à la porte et on n'a pas attendu qu'une décision définitive de justice intervienne comme ça a été le cas dans l'affaire Guérini.
Nous, on prend nos responsabilités. Nous pouvons éventuellement avoir des gens qui parfois se tiennent mal mais notre mouvement politique a toujours pris soin de prendre des décisions immédiatement. Selon Marine Le Pen, on n'attend pas un jugement définitif, on n'attend pas la cassation, on jette dehors immédiatement.
Et donc une question se pose tout naturellement. Qu'attend aujourd'hui le RN par cohérence avec sa propre histoire racontée par Marine Le Pen pour prendre ses responsabilité et jeter dehors celle qui a déjà été condamnée à deux reprises. En suivant à la lettre sa doctrine d'hier, Marine Le Pen ne devrait pas conduire la campagne présidentielle du RN.
Elle ne devrait même plus emporter les couleurs. Le plus gênant pour elle, c'est que Marine Le Pen ne contredit pas seulement ses anciens principes sur l'absence de présomption d'innocence. Elle adopte aussi à son tour exactement les lignes de défense qu'elle dénonçait hier chez les délinquants et les politiques pris la main dans le sac.
C'est toujours la même tactique de défense. C'est toujours les mêmes réflexes que ce soi des petits délinquents ou que ce soi des grands, que ce soi les petits voyou de banlieu ou que ce soit les grands ministres. C'est un c'est pas vrai.
Un c'est pas vrai. Nous n'avons violé aucune règle. Puis quand on démontre que c'est vrai, deux c'est pas moi.
Quand on démande que c'est vrai, deux c'est pas moi. Nous sommes innocents de cette infraction de détournement de fonds publics. Et quand on démandre que c'est lui, trois c'est pas grave.
Il n'y a pas d'enrichissement personnel. Il n'y a pas de corruption, il n'y a rien de tout cela. C'est pas grave.
C'est-à-dire tout le monde le fait. Toute l'opposition se fait reprocher la même chose. Monsieur Baïou, nous-même et monsieur Mélenchon, monsieur Mélenchon a fait l'objet à bénéficier d'un non lieu et monsieur Baïou a été relaxé.
C'est-à-dire tout le monde le fait. Et bien ceci n'est plus supportable et les Français ne devraient plus le supporter. Ce avant après est si cruel. [grognement] Marine Le Pen reprend doréen avant presque mot pour mot le système de défense qu'elle dénonçait. hier chez les autres.
D'abord nier, ensuite minimiser puis relativiser en expliquant que tout le monde fait pareil. C'est ce qu'elle associait autrefois au petits délinquants comme au grand et qu'elle s'applique elle-même aujourd'hui. Voilà qui risque de compliquer ses arguments de campagne sur la délinquence, l'insécurité et la morale en politique.
Mais il est sans doute encore plus embarrassant car au-delà de ces déclarations du moment, il y a ses anciennes propositions, celle qu'il parle explicitement de son cœur. Je considère que quand on est condamné pénalement euh euh à cause de faits qui ont été commis grâce à l'exercice de son mandat ou dans l'exercice de son mandat, effectivement, il faudrait l'inéligibilité à vie. Donc dans votre système, Jean-Marc H aurait dû quitter la vie.
Oui. Ce qui permettrait de rétablir la confiance qui qui n'existe plus entre le peuple et les responsables politiques. Autrement dit, la candidate qui se félicite aujourd'hui qu'on lui est rendu son éligibilité est la même qui expliquait hier que les politiques condamnés dans ce type d'affaires devaient être écartés à vie de la vie publique.
Toute condamnation dans le cadre du mandat, dans le cadre d'un mandat devrait à mon sens et je l'avais euh déjà explicité dans mon projet, entraîner l'inéligibilité à vie de celui qui l'a commis euh parce que il y a une confiance qui est faite par euh la population et le fait d'utiliser son mandat ou à l'occasion de son mandat de commettre des délits qui sont des délits graves he parce que le délit de favoritisme est un délit grave m'apparaît de voir vous écarter de la vie politique. Je pense que ça contribuerait à restituer ce lien de confiance qui aujourd'hui a grandement disparu. Il faut vraiment les réécouter très attentivement ces archives parce qu'elle ne parle pas d'un détail de son programme.
Non, elle parle précisément [grognement] de son cas. condamnation pénale, fait commis à l'occasion d'un mandat, détournement de fonds publics, exclusion définitive de la vie politique. Tout y est.
Moi, j'ai entendu le président de la République dire "Oui, ce qu'il faudrait c'est rendre inéligible la vie, ceux qui ont été condamnés pour corruption et fraude fiscale." Ah bon ? Et pourquoi pas le reste ?
Mais alors, pourquoi pas pour favoritisme ? Pourquoi pas pour détournement de fonds public ? Quand allons-nous tirer les leçons et effectivement mettre en place l'inéligibilité à vie pour tous ceux qui ont été condamnés pour des faits commis grâce ou à l'occasion de leur mandat ?
Voyons maintenant en quoi consiste sa véritable stratégie. Non pas convaincre qu'elle est innocente au sens judiciaire, mais sortir sur la question du droit pour la remettre entre les mains des électeurs, faire en sorte que la justice dise une chose le plus tard possible et que le vote vienne anéantir les conséquences politiques. Factuellement, les choses sont étayées.
Le fait que l'argent des contribuables a été utilisé à des fins qui n'étaient pas les bonnes fins. Vous ne craignez pas que des gens se manifestent de cette manière ? C'est les Français qui auront le dernier mot.
Donc vous jugerons ce également. Peuple, c'est un peuple majeur. C'est lui qui aura le dernier mot.
Si vous êtes reconnu définitivement coupable, monsieur Boulot, qu'est-ce qui se passe ? Monsieur Boulot, nous verrons. Ah non, vous ne pouvez pas dire nous verrons.
La 7e puissance mondiale peut-elle être gouvernée par une présidée par une femme qui aurait cette épée de Les Français en seront juges, monsieur Boulot. Nous verrons et les Français en seront juges. Les Français seront juges.
La formule est habile mais elle est aussi franchement inquiétante parce que dans une démocratie les électeurs choisissent leurs gouvernants. Ils ne remplacent pas les juges pour dire le droit. Et c'est cela le plus préoccupant dans cette fuite en avant de Marine Le Pen.
L'idée qu'une présidentielle pourrait servir non seulement à conquérir le pouvoir, mais aussi à contourner une décision judiciaire. Pour une candidate qui prétend vouloir rétablir l'ordre, faire respecter les règles et incarner l'autorité de l'État, la contradiction est spectaculaire. Sa décision de se lancer coûte que coûte dans la présidentielle ressemble plus à une fuite en avant, une façon de contourner le verdict final tant redouté pour éviter d'apparaître comme une candidate à l'Élysée condamnée définitivement sous bracelet électronique juridiquement éligible certes mais moralement disqualifié pour la fonction suprême.
Ce qui est arrivé à Nicolas Sarkozy dit d'ailleurs quelque chose d'important. On peut avoir exercé la plus haute fonction de l'État puis être condamné définitivement et porter un bracelet électronique. Mais dans le cas de Marine Le Pen, l'indignité ne viendrait pas après l'exercice du pouvoir mais avant sa conquête.
Voilà, c'est terminé. Merci d'avoir suivi ce nouvel épisode de la VAR politique. Dites-nous ce que vous en avez pensé en laissant un commentaire.
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Marine Le Pen