Taxes, Russie, Israël : Trump impose sa loi ? |LCI
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 27 %Attaque 37 %Défensif 36 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 77 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteRéponse directe
Certains industriels augmentent leurs prix à cause des surtaxes. Les consommateurs américains en paient-ils le prix ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Les droits de douane rapportent-ils vraiment aux États-Unis ?
- 9:00RelanceRéponse partielle
Trump dit que les États-Unis s'enrichissent grâce aux droits de douane. Est-ce exact ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Trump a-t-il raison de déclencher une guerre commerciale ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Les États-Unis sont-ils en train de gagner cette guerre commerciale ?
- 18:00OuverteRéponse directe
Quel est l'impact de ces mesures sur l'opinion américaine ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:00Donald TrumpFait
« Nous sommes en train de faire rentrer des milliards de dollars dans le pays. Notre pays s'enrichit et est de nouveau respecté. »
- 5:00Donald TrumpFait
« Tous les pays de l'OTAN disaient il y a un an que nous étions un pays fini. Aujourd'hui, nous sommes le pays le plus tendance. »
- 17:00Donald TrumpFait
« Je restaure la grandeur de l'Amérique. Aujourd'hui, on nous craint et on nous respecte. »
- 20:00Donald TrumpFait
« C'est la guerre de Biden. Ce n'est pas ma guerre. »
- 23:00Donald TrumpFait
« Les États-Unis ne sont pas vraiment impliqués dans cette guerre. Ils ne devraient pas l'être. »
- 26:00Donald TrumpFait
« Elle devrait être arrêtée. C'est une honte. »
- 32:00Donald TrumpFait
« La guerre de Biden. C'était une guerre stupide. Nous n'aurions jamais dû nous engager dans cette guerre. »
- 35:00Donald TrumpPromesse
« Si j'étais élu, j'essaierai d'arrêter ça. »
- 38:00Donald TrumpFait
« Nous leur envoyons des munitions, des missiles et cetera et nous ne payons rien pour cette guerre. »
- 6:00Donald TrumpFait
« Nous voulons aider les gens, nous voulons les aider à vivre, nous voulons les nourrir. C'est quelque chose qui aurait dû arriver depuis bien longtemps. »
- 8:00AnimateurChiffre
« La Russie a perdu 112500 soldats depuis le début de l'année. »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] Il est 16h50, merci d'être avec nous. Trump veut-il mettre le monde à genou il impose ses droits de douane à ses partenaires commerciaux. Il menace Poutine de sanction s'il n'arrête pas sa guerre en Ukraine et il envoie son émissaire Witkov à Gaza ce vendredi.
Taxe Russie Israël Trump impose-t-il sa loi ? le thème de notre grand dossier. Nous sommes en train de faire rentrer des milliards de dollars dans le pays.
Notre pays s'enrichit et est de nouveau respecté. Je le dis à chaque fois. Je leur dis notamment il y a peu au Moyen-Orient par exemple lorsque j'étais avec trois gros pays des leaders le Qatar, l'Arabie Saoudite et les Émirats arabes unis.
Tout le monde a dit la même chose. Tous les pays de l'OTAN disaient il y a un an que nous étions un pays fini. Aujourd'hui, nous sommes le pays le plus tendance.
Regardez-vous, nous sommes les plus tendances du monde. Tout se passe bien. Alors, ce message de Trump fait-il écho dans l'opinion ?
Est-ce que les Américains y croient ? On retrouve Justine Jankovski, correspondant TF1 LCI à Washington. Déjà, il faut dire que certains grands groupes, grands industriels ont annoncé qu'ils allaient augmenter leur prix au consommateur tout simplement parce qu'ils ne peuvent pas absorber tout seul la surtaxe.
Donc, on parle de produits du quotidien, du chocolat vendu en grande surface, du dentifrice, de la lessive et d'ailleurs quand on va au supermarché, on voit déjà que le prix de certains produits augmente comme sur les jouets ou le fromage. Donc forcément, quand on interroge les Américains, c'est peut dire qu'il ne partagent pas l'optimisme de Donald Trump. Même si euh certains de ces soutiens nous disent qu'il faut lui faire confiance, lui laisser le bénéfice du doute sur le long terme.
Il y a un chiffre qui donne une vision un peu plus globale, c'est un sondage Reuters Ipsos qui est tombé il y a quelques jours, qui nous dit que la côte de popularité du président américain est en baisse et notamment sur sa politique économique. Peu d'Américains pensent que sa politique économique leur est bénéfique. Pour le moment, il y a un autre indicateur qui vient de tomber il y a quelques instants et qui ne va pas améliorer le moral des Américains.
Ce sont les chiffres de l'emploi. Le taux de chômage est en hausse pour le mois de juillet. Et je salue Mathilde Guénégan.
Bonjour. Jean-Dominique March March Mercher, pardon. Merch et Benoî Terrain qui nous ont rejoint.
Je vous en prie. Nous sommes le premier août et oui, un petit peu de fatigue. Benoît Perd, d'abord, est-ce qu'il a raison Trump ?
Euh quand il dit "Grâce à moi, les États-Unis s'enrichissent pour parler que des droits de douane qui sont fixés aux Européens, aux Aiatiques, à tous les pays du monde. Est-ce que ça rentre dans les caisses des États-Unis ?" Alors voilà, les droits de douan, ce qu'il faut expliquer, c'est que les droits de douan, ce sont des taxes que payent les entreprises lorsqu'elles souhaitent euh justement distribuer leurs produits dans un pays étranger.
Donc très concrètement, ça veut dire que les les entreprises françaises habituellement payaient entre 2 et 5 % au droits de douane au du coup au gouvernement américain. Et là, on est passé, vous l'avez compris, donc de d'une moyenne de 2 à de 2 à 5 à 15 %, donc c'estement x 3. Et cet argent effectivement, il rentre dans les caisses des Américains.
Et ce qu'il faut comprendre, c'est que Trump a été élu, une de ses promesses de campagne, c'était de dire voilà, je vais baisser les impôts et pour compenser cette baisse de recette, je vais me servir justement de ces fameux droits de douane pour justement compenser cette baisse. Et en fait, ce qui est assez assez frappant, c'est que on va dire qu'il y a pas grand monde qui croyait en fait à ce à ce modèle. pas grand monde qui pensait qu'il allait mettre à exécution ses menaces et en fait forcer de constater que ben en fait quasiment tous les pays sont en train de céder devant en fait Donald Trump qui a faut bien le dire quand même un jeu de cartes qui est quand même très fourni contrairement à nous et notamment les Européens qui sommes un peu démunis face à cette démonstration de force et on voit bien qu'en fait ça concerne presque une grande partie du monde.
Pourquoi ? Parce qu'en fait Trump a bien l'a bien dit, il a regardé les choses froidement. il a dit "Bah en gros, les consommateurs américains achètent des produits du monde entier, il faut que ça s'arrête." Raison pour laquelle il a pris ce type de décision.
Le deuxième élément de de sa déclaration, c'est en gros il dit "Je restaure la grandeur de l'Amérique. Aujourd'hui, on nous craint et on nous respecte. Est-ce que ça c'est juste ?
Jean-Domédique Merchet ? Alors, d'abord, c'est son programme, hein, Maga, ça veut dire ça. Je Make American Great.
Voilà. Euh bah plutôt, oui, en fait euh ça marche plutôt, on dirait. Euh c'est-à-dire que si on prend la guerre commerciale euh alors est-ce qu'il a eu est-ce qu'il a raison ou pas d'un point de vue économique ?
Est-ce que il faut mieux le protectionnisme contre le libre échange ? Ça c'est des débats très importants et très intéressants. Une chose est sûre, c'est qu'il a décidé de faire ça, de déclencher une guerre commerciale.
Euh et bien il est plutôt en train de la gagner cette guerre. Euh et ça c'est un fait euh qu'on aime ou qu'on aime pas cette guerre. Euh donc effectivement on voit que il met en œuvre ce qu'il a promis de faire.
Alors après, on pourra toujours débattre est-ce que c'est bien pour le monde ? Est-ce que c'est bien pour les États-Unis ? Est-ce que c'est bien pour l'Europe ?
Ça c'est c'est des questions. Mais oui, il restaure une forme de leadership. Alors, il la ressort pas comme c'était précédemment.
C'est-à-dire pendant très longtemps, les Américains considéraient que leur leadership, ça devait être il devait prendre en charge d'une certaine manière les affaires du monde. Euh côté un peu responsable, assureur de la paix mondiale et cetera et cetera. Ce qui prétendait, c'était pas toujours le cas.
Euh mais là, il dit "Non, moi je défends les intérêts des États-Unis." Hm hm. point à la ligne et le reste du monde bah il va falloir qu'il s'y adapte et qui s'adapte effectivement.
Alors je me souviens de Victor Orban qui au lendemain de l'accord entre Trump et les Européens disait finalement Trump il a croqué les Européens, il a mangé les Européens au petit-déjeuner. C'est ça la méthode sur la méthode Benoît de de négociation. Il croque ses partenaires, il croque ses c'est ses les gens avec qui il dit là en fait.
Exactement. Mais il l'a expliqué dans pas mal d'ouvrages hein, les techniques qu'il est en train d'utiliser aujourd'hui, c'est techniques qu'il a utilisé et qui ont fait sa fortune dans l'immobilier. Sauf que effectivement, on n'est pas tellement habitué à ce type de méthode dans les dans les rapports internationaux et notamment dans les rapports commerciaux.
Et puis, il a compris aussi, au moins pour la partie de l'Union européenne qu'il y avait un certain nombre de faiblesses, c'est-à-dire qu'il avait compris que c'est une compétence exclusive de la Commission européenne et donc du coup bah les pays membres n'ont pas forcément de prise sur la négociation. C'est donc madame Vandalon qui, comment dire, qui négocie directement avec Trump. Il a compris aussi qu'il y avait des désunions au sein des pénéion de l'Union européenne.
En fait, il y a pas de stratégie européenne parce qu'il y a pas d'intérêt commun. Vous avez des pays qui exportent beaucoup vers les États-Unis et donc du coup qui ont intérêt justement à que ce deal se fasse et qui sont presque soulagés en fait que les l'attaque soit aux alentours de 15 % parce que Trump avait parlé de 50 % puis de 30 %. Donc tous ces pays-là, je pense notamment l'Allemagne bien sûr, on peut parler de l'Italie, on peut parler de l'Irlande qui ont des vrais intérêts commerciaux et qui ont donc sont quasiment soulagés.
Et puis vous avez d'autres pays comme la France qui ont des balances équilibr balances commerciales à peu près équilibrées avec les États-Unis qui auraient souhaité en quelque sorte effectivement que les négociations durent encore ou qu'on soit un peu plus dur mais parce qu'il n'y avait ils avaient en quelque sorte moins d'intérêt même si on voit bien que il va y avoir des conséquences très concrètes sur l'économie française. Alors vous dites face à un Trump surpuissant on a eu une Union européenne désunie. On va écouter à ce propos François Baot.
Est-ce que nous avons été un peu seuls ? Est-ce qu'on a le sentiment qu'à l'intérieur de l'Union européenne des forces politique et économique était plutôt sur une ligne de trouver des accommodements ? Oui.
Est-ce que c'est la voix de l'avenir de l'Europe ? Ceci est une autre question. Mathilde, l'Union a donc été désunie et puis la France au sein de l'Union s'est trouvé bien seule finalement.
Oui, on voit que dans le bras de fer qui s'est joué avec Donald Trump, ça s'est joué en trois temps et la pression a été euh de plus en plus forte et elle a été renforcée par la désunion de l'Union européenne. La première pression, c'est en mai quand il y a l'accord déjà avec le Royaume-Uni. On voit qu'Emmanuel Macron, quand on l'interroge sur cet accord, il se dit "Mais nous, si on aura 10 %, on mettra aussi 10 %." Une ligne de fermeté qu'il donne lors du dernier Conseil européen.
Et là encore, déjà à ce moment-là, sur cette ligne de fermeté, seul le Luxembourg et la Suède soutiennent vraiment cette démarche-là. On a vu dans la suite des négociations ce que vient de conclure Bairou au final, c'est que bah la désunion de l'Union européenne a aussi servi euh les intérêts américains et euh ceux au détriment de ceux de la France. Et euh on a vu euh dimanche, il y a aussi une image qu'il faut se souvenir aussi, on la voit à l'écran en ce moment.
Euh et c'est aussi ça quand on dit qu'il y a un bras de fer, l'image, elle est importante. Ursula Vlen elle est allée conclure ce deal, cet accord avec Donald Trump dont son golfe privé en Écosse. Et c'est aussi quelque chose qui a été reproché du côté du gouvernement français de se dire sur la forme, il y a un problème parce que on aurait dû le faire dans des cadres, dans des institutions qui sont à même de le faire.
Et je vous soumets parce que vous parliez monsieur Perin des chiffres et justement c'est ça qu'on met en avant du côté américain. Je regardais ça tout à l'heure. Le trésor américain entre janvier et juin 2025 a enregistré de recettes en taxe douinière 87 milliards.
C'est plus que sur l'ensemble de l'année 2024. Et je vous laisse une dernière phrase pour essayer de je vous laisserai après disserter dessus. Euh c'est Pete Navaro qui l'a dit il y a quelques heures, c'est le conseiller commercial de le du président américain.
Il se dit là clairement, il était franchement très content de l'accord. Il se dit beaucoup parlent de Donald Trump pour le prochain prix de Noubel de la paix. Moi, je pense qu'avec la leçon d'économie mondiale qu'il est en train de donner, il mérite aussi le prix Nobel d'économie pour vous donner un petit peu l'état d'esprit des Américains.
Alors, on va regarder les chiffres auxquels vous faisiez référence. Effectivement donc sur les 6 premiers mois de 2025, les droits de douane on ont rapporté 87 milliards de dollars alors que l'année dernière sur toute l'année, c'était 79 milliards. Qui qui paye ça au final ? qui pay c'est d'abord évidemment les entreprises qui souhaitent exporter sur place les leurs produits mais très concrètement mais ce sont les entreprises américaines qui payent ces ces droits non ces droits de dou américain c'est ce qu'ils ont c'est ce qu'ils ont encaissé donc c'est des entreprises étrangères qui ont payé ça à l'État américain pour pouvoir distribuer leur pays.
En revanche, ce qui est la la limite du raisonnement, c'est qu'en fait c'est aussi le consommateur qui le pai parce qu'on sait très bien quand on augmente les charges des entreprises, au final, c'est à peu près dans 90 % des cas, c'est le cas, c'est le consommateur qui voit sur l'étiquette en fait son prix augmenté. Donc vous avez deux cas de figure. Vous avez des entreprises qui sont capables d'absorber en fait ces ces tarifs et qui se disent en gros, je fais tellement de marge que je vais pas augmenter mes prix pour le consommateur final.
Vous avez des entreprises qui sont assez compétitives et qui peuvent aussi absorber ce prix en disant de toute façon, je suis plutôt compétitif, donc les Américains continuons d'acheter mes produits. C'est le cas des des des produits agricoles. Et puis derigure qui concerne en fait la grosse partie des entreprises françaises en l'occurrence, vous avez quand même 17000 qui commercent avec les États-Unis et qui en fait sont obligées elles d'augmenter leur prix parce qu'en fait elles ne sont pas typiquement le fromage parce qu'elles ne peuvent pas justement absorber cette hausse de prix.
Donc elles vont voir probablement leur marché en quelque sorte se contracter et donc il y a de grandes chances que malheureusement pour elles leur chiffre d'affaires américain et bien soit en chute libre. Jean-Dominique. Alors, il faut bien comprendre pourquoi Donald Trump fait ça.
Il le fait en partie pour avoir des recettes fiscales et manifestement ça rentre dans le trésor américain, ce qui va lui permettre de baisser d'autres impôts. Euh c'est une de ses promesses électorales. Mais il fait aussi ça pour réindustrialiser les États-Unis qui était un pays comme la France qui s'était massivement désindustrialisé au cours des dernières décennies.
La preuve, c'est que les États-Unis sont un pays qui importe beaucoup plus de bien, notamment depuis l'Europe, qu'il n'en exporte de bien. C'est pas vrai pour les services, les services financiers ou le numérique et cetera et de bien de ce qu'on produit dans les usines. Et donc son plan est un plan de dire on va protéger notre économie, on va demander aux pays européens, asiatiques, arabes et autres d'investir massivement chez nous ce qu'il obtient. en tout cas sous forme de promesse pour réindustrialiser le pays.
C'est pas une rupture totale par rapport à ce que faisait l'administration précédente, l'administration de Biden qui avait eu un grand plan qu'on appelait l'aere et qui était une forme de de de vaste plan d'investissement pour réindustrialiser le pays et qui attirait déjà de nombreuses entreprises européennes sur le continent américain, notamment parce que notamment le prix de l'énergie est beaucoup plus bas qu'en Europe et ça attire des gens et que c'est un gros marché, c'est un marché de 300 millions d'habitants euh plus petit que l'Europe, mais un gros marché quand même et surtout un marché où il y a de l'argent. Euh et donc son but c'est ça, c'est à la fois trouver de l'argent euh pour le budget et sur le plus long terme réindustrialiser un pays. C'est une question qui interroge les Français aussi parce que nous aussi nous sommes un pays désindustrialisé euh depuis une vingtaine ou une trentaine d'années et donc on il aborde ça.
Nous on ne peut absolument pas aborder ça dans ce avec cette façon parce que pour faire ça il faut être très puissant et nous nous ne le sommes pas. Ouais. Quel impact ça peut avoir sur les les consommateurs, sur l'opinion américaine, ce changement d'air et cette stratégie de Trump ?
On va voir à moyen terme, c'est compliqué de de répondre à votre question aujourd'hui. Ce qui est certain, c'est que le consommateur américain en tout cas va payer plus cher les produits qu'il avait l'habitude de payer par définition un peu moins cher. Mais du coup, est-ce que la stratégie de Trump peut lui revenir comme un boomerang dans la figure ?
Alors, on verra. En revanche, dans l'accord, vous savez, il y a trois points. Il y a l'histoire des taux, il y a l'histoire de l'investissement et il y a l'histoire de achats d'énergie. sur l'histoire d'investissement dans l'accord, il y a une espèce d'engagement moral quasiment de l'Union européenne à faire en sorte que les entreprises américaines, les entreprises européennes pardon investissent 600 milliards d'euros sur le marché américain.
Donc là, ça rentre exactement dans ce que vous décriviez, c'est-à-dire une stratégie de relocalisation de la production. Et on voit bien d'ailleurs notamment dans l'industrie du luxe qu'il y a pas mal d'entreprises qui se sont d'usines qui se sont créées au aux États-Unis et je pense que le mouvement va continuer justement pour contourner cette histoire de taxe. Et euh et la difficulté que va avoir certainement des des entreprises, ça va être de dire bah si je peux pas délocaliser ma production et bien il faut que je sois quasiment condamné à avoir des augmentations de de tarif.
Et je pense notamment à tout ce qui est appellation comme champagne ou comme ou comme le vin que vous ne pouvez pas produire à l'étranger par définition si vous vous n'avez plus cette app cette appellation d'origine contrôlée et là vous êtes condamné en fait augmenter vos prix. Alors je voudrais qu'on regarde quelques chiffres ensemble. Les bourses mondiales qui aujourd'hui ont encaissé le choc.
Alors à la mi-journée, à la mi-journée, la bourse de Paris perdait 2,28 %. Francfort 1,4- 2 euh à Milan et puis à l'ouverture de Wall Street tout à l'heure, on l'a vécu en direct sur LCI, bah c'était c'était grand sourire. À quel point l'Europe est déstabilisée par voilà ce début de de cette nouvelle ère, de ce nouvel ordre mondial, Jean-Dominique ?
Ah, elle est déstabilisée. Euh, le l'Europe, faut bien comprendre, elle n'est pas conçue euh dans son code génétique, dans son ADN comme une puissance. Euh elle est conçue comme un espace euh où on s'accorde euh en matière de droit, en matière d'économie, en matière mais pas comme un endroit où l'on exerce la puissance collectivement.
Ça c'est l'Union européenne, c'est pas fait pour ça l'Union européenne. Alors ça n'a jamais été fait pour ça. Peut-être que ça pourrait le devenir, mais en tout cas ce n'est pas le cas aujourd'hui.
En face, on a un pays qui a toujours exercé la puissance. Les États-Unis se sont jamais privés dans toute leur histoire de montrer qu'ils étaient forts et d'imposer leur loi lorsque ils s'agaient. Et là, on a en plus un président qui en fait son programme et son étandard.
Donc là, on est c'est à c'est la puissance à la puissance 2, je pourrais dire. Euh on est au au somum. Donc effectivement les Européens collectivement se prennent ça en pleine face et donc on est un peu comme les lapins dans les phares de la voiture éblouis à regarder ça et on sait pas comment réagir.
La scène que vous décriviez tout à l'heure avec Oursoua Funder Lion était tout à fait représentative. elle se fait quasiment convoquer euh sur le golfe euh privé euh du président américain pour dire "Bon ben oui, bah vous avez raison, il va falloir queon fasse plus d'efforts pour vous." C'est c'est ça qui s'est passé.
Euh et puis euh bah on sent que ça râle un peu. Euh François Bairou dit "Ah bah oui, c'est bien c'est pas bien mais quand même il faut euh le président Macron lui on ne l'entend pas hein, on l'entend sur plein de choses mais là on entend il a disparu hein euh ce qui est rare quand même sur un sujet très sérieux. Euh donc oui bien sûr euh il y a un effet massif.
Il y avait déjà eu cet effet massif au mois de juillet, début juillet avec le sommet de l'OTAN quand les Américains nous ont dit "Bon euh les gars fini de rire, il va falloir payer maintenant." Bah on a yes sœur euh et ben là bah c'est pareil. Alors on va écouter le ministre des affaires étrangères Jean-Noel Barot. l'Europe doit muscler son jeu et que si l'Europe avait été plus forte, si elle avait été crainte par Donald Trump et les négociateurs américains, alors nous aurions sans doute pu obtenir des résultats meilleurs.
Et c'est pourquoi il nous faut nous renforcer dans tous les domaines. On a commencé à le faire sur le plan militaire, il faut le faire sur le plan économique avec de l'investissement, avec de la simplification, avec une politique commerciale, je dirais plus réaliste, plus pragmatique. Tout cela nous permettra dans les temps qui viennent d'éviter que de mauvais accords puissent nous être imposés.
Alors, on a une petite idée de ce que pense Emmanuel Macron. Ma oui, il est effectivement très silencieux. Il tweet sur plein d'autres choses.
Mais alors sur l'accord, il n'y a rien eu. Il a fallu attendre le conseil des ministres mercredi pour que nos sources très bien incernées nous fassent habilement fuiter ce que le président pensait vraiment en fait de cette séquence. Et ce qu'on comprend c'est que il est en opposition et sur le fond et sur la forme.
Pour vous donner l'une des citations qu'on a retenu pour être libre, dit le président donc de la République à ses ministres mercredi, il faut être craint. Nous n'avons pas été assez craints. Il reconnaît que à court terme, on a une certaine stabilité avec cet accord mais qu'il faut accélérer sur l'agenda européen.
On sait qu'Emmanuel Macron, il est resté en contact avec ses homologues européens ces derniers jours, ces dernières heures. Mais alors, qu'est-ce qui va en sortir maintenant ? Il y a une réunion la semaine prochaine de nos ministres de Bercy qui vont aller à la Commission européenne pour continuer à affiner avoir les secteurs d'exemption.
Est-ce que là on arrivera à en avoir un petit peu plus d'informations pour savoir concrètement quelles sont un petit peu les marges de manœuvre ? On voit que c'est quand même compliqué. Général Ben écoutez l'Europe puissance c'est un concept totalement francocentré.
Moi j'étais travaillé 40 ans beaucoup d'ailleurs pour pour tout ce qui est Union européenne, Europe de la défense PSDC et cetera. Il y a une période de ma vie, j'allais une une fois tous les 15 jours à Bruxelles et puis finalement, il y a pas de poste combustion, il y a absolument rien. C'est-à-dire que le l'Europe euh que que l'on souhaite nous, c'est un petit peu on dit toujours que la France souhaite un petit peu la résurrection au travers de l'Europe, mais mais ce ce cette Europe puissance, il y a je connais pas beaucoup de d'Étatsmembres au sein de l'Europe qui partagent cette vision, hein.
Il y en a beaucoup pour lesquels c'est un espace de libre échange économique. Il y en a pour lesquels ça leur a donné une certaine forme de prospérité. Euh d'autres ça les metett à l'abri du broc de l'Est en même temps que l'OTAN et cetera et cetera.
Mais en cas l'Europe aujourd'hui n'a les moyens de ses ambitions quand on dit il aurait fallu être craint. Ouais mais mais justement on ne l'est pas parce que il y a 27 États membres et que et en face il y a un homme qui décide et ces 27 États membres aujourd'hui ni sur le plan politique ni sur le plan militaire ni sur le plan économique ne font une puissance qui sont capables de faire pièce aux ambitions des carnivores de la planète. Donc on peut dire "J'aimerais que ça change, mais en fait moi je ne vois pas que ça change.
Je c'est c'est vraiment le le symbole de notre faiblesse. Moi je suis consterné que Van derlen aille en Écosse dans un pays qui est même pas dans l'Union européenne, dans la propriété privée du euh de de Donald Trump. C'était pas à nous à nous déplacer.
Non mais franchement voilà et et donc là on a montré on a fait la genuflexion devant le grand roi hein devant Cyrus le grand hein et on l'a porté la mire et l'enant en faisant allégance complètement c'est un scandale. Et merci beaucoup général c'est une bonne fin. Merci Mathilde vous allez nous quitter.
Bonne fin de journée à vous et vous restez bien sûr sur BFM TV. Alors vous sa sur LCI, vous savez que Donald Trump a fixé un ultimatum à Vladimir Poutine. Il veut qu'il arrête sa guerre en fin de semaine prochaine.
Et bien Poutine a répondu et ça semble lui glisser dessus. [Musique] Et merci de nous rejoindre. C'est la suite de votre grand dossier.
Mais avant le rappel des titres dans l'actualité de ce vendredi, il y a ces embrassades entre Vladimir Poutine et Alexandre Lukachenko, le président des russes. Lors d'une rencontre aujourd'hui, le maître du Kremelin a assuré vouloir une paix durable en Ukraine. Mais il affirme aussi que les conditions de paix proposées par Moscou, notamment l'annexion de cinq régions ukrainiennes reste inchangé.
Alors que la situation est toujours critique à Gaza, ça y est, c'est fait. La France a largué 4 tonnes d'aide sur l'enclave palestinienne aujourd'hui annonce d'Emmanuel Macron sur X. Le chef de l'État qui par ailleurs a remercier tous les partenaires jordaniens allemands pour leur engagement, les militaires également avant d'ajouter que les largages sont insuffisants.
Il faut qu'Israël ouvre un plein accès humanitaire dit le chef de l'État. Au total, au moins 40 tonnes d'aide France sont attendues. Et puis il s'était donné une date butoire au première route, Donald Trump a signé hier soir le décret qui impose de nouveaux droits de douanes avec plusieurs dizaines de pays du monde entier, mais ils seront finalement appliqués le 7 août prochain. 15 % pour l'Union européenne, 10 pour le Royaume-Uni, 50 pour le Brésil.
Avant le 7 août prochain, les négociations vont se poursuivre et en attendant les marchés ont accusé le coût euh ce matin, notamment du côté des Européens. Et à New York tout à l'heure, le Down Jones perdait un tout petit peu moins de 0,92 à l'ouverture. [Musique] Allez, on va regarder ces images de de Poutine qui est sorti du silence pour la première fois depuis que Trump lui a fixé un ultimatum, le fait d'arrêter la guerre en Ukraine avant le 8 août à vendre vendredi prochain.
Le maître du Kremelin a donc donné cette interview sur l'île de Valame. On va voir les images où il est au côté du président BRUS Alexandre Lukanchenko. Ils sont allés dans une église, ils sont allés également sur un banc.
Bon, visiblement on aura pas les images. Jean-Dominique Mercher. Ce qu'on peut dire en tout cas quand on entend ce que nous dit Donald Trump, c'est que l'ultimatum de Trump semble complètement lui glisser dessus. sans doute pas et c'est même certainement pas, c'est certain, il n'arrêtera pas sa guerre vend.
Ah oui, il n'arrêtera pas sa guerre. Enfin, sauf surprise euh sauf coup de théâtre même de pourrait-on dire. Euh c'est d'ailleurs une situation curieuse parce que euh quand Donald Trump arrive, Donald Trump a vraiment euh l'envie, l'intention euh d'arrêter cette guerre et de céder beaucoup de choses à Vladimir Poutine, presque de lui céder presque l'essentiel, c'est les terrains, les territoires qu'il a conquis et une forme de euh de neutralisation de l'Ukraine qui ne rentrera pas dans l'OTAN et cetera.
Bon et Vladimir Poutine n'a pas accepté le deal, il n'a pas accepté la main tendue de Donald Trump parce que il pense qu'il peut gagner la guerre, gagner sa guerre par les moyens militaires. Et donc et bien il est pas prêt à à s'entendre avec Donald Trump. La seule chose qui pourrait changer, c'est si jamais d'une manière ou d'une autre, il y avait un sommet entre les deux hommes, un vrai sommet où ils se discutent, ils se mettent d'accord et là peut-être que les choses pourraient bouger.
Mais tant que mais ça ne s'improvise pas à un sommet comme ça. Ça se construit diplomatiquement même si aujourd'hui la diplomatie telle qu'on on a pu la connaître ne fonctionne plus vraiment. On est quand même dans des histoires d'hommes avec des psychologies très fortes.
Mais euh donc le le et pour l'instant, vous avez parfaitement raison, Vladimir Poutine dit niet à toutes les propositions de paix et de cesser le feu euh que formulent les Américains. Alors, il y a les mots de Poutine et puis il y a aussi les actes sur le terrain et notamment les bombardements russes qui se poursuivent. On va retrouver Guillaume Petnac.
Vous êtes à Kief, Guillaume. Il y a eu cette attaque hein dans la nuit de mercredi à jeudi dont le bilan s'est alourdi encore aujourd'hui. Oui, effectivement le le bilan humain de cette nouvelle attaque russe ne cess de s'alourdir au cours de reste poulet.
Il at en désormais 31 morts dont 5 enfants. Le plus jeune est âgé de 2 ans. C'est l'attaque aérienne la plus meurtrière depuis le début de l'invasion russe en février 2022.
Elle a également fait 159 blessés euh dont 16 enfants. L'attaque a touché des immeubles résidentiels mais également des des écoles, des établissements médicaux. Euh la majorité des victimes ont été retrouvées dans les décombres d'un nouvelle résidentiel.
D'ailleurs de parti de Swatchinski euh le président ukrainien Volgan Zelenski a a une nouvelle fois condamné les frappes évidemment et il a appelé la communauté internationale à renforcer les sanctions contre la Russie et à augmenter le soutien militaire en Ukraine en fournissant notamment tel que l'Allemagne s'est engagé récemment à le faire à fournir plus de système de défense antia PTAC à Kief. On va écouter Donald Trump qui s'est exprimé sur ces attaques. Je pense que c'était écurant.
C'est la guerre de Biden. Ce n'est pas ma guerre. Mais j'ai dit que si j'étais élu, j'essaierai d'arrêter ça.
Je pense que ce que fait la Russie est très triste. Beaucoup de Russes meurent. Il y a beaucoup de Russes, plus de Russes qui meurent.
Mais les Russes meurent. Les Ukrainiens meurent. Vous savez, les États-Unis ne sont pas vraiment impliqués dans cette guerre.
Ils ne devraient pas l'être. D'ailleurs, j'ai passé un accord avec l'OTAN pour qu'il nous p leur enverrons. Nous leur envoyons des munitions, des missiles et cetera et nous ne payons rien pour cette guerre.
Mais je peux vous dire ceci, elle devrait être arrêtée. C'est une honte. Rina Bassis, d'abord sur le contenu de cette déclaration.
Est-ce qu'il est sincèrement touché effectivement par le sort des Ukrainiens de président américain ? Oh, c'est difficile à dire. soit ilisant il dit que c'est il est très triste ce qui s'est passé mais on sait que sur le terrain il s'est passé et d'autres choses et d'ailleurs on voit cette façon qu'on connaît déjà depuis de mois cette façon de président Trump de sortir avec des déclarations queon considère peut-être pas trop les réfléchis pas trop et préparé en avance parfois ça marche s'il fait des grandes déclarations extrêmement fortes et agressives par exemple sur les tarifs et sur la taxation ça marche.
Mais parfois si s'il fait ce genre de déclaration où il dit on va pas payer, c'est pas notre guerre, je sais pas comment ça va se passer. Donc là forcément l'adversaire en face c'est le président Poutine, il va pas les prendre au sérieux. H Que faudrait-il pour que Poutine prenne au sérieux les déclarations de de Trump ?
Ah oui oui, c'est alors là c'est la réponse est assez simple. Il faudrait une aide massive sur le plan militaire. Si vraiment on annonçait qu'on était capable de fournir en mur en logistique en missile de de longue portée tout ce qu'il faut à l'Ukraine pour faire pièces et bien ça ferait je je dis pas d'ailleurs que les Ukrainiens seraient capables de percer le front adverse.
Je dirais que on serait capable de d'imposer d'infliger des pertes telles que à un moment donné Poutin au moins commencerait à réfléchir. Là qu'est-ce qui se passe ? Trump dit vous allez voir ce que vous allez voir dans 7 jours maintenant.
Et puis finalement, il nous parle de sanctions économiques dont on sait pas trop bien ce qu'elles vont devenir. À aucun moment, il ne parle de sanctions militaires. Donc de l'autre côté, bah Poutine rigole et et d'ailleurs sa réponse, elle est nette he tous les soirs, il y a il y a 500 500 missiles qui partent.
Pas pas 500 drones ou 500 ou missiles qui qui partent sur Kiev. C'est quand même la réponse la plus humiliante pour Trump. C'est-à-dire que d'un côté, Trump essaie de faire des efforts pour pour calmer la situation.
C'est quand même la vérité. Et de l'autre côté, l'autre il répond en tuant des civils et en bombardant massivement euh les villes ukrainiennes toujours. Je crois qu'il y a rien à attendre en fait.
Absolument rien. Alors vous êtes tous les deux à vouloir réagir Jean-Dominique. Oui.
La question c'est comment on sort de ça ? Ouais. Euh et c'est vraiment une question qui nous qui renvoie à la psychologie du président Trump.
Est-ce que à un moment il dit "Bon, ça suffit, cette guerre, elle m'ennuie, je n'ai que des coups à prendre. Euh je voulais la paix, ils n'en veulent pas. Bon, je laisse tomber, je passe à autre chose.
Et il laisse la situation en l'État. Et donc les Russes quand même plus ou moins en situation de force par rapport à l'Ukraine où est-ce qu'il se fâche en disant vraiment ça suffit, on me prend pour un idiot depuis des mois et j'ai laissé de réagir en fait. Et ça on on en fait aujourd'hui on en sait rien mais et je pense qu'il n'y a pas de réponse rationnelle à ça.
On peut faire tous les plan sur la comète qu'on veut. Au final ça se décidera dans la tête de Donald Trump selon qu'il dira "Bon, je laisse tomber ou je me fâche." Et on en est là dans il y a une telle concentration du pouvoir, une telle incertitude de la décision qu'on ne peut pas aujourd'hui faire des plans plus précis.
Mais un vrai problème, on ne va pas pouvoir rester des mois et des mois comme ça où le président américain fait des offres de paix et l'autre en face lui dit non. Hm. Inabasiste.
Oui. Non, je suis tout à fait d'accord avec ce que Jean-Dominique Merch a dit. À la fin, c'est une question de personnalité.
Ça ça terrible hein, que les les sorts de l'Ukraine, les sorts de l'Occident, peut-être les sorts de du monde libre et finalement dans la main d'une personne. Ça ça nous ramène presque à la période de la guerre froide. cette sensation comme si la personne qui a les doigts sur le les boutons nucléaires, c'est la personne qui décide.
On a vu ça aussi avec cette cet ultimatum qu'il pose un ultimatum qui sort comme ça le 6 août. Bon, ça aurait pu être les 5, ça aurait pu être les 7. J'ai décidé que ça sera le 6 août.
Voilà, je pose cet ultimatum. On a vu dans le passé, il a posé plusieurs ultimatums. Parfois il y avait des conséquences, parfois il y avait pas.
H ouais. C'est du Trump. Ah ben c'est du Trump.
Oui, tout à fait. Et mais le vrai problème avec Trump, c'est que personne n'est capable de lire dans sa tête et de savoir ce qu'il va faire le lendemain matin. Il y a des gens qui sont prévisibles.
Il y a des gens qui sont rationnels et et et et Trump. Je veux dire, Poutine est presque plus rationnel. Poutine, on sait que voilà, on on peut lire qu'il va pas céder et cetera.
Trump, il se lèvera peut-être demain matin avec une autre idée. Il va peut-être céder dans 7 jours en disant finalement j'ai eu un coup de fil correct. Witkof a été envoyé ou je sais pas qui et donc euh finalement j'ai eu des assurances que ça allait bien se passer.
Je redonne 50 jours. On nen sait strictement rien. Il peut se lever aussi un jour en disant bah puisque c'est comme ça, je vais je tape le point sur la table, je je fournis de l'air militaire.
Bon, ça moi je n'y crois pas hein. Mais mais véritablement le le problème c'est on a rarement eu un un dirigeant dans les dans l'histoire du monde qui soit aussi imprévisible, aussi euh fantasque, lunatique et et que que que Donald Trump aujourd'hui. Il est absolument impossible de faire des prévisions à l'avance sur la réaction qui qui va être la sienne.
Vous avez parlé de Witkof, l'émissaire de Trump qui est à Gaza aujourd'hui mais qui va se rendre à Moscou. Jean-Dominique Mercher, il est attendu sur place. On a des informations sur son programme qui rencontre, qu'est-ce qu'il fait une fois qu'il est sur place ?
Est-ce que ça peut faire bouger les lignes par rapport à à cet ultimatum qui arrive qui est Il est déjà allé plusieurs fois, il parle beaucoup au russe plutôt de manière détendue on dirait mais on a vraiment je crois qu'il faut pas faut que les téléspectateurs comprennent bien que tout le monde c'est pas parce que nous faisons pas notre travail c'est que même les je pense que même les collaborateurs les plus proches de Donald Trump n'ont aucune idée de ce qui va sortir euh de ces de ces affaires. Euh euh il y a pas un diplomate au monde qui est capable de dire aujourd'hui bah voilà ce qui va se passer. On est comme le disait Gérald Richou tout à l'heure euh dans l'incertitude la plus totale.
Donc Vickof va en tout cas une chose est sûre c'est que les ponts ne sont pas rompus. Ils continuent à se parler. Ça sert à quoi se parler ?
C'est mieux que ça pêchure en général, mais pour l'instant on ne voit strictement aucun signal de de enfin aucun début de commencement d'une solution. Alors le président ukrainien en voie générale dit "Nous constatons et nous soutenons les efforts du président Trump pour mettre fin à la guerre menée par la Russie alors que on est en train d'expliquer que pour l'instant c'est très faible ce que propose Trump finalement et que ça fera pas plier Poutine." Donc cette déclaration là elle a quel objet ?
Ah ben elle a l'objet de se placer du côté de Trump. Ils ont eu suffisamment de difficultés avec Trump le de on se rappelle de la séance de la Maison Blanche qui reste quand même dans les annales de la diplomatie mondiale hein. Je veux dire, je crois que ça n'est jamais arrivé une humiliation comme celle-là avec des sanctions qui sont tombées dans la foulée.
Là, il est en train d'expliquer "Moi, je suis le gentil he je veux bien négocier." Donc je suis tout à fait d'accord avec Donald Trump. Négocions, négo il faut négocier.
C'est la solution raisonnable pour bien montrer que celui qui est qui empêche tout ça et bien c'est la partie adverse. Et donc bien entendu le Vladimir enfin Zélinski Volodimir Zelinski a tout à fait intérêt à se mettre Donald Trump dans la poche parce que ça peut ne pas durer aussi. Aujourd'hui Zelinski est un type bien, on le rencontre à Saint-Pierre et cetera. le lendemain euh c'est un sale type, il a pas été élu, c'est un dictateur, il faut qu'il dégage et cetera.
On n'en sait rien. Donc c'est un exercice aussi d'allégance quelque part assez habile parce qu'il a besoin des États-Unis, ça c'est certain. Et la tendance est un petit peu lui, un petit peu favorable aujourd'hui.
On sait pas combien de temps ça va durer, quelles ont être les implications, mais la tendance par rapport à ce que il a connu dans les mois suivants, il y a eu un retour de vent qui qui est assez intéressant. On va écouter Vladimir Poutine et notamment le regard qui porte sur les Ukrainiens dans les négociations. Écoutez, dans l'ensemble, la réaction de la partie ukrainienne a été positive.
Nous avons convenu que nous pourrions mener de telles négociations sans caméra et sans aucun bruit politique de manière calme en recherchant des compromis. Ils n'ont pas encore commencé à travailler. Ce travail n'a pas encore débuté.
Mais dans l'ensemble, je le répète, la réaction initiale du côté ukrainien telle qu'elle nous est apparue a été positive. Jean-Dominique Mercher, comment vous décryptez ce message du maître du caramelin ? Ah, ça vous laisse perplexe.
Oui, très perplexe. En fait, qu'est-ce qu'il dit ? Il dit que les les Ukrainiens sont prêts à négocier mais que ça a pas commencé, qu' sont c'est favorable mais que rien n'a débuté.
Non, je crois que euh je pense que c'est plutôt un message à destination des du peuple russe, des Russes en disant euh vous voyez le euh les Ukrainiens au fond euh euh sont nos frères. Euh c'est toujours la théorie, tu es toujours l'idée que c'est le même pays en fait hein et que les ingérences étrangères, occidentales, américaine, c'est ça qui crée le problème. Mais je pense que c'est un peu manifestement Volodimir Zelinski et la majorité des Ukrainiens ne sont pas du tout en train de vouloir céder quoi que ce soit euh au à la Russie de Vladimir Poutine.
Allez, on écoute Vladimir Poutine cette fois sur l'avancée des forces russes sur le terrain. Nos forces progressent sur toute la ligne de front, dans la zone frontalière, dans la République de Doniesque, à Louangsk, dans les régions de Zaporedia et de Carson, partout dans tous les endroits. Quelque part elle est plus importante, quelque part moins.
L'activité est positive bien sûr grâce à la bravoure et à l'héroïsme de nos hommes. Général, cette déclaration là, elle vous a fait sourire ? Oui, elle me fait sourire parce que quelque fois on avance bien puis quelque fois un peu moins.
Il y a quand même il y a quand même un aveu quelque part que ça se passe pas forcément aussi bien qu'il l'aurait souhaité véritablement. La vérité c'est que il y a il y a une progression qui qui est qui est réelle. On peut pas dire que ils sont pas la manœuvre mais qu' une progression qui est minime et qui est poussive par rapport au moyens engagés avec des pertes absolument colossal.
Donc c'est ça n'est pas cette manœuvre là. On est déjà au mois d'août hein, la grande offensive d'été c'est plié là hein. Ça dans un mois un mois et demi il pleut et donc c'est pas au mois d'août qu'ils vont commencer une grande manœuvre qui va pouvoir permettre de de percer le front.
Moi, je fais le pari qu'à la fin de l'année et bien le front à epsilon près en restera au même endroit et que et bien ça serait le 2025, un peu comme 2024, reste encore une année de transition dans cette guerre, ça va continuer et que rien n'est résolu. Jean-Dominique, bah les derniers chiffres qu'on a, c'est à peu près euh les Russes ont à peu près pris 500 km² euh au mois de juillet. Euh pour que les gens se représentent, ce que ça veut dire, ça veut dire que à ce rythme-là euh il faut un il faut 6 mois pour prendre l'équivalent d'un département français, c'est-à-dire euh Oui, c'est ça.
Euh à peu près euh et donc euh ça progresse mais ça progresse lentement et ça progresse euh au prix de perte encore très très élevé. Donc euh oui, l'Ukraine n'est pas en bonne situation. Ils se défendent, se défendent bien mais c'est pas eux qui ont le l'initiative de la guerre là.
Hmm. R non, je suis d'accord. Ça explique aussi le fait que lui, il a aucun intérêt de de euh de courir vers des des négociations.
Il a besoin de temps parce que ça lui prend du temps de d'avancer. Mais maintenant quand il attendent, je pense des déclarations de du président Trump quand le président dit "Mais nous et l'OTAN, c'est deux choses séparées en fait. Nous, on n'est pas l'OTAN.
Nous on les aide, on leur donne de de des munitions. Eux, ils vont nous payer pour ça. Il sait aussi très bien que si l'OTAN avec les Américains sont pas dans l'histoire vraiment, lui, ça va lui prendre beaucoup de temps.
Petit à petit, il a la patience, il avance, il va avancer. Hm. Jean-Dominique Merchet, qu'est-ce qui fait que aujourd'hui Poutine s'est mis en scène euh avec euh le Bélorusse dans ce lieu-là ?
Et qu'il a choisi aujourd'hui de sortir d'il, sachant que sa parole était attendue bien sûr, hein, parce que ça fait plusieurs jours qu'au niveau international, on attend ce qu'il va dire sur l'ultimatum de Trump. Bah, écoutez, les images parlent, il est décontracté. Euh on n'est pas dans un euh dans une déclaration très au cremelin.
Il a même pas regardez-le, il est en chemise en chemise d'été dans un jardin avec des pops avec son C'est pas son ami hein d'ailleurs. Euh c'est son soumis, on pourrait dire plus que son ami. Euh et puis bon voilà.
Bon bah écoutez, on prend du terrain. Oui, on va pouvoir discuter. C'est il dédramatis la situation.
Voilà, face à des gens qui disent il faut il y a un ultimatum, vous allez voir, vous allez voir ce que vous allez voir. Il est là, Biélorussie, va regarder, il va prier avec son sierge, tout va bien. Il est dans son univers.
Le message qu'il envoie, c'est pas d'affolement. Je suis aux commandes, je gère, c'est l'été, je vais voir mes amis. Même pas mal la menace de sanction économique.
Même pas mal. On verra le jour d'abord s'il y en a. Est-ce que c'est vrai qu'on a déjà 18 paquets de sanctions ?
Oui. Mais très curieusement, il fait presque des compliments aux Ukrainiens en leur disant "Ils ont bien reçu et cetera." C'est c'est très rare qu'ils disent la sérénité.
Voilà. La sérénité. Ouais.
Il n'est pas seulement chez ses amis, il est chez lui. H h. Alors, on va écouter Donald Trump.
On le disait, il menace Trump de sanctions sévères, sanctions économiques, mais en même temps, il a pas l'air de croire à l'effet de ses sanctions. On l'écoute. Oui, nous allons prendre des sanctions.
Je ne sais pas si les sanctions le dérangent. Vous savez, ils connaissent les sanctions. Je connais mieux que quiconque les sanctions, les droits de douane et tout le reste.
Je ne sais pas si cela a un effet, mais nous allons le faire. L'Europe est extrêmement contrariée, mais il s'agit d'une guerre qui n'aurait jamais dû avoir lieu. C'est une guerre qui n'aurait pas eu lieu si j'étais président.
Et c'est la guerre de Biden. C'était une guerre stupide. Nous n'aurions jamais dû nous engager dans cette guerre.
Si vous venez de nous rejoindre, Vladimir Poutine est sorti du silence ce vendredi après l'ultimatum que Trump lui a fixé pour arrêter la guerre en Ukraine. Le maître du Kremelin a donné une interview. On est sur l'île de Valam Saint-Pétersbourg.
Il a rencontré le président Belarus et euh on les a vu ensemble dans une église assis là sur le banc. Première déclaration donc de Poutine qui dit souhaiter une paix durable en Ukraine. On l'écoute.
Concernant les négociations, elles sont toujours demandées et toujours importantes, surtout s'il s'agit d'un désir de paix. En général, je vois les négociations entre la Russie et l'Ukraine d'un œil positif. Comment ne pas voir d'un bon œil le fait que des centaines de personnes soient rentrées chez elle ?
C'est positif. Pour des raisons humanitaire, comme vous le savez, nous avons remis des milliers de cadavres de soldats ukrainiens et reçu en retour plusieurs dizaines de nos hommes qui ont sacrifié leur vie pour leur patrie. Général, pourquoi il vous fait sourire ?
Oui, parce que d'un côté, il y a des cadavres et puis de l'autre côté, nous avons reçu nos hommes qui sont des héros. C'est c'est ça qui me je dire dans dans le narratif, il y a quand même quelque chose qui est qui est intéressant hein. Je milliers de de cadavres ukrainiens et nous avons reçu nos hommes qui sont morts pour la patrie.
Voilà. Donc il marque véritablement la différence de nature entre des des héros de la patrie et puis des gens qui sont voilà qui qui ne sont plus là. Et donc c'est comme ça qu'il travaille qu' qu'il transforme la nation ukrainienne en cadavre.
Hm. Donald Trump lui a donné jusqu'à vendredi pour arrêter la guerre en Ukraine. Vendredi, il se passe quoi Jean-Dominique Merchet ?
Si je le savais, ce serait un formidable scoua. Est-ce qu'on peut imaginer que la guerre s'arrête ? Non.
Non. Non. Bien sûr.
Bien sûr. On sait pas. La guerre ne va pas s'arrêter.
Voilà. Ça, on peut être sûr de ça. Elle ne va pas s'arrêter maintenant.
Euh Vladimir Poutine n'a aucun aucune envie et sans doute pas intérêt à le faire. Voilà, donc ça va continuer. Alors après, est-ce qu'il y aura des sanctions américaines ?
Faut écouter Donald Trump. Euh Donald Trump dit, "Je vais prendre des sanctions." C'est ces fameuses sanctions sur les gens qui achèteraient du pétrole ou des hydrocarbures, enfin du gaz naturel ou du pétrole euh aux Russes.
Hm hm. Euh ça ça peut faire mal. Mais des sanctions économiques, rappelez, il y a déjà eu 18 paquets de sanctions.
Donc il peut y en avoir un 19e, un gros. Euh ce qu'on voit c'est qu'à chaque fois ces sanctions sont contournées, détournées. Alors ça coûte l'argent de détourner les sanctions.
Ça ralentit l'économie, ça pose des problèmes à la Russie mais ça ne l'empêche pas de faire la guerre. Ça nous sommes dans la 4e année de la guerre quand même, enfin de la grande guerre, c'est le cas débuté en 2022 et nous sommes dans la 11e année euh la 12e année pardon de la guerre qui a débuté en 2014. Donc on voit bien euh que toutes ces sanctions, elles freinent, elle handicapent la Russie mais elle ne l'empêche pas de faire.
Donc moi je pense que euh il y aura peut-être vendredi prochain des annonces de sanction. Bon, ce sera le 19e paquet depuis euh depuis une dizaine d'années. Je ne vois pas euh Vladimir Poutine céder et dire "Bon alors c'est bon, j'ai compris ce que je fais c'est pas bien et on arrête tout de suite." Peut passer qu'est-ce qui pourrait le faire céder ? [Musique] Ouf !
Ce qui pourrait le faire céder, c'est qu'il perdent la guerre, c'est-à-dire que il soif que son armée soit battu. Euh on en est pas passé loin à l'automne 2022. On en est pas passé loin.
Ils se sont pris euh des claques en Ukraine. Ils ont été obligés de céder du terrain. Euh et puis euh ils ont stabilisé les choses euh et depuis, on va dire l'été 2023, c'est-à-dire depuis l'échec de la contreoffensive ukrainienne de l'été 2023, c'estàd depuis 2 ans, la situation est comme le décrivait le général globalement stabilisée. ce qui peut le faire.
Je vois pas aujourd'hui ce qui peut le faire céder autrement qu'une défaite militaire sur le terrain. Parce que les offres politiques qui ont été formulées par Donald Trump étaient des offres qui étaient d'une générosité incroyable. S'il avait voulu arrêter la guerre, il avait l'opportunité de sortir la tête haute en gardant les territoires conquis et en se remettant d'une certaine manière au même niveau que les Américains dans un dialogue stratégique d'égal à égal entre Moscou et Washington.
Il a refusé ça. C'est une Honnêtement, moi je suis surpris de son refus. Certains me diront euh tu étais naïf.
Évidemment, il allait jamais accepté la proposition de Trump et cetera et cetera. Bon mais en tout le fait est c'est que depuis l'élection de Trump, il refuse toutes les propositions de sortie politique. Donc quand il y a pas de solution politique, il n'y a que des solutions militaires.
Et souvent les solutions militaires, elles fonctionnent. Mais pour l'instant, la solution militaire, elle n'est pas en faveur de l'Ukraine. Donc euh la guerre va continuer.
Et pour l'instant euh Trump n'a pas parler de solutions militaires, il a évoqué juste ses sanctions. Écoutez d'ailleurs euh ce qu'en dit Maria Zakarova, la porte-parole du ministère russe des affaires étrangères. Un nombre sans précédent de sanctions et de restrictions illégales ont été imposé à la Russie et à nos partenaires internationaux.
Elles sont si nombreuses que les nouvelles menaces de restriction sont pratiquement devenues monnaie courantes. Cela ne signifie pas que nous les ignorons, nous y répondons bien sûr de différentes manières. Nous en discutons.
Mais il est désormais clair que l'Occident est pris dans une boucle. Si les réalités du système économique mondial nous empêchent de les ignorer complètement, nous savons comment résister à ces sanctions. Voilà, ça rejoint ce qu'on évoquait tout à l'heure.
D'ailleurs, pour vous général, quelle est la carte que pourrait jouer Trump pour que vraiment Poutine réfléchisse et et cède ? En tous les cas, c'est pas celle des sanctions économiques, ça c'est certain. Donc moi, je rejoins ce qu'a dit Jean-Dominique, c'est-à-dire que euh perdre la guerre, en tous les cas rétablir un rapport de force suffisant pour le mettre suffisamment en déséquilibre sur le plan militaire pour que il comprenne qu'il a beaucoup à perdre.
Et ça, ça nécessite véritablement un armement massif de l'Ukraine de lui permettre d'avoir le l'armement qui permettra de plus de soutien militaire à l'Ukraine. Bah, c'est c'est beaucoup plus de soutien militaire. AL c'est qu'il faut renverser en fait la aujourd'hui ce sont les quasiment les les Russes qui ont la liberté d'action, c'est-à-dire qui qui impose un peu leur tempo sur le terrain et cetera.
Il faudrait renverser ça, c'est-à-dire apporter une aide militaire telle qu'on place les Russes en déséquilibre et en déséquilibre suffisant pour que ils craignent d'avoir à perdre beaucoup et qu'il commence à penser à une solution euh politique. Car je rappelle que la guerre, c'est toujours la poursuite de la politique par d'autres moyens. C'est peut-être un truisme de le rappeler, mais on fait pas la guerre pour la guerre pour tuer les gens.
On fait la guerre pour obtenir un but politique tel que fixé par le pouvoir politique. Et donc c'est ça qui est c'est ça qui est important. Et donc on doit aujourd'hui rétablir un rapport de force suffisamment favorable.
Mais est-ce que Trump serait prêt à faire ça ? Non. Trump Ouais.
Bah moi là je le vois pas. Il n'a parlé que de sanction économique. Il n' il veut faire payer par l'OTAN, ce qui veut absolument rien dire de faire payer par l'OTAN l'armement car l'OTAN n'a pas de budget pour faire payer l'armement.
Ça sera payé par les Européens. Ouais, ça sera payé par les Européens volontaires, c'est-à-dire par les les les membres de l'OTAN qui voudront bien acheter un peu d'armement américain pour le pour le donner aux Ukrainiens. L'OTAN, en soi, n'a absolument aucun budget pour pour se payer de l'armement.
L'OTAN n'a pas d'armement. Il a il a il a des quelques équipements, il a des PC, il a quelques Awax et cetera. Puis le reste c'est fourni par les États-membres.
Donc ça ça veut absolument strictement rien dire. Il y a aucun signal de Donald Trump aujourd'hui qui nous qui qui incite à penser qu'il va aider militairement l'Ukraine. Oui, mais le général a tout à fait raison parce que il a expliqué il faudra une stratégie à long terme et on a bien vu dans la guerre de 12 jours entre Israël et l'Iran, qu'est-ce qu'il aime le président américain ?
Il aime des actions spectaculaires, rapides, qui vont résoudre les problèmes presque d'un coup de baguette magique. Là, comme c'était bien expliqué, il y a pas un coup de baguette magique. Il faut avoir une stratégie long terme.
Il faut renverser la tendance. C'est des choses beaucoup plus compliquées. Il y a pas cet aspect immédiate que trompe un temps et comme il y a pas, ça l'intéresse pas.
Hm. On le disait tout à l'heure, les les bombardements russes en attendant se se poursuivent hein. Cette s'attaque à Kiev dont le bilan s'est alourdi, 31 morts.
Et puis on a eu ce chiffre général sur les drones. Au mois de juillet, la Russie a lancé plus de drones contre l'Ukraine que lors de n'importe quel mois depuis le début de cette guerre. Il y a eu une montée en puissance assez impressionnante quand on regarde par rapport à l'année dernière.
Plus de 1000 % 1300 %. Voilà. Mais c'est la résultat en fait de la mise sur une économie de guerre.
C'est on voit maintenant qu'il fabriquent les chades en en par millier sur leur territoire. Il fabriquent plusieurs millions de drones par an. Et le drone qui en quoi c'est un Game Tror ?
C'est que c'est pas cher. Un drone c'est entre 30 et 50000 €. Ça permet à Pascher de de bombarder massivement le territoire ukrainien. beaucoup moins cher qu'un missile qui peut coûter 1 2 3 peut-être plus euh millions d'euros un missile balistique alors qui emporte beaucoup plus euh effectivement d'explosifs mais euh là euh pour pas cher, ils arrivent à faire des bombardements massifs.
Euh 2003, c'était 6080 vecteurs par nuit, maintenant ils en sont à 500 700. Je crois que Vladimir Poutine a dit qu'il voulait aller jusqu'à 1000 1000 par nuit. Vous imaginez la capacité de production que ça représente au quotidien pour pouvoir balancer entre 500 et 1000 vecteurs tous les jours sur l'Ukraine.
Donc c'est absolument considérable mais avec un effet stratégique qui est assez contestable. D'abord il y a toujours le le problème du crime de guerre quand on vise les populations civiles qu'il faudra résoudre un jour hein. Est-ce volontaire ou pas ?
Et puis quels sont les résultats sur la volonté de combattre de l'Ukraine ? Ça c'est très très douteux. Donc en fait, moi j' quel est euh quel objectif est poursuivi à partir du moment où on tire pas sur euh les industries de défense euh sur la population.
C'est ça. C'est c'est justement la population. Mais ça ne marche pas ça.
On sait que ça marche jamais. Ce ce genre de choses-là dans l'histoire, ça n'a jamais marché. Jean Jean-Dominique sur ces chiffres, cette montée en puissance du côté des Oui, c'est très impressionnant et c'est un on est à un moment important parce que effectivement les Russes sont en train de se donner la capacité de de lancer des salves de 1000 sans doute avant la fin de l'année avec l'objectif salve de 2000 drones certaines nuits.
Donc ça ne s'arrête pas. Alors aujourd'hui le taux d'interception c'estàd le nombre de drones qui sont abattus par la défense ukrainienne, il est supérieur à 80 %. C'est très élevé mais il y en a quand même beaucoup qui passent.
Mais quand vous allez avoir il faut imaginer ce que c'est. Vous avez tout d'un coup en 1 heure 1000 objets qui rentrent dans l'espace aérien du pays et vous devez les arrêter. H donc il faut envoyer d'autres drones des missiles, des hélicoptères avec des des canons, des avions et cetera et cetera.
C'est beaucoup c'est ça demande des moyens considérables. Alors les Russes ne pourront pas le faire tous les soirs mais même s'ils le faisaient une fois par semaine des salves de 1000 2000 drones qui sont pas précis qui sont euh qui sont facilement interceptables parce que c'est pas des engins sophistiqués qui n'ont pas des charges militaires, c'estàdire des tonnes d'explosifs, des kilos d'explosifs à bord, mais quand même vous avez un effet de saturation qui va mobiliser. Donc effectivement, ça c'est nouveau.
On avait pas vu ça. Et et ça pose une question sur l'hiver prochain parce que les trois hivers précédents, les Russes ont essayé de mettre à terre le système électrique ukrainien. Ils n'y sont jamais parvenus.
Là, pour la première fois, avec ces capacités là, est-ce qu'ils ne seront pas capables de le faire l'hiver prochain ? Je ne dis pas qu'ils pourront le faire, je dis que ils ont au gens il y a un changement quand même de donne de capacité militaire. On n jamais vu ça.
On a jusqu'à présent on n jamais vu de tel tir. C'est 10 fois supérieur 10 fois supérieur à ce que les les Iraniens faisaient contre Israël il y a quelques semaines. Donc on est on est on est en train de changer de dimension.
Honnêtement, j'y crois pas moi. Je veux dire le alors oui, c'est une interrogation mais éteint de la lumière même en 44 avec des bombardements de 1000 bombardiers sur Berlin, dress de Hambourg ou bien euh jamais on a éteint la lumière chez les chez les Allemands. Absolument jamais.
Mais ça va être dur pour la population ça va coûter beaucoup plus cher pour se défendre. Maintenant peut-être qu'ils ont eu le temps de durcir et cetera un peu les installations et avoir des moyens alternatifs. Allez, on va passer maintenant à la situation.
à à Gaza. Euh l'émissaire de Trump, on l'évoquait tout à l'heure, hein, Wkov est aujourd'hui dans la bande de Gaza. Il a visité un centre de distribution d'aide.
D'abord sur le timing Jean-Dominique Marchet. Pourquoi maintenant cette visite ? Est-ce qu'elle était prévue de longues dates ou est-ce qu'elle été organisée en urgence ?
Et ben là, vous me posez une colle. Je n'ai je ne sais pas si cette visite était prévue ou pas. Je me retourne là vers la spécialiste qui peut-être elle le sait parce que là franchement vous me posez une colle, je n'en sais rien.
Pas faire semblant de savoir. C'est juste mon estimation parce que on a bien vu qu'il y avait déjà une rencontre entre les Israéliens et les représentants américains, y compris monsieur Witkov à Washington il y a quelques jours, il y a les les négociateurs en chef render qui est le ministre des affaires stratégiques euh confident de Monsieur Netaniao qui s'est rendu à Washington pour avoir ce genre de et de rencontres. Donc le fêtet qu'il arrive maintenant, moi je crois que c'était pas prévu que c'est le fêté de de la famine à Gaza et aussi le fait que ça fait maintenant de tr semaines que les négociations avec Ramas sont complètement bloquées et faute au aux nouvelles exigences que cette organisation a mis dernièrement sur la table.
On va regarder ce que dit la porte-parole de la Maison Blanche. La porte-parole de la Maison Blanche qui dit que Witkov se déplace dans la bande de Gaza dans le but, je cite, de sauver des vies et de mettre fin à cette crise humanitaire dans le territoire palestinien. Bon là aussi Jean-Dominique alors oui h ah pardon, je croyais qu'on écoutait la la Non non, on va pas Excusez-moi, excusez-moi, excusez-moi.
Oui, effectivement. Alors là effectivement Washington, enfin les États-Unis comprennent bien que la situation humanitaire à Gaza se dégrade à toute allure et que ça ne peut pas continuer comme ça sans au moins faire semblant de faire quelque chose. Voilà, on va dire ça.
Euh voilà, je ne dirais pas que ça va déboucher sur quelque chose de concret, mais il faut dire euh bah oui, la famine généralisé est en train d'arriver à Gaza. On le sait, c'est une question de de semaines. Enfin, il y a déjà une famine mais la famille généralisée où tout le monde est en situation de famine.
Donc, il faut faire quelque chose. Et ben on envoie quelqu'un, on dit qu'on va on va envoyer de l'aide. Nous, on a parachuté euh tout à l'heure des des euh 10 tonnes je crois de 4 tonnes de vivre 4 tonnes 4 tonnes euh voilà des images assez spectaculaires.
Il faut faire quelque chose. Euh en fait on n' pas beaucoup de solutions. Euh donc on bah voilà on fait ça, on balance de de l'aide humanitaire depuis un avion.
On c'est bien, ça fait de belles images. Pour les gens qui ont l'aide humanitaire en dessous, c'est bien aussi. Et puis on envoie on on fait des déclarations à la Maison Blanche, on envoie un envoyé spécial et cetera et cetera.
Bon euh est-ce Trump a a a parlé au journal Axios, on va regarder ce qu'il dit. Il dit "Nous voulons aider les gens, nous voulons les aider à vivre, nous voulons les nourrir. C'est quelque chose qui aurait dû arriver depuis bien longtemps." Voilà pour cette première déclaration Rina de Donald Trump sur ses intentions.
Oui, c'est assez curieux. Ça nous peut-être renvoie un petit peu à ce qu'on a a dit tout à l'heure parce que on sait très bien que l'aide américaine pour Israël au moment de cette guerre avec l'Iran était absolument crucial. C'était quelque chose pour les Israëls phénoménal.
Donc il a un levier là, il avait un levier pour justement mettre la pression sur le premier ministre Benjamin Ethan disant "Regardez, c'est ce que je je viens de faire pour vous maintenant à vous accélérer l'entrée de de l'aide humanitaire. Pour l'instant Israël certes, c'est plus accéléré qu'avant hein. Il faut il faut le dire.
Il y a une ouverture de points de passage, il y a une entrée de camion, il y a des camions dans la bande de Gaza qui commence à être distribué et il y a et aussi Israël facilite tous ces tous ces parachutages et mais pour l'instant c'est pas assez. Donc quand il dit oui, c'est pas bien, il faut faire plus, c'est pas vraiment le président Trump qui tape sur la table disant maintenant ça suffit. H vous avez le sentiment aussi que effectivement c'est pas un Trump qui tape sur la table.
Non, mais il y a quand même une critique de Nathanou qui est qui est sous-jacente en négatif. C'est-à-dire que un, il admet clairement qu'il y a une crise alimentaire qui a été euh niée longtemps par le gouvernement israélien et de euh en en contrepoint et bien euh euh il y a il euh il il dit qu'il faut faire quelque chose, qu'il y a que que qu'il y a un véritable problème. Donc c'est véritablement que le que que le gouvernement Nataniaou soit menti, soit n'a pas fait ce qu'il fallait pour nourrir la population qui je le rappelle est une nécessité pas une nécessité qui était obligatoire au regarde du droit humanitaire international.
C'est à la puissance occupante en droit de nourrir la population occupée. Donc c'est à eux de le faire. Et donc là moi je lis quand même que bah il est pas très content de la manière dont ça a été traité par le le gouvernement de de Bajana Nataniahou.
Mais rappelons quand même que la situation dans la guerre de Gaza, dans la bande de Gaza, euh elle est quand même de effectivement comme ça a été dit à l'aide logistique américaine euh et et donc à toute en matière euh de munition et cetera qui a permis qui a permis également de faire ces destructions. Donc d'un côté le le les Américains ont aidé absolument sans retenu les Israéliens et de l'autre côté maintenant ils disent "Mais vous avez quand même beaucoup de dégâts et puis maintenant il y a une crise humanitaire et donc ils sont quand même aussi responsables de ce qui s'est passé dans la bande de Gaza. Il y a peut-être un début de culpabilité mais il y a ils sont aussi responsables de la situation actuelle dans la bande de Gaza." En terme d'affichage, il fallait aussi que les Américains fassent quelque chose.
On a des pays qui larguent de l'aide humanitaire, d'autres qui sont prêts à reconnaître l'état de Palestine et qui disent il faut absolument c'est la solution aussi face à cette crise humanitaire. Les Américains, il fallait un moment qu' qu'il disent aussi quelque chose et qu' fassent quelque chose vous savez quand on est des vieux observateurs des crises internationales euh on a tous constaté que quand on ne sait plus quoi faire en politique internationale, on fait de l'humanitaire. Euh voilà.
Euh, on a tous vécu ça. Je vois que le le général qui a vécu ça dans d'autres situations euh le constate. C'est pas faux.
La politique humanitaire c'est le degré zéro de la politique. C'est quand on a aucun moyen d'action et ben on dit on va faire des actions humanitaires. C'est exactement ce qui se passe.
Ce qui ne veut pas dire qu'il faut pas faire d'humanitaire mais il ne faut pas se raconter d'histoire. L'humanitaire masque l'impuissance politique. Je suis absolument d'accord.
C'est la culpabilité à postériori de notre lâcheté hanté. Voilà. Bravo.
Non mais c'est il y a quelque chose comme ça. Alors on on on va regarder un message tous ensemble bien de tweeter Donald Trump sur réseau social. Alors ça concerne la guerre en Ukraine.
Je viens d'apprendre que près de 20000 soldats russes sont morts ce mois-ci dans la guerre absurde avec l'Ukraine. La Russie a perdu 112500 soldats depuis le début de l'année. Que de morts inutiles, dit-il.
Euh l'Ukraine cependant a également euh euh beaucoup suffit souffert et il parle également euh des pertes euh ukrainienne. Un mot général sur ce message du euh et bien écoutez, c'est un message étonnamment responsable quand on connaît Donald Trump qui est toujours dans l'outrance et dans le et dans le dans le le la surenchère, j'allais dire rhétorique. Là, on on a on a un message qui me paraît assez responsable, j'essaie de le lire en direct, mais assez responsable de la part d'un d'un chef d'état qui veut mettre fin à Carnage.
Maintenant, je dis Enoat, comment ? C'est pas c'est pas tout de dénoncer une situation. Il faut maintenant qu'il nous explique comment il va mettre la fin à ce carnage.
Et d'ailleurs quand on regarde la dernière phrase, je suis juste ici. Bon, il rappelle comme il le fait tout le temps hein, c'est la guerre de Biden, c'est pas la mienne et je suis juste ici pour voir si je peux la moi. Je crois sa sincérité.
Je crois à sa sincérité. Je crois que vraiment partisan d'arrêter les guerres. Ça, je le crois vraiment.
On a du mal à se l'imaginer ici parce que on a une image totalement négative de Donald Trump comme quoi d'un fasciste je ne sais quoi. En réalité, ce n'est pas un belliciste, c'est quelqu'un qui n'aime pas les guerres. Et donc je pense qu'il est sincère en disant ça, mais comme vous l'avez justement pointé la dernière phrase, ben je c'est pas ma guerre, je fais ce que je peux mais si je peux pas, ils se débrouilleront.
Yeah.