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interviewSud Radio· 8 juillet 2026 7 min

Marine Le Pen lance sa campagne présidentielle

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Le grand matin Sud Radio [musique] 7h10h, Jacques Cardose. C'est l'heure du grand débriefing. Il est 8h52 sur Sud Radio et on va évoquer avec vous Benjamin Glaise ce évidemment les réactions sur les réseaux sociaux de la candidature de Marine Le Pen qui a dévoilé son affiche de campagne et ça fait beaucoup réagir.

Oui, on l'oublie un peu cette affiche de campagne effectivement qui a été dévoilée hier. Elle fait réagir à cause notamment de son slogan pour la France. La Renaissance n'est pas sans rappeler l'appellation bien évidemment du parti présidentiel.

Beaucoup d'internautes s'en étonnent depuis hier soir et ce n'a pas échappé notamment à la député insoumise Daniel Obonau hier soir sur BFM. Euh la référence aux macronistes est assez appropriée puisque de toute façon euh d'un côté les macronistes mettent en place des parties du programme du Rassemblement national et nous le voyons tout t tous les jours à l'Assemblée nationale, le Rassemblement national et la béquille des Macronistes. Donc d'une certaine manière, ce n'est qu'un hommage fait par l'extrême droite à la Macronie qui l'a bien aidé au cours des 10 dernières années.

Voilà, compromission pour Daniel Obonau. En tout cas au RN, on assume totalement ce terme de renaissance. Laurent Jacobelli.

S'en est expliqué à ce sujet député porte-parole du RN. Moi ça me fait penser à Emmanuel Macron immédiatement. Renaissance.

Ah oui mais non il faut pas évoquer toujours les mauvais souvenirs. La renaissance c'est la renaissance de la France. Faire renaître l'instruction, faire renaître la croissance, faire renaître la paix civile.

C'est ça que ça veut dire pour nous. Puis la renaissance c'est aussi une belle période historique. Ça veut dire quoi ?

Ça veut dire que la France elle est pas morte. La France elle va revivre. C'est pas parce qu'elle a été anesthésiée voire détruite par des des années de mauvaise gouvernance qu'elle est condamnée.

Oui, la France va renaître. Éric Revel, est-ce que c'était le bon terme à trouver et à afficher le terme de renaissance ? Non mais attendez franchement madame Aubonau qui fait de la politique, comment est-ce qu'elle peut croire que c'est un clin d'œil à Emmanuel Macron de la part de Marine Le Pen et du Ren ?

Enfin c'est vraiment franchement là c'est vraiment prendre les les gens pour des idiots. Moi pour moi quand j'entends Renaissance, j'entends pas forcément Renaissance de la France. Mais après le Moyen-Âge, donc période sombre, il y a la Renaissance.

Voilà, c'est ça que j'entends moi. J'entends pas du tout un hommage à ma je suis d'accord avec franchement Daniel Obonau, elle prononce beaucoup de mots pour dire des choses qui n'ont strictement aucun intérêt. Un commentaire politiqueard débile.

Je trouve que ce serait quand même un peu incroyable de laisser l'idée de la Renaissance, la période de la Renaissance à Emmanuel Macron. Ils auraient aussi pu dire que ça faisait penser à Reconquête. Donc euh simplement alors en revanche, ça fait penser à l'expression renaître de ses cendres qui a beaucoup été employé hier à propos de Marine Le Pen.

Ce qui est sûr, c'est que beaucoup de Français là, pour le dire plus sérieusement, ont le sentiment euh que cette élection est comment dire existentielle pour la France. Et ça, je pense que c'est un sentiment partagé à renaissance parce que vous pouvez pas faire campagne en disant euh c'est maintenant où le euh c'est dernière chance, c'est c'est c'est plutôt Moi, j'aurais dit dernière chance mais dernière chance pour la France. Oui oui oui oui.

Puis alors du coup moi je suis pas conseil en com du tout de la France insoumise mais je les mets en garde. Il faut pas qu'ils utilisent le terme révolution parce que là ça renverrait au livre d'Emmanuel Macron voyez. Donc [rires] et oui forcément donc on les accuserait de faire du macronisme, voyez.

Non mais c'est n'importe quoi. 30 minutes avec 30 minutes avec François Baou. Tout à l'heure Éric Revel, Eisabeth Lévi.

Qu'est-ce que vous en avez pensé ? François Baou sa parole contrat parce qu'on l'a dit et on le et et c'est c'est les faits. Il a souvent été faiseur de roi.

On se souvient aussi qu'il avait apporté son soutien à Segolen Royal là cette fois-ci à Emmanuel Macron il y a maintenant 9 ans et que ça a été absolument déterminant. Donc sa parole contrat, il évoque l'idée la possibilité d'un troisème homme, de quelqu'un auquel on ne pense pas. Alors dans les milieux autorisés, on parle de c de de monsieur le cornu de monsieur Castex enfin voilà les noms dont on parle et qu'on évoque en sortant du du studio là je lui ai serré la main je lui dis mais le troisème homme ça peut être vous ?

Il me dit allez au revoir. Bon non mais je sais pas mais en revanche il y a un sujet sur lequel il a jamais moli et moi qui m'intéresse depuis longtemps c'est celui de la dette et des finances publiques [raclement de gorge] françaises. C'est vrai que ça fait longtemps qu'il porte ça.

Il l'avait porté lorsqu'il a fait son passage rapide à Matignon et c'est vraiment un sujet déterminant. Les Français le mettent de côté parce que les chiffres sont tellement extravagants parce que on a l'impression qu'on rien. C'est pas populaire.

Bah c'est pas populaire. Oui. Enfin le jour en disant il faut absolument faire des économies compliqué quand même.

Non c'est pas compliqué. Pardon. Il suffit de dire la vérité.

C'est-à-dire, il faut dire aux gens que il y a pas un mago qui est produit par autre chose que par leur travail dans ce pays, que on est plus nombreux, en tous les cas plus on vit plus vieux, donc on est plus nombreux à être à charge des actifs. apparaît quand même. Enfin, écoutez euh moi je crois que là mais rappelez-vous que François Berou Baou il aime pas qu'on dise Berou là je crois donc que que François Baou a chuté après euh après qu'est-ce qu'il avait dit la dernière fois quand il était au gouvernement il a il avait un peu fait monter les enjeux mais moi je pense qu'il a raison mais vous voulez je l'ai déjà dit je pense qu'il y a que le FMI qui nous fera changer les gens pour être élus dans ce pays faut raconter des Non, il a changé discours parce que vous savez que vous souvenez que puisque Isabelle Elisabeth fait appel à notre mémoire que il avait ciblé les boomers, vous vous souvenez [raclement de gorge] ça avit fait toute une polémique les boomers les retraités et là je l'ai entendu à votre micro, il dit en fait il faut que les jeunes et les les plus les seiors aillent de pair c'est ça voyez il il est ciblé plus.

Mais pour être concret, la sécurité sociale, vous voyez ce que c'est, c'est celle qui nous rembourse nos frais de de soins. Bon, c'est 20 milliards au minimum de déficit de chaque année. C'est 180 milliards d'euros de dette.

Ben, le jour Jacques où vous et moi, on va recevoir notre feuille de soins et on nous dira "On peut pas vous rembourser là pour l'instant vos vos frais parce qu'on a pas d'argent, là les gens comprendront ce qui est en train de se passer." Mais on n'est pas loin de ce sujet. On est dans le mur financièrement, faut le dire.

Et et François Beou porte cette idée depuis longtemps, il faut le reconnaître. Ouais. Et c'est vrai queil y a aussi un effort de transparence et on peut lui reconnaître ça à travers ce livre parce que c'est vrai que ben c'est difficile à porter ces sujets là.

Mais par exemple la question de la fiche de paye, on sait pas exactement combien le patron paye, mais on le sait, le patron paye beaucoup plus que ce que l'on touche lorsqu'on est salarié. Pauvre patron. Et voilà. [rires] Donc voilà.

Bon, en tous les cas, ce sont des sujets évidemment son exemple très concret, très concret. Dieu sait qu'on paye des impôts sur le revenu pour les salariés, quel que soit notre niveau de salaire, ben tout ça part en fumé puisque François Berou a raison de le dire. L'intégralité de l'impôt sur le revenu va être captée simplement pour payer les intérêts de notre dette.

Je sais pas si vous voyez, je sais pas si vous voyez. Ellisabeth Lév et Éric Revel. Merci beaucoup.

Évidemment, on vous retrouve demain pour le petit matin.