Aller au contenu
Tous les transcripts
DébatLCP (sur YouTube)· 6 mai 2026 65 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSécuritéNumérique

Audiovisuel public : le rapport choc de la commission d'enquête | Chaque voix compte - 5/05/2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 32 %Attaque 49 %Défensif 19 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:18OuverteRéponse directe

    Comment allez-vous écouter les tensions et les dysfonctionnements de cette commission ?

  • 3:44OuverteRéponse directe

    Avez-vous envisagé de jeter l'éponge à un moment donné ?

  • 5:03RelanceRéponse partielle

    Quelles méthodes auraient dû être employées pour éviter les tensions ?

  • 6:52OuverteRéponse directe

    Qu'auriez-vous dû faire différemment pour éviter la polarisation ?

  • 8:52RelanceRéponse directe

    Que répondez-vous au Premier ministre qui parle d'une occasion manquée ?

  • 11:16OuverteRéponse directe

    Quels sont les dysfonctionnements mis en lumière par la commission ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:21Jérémie PatrietusFait
    « On a même raconté que j'avais m'étais enrichi personnellement avec l'argent de l'Assemblée nationale pour me discréditer. »
  • 5:03Jérémie PatrietusFait
    « J'ai toujours voulu aller au bout de cette commission d'enquête parce que moi j'ai toujours considéré qu'elle menait un travail important, légitime, nécessaire du contrôle de l'audiovisuel public. »
  • 6:52Jérémie PatrietusFait
    « Je le regrette et j'en prends ma part avec un tout petit peu de recul aujourd'hui. »
  • 8:52Jérémie PatrietusChiffre
    « L'hypermédiatisation, il a choisi l'hypermédiatisation, 35 ou 40 interviews pendant la commission d'enquête, il a choisi l'utilisation massive des réseaux sociaux, 350 je crois tweet pendant la commission d'enquête. »
  • 10:08Jérémie PatrietusFait
    « Pour la première fois de la 5e République, je crois selon mes sources, je suspends les travaux. »
  • 19:49Jérémie PatrietusFait
    « Il a des propositions. Son camp n'accepte même pas de les examiner. Marine Le Pen et Jordan Bardella n'ont même pas attendu de lire le rapport. »
  • 48:55Chiffre
    « il y a eu euh neuf gardes à vue, euh 18 interpellations de mémoire euh euh au total et puis euh de nombreux procès verbaux, de nombreuses amendes qui ont été dressées depuis euh le début. »
  • 50:08Fait
    « Les portes ont été forcées et cetera. Tout a été tagué. Vous avez des guérites et des barrières d'accès sur chaque route pour couper la circulation quand le site est utilisé. Tout ça a été vandalisé »
  • 50:51Fait
    « Les free partis, ça existe depuis des décennies et il y a même eu un moment où Nicolas Sarkozi qui est pourtant le plutur de la banque, j'ai envie de dire même Nicolas Sarkozi disait que il fallait les encadrer »
  • 53:41Fait
    « il y a aucune volonté finalement de rétablir le dialogue et de permettre à ces organisateurs d'avoir des fêtes dans un cadre légal. »
  • 56:51Fait
    « les autorités n'avaient aucune idée que ce rassemblement allait se tenir dans ce département et encore moins sur ce terrain »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,3 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:23
Locuteur

Bonsoir à tous et bienvenue dans chaque voix compte sur LCP. Nous sommes ensemble pour une heure de décryptage de l'actualité et de débat en direct de l'Assemblée nationale avec une émission un peu spéciale ce soir en grande partie consacré au rapport de la commission d'enquête audiovisuelle publique. Ce rapport, il a été publié ce matin, il fait 533 pages et sa consultation a provoqué un crash sur le site de l'Assemblée nationale. C'est dire l'intérêt que lui [musique] portent les Français. Et pour en parler avec nous ce soir, un invité, Jérémie Patrietus. Bonsoir. Bonsoir. Président de cette commission d'enquête. Merci d'avoir accepté notre invitation dans chaque voie compte.

À mes côtés pour vous interroger, Elsa Mondingavin, bonsoir. Et Stéphanie Despierres, bonsoir Stéphanie, bonsoir. Olivier Avanello [musique] égalementir. Nous allons parler des propositions de ce rapport, de vos contrepropositions à vous, des leçons à tirer de cette séquence à la fois pour l'audiovisuel public mais aussi pour le travail parlementaire. Et vous aussi, vous pouvez interroger ce soir Jérémie Patrietus avec le QR code qui s'affiche ici et c'est Olivier qui nous transmet tous vos messages. Dans la deuxième partie de chaque voix compte, place à la question qui fâche. Faut-il et comment en finir avec les RVE parti ?

Près de 40000 personnes ce weekend sur un terrain militaire dans le Berry. Le Parlement s'en part du sujet. Le gouvernement aussi avec son projet de loi repost qui est débattu à partir de demain en commission au Sénat. On en parlera tout à l'heure avec Louis Boyard, député insoumis du Val de Marne et défenseur des des rêves parties. Loï Kervrand député Horizon du Cher, c'est sur sa circonscription qui a eu lieu la rêve de ce weekend et on sera aussi avec Marianne [musique] Rostan qui est avocate des participants à cette rêve. Voilà. Et puis il y aura aussi Bourbon Express tout à l'heure le journal de l'Assemblée nationale avec Marco Pomier. Voilà pour le menu de ce soir.

Installez-vous confortablement chaque voix [musique] compte. C'est parti. Ce soir, d'une certaine façon, nous bouclons la boucle. Le 25 novembre 2025, la commission d'enquête sur l'audiovisuel public entamé ses travaux ici à l'Assemblée et vous étiez sur ce plateau Jérémie Patri et Lettus avec le rapporteur Charla Loncle et avec la députée écologiste Sophie Taillé Poli pour évoquer les auditions qui allaient commencer. On est 5 mois plus tard. Après avoir entendu 234 personnes, le rapport de la commission a donc été publié ce matin sur le site de l'Assemblée nationale. Vous le retrouvez aussi sur lcp.fr. Il fait 533 pages par souci d'économie.

Nous ne l'avons pas imprimé mais nous l'avons consulté. Il y a 70 recommandations du rapporteur à l'intérieur. Jérémy Patrieletus, moi j'avais d'abord une question toute simple. Je me souviens de votre venue ici le le 25 novembre dernier. Entre-temps, il y a eu cette longue séquence, il y a eu ces tensions. Comment allez-vous ? écouter bien. Oui. Déterminé euh plus que jamais euh à lutter contre le projet et les méthodes de l'extrême droite, on en parlera peut-être dans cette émission.

Convaincu plus que jamais de la nécessité d'avoir dans le pays un audiovisuel public fort et exigeant plus que jamais vis-à-vis de l'audiel public après les dysfonctionnements et les manquements que la commission d'enquête a mis en lumière. Très bien. Merci beaucoup. même si cette commission d'enquête a été parfois à certains égards difficiles parce qu'elle s'est déroulée finalement dans un contexte que nous connaissons, c'est-à-dire aujourd'hui une forme d'ingérence des réseaux sociaux, une forme de pression permanente, les calomnies, les attaques qui remplacent peut-être la recherche de la vérité et des faits.

Bref, elle dit quelque chose aussi du dévoiement de la démocratie cette commission d'enquête et j'ai essayé comme président de maintenir à chaque instant l'équilibre, un équilibre qui a pas toujours été facile à trouver. Au début, c'était assez cordial. et on a l'impression que vous avez finalement retenu vos coûts l'un et l'autre pendant la durée de la commission et maintenant que c'est fini, le le conflit paraît beaucoup plus ouvert. Vous vous parlez encore avec Charles à l'oncle là pas récemment.

Moi le jour de la rupture, moi j'ai permis d'abord faut le dire que cette commission d'enquête aille à son terme et je peux vous dire que ce n'était pas gagné par avance et que ce n'était pas s'arrêter à un moment parce que on est dans une assemblée polarisée que les points de vue et les opinions sont parfois très divergents pour ne pas dire irréconciliables et qu'on a vu au début de ces auditions des altercations des invectives mais moi je considérais que c'était ma responsabilité malgré les différences de méthode et de et politique avec le rapporteur de permettre qu'elle aille à son terme Vous avez voulu jeter l'éponge à un moment ? Non, je suis jamais placé dans cet esprit là.

J'ai dû à un moment donné serrer les dents quand vous faites l'objet d'attaque calomnieuse. On a même raconté que j'avais m'étais enrichi personnellement avec l'argent de l'Assemblée nationale pour me discréditer. Vous devez faire face à ces calomni mais j'ai toujours voulu aller au bout de cette commission d'enquête parce que moi j'ai toujours considéré qu'elle menait un travail important, légitime, nécessaire du contrôle de l'audiovisuel. public. En revanche, je me suis offusqué effectivement à plusieurs reprises des méthodes qui étaient employées qui ne me que je ne considérais pas permettre un cadre digne et respectueux pardon des des échanges.

Ça a été mon rôle à la fois de trouver un équilibre entre les questions, la capacité de mener des investigations, c'est ça une commission d'enquête et le respect que nous devions aux personnes auditionnées, la liberté du rapporteur de faire son travail et puis la garantie que les auditions ne se transformment pas en tribunal politique. Ça a été une ligne de crête difficile à tenir. J'ai pas toujours réussi à faire respecter les règles et je pense que j'ai une part de responsabilité aussi dans la manière dont cette commission d'enquête a à certains égards était instrumentaliser, dévoyé. On va y revenir.

On voulait juste vous montrer à quel point c'était les crchendo entre le rapporteur et le président. Morceau choisi de ces 5 mois de commission. regarder la commission d'enquête, ça va pas devenir le plus grand cabaret du monde où l'on vient chercher un quart d'heure de loire médiatique. Monsieur B non, je vais suspendre monsieur. Soit je suspend, soit je suspends, soit je suspend, je suspend pour 5 minutes. Notre travail exige de la dignité dans nos échanges et le respect absolu des personnes que nous auditionnons. Je trouve ça assez fort d'ailleurs de déjà de m'accuser de cyberharcèlement. Chez le rapporteur, vous avez d'autres questions ?

Si vous faites des tweets en même temps, c'est pas gagné. présenter toujours comme ah là tout le monde m'attaque et m'agresse alors qu'en fait vous agressez en permanence tout le monde. Je suis donc heureux de venir me défendre puisque j'ai le sentiment d'être attaqué. Votre rôle ici est de répondre aux questions du rapporteur comme à ceux de l'intégralité de mes collègues. Je venais de porter des accusations très graves contre moi en disant que j'avais des liens avec media one qui est absolument. Merci monsieurs les ministres. Jérémie franchement c'est devenu votre commission. C'est votre commission d'enquête. C'est un one man show. Vous avez transformé votre commission en cirque.

Merci pour l'invitation, mais je ne suis [musique] pas un clone. Dans votre avant-propos, longue avant-propos, au début de ce rapport, vous dites que la façon dont la commission s'est déroulée a pu fragiliser la démocratie et la confiance. Des mots très forts. Vous dites "Je le regrette et j'en prends ma part avec un tout petit peu de recul aujourd'hui. Qu'auriez qu'auriez-vous dû faire différemment ? D'abord, sans doute ne jamais perdre mon sang-froid. Je crois qu'on dit qu'un homme politique, ça s'empêche.

Euh même si Charles Loncle avait porté à à ce moment-là des accusation graves contre moi qui ont entraîné une vague de complotisme inédite ou en tout cas jamais vu, je crois, dans une commission euh d'enquête, j'aurais dû m'empêcher et et garder à chaque instant euh mon sang froid. J'aurais dû sans doute limiter la durée des auditions, non pas pour censurer le rapporteur, mais permettre peut-être des échanges plus concis qui permettaient d'aller au bout des questions, d'aller au bout de cette investigation. dont je redis qu'elle était nécessaire mais en étendant peut-être ces auditions, au bout d'un moment, les tensions se cristallisaient.

Je pense également et ça ce n'est pas de mon fait, on enevient on y reviendra peut-être que les commissions d'enquête aujourd'hui elles doivent être réformées. On doit en revoir le fonctionnement et complètement car le président il n'est ni un senseur, il n'est pas là pour encadrer la liberté de penser, la liberté de ton des députés et du rapporteur. Mais il doit quand même garantir un cadre un cadre des échanges. Vous savez, le parlement, je l'ai dit dans mon avant-propos, ça doit être le lieu de la conversation au sens premier du terme où on peut avoir des échanges vifs, mais on doit être capable de pouvoir échanger dans le respect et la dignité.

Et c'est vrai que cette commission d'enquête, et j'en ai ma part de responsabilité, elle a pas toujours montré une image digne de l'Assemblée nationale. La capacité des députés de travailler ensemble. C'est ce que vous dit Sébastien Lecornu. D'ailleurs, le premier ministre a réagi ce matin à la publication du rapport en disant qu'il passait à côté de l'essentiel. C'est une occasion manquée, dit le premier ministre. Le Parlement est dans son rôle de contrôle, mais les polémiques ne font pas une politique publique. Que lui répondez-vous ce soir ?

Mais je l'ai dit au rapporteur, l'hypermédiatisation, il a choisi l'hypermédiatisation, 35 ou 40 interviews pendant la commission d'enquête, il a choisi l'utilisation massive des réseaux sociaux, 350 je crois tweet pendant la commission d'enquête. Elles ne sont pas de nature cette hypermédiatisation pendant la commission d'enquête. cette utilisation massive des réseaux sociaux, elles ne sont pas de nature à garantir un échange digne et respectueux. Pourquoi ? Parce que elles conduisent à des règlements de compte.

Quand vous interpellez des personnes que vous devez auditionner dans le cadre solennel d'une commission d'enquête, quand vous les interpellez sur les réseaux sociaux, quand vous les interpellez dans les médias avant même qu'elle se soient présentée devant la commission d'enquête, que se passe-t-il ? Des règlements de compte ? Il est là peut-être votre échec, c'est de ne pas avoir réussi à empêcher ça. Je repense notamment au moment où il interpelle Nagi sur les réseaux sociaux sans l'interpeller directement mais en disant je pense qu'il est la personne en France qui s'est le plus enrichi avec de l'argent. Suendu à ce momentlà. J'ai suspendu.

Oui mais il aurait fallu empêcher avant le mal était fait. Alors j'ai j'avais on va reprendre dans l'ordre j'avais fixé des règles très strictes pas de live tweet. On fixé des règles. Ces règles ont été bafouées. Qu'est-ce que je fais à ce moment-là ? Pour la première fois de la 5e République, je crois selon mes sources, je suspends les travaux. Ça m'a valu une campagne de calomnie, y compris dans certains médias où on m'a accusé de censurer le bayonneur, de censurer le rapporteur, de vouloir le bayonner, pardon. Attention au lapsus. Attention au au lapsus.

J'ai subi une campagne de haine mais j'ai tenu et j'ai tenu bon en disant au rapporteur on a des règles, on doit donner une image digne et respectueuse comme président, je vous garantirai de pouvoir exercer votre travail de rapporteur. Je serai à vos côtés quand vous aurez besoin d'exiger des pièces que vous n'obtenez pas, quand vous souhaiterez organiser des auditions, mais je vous demande de respecter le cadre solennel ces auditions. J'ai obtenu, alors on peut considérer que c'est pas grand-chose, mais je considère que c'est déjà important, qu'il arrête de live tweeter, c'estàd de communiquer pendant les auditions.

Et je vais vous dire, je pense que c'est déjà une première et demain, vous avez raison, il faudra tirer les leçons, les enseignements de cette commission d'enquête et les réformer profondément. Venons-en à ce que propose le rapport en lui-même de la fusion de France 2 et France 5 à la réduction du budget des sports. 70 recommandations du rapporteur. Vous formulez de votre côté 40 mesures sur lesquelles on va revenir. Mais voyons d'abord avec Mait Frémon ce que demande le rapporteur.

11:12
Non speech

[musique]

11:16
Locuteur

Cet après-midi à l'Assemblée, Charles Lanc a de nouveau donné le ton. Il y a des dérives qui ont été mises au jour. Les Français ont été pris à témoins. Il est temps de d'assaignir les pratiques. Il est temps de garantir un pluralisme supplémentaire. Un rapport qui sonne comme une charge contre le service public reste que contrairement à ce que souhaite le Rassemblement national, il n'y a pas l'idée d'une privatisation mais une sévère réduction des coûts. Tout le sens des travaux qu'on a mené, c'était aussi pour redresser ces entreprises et assurer une pérénité sur un temps long.

Pour atteindre le milliard d'euros d'économie, le député siiste propose par exemple des suppressions de chaînes ou encore des fusions comme France 2 et France 5, France info et France 24. Autre mesure phare, la réduction des coûts consacrés au sport plus d'un tiers du budget même topo pour les jeux télévisés et les divertissements. Diminution drastique de 3/4 du budget. Il y a une omniprésence de ce genre qui d'ailleurs pénalise aussi d'autres genres, des contenus culturels, des contenus d'information, des contenus d'investigation qui pour eux pour le coup poursuivent une mission d'intérêt général.

Un rapport qui développe également une définition très stricte du concept de neutralité, plus de vigilance de la part des salariés et puis cette proposition, le remplacement des éditorialistes maison par des personnalités de la presse privée d'opinion. L'objectif ? Permettre aux auditeurs d'identifier plus clairement leur positionnement éditorial et de renforcer le respect du principe du pluralisme. Le document recommande la nomination des dirigeants par l'Élysée, de produire davantage en interne et de mettre fin au statut d'animateur producteur. 69 recommandations et des économies fléchées vers le patrimoine et le désentêtement de la France. D'abord une question Jérémie Patrius.

Est-ce qu'après ces 6 mois de travaux, vous avez l'impression d'avoir appris quelque chose sur le fonctionnement de l'audiovisuel public ? Quel dysfonctionnement vous sont apparus si vous en avez vu ? Oui, quand on mène 234 auditions et qu'on passe 200 heures à auditionner les acteurs de public, on apprend des choses et on a mis en lumière des manquements et des dysfonctionnements. Par exemple, effectivement sur la la gestion budgétaire et financière de France Télévision ou le rapport de la cour des comptes. Commission d'enquête n'a fait que le mettre en lumière. Mais c'est très bien. Les Français, on peut en prendre connaissance.

C'est une première sans doute pour un rapport de la Cour des comptes. Il y a aujourd'hui des efforts de gestion à réaliser au sein de France Télévision. On a beaucoup parlé des véhicules de fonction. On a parlé aussi de de dans de responsables politiques qui ont des pleinttemps à France Télévision et qui sont payés à pleinttemps, ce qui est totalement intolérable et inacceptable. Quand vous avez un engagement politique, vous ne pouvez pas être payé à pleinttemps au sein de l'au duel public et à force utiliser votre véhicule de fonction. Il y a des règles en terme de prévention des conflits d'intérêt et de mélange des genres qui doivent être renforcés.

Moi, je ne considère que c'est une mauvaise chose. Ce n'est pas pertinent que les salariés de public à pleintemps qui ont un statut de salarié puisse à côté être des producteurs. Donc, on a une différence avec Charlon. Moi, je ne veux pas interdire des animateurs producteurs. On peut avoir des animateurs qui produisent leurs émissions. En revanche, quand on est salarié de l'audiovisuel public, je considère qu'on peut pas être on ne peut pas être en même temps, pardon, dirigeant ou responsable d'une société de production. Donc oui, elle a mis en lumière des manquements et des fonctionnements. Je termine juste sur la question du pluralisme et de l'impartialité.

On doit effectivement renforcer renforcer les règles pour garantir une information qui qui soit à chaque instant pardon impartiale et pluraliste. On va revenir sur la neutralité. D'abord Elsa sur la question de la fusion par exemple de chaîne, le rapporteur Charles Long propose de fusionner France 2, France 5. Pour vous, c'est une erreur stratégique. Pourquoi ? Lui dit finalement il y a il y a trop de chop d'offres. Il faudrait réserver le canadal à quelqu'un. Il y a des mesures dans le rapport Chalon avec lesquelles je suis d'accord mais il y a des mesures totalement incohérentes. Il nous explique qu'il faut faire moins de jeux et moins de divertissement.

Or, ce sont des ce sont des programmes qui coûtent finalement assez peu cher et qu'en même temps, il veut faire des économies mais en finançant des contenus qui coûtent plus cher que les jeux et de divertissement. Donc, il y a une forme d'incohérence. On veut demander à l' public de faire d'autres programmes qui coûtent plus cher mais en même temps de réaliser 1 milliard d'euros d'économie. Donc là, il y a une incohérence. Moi, je considère effectivement que la fusion de France 2 et France 5 totalement l'inverse de ce qu'il faut faire. France 5, ça justifie à elle seule cette chaîne le service public audiovisuel. C'est tout ce que l'audiel privé ne peut pas faire.

Les documentaires, l'information, les magazines culturels. Est-ce que vous pensez vraiment qu'il y a une et une chaîne privée qui pourrait faire à une heure de grande écoute une émission totalement consacrée au livre la Grande Libra ? France 5, c'est le cœur même du service public audiovisuel. Le fusionner avec France 2, c'est dire que demain sur le service public audiovisuel, il y aura moins de programmes, moins de contenu, moins d'offres. Donc pour terminer, moi des économies de gestion, oui, des économies sur les offres, les programmes, les contenus, je pense que c'est totalement dangereux.

Vous parliez du milliard d'euros d'économie que précon Charles Longle, enfin il fait la somme de tout ce qu'on pourrait économiser. Est-ce que pour vous, vous trouvez que c'est trop ? Est-ce qu'il y a quand même des économies ? Est-ce que vous dans les pistes que vous proposez, vous arrivez à chiffrer ou est-ce que vous maintenez le budget à 4 milliards ? Mais déjà là, je trouve qu'il y a quelque chose de falacieux. Quand vous supprimez des contenus, des offres, des programmes, quand vous supprimez des chaînes, c'est pas des économies, c'est une vous en faites mais c'est une réduction de l' duel public. C'est un affaiblissement de l'el public.

C'est finalement vous dites à l'el public, je veux que demain vous fassiez moins, vous ayez moins d'offres, moins de contenu. Les économies de gestion, elles sont pas assez importantes dans le rapport de Charlong. Moi, je propose par exemple la fusion de l'uel public qui est l'éléphant dans la pièce dans le rapport de Charlong. C'estàd qu'il nous parle d'économie, de gestion, de mutualisation, de rapprochement, de synergie. Mais pardon, si on veut faire des économies de gestion, c'est pas les véhicules de fonction, il faut les supprimer. C'est le rapprochement des structures et demand d'avoir une entreprise unique.

Là, vous faites les jours, c'est moi, je fusionne les entreprises au public mais pas simplement pour des soucis de synergie ou de mutualisation. Je pense qu'il faut un acteur puissant de public. Et pour terminer là-dessus, aujourd'hui, on raisonne par cano télévision, radio, réseaux sociaux. Demain, il faut il faudra raisonner par grandes missions information, culture, divertissement, sport. Et pour ça, il faut un rapprochement des entreprises de duel public. Cette fusion, vous savez que tous les salariés ne la voient pas d'une enfin d'un bon œil ou ne l'entendre pas d'une bonne oreille. Fusion, c'est vraiment faire des économies.

C'estàdire que vous supprimez tous les doublons, vous fusionnez des rédactions. Est-ce que finalement ça permet vraiment des économies ? Parce qu'on sait quand on parle de fusion, souvent on se rend compte qu'on a bah finalement plusieurs postes qui se maintiennent aux étages. Il a les conventions collectives qu'il faudrait aligner les unes sur les autres. Moi, je pense qu'il faut faire la fusion. Pas ce qui justifie la fusion, pardon, ce sont pas les économies de gestion, même si ça permettra d'en réaliser. Ce qui justifie la fusion, ce sont pas les synergies et les optimisations, même si ça permettra de le faire, c'est que ça permettra de rendre l'audiovisuel public plus fort.

Aujourd'hui, face à la concurrence des plateformes étrangères, à la montée en puissance des réseaux sociaux, on a besoin que l'audiel public rassemble ses forces, y compris pour faire face aux attaques dont il est l'objet. Il a besoin demain de raisonner par grande mission de service public, de se poser la question non pas du canal, est-ce que je fais ce programme pour la télévision, pour la radio, pour les réseaux sociaux, mais comment je construis une offre culturelle qui veut dire que vous effacez l'identité de chaque média, c'est-à-dire des fois la la fusion, c'est une dilution aussi. Est-ce que vous pensez France inter a des spécificités que n'a pas nécessairement France 3.

Et est-ce que vous pensez que la fusion de France 2 et France 3 a affaibli l'identité de France 2, France 3 ou de France 5 ? Souvenez-vous avant France Télévision, c'était des entreprises séparées. Il y a eu une fusion. Vo c'est aujourd'hui on sait plus sur quelle chaîne on est quand on est sur parce que c'est plus écrit en haut à droite. Moi moi je pense que ça perturbe certains téléspectateurs. Vous avez raison, il faut des gardes fous. Demain, si on a une entreprise unique, il faut que la radio soit préservée. Il faut que l'information internationale soit préservée. Il faut que le maillage territorial France Bleu France 3 soit préservé.

Mais je pense que si on veut réfléchir à l'avenir de l'audioel public, si on veut lui permettre de peser dans un monde concurrentiel aujourd'hui où les Français s'informe à 60 % sur les réseaux sociaux, il faut en avoir conscience où les audiences du service public audiovisuel vieillissent, on a besoin que l'audiel public rassemble ses forces. C'est une conviction. J'accepte d'en débattre et je pense que c'est un beau débat démocratique qu'on doit avoir dans le cadre de l'élection présidentielle. Le débat qu'on aura aussi, c'est sur celui de la privatisation. Le rapporteur Charles Long dit "Je ne veux pas de privatisation, c'est pas écrit, c'est pas une préconisation de mon rapport.

On sait que le Rassemblement national y est plutôt favorable et qu'Écoti aussi. Euh pour vous, c'est hypocrite d'après lui, d'après vous ce qu'il veut c'est la privatisation du service public de l'audiovisuel. C'est pas offert offense à Charles Long de dire qu'il ne sera pas candidat à l'élection présidentielle, en tout cas pas en 2027. C'est pas faire offense à Charlong de dire que ce qui compte ce n'est pas ce qu'il propose ou ce qu'il dit. C'est d'où il parle. Et d'où parle-t-il Charles Long ? Il parle d'un camp politique qui souhaite la privatisation de l'épublique. Moi ce que je regrette c'est que ces propositions elles aujourd'hui elles soient dans une impasse politique.

C'est pour lui un échec politique. Il a des propositions. Son camp n'accepte même pas de les examiner. Marine Le Pen et Jordan Bardella n'ont même pas attendu de lire le rapport. Ils n'ont même pas eu la courtoisie d'attendre la publication du rapport pour réaffirmer la privatisation de l'éle public de main ch à l'oncle. Je crois qu'il a vocation en tout cas à soutenir. Il le dit le Rassemblement national. Il a dit qu'il partageait la vision de Marine Le Pen et de Jordan Bardella sur beaucoup de points. Demain, s'il entre au gouvernement, il mettra en œuvre la privatisation.

Donc ce que j'ai dénoncé et ce que je lui reproche, c'est de ne pas avoir dit clairement que son camp était en faveur de la privatisation. Eric Choti et pardon, je le dis également, le président de son groupe, le président de l'UDR. Charles Long tout à l'heure en conférence de presse dit il y a des nuances, vous comprenez les Rassemblement national et UDR, c'est pas la même chose mais l'UDR, son propre parti politique appelle à la privatisation.

Écoti a écrit un courrier au premier ministre pour dire qu'il souhaitait la privatisation de l'épublique et ici même à l'Assemblée nationale, la porte-parole du groupe UDR, madame Mansouri, a dit clairement que la position de l'UDR était la privatisation. Donc soit Charles Loncle est en porte à faux avec son groupe politique et ses dirigeants, soit il a préparé les esprits à travers cette commission d'enquête à la privatisation de l'audiovisuel public. On poursuit avec vous Stéphanie. Charles Lang veut aussi changer le mode de désignation des patrons des chaînes.

Il veut que ce soit à nouveau le président de la République qui décide comme c'était le cas avant 2013 avec un feu vert ensuite du Parlement. Est-ce que vous y êtes favorable ou est-ce que pour vous c'est un retour en arrière ? J'y suis complètement défavorable. C'est un retour en arrière dangereux. C'est une reprise en main politique. Charles Aloncle passe son rapport à expliquer qu'il y aurait des liens de proximité entre les dirigeantes de l'audiovisuel public et les présidents de la République successif.

et il en conclut alors que lui-même indique qu'il y aurait des liens de proximité entre les dirigeants de l'el publique et les présidents de la République, qu'il faut faire nommer les dirigeant de l'elè public publique par le président de la République.

Il insiste fortement sur le rôle que jouerait le parlement, c'està-dire qu'il aurait un vote de l'Assemblée nationale et du Sénat et si on lui discute cette mesure, il dit "Mais ça veut dire que vous ne reconnaissez pas le pouvoir de la représentation nationale." vous qui vous qui suivez la vie parlementaire de manière précise, ne vous a pas échappé que dans la 5e République, généralement les présidents de la République à part cette fois-ci obtiennent une majorité. Vous imaginez demain un président de la République qui obtient une large majorité à l'Assemblée nationale. Ce que j'espère en 2027 qu'on retrouvera une majorité dans cet hémicycle.

Les députés ne s'opposeront pas au choix du président de la République qu'ils ont soutenu à la présidentielle. Moi, je propose un mode de nomination qui sera beaucoup plus transparent, beaucoup plus professionnalisé, qui permettra d'éviter tout soupçon d'ingérence politique et qui garantira l'indépendance et la nomination des dirigeants de duel public par les conseils d'administration des entreprises. Car je reconnais que le mode de nomination actuel par l'ARCOM n'est pas satisfaisant. Vous ne pouvez pas être le régulateur qui contrôle l'audioviuel public et être en même temps l'instance qui nomme les dirigeants de l'audiel public. Ce mode de nomination ne fonctionne pas.

Le mode de nomination par le président de la République ne fonctionne pas parce que ça jette un soupçon euh de partialité ou de manque d'indépendance. Demain, il faudra que les dirigeants de publique soient nommés par les conseils d'administration comme c'est le cas dans de nombreuses entreprises publiques et privées. Dans ce rapport, il y a une centaine de pages consacrées à la question de la neutralité. Le rapporteur parle de biais idéologiques. Plusieurs biais dans le traitement de l'information ont été constatés, écrit-il. Est-ce que vous partagez le diagnostic ?

Bah la neutralité qu'il utilise en fait, c'est un c'est pas le bon c'est pas le la bonne notion en fait et d'ailleurs je crois qu'il le fait à dessin. Euh la règle aujourd'hui pour le service public audiovisuel, l'exigence qu'on porte au service public audiovisuel, c'est l'impartialité. On demande à l'audiovisel public d'être impartial et effectivement, il faut renforcer les règles relatives à l'impartialité. Ce qui est aujourd'hui un des constats de cette commission d'enquête et que je regrette et que je déplore, c'est qu'on a demandé en 1986 à l'audisel public d'être impartial.

On a demandé à l'Arcom de contrôler euh le respect de cette impartialité et personne, le législateur, les députés comme les sénateurs n'ont défini ce qu'est-elle l'impartialité. Donc il faut si on souhaite que l'elet public soit impartial qu'on définisse ce qu'est l'impartialité. Moi, je propose pour aller vite euh deux manières de la qualifier cette impartialité. C'est d'un côté la neutralité des agents du service public. Oui. Parce que vous utilisez vous-même le terme de neutralité. Oui, mais neutralité, c'est pas une neutralité de l'information. Et c'est là où il y a un biais idéologique dans le rapport de Charl. Donc la neutralité, c'est celle des agents du service public.

L'information, elle doit être pluraliste. C'est-à-dire qu'elle doit respecter la diversité des points de vue, la diversité des courants d'idées, la diversité des cours. Vous n'êtes pas favorable à l'idée d'un avancer par Charles Long d'un sorte de devoir de réserve comme pour les magistrats et les enseignants pour les salariés de l'audiovisuel public. Les salariés de public sur les réseaux sociaux, c'est pas un devoir de réserve qu'ils ont quand ils s'expriment à titre professionnel. Quand sur les réseaux sociaux, ils utilisent un compte professionnel, logo de France Télévision ou de Radio France, mention de leur fonction. Là, c'est un compte professionnel.

Ils sont soumis, comme chaque agent public a un devoir de neutralité. S'ils ont un compte personnel, alors comme chaque citoyen, ils ont le droit à une liberté d'opinion. Il faut que les choses soient claires. Compte professionnel, compte personnel. Mais exiger des salariés du service public un devoir absolu de réserve qu'on ne demande pas au fonctionnaires, ça me paraît pas adapté. Il faut que les règles soient précises et qu'on soit très clair. Impartialité, neutralité. L'autre, l'autre point euh longuement abordé dans ce rapport, c'est les conflits d'intérêts. Le rapporteur évoque des situations de conflit d'intérêt.

Est-ce que vous vous considérez que ces accusations sont suffisamment étayées ? Moi ce que je dis c'est qu'il faut prévenir les risques de conflit d'intérêts. Effectivement, quand vous êtes un dirigeant d'une société de production, mais est-ce que là, durant le travail de la commission d'enquête, vous avez constaté vous l'existence, matérialisé l'existence de conflits d'intérêt ou pas J'ai constaté moi des risques que toutes les garanties pour éviter les confits d'intérêt n'aient pas été mis en place. Je peux vous dire, moi j'ai pas exercé comme le rapporteur un pouvoir sur de contrôle sur place et sur pièces des documents.

En tout cas, ce qui est sûr, c'est que quand vous avez des dirigeants de société de production qui reviennent travailler ensuite au sein de l'audiovisuel public, que vous avez des dirigeants de l'audiovisuel public qui vont travailler ensuite avec des sociétés de production qui travaillent elles-mêmes avec les avec les entreprises publiques. Il faut des règles beaucoup plus strictes, des règles de déport.

C'est-à-dire par exemple quand vous êtes responsable des documentaires à France Télévision et que vous allez travailler dans une société de production qui vend des documentaires à France Télévision, il faut garantir une forme d'étanchéité, une forme de déport pour éviter tout soupçon de conflit d'intérêt. Moi je vous le dis par exemple, je pense qu'il faut interdire aux salariés de France Télévision de pouvoir être en même temps dirigeant ou responsable d'une société de production. Il faut prévenir tourisme de conflit d'intérêt. Et la question ensuite du mélange des genres.

Quand vous êtes une incarnation du service public audiovisuel, c'est-à-dire que vous portez des programmes qui sont populaires, qui sont visibles, vous avez une exigence supplémentaire et vous ne pouvez pas, je considère à côté, avoir des sociétés de production, avoir un média privé. il faut des règles. Aujourd'hui, des fonctionnaires, ils n'ont pas le droit de cumuler des activités et on a les salariés de l'audiovisuel public ne sont pas fonctionnaires.

Non, mais je suis bien d'accord avec vous, mais je pense que quand on est une incarnation du service public audiovisuel, quand on porte quand on incarne le service public, on ne peut pas à côté avoir des médias, avoir des sociétés de production. Il faut choisir le statut avec lequel on veut travailler sur le service publicuel. C'est important parce que c'est la garantie de la confiance. Le problème c'est aussi la garantie de voir bon nombre de présentateurs ou d'animateurs euh quitter le service public pour aller dans dans pour aller dans le privé.

Euh moi écout attendez, moi j'ai été très clair quand on est salarié à pleinttemps, on a eu une situation, par exemple, monsieur Samuel Étienne qui est salarié à pleintemps du service public audiovisuel et qui nous explique qu'à côté, il a une plateforme pour laquelle France Télévision est partenaire financier. Là, il y a un risque de mélange des genres. Moi, je suis très heureux que euh Samuel Étienne ait exploré la chaîne Twitch. C'est formidable. Mais pourquoi ne l'a-t-il pas fait au nom de France Télévision alors qu'il était salarié à printemps ? Et je ne lui fais aucun grief, c'est France Télévision qui a autorisé cette situation.

Moi, je vous dis, il faut être beaucoup plus strict sur les cumuls d'activité. C'est compliqué pour les contribuables de comprendre qu'on salarie quelqu'un à pleint temps, qu'on le paye à pleintemps et qu'à côté, il peut cumuler les activités. Voilà, on a on a vu un cas qui m'a moi choqué, je vous le dis, d'un adjoint Omer à la ville de Paris qui a été payé à pleinttemps sur le service public audiovisuel. Là, il y a un risque de mélange des genres.

Alors que dans toutes les entreprises privées, la loi le dit, la loi bénévola, elle dit que quand vous avez un engagement politique, vous pouvez demander des décharges, vous pouvez demander du temps pour exercer votre mandat et vous payes pas payé pendant ce tempsl. Alors, on le disait, le site de l'Assemblée nationale a saturé ce matin en raison d'un trop grand nombre de connexions au moment de la mise en ligne du rapport de la commission. C'est dire l'intérêt porté en particulier à ce rapport et en général à la commission. Quand restera-t-il finalement ? Qu'est-ce que le grand public en retient ? Reportage de Martin Bornet à Lail et les Rose dans le Val de Marne ce matin.

La commission d'enquête sur l'audiovisuel public, ça vous parle ? Non, pas du tout. Non, non, pas du tout. Pas du tout. Vous savez pas ce que c'est du Non, pas du tout. Jamais. Jamais. Jamais. Jamais pas entendu parler ? Non. Jamais. Si la plupart des personnes interrogées n'ont pas entendu parler de la commission, certains l'ont suivi. Alors lui, c'est le rapporteur et lui c'est le président. Et vous connaissez leur nom aux deux ou pas ? Alors à l'oncle. Et l'autre lui, j'ai oublié son nom parce que à chaque fois où les extraits étaient diffusés, c'était le rapporteur qui parlait et pas le président de la commission. un rapporteur au centre de l'attention et des critiques.

On met des gens ici qui qui n'ont aucune neutralité qui ou que leur question elle est orientée, elle est dirigée si la réponse n'est pas bonne et ben ils vont essayer de la reformuler différemment parce qu'ils veulent absolument que la personne réponde à cette question et c'est on sent que c'est c'est que du cinéma pour moi. Ça a été quand même très très orienté. C'est le moins qu'on puisse dire avec des questions qui ont même été préparées paraît-il. C'est ce qui vient de sortir par la bolosphère. Donc on est sur un terrain complètement miné d'avance. Ça a l'air d'une farce à certains niveaux et de pas forcément pointer les bons sujets toujours. Pourtant beaucoup jugent le débat légitime.

Je pense que le service public c'est quelque chose qui est essentiel et qu'il faut et qu'il faut le défendre. Mais ça veut pas dire qu'il faut peut-être pas accepter de remettre des choses en place. Mais pour autant, il faut pas non plus dire que tout ce qui est fait, c'est n'importe quoi. Selon une récente enquête Ipsos, 69 % des Français déclarent avoir une bonne image de l'audiovisuel public. C'est intéressant ce que disent les personnes dans dans ce reportage. À la fois, ça rend humble aussi hein, n'est-ce pas ? Le rapport de Charles à l'oncle et il a aussi reposé sur une campagne de communication numérique inédit dans le cadre d'une d'une commission.

Selon Visibrain qui est une plateforme spécialisée dans la veille des réseaux sociaux, la commission a donné lieu à 2 mlion et dei mentions sur X. Une centaine d'heures sur la chaîne YouTube d'Extrême droite Frontière, ça a fait 1 million et demi de vues. Des contenus créés sur mesure pour plaire en fait aux algorithmes de ces plateformes. Charles Lonk a-t-il réussi à enfermer les internautes dans sa bulle et pas vous ? Je le crois. En fait, cette commission d'enquête, elle dit quelque chose de la colère qui devient le langage politique ordinaire. C'est-à-dire les politiques comprennent qu'aujourd'hui c'est plus susciter la peur chez les Français, c'est susciter leur colère.

Et ça Charles Lonc l'a bien compris. Tous ces tweetes visaient à susciter la colère ahurissant, étourdissant. Pour faire simple, on vous ment, on vous vole. Et cette colère, elle est aujourd'hui rentable sur les réseaux sociaux. Ces contenus sont partagés parce que les algorithmes aujourd'hui favorisent ces passions là. Mais vous voyez ce que fait Lequ d'oré ? Ce que va faire Bercy en créant des comptes X pour répondre, pour rendre coup pour coup. Est-ce que à un moment vous vous êtes pas dit bah peut-être qu'il faut que je réhausse mon niveau de jeu euh pour réussir moi aussi à à exister et à faire exister les extraits de la commission euh que je veux mettre en avant ?

Vous voyez, dans un clin d'œil, j'imagine euh bienveillant du rapporteur, il indiquait que le succès pour le le succès de cette commission d'enquête pour savoir finalement qui avait gagné entre lui et moi, c'est qu'il était passé de 4000 euh abonheurs. C'est peut-être pas lui qui l'a dit, je veux pas lui faire de de pré attention. En tout cas, j'ai lu quelque part qu'il était passé de 4000 abonnés sur Twitter à 80000 alors que le président complètement nul était passé de 4000 à 8000.

Mais moi, je m'en réjouis, je vais vous dire, d'être d'avoir simplement 8000 personnes qui me suivent sur les réseaux sociaux parce que si il a réussi à obtenir une telle audience sur les réseaux sociaux, c'est que les algorithmes aujourd'hui privilégient des contenus qui sont des contenus qui suscitent les passions tristes et les passions sombes des Français. Moi, je considère que le Parlement, c'est le lieu où on fait appel à la raison des Français. Et jamais dans mes expressions publiques, ni au sein de la commission, ni sur les réseaux sociaux, ni dans les médias, je susciterai ou je chercherai à susciter la colère des Français.

Moi, je cherche à susciter leur intérêt, leur compréhension, leur indignation parfois, mais pas leur colère. Qu'est-ce qu'on change aux commissions d'enquête à l'avenir ? Tout vous allez en parler avec Y Bron Pivé. Mais moi, je l'ai même interpellé. Je pense qu'il est temps, madame la présidente, de revoir les règles de fonctionnement des commissions d'enquête et et rapidement euh par exemple, parce qu'on peut pas tout évoquer maintenant sur le la question de la publication du rapport, il faut sortir cette dialectique censure, pas censure, caution politique.

Regardez tous les débats qu'il y a eu autour de la publication du rapport de Charlan, moi je pense qu'il faut que la publication d'un rapport d'une commission d'enquête soit publique par principe et que la commission ensuite ses membres votent sur un point. Est-ce que le rapport sera publié au nom du rapporteur seul ou est-ce que le rapport sera publié au nom de la commission d'enquête ? Et ça aura un intérêt, c'est que la recharge sera chez le rapporteur. C'est le rapporteur qui devra convaincre la commission d'enquête s'il souhaite que son rapport soit adopté au nom de la commission d'enquête.

ce qui lui donnerait une portée politique, une portée symbolique beaucoup plus forte, ce sera demain au rapporteur de convaincre ses collègues que son rapport doit être publié en leur nom et donc de s'ouvrir à des compromis parce que sinon on assiste à un débat malsin et je vous le dis, j'ai présidé la dernière audition, les échanges ont été d'une certaine manière malsins puisqu'on était pris en tenaille entre d'un côté la victimisation parce que le rapporteur aurait cré créé la censure, le manque de transparence et effectivement les Français n'auraient pas pu connaître et prendre connaissance de ce rapport et de l'autre une forme de caution et de soutien politique.

Il faut sortir de ce débat malsin et demain publication automatique et on se prononce sur l'adoption du rapport au nom de la commission d'enquête ou du seul rapporteur. Je voudrais citer la réaction également de Delphine Ernut, la présidente de France Télévision que vous avez auditionné à deux reprises. Elle dénonce un rapport à charge qui vise un affaiblissement historique. Il faut regarder le rapport pour ce qu'il est. Il n'est pas seulement un document sur l'audiovisuel public. qu'il est devenu le terrain d'un procès politique où chacun cherche à imposer sa lecture idéologique du service public. Oui ou non Jérémy Patrietus si c'était à refaire. Oui bien sûr.

Et je refer vous y retourneriez mais parce que je referai cette transparence parce que les Français ont été pris à témoin et ils ont pu voir ce que sont les méthodes politiques aujourd'hui de l'extrême droite, ce que c'est l'instrumentalisation à des fins personnelles et politiques d'une commission d'enquête. À la fin, ce sont les derniers juges et c'est le peuple français effectivement qui est souverain et qui décidera si une commission d'enquête parlementaire doit se dérouler ainsi.

Et je regrette, je le redis, que le rapporteur s'en soit servi comme d'une tribune politique et qu'il soit allé d'ailleurs la commenter dans des médias qui ont été très virulents à l'égard de l'audiovisuel public parce que ce sera un grand thème de la présidentielle de la campagne, il faudra se positionner et je vous le dis, le contrôle légitime nécessaire de l'audiel public ne doit pas être le prétexte à un dénigrement systématique. Ce serait une folie que nous ayons collectivement un déni sur les dysfonctionnements et les manquements, mais ce serait dangereux d'être dans la caricature et dans le dénigrement systématique.

Et moi, c'est ça que j'aiché au rapporteur, quand on mène un travail impartial, indépendant, on ne va pas s'exprimer tous les quatre matins dans des médias qui critiquent de manière virulente l'audiovisuel public. Il faut rester indépendant, impartial, objectif à chaque instant. Merci Jérémie Patrietus. Je précise que Charles Loncle a été reçu ici même hier soir. On aurait bien aimé vous faire dialoguer en vrai comme le 25 novembre dernier plus tard peut-être. Bien sûr, je pense qu'il [rires] faudra qu'on discute de nos visions du service audiovisuel et on viendra le faire. Venez le faire ici puisque chaque voix compte. Merci en tout cas d'avoir été avec nous.

Merci chère Stéphanie et merci cher Elsa. Euh pour aller plus loin, je vous renvoie également à l'excellent documentaire de Maë Morin les secrets d'une commission à voir sur lcp.fr FR et sur notre chaîne YouTube. À suivre toute autre chose. La question qui fâche. On va parler des RVE parti chaos ou liberté. On va en parler avec nos trois prochains invités. Mais avant cela, c'est quelle histoire avec Oliviera Vanello avec ce soir Olivier ? Mais oui, quelle histoire ! Une polémique qui alimente les réseaux sociaux et qui concerne la présidente de l'Assemblée nationale Yel Bron Pivet et le présentateur non pas du service public mais de C News Pascal Pro. Exactement.

Tout est partie d'une photo d'une soi-disant une du journal People Closer où l'on voit la présidente de l'Assemblée nationale, il y a El Brun Pivet à côté de Najat Valallot Belcassem, l'ancienne ministre de l'éducation de François Hollande, Bradsu Bratsu veste et pantalon de jean avec ce titre un peu absurde pour elle c'est pas la crise une que C News et Pascal pro dans son émission utilise et propose à ses débatteurs. à ceci près, bien que cette est un fake et ça la présidente de l'Assemblée nationale ne l'a pas laissé passer. C'est une vraie une. Non, ben bien sûr que c'est une vraie une. Alors là, tout fait sens. Madame Bronne Pivet, vous allez la voir, elle ne s'habille jamais comme ça.

Jamais comme ça. On dirait vraiment jamais. Et Najat et Yë elle, pour elle, ce n'est pas la crise. C'est une vraie une. Non, mais bien sûr que c'est une vraie une. Elle, ça lui sert à dire je suis un peu de gauche, regardez, je suis ami avec Naj Valcassem. C'est ça que ça veut dire pour pour y Bron Piv. Vous savez qu'elle veut jouer un rôle dans dans l'élection présidentielle. Donc il fait apparaître à l'antenne une prétendue une de closer qui réunirait Najad Valcassem et moi-même trouver sur les réseaux sociaux. Sauf que de toute évidence, elle est complètement fausse. Elle est générée par l'intelligence artificielle. Regardez les images, je ressemble pas à ça.

Et pourtant, elle est diffusée en direct qui plus à une heure de grande écoute. Et le pire, vous savez quoi ? c'est que l'ensemble des personnes présentes sur le plateau en tire des conclusions politiques. Alors rapidement alerté en plateau, Pascal Pro quelques minutes après, a fait un rectificatif expliquant que cette une était un faux et que c'était l'œuvre d'une image d'intelligence artificielle. Il a ensuite fait son méakoupa sur Twitter, vous allez voir son poste. Mais néanmoins, Yaoub Bron Pivé ne n'en reste pas là et a saisi l'Arcom.

Comme elle le dit, il est évident qu'on regarde un peu de près cette image, qu'elle est grossière, que la fabrication aurait dû alerter déjà les esprits, à ceci près que cette une ne sort pas complètement de nulle part. Ça n'est pas un un délire absolu parce qu'elle à l'origine fait référence à une photo qui a bien été prise 4 jours plus tôt par Yan Arthus Bertrand lors d'un shooting au bénéfice de sa fondation écologique Good planète. Et durant ce shooting et bien il y a elle Bron Pivet et Najallot Belcassem sont bien ensemble prenant la pause pour la bonne cause.

Image réelle qui a été publié sur le compte de Closer largement viralisé pour arriver ben finalement sur le compte de Pascal pro et de ceux qui préparent l'émission avec lui. Et bon faut quand même dire que c'est un piège dans lequel il est de plus en plus difficile désormais de ne pas tomber. Vigilance absolue. Il y a une explosion des vidéos des images générées par Lia. Euh et on voit chaque semaine à quel point elles augmentent. On en avait parlé, souvenez-vous, au sujet des vidéos euh qui parodie la guerre en Iran.

L'arrivée de la campagne présidentielle va être une véritable déferlante parce que cette IA est tellement simple d'utilisation et de plus en plus performante au fil des semaines et je parle bien en terme de semaine que ceux qui veulent nuire ont un outil extrêmement efficace. Autre exemple, on n'est pas allé chercher très loin, toujours une une de Closer, regardez qui met en scène cette fois-ci et bien toujours Najot Belcassem et son mari qui soi-disant partage un tendre déjeuner au club 55. Alors pour ceux qui ne le connaissent pas, j'en fais partie.

Le club 55 très chic à Saint-Tropé où vous voyez passer tous les étés les stars d'Hollywood et assez peu des leaders du PS, il faut bien le dire. des fake news donc qui sont de plus en plus vraisemblables, de plus en plus faciles à fabriquer, je le disais, et qui sont toujours sur ce même registre assez populiste de ben il y a ceux qui profitent pendant que les pauvres français en bavent.

Les commentaires que l'on voit en dessous de ces images de plus en plus viennent accréditer l'idée qu'il est compliqué de faire la différence et que ceux qui les reçoivent les prennent pour argent comptant et pour de l'information, y compris parfois donc des journalistes qui ou veulent aller un peu trop vite dans l'information ou surtout qui peuvent être très désireux de faire dire à l'information ce qu'ils ont envie qu'elle disente. Merci beaucoup Olivier. Dans un instant, la question qui fâche mais avant cela, c'est le chiffre du jour avec Fanny Guinochet. Fanny, [grognement] avec la guerre au Moyen-Orient et la flambée des prix de l'énergie, il fallait s'y attendre.

L'économie française ralentit. Alors, on va dire que les signaux sont en train de passer à l'orange. Inflation, activité en merne, pour le premier trimestre, la croissance française ressemble en fait à un encéphalogramme plat. C'est ça votre chiffre du jour ? Oui, c'est un petit zéro zéro pointé Adeline pour la croissance selon l'INC alors qu'on avait enregistré 02 % au 4e trimestre, donc en fin d'année dernière, 0,6 même au 3e trimestre. L'activité française a donc calé et pourtant on était donc sur cette bonne tendance et on pensait qu'elle allait continuer.

On s'attendait sur ce premier trimestre à 02 % mais vous l'avez dit la guerre en Iran, la flambée des carburants associé au manque de visibilité à cette situation géopolitique instable. Les élections municipales aussi. Bref, tout ça a donné lieu à un gros gros coup de frein sur notre activité alors que l'inflation, elle repart à la hausse. Exactement poussé par les tarifs de l'énergie, les prix ont augmenté. On est passé de 1 à 2 % sur 1 an selon l'INC. Alors si le D3 d'Ormous reste fermé, il faudra même s'attendre à une inflation qui va continuer à augmenter jusqu'à 3 %.

Alors quand même hein, je vous parle de chiffres pour la France, euh on est plutôt bien placé parce que dans la zone euro, c'est encore plus haut. L'inflation atteint 3 % sur 1 an en avril. Euh ça veut dire qu'il faut craindre ce qu'on appelle une stackflation. Et bien c'est le combo parfait sur le papier parce qu'effectivement stackflation c'est la compression à la fois d'une croissance molle associée à une inflation en hausse mais il faut raison gardé. C'est ce que nous dit Christine Lagarde la patronne de la BCE la Banque centrale européenne qui dit "Attention pas de catastrophisme on a une inflation qui augmente mais on passe de 1 à 2 %.

On est très très loin de par exemple ce qu'on a connu dans les grands moments de stackflation dans les années 70 où là on était plutôt à 10 15 % d'inflation. On ne devrait pas monter jusque- là parce que notre inflation elle est très liée à l'énergie. On a des réserves de pétrole et puis on a toujours cet espoir quand même que ce D3 d'Ormous et bien il soit débloqué. Il y a quand même plein de paramètres qui sont inquiétants. Pardon, je pas tout repeindre en noir mais on a quand même des raisons de s'inquiéter, non ? Alors, c'est sûr que si cette guerre elle dure, la croissance va peser enfin va diminuer, va ralentir.

D'ailleurs, on dit qu'une hausse par exemple de 10 % de dollar du baril de pétrole, c'est 01 point de croissance en moins. Et on a ce baril de pétrole dont le prix ne cesse de d'augmenter. On est toujours à plus de 110 dollars. Donc oui, il y a il y a des risques mais en fait c'est plus un risque de stagnation de la croissance plutôt que de stackflation. Et puis le gouverneur de la banque française Villeroi François Villerrois de Galot nous disait ce matin que a priori la croissance allait rester au-dessus de 0. Alors 03 % cette année pour les plus mauvais scénarios, 0,9 pour les meilleurs. Et c'est quand même un peu optimiste comme scénario.

Alors c'est optimiste parce que vous savez en économie il y a un un indicateur qui est très important, c'est la confiance. C'est donc que tous les politiquers et les économistes aujourd'hui ne veulent pas les scénarios noirs qui feraient plonger encore plus vite l'économie. Mais c'est vrai que malheureusement avec ce ralentissement de la croissance et bien ça va entraîner des attentes, des recrutements qui soient en berne, des une une activité qui va forcément ralentir des pertes d'emploi et puis des défaillances d'entreprises. L'année dernière, on était à 70000 défaillances rien que ce premier trimestre, on est déjà à 18000.

Donc vous voyez, c'est un chiffre qui est déjà bien plus élevé que celui qu'on a connu à la même période l'an dernier. Merci Fanny. On passe à la question qui fâche. Entre 20 et 40000 personnes rassemblées tout le weekend pour une rêve partie géante organisée sans autorisation sur un terrain militaire près de Bourge dans le Cher. La fête aura duré 4 jours et mobiliser plus de 600 gendarmes qui ont dressé quelques 3500 procès verbaux. Le sujet avait déjà agité l'hémicycle il y a quelques jours. Faut-il en finir avec ces technivales sauvages ou les défendre au nom d'une certaine liberté culturelle ? Nous en parlons ce soir avec vous Louis Boyard. Bonsoir député insoumis du Val de Marne.

Merci d'être là au côté de Loï Cavrand. Bonsoir député Horizon du Cher et bonsoir Marianne Rostan. Bonsoir avocate des Free Parti, ça vous convient si je vous présente de cette façon ? On peut dire ça. C'est Clément Per qui vous pose ce soir la question qui fâche. On aimerait bien faire des tefs légals, sauf que quand on demande à faire des tefs légals, ben c'est toujours refusé.

45:59
Non speech

[musique]

46:01
Locuteur

C'était à la fois une fête et une mobilisation contre le tour de vis législatif promis au technal. Ce weekend, ils étaient entre 20000 et 40000 tuffeurs à danser près de Bourges dans le Cher pour défendre leur droit à se rassembler. Gratu, organisé hors des circuits commerciaux et souvent sans autorisation préfectorale, les free party sont basées sur un principe d'autogestion. Un message qui n'aime pas un ministre de l'intérieur particulièrement ferme sur la question "Venu survoler la zone en hélicoptère, il n'a pas franchement apprécié le spectacle.

Vous avez des milliers de personnes donc sans aucune organisation qui arrivent de toutes parts, qui envahissent un espace qui crée donc des nuisance pour les Rivins. Des contrôles massifs ont été déployés sur près de 23000 festivaliers et plus de 10000 véhicules. Au total, plus de 6000 PV dressés et du matériel de son saisi. Les autorités avaient clairement décidé de frapper particulièrement fort ce weekend. Hazar ou pasa, cette séquence intervient dans un contexte politique déjà difficile pour les TFS. Une proposition de loi a été votée à l'Assemblée le 9 avril pour renforcer l'arsenal juridique contre les Free parties. Son examen a enflammé l'hémicycle.

On en a marre de ceux qui ont consommé des produits illicites. Oui, on en a marre des nuisances sonores pour les voisins. Oui, on en a marre de ceux qui abusent. Oui, la jeunesse peut-être subversive et c'est très bien ainsi. Laissez-la danser, laissez-la chanter, laissez-la être heureuse. Cette proposition de loi prévoit jusqu'à 6 mois de prison pour la contribution à la mise en place d'une free party et 1500 € d'amende pour y participer. Le texte doit maintenant arriver au Sénat. Le gouvernement en parallèle prévoit d'autres mesures dans le cadre de son projet de loi Ripost contre les troubles à l'ordre public. Notre question qui fâche ce soir.

Faut-il durcir la législation sur les free party amendes Loï Carvran. Cette R partie, elle s'est déroulée dans votre circonscription. D'abord, est-ce que tout le monde est parti ce soir ? Euh quasiment tout le monde. Oui, les les murs les murs de son ont été démontés. Là, j'ai pas j'ai pas ru le préfet dans ces dernières minutes, mais voilà, la musique s'est arrêtée ce matin environ. Les murs de son ont été démontés. La nuit a été difficile, il faut le dire. On a six gendarmes qui ont été blessés puisqu'il y a eu une tentative de sortie violente du du dispositif justement pour extraire le matériel de son.

Donc six gendarmes qui ont été transférés à l'hôpital de Bourge et qui ont dû faire face à un véhicule bélier, des gets de boules de pétangue, des gets de cocktail molotof. C'est ça aussi euh la réalité de Il y a eu des interpellations, il y a eu euh neuf gardes à vue, euh 18 interpellations de mémoire euh euh au total et puis euh de nombreux procès verbaux, de nombreuses amendes qui ont été dressées depuis euh le début. Et dans quel état est le site ce soir ? Euh je je n'ai pas vu les photos, mais je pense qu'il y a un effort qui a été fait pour nettoyer le cœur même de l'endroit où où a eu lieu la fête.

Mais ce que j'ai vu moi autour parce que je précise que vous étiez sur place samedi et dimanche. Oui. Et j'ai vu malheureusement beaucoup de dégradation pas forcément sur le le cœur même puisque je n'y avais pas accès mais beaucoup de champs piétinés de céréales. On est à un mois et demi de la de la récolte. Il y a des tentes qui ont été installées, il y a des véhicules qui sont passés parce que pour bien comprendre, on dit que c'était un terrain militaire mais qui était entouré de champs, c'est ça ? Oui, parce que en fait, il faut bien voir que c'est finalement une zone d'essai de munition du canon César qui fait une quarantaine de kilomètres de long.

Et sur cette zone, on a un axe central sur lequel il y a pas du tout de culture et ensuite on a des zones de sécurité qui sont mises en culture par des agriculteurs qui sont autorisé après enquête et cetera, vérification de leur casier judiciaire à cultiver ce qui sert un peu de et c'est ces zonesl qui ont été très impactées céréales euh les prêts aussi avec beaucoup de déchets qui risquent d'être consommés par les animaux et puis surtout beaucoup de dégradation sur les infrastructures de la direction générale de l'armement à qui appartient ce site. C'estàd que les boomers, c'est a des bâtiments abîmés, c'est ça ?

Par exemple, vous avez des boomkers dans lesquels les ingénieurs se mettent pour suivre les essais en toute sécurité. Les portes ont été forcées et cetera. Tout a été tagué. Vous avez des guérites et des barrières d'accès sur chaque route pour couper la circulation quand le site est utilisé. Tout ça a été vandalisé et puis il y a un certain nombre de dégâts sur des propriétés privées et surtout moi j'ai vu des riverins vraiment excédés.

Certains pleuraient devant moi euh en me disant euh voilà, j'ai des gens qui sont rentrés sur ma propriété, qui sont venus faire leurs besoins défqués, se déshabiller devant mes enfants et cetera et donc on a euh des gens qui ont vécu vraiment quelque chose difficile et d'éprouvant. Lui Boyard, vous entendez la la colère des des riverins de ce site, les dégâts qui ont été causés. Enfin, c'est compliqué de se dire bah il faut laisser les tefers faire la fête sans sans cadre, sans sans organisation. Oui, d'ailleurs c'est les premiers à demander un cadre et une organisation. C'était une de leurs revendications pour remettre les choses quand vous obtenez pas. Oui.

Pour Non mais on va on va on va on va expliquer. Les free partis, ça existe depuis des décennies et il y a même eu un moment où Nicolas Sarkozi qui est pourtant le plutur de la banque, j'ai envie de dire même Nicolas Sarkozi disait que il fallait les encadrer parce que qu'on le veuille ou non, il y aura des free parties. Je vous donne l'exemple de l'Italie. Ils ont mis des peines d'emprisonnement. Il y a toujours des free parties et elles sont seulement encore plus grosses.

Seulement ce qui s'est passé, c'est que depuis que un certain temps, mais particulièrement depuis que les gouvernements d'Emmanuel Macron sont au pouvoir, ils ont dit "Chaque fois que vous demandez une autorisation, on vous donnera rien ou on ne vous donnera pas de réponse." Et donc du coup, vous vous retrouviez à avoir un cadre d'organisation qui fonctionnait bien et ils ont tout désorganisé. Mais attendez, c'est pas tout. Ils nous sortent une loi qui pour ce mouvement-là qui a le droit d'exister, qui a un mouvement revendicatif, une loi qui va mettre les organisateurs en prison, pardon. mettre des DJ en prison, ça me paraît excessif.

Et donc, il y a eu ce festival qui à la fois était une tef mais qui était aussi un mouvement revendicatif pour dénoncer cette loi. Et donc, nous ce qu'on dit c'est que pour les Rivrins qui se trouvent dans cette situation, j'en suis désolé pour eux, l'État aurait dû prendre attache avec les organisateurs pour faire en sorte que ça se passe bien comme ça se passait depuis des décis. Quand vous vous retrouvez avec des teffurs qui défent dans votre jardin, c'est pas la responsabilité de l'État, il y a des responsabilités individuelles. Au les organisateurs, parce que vous en avez qui se passe bien. Les organisateurs, vous savez ce qu'il mettent des toilettes sèches.

Pourquoi est-ce qu'il mettent pas des toilettes sèches ? Parce que le gouvernement empêche d'avoir un encadrement et ensuite vous vous retrouvez à avoir les gens qui soutiennent ce gouvernement qui viennent pleurer en expliquant que les choses sont désorganisées alors que les désorganisateurs demandent une organisation. Donc je veux juste qu'on remette la sono au milieu du village. C'est pas de leur responsabilité, c'est de la responsabilité de ceux qui ont tout désorganisé. Marianne Rostan, est-ce que dans le cas de la rvepartie du cher, il y avait eu au préalable une demande d'autorisation ? Alors ça, je sais pas s'il y a une demande d'autorisation pour cette fête.

La réalité, c'est que euh chaque 1er mai depuis euh 30 ans, il y a un technal qui se tient. Donc qui effectivement une rêve partie de grande ampleur, beaucoup plus que celles qui se tiennent tous les weekends régulièrement aux quatre coins de la France. Il y a eu des premiers ma organisés avec le concours des services de l'État, notamment effectivement à l'époque de Nicolas Sarkozy qui avait permis à ce que ces fêtes s'organisent dans un cadre légal. Euh ensuite la coordination entre les services de l'État et les organisateurs a été rompu. En 2018, les org, pourquoi est-ce que ce qui a fonctionné à cette époque-là s'est interrompu ? Il doit bien y avoir une raison.

Je suis pas sûr qu'il y a aujourd'hui une vraie volonté des services de l'État de permettre à ce que ces faites elles s'organisent dans un cadre légal. Et c'est la réalité.

Moi, j'ai accompagné et suivi en tout cas les organisateurs qui en 2018 ont porté un projet pour le 1er mai justement en prenant à tâche avec le service du ministère de l'intérieur à l'époque en proposant des terrains, des services de nettoyage, des bénévoles, des toilettes sèches, enfin toute l'organisation pour que ce 1er mai, ce fameux technival du 1er mai s'organise dans le cadre légal et il n'y a jamais de retour et de réponse du ministère de l'intérieur, sachant très bien que derrière ce serait organisé de manière illégale.

Donc la réalité aujourd'hui c'est que moi les clients que je défends habituellement régulièrement dans toute la France ont arrêté d'aller déposer des projets en préfecture parce qu'ils savent que ça n'aboutira pas et c'est bien la difficulté aujourd'hui. Et moi, c'est ce qui me pose problème dans le projet de loi et dans la parole publique qu'on entend aujourd'hui et qu'on a entendu tout le weekend, c'est qu'il y a aucune volonté finalement de rétablir le dialogue et de permettre à ces organisateurs d'avoir des fêtes dans un cadre légal. Question de néophite.

Est-ce que il y a pas dans l'esprit d'une rêve quelque chose qui justement doit être en dehors d'un pression de l'illégalité doit être improvisé ? Une rêve, ça se fait au dernier moment, on reçoit des messages et on a rendez-vous dans 24 heures. Est-ce qu'une rêve qui devient les solides, ça marche encore dans l'esprit ? Mais alors, il y a je je vous dis pas que euh si on permet effectivement à ce que les fêtes s'organisent plus facilement et en tout cas qu'il soit possible d'organiser des fêtes légales, il y aura pas toujours une partie de ce mouvement et de ces organisateurs qui voudront rester en marge et dans une forme d'illégalité euh dans l'organisation de ces fêtes.

Mais moi, la réalité c'est que une grande partie des personnes que je défends au quotidien, elles ont pas la volonté en tout cas de commettre des infractions. Leur volonté de départ, c'est de pouvoir organiser des fêtes. Si elles peuvent s'éviter des D'accord. Mais pourquoi aller s'installer sur un terrain militaire miné ? Ah mais alors là, moi je suis pas en contact avec ces organisateurs.

Il y avait une volonté, je sais pas pourquoi ce site a été choisi, si ce n'est dans le communiqué de presse de ces organisateurs qui expliquent avoir choisi la commune de Bourge notamment parce que Bourge va être capitale européenne de la culture en 2028 et qu'il souhaitait notamment que les rêves parties puissent être reconnus. C'est aussi une des demandes des organisateurs, c'est qu'on puisse reconnaître le mouvement des rêves parties comme étant un mouvement culturel à part entière. Oui Carvan, comment on sort de cet impact ?

C'est-à-dire d'un côté des festivaliers ou des teffers, appelez-les comme vous voulez, qui veulent organiser un technival, des autorités qui leur refusent des des autorisations d'accès à certains sites et puis l'interdiction totale que certains voudraient. Oui, mais en réalité les choses sont moins caricaturales que ce que mes deux co-invités ont dit parce que d'abord tout tous les rassemblements musicaux ne sont pas interdits. Voyez, même dans le chair, j'ai un rassemblement musical qui rassemble quand même plus de 1000 personnes chaque année dans la commune à côté de la mienne. On est dans une autre dimension, c'était jusqu'à 40000 personnes ce weekend.

1000 personnes, c'est beaucoup pour un technal en fait. On a beaucoup de ces rassemblements musicaux qui sont finalement qui rassemblent très très très peu de gens. Donc ça c'est autorisé, c'est 3 jours de son. C'est vrai qu'on l'entend assez loin et cetera mais c'est autorisé. Et voilà. Et la deuxième chose c'est qu'il y a pas que les rassemblements musicaux qui sont autorisés. Le préfet du cher, il a interdit le tour du cher quelques heures, quelques jours avant la tenue de ce technal. Et vous voyez bien que il faut aussi le tour du cher cycliste, pardon. Euh et il faut, je veux dire, il y a des gens qui acceptent les règles, y compris euh quand la décision elle est défavorable.

Et c'est ça qui est compliqué à expliquer si vous voulez. Comment je fais moi pour expliquer aux gens du cher qui attendaient le tour le tour cycliste et cetera que ceux qui ont joué le jeu, qui ont demandé l'autorisation, qui ont respecté les règles, l'État, la loi et cetera sont punis et que ceux qui se sont mis complètement dehors, eux, ils ont pu tenir leur événement. Et ça c'est un problème démocratique. Et la réalité ça fait monter l'extrême droite. Je lisais aussi des habitants euh du river du site qui disait "Mais les renseignements territoriaux savaient forcément qu'une rêve partie allait s'installer euh sur ce terrain.

On on fait pas venir 40000 personnes sans qu'à un moment il y ait pas des signaux faibles à minima sur internet par exemple. Qu'est-ce qui a empêché les autorités de bloquer les accès au sites ? En fait, il n'avait aucune les autorités n'avaient aucune idée que ce rassemblement allait se tenir dans ce département et encore moins sur ce terrainl. En réalité, ça vous étonne pas ça ? Non, mais il pens il savait qu'un rassemblement allait avoir lieu. Il y a eu un prèrassemblement dans la nièvre. Et ce qui s'est passé même lui, il avait reçu l'invitation. Non. Et ce qui s'est passé, c'est que dans la nuit, il y a des ponts entre la nièvre et le Cher.

On avait des contrôles de gendarmerie, mais deux voitures, deux gendarmes dans chacun qui ont été forcés par des centaines de véhicules, des individus cagoulés, qui sont descendus, qui ont agressé les gendarmes, qui ont forcé et qui se sont qui ont changé de département en quelques minutes. Et ça, vous ne pouvez rien faire sur le moment. Et c'est pour ça que la partie de sanction, elle est intervenue après. On est au stade de la contravention. Le ministre de l'intérieur disait cet après-midi à l'Assemblée nationale qu'il faut passer au stade du délit avec donc cette proposition de loi qui prévoit une peine de de 6 mois de prison et 30000 € d'amende.

La mesure se trouve aussi dans le projet de loi Ripost qui arrive demain au Sénat qui veut faire de l'organisation d'une RIV partie non déclaré un délit puni de 2 ans de prison cette fois et de 30000 € d'amende. Euh ça va changer vraiment quelque chose d'en faire un un délit ? Oui, ça va changer beaucoup de choses. D'abord, par exemple, pour les participants, l'amende forfaitaire dlicuelle, l'intérêt de passer du contraventionnel au déltuel, c'est l'inscription au casier judiciaire. Nous, on pense que c'est beaucoup plus dissuasif.

La deuxième chose, c'est que sur les organisateurs, quand vous n'avez pas de peine de prison en courue, et maître, vous confirmerez ça, c'est vous l'experte, vous avez des possibilités d'enquête qui ne vous sont pas ouvertes. Vous n'avez pas de possibilité non plus de mettre en garde à vue et cetera. Et aujourd'hui, c'est ce qui rend très très difficile d'identifier, de poursuivre les organisateurs parce qu'il y a plein d'actes d'enquête que vous ne pouvez pas faire. Donc ça c'est l'intérêt. Il faut pas croire que on va aller chercher à mettre en prison tout le monde, mais c'est aussi d'ouvrir des possibilités d'actes d'enquête parce que on a une peine de prison qui est en couru.

Oui Boyard, je vous espérer. Alors oui, c'est vrai, ça va changer quelque chose parce qu'on a étudié un peu le sujet. Ils l'ont mis en Italie. Du coup, ça a pas réduit le nombre de free party mais du coup comme pour essayer de faire face à la répression, il fallait mieux s'organiser. Ça a juste amplifier le phénomène et maintenant les free parties sont plus grosses. Voilà, nous on fait des bilans des politiques publiques avant de les faire parce qu'on les faire pour 70 millions de personnes. Il y a des vies qui sont en jeu. Il s'agirait d'être un peu responsable. Vous posiez la question pourquoi est-ce qu'ils sont mis à interdire les free partis ?

Je vous le dis clairement parce que c'est des réac parce que Retaillot est arrivé avec une certaine vision de la jeunesse et surtout du mouvement des frit parties qui est pas qu'un mouvement de la fête qui est aussi un mouvement qui a une vision de la société. Vous pouvez être d'accord ou pas d'accord mais en tout cas ils ont le droit d'exprimer cette vision de la société premièrement qui dit que la fête doit être gratuite. Et quand on voit le prix des places en festival pour la jeune génération, moi je comprends qu'il y en a qui revendique pour ça. Deuxièmement que on n pas obligé à chaque fois d'avoir l'État qui est obligé d'aller s'imposer, donner des consignes et réprimer.

Et puis troisièmement qu'on peut partager un moment euh tous ensemble de de liberté. C'est une vision de la vie politique qui le revendique à travers les free partis et c'est ça qu'il cherche à réprimer. Et donc c'est pour ça queon est dans une situation dont on ne se sort pas. Avant ça se passait bien, ils sont arrivés, ils ont rompu le lien de confiance qu'on avait avec les organisateurs de free party. Donc les organisateurs de free party ne demandent plus au gouvernement. Le gouvernement dit "Ah, c'est le chaos." Donc, on va mettre des peines de prison.

Ce qui creuse encore plus la rupture de confiance, cré encore de plus grandes parties et après fait que vous avez des députés qui les ont eu sur leur circ qui viennent se plaindre d'une situation qu'ils ont eux-mêmes créé. Donc moi je dis tirez bilan des politiques internationales et encadrez-les. C'est tout ce qu'il demande. Merci. Merci Lou Boyard, merci Loï Carvan, merci également Marianne Rosan. Vous allez avoir du boulot toujours. [rires] Merci en tout cas d'être venu ce soir sur le plateau de chaque voix compte. Vous pouvez rester là parce que tout de suite c'est Bourbon Express. C'est le journal de l'Assemblée nationale avec Marco Pomier. Bonsoir Marco. Bonsoir. Ça va ? Oui.

Dans Bourbon Express ce soir, le gouvernement ouvre la porte à un nouveau coup de pouce pour essayer d'amortir la flambée des prix des carburants. Oui, pas moins de trois questions au gouvernement sur le sujet cet après-midi à l'Assemblée. Face à la guerre au Moyen-Orient, Sébastien Lecnu a évoqué une situation particulièrement difficile et grave. Il souhaite donc maintenir les dispositifs d'aide ciblée mais en allant plus loin. C'est l'annonce du jour. Il va falloir changer d'ampleur et d'échelle.

Et donc le gouvernement sera amené à reprendre la parole dans les tout prochains jours et en début de semaine prochaine pour adapter l'ensemble des dispositifs au soutien, à l'activité et à l'économie avec pragmatisme, sans cynisme et sans mensonge. Voilà, c'est ce qui s'appelle faire du teasing. Les annonces concrètes, c'est pour la semaine prochaine. En attendant, Sébastien Lecornu a communiqué un chiffre, 190 millions d'euros. C'est le surplus de recettes lié aux taxes sur les carburants en mars et en avril. Un surplus qui doit financer les aides gouvernementales a déclaré Sébastien Lecnu, par exemple, l'indignité de 50 € pour les travailleurs modestes.

Autre actualité aujourd'hui, Marco, l'adoption d'un texte qui renforce la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d'attentat. Oui, 3 semaines après un examen mouvementé, les députés ont dit oui à la proposition de loi du macroniste Charles Rodoel. Adoption à une large majorité avec les voies du bloc central, de la droite et du RN. La gauche a voté contre. L'une des mesures phare du texte, c'est l'allongement jusqu'à 210 jours contre 90 aujourd'hui de la rétention administrative d'étrangers jugés dangereux et qui font l'objet d'une occut d'une obligation de quitter le territoire. Une mesure née après le meurtre de Philippine en 2024, étudiante de 19 ans.

Son meurtrier présumé pas encore jugé est un ressortissant marocain déjà condamné pour viol. Charles Rodel a évoqué cette affaire après le vote. Philippine a été assassinée, elle habitait ma circonscription et il y a un an et demi, j'ai pris un engagement auprès de sa famille de porter un texte. Je suis fier que en première lecture cette Assemblée nationale ait adopté un texte qui soutenait entièrement l'état de droit et qui justifiait qu'on pouvait parfaitement trouver un juste équilibre entre la protection de liberté publique et le renforcement de la sécurité des Français.

Une position qui a été très critiquée à gauche et maintenant le texte poursuit son chemin au Sénat pour un examen prévu NIM. Et on finit bah comment on avait commencé avec la commission audiovisuelle publique parce que vous vouliez nous nous montrer ce ce clin d'œil hier soir lors de la cérémonie démolière. Oui, une 37e cérémonie très politique et visiblement Jérémie, Patrius et Charloncle ont gagné en notoriété ces 6 derniers mois au point d'être parodié dans un sketch hier soir pendant la cérémonie.

Alors, dans le rôle du président de la commission, l'auteur et humoriste Alexis Leosignol, dans le rôle du rapporteur Laurent Stocker de la Comédie française et face à eux le maître de cérémonie Alex Visorec qui jouait l'auditionné. Regardez monsieur Visorec et je précise avant toute chose que cette audition n'a pas vocation à tomber dans la politique spectacle où chacun vient faire son numéro. Monsieur le rapporteur, qu'est-ce que vous faites avec votre téléphone ? Moi, j'étais en train de tweeter que c'est un voleur d'argent public. Écoutons-le d'abord. Posez votre téléphone. Allez-y. Bien. Monsieur Visc. Première question simple.

La cérémonie démolière, ça coûte quand même extrêmement cher pour si peu de téléspectateurs. Bah oui, mais c'est une c'est une cérémonie de service public. Ça met en avant la culture. Ça intéresse qui à part les personnes du 6e arrondissement de Paris ? Comment expliquez-vous que depuis 37 ans, votre cérémonie porte le nom de Molière, un individu qui profite des subventions depuis 1665 et qui même chif la personne qui s'est le plus enrichi avec l'argent public sur ces 400 dernières années avec Nag bien sûr. Voilà pour cette audition parodie qui a fait beaucoup rire hier soir au Folie bergère là où se déroulait la cérémonie démolière. Merci beaucoup Marco.

Merci à tous les trois d'être venus ce soir dans chaque voix compte. Merci Fanny Guinoché. On vous écoute demain matin sur France info. D'accord. et merci Olivier Avanello à demain. Demain. Merci à vous de nous avoir suivi chez vous. Cette émission est rediffusée tout à l'heure à 23h30. Vous la retrouvez également sur lcp.fr [musique] et en replay sur toutes les plateformes de podcast. Nous revenons en direct demain à 19h30. Passez une excellente soirée sur la 8. À demain.