Aller au contenu
Tous les transcripts
DébatUnion sociale pour l'habitat· 29 septembre 2025 74 minComplaisantFond programmatiqueLogementSolidarités & familleÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Congrès Hlm 2025 : Les Maires et le logement social

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 75 %Attaque 10 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:10OuverteRéponse directe

    Comment retisser les liens entre les maires et le logement social ? Faut-il décentraliser ?

  • 1:32OuverteRéponse directe

    Pouvez-vous présenter vos politiques publiques autour du logement social et vos stratégies ?

  • 2:17OuverteRéponse directe

    Vous avez mené un travail sur la suppression des barres. Expliquez-nous.

  • 4:29OuverteRéponse directe

    Quelles difficultés rencontrez-vous dans ces transformations ? Comment gérez-vous votre relation avec l'État ?

  • 5:11OuverteRéponse directe

    Comment gérez-vous la relation avec les habitants et les bailleurs ?

  • 6:32OuverteRéponse directe

    Comment prenez-vous en compte les habitants dans vos projets ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:01Catherine ArnouFait
    « Ma priorité c'était quand même ça, d'abord de donner la liberté à nos habitants du logement social d'avoir un parcours résidentiel sur place. »
  • 10:40Charlotte LibertChiffre
    « L'ensemble de nos projets quasiment sont des projets du de complètement mixte. 50 % accession, 50 % logement social. »
  • 14:09Jeanne BarségianChiffre
    « On est à 30000 demandeurs de logements sociaux. On était à 20000 en début de mandat. »
  • 19:57Amandine de MorChiffre
    « On est passé de 3000 habitants en 1946 à 37000 en 1980 avec la création de grands ensembles dans les années 70 100 % logements sociaux. »
  • 20:41Amandine de MorChiffre
    « On a 33 % de logements sociaux sur ce centre-ville. »
  • 23:38Nathalie ApéréFait
    « Les réponses que l'on trouve en rénovation thermique, c'est aussi du pouvoir d'achat redonné au ménage et du confort d'usage redonné au locataires. »
  • 24:23Nathalie ApéréFait
    « L'accession fait pleinement partie d'une politique de logement social aussi. »
  • 25:05Nathalie ApéréFait
    « Ça aussi pour effet d'emboliser le logement social avec des sorties qui ne se font plus et on renforce le fichier des demandes en attente. »
  • 25:50Nathalie ApéréFait
    « On a par exemple un programme local de l'habitat qui contractualise avec chaque bailleur et qui contractualise avec chaque commune. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Non speech

[Musique]

0:10
Locuteur

Alors, les relations entre les maires et l'État, c'est pas toujours simple en matière de logement social. Les élus locaux évidemment sont indispensables pour ces politiques publiques, mais ils sont parfois dessaisis des compétences ou parfois se retrouvent de temps en temps impuissant. Et aussi, il gère de nombreux paramètres et de nombreux interlocuteurs qui sont plutôt en augmentation, État, bailleurs sociaux, promoteurs, établissement public foncier et bien sûr les habitants. Alors, comment retisser les liens entre les maires et ce thème central du logement social ? Est-ce qu'il faut décentraliser ? Est-ce que ça les aide ?

C'est une bonne idée ou alors est-ce que c'est une manière aussi pour l'État de se désengager un petit peu, de déléguer un peu trop cette tâche ? Comment est-ce que l'État peut accompagner des projets locaux ? C'est ce que nous allons voir ensemble au cours de cette table ronde et pour cela, j'accueille tout de suite Nathalie Aéré, maire de Rennes, présidente de Rennes Métropole. Bienvenue, vous pouvez venir par ici sous les applaudissements. Amandine de Mor, maire d'chirol. Jeanne Barségian, maire de Strasbourg, bonjour, bienvenue. Une une assemblée très féminine. Charlotte Libert, maire de Vincen, conseillère régional d'Île-de-Fance, bienvenue également.

et Catherine Arnou, maire de Chantelou Lévine, conseillère départementale des Yvelines, présidente de la commission nationale solidarité et renouvellement urbain, la commission nationale s. Bienvenue à vous toutes. Très intéressant d'avoir une parité euh comme ça très féminine. Moi, je suis très contente de ça. Euh alors, je le disais à l'instant euh pas toujours simple euh d'avancer euh avec un état euh voilà qui est un peu changeant parfois euh qui vous délègue des tâches puis qui en reprend un peu les moyens euh qui accompagne des projets locaux et puis après se désengagent.

Je voudrais commencer déjà cette table ronde par un petit tour de table, savoir où vous en êtes actuellement chacune euh dans vos politiques publiques autour du logement social, euh les enjeux auxquels vous vous faites face et puis les stratégies que vous avez envisagé. Euh je vais commencer par euh Catherine Arnaud euh à Chantelou Lvines. Euh vous avez mené un travail euh je crois sur euh la suppression des barres peut-être suppression des des grands immeubles comme ça. Enfin expliquez-nous un petit peu ce que vous avez tramé et puis euh peut-être un peu les difficultés auxquelles vous êtes confrontés. peut pas résumer une politique de renouvellement urbain à la suppression des barres.

Ça va bien plus loin que ça. Euh pour vous donner un contexte, il y a 15 ans, 17 ans, la ville de Chantel Lévigne avait 8400 habitants et avait 76 % de logement social. Aujourd'hui, elle a 10400 habitants et elle a 46 % de logement social.

Ça veut dire que c'est une politique de renouvellement urbain qui s'est accompagné d'une politique de construction euh de façon d'abord parce que ma priorité c'était quand même ça, d'abord de donner la liberté à nos habitants du logement social d'avoir un parcours résidentiel sur place puisque on le sait, nos habitants sont très attachés à leur territoire, très attachés à leur quartier et ont envie de continuer à fabriquer l'histoire de la ville aussi en restant sur place mais en leur donnant d'autres moyens. Donc en utilisant tout types de construction, on a commencé par du PSLA, on a bien évidemment de l'accession sociale à la propriété.

Euh on a on a été en faisant très très attention des au porteurs. Euh on a créé beaucoup de Lelli qui manquaient complètement. On a très peu de locations privées sur le territoire. Donc on avait de on avait du de la propriété privée et du logement social. C'était les deux chocs de nos de notre territoire. Euh donc 350 logements démolis dans le casadre de de logements sociaux démolis, quelques logements sociaux reconstruits d'une façon beaucoup plus harmonieuse et puis 650 logements différents, privés euh accession privée ou privé à venir.

Et dans ce cadre là et bien sur les premières opérations qu'on a fait, plus de 60 % des habitants du logement social ont trouvé sur place dans leur ville un peu de leur parcours résidentiel. Et moi, je reste persuadé que notre mission, des fois ma mission, c'est donner la liberté aux gens de rester ou de partir, quel qu'il soit, de venir ou de ne pas venir, mais surtout de venir, c'est toute la difficulté effectivement maintenant du manque de logement social, de venir et quand on est dans le logement social, rester libre de de rester sur place avec une autre forme de logement ou de quitter le territoire pour un avenir ailleurs.

Je je l'ai pas dit mais vous avez un téléphone là, un numéro de téléphone pour poser toutes vos questions que j'obtiens ici sur cet iPad et sinon il y a un QR code que vous pouvez flasher et donc n'hésitez pas pendant nos échanges et je reléai vos questions au maire pour pour voir un petit peu ce qu'elles en pensent. Quand vous dites toutes ces transformations que vous avez fait, est-ce qu'il y a parfois des difficultés, des moments un peu difficiles ? Comment vous gérez votre relation avec l'État dans toute cette stratégie que vous mettez en place et ces transformations ? Euh bien, j'ai la chance d'avoir des bailleurs intelligents.

Euh ils sont fait un peu tordre le coup au départ puis ça va très bien maintenant. J'ai la chance d'avoir un état local intelligent. Sen fait aussi un peu tordre le coup de temps en temps, mais ça va bien maintenant. Euh non, je pense que on a tous un rôle hein dans cette dans ces politiques publiques euh très vastes euh sachant que le maire il il s'intéresse évidemment à l'allure, à l'aménagement de son territoire, mais c'est au travers de la vie de ses habitants. Donc c'est un regard qu'il est le seul à pouvoir avoir. Euh non, je je n'ai pas souvenir de grandes difficultés qu'on n pas pu qu'on n pas pu dépasser.

Il est vrai que c'est un combat au quotidien face au promoteur, mais la vision à 20 ans, c'est le maire qui l', c'est pas le promoteur. Ça peut être la même chose par le bailleur. Donc en fait non, les les discussions sont quelquefois nombreuses. Il n'y a pas de vrais sujets. Je vais vous donner un exemple aussi parce que je trouve que c'est marquant sur notre territoire d'Île-de-France. En ayant construit 650 logements, je n'ai pas eu un seul recours des voisins, des habitants. Voilà, ça c'est un signe. C'est un bon signe. Ben, on se dit ben, on travaille longtemps avant. Hm hm. pour arriver à ce que ça soit à peu près consensuel. Et comment on fait justement du côté des habitants ?

Vous l'avez dit hein, votre première euh préoccupation c'est ça, c'est de satisfaire finalement les habitants, qu'ils se sentent bien, qu'il voient des transformations qui vont dans le bon sens pour eux. Comment on prend en compte ? Comment on les écoute en fait ? Ben, d'abord on les euh d'abord on les écoute euh on les écoute en les en les en vivant avec eux, en les fréquentant au quotidien euh quel que soit euh la proximité, la proximité associative et puis euh puis parce qu'il y a tous les temps euh d'une vie euh d'une vie municipale, c'est des temps où les gens nous parlent de leur logement. C'est c'est un peu obligatoire, hein.

Donc, il faut être très très attentif à leur demande, à leur difficulté de vie. Faut faut accompagner fatalement les habitants du logement social. à leur relation avec le bailleur euh et c'est un programme de renouvelement urbain, je vais vous dire, c'est euh c'est extrêmement utile parce que on a passé 10 ans à travailler avec pas seulement les représentants des locataires. Moi, je crois que j'ai fait 75 réunions publiques euh enfin publique par groupe d'immeubles pour écouter les difficultés, ce qu'ils voulaient de leur logement, comment ils pouvaient se se réapproprier un logement et et voilà. Donc c'est c'est en fait du quotidien.

Euh moi, j'ai des équipes municipales qui vivent sur place, qui euh qui sont en permanence et le logement euh ça n'est pas le seul, mais le logement est un des sujets que j'ai que que les habitants euh dont dont les habitants parlent toujours et de plus en plus. Merci beaucoup Charlotte Libert, côté Vincen. Euh alors l'idée là, c'est peut-être un peu plus de construire la ville sur la ville, d'essayer de gagner un petit peu de place. Alors, comment comment vous vous y prenez ? Merci. Merci de m'accueillir. Euh alors Vincent, c'est une toute petite ville hein, ça fait 2 km² et on est 50000 sur 2 km². Ça ça vous donne un ordre d'idée de la densité.

Je crois qu'on est dans dans le top 2 3 chaque année des des villes les plus denses de France, mais même au-delà puisque c'est l'équivalent de la densité du quartier de Manathan à New York. pour vous donner un petit ordre d'idée. Donc la question, moi j'étais on était à 7 % de logements sociaux quand on a eu une obligation de construire des des logements sociaux. Non, pas qu'on en avait pas fait jusqu'à présent, mais il fallait qu'on accélère. Et donc moi ma question c'est comment je fais pour faire du logement quand je n'ai plus de fonciers disponibles ? Oui. Euh puisque c'est ça le sujet où peu de fonciers. Alors on a on a traité ça en deux temps évidemment.

Le premier, c'est qu'on a regardé toutes les opportunités possibles euh pour euh essayer de trouver un petit foncier dispo. Alors, on a mis tous les outil de préemption possible, inimaginable pour que ça fonctionne. Et puis surtout, il fallait qu'on reconstruise la ville sur la ville en essayant d'être intelligent dans euh l'utilisation de nos de nos fonciers. Alors, il fallait qu'on monte, il fallait qu'on épaississe, mais il fallait pas qu'on dérange de trop, ce qui était déjà là, puisque par définition, il s'agit pas de construire sur un frontier sur lequel il y a rien du tout.

Mais ça veut dire qu'il fallait faire très attention aux voisins, aux avoisinants et apporter quelque chose si possible de positif par rapport à l'arrivée de ces nou ces nouveaux logements. Et donc ça c'est un vrai sujet. Je t'entend dire tout à l'heure que tu n'avais pas de recours sur tes permis. Mais quel bonheur ! Moi c'est systématique. Un petit peu. Moi c'est systématique. Alors c'est des projets qui peuvent durer des années et des années. Plus c'est dense, plus c'est compliqué. Et donc il faut donner du positif. Alors c'était quoi le positif que l'on pouvait offrir nous ? Et bien c'était du beau.

Il fallait qu'on construise joli parce qu'on s'insérait en plus dans un patrimoine qui était là. on est au pied du château euh et il fallait qu'on puisse donner enfin qu'on ne sature pas nos équipements publics parce que c'est ça aussi le problème quand on construit des nouveaux logement et qu'on peut même pas nous-même euh reconstruire des équipements publics. C'est comment faire en sorte que tout ça ne vienne pas se percuter euh collectivement. Donc sur chaque projet de logement de logement, on essayait soit d'offrir la possibilité d'un d'un parc d'un nouveau parc ouvert au public.

Euh bref, comme ça des petites astuces qui font que c'était plus euh acceptable par rapport à quelque chose qui était déjà figé dans le temps. Euh ça c'était la la 3è condition et puis le le la 2è condition et la trè condition euh c'était le la notion de mixité sociale à laquelle moi je suis beaucoup attachée parce que je veux que Vincen reste quelque une ville mixte euh et donc l'ensemble de nos projets quasiment sont des projets du de complètement mixte. 50 % accession, 50 % logement social. Et je pense que voilà, ça favorise la compréhension de chacun de la vie des autres, de la manière dont on fait société et cetera.

Donc c'est vrai que c'est une des conditions pour moi pour que l'intégration du logement social se fasse encore une fois dans un contexte qui est très contraint pour pour nous à Vincente. Donc on progresse, on est à 13 %. Autant vous dire que là ça devient un peu compliqué de trouver du foncier. Donc il va falloir qu'on soit astucieux, créatif. Et si il y a un message que je veux passer, c'est effectivement laissez-nous respirer pour que les maires puissent avoir un peu les mains libres sur un certain nombre de sujets relatifs au logement qu'on puisse construire tranquillement. C'est quoi respirer ? Alors bah les normes, tout tout ça.

Enfin, il y a énormément de choses qui si on pouvait les assouplir notamment nous permettra de construire beaucoup plus mais on est étouffé sur des collectivités comme la mienne qui sont extrêmement denses. On on en fait il y a plein de projets qui pourraient se faire. Je parle pas des du PLU, hein, ça c'est la c'est nous qui fixons nos propres normes. Euh mais il y a des normes un peu étonnantes parfois qui viennent en fait fortement contraire contraindre le la construction. Et alors quand vous faites une opération comme ça, vous le disiez, il faut pas que ça dérange ceux qui sont déjà là.

Il faut euh si vous aviez, je sais pas, un exemple ou deux d'opération que vous avez mené, comment ça se passe ? A pour l'acceptabilité dont vous avez parlé, offrir un peu du positif, des parcs, des choses comme ça. Euh comment ça se passe ? Alors déjà, ce sont des processus qui sont très longs, hein, pour sortir une opération. Je pense qu'on on la moyenne d'une opération déjà chez moi, c'est 12 logements, hein. Donc ça vous remet dans l'esprit. Et une opération de jaugement, ça peut être 6 à 7 ans de négociation et de travail avec les bailleurs et les habitants. D'accord. Donc on avance très lentement. Donc, qu'est-ce que c'est ?

passer beaucoup de réunions publiques de présentation d'explication des bénéfices des uns et des autres et cetera et notamment effectivement quelque chose autour de qu'est-ce que ça peut apporter cette nouvelle construction et c'est normal chacun voit ce qui peut perdre dans une opération de cette nature donc on fait beaucoup quand on peut le faire il m'arrive de préempter des des maisons pour pouvoir construire un immeuble dessus ces maisons, elles ont un jardin et ben ce jardin on l'ouvre au public de manière quasiment systématique maintenant d'accord merci beaucoup Jean Barsan Euh alors les mères ont aussi parfois des injonctions un peu contradictoires.

On doit pas trop construire parce qu'il faut respecter la planète mais construire en même temps parce que il faut du logement et notamment du logement social pour les citoyens. Comment on fait pour arriver à mener tout ça de front et que ça reste cohérent et que ça reste lisible et acceptable pour les les habitants ? Oui. Bonjour à toutes et à tous. Ben d'abord effectivement le la question du logement social, c'est une une question qui prend beaucoup de place dans le quotidien de de maire et et de présidente déléguée de l'Eurométropole de de Strasbourg à la fois parce que c'est une politique volontariste et ce depuis depuis plusieurs mandats.

Je reviendrai peut-être sur les caractéristiques de notre territoire et aussi parce qu'effectivement en tant que j'allais dire autorité de proximité très identifiée, on est interpellé, ça a été dit par les collègues quasiment tous les jours par les habitantes et les habitants sur des enjeux autour du logement social et notamment du fait des des fils d'attente à Strasbourg sur la métropole. On est à 30000 demandeurs de logements sociaux. On était à 20000 en début de mandat et pourtant on peut se le dire et je salue l'ensemble des des bailleurs de mon territoire et mon adjointe Suzanne Broly en charge aussi de la politique de l'habitat à la métropole.

On peut pas dire qu'on est démérité mais on est dans un contexte complexe aussi où on voit bah de plus en plus de personnes éligibles et on demande d'un logement social un parcours résidentiel qui peut être engorgé. Donc on est interpellé très régulièrement là-dessus. Et donc il y a plusieurs paradoxes. Vous avez raison. Il y a le paradoxe à la fois bah d'être interpellé par des habitants qui disent qu'ils ont besoin de logement et ça m'arrive quasiment tous les jours. Et puis d'être effectivement interpellé voir attaqué en justice par des habitants qui euh attaquent nos permis de construire euh parce qu'il considèrent que euh on est euh les pourfondeurs de la bétonisation.

Je reprends les les mots euh de mes opposants notamment, mais aussi de de collectifs d'habitants qui refusent de voir construire certains euh certains bâtiments, même si c'est pour du logement, même si c'est pour du logement étudiant. Strasbourg, c'est une grande ville universitaire, 65000 euh étudiants et donc on a d'énormes besoins en la matière. Ben là, voilà, on a plusieurs projets de résidence étudiante qui font toujours l'objet de d'opposition de de contestation.

Et alors euh j'allais dire que le paradoxe euh peut-être aussi parce que je suis maire écologiste, un certain nombre avait intégré que du coup euh j'étais donc contre le béton, contre les constructions, contre le logement social, ce qui évidemment pas du tout le cas. Et donc il y a une espèce de malentendu aussi là-dessus puisque bah en 2020 pendant la campagne, j'étais finalement euh l'une des seules à porter vraiment un projet volontariste pour la création de logement et de logement social.

en particulier les autres voilà ne parlant pas de logement mais parlant vraiment comme je disais de bétonisation voilà et donc ça c'est quoi c'est un travail d'information et de pédagogie pour expliquer un peu les orientations en étant écologiste mais en ayant envie de vous engager dans le logement social aussi. Oui et c'est la recherche de de l'intérêt général plutôt que les intérêts particuliers. C'est pas toujours facile à expliquer bien sûr mais c'est néanmoins nécessaire. Je voulais juste donner quelques enfin une photographie très rapide de notre territoire mais c'est 520000 habitants sur la métropole, 300000 en ville centre.

On a à Strasbourg centre un habitant sur quatre qui vit sous le seuil de pauvreté. Donc on est loin de la carte postale alsacienne Sigogne cathédrale. Enfin, il y a ça aussi. Mais euh il y a beaucoup de poches de pauvreté et la réalité c'est qu'on est sur un territoire très inégalitaire et donc les besoins sont là et en fait euh voilà et je comprends que des personnes puissent attaquer certains projets. Donc je pense que l'un des enjeux et et je remercie Suzanne de s'y coller au quotidien Suzanne Broly, c'est je pense l'exigence vis-à-vis de nos bailleurs et vis-à-vis aussi des des promoteurs du parc du parc privé.

C'estàd un dialogue où on pousse nos curseurs très loin sur la part de logement abordable pour répondre aux besoins du territoire, sur la qualité architecturale, sur la part de pleine terre et les espaces de respiration euh qui permettent d'éviter de de surdensifier, d'avoir ensuite une ville qui est qui est plus désirable ou plus bien habitable. Donc c'est cette exigence qu'on peut avoir et bien sûr aussi la pédagogie et les périodes de concertation euh avec euh avec euh les habitants qui permettent aussi de voilà à la fois effectivement de renforcer l'acceptabilité euh le le plus possible et on est un territoire qui aime bien aussi expérimenter un certain nombre de de choses.

Je pourrais y revenir mais c'est vrai qu'on travaille beaucoup sur des dispositifs. Donc ça fait 10 ans qu'on travaille sur la lutte contre le logement vacant. On pousse très loin les curseurs de la transition écologique. Je pourrais revenir tout à l'heure notamment pour concilier création de logements et notamment de logements sociaux voir très sociaux et sobriété foncière et et et énergétique. Donc voilà, on cherche en fait aussi à être dans l'innovation et je remercie nos nos partenaires qui jouent le jeu au quotidien qui nous permettent d'avancer. Alors, j'oublie pas, merci beaucoup. J'oublie pas, il y a une question qui a été posée intéressante sur le niveau intercommunalité.

Je vous la lis mais je voudrais finir d'abord notre tour de table et en gros quel rôle pour les maires quand les compétences logement et urbanismes sont le plus souvent transfermé transférées aux intercommunalités ? On y reviendra euh juste après, mais je voudrais euh Amandine que vous nous disiez un petit peu quel voilà comment vous vous y prenez, qu'est-ce qui se passe chez vous exactement ? Qu'est-ce qui manque ? Qu'est-ce qui est difficile et comment vous tracez votre stratégie par rapport au aux autres stratégies qui ont été qui ont été défendues dans votre ville ? Merci. Bonjour à toutes et à tous.

Déjà peut-être présenter la ville dont je suis maire et Chirol euh dans la périphérie immédiate de Grenoble. J'en profite pour saluer le le maire de Grenoble qui est ici présent, Éric Piole. Euh oui, 37000 habitants. Euh la ville deschirol a le plus fort taux de l'ISER en terme de logements sociaux. D'accord. Euh puisqu'on est à 45 %. Euh une histoire très atypique aussi puisque'une ville qui a poussé un petit peu euh d'un coup euh dans les années euh 7080 puisqu'on est passé de 3000 habitants en 1946 à 37000 en 1980 avec la création de grands ensembles dans les années 70 100 % logements sociaux, j'ai envie de dire.

Euh la ville neuve des des Chiroles qui est euh d'ailleurs la ville neuve qui est commune avec le territoire Grenoblois et le quartier de Village Sud. euh des enjeux aujourd'hui qu'on a eu à gérer de rénovation et notamment de rénovation thermique hein de ces de ces logements sociaux. On a pu bénéficier de l'enue 1 sur Village Sud et là actuellement de l'enrue 2 sur les villes neuves de d'chirol et de Grenoble. Voilà. Et puis aussi dernière spécificité, la création d'un centre-ville euh il y a qui a été attaqué il y a une trentaine d'années qu'on vient tout juste de terminer parce que on ne voulait pas être relégué comme ville de banlieu ville d'hortoir.

Il était important pour la ville des Chirol Centre-ville avec toujours une production de logements sociaux. He c'est un peu dans notre dans notre ADN à Échirol puisqu'on a 33 % de logements sociaux sur ce centre-ville. D'accord. On reviendra après sur j'aurai d'autres questions sur le Fond National Notamment d'aide à la pierre. Comment vous vous positionnez sur le le bilan de ce fond et son avenir silan ? Je continue mon tour de table avec vous Nathalie Apéré Aren. Comment ça se passe ? Quel profil pour quel logement et quelle stratégie ? Bonjour à toutes et tous et pardonner une voix un peu couverte mais je crois que les Bretons sont pas faits pour supporter la froide manifestement.

Euh la politique de l'habitat pour nous, elle est matricielle parce que ça a été dit par les collègues, la première demande qui a adressée à un maire, c'est comment on loge chacune et chacun pour lui permettre d'habiter là où il veut à un prix abordable qui correspond à ses revenus et construire sa vie. Donc on est vraiment dans une préoccupation extrêmement forte de nos habitants qui consacrent pour se loger le budget le plus important de tous les budgets contraints du du ménage.

Et dans un moment où on subit une crise du logement qui est manifeste et structurelle à l'échelle nationale, cette demande de logement est très forte et c'est d'autant plus important de le dire que parfois le débat public dans nos communes est pour autant trusté par ce que j'appelle les concerts de casserole, le cas échéant.

d'autres parlaient des recours tout à l'heure, c'est-à-dire euh souvent de collectifs, de propriétaires inquiets de voir euh leur environnement évoluer et et c'est bien légitime d'être inquiet et à nous de rassurer à nous de trouver les méthodes de concertation qui permettent que l'acceptabilité des projets soit possible mais sans renoncer à cet objectif de loger chacune et chacun. Et euh partant de cet impératif euh je crois avec une politique volontariste, moi je je la qualifierai d'assez systémique. La manière dont on aborde euh la question du logement en tout cas à Renn comme beaucoup d'autres, c'est de se dire qu'on peut pas raisonner en silo.

On a besoin de trouver les leviers pour chacune des problématiques posées. C'est-à-dire qu'on ne peut pas penser la production sans passer sans penser la rénovation et et singulièrement la question de la rénovation thermique. On est nombreux à penser que les questions de transition écologique et de justice sociale sont les deux phases d'une même pièce et il nous faut avancer en commun sur ces questions. D'ailleurs, les réponses que l'on trouve en rénovation thermique, c'est aussi du pouvoir d'achat redonné au ménage et du confort d'usage redonné au locataires.

Mais systémique, c'est aussi comment est-ce qu'on concilie le droit au logement avec la la mixité sociale, comment est-ce qu'on concilie des politiques d'attribution avec des politiques de loyer ? c'est comment est-ce que quand on s'intéresse fortement évidemment au logement locatif social et quand je dis s'intéresser en ce qui nous concerne, c'est avec des objectifs de production et de rénovation importants et puis un niveau de subvention à l'équilibre par la collectivité de l'opération qui est aussi très important. Mais on ne peut pas pour autant en oublier les questions d'accession.

Moi, je je considère vraiment que l'accession fait pleinement partie d'une politique de logement social aussi parce que il y a des ménages singulièrement classe moyenne qui ont envie d'être propriétaire, de se constituer un patrimoine, de pouvoir avoir une économie pour la retraite ou de transmettre aux enfants. Et si on n'est pas capable de satisfaire cette demande là, surtout dans des métropoles régionales attractive où les prix sont très ou trop élevés, disons-le très clairement. Et et bien ça aussi pour effet d'emboliser le logement social avec des sorties qui ne se font plus et on renforce le fichier des demandes en attente les frustrations.

Euh et quand je parle de frustration, c'est que je la la conviction que un certain nombre démocratiques et sociales que l'on vit ont beaucoup à voir avec la question du logement. Le fait de pas pouvoir habiter là où on veut à proximité de son travail dans euh des conditions euh de dignité et de confort suffisante. Euh c'est euh je je crois euh responsable de beaucoup euh de colère qui se voit dans la rue, qui se voit dans les urnes. Et c'est pour ça qu'on a euh évidemment un impératif à ce que tout soit mis en œuvre à l'échelle de nos métropoles. pourra peut-être revenir sur sa question maire ou enfin commune ou intercommunalité.

Les regards sont peut-être un peu un peu différent euh pour faire en sorte que cette politique systémique elle soit aussi portée de manière partenariale. Enfin je je pense que la collectivité elle est légitime à mettre tout le monde autour de la table. Par contre les solutions et bien elles sont chez les uns, chez les autres. Et moi je je crois beaucoup aux logiques de contractualisation. On a par exemple un programme local de l'habitat qui contractualise avec chaque bailleur et qui contractualise avec chaque commune. Et quand je dis contractualiser, c'est pas pour le plaisir de de graver nos noms au bas d'un parchemin.

nombre de logements produits, nombre de logements rénovés, politique des loyers, attribution, localisation, objectif de de densité, stratégie bas carbone, enfin c'est tout ce qui nous permet de manière négociée. Le contrat, il est le produit de négociation, de répondre ensemble à à des besoins qui sont considérables et ignorer la crise du logement et la demande de logement aujourd'hui. aller demain mais mais peut-être même avant-demain euh à grosse difficulté l'encontre de de crises qui peuvent être assez dramatiques pour le pays.

H et puis on on sent quand même qu'il y a une espèce de colère alors des inquiétudes mais une colère aussi par rapport à à cette problématique là qui empêche un grand nombre. Je voudrais qu'on revienne justement à cette question sur l'échelle intercommunale et communale. Comment vous vous débrouillez avec des compétences qui passe de l'une à l'autre échelle ? Catherine, si vous voulez répondre. Euh donc un exemple, Île-de-Fance, Grand Ouest. Euh nous sommes une communauté urbaine de 405000 habitants, 73 communes, 52 moins de 2000 habitants pour vous donner une idée. Ouais.

Et dans dans et dans toutes ces communes, il y a par exemple Montel Jolie le Valfour, vous voyez à côté de la commune de 200 habitants. C'est quand même le choc des cultures. C'est d'abord ça, une communauté urbaine. C'est une petite France. Enfin, c'est comme ça qu'il faut la vivre. Et puis et puis c'est quand même la communauté urbaine, ce ne sont pas les autres. Et la commune, nous la communauté urbaine, c'est nous. C'est l'ensemble des mères qui créent le qui crée le le niveau et qui porte la politique. Et puis c'est comment vous comment peut-on imaginer par exemple que l'équilibre d'un territoire se fasse au seul sein d'une commune ?

Alors évidemment quand elle a 300000 habitants peut-être mais mais des communes de 10 12000 habitants, elles sont nombreuses quand même sur l'île-de-france surtout à l'Ouest. Comment voulez-vous que l'équilibre de territoire, la mixité sociale, elle soit portée ici ? C'est pas possible.

Donc en fait donc en fait c'est sans doute la première échelle possible au-delà de la commune sur lesquelles la mixité peut se penser vraiment, l'équilibre de territoire peut se penser vraiment plus intelligemment et plus doucement que euh on pourrait nous l'exiger parce queen fait on est quand même du coup on on quand on crée une communauté urbaine mais on commence une autre histoire enfin à côté de la nôtre à côté de celle de la ville et je peux vous assurer qu'il y a nos habitants, ils ont une lecture très proche quand même et ils ont envie d'aller invité dans la ville d'à côté. La ville d'à côté c'est la communauté urbaine. C'est la même unité.

Le PLHI dont on s'est doté très tôt euh c'est un PLHI qu'on a fait un plan local de l'habitat intercommunal. C'est un plan qu'on a fait qu'on a écrit ensemble. Le plan de local d'urbanisme nous l'avons écrit ensemble. Alors il y a des temps de négociation obligatoire mais à un moment donné c'est quand même lentement mais sûrement à ce niveau-là que se fera un équilibre territorial, un équilibre de produit un équilibre de logement. Euh et puis euh et puis c'est aussi ça la la la vie de notre territoire. Il y a des endroits où il n'y a plus un foncier h et à côté il y a le foncier pour accueillir.

Et ben à côté on est en faisant partie de la même de la même structure intercommunale, il faut penser que là aussi on peut alors dire tout le monde est d'accord. Non encore une grande idéaliste et je l' Non dire que tout le monde est d'accord mais il faut y aller doucement et on y arrivera. Est-ce que les autres maires sont sont d'accord ? une échelle qui paraît pertinente l'intercommunalité Amandine, c'est oui une échelle qui peut paraître pertinente. Par contre, nous on a on a on a un PLH métropolitain.

On a fait le choix par contre de conserver très fortement la question de la demande et j'en profite d'ailleurs pour saluer mon élu qui est en charge qui est présente là, Daniel Robin, qui suit ces questions de de très très près parce que on manque de proximité au niveau métropolitain à notre sens avec les demandeurs. Donc c'est pour ça que nous on a poussé sur ce choix-là. Et ça pose aussi la question euh certes oui, on vit la même métropole mais la question des solidarités entre les communes de cette métropole.

Euh certaines respectent la loi SRU, d'autres ne font aucun effort sur le territoire alors euh qu'on a des listes d'attentes de 4 à 5 ans pour accéder aujourd'hui à un logement social sur l'agglomération grobleuse. Donc moi ça m'interroge quand même beaucoup, c'est des choses qui reviennent beaucoup en débat aussi en séance, c'est comment est-ce qu'aujourd'hui aussi on est solidaire. sur ces questions-là et que la question du logement social, c'est pas tabou sur une commune. Ça, je sais que c'est compliqué des fois à porter à porter auprès des habitants, mais on a un besoin cruel de logement social qui concerne quand même une grande majorité de notre population.

Jeanne, Nathalie, Charlotte, un commentaire sur cette échelle intercommunale ça marche si chaque commune est solidaire justement que les réalités territoriales peuvent être très différentes et euh je j'échange souvent notamment avec des collègues franciliens pour lesquels les échelles intercommunales continuent à poser des questions. Moi, je je vous parle plutôt à l'échelle d'une métropole qui a un bassin de vie cohérent avec une ville centre et avec des habitants qui vivent véritablement la métropole comme un territoire du du quotidien. Et dans ces cas-là, oui, forcément que la politique, elle est intercommunale, d'abord parce que c'est quand même ce qui permet la mutualisation des moyens.

Euh et ce que disait Catherine tout à l'heure, enfin la tercommunalité, c'est chacun de nous. et et c'est ce qu'on peut y mettre et c'est les moyens qu'on met en commun pour introduire de la solidarité et euh de la péréquation.

Euh et euh c'est aussi ce qui permet tout en tenant compte des spécificités des communes mais aussi des volontés politiques communales euh de garantir qu'il y ait des déséquilibres et sur la production de logement social, on sait bien que traditionnellement l'histoire souvent l'histoire sédimentée des années 50 60 70 ont fait que certaines communes ont accueilli historiquement avantage de logements sociaux que d'autres et rééquilibrer la production pour redonner du choix résidentiel à des ménages pour qu'ils puissent, s'ils le veulent, habiter dans la ville centre, dans un quartier politique de la ville, dans le centre-ville ou dans une commune périphérique.

Bien, c'est c'est important de pouvoir le faire à l'échelle intercommunale. Pour autant, un point de plein accord avec ce qui a été dit à l'instant. Moi, moi je suis une inconditionnelle de l'interco sur la politique de l'habitat euh et y compris quelquefois pour pouvoir aiguillonner les ma. Je je suis en revanche extrêmement hostile alors à toucher la l'article 55 de la loi SRU d'une manière générale mais spécifiquement sur la mutualisation de ce que peuvent être les amendes des Cru parce que c'est aussi euh disons-le un instrument de pression amicale mais de pression quand même sur les mers qui le cas échéant pourrait être récalcitrant.

Donc je pense que ce serait trop facile de se faire payer de manière mutualisée les amendes des SRU quand on n'est pas capable de le tenir à l'échelle d'une commune. Donc il faut un peu des obligations enfin un peu forcer la main enfin avoir un petit peu ce type de régulation en tout cas on va dire. Jeanne vous vouliez commenter ça c'est important. Oui juste pour dire que bien sûr ça fait ça fait sens et et pour ma part je suis vraiment pour pour cette échelle enfin l'échelle de la métropole elle est vraiment pertinente comme ça a été dit. C'est un bassin de de vie cohérent. Je pense qu'il y a un besoin de solidarité et de rééquilibrage.

Ça a été dit aussi hein, quand on voit qu'à à Strasbourg, on est à 31 % de logement social et que il y a un certain nombre de communes dans la métropole qui sont encore carencées, que comme je le disais, il y a une concentration aussi parfois de la pauvreté ou des vulnérabilités et on prend largement notre part et on est même prêt à aller plus loin. Néanmoins, je pense que cette solidarité et ce rééquilibrage doit être fait.

Et d'ailleurs, j'irai même parfois plus loin en disant que euh peut-être même le périmètre de la métropole ne ne suffit pas puisque quand je regarde la carte du Barin ou ou de l'Alsace, j'ai quand même l'impression qu'on assume la quasi totalité, euh j'allais dire de de la charge. Et il me semble que il y a quelque chose à réfléchir aussi dans dans une coopération et une alliance des territoires qui peut même dépasser l'intercommunalité ou la métropole dans notre cas et qui permettent de construire de vraies de vraies coopérations.

Ce que je voulais dire également et peut-être ça ça fait aussi la transition avec la question de la de la de la transformation écologique, mais c'est que être agir à l'échelle de la métropole, ça nous permet d'avoir des politiques intégrées entre la politique de l'habitat. Euh on a notre PLUI, notre PLH et on a notre plan climat et donc ça nous permet d'avoir des politiques beaucoup plus cohérentes en terme d'objectifs. On parlait tout à l'heure de rénovation euh thermique des bâtiments. Il est clair que si on est bien fixé et aligné sur les objectifs du plan climat de la métropole, bah tout le monde s'y met.

les bailleurs également et donc on peut plus facilement massifier et atteindre et atteindre nos objectifs. Et un autre un autre sujet qui nous tient fortement à cœur à à Strasbourg parce que c'est vrai que quand on parle de transformation écologique en matière d'habitat, on parle beaucoup de rénovation thermique et c'est normal et il faut continuer de le faire. C'est aussi un enjeu social. Nathalie le disait hein, ça permet de faire baisser les factures d'énergie. Donc c'est c'est vraiment vertueux.

L'autre question qui nous importe beaucoup, c'est la question donc du foncier et notamment de ne pas déjuger un objectif de zéro artificialisation nette euh à terme et donc de vraiment travailler. Et donc c'est là que bah si je travaille à l'échelle du B communal de Strasbourg assez vite euh voilà je vais être bloqué on a quasiment plus de réserves foncières. Les dernières, elles seront d'ici 10 15 ans 20 ans. Je vois Charlotte qui chez nous c'est vous en avez parce que il en reste encore un petit peu mais voilà tout est planifié et ce sera aussi urbanisé. Évidemment, on reconvertit des friches.

Évidemment, en priorité, on travaille sur des secteurs déjà artificialisés, mais on voit bien aussi la nécessité de penser cette ce zéro artificialisation nette qui doit pas être un tabou parce qu'en fait on aura aussi besoin de de terre agricole. On aura aussi besoin à l'avenir euh de terrain pour créer des énergies renouvelables. On a aussi besoin euh d'espaces de de nature qui restent préservés, qui permettent de nous protéger contre euh les inondations et cetera et cetera. Et donc penser à une échelle plus large, ça nous permet tous les besoins justement d'intégrer l'ensemble des besoins des personnes.

Le logement étant un des besoins primaires, mais aussi de penser les besoins complémentaires et et transversaux. Charlotte, je vous laisse réagir sur l'intercommunal et je vais y rajouter une question que j'essaie de reler au fur et à mesure, il y en a d'autres sur est-ce qu'on arrive à déconstruire, est-ce que les maires ou comment les maires peuvent-ils travailler à déconstruire les préjugés qu'il y a autour du logement social et du développement résidentiel en général ? On en a un peu parlé déjà avec vous et avec Jeanne aussi mais sur les deux aspects intercommunalité et puis perception du logement social.

Oui, sur l'interco, enfin, si on prend l'exemple spécifique de Vincen, je serai assez mal à l'aise pour répondre à cette question parce que euh en en fait, on nous a euh imposé des intercommunalités en première couronne qui n'ont pas de sens euh au sein au sens de ce que vous dites, c'est-à-dire du bassin de vie. Donc, on a des structures en fait adoc qui ne représentent pour certaines rien en terme de vie commune, de transport, de logement en commun. Il y a pas de cohérence quoi d'ensemble. Non.

Et donc c'est là où moi je suis un peu mal à l'aise pour répondre à cette question parce que oui, je partage euh probablement l'idée que une échelle un peu plus étendue, on va dire que une petite commune de 50000 habitants, il faut réfléchir de plus large, mais je suis pas certaine que le référentiel interco ou EPT en première couronne soit le bon quand on fait on a fait des mariages forcés notamment. Et je pense qu'il y a une condition par contre si on réfléchit à à une échelle un peu plus large, c'est de respecter l'histoire de la ville et donc de ne pas vouloir imposer et et ça c'est à nous de nous organiser au niveau de l'interco les mêmes règles partout.

On a eu des discussions sans fin nous au sein de notre EPT pour pour travailler sur les PLU qui sont nécessairement très différent selon les les collectivités et qui doivent l'être. Parce que quand on quand on met en commun euh le le l'histoire de Vincè avec celle de Champign sur Marne, euh bah en fait on n' pas l'histoire, on n'a pas la même histoire, on vient pas du même endroit et nécessairement la trajectoire est probablement un peu différente. Donc oui, il faut réfléchir euh à la manière dont on dont on avance sur cette question, mais attention à respecter l'identité et l'histoire des des collectivités, ça me semble absolument essentiel.

Donc un petit bémol sur l'intercend par interc évidemment. Et alors sur les habitants, enfin sur les les préjugés qui peut y avoir sur le logement social, comment est-ce qu'on arrive à déconstruire ça, faire accepter euh ça ? Bah, c'est un peu ce que je vous disais tout à l'heure. Je pense que enfin les préjugés, ils ont la don, enfin voilà, ils ont un peu la viure et c'est un peu compliqué.

En revanche, quand on on explique que certains logements, notamment ceux qui ont les loyers les plus élevé correspondent par exemple à des jeunes fonctionnaires de Mercy qui peuvent se loger, je parle de ça parce que chez moi j'en ai pas mal qui arrivent à Vincen et qui voilà peuvent effectivement intégrer nos logements sociaux. Tout de suite les choses et le regard changent. Bon ensuite on est c'est bizarre c'est étrange. Ouais. Ouais.

Non, mais c'est je le dis en avec un petit sourire, mais c'est malheureux d'en venir là pour expliquer en fait que voilà, on a encore un peu de travail à faire sur le logement social et puis que potentiellement tous dans notre vie, on peut avoir à un moment avoir accès ou enfin avoir une nécessité de de d'aller dans le logement social. Et c'est très bien. Et puis ce que je vous disais tout à l'heure, c'est quel est l'avantage en fait que l'on a à créer du logement. Qu'est-ce que les gens qui sont déjà installés dans un univers qui est confortable, en tout cas pour pour Vincen, peuvent gagner finalement dans le changement qui leur être imposé.

Euh parce que bien sûr on est tous peut-être un peu bisounours. On se dit queon on peut avoir envie que l'intérêt général prime mais dans la vraie vie c'est pas complètement comme ça. Je voudrais euh d'autres réactions mais je voudrais répondre à une question puis après arriver sur les leviers et puis les questions tournent aussi beaucoup sur la décentralisation. Le pouvoir que vous aimeriez avoir en plus ou l'équilibre avec l'État. Et il y a là il y a une question sur le foncier dont vous avez parlé. L'urgence, c'est de reprendre le contrôle du foncier. Est-ce que c'est facile pour les maires d'accéder au foncier public dont on parle tant comme solution pour produire ?

Je sais pas qui euh est plus à même de répondre sur bah ce foncier public sur lequel on pourrait l'ornier quand on en a peu. Euh est-ce que c'est facile ou pas d'y accéder ? Euh est-ce que c'est des discussions longues ? parce que ça ça vous laisse pour l'instant pas tellement l'envie d'en parler. Non, je réponds volontiers. Bah là, on peut, j'allais dire avoir la maîtrise de l'aménagement public, on le fait et on se pose d'ailleurs le plus possible la question.

On a euh on a une une immense ZC qui va jusque qui va jusqu'au au rein et qui nous permet de penser voilà, c'est aussi ce que je disais sur l'intégration des des politiques, c'estàd que ça nous permet de penser au-delà de la question du logement les équipements publics dont on a besoin, donc les médiathèques, les crèches, les centres médicaux, les maisons urbaines de santé, les transports et dans cette a d'ailleurs, le tramouet a été construit avant même l'arrivée des habitations, ce qui est assez intéressant parce que du coup par définition c'est très bien desservis les aménagements et donc aussi comme je le disais les espaces de respiration, de convivialité et de nature et donc et les activités économiques et et services qui sont qui sont nécessaires.

Donc on se pose évidemment de plus en plus ces ces questions avec notamment un certain nombre de friches pas seulement sur Strasbourg mais aussi sur d'autres communes de la métropole où le fait d'être en maîtrise publique va évidemment nous permettre ensuite des projets d'aménagement très cohérents où on pourra pousser très loin nos curseurs notamment en matière de logement social et et abordable et en matière de transformation écologique du territoire. Enfin, il faut dire aussi que ça nécessite des moyens euh conséquents et que et que on n' pas toujours évidemment suffisamment de leviers financiers pour pouvoir aller aussi loin qu'on le souhaiterait.

Néanmoins, je voulais juste citer un exemple sur Strasbourg juste en face du Parlement européen où on reconquière une friche de de 11 hectares qui était l'ancien parc des expositions pour en faire vraiment un quartier vitrine européenne de de la ville de demain. le quartier Archipel 2 avec un un immense parc de 5 hectares avec des services publics avec beaucoup de logement social et avec aussi de acteurs culturels, des acteurs de l'économie sociale et solidaire, des acteurs de la solidarité.

Donc on arrive à quelque chose à un quartier très vivant, très mixte au pied du Parlement européen et ça c'est clairement parce qu'on a cette maîtrise publique qu'on arrive à aller évidemment aussi loin euh dans ce ces modèles exemplaires. Nathalie Perry, vous vouliez compléter sur le foncier public ? Ouais, comme tout ne va pas toujours mal quand même, moi j'ai plutôt le sentiment que c'est mieux sur question de la libération du foncier public que paradoxalement alors comme l'État entre autres grands opérateurs est quand même un porteur de foncier important et qu'il est dans une recherche de valorisation de son propre patrimoine, les sessions se font un peu plus facilement.

En revanche, c'est les prix d'acquisition sur ces sessions qui sont plus compliquées parce que si c'est vécu comme une poule aux œufs d'or ou des bijoux de famille dont il faudrait maximiser la valeur sans tenir compte de l'affectation finale qui est de construire du logement et de construire du logement social, alors on arrive effectivement sur des valeurs de référence qui sont compliquées. Ce d'autant que c'est un des gros enjeux pour nous. Oui, évidemment non artificialisation des des sols comme un impératif, mais le renouvellement urbain, ça coûte beaucoup plus cher que l'extension urbaine. Et la question des modèles économiques du renouvellement urbain est un vrai sujet.

Donc s'il n'y a pas de décod significative sur le foncier, si l'État par exemple lui-même lorsqu'il est détenteur de foncier le vit dans un rapport spéculatif, alors effectivement sortir du logement derrière c'est compliqué. Donc je pense qu'il y a pas de problème de blocage de principe. C'est c'est plutôt sur les montants de transaction que les discussions avec les domaines peuvent être particulièrement soutenu. Très bien. Alors dans un deuxième temps, je voudrais voir bah quelles sont les solutions, les leviers qu'on peut activer à la fois de votre côté mais aussi peut-être du côté de l'État. Et c'est vrai que je le disais à l'instant, il y a pas mal de questions sur la décentralisation.

Euh j'en cite euh deux. Euh, plaidez-vous en tant qu'élu local pour la décentralisation des politiques de logement ? Si oui, avec quel moyen ? Euh et il y avait une autre question autour de ça euh qui m'échappe, mais euh Oui. Les maires ont-ils besoin de plus de pouvoir pour l'attribution des logements sociaux là ? Quels enjeux du point de vue du MR ? Qu'est-ce qu'il en est sur ça ? Décentralisation. En plus, c'est une petite musique qu'on réentend à nouveau, pas spécifiquement sur le logement ni le logement social, mais en tout cas c'est un peu dans dans l'air du temps, même si pour l'instant les décisions restent un petit peu en l'air. Euh qu'est-ce que vous en pensez ?

Est-ce qu'il vous faut plus de marge de manœuvre ? Est-ce que c'est bien mais il faut les moyens avec comme on dit souvent. Qu'est-ce que vous en pensez ? Qui veut se lancer ? Din-y oui, avec les moyens qui vont avec, ça c'est toujours mieux. Mais je me pose quand même la question de de l'équilibre territorial derrière euh parce que on l'a vu sur d'autres d'autres volets que celui du logement quand on décentralise, qu'on laisse une trop grande liberté aussi d'agir et bien il y a de l'inaction de la part de certains. Donc il y a il y a toujours ce petit sujet là en petite musique de fond qui qui m'inquièterait sur le sujet et sur la question des attributions.

Ça a été un grand sujet de débat de ce qu'on disait le le clientélisme pour poser le mot de du pouvoir que pouvaient avoir les maires sur les attributions de logement. Euh aujourd'hui, on en est quand même un peu loin, un peu trop loin. Euh moi, je le vois sur euh plein de volets sur le le la question du parcours résidentiel, sur euh les questions aussi en lien avec la sécurité publique où ma fois si les maires avaient un petit peu plus de pouvoir là-dessus, on arriverait aussi euh à régler un certain nombre de de situations pour nos concitoyens et concitoyennes. Et alors l'équilibre territorial, je reviens sur votre première premier sujet, c'est l'État.

Donc ça serait la l'État en tant que responsable un peu de l'aménagement du territoire global qui doit garder cette cette ce rôle-là. Bah non, mais qui doit qui doit garantir qui doit continuer de garantir à ce que les les communes jouent le jeu. On est dans un pays où il manque quand même cruellement de de logements notamment de logements sociaux et il a ce rôle essentiel à jouer. Il faut qu'il le tiennent. Et on parlait tout à l'heure des des amendes qui qui sont liées à la non production, aux obligations.

Euh moi je me dis que certaines nous on en on le voit sur notre métropole Grenoble, certaines communes depuis 2020 euh vont à la production mais n'ont pas encore atteint ce niveau et sont continu à être pénalisés. Je me dis que cet argent-là au lieu de le retirer aux communes pourrait être réinjecté dans la production à partir du moment où la commune est volontaire pour le faire. D'accord. Donc dans dans l'idée d'une trajectoire en fait, lui laisser le temps euh d'aboutir ses projets. Nathalie Peré sur le la décentralisation, si si vous me permettez, une formule un peu triviale, décentraliser du rien, ça fait toujours du rien. Oui.

Euh et donc s'il y a plus d'aide à la pierre avec une extinction du FNAP, si s'il y a plus les moyens d'une politique de rénovation thermique avec ma prime rénove étranglée erratique dans ces modalités d'attribution et et de financement. Si il y a un état qui tient pas ses engagements sur l'enrue 2 alors qu'on a tellement besoin de finir et sur l'enue 3 alors qu'on a tellement besoin d'aller plus loin, alors on peut toujours décentraliser pour dire au maire bah dites donc est-ce que vous êtes mauvais ? On vous a donné une politique qui n'existait pas et vous n'en avez rien fait.

Donc décentraliser, oui euh au sens euh faire confiance, contractualiser, donner de la responsabilité au maire, mais euh avec des objectifs très clairs et et des objectifs qui sont aussi des objectifs de solidarité nationale. Moi, je je ne pense pas que l'État puisse se passer d'une politique de l'habitat. il peut d'autant moins se passer d'une politique de l'habitat que euh le secteur est un des plus gros contributeurs de recette de l'État.

Enfin, quand on part du principe euh que c'est 90 milliards de recettes le secteur de l'habitat pour 40 milliards de dépenses, alors il y a une discussion possible sur ce delta et sur ensuite la manière dont on déconcentre, dont on délègue, dont on décentralise. Oui, mais sur la base d'une politique qui existe. Alors, ça fait le lien avec le financement. Euh donc ça pose la question du financement. Vous avez parlé des aides à la pierre aussi. J'aimerais bien aussi avoir votre avis sur le bilan de ce fond-là et puis vos vos souhaits pour son avenir s'il y en a un.

Catherine, vous vouliez réagir sur décentralisation du financement euh sur une question précédente, comment changer le regard des maires sur le logement social et est-ce que les maires ont la ont la ont le pouvoir de la politique d'attribution ? Les deux vont ensemble. Qu'est-ce qui fait ce regard du logement social par rapport au pour les maires ou les habitants qui ne le connaissent pas ? C'est effectivement nos grands quartiers d'habitats sociaux qui depuis 40 ans porte toute la solidarité nationale. Et qu'est-ce qui fait cette difficulté de la de nos quartiers ? c'est que la politique du peuplement et bien ça n'est pas nous qui laortons.

C'est une politique d'état qui de temps en temps ressemble tout à sauvage de la politique anticipée ce qui fait en fait que nos quartiers peuvent subir de très grandes transformations volontaristes qui fait changer leur regard extérieur. Ça c'est plutôt bien parce que je pense qu'on ne peut convaincre qu'en montrant que des choses peuvent changer mais que le le l'aménagement d'un quartier ça n'est pas la qualité de vie et le niveau de de ses habitants. Moi, je vais vous donner des exemples parce qu'on fait des études très régulièrement sur le la communauté urbaine. On va dire en 10 ans la moyenne du taux de pauvreté de nos quartiers alors que beaucoup de choses ont été démolies.

Avant c'était un peu moins de 30 %. C'est aux alentours de 37 % de personnes qui vivent en dessous du seuil de pauvreté. Donc en fait il y en a moins. C'est aussi concentré. La pauvreté est aussi concentrée. Et quand on regarde bien, ce ne sont pas les mêmes parce que ça tourne énormément en Île-de-France et en fait ce sont tout ça de nouveaux habitants. Alors euh on sait faire, on continue à les prendre en charge de tout ça. Mais comment comment on fait porter à la fois le logement bâti et une politique de peuplement équilibrée qui changera aussi le regard ? C'est dit et sur le financement. Alors, je reviens à ma question sur le fond national des aides à la pierre.

Est-ce que c'est quelque chose qui vous a euh qui vous aide évidemment ? Euh est-ce que c'est quelque chose que vous regrettez si ça va plutôt à la baisse ? Je sais pas qui souhaite répondre sur ce sujet et plus globalement sur le sujet du financement puisque comme le disait Nathalie Perz, partager du rien, ça fait toujours du rien. Donc c'est assez cohérent, assez logique. Quelqu'un sur les aides à la pierre ou sur le financement Jean ? Oui, plus globalement, on va dire que nous sur les leviers, ça fait le lien aussi avec la question sur la décentralisation qui a été posée tout à l'heure, mais sur nos leviers et nos politiques volontaristes, on actionne tout ce qu'on peut.

La métropole de Strasbourg a débloqué 13,5 millions d'euros il y a quelques mois pour permettre de soutenir le logement social et vraiment de venir débloquer un certain nombre d'opérations. On voit que dans la crise du logement que connaît notre pays, s'il y a pas des fonds supplémentaires qui sont débloqués pour mener de front la production de logement et la rénovation du parc existant, on n'y arrivera pas. Et quand quand on le fait et quand l'État le fait, en fait ça fonctionne. Je veux je veux prendre un autre exemple. On a été lauréa de territoire engagé pour pour le logement et donc on a pu récupérer dans ce cadre mais du coup c'est un appel à projet.

Moi, je sais pas s'il sera reconduit ou pas, mais on a pu récupérer 5 millions d'euros, mais ça a permis de relancer euh toute une opération sur le secteur des rives dont je parlais euh tout à l'heure avec plusieurs centaines, je crois c'est 500 ou 600 logements dont une grande part de logements sociaux qui vont pouvoir justement voir le jour et et être et être ensuite mis mis sur le marché locatif. Et donc on voit qu'en fait ça fonctionne quand il y a des quand il y a des leviers qui sont débloqués par les collectiviers ou par l'État et on a besoin que l'État soit à ce rendez-vous.

C'est pour ça qu'on soutient évidemment tout le tout le plaidoyer de l'USH et j'imagine ce qui sera dit tout à l'heure en en conclusion par Emmanuel Cos. tout ce qu'a rappelé Nathalie Peréri sur sur le besoin euh sur le FNAP, sur le RLS, sur les sur l'enrue 3 bien évidemment parce qu'on a besoin euh de renouvellement de renouvellement euh urbain. Et donc la décentralisation, c'est une fausse question. Si l'État n'injecte pas d'argent, ne nous donne pas de moyens, garde la main sur la fiscalité, garde la main sur la sur la législation, garde la main sur une une grande partie de de son foncier qu'il détient encore. En fait, ça sert à rien de parler de décentralisation.

On parlait d'autorité organisatrices de de l'habitat. Bah en fait, ça sert à rien d'utiliser le mot si derrière on ne sait pas concrètement quels seront les moyens qui seront qui seront dévolues. Donc besoin de visibilité en fait sur l'engagement de l'État sur ce sujet.

j'allais dire pluriéannuel et même de moyen et long terme parce qu'on est sur une politique structurante qui demande du temps et c'est pour ça que l'instabilité gouvernementale et euh les euh réformes successives sont compliquées parce que euh nous élus locaux mais aussi euh tous les opérateurs euh euh et et bailleurs du du secteur ont besoin d'une visibilité à moyen euh et voir long terme sur des opérations même sur lesquelles il faut pouvoir se projeter dans 40 ans euh 50 ans. Euh voilà. C'est c'est absolument indispensable.

Il y a une question, enfin il y a deux questions sur les outils que vous pouvez mobiliser, que ça soit le bail réel solidaire, logement intermédiaire aussi, comment ça se passe ? Est-ce que vous y arrivez ? Euh politique de loyer aussi entre logement social, logement privé. Quel rôle pour les maires ? Est-ce que ça c'est facile à utiliser ? Comment comment vous positionnez là-dessus sur utiliser un peu les outils ? la palette d'outils euh que vous avez euh à disposition, est-ce que sur la peut-être l'accès le le ba solidaire ou euh choses comme ça ou la politique loyer ?

Je je fais très attention en le formulant euh madame la présidente de l'Union Sociale pour l'habitat, je je sais qu'une politique des loyers relève de chacun des bailleurs. Il n'empêche euh qu'une politique de peuplement et de cohésion sociale relève des élus locaux et c'est bien au maire auxquels on demande des comptes lorsqu'il y a un déséquilibre de territoire, une absence de mixité et les dysfonctionnements qui vont avec. et et donc il nous faut trouver euh des lieux communs de discussion pour faire en sorte qu'il n'y ait pas de géographie ségrégative des loyers.

Euh quand quand je rends les choses un peu plus concrètes, euh vous savez qu'à à Renn, je ne dis pas que c'est un exemple reproductible, je dis que c'est une expérience qui a été menée à savoir le loyer unique dans le logement social. quand on a mis ça en place, c'est qu'on s'est rendu compte que pour un même logement, on avait selon qu'il ait été construit dans les années 60 ou 70, c'est-à-dire au moment où il existait encore des aides à la pierre. Alors, je je vous parle d'un temps que un certain nombre d'entre vous ne peuvent pas connaître, mais oui, fut un temps où l'État investissait massivement dans le logement social et ça donnait quoi ? Ça donnait des loyers durablement bas.

Et par rapport à des logements qui ont été construits ensuite et notamment dans les années 80 où en plus la question de la rénov enfin de la qualité thermique était pas toujours une préoccupation forte, et bien pour un même logement, on pouvait avoir dans le logement social un différentiel de loyer de 150 € par exemple pour un T3. Et qu'est-ce que ça produit ?

Tout simplement, ça produit le fait que quand vous avez un ménage modeste, que dans une commission d'attribution, vous regardez sa capacité contributive, vous vous dites et bien ce ménage modeste en précarité, cette mère seule avec ses enfants qui le cas échéant n'a pas de revenu du travail, et bien forcément qu'on va lui proposer un logement dans un quartier traditionnel d'habitat social des années 60 parce que sinon ailleurs quand bien même on a essayé de rééquilibrer avec une offre partout, les loyers vont être trop chers et avec une politique des loyer, on peut redonner un choix résidentiel aux familles.

Je je crois vraiment que le fait de pas subir euh la ghettoïation, c'est la double peine, c'est habiter le cas échéant dans un environnement qui ne vous convient pas, mais en plus vous privez de choix. Euh et quelquefois les politiques d'attribution peuvent considérer les gens un peu comme des marionnettes. Ben on va en mettre un peu moins pauvre là, un peu plus de riches là et puis on verra bien comment tout cela s'harmonise. En en réalité, si on veut s'attaquer au aux racines des inégalités sociales, alors on redonne des capacités de choix et travailler sur des politiques des loyer. Après, ça peut se faire de manière très différente.

c'est qu'il y a d'autres expériences qui sont en cours et et qui tiennent compte de la façon dont le logement social est organisé. Bah, c'est permettre de redonner des choix, permettre de redonner de la mixité. Mais si s'il faut enfoncer le clou à nouveau, ça ne marche que si en parallèle il y a de la rénovation urbaine massive et que s'il y a un enrue 2 au rendez-vous et un enrue 3 qui arrive.

Parce que si ça se traduit par augmenter les loyers dans des quartiers politiques de la ville après rénovation, ce qui peut arriver, ça veut dire qu'il faut que les quartiers en rénovation urbaine offrent le même confort de vie, la même qualité, les mêmes services publics, les mêmes logements réhabilités que dans des écoquartiers neufs. Et ça ça passe aussi par encore une fois par rapport à ce qui était dit par des financements massifs et de la solidarité nationale. Charlotte peut-être libère sur l'accession à la propriété le ba réel solidaire. Alors le dispositif enfin la suppression du dispositif final c'est peut-être ça a eu peut-être des conséquences.

Est-ce que le bail réel solidaire ça peut ouvrir de nouvelles perspectives ? Est-ce que c'est un des outils auquels vous pensez pour essayer de d'équilibrer tout ça ? Bah, j'allais dire que toute nouvel outil qui peut effectivement ouvrir des perspectives sur sur ce sujet est un bon outil dès lors que il nous permet d'expérimenter des choses. Nous, honnêtement, on a on a tenté de de mettre en place ces ces outils là. C'est un peu compliqué, on va se le dire, mais effectivement ça ça ça le mérite d'exister. Moi, je voulais pardon parce que je je vais rebondir sur une question antérieure. Euh je suis désolé euh sur la décentralisation.

Je partage ce que disaient mes voisines et je et je partage aussi ce que ce qu'on disait sur la politique de peuplement. Euh je pense que c'est quand même à nous les maires euh de faire en sorte que nous gardions la main autant que faire faire ce peu sur euh la manière dont vivent nos territoires et dont on vit les équilibres au sein de nos territoires. Et donc euh moi je serais assez partisane effectivement queon puisse nous redonner parce que les logiques euh effectivement de clientélisme, on en est maintenant je pense quand même relativement éloigné.

Heureusement, on a enfin j'imagine que on a maintenant des commissions d'attribution qui si ce n'est public en tout cas assez clair sur les logements les logements de nos villes et donc c'est pas du tout opaque, c'est même de manière assez transparente maintenant. Donc on peut plus nous faire ce procès-là. Et donc je pense qu'il faut qu'il y ait effectivement une petite part euh qui nous revienne sur notre capacité à décider de qui on met euh sur nos territoires et sur des petites structures pour que les équilibres se fassent pour tout un tas de raisons. Euh et donc je je pense que ça c'est vraiment un point important.

Est-ce que on peut parler aussi de de des plateformes et de tout ce qui est résidences secondaires ? Est-ce que c'est des choses qu'il faut réguler ou là vous attendez une régulation ? Je vois des je vois des petites mimiques un peu voilà. Est-ce que c'est vraiment une question ? Bah oui. Non mais justement est-ce que qui veut répondre ? Jeanne peut-être ou et Amandine. Ah oui oui, c'est une grosse grande et et grosse question évidemment. c'est la lutte contre le développement des des meublés de tourisme dans dans le centre-ville de de Strasbourg. Mais je sais que c'est pareil chez chez la plupart de de mes collègues, hein.

Ça devient extrêmement compliqué de pouvoir pouvoir se loger pour cette raison. Et donc bah en tout cas, moi je salue les la législation qui s'est renforcée en la matière et qui nous permet de d'actionner de nouveaux leviers. surtout qu'on avait déjà essayé de le faire à plusieurs reprises et qu'on avait été retoqué euh du point de vue judiciaire. Euh donc euh voilà, ça montre bien qu'à un moment, il faut que la loi soit plus stricte et nous donne les moyens réellement de euh de de réguler. Est-ce que déjà les premiers moyens qui ont été utilisés, ça a été efficace ? Je parle en terme fiscal de déclaration, de choses comme ça.

Est-ce que vous sentez un peu que ça resteraint le marché ou on est on est vraiment sur un phénomène tellement systémique que d'abord il faut il faut en percevoir les les effets au bout de au bout de quelques années et et on a quand même attendu enfin je trouve qu'on a quand même attendu trop longtemps avant de avant de mettre en place ces ces possibilités de de régulation. Donc à certains endroits le mal est fait. Donc c'est vrai que revenir revenir en arrière pose pose problème. Donc je suis contente qu'on ait voilà des outils précontraignants à à présent.

C'est c'est indispensable mais mais effectivement ça reste ça reste un enjeu compliqué et notamment dans des dans des zones touristiques mais mais pas que bien sûr je pense que au risque d'un propos un peu iconoclast. Moi je pense qu'on a besoin de normes en matière de logement.

Je je le dis parce que euh souvent c'est l'inverse he on entend plutôt l'inverse mais là non mais il s'est imposé l'idée euh que et et d'ailleurs ça s'impose y compris par un discours politique et médiatique extrêmement organisé que les Français voudraient plus de norme que l'écologie ça suffit c'est la deuxème c'est la nouvelle tendance deuxième volet par ailleurs de cette offensive idéologique et en réalité quand on interroge d'abord les gens concrètement sur ce qu'ils veulent en matière de logement euh ils veulent quand même des logements abordables et à proximité de là où ils travaillent et là où ils ont envie de résider et au contraire ils perçoivent moi je on est nombreux élus locaux à en avoir fait l'expérience dans nos concertations PLH que le marché ne produit rien de bon en matière d'habitat s'il n'est pas régulé, que la main invisible ça n'existe pas et que en l'occurrence le principal ennemi du logement aujourd'hui, alors je crois que quelqu'un d'autre avait employé cette formule, c'est la finance.

Alors, je voudrais pas nous refaire un un un petit flashback dans le passé, mais plus sérieusement, c'est la financiarisation et Airbnb ou autre, ce que ça pose, c'est la manière dont le logement est devenu un produit spéculatif, là où il doit avoir en réalité une valeur d'usage, non pas une valeur de rendement, mais une valeur pour loger les gens et pour leur permettre d'habiter quelque part. Et si on trouve les mécanismes qui euh permettent de ne plus faire du logement un objet de rendement financier, mais bien d'en faire à nouveau euh ce qui permet à chacune et chacun de se loger.

D'abord, ça coûte pas un pognon de dingue, mais c'est un changement de paradigme qui, je crois, peut contribuer à à résoudre la crise dans laquelle nous nous trouvons. puisque vous évioquiez les les BRS tout à l'heure euh typiquement alors c'est pas l'alpha et l'oméga mais s'il y a une réponse oui bien sûr que les BRS doivent rester prioritairement orientés vers l'accession sociale. Mais si on fait le choix par exemple de massifier sur un territoire comme celui de Rennes les beau réels solidaires avec un objectif de production à 1700 logements par an.

Donc ce qui est quand même important en BRS, c'est précisément pour que le foncier en restant public ne soit plus un bien spéculatif mais permettent de construire des logements. Et c'est ce qui permet par ailleurs dans un système dont je ne rentre pas dans la mécanique parce que on est souvent un peu technique et c'est pas toujours très intéressant mais de maîtriser le prix de sortie pour l'adapter au revenus des ménages et rendre possible en l'occurrence l'accession à en ce qui nous concerne 9 locataires sur 10 qui peuvent acheter pour un remboursement de crédit qui correspond à peu près au au prix du loyer.

Donc c'est euh à cet endroit-là que c'est par plus de règles, plus de normes et surtout plus de régulation qu'on vient réorienter un secteur pour lequel la main invisible du marché a à montrer quoi qu'on en pense en haut lieu son incapacité à faire. Hm. Est-ce que vous partagez euh cette idée que la financiarisation euh euh du logement, enfin de l'habitat est est un danger et qu'il faut un peu plus de régulation ?

Alors euh pas complètement, on va se le dire, euh mais en revanche euh il y a un point sur lequel je suis d'accord avec vous, c'est sur la question de des Airbnb, au-delà même de la question de des usages, mais c'est plutôt sur les nuisances en fait que ces questions ces ces habitats génèrent au sein de d'une ville. Encore une fois, je reprends mon exemple, hein. J'en suis je suis là pour en parler, mais dans une danse ville dans une ville danse comme la mienne, c'est un enfer en fait parce que euh voilà, c'est quoi les conséquences ?

qui qui ont effectivement du mal à à accepter le fait que du passage, que voilà, enfin tout ce que tout ce qu'on vit dans nos collectivités classiques et puis effectivement bah une un retrait de la mise en location ou de sur un marché qui est déjà extrêmement tendu. Et donc là, je vous rejoins sur le fait qu'il faut effectivement réguler euh c ce ces dispositifs. On a été, je crois, avec Paris, la deuxème ou la 3è ville de France à être extrêmement sévère et pour le coup, nous les effets, on les a vu assez rapidement. Je pense qu'en 2 ans, on a vu effectivement un effet immédiat investisseurs sur ce type de de logement et donc et de dispositif et donc on a assez vite arrêté le le dispositif.

alors il faut continuer pour le coup à réguler parce que je pense que sur un certain nombre de sujets, c'est vraiment extrêmement complexe d'autoriser ce genre de de de logement dans nos copropriétés. Alors pour terminer, d'ailleurs c'est une des questions qui est posée. Si vous ne deviez citer chacune qu'un seul levier qui manque comm aujourd'hui pour agir concrètement sur le logement et le logement social, ça serait lequel ? J'aimerais bien juste un tour de table rapide sur le levier ou les leviers principaux qui vous manquent ou que vous souhaiteriez voir renforcer pour agir davantage sur le logement et le logement social en particulier. Évidemment, j'ouvre les guillemets.

Le pouvoir total des maires sur la politique du peuplement. Ça c'est dit et c'est rappelé et c'est bien affirmé assumé. Charlotte, euh moi je crois qu'on a besoin d'avoir de la lisibilité parce que sur des opérations qui peuvent parfois prendre des années à sortir et à mettre mise en œuvre si on ne comprend pas où va l'état, c'est extrêmement complexe. Jeanne ? Oui, je reviens pas sur les demandes faites à à l'État.

Je voulais juste aussi citer le niveau européen puisque les maires s'engagent aussi notamment les maires des grandes villes européennes s'engage pour exiger une politique du logement à l'échelle européenne et on semble avoir été commencé à avoir été entendu par la Commission européenne avec une feuille de route d'un commissaire européen sur le sujet.

Donc ça à suivre de près et on n pas du tout parlé de d'hébergement et notamment d'hébergement d'urgence alors que c'est évidemment un volet important d'un parcours global et notamment dans nos grandes villes, on voit tous les jours la difficulté qu'on a avec une hausse enfin avec une baisse des places d'hébergement, avec l'engorgement du du de des logements sociaux et avec du coup une montée du sans-abrisme qui est gigantesque et donc c'est évidemment des sujets qui doivent être traités ensemble. Merci Amandine.

Je reprendrai les les propos sur le peuplement parce que ça nous ça nous permettrait quand même de régler tellement de tellement de difficultés qu'on qu'on peut vivre au quotidien sur nos communes. Et un deuxième sujet, celui du soutien financier pour les équilibres d'opération parce que aujourd'hui on met en difficulté euh les communes, les métropoles, les interc et les bailleurs euh sur ces équilibres d'opération. Et ça c'est pas normal à un moment où notre pays euh a encore besoin de tant de logement. Et Nathalie, des fonds propre pour les bailleurs pour qu'ils produisent et rénov et et je crois que ça s'appelle la suppression de la RLS.

Voilà la conclusion, les les mots de la fin pour vous cinq. Merci beaucoup en tout cas à vous cinq. Cette équipe féminine de de mer avec beaucoup de projets, beaucoup de volonté. euh et beaucoup euh toujours de positivisme, on va dire, d'esprit positif pour euh continuer à mener euh vos combats différents. Merci beaucoup.

1:13:46
Non speech

[Applaudissements]