Face-à-Face : Éric Ciotti - 25/06
Audio original de l'émission.
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Apolline de Malherbe Il est 8h32 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV Bonjour Améric Ciotti Beaucoup de questions à vous poser Et en commençant par savoir comment je vous présente Parce qu'officiellement il me semble que vous êtes toujours président des républicains Président du parti On est bien d'accord
Juridiquement vous avez raison
Juridiquement j'ai raison Après toute la question c'est avec quelle troupe Le 11 juin 2024 vous avez donc annoncé une alliance avec le Rassemblement National Un nouveau bureau politique vous a été demandé par les membres des républicains Pour officialiser votre éviction du parti Vous leur avez répondu quoi ?
Ecoutez nous regardons les termes de cette convocation Mais là n'est pas l'essentiel Vous dites avec quelle troupe ? Avec les militants Avec une immense majorité de militants Avec les français Dans une démarche inédite C'est vrai j'en conviens Qui iront avec des codes anciens Je pense totalement désuets Qui empêchaient la droite de s'unir Alors que la gauche s'unissait avec le pire de l'extrême gauche Représenté par M. Mélenchon et ses amis
C'est donc un modèle pour vous ? C'est nouveau
De s'être associé au pire ? C'est une nouvelle étape Je ne m'associe pas au pire C'est la gauche C'est l'extrême gauche qui représente le pire Nous on a vécu sous des oucas Sous une forme de mur Qui a été érigée par la gauche d'ailleurs Et qui empêchait tous les patriotes Tous ceux qui aiment la France De se réunir Et bien ce que la gauche a fait Nous nous le faisons aujourd'hui Et nous le faisons avec responsabilité Et avec sérénité
Et avec espérance On va y revenir On va revenir sur le fond Mais je vous repose quand même la question Puisque plusieurs ténors du parti Vous ont demandé D'organiser un bureau politique Vous n'avez donc Si je comprends bien Pas répondu Pas donné suite
Je vais leur répondre J'ai jusqu'à demain pour leur répondre Nous répondrons juridiquement A ces interrogations
Au moment où on se parle Vous n'avez pas pris votre décision De convoquer oui ou non ce bureau politique
Sincèrement on est dans une situation Extrêmement grave pour le pays Le président de la république Évoque les mots de guerre civile On est à la veille C'est important aussi de comprendre Quel est le statut On est à la veille d'une immense alternance On est à la veille d'une immense alternance Beaucoup de mes collègues sortant LR Sont prisonniers de cet appareil Qui les a contraint à passer Des alliances avec la Macronie Et on nous parle de débat juridique A 48 heures du premier tour Est-ce que tout ça est sérieux ? Est-ce que ces gens parlent de la France ? Est-ce qu'ils regardent l'avenir ? Est-ce qu'ils sont prêts A se retrousser les manches En n'espérant pas le chaos ?
Parce que parmi eux Et j'en ai parlé avec eux
Ces gens dont vous parlez C'était vos amis Un peu dix jours
C'était Laurent Wauquiez Oui mais ils espèrent le chaos C'est pour ça qu'ils ne bougent pas Ils se disent Laurent Wauquiez il espère le chaos ?
Oui il fait partie de ceux Qui espèrent le chaos Pour mieux rebondir après Moi je n'espère pas le chaos Moi je veux le meilleur pour mon pays Je suis un homme de droite Rien dans le programme Dont nous avons débattu Et discuté avec Jordan Bardella Me choque Rien n'est contraire Avec ceux que j'ai défendus Depuis des années Vous en êtes souvent le témoin Pour m'avoir invité à de nombreuses reprises Donc aujourd'hui Unissons nos forces Il y a deux blocs Il y a un immense danger d'extrême gauche Que monsieur Mélenchon et ses amis Arrivent à Matignon Le seul moyen pour faire face A ce bloc d'extrême gauche Qui ferait basculer notre pays Dans un autre cadre Je ne suis plus sûr Que ça serait vraiment une démocratie Et bien pour faire face à ce bloc Il n'y a qu'un vote utile C'est le vote pour la coalition nationale Que nous formons avec Jordan Bardella La coalition des droites Tout autre vote Sera, je le dis Un vote inutile On va y revenir On va y revenir dans un instant Si on ne veut pas monsieur Mélenchon Il faut voter Pour les candidats de notre alliance
Un vote inutile Et un vote perdu Si l'on vote pour les LR Canal historique Si je puis me permettre Rien ne me choque Dans le programme de Jordan Bardella Ils veulent le chaos Dites-vous A propos d'un Laurent Wauquiez Il y a beaucoup de choses Que vous venez de dire Et on va y revenir Point par point Mais d'abord Vous l'avez vous-même évoqué D'ailleurs ce mot Guerre civile C'est la menace Qui plane D'après Emmanuel Macron Si le programme des extrêmes Était au pouvoir RN et LFI Accroissent la conflictualité Et la guerre civile Est-ce qu'en effet Vous pensez qu'il y a Un risque de guerre civile ?
Éric Ciotti J'ai l'impression J'ai l'impression que c'est Un souhait de la part D'Emmanuel Macron Plus qu'un constat Plus qu'une prévision C'est un souhait C'est une stratégie C'est la stratégie De la peur Il a souvent mobilisé Et convoqué La stratégie de la peur Il l'a fait À l'international En affichant La possibilité D'envoyer Des troupes françaises En Ukraine Contre Tous les avis internationaux Mais il a voulu Semer la peur Et là À nouveau Il installe Ce climat de peur Ce n'est pas responsable Quand on est chef de l'État On est garant Des intérêts supérieurs De la nation Et on est garant De la cohésion De la nation Qui a installé Des ferments De divisions violents Dans notre société ?
On voit ce qui se passe En Nouvelle-Calédonie Aujourd'hui C'est inédit Neuf morts déjà Encore un cette nuit On voit ce qui s'est passé Dans les émeutes urbaines Donc cette société française Elle est de plus en plus Fragilisée Par les incohérences Les divisions Qu'a installé Emmanuel Macron Alors de grâce Qui ne viennent pas aujourd'hui Donner des leçons Jamais il n'y a eu Autant de tension Dans notre pays La crise des gilets jaunes Avec Emmanuel Macron Les émeutes urbaines La Nouvelle-Calédonie L'embrasse des banlieues Qui aujourd'hui Ne sont plus tenues Donc soyons sérieux Soyons sérieux Et évitons de faire peur Au français
Marine Le Pen elle-même A dit qu'elle Était assez lucide Sur le fait Qu'il y aurait sans doute Des émeutes Dans les jours Qui suivent L'accession Éventuelle Du RN Au pouvoir Ça pour le coup C'est pas jeter de l'huile Sur le feu Que de le dire Est-ce qu'il n'y a pas Une forme de lucidité
On a face à nous Des groupuscules violents D'extrême-gauche Qui appellent On l'a vu Notamment au travers De certains de leurs candidats A des actions violentes Des groupuscules
Les soulèvements Des militants proches Du RN On l'a vu Qui viennent d'ailleurs D'être jugés En comparution immédiate Qui le soir Des européennes Face à la victoire Du RN Se sont sentis En quelque sorte Débridés Et lancés dans la rue Après avoir Violenté Des personnes Homosexuelles On va pouvoir Tranquillement Casser du PD C'est pas aussi Une forme de guerre civile
Ils ont été condamnés Et heureusement Naturellement Nous condamnons Tout ce type De déclarations Insupportables Inacceptables
Quand vous parlez Des militants Qui se débridés D'un côté Est-ce qu'il n'y en a pas
De l'autre aussi ? Il y a toujours des idiots Un peu partout Mais nous Nous abordons Cette phase Avec beaucoup de responsabilité De sérénité De respect De l'état du droit Quand je vois Les soulèvements De la terre Qui appellent A des actions physiques
À des actions Écolo-violentes Notamment Au moment Des bassines
Contrairement A ce qu'avait dit Monsieur Darmanin Ils sont toujours là Et ils prônent Des actions violentes Ils attaquent Des policiers Donc abordons Ce débat Avec sérénité Ce n'est pas la peine De rajouter De l'huile sur le feu Comme le fait Monsieur Macron A défunt On le voit bien L'objectif derrière C'est De Gagner Un électorat Donc c'est Une stratégie électorale On ne joue pas Le pays au dé Pour une stratégie électorale
Éric Ciotti Au-delà du mot même De guerre civile Emmanuel Macron Évoque Je cite Le passé conflictuel En France Il dit La France est déjà déchirée Entre protestants Et catholiques C'est une référence A peine voilée A la nuit De la Saint-Barthélemy Nuit atroce A Paris Est-ce qu'il parle Au fond de guerre civile Ou est-ce qu'il prédit Une forme de guerre De religion ?
Je crois que tout ça Sincèrement est ridicule Voilà Aujourd'hui moi j'appelle A ce que nous nous mettions Au travail Dans la coalition Pour redresser le pays Les français ont envie De ce changement Ils mesurent l'impuissance Et les dangers D'ailleurs Que conduit Cette impuissance Depuis 2012 Depuis l'élection De monsieur Hollande Le pays a décroché Il est en déclassement Nos enfants Aujourd'hui Sont dans un système Éducatif Qui ne fonctionne plus On est plus soigné A l'hôpital Le pouvoir d'achat Des français Est aujourd'hui En berne Il y a de la violence Dans la rue Mille agressions Gratuites Par jour Par jour C'est-à-dire Près de une
Par minute
Il y a des records D'immigration Donc le chaos Naturellement Les français le mesurent Pourquoi cette coalition Aujourd'hui Bénéficie de ce très large soutien Que je sens de plus en plus fort Sur le terrain Parce qu'ils ont enfin Envie de changement
Vous parlez de coalition
Avec l'impuissance
On va parler aussi De la manière Dont vous pourriez Ou non Exercer le pouvoir En cas de victoire En cas de majorité relative Est-ce que Vous pourriez Imaginer Gouverner Avec une coalition Plus large C'est-à-dire Qui inclurait Vos anciens amis De LR Qui aujourd'hui Rompe avec vous C'est-à-dire Vous avez évoqué A l'instant La stratégie du chaos D'un Laurent Wauquiez Est-ce que vous continuez Malgré tout A parler avec lui Ou est-ce que vous aviez Évoqué avant même Cette rupture L'idée que Si les RN Ont presque la majorité Mais pas tout à fait Est-ce que vous pensez Qu'il y a certains Qui ne vous ont pas Pour l'instant suivi Qui vous suivraient alors ? Sans doute
La main sera tendue Il faudra choisir Entre trois voies Soit le bloc Gauche-extrême-gauche Soit finalement La forme de statu quo Que veut installer Monsieur Macron Parce que là aussi Non mais ma question Elle est assez précise Il veut qu'il n'y ait pas De majorité
Elle est assez précise Pour continuer Ces effets de tambour Est-ce que pour faire une sorte Vous parlez sans arrêt D'une coalition Jordan Bardella lui-même Parle d'un gouvernement D'union nationale Pour ça Il faudrait trouver Des alliés de circonstance Est-ce que vos anciens amis LR Qui ne vous ont pas suivis Avant les élections Pourraient vous suivre après ?
Je pense Pour certains Mais il faudra leur poser la question Mais moi Je me bats Pour que nous ayons la mal Je me bats pour que
On a découvert Que vous étiez capable De décider des choses Un peu Dans votre coin En secret J'imagine que vous leur parlez Vous avez leur numéro
Je leur parle Et ils me parlent Mais moi je me bats Pour que nous ayons La majorité absolue Et je vous le dis Nous aurons la majorité absolue Cette question Elle ne se posera pas Parce que je sens Les français désireux De donner leur chance A ceux qui veulent Redresser le pays Enfin Enfin Voilà on est dans une situation Catastrophique Et bien demain Je leur dis Ayez le courage N'ayez pas peur N'écoutez pas Tous ces cassandres Nous sommes Une équipe responsable Avec un programme Responsable Équilibré Et nous allons travailler Pour l'intérêt du pays Vous dites
Rien ne me choque Rien ne me choque Dans le programme De Jordan Bardella Cette question Des binationaux Qui depuis hier Fait beaucoup réagir Ne retenir Ne retenir pour les postes Distratégiques De l'État Que les seuls nationaux C'est-à-dire Ceux qui ont une double nationalité En seraient exclus Ça ça vous choque pas ?
Ça ne me choque absolument pas C'est dans l'intérêt supérieur du pays C'est ce qui se fait aux États-Unis Dans Pour la CIA notamment Mais pour des agences de sécurité En France d'ailleurs Pour certains postes sensibles Il y a déjà un criblage Pour l'habilitation
Un criblage oui Mais qui ne repose pas Sur la seule question De la nationalité Pour l'habilitation
Au secret défense Voilà Sur les questions Sur les postes stratégiques Et bien demain Nous l'élargirons A la question De la double nationalité L'exemple qu'a cité Jordan Bardella Est assez révélateur Est-ce que vous imaginez Qu'un franco-russe Puisse être Demain Dans un haut poste De responsabilité Dans un service De renseignement Ça relève du bon sens On parle de quoi ? On parle d'une dizaine D'emplois stratégiques Une dizaine
C'est vraiment une poignée Donc
C'est ce qui a été dit Donc je vois bien Les amalgames Qui sont faits Là aussi Mais nous assumons De garantir D'abord La sécurité des Français C'est un principe De réalité Je dirais de bon sens Qui peut sincèrement S'en émouvoir Qu'on protège la nation Qu'on établisse En matière de sécurité nationale Un principe Allez Assez simple Un principe de précaution
Eric Suetti Ce serait aussi Le retour de votre loi La loi Suetti Qui était un dispositif Qui prévoyait En cas de trop D'absentéisme scolaire Non justifié Trop fréquent Une convocation des parents Un invertissement Et même La suspension Des allocations Ça a été appliqué Entre 2010 et 2013 Il y a 472 familles Qui ont été A l'époque Concernées Aujourd'hui C'est quoi l'objectif ? C'est de remettre Les enfants A l'école ?
Pour être très précis Il y a 472 Suspensions D'allocations familiales Qui avaient été prononcées Mais il y a Près de 100 000 élèves Qui étaient retournés Sur les bancs de l'école Et qui n'avaient pas été Donc vous vous dites
Que votre loi Les a découragés De continuer A être dans la santé
C'est une loi équilibrée Monsieur Hollande L'a abrogée En janvier 2013 Monsieur Macron A toujours refusé De la réinstaller C'est un principe De bon sens Équilibre Entre droit et devoir Nous accompagnons Les parents Et notamment Les familles monoparentales Dans le cas D'un contrat De responsabilité parentale Qui a lui aussi Été supprimé Et nous sanctionnons Celles qui ne respectaient Pas leurs devoirs Qui sont inscrits Dans le code civil Et notamment Le principe D'obligation scolaire
Suspension partielle Ou complète Des allocations familiales Pour les parents D'enfants Trop absents Je précise d'ailleurs Que depuis Le nombre d'absences A explosé Puisqu'il était autour De 2,1% Au moment de votre loi Il est aujourd'hui A 5,4% L'année dernière Et 7% D'absentéisme Dans le secondaire
On va souligner Que c'est un enjeu majeur Qu'on a abandonné Cette question Mais on va élargir La possibilité De suspendre Les allocations Aux parents D'enfants délinquants Récidivistes On va s'attaquer Dans le plan d'urgence Parce que Hier Cela a été très clairement dit Par Jordan Bardella Il y a les mesures d'urgence Et dans les mesures d'urgence Il y a notamment Ces actions Sur la délinquance Des mineurs Il y a l'augmentation Des places
Des placements Pour les mineurs délinquants Est-ce qu'il faut Au-delà des allocations Est-ce qu'il faut condamner Pour une forme de complicité Les parents Prenons le tragique exemple De cet enfant violé Enfant de 12 ans Jeune fille violée Semble-t-il En raison de sa religion juive Par deux mineurs De 13 ans Est-ce que ces deux mineurs Est-ce qu'il faut aller rechercher D'autres complicités D'autres formes de responsabilité ?
En tout cas Lorsque cela intervient en récidive Oui Et moi je pense que Dès le premier délit Commis par un mineur Les parents doivent être contraints A un plan Je dirais De redressement De suivi de leur enfant
Donc pas des premiers Ça c'était l'objet Du loi que j'avais déposé Il y a une dizaine d'années Et si ce plan n'est pas respecté Les parents Et le dernier d'une praterie De quatre enfants Il n'y a pas de père Dans le paysage La mère est seule Elle était semble-t-il Elle-même Victime de son fils Qui la frappait D'après les témoignages On fait quoi ? On va en plus Condamner cette femme ?
C'est à la justice de le dire Il faut qu'il y ait Cet outil juridique Il y a des parents Qui sont victimes Peut-être dans le cas Que vous citez Donc il ne faut pas généraliser Mais il faut qu'il y ait Un outil juridique Qui oblige les parents A accompagner leurs enfants Est-ce qu'il faut aussi Les chercher le père ?
Vous savez qu'Emmanuel Macron A évoqué le devoir aussi Des pères On parle de tous les parents C'est dans le code civil Ça existe aujourd'hui Il suffit de faire appliquer la loi Il y a un principe C'est l'autorité parentale Si elle n'est pas respectée Il faut l'appliquer Mais on aura un enjeu majeur Parce que la délinquance Des mineurs Comme la sécurité en général Doivent être des priorités Du futur gouvernement Il faudra plus de places Plus de places Dans des centres éducatifs fermés On nous les avait promis Ils n'ont pas été faits Il faudra des places Dans des établissements publics De la défense Tenus par des anciens militaires Pour placer des mineurs délinquants Ça existe dans la loi Elle a été également abandonnée Tout cela nous pouvons le faire
Vous dites que vous voulez Un centre éducatif fermé Par département Aujourd'hui il y en a 52 en France Ça veut dire que vous voulez quasiment le doubler
Oui à minima Comme les places sur les centres de rétention Pour expulser les étrangers Et oui le coup il est très modeste Par rapport aux enjeux sociétaux Par rapport à la puissance De la violence aujourd'hui Que l'on constate partout
Et précisément Eric Ciotti Vous dites encore une fois Que rien ne vous choque dans ce programme J'ai repris votre propre programme Lorsque vous étiez candidat A la primaire de la droite Et votre objectif numéro 1 C'était de faire des économies Vous demandiez à supprimer des fonctionnaires Vous demandiez à aller plus loin même Que le projet de réforme A l'époque des retraites Vous demandiez à passer carrément à 65 ans Contre 64 dans la dernière réforme Et là vous vous retrouvez A faire une coalition Avec un parti qui dit hier Que dès l'automne Certains pourront partir à 60 ans Vous en êtes où là-dessus ?
Alors je vois bien que vous fixez Vous et vos confrères Sur ce sujet uniquement D'abord notre priorité Non c'était un de vos enjeux
Et c'était une de vos priorités J'ai repris vraiment vos mots
Notre priorité elle est totalement partagée C'est de diminuer les dépenses publiques M. Macron les a portées quasiment Pas quasiment Les a portées au niveau record en Europe C'est en France qu'on dépense le plus d'argent public Et malheureusement On voit l'inefficacité de ces dépenses Nos services publics fonctionnent de plus en plus mal L'éducation, la justice L'hôpital qui est en crise Donc plus on dépense Moins on a de services publics J'ai compris sur les dépenses Mais sur la retraite Vous êtes toujours sur l'idée d'une retraite à 65 ans ?
Vous parlez d'économie Je vous dis où on va les trouver Il y a presque 500 agences de l'Etat On va en supprimer Un exemple On va supprimer les ARS On va réorganiser les services de l'Etat Est-ce qu'il est normal qu'il y ait 40% des agents hospitaliers Qui soient des agents administratifs ?
Il y a des sources d'économies gigantesques Rien que dans la réforme de l'Etat On estime pas loin de 10 milliards d'euros Les gains potentiels si on fait ces réformes On peut aller plus loin C'est pas dans le programme Mais personnellement ça me choquerait pas J'ai évoqué la suppression potentielle des régions Qui sont sans doute aujourd'hui L'échelon territorial le moins utile Et celui qui est le moins proche des gens Contrairement aux mairies Aux maires Aux communes Et aux départements Les idées d'économie Elles sont là
Vous ne l'avez pas répondu Eric Ciotti Sur la question des retraites Est-ce qu'il est toujours favorable A la retraite à 65 ans ?
Je viens sur les retraites Sur les retraites Il y a une mesure Qui est dans le programme d'urgence Qui est définitive Et qui est arrêtée C'est faire en sorte Que ceux qui ont commencé A travailler Avant 20 ans Avant 20 ans Qui ont 40 annuités Puissent partir à 60 ans Vous savez Cette mesure Nous l'avons portée Au niveau des Républicains Elle venait d'ailleurs De monsieur Pradié Nous l'avons débattue Pendant la réforme des retraites Cette amélioration De ce qu'on appelait Les carrières longues Ceux qui ont travaillé très dur Souvent des ouvriers Qui ont commencé A travailler très très tôt Et il n'est pas illégitime Vous avez donc renoncé
Eric Ciotti A la retraite à 65 ans
Et d'ailleurs là-dessus Nous avons soutenu ce programme Donc la seule disposition Elle est là Pour le reste Il a été très clairement dit Par Jordan Bardella Que nous verrons Vous savez Quand il y a un accord
Donc vous ne renoncez pas Vous ne renoncez pas A faire changer d'avis Jordan Bardella Sur la retraite
Quand il y a un accord Je ne suis pas similaire Au Rassemblement National Donc ce sont des points de vue Qui se réunissent
Il y a une plateforme
De gouvernement Sur laquelle nous sommes d'accord Sur les grands principes Remettre de l'ordre Dans les comptes Remettre de l'ordre Dans la rue Moins d'immigration Plus de pouvoir d'achat Et moins d'impôts Ce matin vous aviez Sur votre antenne Le président du cercle Des fiscalistes Il a tenu un propos Très mesuré Beaucoup plus mesuré Que certains journalistes Qui sont totalement Dans l'excès On a vu l'IFRAP Qui a chiffré Le programme aujourd'hui Du Rassemblement National Et de notre coalition C'est autour De 8 milliards d'euros Ces 8 milliards d'euros On va les trouver En faisant des économies Sur l'immigration J'ai bien compris Mais Eric Ciotti Sur la fraude sociale J'ai bien compris aussi Que sur les retraites
Vous gardiez vos convictions Et que vous espériez Faire évoluer
Le RN Certains ont évoqué 100 milliards d'euros C'est une fake news totale Donc arrêtons de mentir aux Français Arrêtons de leur faire peur Et portons cette alternative
Merci Eric Ciotti D'être venu répondre à mes questions Toujours officiellement Président des Républicains
Éric Ciotti