Éboulements, coulée de boue, chute de pierre...Les accidents se multiplient en Haute-Savoie
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Chapitres
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Questions et réponses
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- 0:26OuverteRéponse directe
Racontez-nous la situation, c'est la deuxième fois en l'espace de quelques jours qu'un tel accident arrive.
- 1:49OuverteRéponse directe
C'est quoi une lave torrentielle pour qu'on comprenne la situation ?
- 2:43OuverteRéponse directe
Et comment ça se déclenche ?
- 3:54OuverteRéponse directe
Comment les secouristes peuvent intervenir quand ça se passe de manière aussi violente et aussi soudaine ?
- 5:21OuverteRéponse directe
Vous avez interdit l'accès à deux refuges, comment réagissent les randonneurs face à ces interdictions ?
- 6:56OuverteRéponse directe
Est-ce que certains ne respectent pas les interdictions ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:35InvitéFait
« Oui, c'est deux morts en dix jours, ça fait beaucoup pour cette petite commune de Six-Ferre-à-Cheval. »
- 1:04InvitéFait
« C'est un accident de canyoning avec un orage très violent qui a eu lieu vers 15h15. »
- 2:05InvitéFait
« Regardez déjà à quoi ça ressemble ces images d'archives d'il y a à peine quelques jours. Parce qu'on le disait, la commune de Sixthère-à-Cheval a déjà connu un épisode similaire récemment. »
- 2:47InvitéFait
« Alors ça se déclenche généralement à haute altitude. C'est donc un phénomène montagneux, typiquement, avec plusieurs étapes. »
- 4:00InvitéFait
« Alors, là, généralement, quand on est vraiment sur de la lave torrentielle, on va évacuer le secteur concerné, évidemment, quitte à aller éventuellement chercher des gens. »
- 4:48InvitéFait
« Est-ce qu'on peut alerter à temps, justement, pour anticiper ces vagues violentes ? Alors, c'est compliqué, parce que c'est des phénomènes qui sont relativement localisés, en fait. »
- 5:42Locuteur 4Fait
« Alors, la prévention, c'est un peu compliqué parce qu'en fait, les gens qui viennent faire le Mont-Blanc, ils l'ont décidé il y a trois mois, quatre mois, cinq mois, six mois, et c'est compliqué de leur faire comprendre qu'il faut renoncer. »
- 7:54InvitéFait
« Oui, on disait effectivement qu'hier, le risque était difficile à prévoir, tout simplement parce que cet orage, en fait, et lorsque l'on voit effectivement cette animation des radars de précipitation, on voit que cet orage faisait à peu près 3 km, simplement, de largeur. »
- 9:54InvitéFait
« Je dirais que le réchauffement climatique, il a deux effets. D'une part, il augmente les précipitations, donc les orages sont effectivement de plus en plus violents au cours de ces dernières années. »
- 10:24Locuteur 4Fait
« Alors, il n'y a pas de moyens de secours, il n'y a pas de moyens de surveillance. C'est un milieu naturel et il appartient à chacun et à chacune de se renseigner, comme ça vient d'être dit, et de prendre aussi des professionnels. »
- 11:38Locuteur 4Fait
« Et il faut aujourd'hui qu'on oblige tous les pratiquants de tous les sports, de toutes les activités de loisirs à prendre une assurance. »
- 11:57Locuteur 4Chiffre
« Un secours en France, le prix moyen, c'est 10 000 euros. »
- 13:16Locuteur 4Fait
« C'est vraiment des prises de risques conscientes et c'est même de la provocation. »
- 16:29InvitéFait
« Cette année, en tout cas cet été, qui sera vraiment historique, on n'a jamais vécu un été pareil, il y a eu des dégels jusqu'à 5000 mètres d'altitude, ce qui n'était quasiment jamais arrivé. »
Temps de parole
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- Invité 46 %
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D'un autre drame qui est survenu en Haute-Savoie, un homme de 30 ans qui est mort noyé après avoir été emporté par une lave torrentielle alors qu'il faisait du cagnoing. Dix jours plus tôt, une randonneuse avait déjà été tuée dans la même commune. Deux accidents qui relancent bien évidemment les inquiétudes face aux risques en montagne avec ces coulées de boue, ces éboulements et ces chutes de pierres, des phénomènes soudains parfois qui sont difficiles à anticiper. On va justement retrouver notre envoyé spécial sur place, Damien Charton. Racontez-nous la situation, on le disait, c'est la deuxième fois en l'espace de quelques jours qu'un tel accident arrive.
Oui, c'est deux morts en dix jours, ça fait beaucoup pour cette petite commune de Six-Ferre-à-Cheval où je me trouve avec Louis Léger. Alors la semaine dernière, c'était une coulée de boue assez large en fait qui a emporté une partie de route et malheureusement une femme de 57 ans s'est fait emporter par ce déluge qui a eu lieu. On est passé encore à l'endroit tout à l'heure où ça avait lieu il y a une semaine. Alors là, c'est un peu différent ce qui s'est passé hier. C'est un accident de canyoning avec un orage très violent qui a eu lieu vers 15h15.
Et il y a eu un déluge en fait d'eau qui est tombé sur ce canyon où évoluaient sept personnes, sept jeunes qui ont été littéralement surpris en fait par cette montée des eaux. Quand vous faites du canyoning, vous ne pouvez que descendre, vous êtes en rappel. Donc de toute façon, ils ont été piégés. Écoutez une personne qui est passée juste avant en randonnée, pas en canyoning et qui aurait descendu justement avant le déluge. Il avait été prévenu avec sa famille.
On va reprendre bien évidemment, on va écouter dans quelques instants effectivement les différents sons de ces habitants. J'imagine touchés par ce drame. On parlait donc de ce mort à la suite d'une coulée de boue. On va se poser la question avec vous, Fanny Weicheder. C'est quoi une lave torrentielle pour qu'on comprenne la situation et qu'on comprenne comment cet accident a pu arriver ?
Regardez déjà à quoi ça ressemble ces images d'archives d'il y a à peine quelques jours. Parce qu'on le disait, la commune de Sixthère-à-Cheval a déjà connu un épisode similaire récemment. On le voit, c'est de la boue très dense, très importante, très compacte, qui a la puissance de charrier des morceaux de pierre, des rochers qui peuvent parfois aller jusqu'à plusieurs tonnes. C'est un phénomène très important géologique qui peut ensevelir, comme vous le voyez ici, des véhicules. Elle est composée, cette boue de plusieurs éléments. On va le voir en détail, notamment d'eau. C'est la base de cette boue très épaisse, de cette lave torrentielle, mais aussi de sédiments, un peu comme du sable.
C'est du limon très fin, des éléments rocheux, du gravier, des débris végétaux. Et tout ceci lui donne cet aspect très visqueux et cette puissance, cette densité dévastatrice.
Et comment ça se déclenche, Fanny ?
Alors ça se déclenche généralement à haute altitude. C'est donc un phénomène montagneux, typiquement, avec plusieurs étapes. En fait, ce qui se passe, c'est généralement, habituellement en fin de printemps, début d'été, pendant les orages, les grosses précipitations tombent au fond des vallées, comme ça au-dessus des montagnes. Cette eau ou cette grêle très puissante, très violente, elle descend du fait de ses parois très escarpées, de cette pente très vertigineuse, et elle tombe souvent dans les lits des torrents.
Et ensuite, elle charrie avec elle, justement, ce limon, pour arriver au fond, en aval de ces montagnes, avec beaucoup de puissance, beaucoup de force, et donc emporter avec elle des véhicules, des habitations, etc. On va voir dans le détail, justement, sur ces images également d'archives, ce que ça a donné, quand on arrive en aval de ces laves torrentielles, un gros torrent de boue immense, au pied des habitations mêmes, qui peuvent donc emporter, je disais, du matériel, mais aussi, malheureusement, des vies avec ces deux pertes en à peine dix jours.
Merci beaucoup, Fanny. Olivier Galichy, on voit ces images assez impressionnantes, et on se pose une question. Comment les secouristes peuvent intervenir quand ça se passe de manière aussi violente et aussi soudaine ?
Alors, là, généralement, quand on est vraiment sur de la lave torrentielle, on va évacuer le secteur concerné, évidemment, quitte à aller éventuellement chercher des gens, mais là, ce n'est même pas du secours en eau vive, en fait. C'est vraiment un torrent de boue, et après, en fait, on va aller chercher les gens qui seraient coincés dans les maisons ou ailleurs, mais ce sont des phénomènes exceptionnels. C'est vraiment lié à la montagne, généralement, puisque c'est vraiment l'eau qui va raviner la montagne, comme ça a été très bien expliqué. Mais, voilà, clairement, on va surtout faire de la recherche, après, au niveau des personnes. Ça peut être des mouvements de terrain, quasiment.
Ça peut être vraiment des maisons qui peuvent être recouvertes ou des voitures avec des gens. Donc, ça, ça peut arriver aussi. Est-ce qu'on peut alerter à temps, justement, pour anticiper ces vagues violentes ? Alors, c'est compliqué, parce que c'est des phénomènes qui sont relativement localisés, en fait. Donc, c'est assez difficile d'alerter à le temps. On en parlait hier, en termes de vigilance, hier, on était sur une vigilance jaune, d'orage, parce qu'on ne pouvait pas mettre tout le département en vigilance orange, ça n'aurait pas de sens.
Maintenant, le fait de le mettre en vigilance jaune, ça veut dire qu'il peut y avoir des phénomènes localisés qui peuvent être potentiellement dangereux. Donc, c'est vrai que ce qu'on peut conseiller, c'est que chaque fois qu'on va en montagne faire une activité sportive, randonnée ou quelle que soit l'activité, si on a une vigilance jaune, il faut se renseigner auprès des professionnels pour vraiment faire très attention.
On est avec Jean-Marc Payex, vous êtes maire de Saint-Gervain-les-Bains. Vous, vous avez interdit l'accès à deux refuges, en raison notamment de ces différentes chutes. J'imagine, on parlait tout à l'instant de ce travail de prévention, de sensibilisation face à ce danger permanent en montagne.
Alors, la prévention, c'est un peu compliqué parce qu'en fait, les gens qui viennent faire le Mont-Blanc, ils l'ont décidé il y a trois mois, quatre mois, cinq mois, six mois, et c'est compliqué de leur faire comprendre qu'il faut renoncer. Donc, il faut vraiment des mesures presque coercitives pour qu'ils ne s'engagent pas sur des ascensions qui seront dangereuses et qu'ils le sont de plus en plus.
Parce que la situation en montagne, elle s'est nettement aggravée, ces dernières années. Il faut beaucoup plus de prévention maintenant pour expliquer aux habitués, aux randonneurs, les dangers qu'il peut y avoir.
Vous savez, je crois qu'expliquer, c'est en face de nous, on a des gens qui ont décidé de faire une ascension. L'année d'après, ils iront faire le Kilimanjaro, le marathon de New York. Donc, vous savez, on est dans une société d'images et d'exploits. Et justement, il faut lutter contre ça, le bon sens de l'alpinisme, c'est-à-dire la résilience, le renoncement. Ça n'existe quand même plus beaucoup. Et c'est ce qu'il faut qu'on retrouve. Alors, pour pallier à ça, on a effectivement des gens qui essayent de convaincre, de renoncer à l'ascension. C'est ce qu'on fait à Saint-Gervais pour l'ascension du Mont-Blanc.
– Et comment réagissent justement les randonneurs face à ces différentes interdictions ? Est-ce que certains ne les respectent pas ? Et on voit malheureusement les accidents que ça peut provoquer ?
– Oui, oui, bien sûr. Il y a des gens qui tentent toujours, si vous voulez. Il y a des gens qui ne croient jamais que ça va arriver jusqu'au jour où ça arrive. Et le rôle d'un maire, c'est justement de faire en sorte qu'on protège la moindre vie humaine. Et c'est un travail au quotidien. Nous, on le fait avec les gendarmes du PGHM, avec la brigade blanche qu'on a constituée. Mais parfois, il faut effectivement beaucoup de temps pour convaincre les gens de renoncer à leur projet.
– Guillaume Séché, on parlait effectivement de ce danger de plus en plus important dans les montagnes parce qu'on a du mal aussi à l'anticiper à cause parfois à des orages qui sont extrêmement localisés.
– Oui, on disait effectivement qu'hier, le risque était difficile à prévoir, tout simplement parce que cet orage, en fait, et lorsque l'on voit effectivement cette animation des radars de précipitation, on voit que cet orage faisait à peu près 3 km, simplement, de largeur. Donc, il était impossible de prévoir cet orage vraiment à cet endroit précis, alors qu'il a quand même déversé l'équivalent d'un mois de précipitation en seulement 3 heures. Donc, effectivement, ces orages sont très, très localisés. Ils se forment notamment sur les reliefs les plus élevés, mais on ne sait pas vraiment s'ils vont avoir lieu quelques heures avant.
– Clairement, Olivier Guillaume Séché, le changement climatique rend la montagne de plus en plus instable, de plus en plus dangereuse, même l'été.
– Alors, je ne sais pas, je ne suis pas spécialiste du risque en montagne, et je ne suis pas certain que ce soit un nouveau risque, en fait. Ça, c'est des phénomènes qu'on observe assez régulièrement. – Il a toujours existé. – Malheureusement, c'est un phénomène qui a toujours existé. Je ne peux pas vous dire s'il y a une augmentation. Toujours est-il qu'il faut se renseigner auprès des professionnels. Et moi, ce que ça appelle surtout, par rapport à ça, et je vais faire un parallèle avec l'incident, avec les incendies, pardon, c'est la culture du risque. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, il faut accepter que le feu puisse arriver à la porte de sa maison. C'est pour ça qu'il faut débroussailler.
Il faut accepter qu'on ait besoin d'évacuer. C'est pour ça qu'il faut préparer ses affaires. Et il faut accepter qu'on reporte notre ascension du Mont-Blanc. Et donc, du coup, parce qu'il y a des avalanches de rochers. Et ça, on n'est vraiment pas prêt. Il faut vraiment qu'on arrive à l'infuser.
– Mais là, en l'occurrence, le site était interdit d'accès. Donc, ce sont des personnes qui sont allées quand même, ou ont prévenu beaucoup trop tard. Il y a ça aussi. – Sur Saint-Gervais ? – Oui, de manière générale. En tout cas, sur la coulée de boules, le site était interdit d'accès, alerté beaucoup trop tard.
– Oui, alors après, normalement, les gens, alors je crois que, ça reste malheureux évidemment, mais s'ils s'étaient renseignés auprès des professionnels et s'ils avaient vraiment pu analyser la situation, peut-être qu'ils auraient pu voir que, potentiellement, il y avait quand même un risque et on aurait peut-être pu anticiper. En tout cas, c'est ce qu'il faudrait faire de manière générale. On ne peut pas refaire l'incident à tout aérien. – Je dirais que le réchauffement climatique, il a deux effets. D'une part, il augmente les précipitations, donc les orages sont effectivement de plus en plus violents au cours de ces dernières années.
Et puis, il y a des dégels à des altitudes de plus en plus élevées, donc ça déstabilise le terrain. Mais dire que ce phénomène est nouveau, non, il a toujours existé, mais effectivement, il est probablement de plus en plus fréquent.
– Jean-Marc Péé, est-ce que les moyens de surveillance, de secours sont suffisants compte tenu du danger de plus en plus important dans cette zone ?
– Alors, il n'y a pas de moyens de secours, il n'y a pas de moyens de surveillance. C'est un milieu naturel et il appartient à chacun et à chacune de se renseigner, comme ça vient d'être dit, et de prendre aussi des professionnels. Je crois que les guides sont là pour la connaissance du terrain, pour la connaissance du climat. Vouloir faire l'ascension du Mont-Blanc aujourd'hui sans guide local, je dis bien sans guide local, eh bien c'est aussi une prise de risque supplémentaire. Les chutes de pierre, il y en a toujours eu, il y en aura toujours. Aujourd'hui, c'est un peu plus accentué avec la canicule, mais la montagne, c'est un milieu naturel qui dicte ses règles.
C'est pas nous qui dictons les règles de la montagne. Donc un peu d'humilité, un peu moins d'orgueil, un peu plus d'écoute, et puis tout ira bien et il y aura des vies qui seront sauvées.
Peut-être un peu plus de sévérité, est-ce qu'il ne faudrait pas que les autorités prennent des mesures plus drastiques, plus dures pour éviter ce genre de situation ?
Le débat aujourd'hui, c'est effectivement la sécurité et le secours. Le secours en France est gratuit. Tant qu'on aura cette notion-là où on va secourir n'importe quel fou qui aura fait n'importe quelle bêtise, eh bien effectivement, on sera dans le faux. Et il faut aujourd'hui qu'on oblige tous les pratiquants de tous les sports, de toutes les activités de loisirs à prendre une assurance. Parce qu'en fait, ce qu'on fait en ce moment, c'est uniquement faire des cadeaux aux compagnies d'assurance. Ils se frottent les mains, ils encaissent les primes, ils ne payent jamais. Et c'est l'État qui paye les hélicoptères. Un secours en France, le prix moyen, c'est 10 000 euros.
Donc voilà les cadeaux que l'on fait aux assureurs. Et c'est pour moi une situation inadmissible qu'il va falloir corriger rapidement.
Monsieur le maire, restez avec nous. Je voulais juste vous faire réagir sur cette image. On parlait effectivement de cette conséquence de la sécheresse, cet éboulement en haute montagne qui s'effrite et le phénomène qui s'accélère notamment. Je voulais vous montrer cette vidéo d'un alpiniste de 31 ans qui a été tué avant-hier par une chute de pierre. Et regardez justement une vidéo ou un autre alpiniste, lui, a frôlé la mort. Putain, je vais te rôner ! Putain, je vais te rôner ! Wow ! Monsieur le maire, quand on entend l'inquiétude de cet alpiniste qui frôle la mort, il n'y a pas d'autre mot. Qu'est-ce qu'on se dit ? Il n'était pas prévenu avant ?
Il n'y a pas eu plus d'informations pour le prévenir ?
Alors, l'information, bien sûr que si, puisque des chutes de pierre et des vidéos de chutes de pierre, il y en avait sur les réseaux sociaux vendredi dernier. Et ceux qui se sont retrouvés au refuge du goûter quand il y a eu les nouvelles chutes de pierre, ils le savaient pertinemment, si vous voulez. C'est vraiment des prises de risques conscientes et c'est même de la provocation. Donc ces gens-là n'ont pas d'excuses. Et ce guide de mémoire, lui, il est allé sauver des gens. Il n'est pas quelque chose qu'il n'a pas pris de risque. Il a au contraire, je crois, sauvé les gens si c'est cette vidéo que vous avez montrée. Donc voilà, c'est un autre volet.
C'est qu'on sait que ces gens-là, ces inconscients, eh bien ils mettent aussi en jeu la vie des secouristes qui peuvent être des guides, qui peuvent être des gendarmes, qui peuvent être des pompiers. Et c'est là où il faut dire stop, la récréation est terminée et j'en siffle la fin.
Olivier Gallichy, effectivement, peut-être que lorsque ces alpinistes franchissent ces interdictions, ils peuvent mettre en danger la vie des secouristes parce qu'intervenir, on le disait, dans ces zones-là, c'est extrêmement dangereux.
Oui, c'est clairement le sujet de cet été. C'est-à-dire qu'encore une fois, intervenir sur un feu de forêt, sur une maison qui n'est pas débroussaillée pour aller protéger les gens, c'est mettre la vie en danger des pompiers. Intervenir pour aller sauver des gens qui ont franchi l'interdiction de grimper en montagne alors qu'il y a des avances de pierre, c'est mettre des secouristes en danger. Et c'est un vrai souci. Et M. le maire l'a évoqué aussi. On parle de secours gratuits. Les secours ne sont pas gratuits. On dit qu'ils sont non payants, en fait, dans la profession. C'est-à-dire qu'ils coûtent de l'argent. Et un secours en hélicoptère, c'est très cher.
Et c'est toute la vie collective qui paye. Et quand on fait un secours en hélicoptère, c'est des pompiers qu'on n'a pas forcément.
Guillaume, avec la météo de ces prochains jours et ces orages, on en parlait tout à l'heure, il faut être d'autant plus vigilant, j'imagine.
Oui, effectivement, d'autant que les orages vont se multiplier cet après-midi et ce soir, notamment dans ce secteur, dans les Alpes, ainsi que sur les Pyrénées. Le risque va sans doute diminuer à partir de lundi, puisque demain, on aura encore un risque même peut-être plus important qu'aujourd'hui. La canicule, en revanche, régresse. On est à 64 départements aujourd'hui. On était à 83 hier, donc la chaleur va peu à peu régresser, mais elle pourrait revenir très temporairement mercredi, notamment sur les régions où il y a des incendies.
On prévoit jusqu'à 36 degrés en Aquitaine mercredi, mais ensuite, on va sans doute vers un temps plus perturbé, plus frais, mais attention, car on risque cette fois-ci de fortes pluies et peut-être des inondations.
Et avec ces orages de plus en plus localisés, notamment en montagne, et ce réchauffement climatique, qui est l'une des conséquences de ces accidents qu'on voit, la montagne devient de plus en plus dangereuse.
Oui, je disais tout à l'heure, effectivement, que plus il faisait chaud, plus l'atmosphère contient d'eau, donc plus les orages peuvent être forts. D'ailleurs, attention, cet automne, puisqu'il est possible qu'on ait des puits torrentiels en raison de cette Méditerranée très chaude, et donc, effectivement, en montagne, le risque est de plus en plus important, en raison de ces orages de plus en plus forts, de plus en plus fréquents, mais également des dégels qui ont lieu à des altitudes de plus en plus élevées.
Cette année, en tout cas cet été, qui sera vraiment historique, on n'a jamais vécu un été pareil, il y a eu des dégels jusqu'à 5000 mètres d'altitude, ce qui n'était quasiment jamais arrivé. Merci.