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Conférence de presseFRANCE BREAKING· 14 septembre 2026 4 minActualité / polémiqueEnvironnement & énergieAgriculture & alimentationÉconomie & entreprises

Pesticides : Monique Barbut annonce sa démission à Emmanuel Macron

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Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:27Fait
    « Matignon s'était publiquement engagé à s'opposer au retour de la CTAPRE dans le texte. »
  • 1:27Fait
    « La France avait interdit cette substance en 2016 et estime que 10 ans plus tard, les études scientifiques entretiennent encore des doutes. »
  • 2:11Chiffre
    « Une pétition réclamant l'abrogation de la loi avait par ailleurs dépassé les 2 millions de signatures. »
  • 2:54Fait
    « Soit vous êtes ministre, soit vous ne l'êtes pas. Aujourd'hui, dans ma tête, je suis parti demain. »
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    « Elle avait aussi défendu le maintien des crédits du fond vert malgré les coupes budgétaires. »

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La rupture entre Monique Barbu et le gouvernement est désormais ouverte. Le 22 juillet, la ministre a annoncé qu'elle présenterait sa démission à Emmanuel Macron après l'adoption définitive la veille au Sénat du projet de loi d'urgence agricole. Au cœur de son désaccord, la disposition permettant à l'anest d'autoriser à titre dérogatoire l'usage de l'acétamride et du fluiradifuron de substances interdites en France. Cette mesure vise notamment à répondre aux difficultés de certaines filières agricoles, en particulier la noisette et la betterave. Mais pour Monique Barbu, elle marque une ligne rouge sur le plan environnemental. Elle conteste également le volet du

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texte consacré à la gestion de l'eau, même si le retour des pesticides constitue le principal motif de sa décision. Le contraste est net avec la position défendue par la ministre de l'agriculture Annie Genvar. Au Sénat, celle-ci a salué un texte censé apporter des solutions concrètes, visibles, tangibles aux difficultés du quotidien du monde paysan. Deux membres du gouvernement portent donc des appréciations radicalement [grognement] différentes sur la même disposition. Dans un message publié sur LinkedIn, Monique Barbu reproche à l'exécutif d'avoir empêché le débat sur la suppression de la mesure alors que des députés de la majorité demandaient eux aussi son retrait. Elle rappelle surtout que Matignon

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s'était publiquement engagé à s'opposer au retour de la CTAPRE dans le texte. La ministre invoque également le principe de précaution. Elle rappelle que la France avait interdit cette substance en 2016 et estime que 10 ans plus tard, les études scientifiques entretiennent encore des doutes. Elle qualifie finalement ce revirement de recul environnemental de trop. Le dossier avait déjà provoqué une vive controverse avec la loi du plombe. À un an auparavant, celle-ci prévoyait également la réintroduction de l'acétamide avant que cette disposition ne soit censurée par le Conseil constitutionnel qui avait considéré que les dérogations n'étaient pas suffisamment encadrées. Une pétition

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réclamant l'abrogation de la loi avait par ailleurs dépassé les 2 millions de signatures. Cette fois, la mesure est revenue dans le texte après un amendement adopté au Sénat, puis a été conservée dans le compromis élaboré en commission mixte paritaire. Pour Monique Barbu, ce nouvel arbitrage a finalement conduit à l'annonce de son départ. La ministre avait déjà prévenu de ses intentions. Reçue à Matignon le 21 juillet par Sébastien Lecornu, elle avait déclaré : "Soit vous êtes ministre, soit vous ne l'êtes pas. Aujourd'hui, dans ma tête, je suis parti demain. À l'Assemblée nationale, Yëel Bron Pivel a de son côté estimé qu'il ne fallait pas la retenir contre ses convictions et

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a souligné la cohérence de sa position. Reste maintenant la décision d'Emmanuel Macron. Le chef de l'État peut accepter la démission annoncée ou chercher à convaincre Monique Barbu de rester. La ministre a toutefois indiqué que si son départ était refusé, la suite dépendrait de ce qui est dit et de comment c'est dit. Cette confrontation s'inscrit dans une série de désaccords entre Monique Barbu et l'exécutif depuis son arrivée au gouvernement en octobre 2025. En janvier, elle avait déjà menacé de démissionner au sujet de la recherche d'hydrocarbure en outre mer. obtenant finalement le retrait de la mesure contestée. Elle avait aussi défendu le maintien des

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crédits du fond vert malgré les coupes budgétaires. Ancienne présidente du WF France, passée par les Nations- Unies et diplômée de l'Institut des hautes études internationales de Panthéon Assass, Monique Barbu avait prévenu dès sa nomination au ministère de la transition écologique. La politique n'est pas mon monde. [soupir] Après ce nouvel affrontement autour de l'agriculture et des pesticides, son maintien au gouvernement dépend désormais de la réponse de l'Élysée.