Emmanuel Macron "a reconnu une défaillance majeure", atteste Benoît Payan, maire DVG de Marseille
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous avez confiance dans la phrase "plus jamais le 17 octobre" ?
- 1:29OuverteRéponse directe
Est-ce qu'Emmanuel Macron a reconnu une défaillance et sa responsabilité dans le chaos du 17 octobre ?
- 2:54RelanceÉludée
Vous avez été très remonté après le 17 octobre. Comment expliquer que vous soyez rassuré aujourd'hui ?
- 3:39OuverteRéponse directe
Vous avez dit ne pas accepter que des manifestants légitimes soient confondus avec des casseurs. Comment garantir cela ?
- 5:02OuverteRéponse directe
On ne peut pas vivre sous une forme de confinement sécuritaire. Comment éviter cela ?
- 6:22OuverteRéponse directe
Quelles garanties a-t-on pour éviter une nouvelle crise ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:29Fait
« Le chef de l'État a reconnu qu'il y avait une défaillance majeure du dispositif de sécurité le 17 octobre. »
- 8:21Fait
« On a perdu le contrôle. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
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euh la le maire de Marseille qui est avec nous en direct. Bonsoir Benoît Paï. Bonsoir Sonia Brook. Merci de votre présence ce soir en direct après la visite d'Emmanuel Macron qui a donc dit à Marseille : "Plus jamais, monsieur le maire, plus jamais le 17 octobre en référence bien sûr au cas où un peu partout en France et notamment à Marseille avec ces images qui ont fait mal évidemment à toute la France et bien au-delà de cette de ce bus de Marianne à terre mais aussi de toutes les dégradations. Est-ce que le plus jamais 17 octobre vous avez confiance dans une telle phrase ? On l'espère plus jamais. Je j'aurais beaucoup de mal personnellement à dire plus jamais. J'espère plus jamais. C'est-à-dire qu'il faut mettre tout en
œuvre pour que ça ne se reproduise pas. C'est que le raté sécuritaire que l'incurie du 17 octobre ne se reproduis pas. Et pour ça, il faut évidemment des renseignements de bonne qualité. Il faut des forces de l'ordre en nombre suffisants. Il faut des forces de l'ordre qui ont une doctrine adaptée à la situation. On a vu que le 24, on était capable avec des forces de de sécurité intérieure supplémentaire de répondre aux difficultés. Et c'est ce à quoi j'aspire. Ce que je crains, c'est que s'il n'y a pas de sortie politique Sonia Babrou, nous vivions ça tous les samedis. C'est-à-dire que on peut se retrouver la semaine prochaine ou la semaine d'après avec une situation qui pourrait ressembler au 17 octobre. Donc on ne peut pas rester simplement passif
en attendant que les forces de l'ordre soient exténuées ou en essayant de faire régner l'ordre sans sortie politique. Monsieur le maire, est-ce que vous avez eu évidemment des un entretien privé avec le avec Emmanuel Macron ? Est-ce qu'il a reconnu lui-même personnellement la défaillance et est-ce que c'est sa responsabilité du 17 octobre ? On l'a entendu euh pointer de nouveau le la sous-anticipation, donc les renseignements, mais est-ce que lui-même a admis une responsabilité dans cette faillite, dans ce chaos ? Non, je pense que d'abord le c'est assez rare pour être souligné. Le le chef de l'État a reconnu qu'il y avait une défaillance majeure du dispositif de sécurité le 17 octobre. Je ne pense pas que ce soit de la
responsabilité du président de la République de dire il faut mettre tant de policiers à tel endroit, tant de policiers à tel endroit. Je veux bien qu'on lui fasse porter un chapeau plus grand que le sien, mais je crois qu'il faut des limites. Et je pense que la 5e République et que l'ordre républicain certes doit rester à l'État, mais qu'il ne faut pas non plus tomber dans la caricature ou dans le populisme et d'essayer de faire croire au français qu'il appartient au chef de l'État de déployer lui-même les forces de l'ordre sur le territoire national. métropolitain ou ultramarin, ça n'aurait aucun sens. Sonia Mabrou néanmoins, il a dit à Marseille ce matin pour la première fois que le 17 octobre avait été, il ne l'a pas dit dans ses termes, mais avait été un fiasco. Et moi, je
considère que le 17 a été un fiasco. Je préfère bien évidemment avoir vu des forces en nombre suffisant avec des manifestations pacifistes le 24 que ce que j'ai vu le 17. C'était et on en a parlé tous les deux sur votre plateau, intenable, insoutenable. Donc, si j'ai bien compris, il a reconnu que l'État a failli clairement. Monsieur le maire, euh nous étions il y a quelques jours ensemble sur le plateau et puis après le 17 octobre, vous étiez à juste raison, très énervé, très remonté, très atteint par tout ce qui s'est passé à Marseille. Vous demandiez des explications, même des comptes et vous étiez avec un une pointe
vindicative. Comment expliquer aujourd'hui que vous soyez autant rassuré puisque vous semblez craindre que le 17 octobre se reproduise ? Quelle garantie vous a-t-on donné ? Je n'ai absolument pas changé. Je reste évidemment très en colère. C'était une colère froide et je l'ai toujours parce que évidemment je ne peux pas accepter nous ne pouvons pas accepter que dans la 7e puissance du monde, dans la deuxième ville de la 7e puissance du monde, il y ait eu une défaillance à ce niveau-là, un tel niveau d'impréparation. Et il a fallu que j'appelle le 17 octobre le chef de l'État, le chef du gouvernement, le ministre de l'intérieur pour qu'on puisse m'envoyer en catastrophe des forces de l'ordre qui n'étaient évidemment pas préparées, qui n'étaient évidemment pas
correctement coordonné sur sur le territoire municipal pour tenter d'éviter le pire, mais le pire n'a pas été évité. Et donc toute la semaine entre le 17 et le 24, il a fallu qu'on travaille à un dispositif forcément différent pour que la manifestation se passe dans les conditions les meilleures. Et vous savez que j'ai dit et que je répéterai sur votre plateau que je n'accepte pas qu'on confonde des manifestants qui ont de légitimes revendications et des casseurs sont deux choses différentes. Les casseurs leur place elle est en prison. Celles et ceux qui s'en sont pris aux mairies, leur place elle est en prison. Les manifestants qui ont de légitimes revendication, il faut les écouter. Je n'ai pas moi d'assurance. On ne peut pas avoir d'assurance auam en la
matière. Il faut il faut pour que ça ne se reproduise pas, il faut un dispositif de sécurité à la hauteur. Mais encore une fois, combien de temps va-t-on devoir vivre avec des villes mises sous cloche avec des villes avec des colonnes de CRS, de gendarmerie de police municipale ? Il nous faut une sortie. Et la sortie Sonia Mabrou, elle n'est que politique. Elle ne peut-être que politique. Il faut que ce pays, que cette République Bien sûr, je l'ai dit, je lui ai dit en privé. Vous lui avez dit, monsieur le maire, est-ce que vous lui avez dit clairement que on peut pas vivre sous un une forme en tous les cas de confinement sécuritaire que ce soit Marseille ou autre ? Parce que quand même précision de téléspectateurs, c'est que les commerces pour certains ont été pillés à
Marseille quand même ce samedi 24 et pour les autres, ils étaient fermés. Donc c'est quasiment parfois une ville morte. Mais bien sûr. Et donc vous devez bien comprendre que y compris commerçants qui ont tout perdu des fois c'est une vie de travail qui s'effondre devant nous. Ce sont des salariés parce que derrière les commerçants, il y a tous les collaborateurs. Il y a la personne qui fait le ménage le matin, il y a la personne, il y a le vendeur, il peut y avoir le chef de rang. Enfin, ce sont des histoires entières qui se sont effondrées devant nos yeux. Donc d'abord un, il va falloir les indemniser et je veux qu'on les indemnise jusqu'au dernier centime. Mais j'ai besoin, nous avons besoin que la paix sociale redevienne dans ce pays ce qu'elle doit être que l'ordre républicain soit
rétabli. Mais pour cela, il ne faut pas simplement faire des coups de menton sur les plateaux de télévision comme certains. Il faut maintenant une sortie politique. Pour une avoir une sortie politique, il faut faire des propositions à la crise que nous sommes en train de vivre. La crise que nous sommes en train de vivre, elle est sociale, elle est politique, elle est économique. Nous avons des lycéens qui revendiquent de d'étudier dignement. Nous vivons avec 2,30 € le litre de gasoile, 2,20 € l'essence. Nous avons une crise du pouvoir d'achat majeur et donc il faut des réponses à ça. Les réponses, elles sont et j'ai fait des propositions présidents. Des réponses. Oui. Des réponses à une crise Oui. Non, non, je vous en prie. des réponses à une crise protéiforme. Restez avec nous
parce que j'ai une question essentielle à vous à vous poser mais sur ce plateau, Arthur Berda, le journal notre journaliste était bah chez vous dans votre belle ville de Marseille, il a suivi il a suivi le président de la République. Vous l'avez interrogé notamment Arthur sur la comparaison avec certaines émeutes notamment après l'affaire Naël. Il a été au chevé, si je peux dire, des commerçants sinistrés, des forces de l'ordre exténué bilan de la journée. Certains disent que le président est venu constater les dégâts à Marseille. Absolument. Emmanuel Macron, il est venu littéralement constater les dégâts. On le voyait d'ailleurs à l'instant à l'écran puisque le hall de la mairie qui l'a visité d'ailleurs au côté de de monsieur le maire Benoît Paillant a lui-même été dévasté. Le buste de
Marianne a été cassé, une vitre a été brisée, une chaise a été elle aussi cassée, les murs ont été tagués. Donc si vous voulez, il est venu constater les dégâts avec aurait-on pu croire ou pu craindre une forme d'impuissance ? Il n'empêche Emmanuel Macron, il a d'abord reconnu ce que monsieur le maire a qualifié de fiasco le 17 octobre. Il a reconnu qu'il y avait eu une faillite. On n'a pas du tout anticipé le 17 octobre. C'est l'expression d'Emmanuel Macron. Laurent NZ avait dit "On a perdu le contrôle." Emmanuel Macron dit "On n'a pas du tout anticipé. À l'inverse, il s'est félicité." C'est encore son expression du retour de l'ordre républicain le 24 octobre samedi dernier. Une ville sous cloche disait Benoît Paillon avec beaucoup de commerces fermés. Emmanuel Macron a
rencontré les commerçants. Si vous me permettez une question pour monsieur le maire Benoî Paillant. D'abord vous avez contesté monsieur le maire le chiffre de 30000 casseurs évoqués par la préfecture. Est-ce qu'on sait infiner combien il y a eu de casseurs des meutiers dans la ville de Marseille le 17 octobre ? Et puis deuxème question, vous dites il faut sortir de la crise avec des réponses. Il y a un débat budgétaire en ce moment. Ça c'est le rôle des parlementaires. Vous vous êtes maire. Vous êtes un maire engagé à gauche. Il y aussi un débat présidentiel. Est-ce que vous trouvez ces réponses chez l'un des candidats qui brigent la présidentielle ? Bon, sur la première question bien évidemment, moi je m'en tiens maintenant au chiffres officiels fournis par le
procureur de la République, c'est-à-dire 1800 casseurs et émeutiers, c'est-à-dire bien loin des 30000. Mais on comprend bien pourquoi ce chiffre a été annoncé. Il était pharamineux, il était farfelu. C'était pour montrer que l'État ne pouvait rien faire, ce qui est un double aveu d'impuissance et c'était pas acceptable d'entendre ce chiffre. Et je crois d'ailleurs que le procureur de la République a eu raison de remettre, si je puis dire, l'église au centre du village. Ensuite, sur les réponses politiques, au-delà de la gauche et de la droite, je pense qu'on fait face à une crise de sens. Et donc ça n'est même plus qu'une question de droite et de gauche. Ramener la concorde républicaine, c'est que des gens se hissent au-dessus de leurs conditions sans pour autant renier ce qu'ils sont.
Une démocratie, elle doit se vivre dans un débat apaisé. Elle doit se vivre dans une confrontation d'idées apaisée. Je ne le vois plus aujourd'hui. Je vois des femmes et des hommes qui brigent la fonction suprême, qui brigue la magistrature suprême et qui mettent de l'huile sur le feu et qui tentent de diviser la France. Vous imaginez ? Vous imaginez des gens comme le général de Gaul s'amusant à diviser la France pour essayer de la présider ? Tout ça n'a pas de sens. Pour sortir par le haut, il faut prendre en compte ce qui est en train de se passer. Il y a une France qui a besoin d'ordre et elle existe, elle est silencieuse. Et il y a une France qui a besoin de réponse sur son pouvoir d'achat, qui a besoin de réponse sur les conditions de travail, sur leurs
conditions de vie et d'apprentissage. Merci. Merci à vous pour cette réaction Benoît Paillant. Merci monsieur le maire de Marseille.
Benoît Payan