SNCF : Jean-Pierre Farandou dévoile son plan pour l'avenir
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:49OuverteRéponse directe
Soutenez-vous la marche de la colère des policiers ?
- 4:05OuverteRéponse directe
Vos revendications sont multiples, mais s'il y en avait une essentielle, ce serait laquelle ?
- 4:38OuverteRéponse directe
La réponse pénale, vous y faisiez allusion, est-elle inadaptée ou inappliquée ?
- 5:43RelanceRéponse directe
Un week-end toutes les six semaines, c'est extrêmement peu, mais ça veut dire qu'il faudrait aussi réorganiser complètement le système.
- 6:44OuverteRéponse directe
Que dites-vous aujourd'hui à un jeune qui veut être policier ?
- 11:19OuverteRéponse directe
Plus de 5000 tonnes de produits chimiques sont parties en fumée. La préfecture a fini par publier la liste hier. C'est trop tard pour vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:23Invité politiqueFait
« On a des fonctionnaires qui ont un week-end sur six. »
- 3:32Invité politiqueFait
« Il n'y a même pas de budget, mais il faudrait un plan Marshall pour la police. »
- 3:36Invité politiqueChiffre
« On nous saupoudre quelques effectifs, 1300 effectifs. »
- 4:14Invité politiquePromesse
« Redonner un sens au métier du policier avec enfin des peines prononcées par la justice à la hauteur des attaques perpétrées contre les forces de l'ordre. »
- 4:47Invité politiqueFait
« L'échelle des peines existe. Mais malheureusement, on n'a pas la notion, je dirais, de peine minimum. »
- 4:59Invité politiqueFait
« On disait qu'il fallait protéger plus le voyou que le policier. »
- 5:26Invité politiqueFait
« Les flics, aujourd'hui, c'est effectivement un week-end toutes les six semaines. »
- 6:09Invité politiquePromesse
« Faire travailler la police aujourd'hui non plus sous le format de direction de la sécurité publique, de la police aux frontières, de la PJ, mais travailler par filière de métier. »
- 6:27Invité politiqueFait
« Ils sont tous passés depuis Nicolas Sarkozy, ils m'ont tous juré la main sur le cœur : on supprime la politique du chiffre. »
- 6:56Invité politiqueFait
« Si mon fils ne me disait pas, je vais être flic, je lui disais : gamin, viens, on va s'asseoir, on va discuter, et je vais faire en sorte de t'orienter vers autre chose. »
- 8:32Invité politiquePromesse
« Il faut mener un combat philosophique et culturel. Il ne faut plus qu'il y ait le mythe de l'arme, le mythe de l'action violente. »
- 17:41Invité politiqueFait
« La contraception des jeunes femmes de 15 à 17 ans est intégralement prise en charge. »
- 18:03Invité politiqueChiffre
« Chaque année, près de 1 000 jeunes de 12 à 14 ans sont enceintes en France. »
Temps de parole
- Jean-Pierre Farandou48 %
- Présentateur25 %
- Locuteur 48 %
- Locuteur 68 %
- ?3 %
- Locuteur 13 %
- Locuteur 52 %
≈ 8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous êtes sur RTL. Ce midi sur RTL. Quelle est la toxicité des produits qui sont partis en fumée dans l'usine Lubrizol de Rouen ? Même Agnès Buzyn, la ministre de la Santé, reconnaît qu'on ne sait pas ce que peut donner un tel mélange. Nous serons avec Hervé Morin, le président de la région Normandie. Rugby, le 15 de France en route vers les quarts de finale de la Coupe du Monde. Les Bleus ont battu les Etats-Unis 33 à 9. Et comme il y
a
eu 5 essais, ils empochent une victoire bonifiée, soit 5 points. La météo. Bonjour Patricia Charbonnier. Bonjour. Un petit coup de frais quand même.
Les températures baissent cet après-midi sur la moitié nord du pays. On sera localement en dessous des normales de saison avec seulement 14 degrés à Lille, 16 à Brest, 17 à Paris. On devrait avoir 18 degrés sur la moitié nord à cette époque de l'année. Alors que dans le sud,
c
'est encore très doux jusqu'à 23 à Perpignan et un maximum de 27 degrés à Bastia. Du côté des ciels, ça s'améliore. On a eu de gros orages hier soir sur l'extrême sud-est, en particulier sur le département du Var. C'est le retour du soleil aujourd'hui sur l'ouest, près de la Manche, près de la Méditerranée. Mais ça reste encore assez nuageux entre les frontières de l'Est, le Massif Central et les Pyrénées, avec encore quelques averses.
La question du jour sur RTL.fr à propos de la colère des policiers est-elle légitime ? Vous êtes 82% à nous dire oui. Il y a 13% de non. On attend à vos arguments, vos témoignages bien sûr au 3210 sur Facebook et Twitter. Bonjour Pascal Praud.
Bonjour Christelle. Soutenez-vous la marche de la colère des policiers. Si vous êtes policier, appelez-nous au 3210, racontez-nous votre quotidien, vos difficultés. La profession est-elle suffisamment soutenue ? Le métier fait-il encore rêver ? Parents, adolescents, donnez-nous votre avis. Nous parlerons évidemment toujours de Rouen avec les propos d'Agnès Buzyn. Et puis parlons rugby. Pourquoi pas la victoire de l'équipe de France ? Est-ce que ça vous convainc ou pas ? A tout à l'heure.
Au 3210, RTL vous donne la parole. 50 centimes la minute.
Vous
avez demandé la police. Elle est dans la rue. Une marche de la colère inédite depuis 20 ans pour exprimer le malaise des hommes en bleu. 50 suicides depuis le début de l'année. Des agents de plus en plus sollicités et une inquiétude sur la réforme des retraites. Direction place de la Bastille à Paris. Le cortège vient de s'élancer vers la place de la République. Guillaume Chiez.
Alors il ne s'est pas encore élancé. On vient de prendre un peu de retard. Mais il y
a
de plus en plus de monde sur la place de la Bastille. Toutes les organisations syndicales, tous les grades de la police nationale sont représentés. Plusieurs milliers de policiers qui ont fait parfois un long déplacement pour être présents à Paris. Karine par exemple vient de Nîmes. Elle est arrivée ce matin pour porter plusieurs messages.
On se bat pour nos retraites. On se bat pour nos heures qui ne seront pas payées ou pas récupérées. On se bat pour nos conditions de travail, pour notre matériel. Et le taux de suicide a augmenté depuis cette année. On a atteint un record, on va dire, entre guillemets,
c
'est malheureux à dire, mais un record qui ne devrait pas y être en fait.
Le suicide,
c
'est bien ce qui revient le plus dans leur discours. Pour Julien Polissier-Varrois, les actions du gouvernement ne sont pas suffisantes.
Mais les suicides,
tout
est lié. On a des fonctionnaires qui ont un week-end sur six. Donc un samedi dimanche en famille, un week-end sur six. Des commissariats, je vous le dis, avec des cafards, de tout. Il n'y
a
même pas de budget, mais il faudrait un plan Marshall pour la police. Et là, qu'est-ce qu'on nous fait ? On nous saupoudre quelques effectifs, 1300 effectifs. J'ai dit, on va se retrouver où ? C'est ça la sécurité pour les Français
?
Alors, le cortège doit démarrer d'ici une demi-heure. Maintenant, question sécurité. Il pourrait être perturbé par de possibles arrivées de 150 à 200 gilets jaunes et de membres de collectifs qui dénoncent les violences policières.
Guillaume Chiez, en direct de la Place de la Bastille. Avec nous, Yves Lefebvre, secrétaire général du syndicat Unité SGP Police FO. Bonjour.
Bonjour.
Vos revendications sont multiples, mais s'il y en avait une essentielle, ce serait laquelle ?
Redonner un sens au métier du policier aujourd'hui. Redonner un sens au métier du policier avec enfin des peines prononcées par la justice à la hauteur des attaques perpétrées contre les forces de l'ordre. Retrouver un sens au métier de la police aujourd'hui avec un outil managérial à la hauteur des enjeux. Et qu'enfin, nous puissions lutter efficacement contre ce fléau. Ce fléau 52 suicides, alors nous en parlons. Nous avons malheureusement exposé tous les sinistres records en la matière.
La réponse pénale, vous y faisiez allusion, est-elle inadaptée ou inappliquée
? Plus
souvent inadappliquée qu'inadaptée, effectivement. L'échelle des peines existe. Mais malheureusement, on n'a pas la notion, je dirais, de peine minimum. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on s'aperçoit
à
travers une frange, heureusement minoritaire de la magistrature, qui aujourd'hui, sur un dogme qui date du milieu des années 70, on disait qu'il fallait protéger plus le voyou que le policier. Et c'est ce dogme aujourd'hui qui est relayé aussi, entre autres, par certains élus politiques, et pas des moindres. Je pense notamment à Joling Mélenchon, qui nous traite de barbares, et qui prétend que s'il avait été dans une manifestation, nous aurions porté atteindre à son intégrité physique. Vous voyez, c'est tout ce malaise aujourd'hui. Et un flic, un flic qui ne peut pas concilier vie de famille, vie professionnelle.
Les flics, aujourd'hui, c'est effectivement un week-end toutes les six semaines, neuf week-ends par an. Et quand ce week-end arrive, ô combien espéré, par les conjoints, les conjointes, par les enfants, il est souvent reporté, décalé pour des services d'ordre, comme ce fut le cas depuis la mi-novembre
de
l'an dernier, par rapport aux actes des G.H.O.
Un
week-end toutes les six semaines, j'entends bien, c'est extrêmement peu, mais ça veut dire qu'il faudrait aussi réorganiser complètement le système. Ça, ça peut prendre beaucoup de
temps. Bien sûr,
bien sûr. Non, ça peut aller très vite, si vous voulez, si on sort d'un dogme ultra technocratique. Nous, on a fait des propositions, et nous ne sommes pas les seuls à le faire. Vous voyez aussi, autant ça puisse apparaître assez paradoxal, on est en complète accord avec le syndicat majoritaire des commissaires quand on dit qu'il faut réorganiser la police, faire travailler la police aujourd'hui non plus sous le format de direction de la sécurité publique, de la police aux frontières, de la PJ, mais travailler par filière de métier pour que le policier se retrouve, soit aussi protégé à travers son affectation, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Et je me répète, et puis qu
'on
cesse aussi cette politique du chiffre. Ils sont tous passés depuis Nicolas Sarkozy, ils m'ont tous juré la main sur le cœur. On supprime la politique du chiffre. Non, la politique du chiffre existe aujourd'hui, et malheureusement, je dirais, c'est ce qui rend aujourd'hui le policier aussi mal, aussi malade, parce que la police est profondément malade.
Juste pour conclure, Yves Lefèvre, que dites-vous aujourd'hui à un jeune qui veut être policier
? Bienvenue,
mais tu as vraiment du courage. Vous savez, je l'ai dit sur un plateau de télé ce matin, j'ai un fils de 27 ans. Si mon fils ne me disait pas, je vais être flic, je lui disais, gamin, viens,
on
va s'asseoir, on va discuter, et je vais faire en sorte de t'orienter vers autre chose. Aujourd'hui, c'est sortir d'une école de police, avoir sa vie menacée à tous les instants, être stigmatisé sur les réseaux sociaux, être stigmatisé par des collectifs, par certains politiques, et ne pas être protégé par sa propre hiérarchie. Aujourd'hui, le flic est rendu à se battre à main nue pour pouvoir protéger son métier, sa corporation et son intégrité physique.
Merci beaucoup, merci Yves Lefèvre,
d
'avoir été l'invité d'RTL Midi, secrétaire général du syndicat Unité SGP Police FO. Le FLNC est-il en train de renaître de ses cendres ? Dans une vidéo, on retrouve des images que l'on croyait dépassées, avec militants armés et cagoulés. Le parquet antiterroriste s'est même saisi d'une enquête autour d'une reconstitution de ce mouvement. Julien Fautra, vous venez de rencontrer Léo Batesti dans son village, Vénaco, au centre de l'île, et il veut briser un tabou. Oui, oui, dit-il, il existe bien une mafia en Corse.
En effet, il espère, Léo Batesti, qu'en nommant les choses, il produira une prise de conscience. Et il explique, voilà comment ce système mafieux se manifeste au quotidien. Ici, à Vénaco, il y a trois mois, il y a une entreprise de travaux publics qui a eu trois attentats successifs la nuit contre trois engins de chantier. Ça, c'est un exemple typique de pression pour avoir des marchés publics. On connaît surtout les faits importants, malheureusement les assassinats, mais il y a véritablement une légion d'événements qui sont des formes de pression. Résultat, certains hésitent à investir.
La création d'un nouvel FLNC participe de ce contexte, de ce climat contre lequel il a décidé de se battre. Je considère qu'aujourd'hui, il faut mener un combat philosophique et culturel. Il ne faut plus qu'il y
ait
le mythe de l'arme, le mythe de l'action violente. Si l'on fait des choses qui sont des choses dures, on crée un monde dur. Et ça, ce n'est pas possible. Selon Léo Battesti, 2200 personnes ont déjà en une semaine signé cet appel à lutter contre la mafia en Corse.
Julien Fautra en Corse pour RTL. Le grand oral de Sylvie Goulard, désigné par Emmanuel Macron, elle sera interrogée tout à l'heure par les eurodéputés qui décideront si, oui ou non, elle peut devenir commissaire européen. Il devrait la bousculer sur les enquêtes des emplois présumés fictifs du Modem et sur son travail de consultante à plus de 10 000 euros par mois pour un groupe de réflexion américain, un think tank, alors qu'elle était eurodéputée. Dans un instant, nous partons à Rouen où l'on se pose bien des questions sur la toxicité de l'incendie de l'usine Lubrizol.
RTL Midi Seine.fr RTL Midi Avec Christelle Rebière Jusqu 'à quel point l'incendie de l'usine Lubrizol de Rouen a-t-il été toxique ? La question perdure malgré les promesses de transparence de l'exécutif. Hier soir, la préfecture de Seine-Maritime a fini par publier la liste des 5253 tonnes de produits chimiques qui ont brûlé jeudi dernier et 479 fiches de sécurité qui tiennent sur 150 pages. Un véritable magma. Et cette opération de transparence ne fait finalement qu'inquiéter un peu plus les 500 000 habitants de l'agglomération de Rouen. Comme vous avez pu le constater, Julien Caillard, au petit Queville, ce matin, à 500 mètres de l'usine.
Oui,
dans ce quartier, cette fameuse liste, personne ou presque ne l'a consultée. Non, je n
'ai
pas été voir. Non,
non, du
tout. Non. Pourquoi ? Rien ne va changer. Ici, la défiance est trop forte. Le message et les publications des autorités sont totalement discrédités aux yeux de Carole.
On n'a pas besoin d'aller voir pour savoir que c'est nocif. La police, qui sont juste derrière, qui sont masquées, nous on passe juste devant, on n'a pas de masque, on n
'a
rien, on n
'est
pas renseigné. Donc oui, oui, c'est nocif. On sait qu'on nous ment tous les jours. Comment vous expliquez que des produits toxiques qui brûlent toute une nuit, il
n
'y a rien de toxique, rien de nocif pour la population. C'est impossible. On se fout vraiment de notre gueule.
La publication de ces produits qui ont brûlé, certains sévraient la saluent.
C'est vrai que cette liste, il nous l'a fallu quand même. C'est normal qu'on soit informés.
Problème pour ceux qui les ont consultés, ces documents, ces tableaux, Excel complexes, ça paraît indéchiffrable.
On n'est pas chimiste. On n'est pas rassuré. On ne nous dit pas tout. Ils ne peuvent pas jouer la transparence. Ça affolerait trop les gens.
Si les vents ont tourné, l'odeur est ce midi plus insupportable que les jours précédents. L'inquiétude demeure et la pharmacie d'à côté n'a plus un seul masque chirurgique à la vendre.
Reportage Julien Caillard et la ministre de la Santé Agnès Buzyn a reconnu ce matin que personne ne sait aujourd'hui ce que donnent ces produits mélangés quand ils brûlent. Avec nous en ligne, Hervé Morin, président du conseil régional de Normandie. Bonjour.
Bonjour.
On
le disait, plus de 5000 tonnes de produits chimiques sont parties en fumée. La préfecture a fini par publier la liste hier. C'est trop tard pour vous
? Ce
qui est sûr, c'est que la France, et je ne
jette
pas la pierre à ce gouvernement,
on
n'est pas préparé à une catastrophe industrielle. Il y a toute une série de carences, de dysfonctionnements. Il y a surtout une absence de méthodes et de process. Prenons des choses simples. Il n
'y
a pas d'éducation et de formation des populations qui vivent à côté de sites Céveso
à
haut risque, comme certains pays le font, par exemple, sur le risque sismique. On a très clairement des policiers qui sont intervenus le premier jour, le jour où je suis allé sur le site avec Christophe Castaner,
qui
n'avaient aucun équipement pour assurer leur protection. On avait des conducteurs routiers, des conducteurs des transports collectifs
qui,
très clairement, étaient laissés pour compte et ne savaient pas quelle devait être la démarche qui devait être à l'heure.
Est
-ce qu'il y
a
eu une mauvaise gestion du préfet à ce moment-là, au départ ?
La question, elle est simple, c'est que dans un système où désormais le digital, l'Internet, l'emporte sur tout le reste, il faut un système d'information et de communication en temps réel. Sinon, les autorités auxquelles plus personne ne porte le moindre crédit, que ce soit les autorités administratives ou les autorités politiques, dont je fais partie, en clair, on est dans un monde où plus personne ne croit personne, notamment dès lors qu'il s'agit d'autorités politiques ou d'autorités administratives. Si vous n'êtes pas dans l'information et dans la transparence complète et totale, ça ne marche pas. Alors là, prenons l'exemple. On publie enfin la liste. Très bien.
Le Premier ministre a eu raison. Le préfet me disait « Mais non, on n
'a
pas le droit de la publier. » Ok, le Premier ministre a décidé de les publier.
C
'est parfait. La seule chose,
c
'est que derrière, il faut qu'il
y ait
une communication avec un collège scientifique en
disant « Pour
telle molécule, quand ça brûle, voilà ce que ça fait. Quels sont les risques rémanents, permanents ?
»
Mais
oui, mais
le
problème, c'est
que…
Le
gouvernement
annonce très clairement qu'il y
a
un suivi épidémiologique sur le long terme des personnes qui ont pu être exposées. Mais je pense qu'il doit y avoir des laboratoires et des scientifiques qui peuvent donner quand même un certain nombre d'éléments de réponse.
Derrière cette transparence, est-ce qu
'il
n'y
a
pas un constat d'impuissance
?
Il y
a
un constat d'impuissance face à la rumeur, cette news et à l'inquiétude de population. Moi, j'ai été le premier jour à côté du site. J'ai eu mal à la gorge pendant deux jours. Mes collaborateurs, certains avaient envie de vomir à l'issue de ces deux heures passées sur place. Donc, très clairement, il est logique que nos compatriotes
soient
inquiets et se disent « on veut des explications ». Ce qu'il faut, c'est que derrière, on nous dise « est-ce que c'est simplement quelque chose qui ne dure pas et qui n'a aucune conséquence sur la santé sur le long terme ? » Et donc, il y a toutes ces réponses qu'il faut apporter. Et dans un environnement où il y a des rumeurs
en permanence. Des
constructions permanentes.
Bien sûr. On a eu
par exemple
des rumeurs, des fake
news, une décrédibilisation des hommes politiques. On est d'accord. L'Assemblée nationale ouvre une mission d'information sur ce qui s'est passé à Rouen. Est-ce que, selon vous, c'est suffisant ?
Le
Sénat va ouvrir une commission d'enquête. Il faut qu'il y ait une commission d'enquête parce que des sites industriels, Céveso, eau, il y en a plusieurs centaines en France. Rien qu'en Normandie, on a près de 90 sites Céveso. Et donc, il y a toute une série d'enseignements qu'on doit tirer pour l'avenir. Et par exemple, celle de l'urbanisme.
Est-ce
qu'on continue à autoriser des constructions à quelques centaines de mètres d'un site Céveso comme ça a été le cas à
Rouen ?
Merci, merci beaucoup. Merci Hervé Morin d'avoir été l'invité d'RTL Midi. Je rappelle que vous êtes président du conseil régional de Normandie. Dans un instant, la belle victoire du 15 de France face aux Etats-Unis, 33 à 9. Au 30 de 10, RTL vous donne la parole. VQ.fr RTL Midi Avec Christelle Robière
En
rugby, les bleus n'ont laissé que des miettes. Aux Etats-Unis, victoire 33 à 9 dans le cadre de la Coupe du Monde au Japon. Le 15 de France, auteur de 5 essais, a donc décroché ce qu'on appelle un succès bonifié pour les profanes comme moi. Au-delà de 4 essais, c'est un point de plus. Un score flatteur pour notre consultant Christophe Dominici.
Les motifs d'espoir, on est toujours en phase de se qualifier. En début de compétition et vu la physionomie de ces 8 dernières années de ce 15 de France, on peut être satisfait. Après, quand on regarde le contenu, l'organisation et surtout ce qui est mis en place,
il
y
a
des choses à redire. On juge ce que l'on voit et je pense comme beaucoup de Français ou de personnes qui analysent, ce n
'est
pas folichon. On s'aperçoit qu'on a été 12 à 6 pendant une grande partie du match. On n'a pas réussi à décoller ces Américains et effectivement, on s'aperçoit qu
'il
nous manque toujours quelque chose. c'est-à-dire que notre première mi-temps contre l'Argentine a les consistances, la deuxième, on s'écroule. Et là, c'est l'engagement physique et l'investissement individuellement et collectif qui a fait qu'on a souffert une grande partie du match. Alors, peut-être petit à petit, au plus les matchs vont avancer, au plus ils vont nous donner satisfaction sur le contenu général du match. Mais c'est vrai qu'on sent l'équipe aujourd'hui fragile.
Christophe Dominici avec Christian Olivier. Après leur victoire sur l'Argentine, les Bleus se retrouvent donc deuxième de la Poulsée à un point derrière l'Angleterre. Prochain match contre les îles Tonga dimanche. En Ligue des champions ce soir, l'île se retrouve face à Chelsea, dernier vainqueur de la Ligue Europe. Lyon se déplace à Leipzig après son nul un partout face aux Zénith Saint-Pétersbourg. Comment éviter les avortements chez les toutes jeunes filles ? L'an dernier, le nombre global d'IVG a augmenté. Il y en a plus de 224 000 dans notre pays. Le gouvernement prône la contraception gratuite étendue aux adolescentes de moins de 15 ans.
C'est dans l'avant projet de loi de financement de la sécurité sociale. Gauthier Delon-Bugard, qu'est-ce que ça va changer ?
Aujourd'hui, la contraception des jeunes femmes de 15 à 17 ans est intégralement prise en charge. Depuis 2013, la prescription du médecin de la sage-femme dispense la mineure d'avancer les frais. Les moins de 15 ans devraient donc accéder à ce droit. Elles aussi n'ont pas forcément les moyens de payer leur contraception, explique le gouvernement, ce qui crée un recours quasi systématique à l'interruption volontaire de grossesse. Chaque année, près de 1 000 jeunes de 12 à 14 ans sont enceintes en France. 80% d'entre elles ont recours à l'IVG. Véronique Seyer est coprésidente du planning familial.
Toute personne qui démarre sa vie sexuelle doit pouvoir avoir accès à toute contraception, à une contraception choisie. Ce qui est important aussi, c'est que pour pouvoir avoir cette contraception choisie, il faut bien connaître ses droits, il faut aussi connaître son corps, connaître comment ça fonctionne, d'où l'importance d'une éducation à la sexualité. Parallèlement à l'extension de la contraception pour les mineurs, développer cette éducation à la sexualité. Ça, c'est important de le préciser.
Depuis la mise en place de la gratuité, le recours à l'IVG pour les 15-17 ans a nettement baissé de 10 avortements pour 1 000 jeunes femmes en 2012. On est passé à 6 pour 1 000 aujourd'hui.
à Gauthier Delon-Bugard. Des nouvelles du Brexit à l'instant. Boris Johnson, le Premier ministre britannique, annonce que le Royaume-Uni sortira de l'Union européenne le 31 octobre, quoi qu'il arrive. Enfin, une plainte royale. Le prince Harry et Meghan vont dénoncer devant la justice les pratiques de la presse tabloïde. Le prince accuse ses journaux de se montrer sans pitié envers sa femme. J'ai perdu ma mère et maintenant je vois ma femme devenir la victime des mêmes forces impuissantes. Ma plus grande peur c'est que l'histoire se répète. Une allusion à la princesse Diana qui avait été la cible des paparazzi. J'ai été trop longtemps, confesse-t-il, le témoin silencieux de ses souffrances.
Et on retrouve Pascal Praud avec qui vous allez dialoguer dans une dizaine de minutes. Pascal.
On parlera bien sûr de Rouen, on parlera bien sûr des policiers, on parlera si vous le voulez de rugby. Mais est-ce que vous connaissez Samantha Casbonne ? Non. C'est une députée de la République En Marche et elle est à l'initiative d'une loi qui pourrait être votée le 17 octobre d'interdire la corrida au moins de 16 ans. Et non pas pour protéger le taureau mais pour protéger les enfants. Parce qu'elle considère que c
'est pas spectacle. Cacher
cette corrida que je ne saurais voir.
Exactement. Et elle veut également fermer des écoles de tauromarchie puisqu'il y en a 6 en France et on peut à partir de 8 ans entrer dans une école de tauromarchie. Donc voilà le sujet que je soumets aux auditeurs faut-il interdire la corrida au moins de 16 ans
?
Ou la corrida tout court
d
'ailleurs. Ou la
corrida tout
court. aujourd'hui ? Il y a beaucoup moins d'instabilité qu'hier. Hier soir encore on avait des averses et des orages localement forts en particulier dans le sud-est. Ça se calme aujourd'hui. On a encore un ciel assez nuageux entre les frontières de l'Est. Le Massif central et les Pyrénées avec encore quelques averses mais nettement plus faibles. Le retour du soleil près de la Méditerranée mais avec du vent. Le Mistral et la Tramontane jusqu'à 80 km heure en pointe. Et puis sur l'ouest c'est une belle amélioration cet après-midi. C'est calme, c'est sec. On profite des éclaircies et c'est même très ensoleillé sur les plages de la Manche mais alors avec de l'air un petit peu plus frais.
On a une descente d'air frais sur la moitié nord du pays. Du coup localement on repasse en dessous des normales de saison. 14 degrés seulement cet après-midi à Cherbourg et Dunkerque. 17 à Paris. 20 degrés à Biarritz. 22 à Toulouse. C'est encore très doux près de la Méditerranée. 24 à Marseille. 27 à Bastien. Bon et demain matin. Attention.
Aïe aïe aïe.
Ça va piquer. Ça va piquer sur la moitié nord du pays. Autour de 1 à 5 degrés.
Ça
veut dire qu'autour de 1 à 0 degrés on appelle ça des petites gelées blanches pour demain matin sur la moitié nord du pays avec un temps qui sera dans l'ensemble plutôt agréable plutôt lumineux voire même très ensoleillé demain sauf dans l'après-midi sur la Pointe-Bretonne.
Là
c'est une nouvelle perturbation qui apportera un petit peu de pluie. Donc les températures quelques exemples pour demain matin. 0 degrés à Reims. 5 à Lille. 6 à Paris. 17 à Nice. C'est dans l'après-midi 15 degrés à Paris. Lille. 16 à Strasbourg. Et jusqu'à 27 degrés à Ajaccio. Ce sera encore assez frais vendredi matin et ensuite les températures vont repartir à la hausse avec une nouvelle perturbation qui traversera le pays pour vendredi. Bon, on est prévenu
demain matin on ressort les écharpes et les doudounes. Oui. Merci Patricia. Le rappel des titres avec Bénédicte Tassar dans une poignée de secondes. Au compte de 10 RTL vous donne la parole.
13
octobre. Il est pile 13h.
Le
tout info des auditeurs ont la parole sur RTL.
Bonjour Bénédicte Tassar.
Bonjour, bonjour à tous. Le vent tourne et la mauvaise odeur revient aux portes de Rouen. Après l'incendie de l'usine chimique Lubrizol les riverains n'en peuvent plus au Petit Queville à 500 mètres du site ravagé par les flammes jeudi dernier l'odeur est même encore plus insupportable que ces derniers jours. C'est ce que constatent ces deux copains Gilad et Farid.
Je ne
suis
pas bien.
Je
suis tous malade. Là on va aller porter plainte. C'est grave, oui c'est grave. Pour moi c'est de pire en pire. Tout le monde a des irritations
au niveau de la gorge. Ils nous ont demandé de fermer les fenêtres mais ça ne sert à rien du tout. On a été à l'hôpital et ils nous ont dit que c'est rien mais pour moi on vit dans une démocratie comme la France et la France nous cache des choses. On est abandonné le maire ne nous parle pas le préfet dit que l'air qu'on respire est normal. La montagne là c'est vraiment très très grave.
Ces habitants de Petit Queville avec Julien Caillard pour RTL. Suicide, insalubrité des locaux, retraite, la marche de la colère des policiers en ce moment à Paris. Ils protestent notamment contre leur rythme de travail qui ne leur permet d'avoir qu'un week-end sur six en famille. Une profession meurtrie par une vague sans précédent de 52 suicides depuis le début de l'année. Une confirmation de notre correspondant à RTL dans le Grand Est et spécialiste de la Grande Guerre Samuel Goldschmidt. L'entrée de Maurice Genevois au Panthéon est reportée. Les cendres de l'écrivain devaient être transférées sous la coupole le 11 novembre prochain. On ne connaît pas encore les raisons de ce report.
Vous vous souvenez de ce slogan de la SNCF donné au train des idées d'avance ? Ça résume le discours qu'a prononcé ce matin devant la commission de l'aménagement du territoire du Sénat Jean-Pierre Farandou. Le 1er novembre, il succédera à Guillaume Pépi comme président de la SNCF et il dévoile sa vision de l'avenir.
Si demain, les voyageurs sont satisfaits et trouvent les services dont ils ont besoin, même ceux dont les yeux sont aujourd'hui rivés sur l'ouverture et la concurrence, ils choisiront la nouvelle SNCF. Si demain, la SNCF est capable de porter de manière compétitive les enjeux climatiques des transports de marchandises et de la logistique,
les
chargeurs choisiront la nouvelle SNCF.
Si
demain, la SNCF n'oppose pas les grandes lignes et les petites lignes, mais offre une réponse globale aux besoins de mobilité dans toute leur variété et à un prix raisonnable, les collectivités territoriales choisiront la SNCF. Enfin, si demain, la SNCF est reconnue pour sa haute capacité d'innovation, partenaires industriels, PME, start-up, choisiront la nouvelle SNCF.
Jean
-Pierre Farandou avec Eric Vannier. Le Royaume-Uni sortira de l'Union Européenne le 31 octobre, quoi qu'il arrive, avec ou sans accord, avertit le Premier ministre britannique Boris Johnson. Une victoire laborieuse pour les Bleus face aux Etats-Unis pour leur deuxième match de la Coupe du Monde de Rugby. Ça se passe au Japon, 33 à 9. Les Etats-Unis étaient pourtant a priori l'équipe la plus faible de la poule, mais la première heure a été très difficile. Chez nos confrères de TF1, l'entraîneur Jacques Brunel ne s'est pas voilé la face.
Il y
a
du boulot encore, c'est clair, c'est net. On a eu du mal à maîtriser cette partie. On n'a pas respecté totalement ce qu'on voulait faire. On avait demandé de jouer dans leur dos, de ne pas jouer devant, de les obliger à reculer. On l'a fait par moments et puis l'autre fois, on s'est un peu emballé, on a perdu des ballons. On a voulu surjouer, on a fait pas mal d'erreurs. On a été beaucoup pénalisés aussi. Je trouve qu
'il
y
a
un déséquilibre important au niveau des pénalités, mais bon, on a encore du boulot, on a quatre jours. On a une autre partie qui arrive, qui va être dure, qui va être terrible, donc il va falloir se préparer.
Et oui, la France doit maintenant affronter les Tonga dimanche prochain avec potentiellement une qualification pour les quarts de finale. Du football aussi aujourd'hui en Ligue des Champions, Ligue Chelsea et Leipzig-Lyon. On marque une pause et on retrouve dans un instant Pascal Praud pour les auditeurs en la parole. Vous appelez bien sûr, c'est au 3210.
Les auditeurs en la parole sur RTL.
Jean-Pierre Farandou