L'invité politique Sud Radio - Lamia El Aaraje, première adjointe au Maire de Paris, est l'invitée politique
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 35 %Attaque 45 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui prédomine ce matin ? Est-ce que c'est la peur pour la mairie de Paris ?
- 2:04OuverteRéponse directe
Est-ce que la mairie de Paris appelle officiellement à la plus grande prudence pour ses concitoyens parisiens ?
- 2:56OuverteRéponse directe
Est-ce que parmi ceux qui se sont exprimés, certaines voix ont parlé de la police municipale, et de cette problématique que vous avez à Paris ?
- 3:51OuverteRéponse directe
Est-ce que c'est vraiment ce dont les habitants ont besoin aujourd'hui ?
- 4:31RelanceRéponse directe
Est-ce que la mairie de Paris appelle officiellement à la plus grande prudence pour ses concitoyens parisiens ?
- 4:42OuverteRéponse directe
Puisque la police municipale n'a pas pris part aux missions de sécurité le week-end dernier, où seront affectés les 2500 policiers municipaux demain à Paris ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:52Invité politiqueFait
« 'est vrai que la gravité des événements qu'on a subis à Paris la semaine dernière, que ce soit le samedi ou le dimanche, nous a laissés dans une forme à la fois d'hébétude et une forme de colère. »
- 1:48Invité politiqueFait
« C'est qu'habituellement, c'est des choses que nous faisons sur le trajet de la manifestation, selon les déclarations et donc les autorisations données par la préfecture de police. »
- 2:49Invité politiqueFait
« des points qui n'avaient rien à voir avec le parcours de la manifestation, et à l'évidence, des gens qui n'avaient rien à voir avec les revendications, légitimement portés par les organisateurs de la manifestation. »
- 3:19Invité politiqueFait
« trois agents de la police municipale parisienne, qui étaient dans l'espace public, dans le cadre de leur mission et de leur fonction, donc ils n'étaient pas planqués, contrairement à ce que j'ai pu entendre, et qui ont été pris à partie, agressés »
- 4:58Invité politiqueFait
« La police municipale, quelle que soit la ville, n'a aucune prérogative en matière de maintien de l'ordre. C'est une compétence régalienne qui appartient à l'État »
- 6:37Invité politiqueFait
« Ils seront par ailleurs dans les parcs et jardins. »
- 9:24Invité politiqueChiffre
« du déploiement des forces de l'ordre supplémentaires qui ont été annoncées par le Président de la République, notamment 20% d'effectifs de police et de gendarmerie supplémentaires ce samedi à Paris. »
- 10:36Invité politiqueFait
« Dimanche, nous étions clairement dans des bandes de pillards qui avaient décidé de mettre la ville à sac. Ce qui s'est passé samedi, c'est une manifestation qui s'est déroulée dans le calme et de façon plutôt pacifique et plutôt joyeuse. »
- 16:33Invité politiqueChiffre
« Près de 126 000 jeunes qui cet été étaient encore dans l'attente d'une orientation pour la rentrée scolaire à venir. »
- 17:09Invité politiqueChiffre
« Quand vous avez 36, 37, 38, parfois 39 lycéens par classe »
- 19:08Invité politiqueFait
« Quand vous avez aujourd'hui des prix à la pompe à 2,10€, à 2,35€ avec des gens qui ont besoin de leur voiture pour pouvoir aller travailler »
- 24:23Invité politiqueChiffre
« 90% des interpellés samedi et dimanche étaient des majeurs. »
- 24:31Invité politiqueChiffre
« On est plutôt sur une moyenne d'âge de 25-28 ans »
Temps de parole
- Lamia El Aaraje72 %
- Locuteur 620 %
- Locuteur 73 %
- ?2 %
≈ 7,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Sud Radio, l'invité politique,
Jacques
Cardoze.
Et à 8h30, votre invité, Jacques,
c
'est Lamia Ellarage, première adjointe au maire de Paris. Bonjour Lamia
Ellarage.
Bonjour. Qu'est-ce qui prédomine ce matin ? Est-ce que c'est la peur pour la mairie de Paris
? Ce n
'est pas la peur, c'est une forme d'appréhension.
C
'est vrai que la gravité des événements qu'on a subis à Paris la semaine dernière, que ce soit le samedi ou le dimanche, nous a laissés dans une forme à la fois d'hébétude et une forme de colère.
De
voir l'outil de travail d'un grand nombre de Parisiens, de commerçants détruits par une bande de pillards et de casseurs me met dans une très très grande colère.
De
voir un certain nombre d'équipements publics qui ont été délibérément visés, qui ont été cassés, qui ont été saccagés, me met dans une très grande colère.
Près
de 1000 vélos en libre-service abîmés, c'est derrière aussi des gens qui vont devoir payer ces réparations. Et une forme de sentiment, au final, de surprise, parce qu'en préparation. Et j'espère que ce week-end, nous ne revivrons pas ce que nous avons vécu. Justement,
c'est une journée clé demain pour le gouvernement, pour la mairie également.
La
mairie n'a pas de compétences en tant que telle, ni dans le maintien de l'ordre, ni dans l'anticipation. Nous travaillons de concert avec la préfecture de police, au gré à la fois des alertes, au gré de l'organisation qui nous propose et nous nous adaptons. Ce samedi, nous avons été davantage proactifs en anticipant sur la base de ce qui s'est passé samedi dernier. Et donc, notamment, l'enlèvement de colonnes de verre, l'enlèvement d'un certain nombre d'emprises de chantier, l'enlèvement de tout un tas de dispositifs qui peuvent servir d'armes par destination, avec une difficulté majeure.
C'est qu'habituellement, c'est des choses que nous faisons sur le trajet de la manifestation, selon les déclarations et donc les autorisations données par la préfecture de police. Il n'a échappé à personne que ce qui s'est passé le week-end dernier, c'est que nous étions très très au-delà du parcours de la manifestation, avec des points épars un peu partout dans Paris.
Et
le problème se repose pour samedi, puisque précisément, il y a un tracé qui est défini, mais d'abord, un, il n
'est
pas garanti qu'il soit respecté, et il y en aurait peut-être un autre.
Il
y a un tracé qui a été autorisé, un deuxième qui a été interdit, mais au-delà de ça, je le redis, ce qui nous pose le plus de sujets, ce n
'est
pas tant les parcours de manif, puisque là, en l'occurrence, celui qui est autorisé, est géré par des syndicats
qui
ont à la fois l'habitude de tenir des cortèges... Vous avez
confiance dans ce syndicat ?
Oui, tout à fait. C
'est à
la fois
des
services d'ordre qui peuvent sécuriser les parcours. La difficulté, c'est tous les petits groupuscules qui sont épars autour du parcours de manifestation, mais au-delà de ça, et c'est ce qui s
'est
passé samedi dernier, des points qui n'avaient rien à voir avec le parcours de la manifestation, et à l'évidence, des gens qui n'avaient rien à voir avec les revendications, légitimement portés par les organisateurs de la manifestation.
Mais
est-ce que la mairie de Paris appelle officiellement à la plus grande prudence pour ses concitoyens parisiens
?
Oui, tout à fait. Nous appelons à la plus grande prudence parce que les scènes que nous avons vues la semaine dernière montraient à l'évidence des forces de l'ordre qui étaient débordées, à l'évidence des gens qui étaient là pour en découdre délibérément.
Et je pense à un exemple précis, et je me permets de leur adresser toutes mes pensées, trois agents de la police municipale parisienne, qui étaient dans l'espace public, dans le cadre de leur mission et de leur fonction, donc ils n'étaient pas planqués, contrairement à ce que j'ai pu entendre, et qui ont été pris à partie, agressés, et franchement, et c'est comme on dit les agents que j'ai eus au téléphone juste après leur agression, ils m'ont dit, si on était tombés à ce moment-là, nous nous serions fait lyncher.
Emmanuel Grégoire a invité les Parisiens à ce que l'hôtel de ville puisse offrir un espace d'expression libre et de dialogue. Est-ce que c'est vraiment ce dont les habitants ont besoin aujourd'hui ?
Écoutez, cet événement s'est organisé hier soir dans les salons de l'hôtel de ville. Il y avait énormément de monde, de gens extrêmement calmes, qui sont venus pour interpeller leurs élus, pour interpeller les pouvoirs publics, pour exprimer une colère, pour dialoguer, pour échanger. Et c'est là où je me permets, il faut faire bien le distinguo, entre la colère légitime et les revendications légitimes de celles et ceux qui souhaitent manifester, et c'est un droit fondamental qu'il s'agit de préserver absolument, c'est l'état de droit,
et
une bande de casseurs, de pilleurs qui étaient là, dans un tout autre objectif. La colère ne justifie jamais la violence.
Jamais.
Est-ce que parmi ceux qui se sont exprimés, certaines voix ont parlé de la police municipale, et de cette problématique que vous avez à Paris, puisque la police municipale n'a pas pris part aux missions de sécurité le week-end dernier ?
Alors, ce n'est pas qu'à Paris, la police municipale est très encadrée sur le plan légal, et c'est
normal. Ils n'ont
aucune prérogative, je le redis très clairement. La police municipale, quelle que soit la ville, n'a aucune prérogative en matière de maintien de l'ordre. C'est une compétence régalienne qui appartient à l'État, et dont l'autorité, l'organisation, doit être gérée par l'État. Et je refuse clairement, et je le dis ce matin, que l'État se désengage de ce sujet. La police municipale parisienne n'intervient pas en matière de maintien de l'ordre. Ils n'en ont ni la compétence, ni les prérogatives, ni les équipements, ni la formation. Mais
vous avez entendu un certain nombre de mairies expliquer qu'elles souhaitaient que les polices municipales puissent jouer un rôle, et que pour cela, il fallait effectivement accélérer ce projet de loi qui est pour le moment perdu.
Moi, je n'y crois
pas du tout. Ce n'est pas du tout la position que nous avons du côté de la ville de Paris. La police municipale parisienne est une police de proximité, qui fait de la sécurité du quotidien, qui suit un certain nombre d'infractions, et donc est en capacité de verbaliser. Mais, je le redis, ils n'ont ni la compétence, ni les prérogatives, ni la formation, ni les équipements. Et aujourd'hui, celles et ceux qui expliquent que la police municipale parisienne doit être sur l'espace public pour accompagner les forces de l'ordre national, les exposent, en font des cibles. Et clairement, ce qu'ils leur disent, c'est que vous pouvez aller vous faire lyncher sur l'espace public. C'est inadmissible.
Mais
l'opposition, justement, vous accuse de ne pas déployer suffisamment cette police municipale. Où seront affectés les 2500 policiers municipaux demain à Paris ? Ils seront déployés ou pas
?
L'opposition municipale parisienne cherche à faire de la polémique à deux balles. La police municipale parisienne sera à proximité, comme ils l'ont été le week-end dernier, notamment des bâtiments publics, l'hôtel de ville, les mairies d'arrondissement, un certain nombre d'équipements sensibles. Ils seront par ailleurs dans les parcs et jardins. Ils seront dans l'espace public, mais pas aux endroits où il y aura des casseurs, des pillards ou des manifestants, à la fois pour les protéger, mais au-delà de ça, parce que ce ne sont pas leurs
compétences. Mais ça veut dire,
la mire est large, qu'ils peuvent avoir un rôle à jouer quand même dans
cette...
Mais
ils ont
un rôle à jouer, mais dans le cadre de leur prérogative, qui n'est pas celui du maintien de l'ordre. Je ne mettrai pas de policiers municipaux parisiens aux abords d'une manifestation pour être exposés aux pillards ou aux casseurs. Ce
n'est pas leur rôle. Et plus généralement,
vous dites qu'il ne faut pas repenser la mission de la police municipale pour vous. Ce
n'est pas ce
que nous souhaitons, ce n'est pas ce que nous demandons.
Bon, concernant la sécurité privée, vous avez probablement entendu évidemment toutes ces volontés de la part d'un certain nombre de ces commerçants de se barricader, de se protéger, d'acheter des éléments d'autodéfense également, des bombes lacrymogènes, enfin un certain nombre d'ustensiles qui peuvent, pensent-ils, pouvoir les protéger. Qu'est-ce que vous leur dites à ces commerçants ? Est-ce qu'il faut ouvrir ou est-ce qu'il faut fermer ?
Je
leur dis que je comprends leur inquiétude parce que les scènes que nous avons vues la semaine dernière sont inacceptables et qu'avoir un commerce,
c
'est l'investissement d'une vie, c'est un outil de travail et c'est un acteur économique majeur.
Moi,
ça m'inquiète. Ça m'inquiète parce que quand le sentiment de sécurité recule, quand l'insécurité augmente et quand les forces de l'ordre ne sont pas en capacité de l'assurer, c'est l'autodéfense qui s'installe.
Précisément, le préfet de police, Patrice Fort, demande aux commerçants de renforcer la sécurité de leur établissement.
Qu'est
-ce que ça vous
inspire ? Nous
avons pris acte de cette annonce du préfet de police que je ne commenterai pas. Simplement, ce que je dis aux commerçants, c'est que
sur un
certain
nombre
de sites... Est-ce que c'est le rôle du préfet de police de...
Justement, c'est le rôle du préfet de police d'organiser la sécurisation du parcours de manifestation, mais plus globalement de la sécurisation d'un certain nombre de lieux dans la ville. Donc, je prends acte de cette proposition qu'il a faite aux commerçants. Ce que nous disons de notre côté, c'est que nous appelons à la plus grande prudence et à la vigilance et sans doute sur un certain nombre de sites, inciter les commerçants à fermer un peu plus tôt et à être vigilants à leurs établissements.
Il est également demandé d'éviter samedi de sortir les poubelles sur la voie publique ou tout objet pouvant servir d'arme par destination.
Tout à
fait. Nous avons demandé à l'ensemble des Parisiens de ne pas sortir leurs poubelles le samedi, d'éviter de sortir un certain nombre, typiquement, tout ce qui concerne les chantiers, etc. Nous avons procédé à un grand nombre d'enlèvements, mais toutes celles et ceux qui peuvent s'organiser en parallèle de cela, puisqu'on est quand même sur une ville dense, importante, par sa taille, nous en appelons à la responsabilité de chacun.
Oui, mais plus généralement, qu'est-ce que ça vous inspire, le fait que le préfet de police puisse demander, en réalité, un substitut de ce que l'État pourrait faire ?
Je
pense que c'est une mesure de précaution qui vient en complémentarité du déploiement des forces de l'ordre supplémentaires qui ont été annoncées par le Président de la République, notamment 20% d'effectifs de police et de gendarmerie supplémentaires ce samedi à Paris. Nous verrons ce qu'il en est concrètement. En tout cas, nous sommes du côté de la ville de Paris extrêmement mobilisés, en coordination avec les préfectures de police, pour faire en sorte que les scènes que nous avons vues à Paris le week-end dernier ne se reproduisent pas.
Alors, vous parliez tout à l'heure du tracé qui est maintenu à Paris, un deuxième qui, lui, n'est pas autorisé. Est-ce que, malgré le fait que des couvre-feux, eux, peuvent se poursuivre, et jusqu'à lundi, il y a peut-être d
'ailleurs
une contradiction dans tout cela, vous, vous auriez préféré également que le tracé soit totalement interdit à Paris ?
Je ne crois pas que l'interdiction d'un droit fondamental qui est celui à manifester soit une bonne chose. Nous sommes dans un État de droit. La responsabilité de l'État est de permettre à chacun de pouvoir exprimer ses revendications dans le cadre de la loi et de l'État de droit qui nous oblige tous. Quand on a une interdiction, c'est un recul des libertés fondamentales. Donc, je ne crois pas que ce soit une bonne chose.
Mais est-ce que vous entendez l'argument
d'un certain nombre de commerçants qui vous disent mais là, ce n
'est
plus des manifestations, ça devient de la casse ?
Ce
n
'est
pas tout à fait ça, si je puis me permettre. Il y a eu deux moments dans ce qui s'est passé ce week-end et notamment le samedi. Dimanche, nous étions clairement dans des bandes de pillards qui avaient décidé de mettre la ville à sac. Ce qui s'est passé samedi, c'est une manifestation qui s'est déroulée dans le calme et de façon plutôt pacifique et plutôt joyeuse par ailleurs des images qui nous en arrivent. Et en parallèle de cela, vous avez des gens qui ont souhaité profiter de ce moment de manifestation pour pourrir le mouvement social et donc pour casser, pour piller. Donc, je fais le distinguo entre les deux. Je pense que globalement, la manifestation, je l'espère, se passera bien. Mais
en disant cela, au nom de la mairie de
Paris, d'une certaine façon, on prend un risque. Vous prenez un risque le fait qu'une manifestation puisse dégénérer parce qu'on sait bien qu'à chaque fois, ces manifestations sont noyautées par les Black Blocs et qu'elles sont chargées, d'une certaine façon,
de faire dérailler le mouvement. Ce
qui m'inquiète dans ce que vous évoquez, c'est que nous avons toutes et tous intégré que désormais, ce n'est plus possible de manifester dans ce pays. Et ce n'est pas normal. Je le redis, la responsabilité du gouvernement est d'assurer nos libertés fondamentales. Et dans nos libertés fondamentales, il y a le droit de manifester, la sécurisation des parcours de manifestation et de la responsabilité du gouvernement, de l'État. Et donc, ce n'est pas normal que nous soyons en train d'avoir ce débat en se disant « Est-ce que vraiment, vous pensez que c'est raisonnable d'aller manifester ? » C'est un droit.
Et oui, nous avons le droit de pouvoir exercer nos droits fondamentaux, je le redis, et charge à l'État de veiller à ce que ces manifestations ne dégénèrent pas. Jamais, nous n'aurions dû voir les images que nous avons vues samedi dernier. A l'évidence, c'est un échec du gouvernement actuel et c'est un échec de la préservation de ce droit fondamental à pouvoir manifester. Et moi, pendant longtemps, j'ai manifesté avec mes enfants. Et aujourd'hui, même moi, j'ai intériorisé le fait que ce n'était pas tout à fait sécure et raisonnable d'aller en manif avec mes enfants. Ce n
'est
pas normal. Ça veut dire quoi ? Que nos enfants, à nous, ne pourront plus jamais manifester ? Il faut absolument retrouver l'État de droit, retrouver la sécurité et retrouver, du coup, la possibilité de pouvoir manifester sans avoir peur de se faire tabasser, sans avoir peur d'être gazé, sans avoir peur des casseurs qui viennent pourrir le mouvement social.
Vous comprenez la décision, la position d'Emmanuel Macron dans ce contexte, puisqu'il dit qu'il autorise cette manifestation qu'à la condition qu'elle soit encadrée par les syndicats.
Mais enfin, c'est à lui de s'assurer, d'une part, que les manifestations puissent se passer dans de bonnes conditions. Et par ailleurs, je rappelle quand même qu'Emmanuel Macron est le faux soyeur de la démocratie sociale sur laquelle il s'est essuyé les pieds pendant longtemps. Donc je trouve ça fort de café aujourd'hui d'en appeler à la responsabilité des syndicats, qu'il a méprisé, ignoré depuis de très nombreuses années. Je rappelle quand même qu'il dirige ce pays depuis maintenant deux mandats, donc dix ans.
Comment vous comprenez cette séquence où l'on a vu le week-end dernier le président, à la veille de son départ dans le pays du Golfe, avoir un discours pas très sécuritaire en réalité et donner le sentiment aujourd'hui, en tous les cas vu sa déclaration d'hier, qu'il y aurait comme un tour de vis sécuritaire
? Mais
c'est avant les manifestations du 17 octobre qu'il aurait dû se rendre compte de l'état de la situation. Et vous savez, je ne crois pas par ailleurs qu'on puisse répondre à la crise que nous sommes en train de traverser par du tout sécuritaire. Vous avez deux volets là-dedans et la République doit pouvoir retrouver ses droits. Vous avez la contestation sociale légitime à laquelle il faut des réponses politiques et vous avez ensuite la crise de sécurité quelque part avec ces pillards et ces casseurs qu'il faut prendre en charge de la bonne manière.
Et aujourd'hui, ce que je constate, c'est qu'on a un président de la République qui est totalement dépassé et qui, après les événements, se dit « Ah, au fait, il aurait peut-être fallu faire différemment ».
Une question, Lamia et Lara, je rappelle que vous êtes première adjointe à la mairie de Paris. Une question pour le tourisme. Est-ce qu'il y a des craintes aujourd'hui ? Est-ce qu'il
y
a des signaux qui vous font penser qu'il pourrait y avoir moins de touristes à Paris, tout simplement ?
À ce stade, il n'y a pas encore de signaux, mais c'est évidemment quelque chose que nous regardons de très près puisqu'il s'agit de maintenir l'attractivité de la capitale de la France, donc de notre pays. Il s'agit d'être en capacité de porter un message positif à destination de toutes celles et ceux qui viennent visiter notre ville, visiter notre pays, consommer, participer à l'économie, mais au-delà de ça, participer au rayonnement international de notre ville. Donc, dans les prochains temps, c'est quelque chose que, évidemment, nous allons regarder de près et sur lequel nous allons travailler.
Lamia et Lara, j'ai notre invitée ce matin sur Sud Radio. Vous êtes première adjointe à la mairie de Paris. Dans un instant, dans cette deuxième partie, il y aura l'actualité des réseaux sociaux avec Benjamin Glaze. Un auditeur vous interrogera et puis, auparavant, vous aurez l'occasion de nous dire quelle est votre carte blanche. Vous aurez trois minutes pour nous convaincre des mesures que vous souhaitez soutenir. Ce sont celles de Raphaël Glucksmann pour le plan de sortie de crise. À tout de suite.
Le Grand Matin Sud Radio, 7h10, Jacques Cardoz. Lamia et
Lara, j'ai première adjointe à la mairie de Paris et notre invitée ce matin dans le grand entretien de Sud Radio. Lamia et Lara, je vous avais souhaité commencer cette deuxième partie avec vos mesures, les mesures du candidat Glucksmann pour le plan de sortie de crise.
La
crise que nous traversons, et c'est ce qu'on évoquait précédemment, elle repose, à mon sens, d'abord sur une très grande colère sociale qu'il faut être en capacité d'entendre. Il faut proposer des réponses politiques à cette crise. Et ensuite, il y a les enjeux sécuritaires que nous avons évoqués dans la première partie de cet échange. Dans le plan de sortie de crise qui a été proposé par Raphaël Glucksmann, vous avez dix mesures et j'aimerais en souligner trois particulièrement. D'abord, répondre aux aspirations de la jeunesse. J'imagine que vous avez vu, comme moi, depuis maintenant quelques jours, tourner des vidéos, des interviews d'un certain nombre de nos jeunes qui parlent de quoi ?
D'un sentiment de déclassement, d'une incapacité à vivre dignement des revenus de leur travail. Pour certains, et on l'a vu malheureusement ces dernières années, des files d'attente interminables pour être en capacité de manger soit les repas gratuits proposés par un certain nombre de distributeurs alimentaires, soit les repas du Crous à 1 euro. Donc il faut répondre à nos jeunes en leur proposant des perspectives avec des états généraux de la jeunesse et de l'orientation. L'abrogation de Parcoursup qu'il va falloir remplacer. Vous avez aujourd'hui neuf générations de jeunes qui n'ont connu que Parcoursup.
Près de 126 000 jeunes qui cet été étaient encore dans l'attente d'une orientation pour la rentrée scolaire à venir. Et au-delà de ça, leur proposer des perspectives, entendre leurs revendications et, pardon, mais un vrai sujet sur la question de nos lycées. Ce n'est pas possible de voir les conditions d'études de nos enfants puisque je rappelle que... Elles ne
se
sont
pas améliorées les conditions d'études ces dix dernières années ?
C
'est ce que dit la présidente de la région ? Alors, ce n
'est
pas votre bord politique mais en tous les cas, elle, elle maintient que les lycées ont été rénovés, que les choses se sont améliorées ces dix dernières années ?
Écoutez, à l'évidence, ce n
'est
pas tout à fait le cas puisque ce n
'est
pas ce que nous disent les lycéens. Quand vous avez 36, 37, 38, parfois 39 lycéens par classe, quand vous voyez les vidéos d'un certain nombre d'établissements de la région Île-de-France par ailleurs, mais pas que la région Île-de-France, donc je ne
veux
pas donner le sentiment de jeter l'opprobre sur Madame Pécresse en tant que telle, mais à l'évidence, ce n'est pas tout à fait satisfaisant, ce n'est pas suffisant et quand vous avez des jeunes qui étudient dans ces conditions-là, avec des toilettes qui débordent, avec des murs qui fuient, avec des fenêtres cassées, avec des salles qui ne sont pas chauffées et où en plus ils sont 38 ou 39, ce n
'est
pas acceptable. Aujourd'hui, un jeune lycéen a connu près de 8 ministres de l'Éducation nationale différents,
c
'est-à-dire qu'il a connu plus de ministres de l'Éducation nationale que de profs principaux. Est-ce que vous trouvez ça normal ? Moi, je ne crois pas. Assurer la continuité des politiques publiques, c'est avoir une forme de stabilité et à l'évidence, ce n
'est
pas ce que nous avons connu avec les gouvernements
successifs de M. Macron. Je reviens sur Parcoursup,
vous dites abroger dans le plan de Raphaël Glucksmann, abroger Parcoursup, mais avant Parcoursup, les sélections se faisaient parfois par tirage au sort
?
Elles se faisaient effectivement à certains
endroits par tirage au sort.
Ce n'était pas forcément satisfaisant non plus, mais Parcoursup aujourd'hui ne
l'est pas. Ce n'est pas la
solution de facilité
d'y aller au lycéen en
abroge
?
On ne dit pas juste en abroge, on dit qu'il faut des états généraux de l'orientation mettant autour de la table les jeunes avec les syndicats lycéens qui aujourd'hui ne se sentent pas écoutés, les professeurs, les parents, de façon à essayer de mettre en place un système qui soit plus transparent, qui soit plus respectueux des jeunes et de leur souhait d'orientation. Donc
votre
souhait,
c
'est un autre Parcoursup en réalité ?
Ce n
'est
pas un autre Parcoursup, c'est une proposition qui permette d'orienter nos jeunes de la bonne manière. Typiquement, c'est une chose qui a été proposée et notamment nous y avons travaillé à l'Académie de Paris avec le précédent recteur de façon à essayer de mieux orienter nos jeunes au moment où ils arrivent au collège ou en sortie de collège. Et c'est un système qui fonctionne mieux que ce que nous connaissions auparavant. Ensuite, il y
a
un deuxième volet qui pour nous est important, c'est la question du pouvoir d'achat et notamment le carburant. Et je crois qu'un grand nombre de vos auditeurs vous interpellent régulièrement sur ce sujet. Quand vous avez aujourd'hui des prix à la pompe à 2,10€, à 2,35€ avec des gens qui ont besoin de leur voiture pour pouvoir aller travailler, ce n
'est
pas acceptable. Donc il faut absolument mettre en place un chèque énergie qui permette de baisser le prix à la pompe notamment pour celles et ceux qui en ont le plus besoin. Je crois que c'est un sujet d'urgence pour soulager un certain nombre de nos foyers en étant par ailleurs dans des mesures de justice sociale, ce qui aujourd'hui n'est pas le cas.
Est-ce que vous reprenez les propos d'Emmanuel Grégoire qui dit que le gouvernement, qui accuse le gouvernement d'avoir organisé le pourrissement du mouvement social ?
En
ne prenant pas au sérieux les alertes, en n'étant pas suffisamment préparé, oui, il y a eu un mouvement social qui a été pourri par les casseurs et par les pilleurs. Et la responsabilité du gouvernement est d'être en capacité de proposer des solutions, de proposer des mesures qui permettent de bien préparer ces mouvements. Et enfin, le troisième gros volet du plan qui a été remis hier par Raphaël Glucksmann et par la délégation socialiste à Matignon où, clairement, nous avions deux représentations de la gauche.
Une qui avait travaillé, qui était responsable, qui avait envie de dialoguer et une qui se revendique de la gauche mais qui, en réalité, est dans le populisme et qui était là pour pourrir la réunion. Et dans ces mesures-là, il y avait aussi la prise en compte des dégâts qui ont été commises à l'encontre des commerçants avec des demandes très importantes qui sont celles de procédures très rapides d'indemnisation par les assureurs.
C
'est un enjeu vital pour nos commerces mais au-delà de ça, demander à l'État de prendre en charge les dégâts et les réparations et ensuite de se retourner vers les assureurs.
Alors, Lamia El Haraj, on l'a bien compris, vous soutenez Raphaël Glucksmann. Mathieu Pigasse a qualifié Raphaël Glucksmann de « bismillah, c'est les ténèbres », c'est-à-dire d'infiltrer de la droite au sein de la gauche. Qu
'est
-ce que vous lui répondez ?
Je trouve ça absolument honteux. Prendre des leçons de gauche de la part de Mathieu Pigasse est absolument ahurissant. De la part à la fois d'un milliardaire mais aussi de quelqu'un qui a été emporté par un certain nombre de polémiques sur ces vacances, sur tout un tas de sujets, je trouve ça absolument dingue. J'aimerais qu'on soit respectueux du débat démocratique et public et surtout, ne faites pas le jeu de la droite, M. Pigasse, en reprenant leurs argumentaires et d'une partie des populistes.
Alors, un auditeur vous pose une question.
Bonjour, Jérôme Depot. Voilà, ma question est simple et factuelle. Ne trouvez-vous pas que vous, étant socialiste, Raphaël Guzman est plutôt du centre-droit, c'est-à-dire un clown de Hattal ? Est-ce que vous ne pensez pas finalement qu'il a fait une OPA sur ce qui est resté de votre parti ? Merci.
Écoutez, d'abord, je vous remercie de poser cette question parce que ça permet de clarifier y compris ce point. Si j'avais voulu soutenir un macroniste ou si j'avais voulu soutenir le centre, à l'évidence, je ne me serais pas engagée au Parti Socialiste. Moi, ce que j'ai trouvé en Raphaël Glucksmann, c'est une personnalité d'abord très franche, très à l'écoute, très sincère, mais au-delà de ça, un homme de conviction. Et moi, je vous invite vraiment à me dire une mesure qui, dans son programme ou dans ce qu'il porte, n'est pas de gauche.
C'est un procès facile qui vise à discréditer ce candidat, qui vise à lui faire porter le bilan de 10 années de macronisme que non seulement il réfute, qu'il condamne, mais au-delà de ça, qu'il combat. Et c'est ce que nous allons démontrer dans les prochains mois.
Raphaël Glucksmann ne sera pas aux côtés d'Olivier Faure à Orléans pour protester contre le rassemblement du Rassemblement National. Vous le regrettez
? Je
n
'ai
pas à le regretter. En
l
'occurrence, à Orléans, je ne pense pas forcément qu'il devrait y être. Il y
a
aujourd'hui à Orléans le congrès du Rassemblement National. Nous n'avons pas vocation évidemment à y participer. Ce que je constate surtout,
c
'est que pendant que nous nous préparons à cette journée de manifestation samedi, que nous essayons d'apporter des réponses à la contestation sociale, le Rassemblement National se réunit en conclave, très loin des préoccupations des Françaises et des Français. C'est ça que j'ai envie de dénoncer et de souligner ce matin.
Benjamin Gleys nous a rejoint pour Benjamin, votre hashtag On en parle.
Bonjour. Je voudrais vous faire réagir à ces propos tenus par un écrivain qui a légitimé les violences en marge de la mobilisation lycéenne. Il s'agit d'Edouard Louis, connu pour ses romans caractères autobiographiques, également pour son soutien à la France insoumise. Il y a deux semaines,
il
a accordé un entretien à Radio-Canada et au cours de cet entretien, il a partagé ses impressions sur la colère des lycéens, dénonçant notamment, vous en parliez tout à l'heure, l'état d'élabrement de certains établissements scolaires en banlieue. A la suite de quoi, il a justifié les violences commises en marge du mouvement.
Quand vous êtes un ouvrier, que vous êtes un jeune noir ou un jeune arabe dans la rue qui est contrôlé toute la journée, humilié toute la journée, qui est tué par la police, Adama Traoré qui était un jeune garçon noir a été tué par la police pour la seule et bonne raison qu'il était noir. Quand vous vivez ça, aller mettre le feu à la rue, c'est presque, j'ai envie de dire, une continuité normale d'expression par rapport à la violence qui vous détruit tous les jours. Et moi, je trouve qu'elle est parfaitement légitime, je vais vous le dire, moi je suis pour qu
'on
mette le feu aux rues dans Paris, je suis pour qu'on ait cassé des choses parce qu'il faut transformer ou non du sang sur les mains.
Faire de la politique, c'est avoir du sang ou non sur les mains, je suis pour que l'on mette le feu aux rues dans Paris. Lamia El-Hara, je vous lui répondais quoi ?
Je
suis franchement très choquée par ses propos, Edouard Louis est un bon auteur que j'apprécie, mais là, clairement, je crois qu
'il
ne prend pas la mesure de ce qu'il est en train de dire. Nous avons une responsabilité collective à ce qui est en train de se passer. D'abord, je rappelle que les faits de violence selon notamment les chiffres qui nous sont partagés par le ministère de la Justice et de l'Intérieur ne sont pas le fait de mineurs. 90% des interpellés samedi et dimanche étaient des majeurs. Et d'ailleurs, on le voit dans le profil à la sortie du tribunal de Paris. On est plutôt sur une moyenne d'âge de 25-28 ans, en tout cas de ce que j'en ai vu pour l'instant, et pas du tout sur une population lycéenne. Et rien ne peut justifier des faits de violence ou de colère. Je ne partage pas du tout ces propos.
Il y a une colère légitime qui doit s'exprimer dans le cadre des revendications, mais qui doivent rester pacifiques. Et ensuite, il
y
a des faits de pillage et de violence qui n
'ont
rien à voir. entre le fait de dénoncer ces conditions d'études ou peu importe le niveau de vie ou les inégalités et le fait d'aller braquer une boulangerie, d'aller piller un lica mobile ou un outil de travail d'un commerçant qui lui n'a rien demandé. Parce que là, dans ce cas-là, ce n
'est
pas aux institutions qu'on s'attaque. Quand on s'attaque aux institutions, on porte des revendications, on participe à la contestation sociale et ensuite, il y a la meilleure façon de porter des revendications, c'est de voter en avril prochain pour une alternance et pour mettre fin au macronisme.
La violence, donc, jamais légitime. Vous pensez quoi de l'attitude de la France insoumise depuis le début de cette mobilisation lycéenne ?
Écoutez, je ne suis pas du tout une fanade de
la
France insoumise et c'est un secret pour personne. Pour autant, je trouve que cette espèce de manip un peu grossière qui consiste à dire que ce serait la responsabilité de la France insoumise est franchement inacceptable de la part du gouvernement. Et d'ailleurs, j'ai écouté avec beaucoup d'attention la procureure de la République de Paris qui dit qu'à ce stade, dans ce qu'elle est en train de voir, dans ce qui défile au tribunal de Paris, elle ne voit pas de connivence ou elle ne voit pas de lien entre le mouvement et les personnes qui ont été déférées et l'ultra-gauche. Donc franchement, c'est une manip qui n'est absolument pas digne de ce gouvernement. Je crois qu'il
y
a d'autres façons de contester ce qui est porté par la France insoumise. c'est le débat démocratique et c'est en faire la démonstration en avril prochain. Donc
le gouvernement se sert de la France insoumise comme bouc émissaire ?
Je
crois que le gouvernement se sert de cette séquence pour essayer de faire porter le chapeau à une organisation politique qui n'a franchement rien à voir. Moi, je ne crois pas que la France insoumise, que je peux contester à bien des égards, était en train de piller ou de saccager Paris samedi dernier. C'est totalement grossier. La France insoumise a une part de responsabilité dans le pourrissement du débat politique et je crois qu'ils l
'ont
démontré hier à Matignon avec Jean-Luc Mélenchon qui a dit qu'il était là pour pourrir la réunion. Ce n
'est
pas la position que nous portons, nous les socialistes, avec notre candidat Raphaël Glucksmann. Nous sommes arrivés hier à Matignon avec un plan en dix mesures. Je vous en ai évoqué quelques-unes tout à l'heure. Nous sommes dans le dialogue. Nous en appelons le gouvernement à une forme de responsabilité dans l'écoute du dialogue social, notamment avant la grande manifestation du 5 novembre prochain.
Lamia El Arrage, dernière petite question. Ce week-end, les monuments, la plupart des monuments seront fermés. Est-ce qu'il
y a
des mesures exceptionnelles qui sont prises très rapidement pour les Parisiens ?
Il
y a la protection d'un certain nombre d'établissements, il y
a
un certain nombre de musées municipaux que nous faisons le choix de fermer en effet. Il y a des mesures qui sont prises du côté des musées nationaux par le gouvernement. Nous en appelons évidemment la plus grande prudence et je vous en prie, ne saccagez pas un musée, ne venez pas piller des équipements municipaux. Derrière, c'est des équipements qui ne bénéficieront pas ni à vous-même ni à vos propres enfants. Vous avez une façon de porter des revendications. Joignez-vous au mouvement social de façon pacifique.
Portez des revendications et nous demandons au gouvernement d'écouter ces revendications et d'y apporter des réponses politiques et lutter contre les injustices et les inégalités sociales parce que c'est ça qui aujourd'hui est en train de pourrir notre société.
Merci beaucoup Lamia Elhara.
Vous étiez
l'invité politique ce matin de Sud Radio. Vous êtes première adjointe à la mairie de Paris. Dans un instant, la vérité est en face. Auparavant, on
a
un point sur l'information, bien sûr.
Lamia El Aaraje