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InterviewClémentine Autain· 1 septembre 2025 13 minComplaisantActualité / polémiqueBudget & impôtsJusticeÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

🟠 IL FAUT EN REVENIR AU PEUPLE ! Pour un référendum sur la justice fiscale

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous lui dites au Premier ministre ce matin ?

  • 1:00RelanceRéponse partielle

    Vous contestez tout ce qui est de l'ordre du constat sur la dette et les 44 milliards d'euros d'économie nécessaire ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi ne pas discuter avec François Baïou sur ses propositions de suppression de niches fiscales ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qu'il faut comme Premier ministre après le 8 septembre ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi vous seriez plus légitime qu'un homme pour être Premier ministre ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi ne seriez-vous pas candidate à l'élection présidentielle ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:15Jean-François AkiliFait
    « Tout le monde sait qu'à partir du 8 septembre, c'est terminé pour François Baïou. »
  • 1:45Jean-François AkiliChiffre
    « Sur 10 ans, c'est 450 milliards d'euros de recette fiscale en moins. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Sud Radio, l'invité politique Jean-François Akili, l'invité politique, c'est Clémentine Notin, député de Sensani, votre invité pour démarrer en quelque sorte mon cher Jean-François Akili. Bonjour Jean-François. Bonjour à vous Clémentine, bonjour Jean-François Akili.

Soyez la bienvenue. Je ne dirais sûrement pas au revoir a déclaré François Baou chaîne d'info hier. Il pense que ça peut bouger, qu'il y a un trou de fourmis.

Qu'est-ce que vous lui dites ce matin au premier ministre ? Qu'il prend ses rêves pour des réalités. J'ai écouté le le Premier ministre, c'était fastidieux et j'ai entendu un disque rayé.

Tout le monde sait qu'à partir du 8 septembre, c'est terminé pour François Baïou. Donc maintenant, la question qui est devant nous, c'est quelle suite ? Et je veux me concentrer sur cette suite et pas à commenter un premier ministre qui est de toute façon en train de préparer ses cartons.

Terminé, vous dites la messée. Il nous a convaincu sur rien, même pas sur l'urgence de la dette. de France Bayou.

Il m'a convaincu sur une phrase : "Si le gouvernement est renversé, on changera de politique." Ah, c'est la seule chose que vous avez la phrase d'accord que avec François Baou et je pense que c'est une bonne nouvelle de se dire qu'on peut arrêter la catastrophe dans laquelle ce gouvernement après d'autres nous plonge aujourd'hui. Et c'est pas simplement un chaos budgétaire, chaos budgétaire qu'ils ont fabriqué Jean-François Kili parce que là il essaie de nous faire passer un choix politique pour de la fatalité et il il essaie de se déresponsabiliser.

Vous contestez vous contestez tout ce qui est de l'ordre du du constat la dette les 44 milliards d'euros d'économie nécessaire pour essayer de rentrer dans les clous. Je Ouais pour vous ça n'existe pas. Si je dis que les Français n'ont pas à payer le trou budgétaire qu'ils ont créé en démultipliant les cadeaux fiscaux aux grandes entreprises et aux ultra riches.

Il dit que ça date de 74 que toutes les formations politiques, tous ceux qui ont gouverné successivement en alternance ont tous creusé le le trou en question. Depuis 2017 le trou est habissal mais si on prend sur 10 ans, monsieur Akili, sur 10 ans, c'est 450 milliards d'euros de recette fiscale en moins. Ce que je reproche à ce gouvernement, c'est sans arrêt d'aller chercher à diminuer les dépenses publiques, c'est-à-dire moins pour nos hôpitaux, moins pour nos écoles, moins pour nos transports publics, moins pour la transition écologique et de laisser tranquille les ceux qui ont le plus les plus fortunés dont dont non seulement les dividendes explosent quand il s'agit des multinationales ou qui s'enrichissent quand ce sont les ultra riches.

Vous savez à quel pourcentage se sont enrichi les milliardaires ces dernières années en France ? C'est de l'ordre de 8 à 10 % par an. Il est là le scandale et c'est ce tabou, ce dogme que François Baou ne veut pas faire tourner.

Je reviens, je ne suis pas l'avocat de François Bairou mais je reviens sur ce qu'il a dit devant la CF. Quand tu as la dette, je veux bien qu'on en parle. On va parler tout ça.

On rentre dans le détail. Ce qu'il a dit devant la CFDT mardi dernier, il a dit un effort spécifique pour aller au revenus. Je veux bien qu'on en discute.

Euh, il parle aussi de suppression de certaines niches fiscales et il veut rééquilibrer les aides aux entreprises, les fameux 211 milliards d'euros qui sont inversés tous les ans. Euh, il est prêt à discuter là-dessus. Il est même prêt à n'avoir qu'un seul jour férier, voir même discuter sur tout.

Pourquoi ne pas y aller et essayer de discuter avec lui ? C'est ma question. D'où ma proposition.

Je propose au président de la République de faire un référendum de sortie de crise et de soumettre aux Français trois mesures pour remettre notre budget à flot et pour arrêter de faire payer à ceux qui ont le moins leur choix politique. Trois mesures, un référ simple sur les recettes sur les recettes et des recettes fondées sur la justice fiscale. Vous savez c'est ce que les français attendent de la justice fiscale.

Mais ça ser quoi ? référendum les gens seront d'accord toute façon faire payer les revenus tout le monde est d'accord làdessus alors on a un problème budgétaire on a pas de problème budgétaire on veut le résoudre pour 2026 on ne veut pas le résoudre moi je vous dis qu'avec la taxe avec sur les multinationales l'idée toute simple que les multinationales paient en France autant d'impôts que les entreprises françaises en rapport à leur avec leurs chiffres d'affaires en France et troisièmement la fin des aides aux entreprises sans aucune contrepartie ni social ni environnemental. Vous serez peut-être d'accord avec moi que quand nous donnons 298 millions d'euros d'aide publique en 2023 à Arcelor Mital et qu'en 2025 il ferme des usines, ce n'est pas acceptable.

C'est Jean-François, vous serez d'accord avec moi. C'est ce qu'il faut réformer un suivi des des aides aux entreprises. Et vous serez aussi d'accord avec moi qu'il n'est pas acceptable que François Pinot, d'accord ou Bernard Arnaud pai en proportion de le revenu deux fois moins d'impôts de taxe et de cotisation sociale que la majorité des Français.

Ce n'est pas acceptable. Il faut que ça cesse. Donc la justice fiscale, il faut l'inviter dans ce débat et je regrette d'ailleurs qu'hier eu plus d'une heure d'interview.

Une seule question sur les mesures de recettes fondées sur la justice fiscale. Faisons ce référendum. Les Français, demandons aux Français s'ils sont d'accord pour euh à la difficulté budgétaire et au chaos social qu'ils ont organisé par de la justice fiscale.

La taxe Zucman le rendement c'est quoi ? 15 milliards 15 milliards. Le le la dette française c'est 3345 milliards.

C'est presque je presque envie de vous dire. D'accord. Mais ce qu' ce qu'a dit François Baou hier soir, c'est vous allez faire fuir tout le monde.

C'est la phrase qu'il a dit hier soir par rapport à ça. Bien sûr. C'est faux.

D'abord, c'est faux. Euh et je dois dire que les mensonges de monsieur Bairou euh répété en boucle me fatiguent euh et sont euh une insulte euh d'abord à ce moment euh que nous traversons, nous avons besoin d'un débat fondé sur des vérités et euh deuxièmement euh ça contribue à masquer des choix politiques pour les transformer en élit. Zman vous avez également un risque d'inconstitutionnalité.

Vous le savez vous savez sur l'exil sur l'exil fiscal le prélèvement sur les patrimoines trop bas considéré comme confiscatoire. C'est faux. Absolument faux.

Mais non la taxeire elle est confiscatoire. Non elle n'est pas confiscatoire. Et vous savez que il y a dans notre constitution l'égalité devant l'impôt.

Euh quand vous avez des euh ultra riches qui paient moins d'impôts que ceux qui ont le moins, ben vous avez un problème d'égalité devant l'impôt. Donc la constitutionnalité est un argument qui est un argument idéologique pour rejeter cette taxe qui est une taxe qui permet d'empêcher que les ultrariches contournent l'impôt. Quant à l'exil, je le redis, les études en sciences sociales sont claires et nettes.

Il y a une étude qui a été faite et elle a été publiée par Gabriel Zucman encore hier en répondant à monsieur Bairou. L'étude, elle a été faite sur la taxe Zucman. Si elle est à 1 %, mettons, moi je la souhaite bien plus haute, mais même à 1 %.

Vous savez, vous savez combien disent que il pourrai partir ? C'est moins de 2 % des milliardaires. Donc c'est résiduel.

Donc arrêtons de raconter n'importe quoi. Clémentin Clémentin le 8 septembre soir, qu'est-ce qu'il faut ? Un premier ministre de quel premier ministre ?

Si si Emmanuel Macron nomme je ne sais pas moi Gérald Armanin puisquil en est beaucoup, il a fait des appels du pied hier à Tourcoin. Qu'est-ce que ça change ? Ah ça ne change pas de politique.

Qu'est-ce qu'il faut ? Il faut un premier ministre du coup. Si c'est monsieur d'Armanin.

Au moins les choses sont claires. Ça ne change pas de politique. Olivier Fort Olivier Fort enfin en tout cas un premier ministre issu des rangs du Nouveau Front populaire.

C'est ce qu'aurait dû faire le président de la République depuis juillet 2024 où le Nouveau Front populaire est arrivé en tête rassemblant 9 millions d'électeurs et d'électrices contre toute attente. Donc la logique institutionnelle depuis lors, c'était de nommer à l'époque Lucy Casté et aujourd'hui encore de nommer une personnalité du nouveau français million. Vous dites 9 millions d'électeurs, mais si je regarde les chiffres au premier tour des législatives de 2024, le Rassemblement national c'est 10 millions et demi.

Donc c'est au-dessus des 9 millions. Et si vous additionnez le socle commun des des des électeurs d'Emmanuel Macron et de la droite dite traditionnelle, vous êtes aussi à 9 millions et demi. Nous avons les trois blocs en quoi vous êtes plus légitime que d'autres ?

C'est une question. Oui, c'est une répétique en avant l'arithmétique de l'Assemblée nationale de Pourquoi vous êtes plus légitime ? La ce n'est Attendez, l'arithmétique c'est le fait que notre coalition est la plus importante des trois blocs dont vous parliez à l'Assemblée nationale.

D'accord. Moi, je parle des nommes d'électeurs. Clémentine Notin, pourquoi ce serait pas vous qui seriez premier ministre de la France ?

Pourquoi aller chercher un un homme ? Pourquoi pas une femme aujourd'hui ? Pourquoi pas une femme ?

Pourquoi vous ? C'est Emmanuel Macron qui va choisir qui est premier ou premier ministre. Vous y pensez ou pas ?

Moi je pense surtout à comment nous trouvons des solutions au plus vite pour les Français, à comment nous sommes capables à gauche de cesser les invectives entre les uns et les autres pour nous remettre en ordre de marche et être l'issue progressiste au chaos qu'ils ont constitué. Voilà mon engagement. Voilà ce pourquoi je me bats.

Vous avez vu le résultat de notre enquête de rentrée IfOP fiduciale poursud Radio. 7 français sur 10, 69 % pessimistes face à l'avenir. Ils en ont marre.

Ça concerne aussi et bien désormais les catégories aisées, les électeurs d'Emmanuel Macron, les jeunes, tout le monde déprime dans ce pays. Notamment du fait du spectacle de de la politique aujourd'hui. Au fond, vous ne pensez qu' quand je dis vous, c'est les politiques en général tout bord confondu à l'élection présidentielle.

Il n'y a que ça aujourd'hui. L'élection présidentielle est blo non ? Oui.

Alors ça je suis bien d'accord et moi je je me bats contre l'hyperprésidentialisme et je suis d'ailleurs pour une 6e République qui nous sortte de ce système institutionnel où l'élection d'un seul à la tête de l'État qui a un pouvoir disproportionné et qui d'ailleurs peut écraser la volonté populaire, écraser la majorité du Parlement. Ça, je pense que en effet, il est temps d'en finir. Les les invectives quand vous entendez euh votre ancien mentor Jean-Luc Mélenchon dans le genre invectif, il se pose là aussi, il fait partie de ce que vous dénoncez aujourd'hui.

Cesser les invectifs, vous dites. Oui, je pense qu'il faut cesser les invectifs de toute partie sûr aujourd'hui à gauche et et je me mets dans la tête d'un électeur ou d'une électrice du peuple de gauche quand il allume sa télévision, il a envie de voir autre chose. Un espoir est né avec le Nouveau Front populaire et depuis un an, nous n'avons pas été à la hauteur.

Mais maintenant il est pas temps de se lamenter, il est temps de se ressaisir. Et c'est pourquoi j'appelle avec mon mouvement l'après à ce que toutes les forces du Nouveau Front populaire se retrouvent autour d'une table pour dessiner ce chemin pour les Françaises et les Français. Moi pour conclure Clémentine Autin, je vous pose une question très personnelle.

Je mets tout ça de côté. Clémentin vous parlez de Matignan. Pourquoi est-ce que vous ne seriez pas vous candidate à l'élection présidentielle ?

Je bien que c'est trop tôt mais les gens regardent ça de façon un petit peu effrayée. Et si on changé de logiciel, pourquoi pas une femme candidate à élection présidentielle ? Il y a quasiment il y a quasiment pas de candidature féminine aujourd'hui.

Il y a que des messieurs. C'est évident que la place des femmes en politique est un sujet sérieux et qui doit être pris à bras le corps à gauche. Maintenant, vous pourriez vous engager vous-même.

Je l'ai dit, je m'engagerai si nous arrivons à mettre sur pied une primaire des gauches et des écologistes. Je serai dans ce cadre candidate. Allez, merci à vous.

Clémentine, Patrick Roger. Merci. Merci à vous.

Jean-François Aili et Clémentin on va débriefer tiens. Je voudrais savoir ce que pensent les auditeurs qui vous ont entendu tout à l'heure enfin à l'instant sur ce choix et puis sur le pessimisme ambiant des Français 7/10 qui sont pessimistes pour l'avenir de leurs enfants notamment avec les préoccupations autour des prix, autour de la santé, la délinquence aussi. Nous y reviendrons.

Et puis cette menace du chaos. J'aurais bien savoir aussi comment c'est perçu de l'étranger hein quand la France les plus haut responsables qui vous parlent d'un chaos euh en France qui était un grand pays. Où en est-il ce grand pays ?

Nous allons voir ça dans un instant. Françoise Degouis, Robert Ménard et puis vous au 0826 300. Yeah.