Présidentielle 2027: « Il y aura un bulletin Retailleau au premier tour», affirme Pierre-Henri Dumont (LR)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 0:00OuverteRéponse partielle
Est-ce que le match du centre et de la droite est plié comme le fanfaronne l'équipe du candidat Horizon ?
- 1:30RelanceRéponse partielle
Bruno Retailleau a été ministre d'Emmanuel Macron. Il est aussi un peu comptable du bilan de ce dernier candidat ?
- 2:12OuverteÉludée
L'ex-premier ministre Michel Barnier jugeait hier que c'était de moins en moins crédible que Bruno Retailleau aille jusqu'au bout. Est-ce qu'il est temps de reparler d'une primaire de la droite et du centre ?
- 3:49RelanceÉludée
À un moment donné, le bloc central, le centre, la droite, devra bien se rassembler sous la bannière d'un candidat unique pour éviter la disqualification dès le premier tour. Ça va jouer quand ?
- 5:25OuverteRéponse partielle
Comment vous expliquez cette faiblesse dans les sondages que votre campagne ne crante pas ? Et est-ce que vous allez garder la même stratégie qui est de concentrer vos attaques contre LFI ?
- 6:44OuverteRéponse directe
Il y a donc les attaques contre les anciens premiers ministres macronistes, mais surtout les attaques contre LFI qualifiées hier par Bruno Retailleau de parties de collabos des islamistes.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:49Invité politiqueFait
« Il y a un candidat de droite qui est Bruno Retailleau. »
- 1:50Invité politiqueFait
« Bruno Retailleau a été ministre de l'Intérieur d'un gouvernement de cohabitation qui a été dirigé par Michel Barnier. »
- 2:05Invité politiqueFait
« À partir du moment où il n'a pas eu les arbitrages qui allaient en sa faveur au ministère de l'Intérieur, que ce soit sur le fait de récupérer les visas pour mieux expulser les clandestins, il est parti du gouvernement. »
- 4:19Invité politiquePromesse
« Il y aura un bulletin Bruno Retailleau au premier tour de l'élection présidentielle et, je l'espère, au deuxième tour de l'élection présidentielle. »
- 4:32Invité politiquePromesse
« Les Français choisiront, lors de cette élection, jusqu'au bout, celui ou celle qui est le mieux capable de pouvoir redresser le pays après ce quinquennat catastrophique. »
- 7:02Invité politiqueFait
« Quand la France insoumise dépose une proposition de loi à l'Assemblée nationale pour supprimer le délit d'apologie du terrorisme, quand la France insoumise invite des terroristes qui ont été condamnés pour terrorisme à ces universités d'été, il y a bien aujourd'hui des gens qui sont des collabos. »
Temps de parole
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Bonjour Pierre-Henri Dumont, merci de nous rejoindre sur RFI en cette rentrée politique compliquée pour votre candidat Bruno Retailleau, le patron de LR, toujours sous la barre des 10% à moins de 8 mois de l'élection présidentielle, distancé largement par Marine Le Pen, mais également par Édouard Philippe qui pointe quant à lui autour de 17%. Est-ce que le match du centre et de la droite est plié Pierre-Yves Dumont comme le fanfaronne l'équipe du candidat Horizon qui martèle que seul Édouard Philippe peut espérer pouvoir se qualifier aujourd'hui pour le second tour ?
Non, écoutez, il n'y a absolument pas de tout ça. La réalité c'est qu'il y a des candidats de gauche à cette élection, des candidats qui sera désignés par la primaire socialiste, Jean-Luc Mélenchon, des candidats trotskistes. Il y a des candidats du centre qui sont Gabriel Attal et Édouard Philippe, qui sont les héritiers d'Emmanuel Macron. Il y a un candidat de droite qui est Bruno Retailleau. Il y a des candidats d'extrême droite qui sont M. Zemmour et Mme Le Pen. Et donc nous n'avons en réalité rien à voir, ni avec M. Philippe, ni avec M. Attal. Que M.
Philippe, au lieu d'aller chercher les plates-bandes des autres, commence à régler son problème au sein de sa propre majorité avec l'ancien Premier ministre Gabriel Attal, puisqu'il fonctionne main dans la main, qu'il a été son ministre pendant plusieurs années avant de vouloir essayer de grappiller des voix ou de lancer des anathèmes sur les autres personnes qui n'ont une fois plus, en particulier Bruno Retailleau, rien à voir avec lui.
Bruno Retailleau qui a été lui aussi non pas Premier ministre, mais ministre d'Emmanuel Macron. Il est aussi un peu comptable du bilan de ce dernier candidat ?
– Si vous dites ça, pardon, mais vous devez dire que Lionel Jospin a été Premier ministre de Jacques Chirac et qu'il appliquait la politique de Jacques Chirac.
– C'est la cohabitation, elle était claire, elle était nette à l'époque.
– Mais oui, mais comme là, de la même façon, Bruno Retailleau a été ministre de l'Intérieur d'un gouvernement de cohabitation qui a été dirigé par Michel Barnier. À partir du moment où il n'a pas eu les arbitrages qui allaient en sa faveur au ministère de l'Intérieur, que ce soit sur le fait de récupérer les visas pour mieux expulser les clandestins, il est parti du gouvernement.
– Alors hormis les premiers ministres macronistes, le doute s'installe également parmi vos soutiens. L'ex-premier ministre Michel Barnier qui jugeait hier, et bien que c'était de moins en moins crédible que Bruno Retailleau aille jusqu'au bout comme il le souhaite, est-ce qu'il est temps de reparler d'une primaire de la droite et du centre, comme le réclament un certain nombre de chefs à plumes à droite comme au centre ?
– Non mais écoutez, les chapeaux à plumes, s'ils ne veulent pas faire la campagne de Bruno Retailleau qui a été, je le rappelle, désigné non pas une fois mais deux fois par les militants et les républicains, ils ne feront pas la campagne de Bruno Retailleau et tout le monde s'en portera très bien. Ce n'est pas un problème, vous savez, ceux qui votent, ce ne sont pas les chapeaux à plumes, ce sont les électeurs, ce sont les Françaises et les Français. Et on ne va pas non plus parler, si vous voulez, de tambouille interne, ce n'est pas très intéressant. Aujourd'hui, on est en campagne présidentielle avec notre candidat qui est Bruno Retailleau.
Et la réalité, c'est que nous, nous ne cachons pas la vérité aux Français. Et la défiance des citoyens envers le politique, elle s'est construite au fur et à mesure des années parce que beaucoup de gens, beaucoup de candidats lors des élections faisaient des promesses intenables. Alors nous, c'est sûr qu'avec Bruno Retailleau, on fait un pari inverse. Le pari qu'on fait, c'est qu'on dit la vérité aux Français, on dit la vérité sur l'état catastrophique du pays, sur les efforts qu'il faudra faire pour sortir la France de l'ornière, de retrouver de la compétitivité, du pouvoir d'achat, de l'autorité, de l'ambition.
Alors c'est peut-être quelque chose d'un peu nouveau et qui effraie ceux qui ont l'habitude de perdre des élections. Mais nous, au contraire, on pense que les Français sont assez intelligents pour comprendre la situation. Et c'est pour ça qu'on va continuer dans ce schéma de présentation de nos propositions, de nos mesures. Hier, nous avons présenté nos mesures, par exemple, sur l'éducation.
Mais à un moment donné, le bloc central, le centre, la droite, devra bien se rassembler sous la bannière d'un candidat unique pour éviter la disqualification dès le premier tour. Ça va jouer quand ? À la fin de l'année, en décembre ? Non, je comprends que le candidat Retailleau continue à tracer Sarvout. On a huit mois du premier tour. Et à un moment, la logique, enfin, la nécessité veut que le rassemblement se fasse ?
Vous savez, une fois de plus, ce qui dégoûte les Français, ce sont les tambouilles d'arrière-cuisine. D'accord ? Donc, il y aura un bulletin Bruno Retailleau au premier tour de l'élection présidentielle et, je l'espère, au deuxième tour de l'élection présidentielle. Les Français choisiront. Les Français choisiront, lors de cette élection, jusqu'au bout, celui ou celle qui est le mieux capable de pouvoir redresser le pays après ce quinquennat catastrophique.
Nous n'avons pas, nous, alors que nous avons toujours été en opposition à la politique menée par Emmanuel Macron qui a saccagé notre pays, à nous rallier à une personne qui a de 3, 4 ou 5 points d'avance sur nous dans les sondages à 6 mois des élections. Vous savez, nous avons appris il y a quelques heures le décès d'Edouard Balladur. Edouard Balladur, si Jacques Chirac avait suivi votre proposition, aurait dû se coucher et Edouard Balladur aurait été président de la République. Ce n'est pas ce qui s'est passé.
Parce qu'il y a des choses, il y a des dynamiques qui se créent lors d'une campagne et nous pensons que la dynamique sera celle qui est novatrice, pardon, mais qui sera celle du sérieux, de la crédibilité et de l'ambition pour la France. C'est évidemment ce qui nous sépare, ce qui nous différencie fortement et d'Edouard Philippe et de Gabriel Attal et de tous ceux qui se réclament du quinquennat d'Emmanuel Macron ou du bloc central.
Comment vous expliquez pour autant cette faiblesse dans les sondages, que votre campagne ne crante pas ? Et est-ce que vous allez garder la même stratégie qui est, semble-t-il, de concentrer vos attaques contre LFI, alors que c'est Marine Le Pen pourtant qui fait la course en tête ?
Non, mais nous ne nous concentrons pas d'attaques. Nous sommes présents pour présenter un programme. Nous avons présenté une dizaine de propositions sur différents sujets. Je vous le dis une fois plus hier, nous avons présenté...
Il y a deux choses, il y a le projet et la stratégie politique par ailleurs. C'était une double question.
Comprenez bien, nous nous faisons une campagne de crédibilité. Il ne faut pas nous attendre sur quelque chose où on va promettre quelque chose de non financé, on va promettre quelque chose de non applicable simplement pour gagner quelques points. Certains le sont. Certains sont même capables d'avoir été Premier ministre ou ministre pendant 7, 8, 10 ans et de nous dire qu'ils vont changer du tout au tout et qu'ils n'ont jamais été au pouvoir. Ils prennent les Français pour des imbéciles. Nous, nous ne prenons pas les Français pour des imbéciles. Peut-être que ça marchera, peut-être que ça ne marchera pas.
Mais permettez-nous quand même de penser d'avoir une certaine éthique à droite et chez Bruno Retailleau en politique, que nous appliquons cette éthique. Et vous verrez qu'au final, ce n'est pas toujours ceux qui mentent, ce n'est pas toujours ceux qui envoient de la poudre aux yeux qui gagnent. Et c'est surtout ceux qui travaillent. Et c'est ce que nous faisons avec les Républicains, avec Bruno Retailleau, qui permettront de redresser notre pays.
Donc je repose ma question. Il y a donc les attaques contre les anciens premiers ministres macronistes que vous venez d'évoquer, mais surtout les attaques contre l'EFI, qualifiées hier par Bruno Retailleau, de parties de collabos des islamistes.
Oui, mais il y a évidemment une réalité qui est derrière. Quand la France insoumise dépose une proposition de loi à l'Assemblée nationale pour supprimer le délit d'apologie du terrorisme, quand la France insoumise invite des terroristes qui ont été condamnés pour terrorisme à ces universités d'été, il y a bien aujourd'hui des gens qui sont des collabos et qui sont des collabos de notre principal ennemi, qui est l'entrisme islamiste en France.
Et donc la France insoumise aujourd'hui, par sa vision communautariste de notre pays, par sa vision de faire en sorte d'avoir, vous l'avez dit, des incointances avec des organisations terroristes ou des personnes qui ont été condamnées pour terrorisme, sont, oui, bien évidemment, des collabos.
Merci Pierre-Henri Dumont, bonne journée à vous, merci. Merci à vous.