Mobilisation lycéenne : "Un million d'euros de dégâts dans le Grand Est", réagit le président de région Franck Leroy
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
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- 0:04OuverteRéponse directe
Après la journée de mobilisation hier dans les lycées et les débordements, quelles sont les réponses ?
- 0:26FerméeRéponse directe
Est-ce que vous êtes en capacité de déjà chiffrer le montant des dégâts ce matin ?
- 1:26RelanceRéponse directe
Vous laissez entendre que c'est la France Insoumise qui orchestre la mobilisation des lycéens ?
- 2:21RelanceRéponse partielle
Mais est-ce que vous ne balayez pas un peu vite certaines revendications des lycéens ?
- 2:51OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous leur répondez à ces lycéens ?
- 4:23OuverteRéponse directe
Est-ce que des améliorations peuvent quand même être apportées dans les semaines, mois à venir, Franck Leroy ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:31PrésentateurChiffre
« Le montant des dégâts à l'échelle de la région avoisine sans doute le million d'euros aujourd'hui. »
- 1:16PrésentateurFait
« les renseignements territoriaux l'ont également établi, qu'il y a derrière cela des mouvements politiques extrémistes. »
- 1:19PrésentateurFait
« LFI en fait partie, qui vise à instrumentaliser une partie de la jeunesse. »
- 4:29PrésentateurChiffre
« On investit cette année 241 millions d'investissements dans les lycées. »
- 6:30PrésentateurChiffre
« vous avez déjà chiffré plus ou moins à déjà 1 million d'euros le montant des dégâts après les manifestations hier dans toute la région Grand Est. »
Temps de parole
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14h46, en ce vendredi matin, le président de la région Grand Est est l'invité ici à
l
'Élysée ce matin. Après la journée de mobilisation hier dans les lycées et les débordements, quelles sont les réponses ? On en parle donc avec le président de la région Grand Est en charge des lycées. Bonjour Franck Leroy. Bonjour. Merci d'être en direct avec nous ce matin. Vitres cassées, gris arrachés. Il y a eu de nombreuses dégradations hier, notamment dans des établissements à Strasbourg et Mulhouse. Vous avez un premier bilan.
Est
-ce que vous êtes en capacité de déjà chiffrer le montant des dégâts ce matin ? Le montant des dégâts à l'échelle de la région avoisine sans doute le million d'euros aujourd'hui. Ce sont des portes de lycées fracassées, des tentatives de pénétration dans des loges de gardiens. Ce sont des façades endommagées. Ce sont des attaques parfois sur des personnels de l'Éducation nationale ou de la région. Donc évidemment une diversité de situations qui n'ont rien à voir avec les revendications étudiantes ou lycéennes. J'étais hier avec le conseil académique de la vie lycéenne hier après-midi avec le recteur. On entend parler de difficultés liées à Parcoursup, liées
à
des emplois du temps chargé, parfois à des problèmes de transport, parfois aussi à des conditions d'inconfort. Mais rien ne justifie une telle violence. Et j'en déduis que, et je ne suis pas seul à le faire, puisque les renseignements territoriaux l'ont également établi, qu'il y a derrière cela des mouvements politiques extrémistes. LFI en fait partie, qui vise à instrumentaliser une partie de la jeunesse. Parce qu'on
a de légitimes
attentes lycéennes. Vous laissez entendre que c'est la France Insoumise qui orchestre la mobilisation des lycéens ? Mais il suffit d'entendre les propos des élus d'LFI qui parlent de sauvagerie policière ou de violence légitime. C'est-à-dire que la prise de contrôle par une partie de la classe politique d'extrême-gauche
est
assez évidente, qu'un certain nombre de jeunes lycéens, je dis bien un certain nombre, sont manipulés par l'extrême-gauche, là où d'autres ont des préoccupations qui sont réelles. Et je pense qu'il faut faire la distinction entre le mouvement d'inquiétude de certains lycéens qui est parfaitement légitime et une volonté de casser. Quand on s'attaque au tramway, quand on démonte des plateformes de tramway, quand on caillasse des véhicules, ou quand on incendie des poubelles
pour
mettre le feu à un établissement, on n'est plus dans une revendication lycéenne.
On
entend votre message de fermeté pour les casseurs, Franck-Laurent, mais est-ce que vous ne balayez pas un peu vite certaines revendications des lycéens ? On a entendu ce matin des lycéens du lycée Cofinia, à Strasbourg par exemple, qui parlent de vrais problèmes. Je vous propose de les écouter.
L'état du lycée, il est pitoyable. Il y
en
a quatre toilettes, il y en a qui sont cassées, quatre toilettes pour des élèves de 1600, c'est peu. Et il
y
en a qui sont cassées. Quand il faisait chaud, on n'avait pas d'eau. Ça fait déjà plusieurs années que le lycée est dans un état déplorable. Il y a des moisissures dans le lycée. Là, on parle bien de questions du bâti. Qu'est-ce que vous
leur répondez à ces lycéens
?
Je réponds que les toilettes ne se sont pas cassées tout seuls. Il y a bien eu des saccages organisés par des lycéens, et je ne dis pas tous les lycéens, de ces toilettes. Il y a des problèmes structurels dans ce bâtiment. On le sait, on y travaille, mais on ne va quand même pas reprocher
à
des agents de la région de casser les toilettes. Qui les a cassées ces toilettes ? Ce sont bien un coup final des étudiants, les lycéens. Donc, il faut renvoyer la responsabilité sur chacun. Qu'il y ait évidemment des attentes en termes de confort lycéen, je les entends. Qu'il
y
ait des problèmes de chaleur, qu'il y ait eu des problèmes de chaleur cet été, tout le monde l'a subi. Toute la société l'a subi. Est-ce que pour autant, on a saccagé les métros à Paris ? Est-ce que pour autant, on a saccagé les organismes de logement lorsqu'il y avait chez des habitants des problèmes de chaleur qui étaient assez évidents ? Donc, la réponse, ça ne peut pas être la violence. La violence n'est jamais légitime dans notre pays et on ne va pas brûler un lycée parce qu'effectivement, il y a des toilettes qui ont été endommagées. Lesquelles toilettes ont été endommagées par des lycéens eux-mêmes ? Donc, je pense qu'il faut être sérieux dans cette affaire.
Faisons le tri, entendons les lycéens. Moi, j'en ai rencontré hier
et
j'en ai eu dans le cadre d'une visio autour de la vie lycéenne. Je peux vous assurer que le ton n'était pas du tout celui-là. Qu'il faisait état d'emplois lutants surchargés, de problèmes avec Parcoursup et de problèmes d'inconfort dans certains établissements. Mais ça, on se met autour d'une table, on discute. Ça, ce sont des problèmes qui concernent vraiment l'éducation nationale. Le recteur de l'Académie de Strasbourg, Olivier Klein, reconnaissait ce matin sur ICI Alsace qu'il y a tout de même, peut-être, dans certains établissements, une question sur le bâti. Est-ce que des améliorations peuvent quand même être apportées dans les semaines, mois à venir, Franck Leroy ?
Mais on le fait tous les jours, madame. On investit cette année 241 millions d'investissements dans les lycées.
C
'est précisément pour apporter du confort, du confort thermique, du confort dans les restaurations scolaires qui sont refaites à neuf, du confort dans les toilettes qui sont refaites à neuf. Et je note quand même qu'il y a des dégradations dans des établissements qui sont quasiment
neufs, où
il ne manque pas un enseignant. Donc, si vous voulez, j'entends la protestation et l'inquiétude s'il y avait partout des difficultés. Mais même là où il n'y a pas de difficultés, il y a des mouvements violents. Donc, on est dans un mouvement qui dépasse et qui instrumentalise la préoccupation purement lycéenne. Et ça a été démontré par les services des renseignements territoriaux. Il y a l'extrême-gauche qui aère ce mouvement. Il y a LFI qui active une partie de la jeunesse. L'autre partie de la jeunesse, c
'est
les étudiants qui ont des préoccupations, savent trouver les proviseurs, savent trouver les conseils d'administration
ou
les conseils de la vie lycéenne pour faire entendre leurs préoccupations qui sont encore une fois légitimes. Dernière question, il y a des préoccupations qui ont été exprimées pendant de longs mois par les profs et sœurs et parfois par les parents d'élèves. Elles n'ont pas été forcément toujours écoutées, ces revendications. C'est vrai que
quand les lycées... Vous parlez
desquelles ? Par exemple, sur les classes surchargées. Oui, alors ça,
c
'est l'affaire de l'éducation nationale. Vous savez comme moi que ce n'est pas le président de région qui fait la carte scolaire et qui définit le nombre de profs. Ça peut s'entendre dans certains établissements, mais on a eu aussi, pardon de souligner, des établissements dans lesquels il n'y
a
aucun prof qui est manquant, dans lesquels la composition des classes est tout à fait correcte. Et pour autant, un certain nombre d'individus ont tenté de mettre le feu à ces lycées. Donc il y a évidemment derrière des préoccupations lycéennes qui sont parfaitement légitimes et parfaitement entendables, il y a malheureusement un certain nombre d'activistes qui font en sorte que tout cela dégénère en cas où en émeute urbaine Strasbourg, Mulhouse en sont malheureusement la preuve. Merci Franck Leroy d'avoir été en direct avec nous.
Je rappelle que vous êtes le président de la région Grand Est et que vous avez déjà chiffré plus ou moins à déjà 1 million d'euros le montant des dégâts après les manifestations hier dans toute la région Grand Est.
L
'interview est retrouvé sur ici.fr et sur l'appli ici.