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InterviewIÉSEG School of Management· 16 février 2015 92 minComplaisantActualité / polémiqueSécuritéInstitutions & électionsTravail & emploiRetraites

Conférence IESEG La Tribune - Xavier Bertrand

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 10:43OuverteRéponse directe

    Est-ce que la France et l'Europe sont en guerre contre une nouvelle menace islamo-fasciste ?

  • 19:49OuverteRéponse directe

    Le libéralisme est-il la solution au chômage ?

  • 31:26OuverteRéponse directe

    Pourquoi ne pas avoir supprimé les 35 heures ?

  • 35:42OuverteRéponse directe

    Pourquoi êtes-vous contre la réforme du travail dominical ?

  • 38:30OuverteRéponse directe

    Ces deux candidatures (régionale et présidentielle) sont-elles conciliables ?

  • 41:17OuverteRéponse directe

    Front républicain ou vote blanc face au FN ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 11:31Invité politiqueFait
    « est-ce qu'on est en guerre oui ce qui s'est passé c'est la même chose que ce qui s'est passé chez Charlie le bilan semble ne pas être le même impartiment où il y a une victime c'est exactement la même chose »
  • 15:08Invité politiqueFait
    « la maison des Juifs qui se trouvent en France c'est la France l'antisémitisme il n'est pas seulement venu ces dernières semaines mais il atteint aussi des sommets »
  • 23:13Invité politiqueChiffre
    « il y a 350 000 offres d'emploi en France qui ne trouvent pas preneur »
  • 24:39Invité politiquePromesse
    « il faut simplifier le licenciement ce que je dis s'adresse avant tout aux entreprises personnelles au Très Petites Entreprises au PME »
  • 42:01Invité politiqueFait
    « je suis sur la liste noire du Front national Madame Le Pen en 2012 a cherché à me faire battre »
  • 52:22Invité politiquePromesse
    « je suis pour le rétablissement d'un service national obligatoire pour les filles comme pour les garçons entre 18 ans et 25 ans »
  • 55:01Invité politiqueChiffre
    « peuvent rapporter entre 10000 euros par semaine selon le rôle que l'on joue ou 5000 euros par mois ou parfois 60000 euros par jour »
  • 55:44Invité politiqueFait
    « il y a pas une mesure ça va de l'école service national l'emploi le rétablissement de l'ordre républicain »
  • 56:21Invité politiqueFait
    « nous avons fait passer loi pour interdire le voile intégral sur le territoire de la République »
  • 57:44Invité politiqueFait
    « je suis pour Ségolène Royal en l'occurrence pour ou contre la fermeture des centrales nucléaires »
  • 59:44Invité politiqueFait
    « je comprends pas ce personnage donc la cuisson suivante c'est donc l'exercice du oui non »
  • 1:01:36Invité politiqueFait
    « je suis challengeur je fais outsider »
  • 1:06:26Invité politiquePromesse
    « je suis maintenant contre le cumul des mandats »
  • 1:07:11Invité politiquePromesse
    « je suis pour un système où vous ne pouvez pas faire plus de 2 ou 3 mandats consécutifs dans la même fonction »
  • 1:07:50Invité politiqueFait
    « le mandat présidentiel à 5 ans est renouvelable c'est ce qui empêche beaucoup d'hommes et de femmes politiques de faire les réformes courageuses »
  • 1:09:54Invité politiqueChiffre
    « dans mon esprit c'est 650 000 personnes par an c'est pas du tout la même chose »
  • 1:11:21Invité politiqueChiffre
    « les sondages ont été faits alors dans la classe politique 90% des responsables n'en veulent pas ok 80% des Français ils sont favorables et quasiment deux tiers des jeunes »
  • 1:19:35Invité politiqueFait
    « la repentance française notre auto flagellation permanente je ne pense pas que ce soit ce dont notre pays a réellement besoin »
  • 1:23:45Invité politiqueChiffre
    « les étudiants paient 85% du coût des études qui est d'environ 10000 euros par élève »
  • 1:25:04Invité politiquePromesse
    « il faut viser plus haut et je pense qu'il faut avoir une autre ambition cinquième ou sixième puissance mondiale »
  • 1:25:42Invité politiquePromesse
    « il va falloir en revanche que l'on consacre des moyens aussi à l'enseignement supérieur »

Temps de parole

  • Xavier Bertrand97 %
  • non_speech3 %

≈ 0,1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:05
Non speech

[Musique]

0:09
Xavier Bertrand

bonsoir à tous bonsoir et bonsoir à tous et à toutes merci beaucoup d'être venu aussi présent ce soir pour pour une nouvelle conférence de La Tribune on a l'honneur aujourd'hui d'accueillir un invité de marque quand la personne de Xavier Bertrand on va aux amants on peut également suivre la conférence via Twitter et réagir à sa conférence grâce au hashtag tribune Bertrand je vais pas vous faire plus attendre donc merci d'accueillir incessamment sous peu

0:39
Non speech

[Musique]

0:43
Xavier Bertrand

Xavier Bertrand qui arrive très prochainement

0:47
Non speech

[Musique] [Applaudissements]

0:55
Xavier Bertrand

il en profite pour découvrir les locaux liesse actuellement

0:59
Non speech

[Musique] [Musique] [Musique] [Musique]

2:09
Xavier Bertrand

on a trouvé que la première intro était pas très bonne donc on va en faire une deuxième un peu meilleur

2:13
Non speech

[Musique]

3:12
Xavier Bertrand

vas-y vas-y vas-y vas-y

3:26
Non speech

[Musique] [Applaudissements]

3:37
Xavier Bertrand

bonsoir Monsieur le Ministre et merci de nous faire le plaisir d'être ici parmi nous ce soir à l'ISA on va commencer cette conférence par par une petite chronique Irénée nous a préparé donc je vais lui passer le micro maintenant et il va vous présenter ça merci bonsoir à tous bonsoir Monsieur Bertrand tout d'abord au nom de l'équipe de La Tribune je vous remercie encore d'avoir accepté notre invitation c'est un véritable honneur que d'accueillir un Picard en terre nordiste ensuite je voulais remercier l'ISL ainsi que toute l'administration qui nous permet de faire cette conférence dans cette amphithéâtre b050 et enfin je remercie toute l'équipe technique qui nous permet d'être diffusée en live stream ce soir et surtout je vous remercie à tous d'être présent car pour un invité de marque il nous fallait un public de marque et ce soir nous l'avons alors Xavier Bertrand vous n'êtes pas un leader Tchip cependant vous avez le monopole de leadership dans toutes les actions que vous entreprenez Xavier Bertrand vous êtes actuellement mère de Saint-Quentin et député dans l'Aisne mais toutes ces informations j'y reviendrai un petit peu plus tard car c'est ce que vous êtes actuellement et votre vie antérieure est quand même très passionnante aussi alors vous effectuez des études de droit que vous terminez brillamment en obtenant votre diplôme puis vous vous lancez dans la vie active en tant qu'agent d'assurance mais la politique va très vite vous rattraper oui parce que dès l'âge de 16 ans Monsieur Bertrand vous rentrez vous vous engagez dans le domaine de la politique et partez soutenir le mouvement du RPR en 1982 vous rencontrez Jacques braconnier qui sera je vous cite votre grand-père politique et moi je pense pour ma part que Monsieur braconnier voulait faire de vous un véritable animal politique monsieur monsieur Bertrand vous nous dites que votre vie vous avez dit que votre vie était faite de rencontre notamment pour arriver dans le domaine de la politique et c'est pourquoi vous croisez sur votre chemin vers le pouvoir le monsieur Philippe Séguin à défaut d'avoir perdu sa chèvre Monsieur Seguin avait vu en vous un véritable poulain ces deux hommes vont vous introduire dans l'univers passionnant et éprouvant du monde politique en 1995 vous devenez mère à juin à Saint-Quentin vous remplissez vos tâches de façon professionnelle et remarquable et d'ailleurs pour avoir examiné l'ensemble de votre œuvre à cette période j'ai remarqué que vous aviez fait qu'on page en plein centre-ville bon et alors à Saint-Quentin je trouve que malheureusement le rayonnement culturel de cette ville n'est pas aussi puissant que sur notre hexagone c'est pourquoi j'ai décidé de travailler pour vous monsieur Bertrand et de faire et de vous et de vous donner un service en fait parce que je vais faire le spot publicitaire de votre ville alors

7:12
Non speech

[Applaudissements]

7:23
Xavier Bertrand

bienvenue à Saint-Quentin au sud de l'île au nord de Paris à l'ouest de Charleville-Mézières venez rejoindre ce havre de paix le sable bleu les palmiers les cocotiers le sable fin et le bleu turquoise Saint-Quentin c'est le Brésil

7:39
Non speech

[Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements]

7:49
Xavier Bertrand

merci au pop-up sans transition on passe à l'année 2003 ah oui beaucoup plus en 2003 Alain Juppé vous charge d'effectuer le tour de France et oui vous allez devoir expliquer la réforme des retraites lors de chacune de ces étapes alors pour vous la route est très éprouvante et dure vous nous dites même que vous dormez presque moins de 4 heures un peu comme moi mais pas forcément pour les mêmes raisons et vous surmontez ces épreuves car vous êtes l'un des meilleurs grimpeurs du peloton et réussissez à obtenir le maillot à pois synonyme d'une nouvelle mission rapporteur de ce fameux projet de loi à l'Assemblée nationale et ensuite voilà qui arrive les grandes responsabilités nationales en 2004 vous êtes nommé secrétaire data chargé de l'assurance maladie sous la tutelle de Monsieur Philippe Douste Blazy au ministère de la Santé en 2005 oust Blazy c'est vous qui prenez la tête de la santé puis ensuite vous gérez du coup la grippe aviaire le chikungunya et ensuite vous rentrez dans le ministère du Travail de 2007 à 2008 de 2008 à 2009 de 2010 à 2012 et ces expériences vous vous permettent de devenir un véritable expert en prothèse mammaire et en médicaments en tout genre comme le médiateur et aujourd'hui vous êtes là avec nous après avoir traversé de nombreuses épreuves certaines joyeuses d'autres très éprouvantes mais je pense que la plus dure sera celle de ce soir monsieur Bertrand celle de l'amphi théâtre b050 car est-ce que ce soir en tant que Picard vous allez réussir à décongeler l'amphithéâtre b050 c'est à vous de le montrer alors d'avance bon courage opéra logo comme on dit à Saint-Quentin des Janeiro merci

9:54
Non speech

[Applaudissements]

10:01
Xavier Bertrand

merci merci beaucoup Irénée pour pour ton billet d'humeur on va pouvoir donc débuter la conférence on va parler de sujets et du coup un petit peu plus sérieux donc premièrement merci Monsieur le Ministre d'être présent ce soir merci à tous d'être venu aussi nombreux pour la conférence de Monsieur Bertrand donc avant de parler économie etc on voudrait revenir sur sur quelque chose d'un peu moins joyeux les événements tragiques qui ont eu lieu ce weekend à Copenhague notamment donc je pour revenir brièvement dessus donc l'attaque l'attaque d'un débat avec notamment un caricaturiste danois et un réalisateur ainsi que dans la même journée l'attaque d'une synagogue donc bilan de mort et plusieurs blessés quasiment dans le même temps il y a eu en France dans la nuit de samedi à dimanche l'attaque d'un site la profanation d'un cimetière juif plus de plus de 300 300 tombe profanés on a appris cet après-midi d'ailleurs qu'il y avait cinq mineurs qui avaient été interpellés alors ma question elle est simple finalement aujourd'hui est-ce que la France est du coup l'Europe comme on peut le voir au Danemark sont en guerre contre ce qu'on pourrait appeler ou ce que Manuel Valls plutôt a appelé ce matin une nouvelle menace islamo fasciste et je me permets de prendre le mot guerre car c'est celui qui a employé votre collègue Christian est trop Estrosi qui a parlé d'une troisième guerre mondiale est-ce qu'on est est-ce qu'on est en guerre vous m'entendez bien au fond oui est-ce qu'on est en guerre oui ce qui s'est passé c'est la même chose que ce qui s'est passé chez Charlie le bilan semble ne pas être le même impartiment où il y a une victime c'est exactement la même chose la liberté d'expression on a tiré aussi sur les forces de l'ordre et on s'en est pris aux Juifs avec la taxe de la synagogue c'est exactement la même chose et ceux qui pensaient après le 11 janvier que l'on en avait fini avec les attentats ou du moins que c'était peut-être derrière nous se trompe on en aura pas fini tant qu'on ne mettra pas hors d'état de nuire c'est djihadiste ces terroristes salafistes il y a effectivement et un islamo fasciste que nous devons absolument combattre et excusez-moi d'utiliser de tel terme ce sera eux ou nous eux ou nous et il faut bien comprendre qu'il y a un front extérieur et qu'il faut mettre hors d'état de nuire cet état islamique mais qu'il y a aussi un front intérieur que ce soit en France mais aussi sur l'ensemble de l'Europe ça ne s'arrêtera pas naturellement elle ne s'arrêtera pas naturellement et est-ce qu'il faut bien comprendre je sais que les propos regardent il s'agit absolument pas de surestimer la menace mais je sais qu'il y aura bien la tentation parce que la vie reprend d'une façon d'une autre de la sous-estimer aussi habitué et il faut bien comprendre notamment avec ceux qui sont partis faire le jihad et qui sont revenus et pas seulement seulement en France que nous devons aussi les combattre les déstabiliser pour les mettre hors d'état de nuire tant que ce ne sera pas fait on ne pourra pas être en paix quand vous dites oubliez un petit peu tout ce qui était l'esprit du 11 janvier etc est-ce que vous pensez particulièrement à ce qui s'est passé après l'affaire Mera qui finalement n'a pas été suivi de de fait marquants de mesure marquantes j'ai dit c'est pas oublier l'esprit du 11 janvier c'est d'une certaine façon se dire que le pire est peut-être nous c'est ça surtout maintenant si vous voulez me faire dire que la classe politique doit comprendre qu'il y a maintenant des circonstances et un niveau d'exigence bien supérieur je tiens entièrement d'accord j'aime profondément ma famille politique mais je préfère mon pays et que ce qu'on a aujourd'hui à combattre ce ne sont pas les idées des autres je pense les autres partis politiques c'est à préserver à protéger la maison commune qu'elle a République et c'est ça qui est aujourd'hui enjeu parce que ce que je pense c'est que les terroristes islamiques ceux qui ont justement voulu s'en prendre à la fois aux journalistes aux caricaturer Charlie Hebdo force de l'ordre et aux Juifs cela d'une certaine façon s'il voulait nous faire peur ne peuvent pas réussir il y a aucun pays soumis à toutes les menaces qui d'une certaine façon change complètement ce qu'il est même dans des pays où il y a eu beaucoup d'attentats de la guerre de la guerre civile je pense notamment à Israël je pense au Liban la vie continue quand même différemment diront certains elle continue en revanche je pense que leur objectif ultime c'est de créer les conditions d'une guerre civile sur le territoire français et que si cette guerre civile arrive nous dépenserons énormément d'énergie pour ramener la paix et toute cette énergie que nous passerons pour cela nous ne la mettrons pas pour aller les combattre à l'extérieur voilà pourquoi je j'ai beaucoup échangé j'ai beaucoup parlé avec différents responsables des responsables religieux des responsables de la sécurité et je suis convaincu que c'est ça le but recherché la guerre civile j'en suis persuadé j'en suis persuadé donc par rapport par rapport aux événements de dimanche donc à sa réunion et la profanation du cimetière du cimetière juif est-ce que pour vous on peut dire que la communauté juive est en danger aujourd'hui en France il y a eu des appels du pied de Benjamin Netanyahou à rejoindre Israël qui est en campagne électorale aussi et je m'associe aux propos qui ont été tenus par Manuel Valls la maison des Juifs qui se trouvent en France c'est la France l'antisémitisme il n'est pas seulement venu ces dernières semaines mais il atteint aussi des sommets et on doit bien évidemment condamner évidemment mais c'est pas suffisant il faut sanctionner durement tous ceux qui se livrent à ces actes antisémites comme de la même façon les actes islamophobes il faut aussi les condamner et les sanctionner tout ce qui porte une atteinte à l'unité républicaine à ce que nous sommes à notre façon d'être à notre façon de vivre cela sont des ennemis de la République et on est combattra pas seulement avec des mots il faut des sanctions très fortes moi j'ai vu notamment la justice frapper très fort ceux qui se sont livrés l'apologie du terrorisme je veux pas que ce soit seulement maintenant je ne veux pas que ce soit seulement pour l'apologie du terrorisme je pense qu'il faut remettre en place dans notre pays une tolérance zéro par rapport à ceux qui nous respectent pas les lois de la République c'est ça aujourd'hui le sujet et lorsque vous m'indiquez tout à l'heure sur l'esprit du 11 janvier moi tout ce qui ira dans le bon sens tout ce qui permettra de vraiment faire reculer le terrorisme ce qui permettra d'augmenter le niveau de sécurité je m'y associerai je m'y associerai complètement mais je ne veux pas aussi que l'on que l'on sous-estime la menace il y a notamment des questions qui ne font pas consensus moi notamment concernant les djihadistes je pense qu'il nous faut aller beaucoup plus loin j'ai dit sur ceux qui sont sur le territoire il faut les déstabiliser faut les surveiller davantage il faut les mettre hors d'état de nuire parce que ce sont des grenades des goupillées mais il y a aussi un autre sujet ceux qui partent faire le jihad doivent aussi savoir qu'il n'y aura pas de billet retour et que s'il reviennent en France il y aura pas de liberté comme c'est le cas aujourd'hui parce que la liberté totalement surveillée ça n'est pas possible on n'a pas les moyens il peut y avoir aussi des défaillances on ne peut pas garantir la sécurité des Français par rapport à ceux qui sont allés faire le jihad alors il faut mettre en place des mesures d'exception parce que pour moi ce sont des ennemis de l'intérieur des ennemis à l'intérieur c'est à dire que ceux qui partent faire le jihad qu'on n'arrive pas à empêcher de partir dans ces conditions là s'ils reviennent il y aura pas de liberté c'est soit de la résidence surveillée soit du bracelet électronique soit du centre de rétention alors on me dit ouais mais tu y vas un peu fort non je pense que c'est absolument nécessaire pour nous protéger certains me disent oui mais on n'a pas le droit de le faire parce qu'il y a la Cour européenne des droits de l'homme je m'excuse mais l'Angleterre en 2005 avec les contrôles order et en 2011 encore ont mis en place des mesures exceptionnelles parce qu'il y avait un péril imminent pour la nation et honnêtement je préfère avoir à régler des problèmes juridiques qu'avoir à régler des conséquences d'attentats ou des risques d'attentat parce qu'au bout d'un moment le débat n'est pas entre la sécurité et les libertés mais si on veut préserver notre mode de vie et nos libertés il faut élever notre niveau de sécurité et c'est ça qui est important puissions-nous ne pas réagir trop tard et ne pas le faire trop tard tous les pays notamment le Danemark sont en train de se dire il faut qu'on aille beaucoup plus loin et on n'a pas besoin d'attendre un nouvel attentat pour aller beaucoup plus loin c'est comme la question des débiles nationaux je pense que le terrorisme est très différent du droit commun parce qu'il remet en cause l'état droit l'état de société et que c'est un sujet qui ne touche pas seulement la France mais l'ensemble de la communauté internationale et on se pose des questions existentielles sur la question des apatrides mon dieu il y a bien des pays qui savent les accueillir pour se former à tuer et apporter le jihad des ces pays-là mais qui les gardent quand ils vont Yémen en Syrie et en Libye je pense que dans ces conditions-là on peut acquérir une nationalité on peut la perdre et la question des apatrides devrait être portée au niveau international parce que c'est pas une question franco-française mais je pense que si on ne va pas beaucoup plus loin qu'aujourd'hui dans les mesures nous aurons du mal à nous protéger comme il faut très bien donc on va passer on va passer au thème suivant donc on va parler d'économie de chômage parce que vous avez été ministre du Travail il y a quasiment on fera question après avec la salle parce que les propos suscitent certainement des réactions et le débat est totalement libre sans aucun tableau j'ai conscience que même ce que je dis ne fait pas forcément consensus même dans ma famille politique mais c'est vraiment mes convictions profondes pourra s'exprimer à la fin de à la fin de l'interview donc quasiment 3 millions et demi de chômeurs en France le chômage vous y avait été confronté bien sûr en tant que communiste du travail donc je vais vous citer c'est une phrase que vous savez sortie au grand rendez-vous de repeint vous avez dit il ne faut pas faire semblant de réformer il faut faire des réformes jusqu'au bout sinon nous allons finir par être balayé économiquement et par les Français et par les extrêmes parmi les réformes que vous vous proposez Monsieur Bertrand entre autres on trouve un contrat unique le relèvement des seuils sociaux à 50 salariés dans les entreprises donc ces deux mesures on pourrait les qualifier quand même de plutôt libéral ma question c'est la suivante est-ce que finalement le pour vous le libéralisme c'est la solution au chômage aujourd'hui c'est quoi le libéralisme donner plus de liberté aux entrepreneurs alors je le suis mais si le libéralisme c'est marche ou crève et d'être par exemple une dure une droite dure avec les plus fragiles c'est pas ma droite alors c'est vrai vous l'avez dit tout à l'heure parlant de mes références vis-à-vis de Philippe Seguin certains me disent difficilement classable peut-être c'est pas mon sujet je crois sincèrement que il faut valoriser la valeur travail valoriser l'entreprise lui donner davantage de liberté je vais revenir sur ses propositions mais d'un autre côté la France est un pays qui a aussi une tradition un modèle et qu'on a trop tendance à confondre la solidarité qui est indispensable avec ceux qui en ont vraiment besoin avec l'assistanat qu'on doit absolument faire reculer avant de chercher à faire disparaître cet assistanat voilà pourquoi je suis pas sur un mode hyper libéral c'est vrai parce que je crois que la loi de la jungle la loi du plus fort c'est pas mon truc et c'est pas le modèle français mais en revanche en revanche c'est vrai qu'il faut donner de l'air il faut faire confiance je suis un petit peu en retard j'en suis désolé ce que je visitais une entreprise tout à l'heure et je suis bavard et quand je dis une entreprise c'est vrai que j'essaye d'aller au fond des choses et au bout des choses je crois qu'on a besoin si vous voulez faire reculer le chômage de plusieurs choses déjà pour qu'on recrute dans un pays il faut qu'il y ait les carnets de commandes pour une entreprise faut qu'il les commandes faut qu'il ait les clients c'est la première des choses je pense que c'est pas vous qui ou oublierez cette règle et c'est donc la macroéconomie déjà au niveau international et européen et au niveau européen je plaise pour que nous ayons aussi une politique monétaire une action de la Banque centrale européenne qui soit pas tourné juste sur la lutte contre l'action mais aussi qui favorise la croissance et l'emploi monsieur Draghi le fait autant que les statues lui permettent mais je pense qu'il faudra aller beaucoup plus loin pour que comme aux États-Unis comme en Angleterre la monnaie soit au service de l'économie et que ce soit pas l'économie au service de la monnaie comme on a trop donné l'exemple en Europe ces dernières années il y a un mieux aujourd'hui mais je voudrais aller beaucoup plus loin encore le deuxième aspect c'est au niveau national il y a une macroéconomie qui dépend de nous si nous voulons relancer l'économie en France au-delà de l'action sur les filières économiques par exemple industrielle les choix des métiers d'avenir il faut redonner de l'argent dans l'économie ça veut dire redonner du pouvoir d'achat aux salariés redonner des marges d'investissement aux entreprises mais pour ça il faut baisser les prélèvements les impôts les cotisations les taxes mais si vous les prendre moins aux Français il faut donner moins à certains voilà pourquoi la nouvelle donne reposera avant tout avant tout sur une baisse des prélèvements parce que nous avons beaucoup plus de prélèvements qu'ailleurs et on est au niveau d'une overdose dans notre pays maintenant j'arrive à la question d'emploi excusez-moi je cherche pas à noyer le poisson mais il faut bien comprendre que vous pouvez faire tout ce que vous voulez sur l'emploi mais si vous voulez vraiment faire reculer il y a une dimension économique et macroéconomique qui s'impose à tout le monde maintenant sur l'emploi il y a trois choses le coût du travail le code du travail et le marché du travail les trois ensemble il y a aucune mesure même le contrat unique qui peut marcher si les trois ne sont pas reliés le coût du travail aujourd'hui en France recruter un salarié ça coûte beaucoup plus cher qu'en Allemagne ou qu'en Angleterre par exemple alors vous pouvez me dire la protection sociale c'est pas la même chose c'est vrai mais en attendant ça coûte plus cher et moi je suis je fais une proposition moi je suis pour une TVA sociale c'est-à-dire contact les produits notamment de pays qui importent en France qui importe moins cher pourquoi parce qu'ils ont pas la même fiscalité ils ont pas le même coût social ils ont pas le même coup à l'environnemental et qu'on les taxe en partie pour combler cette différence ça fait de l'argent que vous affectez à la baisse des cotisations patronales diminuer le coût du travail mais aussi et là c'était une différence dans ma famille politique que vous affectez en partie à la baisse des cotisations salariales pour que le salaire net se rapproche du salaire brut pour renforcer le pouvoir d'achat première mesure le coût du travail deuxième c'est le code du travail et là je vais peut-être choquer certains mais je pense qu'il faut pas chercher à l'eau tiède cette sert strictement à rien vous voulez recruter en France alors il faut simplifier le licenciement ce que je dis s'adresse avant tout aux entreprises personnelles au Très Petites Entreprises au PME là où il y a pas de DRH avec des dizaines de personnes qui travaillent pour la DRH il y a beaucoup aujourd'hui d'entrepreneurs qui ne recrutent pas parce qu'ils se disent dans quelques semaines dans quelques mois si j'ai plus de boulot à donner je sais pas comment je vais pouvoir me séparer de mes salariés et donc plutôt que de m'en séparer difficilement je préfère pas les prendre ne pas prendre les marchés ne pas signer les contrats ce que je dis la stricte réalité c'est pas le quotidien des très grandes entreprises mais c'est le quotidien des petites entreprises qui pourraient recruter beaucoup plus facilement tant que vous ne simplifierez pas la fin du contrat vous n'aurez pas d'entrer dans les contrats de travail et enfin le dernier point c'est le marché du travail écouter l'indemnisation en France on sait faire le retour vers l'emploi on sait très mal faire et vous avez aujourd'hui 3 millions et demi de chômeurs qui ne travaillent plus du tout il y a 350 000 offres d'emploi en France qui ne trouvent pas preneur alors vous avez compris c'est pas ça qui annule le chômage mais c'est ça qui permettrait aussi de le faire reculer vous avez plein de gens qui ont un vrai savoir-faire qui aimeraient travailler dans les boîtes et il y a des boîtes qui ne trouvent pas les personnes concernées on me donne l'exemple tout à l'heure dans l'entreprise où j'étais maintenant industrielle ça fait deux ans qu'il cherche quelqu'un en maintenant c'est industriel et il ne trouve pas deux ans n'allez pas me dire que sont à Armentières qui Appa sur la métropole des gens licenciés maintenant s'industriels n'allez pas me dire qu'il y a pas un chômeur motivé à Armentières qu'on ne peut pas former même si c'est long pour rentrer dans cette entreprise sauf que le problème sur Facebook on arrive à se connecter toute personne qu'il souhaite mais sur le marché de l'emploi on y arrive pas cette action là elle doit être menée en priorité parce qu'il y a un changement des règles au niveau national mais il y a aussi des changements de fonctionnement au niveau local voilà excusez-moi d'avoir été long mais comprenez bien il y a la macroa économie il y a la partie emploi et sur l'emploi c'est le coût du travail le code et le marché mais ensemble l'une sans l'autre ça peut pas fonctionner donc j'ai déjà été hyper long vous voulez que je vous parle deux secondes du contrat de travail unique allez-y je vais vous dire pourquoi je me bats là-dessus j'en Tirol Nobel d'économie géniale le nombre de tweets de communiquer des politiques pour dire que c'est un type génial qui a une super idée formidable mais félicité Tyrol c'est bien elle s'en inspirait ce serait mieux or personne ou presque ne veut avancer vers le contrat unique je suis quasiment le seul après chez dans le désert qu'est-ce qui m'intéresse dans le contrat de travail unique la simplicité et surtout la fin d'une hypocrisie française vous êtes en CDI génial vous êtes dans le club vous êtes dans le club des des salariés en CDI recrutés sans fin prévu avec en plus un temps complet parce que c'est ça le club français vous êtes en CDD alors là vous avez pas le droit de rentrer dans le club ah ça vous avez pas le droit et le problème aujourd'hui c'est que vous êtes en CDD personne ne regarde il y a des millions de personnes concernées voulaient acheter une voiture j'y arriverai pas on vous prêtera pas l'argent vous achetez une maison un appartement il comptait pas tant que vous êtes pas en CDI on vous prêtera pas et vous êtes jeune en plus vous êtes jeune et vous êtes en CDD si personne ne se porte caution pour vous si vous mentez pas sur vos revenus vous n'aurez pas l'appartement voilà le quotidien plus de 6 millions de personnes mais il y a personne qui s'en soucie et on laisse la différence comme ça le contrat de travail unique entre autres mérites permettrait de casser cette frontière entre les deux alors moi je continuerai à pousser cette idée à fond si auprès des responsabilités portantes je le mettrai en application parce que je pense que ça fait profondément des fois notre pays j'ai fait plus que deux secondes je suis désolé donc plus de flexibilité plus d'adaptabilité plus de formation sur le marché du travail parce que c'est ça qui marche ailleurs moi je suis pas un sachant professionnel mais je regarde ce qui marche ailleurs c'est ça qui marche donc vous avez été ministre du Travail comme l'a dit Baptiste pendant quatre ans dans un gouvernement très réformiste vous avez connu de difficile moment de crise économique c'est sympa très réformiste parce qu'on l'entend pas souvent sympa vous dites et je vous cite il faut faire des réformes jusqu'au bout au vu du mandat auquel vous avez appartenu dans le gouvernement auquel vous avez appartenu est-ce que vous pensez avoir respecté cette idée-là le plus possible il y a des choses que j'ai pu faire jusqu'au bout et d'autres sur lesquels on s'est arrêté en moitié à moitié mais expliquait par exemple le service minimum dans les transports je suis désolé mais quand il y a aujourd'hui une grève dans les trains le pays n'est plus paralysé on sait avant combien il y aura de train il y en a forcément qui circulent je pense que cette réforme là elle est aboutie et je regrette à l'époque que certains parlementaires n'est pas voulu l'adapter ni aux transports aérien ni aux transports maritime je pense à la SNCM mais sur ce qui était le mandat le contrat sur les transports terrestres on l'a fait l'interdiction de fumer dans les lieux publics je suis désolé pour ceux qui grelotent parce que vous aimez fumer c'est à cause de moi que vous grelotez cette réforme là elle était pas simple on a réussi à aller jusqu'au bout il a d'autres sur lesquels on a fait les choses au fur et à mesure par petit pas et là je pense qu'on est arrivé au bout des petits pas maintenant il faut franchir un grand pas c'est l'exemple des retraites par exemple en 2003 on a dit public privé vous ferez 40 ans et puis après vous ferez 41 ans tous ensemble 42 ans tous ensemble mais on n'a pas tué toutes les différences de la même façon pour les régimes spéciaux là maintenant je pense que le vrai courage si on veut vraiment rassurer les Français sur les retraites et vous dire à vous que contrairement à ce que vous pensez vous aurez droit à une retraite pour ça faut pas faire un bout de retraite faut pas faire une moitié de réforme il faut faire vraiment une réforme globale ça veut dire passer à 65 ans avoir un système par point qui soit le même pour tout le monde à la virgule près qu'on soit parlementaire fonctionnaire régime spéciaux salariés du privé artisan le même système plus les six derniers mois d'un côté dans le public et les 25 meilleures années de l'autre et dans ces conditions là vous pourrez même ajouter une chose qui fait peur à la terre entière le monde politique et syndical l'épargne retraite le gros mot faut jamais dire le mot capitalisation en matière de retraite et pour la capitalisation l'épargne retraite en plus pas à la place c'est ce qui permettrait vraiment de garantir l'avenir de notre système de retraite si on fait tout ça ensemble envoyer pas un bout de réformes mais une réforme globale qui a du sens je pense qu'on n'aura pas la le drame qui est en train de se nouer sur les retraites complémentaires vous avez vu l'actualité et demain s'ouvrent les négociations encore une fois la réforme de la dernière chance bah oui c'est normal comme on fait que des bouts de réforme à chaque fois on se demande si on va toucher une retraite complémentaire par exemple si on veut être tranquille si on veut cesser d'infantiliser les Français faut que les politiques et davantage de courage donc suppression des régimes spéciaux recule de l'âge de départ à la retraite mais pas seulement moi j'ai une question que j'aimerais vous poser c'est par rapport à un sujet que on aborde souvent dans votre partie c'est par rapport aux 35 heures ça fait plusieurs années effectivement que la droite explique les 35 heures sont un frein et que une partie du chômage est due à ses 35 heures donc effectivement il y a eu la réforme des enfin il y a eu les heures sup des fiscalisés pendant le mandat de Nicolas Sarkozy mais au final pourquoi on n'a pas supprimé les 35 heures pourquoi vous avez pas supprimé les 35 heures ce que la droite demande déjà depuis plusieurs années y compris en étant au pouvoir donc vous voulez me faire dire du mal des 35 heures à Lille c'est bien ça vous voulez que je vous dise ça me dérange pas ça me dérangerait pas je veux pas y prendre à malin plaisir question est-ce que vous savez quelle est la durée réelle du travail en France 39,6 exactement or en réalité en France on travaille plus que 35 heures et il y a une loi que je connais bien du 20 août 2008 qui dit que dans une entreprise en France si vous avez un accord dans l'entreprise vous pouvez travailler jusque 48 heures c'est la loi française sauf que à l'époque Sarkozy pense qu'avec les heures supplémentaires défiscalisées on va pouvoir contourner les 35 heures c'est vrai la loi d'août 2008 que je fais voter permet d'aller beaucoup plus loin mais le problème c'est que les 35 heures ont été un problème économique c'est aussi un problème psychologique ça donnait le sentiment qu'en France pour travailler plus que 35 heures c'était très compliqué et excusez-moi si la dimension aujourd'hui est psychologique pas seulement économique il faut une autre mesure psychologique il faut supprimer la référence à la durée légale du travail je pense que ça n'est pas à l'état de déterminer dans deux boulangeries que ce soit la boulangerie Paul ou la boulangerie de quartier quelle est la durée du travail je pense que dans deux entreprises de 20 salariés si c'est un restaurant une imprimerie c'est pas l'état de fixer la durée du travail on doit avoir une durée maximum européenne et pour le reste c'est dans l'entreprise qu'il faut fixer la durée du travail les salariés ça les intérêts plus limite européenne voilà aujourd'hui moi ce que je propose parce qu'on a pu faire beaucoup de choses on nous dit toujours vous avez pas supprimer les cinq heures parce qu'aujourd'hui c'est marqué dans les esprits les 35 heures et pour les sortir des esprits je pense qu'il faut supprimer la référence à une durée légale et remettre en place les heures supplémentaires des fiscalisés on dit ça coûte ah oui bien sûr que ça coûte sauf que les gens qui font des heures supers et qui payent pas d'impôts dessus qu'est-ce qu'ils font à votre avis avec ça et ben consomme et il dépense et qu'à Bercy on nous dit toujours ce qui coûte on nous dit jamais ce qui revient dans l'économie moi je suis pour le rétablissement des heures supplémentaires des fiscalisées en plus de la suppression de la référence au 35 heures comme durée légale mais finalement est-ce que la suppression des heures sup enfin si on remet les heures supplémentaires défiscalisées plutôt est-ce que à court terme c'est pas une mesure qui va créer des chômages en ce sens où quand on n'a pas un carnet de commandes qui est bien rempli on va préférer faire des heures sup défiscalisés faire faire des heures sup défiscalisés aux salariés plutôt que d'en embaucher de nouveau la plupart des entreprises françaises c'est des petites entreprises vous avez admettons une entreprise neuf salariés le patron secrétaire comptable il y a six salariés de production la moyenne des heures supplémentaires c'est 4 heures par semaine 6 x 4 24 on va recruter quelqu'un pour 24 heures le travail est un gâteau qui ne se partage pas il y a quelqu'un mais aujourd'hui les chefs d'entreprise n'ont pas une visibilité sur suffisamment d'années pour pouvoir recruter ou alors il faut mettre en place que je propose de simplifier la sortie du contrat de travail et là vous aurez cette souplesse nécessaire mais ce qu'il faut bien comprendre c'est qu'aujourd'hui les heures supplémentaires ne prennent le travail de personnes ne prennent le travail de personnes parce que sur le papier on peut faire un une règle à calcul et voir tendeur ça fait tant de salariés dans la réalité de l'entreprise ça se passe pas comme ça donc pour revenir à l'actualité donc on est aujourd'hui lundi demain mardi sera ôté au Parlement une loi importante qui est la loi Macron donc du ministre de l'économie Emmanuel Macron parmi les mesures proposées donc réforme du travail dominical ce qui d'ailleurs ne fait pas vraiment uneanimité à gauche dans son propre parti réforme des professions juridiques réglementées également on peut aussi citer l'ouverture du marché du transport par autocar et une réforme du permis de conduire hébertrand j'ai cru comprendre que vous étiez contre cette réforme que vous avez qualifié d'escroquerie intellectuel pardon donc pourquoi pourquoi ça va pas dans le sens de ce que vous proposez la réforme du travail dominical vous êtes est-ce que j'en ai marre des demi mesures parce qu'à force de faire croire qu'avec un bout de réforme on a une réforme qui va jusqu'au bout j'en ai marre parce qu'au bout d'un moment qu'est-ce qui compte en politique de présenter une vision si on vous décide de libérer l'économie très bien mais il faut des résultats derrière cette loi ne donnera pas les résultats en plus sur des domaines que je connais sur la question du travail le dimanche j'aurais mis attarder un instant aujourd'hui les maires pouvaient donner 5 dimanche dans l'année 5 la sur le papier les mers pourront donner 12 dimanche dans l'année mais mais faut bien regarder il va falloir un accord collectif si les syndications posent il y aura demain moins de dimanche du maire qu'il y en avait hier j'ai pas l'obligation de le dire ça ben si et puis par ailleurs excusez-moi mais ici par exemple très belle ville Lille mais le dimanche il y a pas des étudiants qui aimeraient bosser un peu plus moi je suis sûr que si il y a plein de touristes qui viennent à Lille plein et le dimanche qu'est-ce qu'on fait à part les restaurants les cinémas à part des établissements culturels comme il y avait quelque chose de formidable avec qui lartop par exemple pendant tout le week-end qu'est-ce qu'on fait il y a des touristes qui viennent avec de l'argent qui ne dépensent pas le dimanche ça doit rester un jour exceptionnellement travailler mais vous savez le résultat est-ce qu'ici à Lille vous aurez 12 dimanche ouverts dans l'année vous connaissez déjà la réponse donc les lois qui font semblant j'en ai marre moi même il y a eu des lois pour lesquelles on a dit écoutez on a fait une grande réforme non on aurait dit on a fait une grande réforme pour éviter que ça ne touche trop dans le pays et donc aujourd'hui je pense à force de chercher à faire prendre des vessies pour des lanternes il y a un jour où clairement comme on n'aura pas les résultats plus personne ne nous fera confiance plus personne ne le fera confiance mais vous voyez je vais être très clair avec vous je serai député de la majorité on viendrait présenter une réforme des retraites pour dire qu'en passant l'âge de la retraite à 63 ans on réglera le problème et bien je ne la voterai pas parce que je sais pertinemment que ça n'est pas vrai et je n'ai plus envie de danser au bal des hypocrites j'ai dansé comme beaucoup de responsables politiques mais je pense qu'à force de faire semblant et un jour comme je l'ai dit au grand rendez-vous on finira par être balayé balayer économiquement et ça je pense que notre pays vaut beaucoup mieux que ça donc fini de danser on va changer de thème on va passer à la ligne politique la ligne politique de l'UMP mais votre ligne politique personnelle aussi monsieur le ministre vous êtes aujourd'hui un double candidat candidat d'apport d'abord régional à cette nouvelle Grande Région Nord-Pas-de-Calais Picardie et c'est un secret pour personne candidat aussi au présidentiel de 2007 via les primaires de 2016 de 2017 via les primaires de 2016 à l'UMP alors mes questions c'est pensez-vous que ces deux candidatures soient conciliables et finalement est-ce que cette candidature régionale n'est-elle pas un tremplin pour les élections présidentielles de 2017 déjà pour que ce soit un tremplin faut que ce soit une candidature et une élection facile alors si on est venu me chercher parce qu'elle est tous au faciles pas se raconter d'histoires cette région paraît-il d'après tous les observateurs elle est promise au Front national moi je crois la région je pense que c'est avant tout l'occasion d'un nouveau départ pour cette nouvelle Grande Région et c'est pour ça que je m'y engage et je m'y implique parce que j'y crois vraiment mon sujet je l'ai indiqué n'est pas de me battre contre un tel ou un tel c'est de me battre pour la région et de me battre contre le déclin alors je l'ai dit également pour moi il y a les responsables du déclin PS il y a ceux qui exploitent le déclin qu'il rendrait définitive le FN mais moi mon sujet c'est que j'ai des choses à dire pour la région et j'ai des choses à dire aux habitants de la région c'est le sens de ma candidature maintenant que je sois candidat aux primaire est-ce que c'est un sujet écoutez je découvre parce que pendant des mois et des mois j'étais le candidat qui se baladait à trois ou cinq pour cent personne pensait que je pouvais être élu et là maintenant on me dit que c'est un sujet le jour où se poserait éventuellement une incompatibilité c'est si je suis président de région et président de la République ben c'est pas encore tout de suite c'est pas encore tout de suite donc je dis avec beaucoup de lucidité il y a pas de tremplin parce que un tremplin ça voudrait dire qu'on n'a pas de projet pour la région et ce que je vais montrer dans les mois qui viennent et si je me suis engagé si tôt en disant les choses très clairement c'est parce que je pense qu'il faut respecter les habitants de cette région on leur proposant un vrai projet pour ne rien vous cacher j'ai surtout aussi conscience qu'il y a beaucoup de misères il y a beaucoup de colère et que le vrai sujet pour les responsables politiques c'est de mériter de chercher à mériter à nouveau la confiance et ben il y a du boulot il y a vraiment du boulot pour revenir sur votre candidature dans la dans la région donc cette nouvelle Grande Région Nord-Pas-de-Calais Picardie donc vous serez très vraisemblablement opposé à Marine Le Pen ainsi que Pierre de Saint-Aignan donc pour le Parti socialiste le Front national c'est un parti c'est un parti qui est en train de monter on l'a vu aux européennes de la dernière en 2014 ils sont arrivés en tête on l'a vu aussi très récemment dans une légis dans une législative partielle dans le Doubs pour remplacer donc Pierre Moscovici et l'Assemblée nationale ou donc le Front National est arrivé au deuxième tour sans l'UMP s'il est le candidat FN était opposé à un candidat socialiste donc ma question c'est la suivante on a vu durant durant cette législative partielle que la position de l'UMP a été assez ambiguë a mis plusieurs jours plusieurs jours à émerger et on a vu plus ou moins chaque personnalité de l'UMP avoir sa propre position donc xavertron ma question c'est la suivante pour vous c'est front républicain ou c'est Nini pour moi c'est le vote blanc je me déplace et je vais venir et ma position non non non je me déplace et je vote blanc blanc et cette position c'est la même depuis 2011 je crois la cohérence en politique depuis une cantonale à Hénin-Beaumont j'ai toujours eu la même position moi vous savez je suis sur la liste noire du Front national Madame Le Pen en 2012 a cherché à me faire battre par tous les moyens et notamment en appelant à voter socialiste pour me faire battre je sais pas quelles front ça s'appelle ça mais toujours est-il que moi je suis resté avec mes valeurs en portant mes couleurs et que je ne varie pas en fonction des circonstances électorales le département de France ou le Front national fait le plus gros score c'est laine 40,2% ce sont des départements comme les comme les nôtres de cette grande région comme ceux du Grand carnet où la question fondamentale c'est le déclin et pas de perspective de nouvelles perspectives pour les personnes qui sont sans emploi et surtout pour leurs enfants et que le vrai sujet qui se pose aujourd'hui c'est comment on est suffisamment crédit pour quand on parle de nouvelles espoirs les gens nous écoutent je pense que dans les électeurs du Front national il y a deux catégories il y a des gens qui ont envie d'adhérer aux idées du Front National et de se dire on a essayé la droite on a essayé la gauche et si on essayait je pense que c'est électeurs là ne sont pas majoritaires dans l'électorat du Front national il y a plus de personnes qui votent Front national parce qu'elles ont envie de punir de sanctionner la classe politique prenez l'exemple des heures supplémentaires on en parlait encore tout à l'heure les heures supplémentaires je me suis battu pour mettre en place les heures supplémentaires défiscalisées quand François Hollande a voulu les remettre en cause je me suis battu à l'Assemblée mais aujourd'hui les ouvriers qui faisaient des heures supplémentaires qui payent des impôts maintenant sur ses heures supplémentaires il n'en veulent pas seulement aux parties socialistes de les avoir enlevés ils en veulent à toute la classe politique parce qu'ils estiment que eux ne volaient rien ni personne et que comme on en aura repris ils sont tellement en colère qui sanctionnent tout le monde elle est là à la réalité aujourd'hui de la situation et à ces électeurs qui veulent faire un bras d'honneur à toute la classe politique qui n'ont même plus envie d'écouter c'est là que c'est compliqué leur expliquer qu'on peut être sincère et qu'on a peut-être le moyen de redresser la tête et de leur donner de l'espoir c'est ça aujourd'hui le véritable sujet c'est que la colère est tellement forte il y a des gens tellement désespérés aussi sincèrement désespéré qu'il ne croit plus en la politique et que d'une certaine façon au fond d'eux ils croient pas que il y a des solutions apportées par le Front national mais leur colère est tellement forte que naturellement il se tourne soit vers l'abstention soit vers les extrêmes mais c'est pas un sujet franco-français c'est pas le sujet du Doubs c'est le sujet de l'Angleterre avec l'équipe c'est le sujet de l'Espagne avec podemos c'est le sujet de la Grèce avec Syriza c'est à dire que les gens se disent aujourd'hui toutes ces politiques depuis toutes ces années elles n'ont pas fonctionné et pourquoi on essaierait pas autre chose et pourquoi on ne renverrait pas tous ceux qui sont là et quand vous faites de la politique depuis déjà quelques années vous avez le sentiment de payer pour les autres qui sont là depuis 30 ans ceux qui n'ont proposé ni vision qu'on peut obtenir le résultat et qu'on pas fait preuve d'exemplarité parfois je vous cache pas j'en ai un petit peu marre de ce serail politique qui ne se rend compte de rien qui n'attend qu'une seule chose c'est de revenir au pouvoir parce que le sujet n'est pas de gagner des élections le sujet c'est de savoir si vous avez la lucidité et le courage nécessaire pour mener les réformes radicales dans le pays a besoin pour redresser notre pays c'est ça le vrai sujet donc on a parlé d'ambiguïté au sein même de l'UMP il y a beaucoup d'oppositions politiques c'est moi même qui a demandé le vote le vote a été serré mais il y a eu un vote qui a été clair maintenant il est aussi un autre sujet vous pouvez dire vous pouvez faire ce que vous voulez les gens sont libres et ils votent sur place comme il l'entendent après la seule question qui se pose c'est est-ce que vous à titre personnel vous auriez en tant que dirigeant si vous habitiez là-bas et donc si vous votiez là-bas qu'est-ce que vous auriez fait mais la question des consignes de vote aujourd'hui personne ne respecte vous parlez du MP vous avez raison je suis UMP mais quand on interrogeait des responsables du PS dans l'Oise quand il y a une législative partielle UMP contre effet nous dit front républicain les électeurs de gauche mon Dieu ils ont massivement voté pour le candidat du Front national mais aujourd'hui l'opposition c'est plus que la simple consigne de vote il y a une opposition au sein du MP sur la politique un propre parti vous même vous avez déclaré ne plus vouloir travailler pour Nicolas Sarkozy comment est-ce qu'on évite au sein de la partie une crise de leadership une guerre des chefs en 2016 et est-ce qu'au final c'est pas plus important d'avoir une ligne commune quand on essaie de reconstruire un parti comme l'UMP mais comment vous établissez la ligne commune par un vote et le vote à quelle occasion des primaires c'est aussi simple que ça sauf que l'avantage des primaires c'est que vous aurez 3 millions de personnes qui s'exprimeront pour dire quel est le candidat avec sa personnalité et son projet c'est mieux que d'avoir 150000 personnes qui s'expriment sur la seule ligne du parti ce qu'on demande c'est que le parti fasse preuve d'unité dans l'opposition incarnée et honnêtement une opposition construite mais il faut pas se réveiller tous les matins en se demandant comment on va s'opposer l'opposition bête est méchante c'est pas mon truc tout à l'heure certains fait la remarque il y a bon tatoué pour féliciter la vente des rafales et de la signature avec l'Égypte ah oui oui tout à fait il semble même que le ministre de la Défense soit les signets lui-même et bah il a eu raison ministre de la Défense il paraît qu'il est socialiste la belle affaire c'est mon pays et je trouve que c'est une excellente nouvelle qu'on est signée pour les rafales mais vous voulez que je vous dise j'ai même pas peur de le faire même pas peur de le redire et c'est pas pour autant que j'oublie mes convictions mais ce pas dans le bon sens et ce qui sert l'intérêt de mon pays je le reconnais si parce que je suis UMP je dois me poser la question est-ce que j'ai le droit de le faire est-ce que je vais faire taper sur les doigts ah non je suis un homme libre j'ai mes convictions et là où c'est pas en contradiction avec celle des autres c'est que ce sont les primaires qui fixeront le choix du candidat et donc le choix du projet du candidat pour ça que moi je crois au primaire depuis longtemps parce que je pense que c'est un phénomène très moderne qui renforce le côté électeur candidat et qui en définitive ne donne pas plus d'importance qu'il n'en faut parti politique pour vous et ce quand on quand on voit que on est on est seulement début 2015 plus de deux ans avant la présidentielle on voit qu'il y a une bataille qui est déjà rude rue de l'UMP il y a beaucoup de différence au niveau politique par exemple on entend Alain Juppé qui dit qu'il voudra bien faire candidat commun avec le Son donc des primaires communes avec le centre pour Nicolas Sarkozy c'est plutôt quelque chose qui n'est pas d'actualité comment on peut éviter de se retrouver avec plusieurs candidats UMP au premier tour de la présidentielle de 2017 les primaires parce que quelqu'un qui a perdu les primaires de se présenter deux choses si il a perdu primaire il se présente je sais pas si là c'est 500 signatures mais il fait même pas 0,5 % des voix même de se présenter et je peux lui dire comme il sera pas remboursé de ses comptes de campagne autant qu'ils partent en vacances ça lui fera du bien d'autre part techniquement et juridiquement tout candidat qui s'engagera dans les primaires signera une charte par laquelle il s'engage à respecter et vous savez 3 millions de personnes qui votent ça fait du bruit quand même maintenant n'ayons pas la mémoire courte les ambitions politiques mais ça existe depuis la nuit des temps on l'oublie mais Jacques Chirac réduit en 2002 la campagne présidentielle de 2007 elle a commencé aussitôt aussitôt Sarkozy est en campagne pendant 5 ans et il a fait que ça et on l'oublie mais il y a eu la rivalité Sarkozy François Fillon Sarkozy Michel Alliot-Marie Sarkozy de Villepin on a bien souvent tendance à oublier les choses mais ça fait partie de la vie et rappelez-vous aussi et François Mitterrand et Michel Rocard avant que Mitterrand choisisse Rocard comme prévu la guerre fratricide et le sujet c'est qu'en plus les médias et culture politique française on adore ces guerres là voilà pourquoi on leur accorde beaucoup d'importance mais ça ne date pas d'aujourd'hui je trouve même assez rassurant qu'on ait un juge de paix en la personne des 3 millions de personnes qui auront voté à la primaire je trouve que ça a plutôt dans le bon sens bon si vous pensez que je suis vraiment optimiste oui c'est vrai aussi merci pour cette réponse ça clôturera la ligne la ligne politique de la thématique sur les lieux politiques on va revenir sur une thématique qui a été abordée au début de au début de la conférence sur ces récents événements qui ont un peu ébranlé des valeurs propres à la France on a parlé de répression sur ces cellules islamistes sur ces jeunes djihadistes qui sont parfois enrôlés dans des bâtiments publics de la France dans des prisons par exemple on a parlé de répression mais comment est-ce qu'on peut faire la prévoyance et comment est-ce qu'on peut faire un travail en amont pour éviter que ces choses arrivent ces choses incontrôlables et parfois difficiles à identifier il y a tout un ensemble il y a pas une mesure qui règlerait tout là depuis quelques semaines on a eu parfois le sentiment qu'il y avait une sorte de concours Lépine des nouvelles idées déjà déjà appliquons les lois existantes et renforçant ce qui doit l'être et ce qui peut l'être déjà la première des choses c'est la question de l'école on s'est aperçu avec la minute de silence non respectée que des enfants amenés à l'école ce qu'ils entendaient à la maison les enfants et surtout les parents doivent être mis face à leur responsabilités et l'école vous ne pouvez pas tout lui demander je pense pour ma part que l'école a un rôle d'instruction l'éducation c'est avant tout l'affaire des familles et des parents on a trop tendance à l'oublier c'est la question de l'apprentissage de la langue c'est la question de l'apprentissage de l'histoire de l'histoire pas suffisamment mise en avant on a même pensé à des époques qu'on pouvait peut-être reculer sur les programmes d'histoire c'est une erreur terrible et c'est après rôle de socialisation que doit jouer l'école mais l'éducation ça reste l'affaire des parents et des familles après l'école il manque quelque chose alors excusez moi mais j'assume complètement ce que je vais dire en vous regardant bien je suis pour le rétablissement d'un service national obligatoire pour les filles comme pour les garçons entre 18 ans et 25 ans trois mois trois mois obligatoire qui permettrait de comprendre ce qu'est la notion d'engagement en deux périodes une période un petit peu d'instruction de civisme et deux d'un mois et ensuite deux mois auprès d'associations peut-être d'entreprises me disait-on cet après-midi auprès des services publics des collectivités locales voire des forces de l'ordre où on pourrait justement choisir auprès de qui on veut s'engager mais pour montrer qu'il y a quelque chose qui nous dépasse les uns et les autres et que ce qui nous dépasse c'est la nation c'est la République c'est pas une punition parce que je pense que on pourrait aussi faire en sorte de valider valoriser cette période de trois mois on pourrait y apprendre aussi des choses il y en a certains qui sur les questions d'orientation sont pas au point ça peut être l'occasion de rattraper les erreurs la question de l'illettrisme l'état de santé aussi des jeunes pour pour certains d'entre vous ça peut vous sembler très loin ce que je veux dire il y a des jeunes qui sont pas passés devant un médecin depuis des années des années le service militaire alors qu'on rétablira pas dans la même forme qu'à l'époque permettait dire médié il y a la question aussi d'une forme d'expérience professionnelle que j'indiquais qui pourrait être validée comme tel les gestes de premier secours le permis de conduira le permis de conduire il paraît que c'est devenu facile le permis de conduire j'aimerais bien tout le monde sait que c'est un véritable parcours du combattant le coup les délais pour préparer pour présenter puis si vous loupez la première fois alors là autant regarder dans une boule de cristal le service national peut être l'occasion soit de débuter soit de finir une session en lien avec les auto-écoles voilà autant de sujets qui pourraient le rendre utile ce service national c'est important vous savez je veux pas faire ancien combattant j'ai pas la nostalgie mon service militaire mais c'était le seul endroit et le seul moment où dans la société française tout le monde se retrouvait quel que soit les religions les opinions politiques et les conditions sociales et c'est quelque chose qui à mon avis manque cruellement c'est important c'est pas suffisant et autre chose derrière c'est que les jeunes ont des droits et des devoirs la République a des droits et des devoirs il faut aussi qu'on permette l'accès à l'emploi les discours sur les jeunes sont fabuleux mais seulement le premier logement comme le premier emploi c'est le parcours du combattant étant qu'on n'aura pas donner la possibilité de faire reculer chômage des jeunes qui est endémiques on ne réussira pas à rebâtir une société ou l'insertion dans la société n'est pas une vue de l'esprit ça aussi ça bon puis après il y a d'autres choses la tolérance la tolérance zéro j'ai fait la proposition pour la quelques semaines je sais qu'elle a pas plu à certains de dire que dans les quartiers il faut savoir ce que l'on veut et si vous les rétablir l'ordre républicain il y aura des réactions des tensions voire même des affrontements mais quand on constitant qu'on continuera à fermer les yeux sur le fait qu'il y a des cages d'armes de s'en sortir les kalachnikov la cassé l'âne à Marseille et qu'on ne se donne pas les moyens d'aller chercher ces armes faut pas s'étonner qu'un jour on est un drame pire encore qu'un règlement de compte entre bandes tant que vous aurez des trafics de drogue qui peuvent rapporter entre 10000 euros par semaine selon le rôle que l'on joue ou 5000 euros par mois ou parfois 60000 euros par jour tant qu'on n'aura pas fait reculer ces trafics il faut pas croire qu'on vivra dans autre chose que dans l'hypocrisie mais si on décide de le faire sans donner les moyens tolérance zéro et aussi mettre en place les forces de l'ordre dans ces quartiers pour faire reculer les communautaristes aussi et faire progresser la République mais ce que je dis si on est conscient qu'un jour ça finira mal il vaut mieux que ce soit la République qui rétablissent l'ordre plutôt que ce soit un autre ordre qui règne surtout ces sujets vous voyez il y a pas une mesure ça va de l'école service national l'emploi le rétablissement de l'ordre républicain je suis pas quelqu'un de dépressif par nature je suis plutôt optimiste je suis pas quelqu'un de pessimiste par nature mais je pense que si on ne prend pas la mesure de ce qui est en train de se passer dans le pays je pense que ça finira mal et je pense qu'on peut éviter que ça finisse mal mais ça ne tient qu'à nous et maintenant pas dans 10 ans je vais faire bondir sur ce que vous venez de dire on a fait le buzz récemment avec les nogozones à Paris est-ce que vous pensez que réellement il y a des il y a des zones de non-droit évidemment la police ne peut pas s'aventurer elle veut pas s'aventurer parce qu'elle reçoit lors de ne pas s'aventurer je vous donne un exemple à l'été 2013 c'est à trappe un contrôle de police sur une femme qui porte la burqa le voile intégrale nous avons fait passer loi pour interdire le voile intégral sur le territoire de la République il y a eu des affrontements depuis cette période des policiers peuvent vous dire qu'ils ont comme consigne de détourner le regard ou de ne pas sanctionner là où c'est gravissime c'est que vous votez une loi après de très très nombreux débats on vote cette loi et elle n'est pas appliquée sur le territoire mais c'est pire que tout voilà pourquoi je suis sur une tolérance zéro pour tout ce qui relève du respect de la loi républicaine il y a parfois pas besoin de voter de nouvelles lois mais qu'on les applique mais ce qu'il faut bien savoir c'est que pendant bien longtemps on a baissé les yeux on a détourné le regard c'est plus commode mais de vous-même par vous-même situation de conflit qui par nature n'a pas tendance à dire ça passera on va éviter le conflit sauf que le conflit arrivera un jour ou l'autre et je préfère qu'on ait cette lucidité et ce courage d'agir maintenant plutôt que d'avoir des drames plus tard merci monsieur le ministre pour ces réponses développées alors je vais maintenant laisser la parole à Clara qui va vous sonder de manière beaucoup plus brève sur des questions très courtes voilà il faudra des réponses plus courtes oui bah oui ou non par exemple donc bonsoir Monsieur le Ministre donc je suis ici devant vous afin que vous pliez à l'exercice qu'on appelle parmi nous le oui non donc c'est une série d'une douzaine de questions à laquelle je vais vous demander de répondre par un mot un seul oui non pour contre ou un autre mot comme vous le désirez non sans argumentation aucune sans argumentation aucune surtout c'est la règle du jeu donc ma première question ce serait on a entendu Ségolène Royal le mois dernier affirmé vouloir sortir du tout nucléaire comme l'Allemagne désire le faire donc êtes-vous pour ou contre la suppression des centrales nucléaires en France je suis pour Ségolène Royal en l'occurrence pour ou contre la fermeture des centrales nucléaires je suis clair d'accord Ségolène Royal pour une fois ça qui surprenait elle a raison les Verts ont tort c'est Golan Royal a raison donc maintenant ma deuxième question ce serait avez-vous un modèle ou une idole dans le monde de la politique et si oui est-ce qu'on pourrait avoir un nom Philippe Seguin elle a référence dans laquelle je me retrouve vraiment le plus puisqu'on parle de futur ici on sait qu'il est la ville de Paris est candidate pour organiser les JO en 2024 donc êtes-vous pour ou contre cette organisation donc maintenant un choix entre deux noms Jean-Luc Mélenchon Marine Le Pen si vous deviez vraiment choisir sachant qu'il n'y a pas de joker ni l'un ni l'autre je pourrais non je n'ai pas le droit de développer le discours de haine de Jean-Luc Mélenchon vis-à-vis de certains étaient ahurissant je comprends pas je comprends pas ce je comprends pas son évolution à Jean-Luc Mélenchon on l'a connu dans des responsabilités ministérielles on l'a vu je pense qu'il y a eu un moment de bascule au moment de l'élection présidentielle quand il a fait son discours à la Bastille je sais pas ce qui est arrivé depuis c'est plus le même lui qui était avec un discours républicain à l'époque on ne le reconnaît plus absolument plus je comprends pas ce personnage donc la cuisson suivante c'est donc l'exercice du oui non c'est aussi des questions sérieuses mais aussi non sérieuse donc êtes-vous plus football ou rugby foot je voudrais faire un test si j'avais des rugby c'est football on va repasser dans le domaine du sérieux si ça ne vous dérange pas êtes-vous en compte c'est très sérieux j'ai un petit peu mal que le loss que jouer avec un maillot rouge ça me va bien que l'équipe de France de caméo rouge est un peu de mal à comprendre mais bon c'est un autre débat ça passons maintenant pour une question politique je change êtes-vous pour en compte l'intervention de la France en Irak maintenant Pascal à l'époque je pense qu'on a eu raison on a eu raison de ne pas intervenir avec les Américains Jacques Chirac a eu entièrement raison aujourd'hui si ça nous donne les moyens de d'éradiquer daesh oui oui et je pense qu'il y a un sujet qui est prioritaire géographiquement c'est la Libye parce que la Libye ça joue un rôle déterminant par rapport au Maghreb par rapport justement à toute cette partie de l'Afrique dans laquelle nous intervenons mais si à un moment ou un autre nous devons éradiquer daesh je pense que c'est la priorité des priorités oui il faudra le faire après de quelle façon est-ce que c'est en formant en armant je sais qu'il y a toujours beaucoup de réticences sur l'engagement au sol et je comprends tout à fait mais je pense qu'il faut que l'on soit plus fort encore et que tous les membres de la coalition tous sans exception s'engage également revenons en France maintenant donc plus précisément dans votre famille politique je vais vous demander encore une fois de choisir entre deux noms Nicolas Sarkozy ou Alain Juppé Xavier Bertrand on avait dit pas de joker je suis challengeur je fais outsider puisqu'on est dans le Nord-Pas-de-Calais à Lille sachant qu'on parle de bière blonde ou brune blonde encore une fois encore une fois pour ou contre la bière blanche non plus

1:02:15
Non speech

[Musique]

1:02:20
Xavier Bertrand

êtes-vous pour ou contre la légalisation de l'euthanasie non j'explique toujours pas pourquoi un petit peu en quelques secondes non parce que vous voyez c'est ni en quelques secondes ni en quelques mots dans une loi que vous pouvez régler cette question aussi intime je pense pas que ce soit possible je pense qu'on a aujourd'hui une très bonne loi qui est parfois méconnue c'est le fait d'accompagner de facilité la fin des traitements mais c'est pas la même chose d'accompagner quelqu'un qui va mourir de débrancher quelqu'un ou d'inoculer à quelqu'un une substance pour lui permettre de passer de l'autre côté et c'est pas du tout la même chose je vois bien que vous réfléchissiez à ça quelqu'un qui va mourir vous arrêtez les traitements avec la morphine vous l'accompagnez débranchez quelqu'un et aussi inoculer une substance ça n'est pas du tout la même chose et je pense que cette question aussi intime du rapport à la vie à la mort je ne vois pas comment une loi pourrait régler ça je ne vois pas il y a plein de sujets sur lesquels on doit à mon avis laisser toute une part toute une part allez non pas au juridisme mais aussi à l'humain et je pense que ça n'est pas méconnaître l'humain que d'appliquer la loi léonétique peut être demain la loi léonétique laisse et là c'est pas des sujets de droites ou de gauche ça touche vraiment à l'intime et la conviction qui est la vôtre je me rappelle j'étais ministre de la Santé j'avais dû défendre au Sénat la position face à une proposition de loi qui voulait légaliser le l'euthanasie mais vous savez une chose en Belgique comment Suisse qui sont des pays très engagés dans l'euthanasie il y a énormément de cas dans ces pays où la loi favorable euthanasie n'est pas respecté c'est à dire où on a des cas de tanazie qui ne sont même pas dans le registre légal donc quand on dit il faudrait élargir le cadre et après tout ira bien dans ces pays qui sont allés beaucoup plus loin vous avez beaucoup plus de difficultés je sais qu'on veut pas souffrir je sais qu'il y a cette peur de la mort mais je pense que la loi actuelle répond aux problèmes apportent des vraies solutions de basculer dans un autre système de me va vraiment pas merci beaucoup commencez demain comme on préciser Baptiste et Victor demain sera voté la loi Macron donc encore un choix entre deux noms Arnaud Montebourg ou Emmanuel Macron s'il fallait choisir alors là sur quel registre celui que vous voulez pour passer le soirée je me dis que Montebourg doit être plus sympa pour être à mon avis avec des idées moins décalées peut-être peut-être Macron elle est parce qu'il est de la parce qu'il est de la région on va dire Macron mais Montebourg je partage pas ses idées mais au moins il a des idées non non on peut penser ce qu'on veut en politique il y a très peu de personnes qui ont des idées et quand le courage de leurs idées mais je pense que Montebourg c'est un peu perdu il a fait beaucoup beaucoup de moulinets beaucoup quand vous voyez notamment Alstom General Electric on s'aperçoit que les engagements qui ont été pris à l'époque par Montebourg ne seront pas tenus et je trouve ça dramatique déjà pour la crédibilité de la parole publique mais au moins il avait des idées même si elles étaient farfelues notamment sur la démondialisation de penser qu'on pourrait faire reculer tout seul la mondialisation c'est une vue de l'esprit mais au moins il a des idées décalées que je combat mais le débat politique c'est respecté les hommes et les femmes mais c'est aussi croire à des idées il y a si peu de personnes qui ont des idées allez je fais l'exception Montebourg un mot maintenant pour décrire Nicolas Sarkozy un mot un seul un mois seul un mot un seul pour Sarkozy prévisible et maintenant dernière question qui annonce la fin de cet exercice pour vous êtes vous pour ou contre le cumul des mandats par rapport à la loi actuelle oui je suis maintenant contre le cumul des mandats et je tiens à le dire à tous ceux qui disent le contraire on ne reviendra pas au cumul des mandats d'avant voilà j'ai longtemps pensé que c'est une bonne chose mais par exemple élu à la présence de la région je renoncerai à mes fonctions de parlementaires si j'ai un choix à faire je privilégierai l'enquête local à Saint-Quentin plutôt que le mandat parlementaire pendant longtemps c'était une bonne chose mais il faut bien reconnaître aussi un poème c'est que aujourd'hui vous pouvez pas tout faire en même temps et à fond il y a tellement d'exigences que vous devez vous consacrer à la mission que vous estimez prioritaire donc être député maire à une époque ça donnait un pouvoir supplémentaire je pense qu'aujourd'hui il faut choisir mais je vais même plus loin je suis pour un système où vous ne pouvez pas faire plus de 2 ou 3 mandats consécutifs dans la même fonction parce que la politique use beaucoup plus que certains ne le pensent et c'est d'ailleurs la raison pour laquelle je propose en ce qui me concerne que le mandat présidentiel revienne à 7 ans et pas cinq ans mais que ce soit un mandat non renouvelable parce que celui qui fait 5 ans n'a qu'une envie c'est d'en faire 10 et c'est humain or si on avait un mandat présentiel non renouvelable on n'aurait pas l'obsession de la réélection tous les matins et on aurait certainement beaucoup plus facilement le courage de faire les réformes c'est à dire de faire plutôt que de plaire je pense que le mandat présidentiel à 5 ans est renouvelable c'est ce qui empêche beaucoup d'hommes et de femmes politiques de faire les réformes courageuses c'est l'une des raisons et voilà pourquoi je suis maintenant contre le cumul je suis pour la limitation dans le temps et je suis surtout pour un mandat présidentiel non renouvelable merci beaucoup monsieur le ministre

1:08:18
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[Applaudissements]

1:08:24
Xavier Bertrand

alors on a une première question Twitter bonsoir Monsieur le Ministre alors la transition tombe à pic en fait puisqu'on a une question de notre cher Eliott grondelle sur Twitter qui parle justement du cumul des mandats et donc il vous demande que quel mandat vous abandonne vous abandonneriez en cas d'élection en tant que président de la région et République en tant que président de la région est président de la République à l'intérieur de la République vous abordez tout et à force et après député aux abandonneriez donc pour faire clair si je suis élu président de Région j'abandonne mon mandat député et mon mandat d'Homère également d'accord et le mandat de maire parce que les deux sont incompatibles bonsoir Monsieur le Maire alors vous c'est la première fois que j'entends un homme politique parlé de remise du service d'un service civique qui a maintenant disparu enfin on peut pas les gerpd mais je pense que tout le monde dans cette salle est d'accord pour dire que ça sert à rien ouais ça sert à rien c'est pour ça qu'il faut trois mois voilà c'est ça mais alors les trois mois vous avez dit que c'est ça pouvait se faire dans une entreprise dans une association mais ça de manière générale on le fait tous plus ou moins en faisant des stages assez court ou s'engager dans une association il y a beaucoup de d'étudiants de notre âge qui qui font ça sans y être contraint mais pourquoi le service civique il y aurait vous ajouteriez pas une dimension de reconnaissance envers quand même la nation et faire et peut-être pas un service militaire mais un service enfin un service pour sensibiliser sensibiliser par rapport à une espèce de j'avais noté une redevance une espèce de redevance nationale quelque chose comme ça parce que c'est obligatoire dans mon esprit je pense que la République c'est pas une option c'est pas un club voilà pourquoi je souhaite ce côté obligatoire ça veut dire de voir quelque chose à son pays et c'est bien trois mois obligatoire en deux périodes ce que vous me dites le service civique on fait ça tous le service civique aujourd'hui je crois qu'il y a à peu près 30 000 personnes qui le font mais dans mon esprit c'est 650 000 personnes par an c'est pas du tout la même chose et là vous avez raison c'est que une journée de JAPD ça sert à rien je pense que les trois mois donneraient aussi cette dimension qui dépasse la situation et le sort de chacun il y a bien ces deux dimensions et bien ces deux dimensions dont je vous rejoins je vous rejoins alors attendez si je peux juste faire juste pour faire un test qui est plutôt favorable à l'idée de ce service national de trois mois merci qui est plutôt défavorable merci je suis très surpris est-ce qu'on m'avait dit tu sais ta proposition très casse-gueule tu vas déplaire tu vas te faire des ennemis et je dis je suis persuadé que si c'est pas trop long parce que moi j'ai fait 10 mois l'armée l'époque puis on va pas revenir au service de l'armée de l'époque dis-moi où se poser la question quand même ça va ça enlève une année et mon idée c'est de faire trois mois qui pourrait neutrement pour les étudiants être fait en priorité pendant pendant l'été c'est à dire entre 18 et 25 ans il y aurait toutes ces années pendant lesquelles vous décideriez de quel était vous consacreriez et je suis très surpris par le retour des jeunes les sondages ont été faits alors dans la classe politique 90% des responsables n'en veulent pas ok 80% des Français ils sont favorables et quasiment deux tiers des jeunes je suis très surpris je pensais pas que ce serait autant et vous venez d'en donner la confirmation merci d'avoir joué le jeu de cette de ce vote qui était pas bulletin de secret je le confesse bonsoir Monsieur le Député Maire vous évoquiez monsieur Bertrand le Front national dans l'Aisne et de Marine Le Pen qui aurait appelé à voter en 2012 contre vous c'est pas qui aurait c'est qu'il y a marine Le Pen et les quatre du Front national ont toujours été clair c'est-à-dire laisser contrairement à certains hommes politiques le libre choix des électeurs en fait ne pas les infantiliser parce qu'ils sont quand même assez grands de faire leur propre choix et je vous invite à aller dire à Monsieur Juppé NKM ou localement puisque vous apprêtez à prendre la grande région Olivier Hainaut député maire de députés meilleur pardon de Saint-André et membre de l'idéei qui appelait à voter François Hollande en 2012 et qui est maintenant candidat au Conseil départemental sur une liste avec l'UMP en responsable du FNG à Lille excusez-moi mais vous êtes un petit peu à côté de la plaque les jeunes qui nous rejoignent le fond sur des idées et je suis fier directement et je suis pas parce qu'il est assis à l'extrême gauche qu'il a pas droit à la parole je suis fier d'être et je suis fier d'être à l'Isle sec puisque il y a un élève ici qui s'appelle Éric Richard MOS qui est en cinquième année et qui aujourd'hui secrétaire du collectif écologie est-ce que tu peux juste poser ta question s'il te plaît je n'ai pas de question j'ai juste une demande et c'est le filet c'est le finir laissez-le j'aimerais juste Monsieur Bertrand que vous auriez été d'insulter les électeurs les membres du Front National et de les faire passer en fait pour des citoyens de seconde zone et parce que vous aimez les gens qui ont des idées et des valeurs j'espère qu'à l'avenir vous allez nous respecter et donc il y avait pas de question du tout non attendez attendez il y a un point vous dites qui aurait je tiens à votre disposition tous les articles et les déclarations je m'en souviens bien vous savez où elle dit vaut mieux voter socialiste qu'avoir Xavier Bertrand comme député de la deuxième circonscription de l'année et j'ai de la mémoire et les écrits restent donc si vous la connaissez dame Le Pen vous direz par ailleurs faites attention répétez pas ce que vous venez de dire vous venez de me dire quand j'aurai pris la région l'élection a pas encore eu lieu il faut respecter les électeurs monsieur faut respecter les habitants moi je me présente ce que j'ai l'ambition de gagner cette région mais c'est pas fait il y a aucune élection qui est faite auparavant et pour le reste vous savez les gens qui votent pour le Front national j'en connais beaucoup dans ma ville il y en a beaucoup même quand je me suis pré-enteuse élections municipales Front national est arrivé deuxième moi j'ai jamais cherché de compromission jamais mais je suis sûr mes valeurs les idées auxquelles je crois et quand quelqu'un vient me voir dans ma permanence je demande pas quel est sa carte politique jamais si on a bien un qui a cette question du respect cheville au corps c'est moi parce que je pense que si on ne respecte pas les gens il y aura pas de respect dans la société et s'il y avait aussi du respect dans la vie politique ça serait pas mal non plus parce que la vie politique elle ressemble beaucoup trop mais souvent à la guerre civile alors vous utilisez un ton qui est mesuré c'est pas toujours le cas par de vos responsables à mon égard mais je vous dire une chose la confrontation démocratique est politique elle suppose que vous ayez la parole mais permettez-moi de ne soutenir et de croire en rien aux tests qui sont les vôtres c'est aussi au nom du respect la conviction qui est la mienne et que je veux exprimer

1:15:23
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[Applaudissements]

1:15:26
Xavier Bertrand

bonsoir Monsieur le Ministre ma question est la suivante à qui la faute aujourd'hui en Afrique subsaharienne à cause de certains jihadistes il y a l'instabilité en 2007 c'était Monsieur Nicolas Sarkozy qui fait partie de votre famille politique qui était Président de la République et donc qui a été l'homme fort de la de la libération de la Libye aujourd'hui on se rend compte que la France a un peu délaissé la Libye ce qui cause beaucoup de problèmes au niveau de la région subsaharienne subsaharienne et donc à qui la faute la forte je dirais au fait que la France ne soutient plus la Libye en ce moment où dirais-je au PS disant plus que c'est le PS qui a en tête aujourd'hui peut-être que se disait c'était un combat de l'UMP et que c'était à lui un peu de continuer ce combat et aujourd'hui sans plus au pouvoir donc on a rien à faire la question qui est posée c'est qu'est-ce qu'on fait avec les dictateurs ça c'est la question c'est la question qui pourrait te poser Saddam Hussein la question posée bien évidemment en Libye avec Kadhafi et avec d'autres je pense que les puissances occidentales quand elles décident de destituer un dictateur non le droit de s'engager dans cette voie que si on sait c'est compliqué quelle est l'autre solution démocratique derrière ça veut dire faire des choix prenez notamment Bachar pour moi c'est le boucher de son peuple en Syrie et je pense qu'il ne doit pas rester à tête de son état mais en attendant pour moi le principal ennemi le premier ennemi la priorité numéro 1 c'est d'éradiquée daesh et il est vrai que quand on a renversé des dictateurs sans savoir quelle serait la situation politique derrière c'est aussi sur ce terreau là qu'a prospérer le djihadisme et qu'on prospérer les organisations terroristes et on doit bien comprendre qu'on ne peut pas tolérer que quelqu'un à femme son peuple que quelqu'un massacre son peuple mais il faut bien comprendre que le péril numéro un et entendez bien ce que je dis le péril numéro un la priorité numéro 1 aujourd'hui c'est la guerre à cet état islamique adaesh et à ce djihadisme c'est ça pour moi la priorité des priorités et il est vrai que quand on a l'intention procéder au renversement il faut toujours se poser la question même s'il y a pas de garantie à 100%, quel sera la situation derrière mais aussi il y a d'autres points sur lesquels on peut agir autrement et différemment c'est la question de l'Erythrée il y a des drames qui se font en hériterait aujourd'hui je je pense que la Communauté européenne doit jouer un rôle sur un territoire moins de 6 millions de personnes sur lesquelles on peut aussi participer au développement et participer aussi à ce qu'il est solutions pacifiques qui évitent des drames il y a aussi le fait dans certaines situations qui ne sont pas les mêmes qu'en Libye d'agir intelligemment et à l'extérieur de nos frontières agir à l'extérieur de nos frontières de façon militaire diplomatique je crois que c'est nécessaire parfois mais agir aussi à l'extérieur de nos frontières sur des vrais politiques de coopération ce serait beaucoup plus intelligent que d'avoir tant de malheureux qui meurent noyés en Méditerranée parce qu'ils ont exploités par des passeurs qui se sont servis de leur envie de rejoindre l'Europe là aussi on a une responsabilité supplémentaire on en parle peu mais là aussi je pense que l'Union européenne a vraiment un nouveau rôle à jouer bonjour à tous monsieur Bertrand bonjour

1:18:49
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[Musique]

1:18:50
Xavier Bertrand

DALO Abdoulaye j'ai 23 ans je viens de Guinée la Guinée c'est un pays d'Afrique de l'Ouest ce qui est qualifié de scandale géologique sur Wikipédia par exemple qui détient deux tiers des ressources mondiales en bauxite de l'or du fer et j'en passe depuis 1958 on a eu notre indépendance on a 50 ans en indépendance aujourd'hui mais on a toujours pas connu de décollage économique et à certains qui qui disent que entre guillemets ça serait la faute des pays occidentaux à savoir la France par exemple qui serait passé de la colonisation totale à une forme de colonisation économique qu'est-ce que vous leur répondez que le problème n'est pas seulement la colonisation économique vous dites parce qu'il y a pas que la France la vraie question c'est on est passé d'une forme de colonisation vous l'avez dit qui n'a pas eu que des effets négatifs parce que j'aimerais bien aussi que l'on retienne ce qui a pu se passer parce que d'une certaine façon la repentance française notre auto flagellation permanente je ne pense pas que ce soit ce dont notre pays a réellement besoin mais que pour le reste n'oubliez pas non plus aussi la corruption des élites dans certains pays et d'une partie de la classe dirigeante sur laquelle la France a fermé les yeux aussi c'est vrai mais tous les mots ne viennent pas de la France le vrai sujet aujourd'hui c'est d'établir une nouvelle relation du moins de construire une nouvelle étape dans la relation franco-africaine avec des pays qui d'une certaine façon peuvent nous en vouloir mais qui savent aussi que nous sommes des partenaires avec lesquels on peut construire son développement en plus la France a une vocation je le dis et je l'assume les interventions militaires que nous faisons en Afrique nous sommes les seuls à le faire parce que garantir la sécurité de ce continent c'est important pour les Africains eux-mêmes qui d'autre le fait les Américains certainement pas les Chinois viennent avec des moyens financiers mais est-ce qu'il s'occupe de la sécurité des Africains beaucoup moins que les Français ce rôle là nous permet d'une certaine façon d'avoir effacé la complaisance avec certains régimes même si la lecture occidentale très très mondialiste de les Français sur la question de la gouvernance en Afrique elle mériterait parfois d'être revue avec moins d'arrogance certainement moins arrogance mais je pense que dans cette nouvelle étape aujourd'hui les pays africains concernés et les responsables politiques français ont conscience qu'on écrira pas les choses comme hier mais honnêtement honnêtement quelles autres pays sont suffisamment connaisseurs de votre histoire et peuvent vraiment respecter les pays africains il a beaucoup d'autres qui se réfèrent beaucoup mieux que la France et qui sera être à leur côté notamment sur les questions sécuritaires qui sont si importantes j'en suis pas persuadé donc il y a eu certainement des erreurs qui ont été commises mais je pense qu'il faut pas non plus faire trop procureur de la France en Afrique parce que je pense que c'est celle qui peut avoir l'un des plus beaux partenariats ouais regardez notamment il y a un projet fantastique pour l'Afrique c'est le projet de Jean-Louis Borloo sur l'électrification c'est important pour les Africains qui est-ce qui porte ce projet un chinois non c'est un français c'est Jean-Louis Borloo et je pense que ce dossier là sur l'Afrique il est important pour le développement de l'Afrique et il est important aussi pour la croissance européenne on a vraiment à y gagner les uns et les autres donc on peut toujours regarder derrière mais je pense que si on regarde devant on peut vraiment bâtir une belle relation entre la France et nombre de pays africains ma conviction excusez-moi je suis habitué à me lever quand je parle donc Jean-Philippe directeur de l'école pour ceux qui me connaissent pas ils sont nombreux ici Monsieur ministre je vais me permettre une question un peu corporatrice sur l'enseignement supérieur les prévisions nous amènent à penser d'ici 10 ans on aura à peu près 200000 étudiants de plus en France à peu près proximativement et une question se pose et c'est pas seulement sur l'enseignement supérieur mais c'est un exemple qui pour nous évidemment important comment la nation française va-t-elle financer cette évolution puisque si on prend les les analyses de la Cour des comptes ça va nous coûter au moins 2 milliards de plus par an globalement c'est à dire qu'il va payer ça et globalement comment va-t-on porter l'enseignement supérieur français au meilleur niveau selon les standards internationaux aliesse ça va on est on est très bien classé dans les classements du final mais merci et aller jusqu'au bout Monsieur le Directeur en progression de 5 places dans les classements master oui même plus je vous remercie je vous remercie ça de suivre cette presse c'est pas fini on continuera progresser mais on a quand même question parce qu'on pense à nos à nos collègues notamment du RC public qui est des autres institutions comment vous voyez ça par une mise en place de fresque scolarité réelle enfin qui correspond à quelque chose de significative par un système de financement sous forme de prêt bon on a vu certaines limites aux États-Unis mais il y a peut-être des idées il y a peut-être l'idée du service national obligatoire dont vous parlez qui pourrait être fait par les études dans leur institution en fait c'est une idée que je propose depuis quelques temps en disant les étudiants pourraient travailler pour leur université pour leur école sans payer de cotisations sociales donc ça leur permettra de s'autofinancer dans une certaine mesure et ça nous permettrait à nous d'avoir un meilleur service pour un coût tu as fait modérer il y a un ensemble de possibilités mais sur le fond il y a quand même aussi la question des droits de scolarités ici sont élevés parce que les étudiants paient 85% du coût des études qui est d'environ 10000 euros par élève le coût donc 85% c'est très proche de 10000 500 alors qu'un BTS coûte 125 euros une prépa 14000 donc on a un modèle plutôt efficace on voit qu'il y a des zones d'inefficacité qui doit payer et pourquoi sachant qu'il y a une sacrée facture dans les 10 années qui viennent et visiblement on n'a pas on n'a pas les recettes aujourd'hui pour cela plusieurs choses je vous l'ai dit tout à l'heure si je crois à une droite qui soit synonyme de mérite c'est une droite qui ne peut pas laisser faire l'élitisme en tout cas c'est pas ma droite voilà pourquoi je suis pas sur l'hyperlibéralisme le sujet de l'éducation le sujet de l'enseignement supérieur c'est l'un des thèmes sur lesquels mon association la manufacture s'est penché s'est engagé pourquoi parce que c'est l'un des sujets sur lequel je trouve que il y a pas beaucoup de solutions nouvelles qui sont dans le débat public et dans le débat politique il y a eu la loi sur l'autonomie des universités Valérie Pécresse je pense que ça constitue une très bonne base mais que ça ne suffit pas que ça ne résume pas alors on va se projeter non pas à 5 ans qui est toujours l'échéance des politiques la prochaine élection on va se projeter à 10 ans ou 15 ans ce ne sont pas des mots ce que je dis sur des convictions si on investit pas dans l'intelligence et la connaissance notre pays ne pourra pas connaître autre chose que la deuxième division or excusez-moi ça va être mon enracine mongoliste pour la France je pense qu'il faut viser plus haut et je pense qu'il faut avoir une autre ambition cinquième ou sixième puissance mondiale la deuxième division c'est pas pour nous c'est pas pour nous alors investir dans la connaissance intelligence ça veut dire il consacrer des moyens dans les années qui viennent l'État devra dépenser mieux dépenser moins des pensées mieux ça veut dire se recentrer sur ce qui est le régalien le régalien c'est pas seulement la sécurité la justice l'armée c'est aussi à mon sens l'enseignement ça veut dire non pas donner systématiquement plus d'argent on voit notamment qu'à l'école on peut mettre plus d'argent c'est pas ça qui nous fait progresser dans les classements pizza donc il va falloir en revanche que l'on consacre des moyens aussi à l'enseignement supérieur alors pour que les frais de scolarité ne soient pas un barrage il y a le système des bourses je suis en train de travailler de regarder sur cette question parce que je pense que le système débours n'a rien à voir avec qui existe dans d'autres pays et qu'il est ce système là trop élitiste d'une certaine façon ou du moins pas adapté je pense que c'est l'une des solutions après il y a la solution que l'État puissance publique intervienne également même si je dois dire honnêtement que plus jamais l'argent public ne coulera à flot que l'une des questions aussi c'est qu'il y a une collectivité qui est compétente sur ces questions c'est la région et que en plus avec tout le nouvel anchevêtrement ancien des collectivités va disparaître de nous racontons pas l'histoire dans les années et je ne vais pas pleurer parce que je pense que ça va dans le sens d'une histoire évidente donc il y a aussi cette question des collectivités qui joueront quel rôle et puis aussi d'une autre façon ça a été fait en partie par la loi sur l'autonomie des universités c'est la question d'une certaine façon du Partenariat Public Privé et je pense que cette loi-là doit être recherchée il faut pas confondre une chose c'est que le Partenariat Public Privé ça veut pas dire laisser le privé s'occuper tout même si en soi et pas un drame mais je pense que cette idée du partenariat public privé comme ça s'est fait notamment sur l'ouverture des universités je pense que c'est l'une des voix à rechercher si vous m'invitez dans un an ma réponse sera certainement plus complète ce que j'ai un principe je ne suis pas de ceux qui disent je sais tout quand je ne sais pas mais en revanche comme dans ce sujet là sur ce sujet là j'ai pas le sentiment que tout ce que nous avons fait jusqu'à leur permettra de répondre aux attentes je suis aujourd'hui qui sont sans déboucher alors qu'on le sait et qu'avec hypocrisie on ne veut pas le reconnaître voilà pourquoi aussi il faut qu'il y ait de la place et d'espoir pour tous ces jeunes qui sont là mais il en faut aussi pour des jeunes qui ne suivront pas des formations supérieures mais si je m'engage aujourd'hui en politique jumeaux qui ont 8 ans la question qui se pose c'est dans une dizaine d'années s'ils viennent me voir en me disant qu'ils veulent vivre une expérience à l'étranger ça n'est pas un drame qu'ils ont envie de revenir au passé c'est leur choix c'est pas un drame mais s'il vient de me dire que pour réussir il faut partir alors là j'aurais échoué en tant que responsable public ce que je veux c'est vrai dans cette nouvelle grande région comme au niveau national nous avons très jeune nous les formons et bien souvent il ne reste pas ne pas rester quand on a le choix ça n'est pas un drame mais partir parce qu'on pense qu'il n'y a pas d'autre issue ça c'est un drame et que le vrai sujet qui vaudra plus que les statistiques sur l'emploi sur le score d'un tel ou un tel ou sur le taux d'abstention c'est de savoir si les jeunes pensent que leur avenir peut se bâtir dans notre grande région ou dans notre pays et je pense que c'est un sacré beau marqueur et je pense que ça devrait davantage guider les responsables publics on a le droit de penser à nous on serait bien inspiré de penser à ceux qui suivent parce que je finis juste là-dessus le pari que je fais sur les choix qui seront à faire pour la jeunesse c'est qu'en période de guerre on peut faire des sacrifices pour son pays en période de paix les seuls sacrifice qu'on est prêt à consentir c'est pour ses enfants il y a si j'ai raison

1:29:09
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[Applaudissements]

1:29:17
Xavier Bertrand

cette conférence touche désormais à sa fin je vous remercie évidemment monsieur le ministre nous avons fait le plaisir d'être parmi nous ce soir je remercie également Baptiste et Victor de nous avoir mené cette conférence avec brio merci également à Jean-Philippe ameux et à toute l'administration de nous permettre d'organiser ce genre de conférence à l'ISL

1:29:46
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[Applaudissements]

1:29:51
Xavier Bertrand

j'oublie pas de remercier encore le cartel de la com ainsi que REC qui nous soutiennent dans l'ensemble de nos conférences à l'Isle aussi et je terminerai par notre partenaire uber qui est également nous soutient depuis le début de l'année et qui et qui vous offre ce code promo pour votre première course donc de 15 euros de réduction pour votre première course donc si vous ne savez pas comment rentrer chez vous ce soir vous savez ce qui vous reste à faire et pour terminer également donc je vous remercierai vous tous d'être présent vous êtes toujours aussi nombreux à chacune de nos conférences et ça nous fait plaisir de vous voir de vous voir répondre à un autre appel à chaque fois voilà on reviendra très rapidement après les vacances avec une nouvelle conférence qui ne sera pas d'ordre politique cette fois vous en saurez plus dans les dans les prochains jours dans les prochaines semaines on vous en dira un petit peu plus je rajoute une dernière requête on va juste vous demander de rester un peu plus longtemps dans la salle en attendant que Monsieur le Ministre ainsi que Victor et Baptiste sortent en premier vous pourrez sortir juste après ça sera donc

1:31:06
Non speech

[Applaudissements]