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Podcast / conversationThinkerview (sur YouTube)· 25 septembre 2019 123 minComplaisantFond programmatiqueÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergieInstitutions & électionsSolidarités & famille

Un prix Nobel face au krach à venir ? Joseph Stiglitz [EN DIRECT]

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 69 %Attaque 25 %Défensif 6 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Pouvez-vous vous présenter succinctement ?

  • 0:45OuverteRéponse directe

    Quels sont vos avis sur les gilets jaunes et la taxe carbone ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Pouvez-vous parler des injections de liquidité de la Fed et de leur impact ?

  • 6:00RelanceRéponse directe

    Les collatéraux de mauvaise qualité ont-ils forcé la Fed à intervenir ?

  • 7:00RelanceRéponse directe

    Les marchés financiers peuvent-ils être ralentis sans danger ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Quelle est la finalité des marchés financiers selon vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 9:00Chiffre
    « Les entreprises les plus riches sont plus riches que certains pays. »
  • 12:00Fait
    « l'Irlande en l'occurrence voler les revenus fiscaux des autres pays d'Europe. C'est pas un très bon partenariat si vous voulez mon avis. »
  • 18:00Fait
    « Il faut que les gens qui ont perdu leur emploi trouvent une autre subsistance. »
  • 21:00Fait
    « l'euro a généré des contraintes énormes sur des pays comme la Grèce ou l'Italie. »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] Joseph Tiglitz, bonsoir. Nous vous recevons pour une chaîne internet qui s'appelle Syerview. Nous sommes en direct.

Est-ce que vous pouvez vous présenter succintement ? Je à l'université Colombia, je suis économiste était économiste en chef de la mondiale et j'étais le conseiller économique du président Clinton. Première fois en France, ce n'est pas la première fois que je viens en France, loin de là.

J'ai travaillé avec un bon nombre de présidents français. Vous avez été pris Nobel d'économie. Euh vous avez écrit un livre qui parle de peuple de pouvoir et de profit.

Nous on voudrait avoir votre avis sur ce qui se passe à l'heure actuelle avec les gilets jaunes. Ce mouvement, les gilets jaunes posent un certain nombre de problèmes assez complexes. en réalité le mouvement des gilets jaunes et le résultat est une augmentation de la taxe carbone taxe sur les carburants plus précisément.

Pourtant l'objectif était louable l'objectif de cette augmentation de la taxe visait à protéger la planète et pour réduire la consommation de carburant. Néanmoins, cela a générement profond au sein de la population française. Ce mécontentement, il est à de très nombreux facteurs.

Du reste, c'est assez similaire au mécontentement auquel on assiste aux États-Unis. En effet, il y a certaines parties de la population qui n'ont pas bénéficié de la croissance de l'économie. Il y a des groupes de la population qui pensent queon n'a pas écouté leurs préoccupations, qu' du pour s'exprimer ou alors ils se sont sentis rejetés.

Aux États-Unis, il y a des régions où le revenu a stagné voire apaissé et pourtant le revenu moyen aux États-Unis n'a fait qu'augmenter. Ainsi, il y a des tensions. Par ailleurs, il y a des difficultés liées aux politiques qui sont menées.

L'augmentation des impôts pour les gens qui sont en difficulté juste après avoir baissé les impôts des riches, et bien inévitablement, ça va donner l'impression que l'on creuse les inégalités. C'est le cas d'ailleurs et c'est profondément injuste [Musique] lorsque les habitants des zones rurales qui doivent conduire se déplacer en voiture lorsqu'on les oblige à payer plus pour le carburant après avoir éliminé les transports en commun que ça soit les autobus ou le rail et ben il semblerait qu'on mène une bataille contre ces gens-là, qu'on leur en veut d'une façon ou une autre, ce n'est pas le cas. Mais à tout le mois, on peut dire qu'on n pas tenu compte de leur préoccupation et de leur mode de vie.

Même si en moyenne, je dis bien en moyenne, la taxe carbone soit progressive, à savoir les riches dépensent plus en carburant. voitures sont plus grosses et ainsi de suite. En moyenne, la taxe est surtout payée par les riches que par les pauvres.

Il y a quand même de très nombreux pauvres qui sont encore plus mal de par l'augmentation de la taxe. Alors que quand on lance un programme économique, il faut pas s'intéresser à la moyenne, il faut s'intéresser sur les sur les gilets jaunes ou sur la la partie de la population qui est exposée à ce type de taxe. J'aimerais qu'on parle de système financier.

J'aimerais qu'on parle de d'injection de liquidité. J'aimerais surtout qu'on parle de la politique de la Fed et ce revirement de la politique de la Fed avec les dernières injections de liquidité. Toute politique doit être analysé dans son contexte économique et au fil des années, on a assisté au fait que certains groupes de la population se portent bien alors que d'autres pas du du tout certaines politiques économiques telles que la baisse des taux d'intérêt négatif rate ou alors les taux d'intérêt négatif oui peuvent être bénéfiques pour certaines personnes mais pas pour d'autres par exemple le problème est le même aux États-Unis lorsque la Fed a baissé les taux d'intérêt cela signifiait que les personnes à qui dépendait des obligations d'État et bien ont vu leur revenu disparaître.

Mais en même temps, étant donné la faiblesse des taux d'intérêt, bien la bourse n'a fait qu'augmenter. Par conséquent, les personnes très aisées qui avaient un gros portefeuille d'action s'en sont très bien sortis. Donc cela augmenté la croissance économique mais un tout petit peu.

Donc ça a eu quand même un effet bénéfique sur la croissance économique. Ça a évité une Mais c'est très dangereux d'injecter autant de dollars pour avoir un retour sur investissement si bas. On est passé de 800 milliards à 4 milliers de milliards.

Il y a eu un petit peu de croissance économique et encore une fois on a évité une baisse de l'économie. Mais ça a été fait selon une méthode qui a enrichi les riches et les retraités les retraités modestes. J'entends les gens qui avaient investi dans des obligations d'état et bien ces gens-là ont vu leur revenu baisser.

C'est ça que je veux dire, c'est que lorsquon mène une politique économique quelle qu'elle soit, il faut quand même se soucier des gens qui vont perdre, des gens qui vont gagner. Et il faut concevoir des moyens de protéger ceux qui vont perdre, particulièrement s'il s'agit des gens euh défavorisés et des gens de la classe moyenne, la classe moyenne. Malheureusement, nos responsables politiques n'agissent pas comme ça.

Est-ce que je vais ma question va être des coupé en en deux parties. Est-ce que les dernières injections de liquidité de la Fed sont dues au collatéral qui ne sont plus de bonne qualité ? C'està-dire que les banques sont obligées d'utiliser des collatérales pour assurer leur leur leurs emprunts ou leurs échanges interbancaires.

Est-ce que les collatéraux sont devenus de tellement mauvaise qualité que c'est la Fed qui a été obligé de se mettre entre les deux pour rétablir de la confiance ? Et la deuxième partie de ma question concerne le fait les marchés financiers sont devenus tellement rapides, accélèrent tellement, est-ce que ces mesures de économiques ne sont pas là pour masquer le fait qu'on ne peut pas ralentir les marchés financiers ? Moi, je pense que l'on peut gérer les marchés financiers.

On peut le faire bien mieux que ce n'a été le cas jusqu'à présent. L'un des problèmes aux États-Unis, par exemple, c'est le trading haute fréquence. C'est pas des gens qui échangent des titres avec d'autres gens.

Non, c'est des ordinateurs qui se parlent entre eux et ceux à très grande vite très grande vitesse. Si rapidement d'ailleurs que si vous êtes à 1 km de la bourse et ben vous êtes foutu. Il faut être dans le même bâtiment.

Il faut être localisé au même endroit pour être concurrentiel. Voilà une activité économique qui n'apporte aucune valeur à la société. C'est en fait une fuite en avant.

On prend de l'information chez d'autres, on exploite ces informations pour s'enrichir et ce au détriment des gens qui essayent de comprendre les rouages de l'économie et qui essayent d'allouer les ressources de manière plus efficace. Si il y avait une taxe sur les transactions financières, autrement dit, à chaque fois qu'il y a un échange financier, si on devait payer une taxe, et bien cela découragerait ce genre de trading à haute fréquence. S'il y avait des règlements, des règles toutes simples qui empêche les gens de d'afficher des prix et de retirer le prix dès que un ordre est passé, et bien ce genre d'activité serait découragé.

Donc il y a des mesures fiscales qui peuvent être envisagées. Il y a aussi des règles qui peuvent être envisagées pour que ça soit plus bénéfique aux sociétés. La société n'est pas là pour servir le secteur financier.

C'est le monde à l'envers à l'heure actuelle. Il y a dans mon livre un aspect que j'évoque, c'est le fait que nous avons créé une économie de marché qui confère trop de pouvoir au secteur financier, trop de pouvoir au monopole et le résultat c'est qu'il y a trop de bénéfices pour les happy few et pas assez de bien-être pour les citoyens. Question euh la première partie de ma question était sur les collatéraux.

Est-ce que vous sentez que le marchés financiers sont obligés d'utiliser la Fed pour rassurer ? C'est-à-dire que la Fed s'interpose parce que les collatéraux que les banques fournissent ne sont plus d'ussi bonne qualité. Et est-ce que vous pensez que le marché financier est capable de ralentir ou est-ce que le fait de faire ralentir le marché financier ne deviendrait plus ou ne deviendrait pas plus dangereux que de continuer ces politiques monétaires très très accommodantes ?

Une façon générale, je pense que nous pouvons nous assurer que les marchés financiers se concentrent sur leur finalité. Aucune société ne peut fonctionner sans des marchés financiers de qualité. Mais pour autant, est-ce qu'on est-ce que les marchés financiers sont de bons marchés financiers ?

Quelle est leur finalité ? Et comment est-ce qu'on peut faire en sorte qu'ils agissent pour leur finalité ? Par exemple, le les épargnants voient leur argent passer vers des entreprises qui veulent se lancer dans une activité, embaucher des gens et ainsi de suite.

Donc ça devrait être comme ça. Aux États-Unis et dans de nombreux autres pays, les marchés financiers font le contraire. Ils prennent l'argent des entreprises et ils distribuent cet argent aux actionnaires aisés et ils ne réinvestissent pas.

En décembre 2017, le président Trump a accordé une réduction des impôts aux milliardaires et aux entreprises très riches. Qu'est-ce qu'elles en ont fait les entreprises ? Et bien, elles ont pris l'argent et elles ont racheté leurs actions à hauteur de 1000 millions 1000 milliards de dollars en 2018.

Les marchés financiers ont joué un rôle très important dans ce flux financier qui est passé euh des des entreprises mais pas vers les investissements. Donc la question est de savoir si on peut faire en sorte que les marchés financiers soient bénéfiques pour la société. C'est absolument nécessaire.

Si ce n'était pas le cas, le système capitaliste ne fonctionnera pas. Et c'est pourquoi dans mon livre, j'essaie de décrire la façon dont il faut s'y prendre pour réformer le système financier pour que ça fonctionne. Et une partie de la réponse d'ailleurs est liée au rôle des régulateurs, le rôle des banques centrales, la Fed aux États-Unis, la BCE en Europe.

La question est la suivante : est-ce que ces agents là peuvent faire en sorte que le secteur financier réponde à la finalité ? Vous avez entendu Jeanette Kellen s'opposer aux audits de la Fed. Qu'est-ce que ça vous a fait ?

Est-ce qu'il est important d'auditer les la ce qu'il y a dans les coffres de la Fed, ce qu'il y a dans le moteur de la Fed ? Un audit de la Fed serait néfaste pour la Fed ou un audit de la Fed rétablirait la confiance dans la Fed ? Je pense que toutes les institutions financières publiques doivent être transparentes.

Il y a un exemple que je connais de très près, c'est ce qui a lieu après que la Fed a travaillé avec le trésor pour le sauvetage de AIG. Là, on était à 180 milliards de dollars. C'était un montant plus important que celui qu'on avait donné au défavorisé.

Du jour au lendemain, on décide de donner ce montant exorbitant à une seule société. L'argent est arrivé chez AIG. Mais où est-ce qu'il est passé cet argent ?

C'est ça la question. La Fed a refusé de s'exprimer. Donc il y a un député Carole Maloni qui est député de New York et j'ai moi j'ai dit en tant que citoyen, moi je veux savoir où l'argent du contribuable est passé.

J'ai donc écrit une lettre au congrès et j'ai dit moi Joseph Stiglit citoyen, j'ai le droit de savoir où est passé cet argent. Elle a fait valoir cette exigence en mon nom. Et au bout d'un moment, la Fed nous a répondu.

Elle nous a expliqué où est passé l'argent, qui était le plus grand bénéficiaire. Et bien l'argent est allé chez AG puis il est ressorti. Mais le plus gros bénéficiaire c'était tenez-vous bien Goldman Socks.

Il est intéressant de noter que il y a deux autres bénéficiaires qui étaient des banques françaises. Les banques françaises ont pris l'argent et puis l'ont redonné à tenez-vous bien Goldman Sax. Donc moi, j'ai demandé au ministre des finances françaises, j'ai dit c'était très bien que les États-Unis aide les banques françaises.

Très bien. Mais est-ce que c'était juste ? Et si c'était si important pour la France, est-ce que vous vous auriez aidé les banques françaises ?

Et on m'a dit mais oui bien sûr si c'était important pour la France on aiderait les banques françaises. Bien sûr qu'on accepter l'aide des États-Unis si les États-Unis veulent donner de l'argent aux banques françaises. On n'est pas contre mais ce n'était pas dans l'intérêt du contribuable américain ou du citoyen américain.

Fed a rassemblé 180 milliards de dollars pour aller vers une des plus grandes une des banques les plus riches des États-Unis et vers des banques étrangères. C'est pas normal et ça aurait dû être beaucoup plus transparent. Nous citoyens, il aurait fallu que l'on puisse connaître la destination de cette argent du contribuable.

Il aurait fallu euh taper du point sur la table pour savoir. Moi, j'ai écrit, on l'a su, mais il y a quelque chose qui allait pas. Si elle refuse l'audit de la Fed, est-ce que vous pensez qu'elle a des choses à cacher ?

Est-ce que la Fed a des choses à cacher ? Parce que la Fed masque la poussière, la saleté sous le tapis et ne fait pas preuve de transparence parce que le système financier est dans un tel état que si elle se met à communiquer d'une façon transparente, ça va changer le chemin, la direction des marchés. En fait, les choses sont un petit peu plus compliquées que cela.

Il y a beaucoup d'échanges commerciaux financiers disons entre la Fed et les banques dont on pourrait dire que si les choses étaient transparentes à tout moment, ça pourrait générer une certaine panique sur les marchés. et la Fed n'est pas là pour générer de la panique. Il pourrait y avoir des secrets commerciaux.

Je sais pas pourquoi, mais ça pourrait bien être le cas. Quoi qu'il en soit, il y a des raisons compréhensibles pour lesquelles toute l'information n'est pas bonne à divulguer tout le temps. Mais on sait ce qui s'est passé en 2007.

Tout de même. En 2007, il y avait une forte turbulence sur le marché, un bouleversement même. Et le Fed n'en a pas 10 mots, n'a pas pipé un mot là-dessus.

Si on avait été au courant, il y aurait une exigence de la part des citoyens. étant donné l'ampleur même de des bouleversements qu'ont connu les marchés financiers, on aurait pu s'attendre à ce que la Fed ait une meilleure compréhension des relations entre les banques. La Fed n'aurait pas dû être surprise de la faillite de l'Embrers et de la faillite du système financier.

La Fed n'a pas été suffisamment attentive. Elle ne connaissait pas toutes ces relations étant donné que la Fed savait qu'il y avait des problèmes sur les marchés financiers et la Fed n'a pas partagé cette information avec les restes les autres acteurs de l'économie. Donc ce que je veux dire c'est que d'une façon générale, il nous faut plus de transparence.

Nous pouvons obtenir plus de transparence. Mais peut-être faut-il trouver un équilibre. La Fed n'a pas très bien travaillé.

Elle ne s'est pas très bien défendue. Surtout si on regarde ce qui s'est passé dans la crise de 2008. Mais là, il ne s'agit que d'une partie du problème plus vaste du contrôle du secteur financier.

Le vrai problème à mes yeux, c'est le fait que le secteur financier n'est pas bénéfique à la société. Il ne sert pas la société comme il devrait le faire. Le secteur financieux est passé de 2,5 à 8 % du PIB.

Et qu'est-ce qui s'est passé avec la croissance économique ? Ça a ralenti. Où est-ce qu'on a vu cela ?

Et ben, il y a eu plus d'inégalité et plus de bénéfices entre les mains des sociétés en situation de monopole. C'est ça le problème. Le pouvoir du marché a donné lieu à de très fortes inégalités et une économie dont la performance est restée en Berne.

Donc à mes yeux, la chose la plus importante, c'est comment se débarrasser de ce pouvoir monopolistique ? Comment faire en sorte que le secteur financier saura ne plus exploiter les gens ? Et comment peut-on faire en sorte que les agents économiques servent la société financier peut-être qu'on sera amené à parler du Glastigle Act et de choses comme ça.

J'aimerais qu'on aborde maintenant une société qui s'appelle Black Rock et le les ETF. Est-ce que vous pensez que ces institutions sont systémiques et est-ce que ces institutions sont devenues tellement dangereuses qu'on détourne la tête et qu'on ne les démentelle pas et qu'on ne leur impose pas des régulations ? Dans la réforme du système financier, dans la loi de 2010, nous avons identifié des grandes institutions systémiques, lesquelles je me souviens pas, mais il y avait non seulement les banques, mais aussi des compagnies d'assurance.

Je ne sais pas si Black Rock avait été identifié à l'époque, mais nous avions fixé des critères selon lesquels si ces institutions passaient en faillite seruraient des conséquences systémiques au niveau de l'économie. Donc l'idée de base est la bonne. On peut toujours discuter pour savoir si l'approche est suffisamment large.

Mais la préoccupation aujourd'hui, c'est que le gouvernement Trump essaye de rendre les choses de plus en plus étroit pour qui a très peu d'acteurs économiques et il essaie d'affaiblir la réglementation. Donc aujourd'hui, la situation n'est pas la même aux États-Unis. Le débat est différent.

À mon avis, la loi d'OD Franck de 2010 n'est pas allée suffisamment loin pour empêcher les banques de prendre trop de risques ou de mener des activités d'exploitation. Je vais vous donner un autre exemple. Il y a une règle selon laquelle il y avait une règle selon laquelle les banques avaient trop fait trop fait payer et il y avait l'amendement dit l'amendement d'urban pour réduire les charges imposées par les banques.

Le pouvoir été délégué à la Fed, ce qui montre beaucoup où se trouve l'intérêt des banques. Fed a décidé de ne pas traiter euh euh cela. Les charges ont baissé mais c'était néanmoins deux ou quatre fois trop élevé mais rien n'a été fait sur les cartes de crédit.

Uniquement les cartes de débit ont été affectées. Donc c'était les dépenses sur les cartes de débit dont il était question. Et autrement dit, dans la plupart des des opérations financières avec des cartes de crédit, les dépenses, les charges geliers sont encore excessives.

Donc la loi d'ODF Franck de 2010 n'a pas été suffisamment loin pour éviter la prise de risque trop importante. Et aujourd'hui, nous sommes en 2019 et le gouvernement Trump essaie d'affaiblir la réglementation. J'ai assisté à un dîner où il y avait l'un des conseillers du gouvernement Trump et cet homme-là disait fièrement qu'ils allaient déréglementer le secteur financier.

Ça c'était au début de l'administration Trump. Et moi, j'ai dit mais vous avez pas entendu parler de la crise en 2008. Le but de la réglementation, c'est justement les agissements du secteur financier.

Le secteur financier a nuit à l'économie. Mais manifestement, je parlais à un mur. C'est comme si 2008 c'était la préhistoire.

Euh est-ce que vous pensez que le fait d'avoir ce modèle de de croissance sur un système qui est en train de s'apauvrir où les ressources naturelles viennent à manquer, où les ressources énergétiques viennent à manquer ? Vous savez comme moi que on est toujours sorti sorti d'une période récessive avec une augmentation d'une consommation énergétique, une augmentation de la consommation énergétique mondiale. À l'heure actuelle, les ressources énergétiques accessibles deviennent de plus en plus compliquées.

Est-ce que vous pensez que si le système financier nous emmène vers une récession, nous pourrons ressortir de cette récession par une consommation énergétique ? Si elle n'est pas là, comment on fait ? Avant toute chose, je dirais nous sommes confrontés à une urgence climatique.

GC en 1995 a produit des rapports dont on aurait dû tenir compte. On a commis une erreur. On a vu à quel point c'était sérieux le dérèglement climatique mais on en a pas vu la rapidité.

On n'a pas pris la mesure de du dérèglement climatique. Alors, il y a certes le réchauffement climatique, il y a aussi le monté des eaux et ont commencé à recueillir des données sur les événements météorologiques extrêmes, les inondations, les ouragans, les cyclones, tous ces événements extrêmes qui provoquent des dégâts énormes à la société et qui provoquent des morts d'ailleurs. Mais à ce stade là, en 95 rapport du GC, ça remonte à 25 ans presque, on avait pas suffisamment de données pour faire le rapprochement entre la survenue de ces événements extrêmes avec le réchauffement climatique.

Aujourd'hui, nous comprenons que tout cela est lié et nous prenons conscience de l'ampleur du coût qui va nous incomber. Nous sommes confrontés à une urgence climatique et nous devons traiter tous les problèmes en même temps. On ne peut pas dire "Oh bah, on va attendre encore 10 ans." Non, le monde doit être neutre en carbone d'ici 2050.

C'est dans 30 ans seulement. Autrement dit, nous devons envisager des mesures très fortes. D'une certaine façon, on peut quand même trouver du bon là-dedans parce que ajuster l'économie à une nouvelle situation où on lutte contre le changement climatique, l'investissement dans les énergies renouvelables, les nouvelles sources énergies, l'éolien, le solaire.

Aujourd'hui, nous avons la technologie à notre disposition. Nous avons la technologie capable de produire une énergie renouvelable. Le cycle de vie de l'énergie utilise encore des ressources certes, mais nous sommes clairement en train de réduire l'empreinte carbone.

Nous avons la technologie pour le faire. Bon, évidemment, on est on n pas atteint la perfection, mais on peut faire des progrès spectaculaires et si on investissait plus dans la recherche, ce serait encore mieux. Donc à mes yeux et encore une fois, nous sommes confrontés à une urgence climatique et les investissements nécessaires créeraient des emplois.

Il y a des ressources sous-exploitées en Europe, aux États-Unis. Donc l'idée c'est qu'en s'attaquant au problèmes climatiques et bien l'économie pourra croître plus rapidement et on pourra créer des emplois parc de croissance économique. Moi, je vais vous poser une question très simple.

Est-ce que les marchés financiers sont designés pour encaisser un monde qui rentre en décroissance ? Les marchés financiers pourraient fonctionner, mais ça nous ramène à la question précédente. Mais il faut s'assurer donc que les marchés financiers soient utiles à la société.

Donc on peut dire pas de prêt pour les central à charbon nuisible à la société, ça détruit l'environnement, on est d'accord. Autrement dit, on peut prendre des mesures comme ça. On peut mettre fin aux pratiques les pires simplement par de simples règles.

Aux États-Unis, certains États dans l'État de New York ont créé une nouvelle banque, une banque verte. Le but, c'est la promotion [Musique] de l'économie verte. C'est une banque publique.

Elle a été créée par l'État et ça a été créé notamment parce que le secteur le secteur privé ne faisait pas son boulot. Donc, il nous faudra peut-être créer de nouvelles institutions à l'échelle internationale. On met plus l'accent sur la promotion des énergies renouvelables, les énergies vertes.

Les banques de développement multilatéral font cela. Elles travaillent sur la promotion de la transition verte. Et ce que je voudrais souligner ici, c'est qu'il ne s'agit pas simplement d'énergie, il s'agit d'un changement total de la structure de notre économie.

Plus de transport public, les logements, les bâtiments qui ne seraient plus des passoirs thermiques. Il faut concevoir les villes de telle sorte que l'on ait plus à se déplacer autant. C'est un projet très ambitieux. qu'il nous faut adopter.

Mais nous n'avons pas de choix. C'est nécessaire, c'est indispensable et nous allons le faire d'une façon ou d'une autre. Est-ce qu'on va le faire trop tard en remettant tout au lendemain ?

En une seule année, les États-Unis ont perdu près de 2 % de PIB en raison des événements climatiques extrêmes. Et là, c'est un exemple du fait que le secteur financier ne sert pas la société. Et dans mon livre, j'essaie d'expliquer qu'il nous faut réformer le capitalisme pour que le capitalisme soit utile à la société.

Une partie de cette réforme consiste à nous assurer que l'on peut vivre selon les limites de la planète. Toujours toujours la croissance économique. Je vous parler de décroissance.

Il y a une interview dans le Guardian très récente d'un d'un scientifique qui s'appelle Vaclav. Il dit "La croissance doit cesser. Nos amis économistes ne semblent pas s'en rendre compte.

Ce que veut dire par là, c'est le genre de croissance que l'on connaît depuis 100 ans. Donc la croissance qui repose sur les énergies fossiles, une utilisation intensive de matériaux de matière première croissance qui repose sur l'exploitation des ressources. Mais il y a d'autres formes de croissance envisageable.

Par exemple, les services de santé, là ça exploite très peu de ressources. Les dans les pays les riches, il y a des services de santé. Mais on peut pas dire aux pauvres, restez où vous êtes.

Nous, on va profiter de la qualité de la vie avec un bon système de santé, mais vous vous aurez un mauvais système de santé. Le fait de leur donner une un bon système de santé, c'est de la richesse. Mais c'est pas de la richesse matérielle, c'est pas de la croissance sale comme celle qu'on a eu dans le passé.

Donc il va falloir muter. Je vais vous donner un autre exemple. Nous savons que les l'empreinte de carbone dépend du mode de conservation.

L'empreinte carbone de la viande est pire que régime végan. Et les jeunes sont en train de changer leur façon de s'alimenter en fonction de la compréhension du fait que nous devons vivre selon les ressources limitées de la planète. Est-ce que ça se produit suffisamment vite ?

Question. Bouch a dit le train de vie des Américains n'est pas négociable. Est-ce que vous pensez que la société américaine est prête à avoir une attitude de consommation énergétique plus mature ?

Où est-ce que vous pensez que les pouvoirs américains vont continuer la guerre économique pour maintenir le train de vie des Américains ? Est-ce que la société américaine n'est pas trop immature pour basculer dans ce changement de paradigme ? Attendez, je je vais m'expliquer.

Je voudraism parler des deux optimisme et pragmatisme si vous voulez. Si l'on regarde les jeunes, regardez un petit peu les études de ils veulent des priorités progressistes. la moitié, les de tiers même veulent des priorités progressistes et tous les jeunes se rendent compte que le chgement climatique doit faire l'objet d'une urgence et de plus en plus de gens prennent conscience de cet impératif.

Cette partie de la population qui change, qui s'approprie ces sujets climatiques n'est pas au pouvoir et se voit opposé une force policière ou une génération qui a le capital encore en poche, le pouvoir, le réseau. Est-ce que vous êtes en train de dire à la jeune génération d'aller se battre pour prendre ce qui leur appartient et déboulonner l'ancienne génération ? cette génération qui a gâché leur enfance pour reprendre les les mots de Gratonberg.

Comment la jeune génération peut s'approprier ça avec un pouvoir policier à un état qui surveille avec un état qui est tétanisé par ce changement de paradigme ? C'est là que je vous dis que je suis optimiste. Il y a une élection présidentielle aux États-Unis en 2020.

Et les démocrates vont gagner et ils vont gagner en partie en raison du militantisme des jeunes. Souvenez-nous que les enfants ont des parents et des grands-parents. Autrement dit, les parents et les grands-parents connaissent désormais les risques auxquels sont confrontés les enfants en raison du dérèglement climatique.

Il y a certes un phénomène générationnel à l'œuvre et la voix des jeunes est de plus en plus fortement exprimée. C'est très intéressant. Nous avons fait venir à chez à Colombia et les jeunes américains sont pas très impliqués dans la vie politique et bien c'est en train de changer parce que les jeunes se rendent compte que c'est leur avenir qui est en jeu. et moi, je crois qu'il va y avoir des campagnes à l'échelle nationale aux États-Unis.

Les jeunes se rendent bien compte des enjeux. Donc le parti Républicain, lui veut qui a de moins en moins d'électeurs. Il y aura des manipulations et il y aura des choses assez désagréables pendant la campagne présidentielle.

Mais au bout du compte, les démocrates vont être au pouvoir à la Maison Blanche. Ils sont déjà au la chambre des députés depuis 2018. On se rend compte de la catastrophe qui que connaîtront les États-Unis si Trump est réélu.

De plus en plus de gens se rendent compte que nous sommes confrontés à une urgence climatique. Mais il y a aussi la question nucléaire. Il y a plein de problèmes à l'échelle mondiale et tous ces problèmes surviennent en même temps.

Il y a un clivage énorme dans la société américaine en raison de la présence de Donald Trump à la Maison Blanche et les États-Unis sont aussi clivés que ça peut pas durer. Donc moi, je reste optimiste. Je suis pas certain, je suis sûr de rien, mais je suis optimiste et pragmatique aussi.

Et une des raisons pour lesquelles j'ai écrit ce livre, c'est pour dire qu'il y a d'autres façons de faire. Tout n'est pas inventé. Non, c'est pas des élucubrations de Joseph Sticklitz.

Non, il y a de vraies solutions qui permettent d'améliorer la qualité de vie malgré les ressources limité. Si votre génération, excusez-moi de dire ça, mais la génération des vieux continue à s'accrocher au pouvoir, continue à utiliser tout son poids politique, tous ses actifs financiers pour maintenir ses ses acquis. Qu'est-ce qui va se passer ?

Il y a un climat générationnel mais il y a quand même pas mal d'individus un peu âgés comme moi, comme Ellisabeth Waren il y a beaucoup de gens comme ça qui ne sont pas concernés par ce clivage générationnel et qui se rendent bel et bien compte que c'est l'existence de notre civilisation qui est en jeu, l'existence de la vie humaine sur la planète qui est l'enjeu. Le le conflit n'est pas entre générations, il y a un conflit entre les intérêt des sociétés des énergies fossiles, les monopoles différentes formes dans d'autres domaines, par exemple le lobby des armes aux États-Unis et donc clivage par rapport au reste de la société. Et ça on voit ça dans pas mal d'études. 2/3/4 des gens veulent des réglementations pour les armes, veulent une meilleure réglementation financière, veulent euh moins d'inégalité, veulent une augmentation du salaire minimum.

Jusqu'à présent, on n' pas pu obtenir cela. Nous vivons dans une démocratie qui ne fonctionne pas pour la majorité des gens et on en prend conscience désormais. Et moi, je reste optimiste.

Quand je dis on s'en rend compte et bien les jeunes s'en rendent compte. Il y a pas mal de gens de tous âges qui s'en rendent compte. Et l'élection présidentielle de 2020 sera critique.

Je croise les doigts bien entendu. Je prie, je fais tout ce qu'on peut. Je fais des incantations.

Je veux que les priorités progressistes l'emporte parce que c'est l'avenir du pays qui est en jeu. Mais l'enjeu va au-delà des États-Unis bien entendu. C'est l'avenir du monde qui est en jeu.

En terme de préconisation, est-ce que vous pensez que la démographie doit être encadrée ? Est-ce que le phénomène d'avoir une démographie exponentielle doit être encadré ? Est-ce que on doit repenser notre conception à l'enfant ?

Est-ce qu'on doit repenser notre conception à la famille ? [Musique] Une des conditions nécessaires pour pouvoir vivre selon les ressources limitées, c'est le contrôle de la population en Europe occidentale, au Japon, en Chine, c'est déjà le cas. Et la Chine a récemment mis fin à la politique de l'enfant unique, mais la plupart des gens n'ont pas changé leur comportement pour autant.

Il y avait des familles où où il y a deux enfants, mais les Chinois vont pas se lancer euh dans des familles à 5 ou 10 enfants. Donc dans la plupart des pays du monde, le problème de la démographie exponentielle, comme vous dites, c'est un problème qui a été résolu. Et il y a un continent où ce où le problème perdure, c'est l'Afrique. [Musique] Au cours des 70 ou 80 années à venir, on estime que plus de 100 % de la croissance de la force de travail de la population laborieuse aurait lieu en Afrique.

Et ça c'est un défi énorme, mais on espère que ce qu'on appelle la transition démocraphique selon laquelle plus les gens s'enrichissent, ils ont plus de possibilités économiques, les états d'esprit changent. La transition démographique en Asie et en Europe aura également lieu en Afrique. Ainsi, le résultat sera que cette croissance démographique exponentielle n'aura plus lieu d'être.

Hm. Mais à à mon à mon avis, il faut un plan marchal pour l'Afrique. Il faut donner des opportunités aux femmes notamment parce que s'ils ont plus d'opportunités économiques, ils décideront de ne plus avoir autant d'enfants.

Ça ça me paraît assz Je voudrais vous poser une question et avoir votre avis sur l'immigration. et l'immigration et les réfugiés climatiques et les réfugiés économiques. Est-ce que le fait de faire des murs arrêtera les gens ?

Est-ce que le fait de laisser les gens mourir en Méditerranée euh c'est une solution ? Est-ce que le fait de ne pas apporter l'aide suffisante sur place n'est pas un crime contre l'humanité ? Si si sur quoi on assiste, c'est un crime contre l'humanité.

Et pour revenir aux États-Unis, si vous le permettez, le gouvernement Trump résiste à toute mesure pour lutter contre le dérèglement climatique alors que le dérèglement climatique va générer de plus en plus d'immigration et va accroître le nombre de réfugiés climatiques des gens qui vont fuir la désertification, la famine et ainsi de suite. Aux États-Unis, par exemple, nous sommes confrontés au problème de l'immigration du Guatemala. C'est pas un problème, mais c'est une situation, c'est un phénomène.

Pourquoi les gens quittent-il le Guatemala ? Et bien, c'est la famine. Pourquoi il y a-il la famine ?

Et bien, c'est le réchauffement climatique. Autrement dit, les politiques de Trump causent le problème dont il se plaint. Les murs ne sont pas une solution.

Et la solution, il faut la trouver dans les véritables causes, dans les raisons pour lesquelles les gens décident de migrer. C'est pourtant très clair. Revenons 150 ans en arrière.

Pourquoi est-ce que les gens ont quitté l'Irlande ? Il y a plus de gens quitterai l'Irland. Il y a plus de de gens d'origine irlandaise en dehors de l'Irlande qu'il y a qu'il y en a en Irlande.

Pourquoi ils ont quitté l'Irlande ? C'était la famine et la politique économique. L'Irlande était confrontée à la famine des pommes de terre et pendant ce temps-là, les propriétaires terriens exploitaient exportaient les pommes de terre.

Donc c'est pas qu'on manquait de pommes de terre, c'est qu'on manquait d'égalité. Le système était particulièrement inégalitaire. La terre était entre les mains de riches britanniques à l'époque.

Donc cela ça illustre bien les causes du problème. Que s'est-il passé lorsque l'Irlande s'est enrichie ? Et ben les Irlandais sont revenus et ils ont cessé de quitter l'Irlande.

Moi, je suis allé en Irlande de nombreuses fois et j'ai parlé avec plein de gens, des personnes qui m'ont expliqué que c'était pas une volonté des irlandais de voir partir les jeunes. C'était une nécessité économique qui les a poussé à partir et le réchauffement climatique lui va créer une nécessité économique encore plus criante. C'est pourquoi nous devons mettre fin au dérèglement climatique et nous devons créer des opportunités économiques là où les gens souffrent.

Passons à l'Europe, passons à l'Allemagne. Est-ce que Est-ce que le l'Allemagne n'est pas le Japon d'autrefois en terme de dette, de vieillissement de la population, en terme de tous ces facteurs ? n'est pas en tête les chiffres pour la démographie de l'Allemagne, mais du point de vue de la politique économique, il faut bien comprendre que l'Allemagne exporte non seulement des automobiles, mais force, elle oblige le reste de l'Europe à mener des politiques d'austérité.

Gris, la Grèce est un bon exemple. Il y a aussi d'autres pays, l'Irlande, le Portugal, l'Espagne et le coût humain de l'austérité est particulièrement élevé. Donc c'est ça la grande problématique à mes yeux.

Aujourd'hui, l'Allemagne connaît un ralentissement et pas mal de gens pensent qu'il va y avoir une récession en Allemagne. Le problème, c'est que l'Allemagne va s'imposer la même chose qu'elle a imposé au reste des de l'Europe. Ils vont faire la même erreur plutôt que de stimuler l'économie par la politique fiscale. l'Allemagne va vraisemblablement continuer à mener ses politiques d'austérité, de contraction et on a plus on a plus de possibilités de monétaire.

La politique monétaire ce n'est ça n'existe plus, c'est plus possible. Donc c'est la politique fiscale qui le relais et si l'Allemagne ne réagit pas, le ralentissement en Allemagne sera contagieux et il y aura des retentissements dans le reste a un président qui s'appelle Emmanuel Macron et il a une théorie bien particulière, ça s'appelle le ruissellement, c'est-à-dire que il privilégie la upper class et ça va ruisseler sur les autres classes. Est-ce que vous y croyez ?

Est-ce que ce n'est pas du wishful thinking ? Est-ce que ce n'est pas un élément de langage ? J'ai beaucoup écrit sur l'effet de russellement.

Je parle du rellement dans pas mal d'ouvrages, notamment le dernier. Le rissellement, ce n'est qu'une théorie, ça n'existe pas. Et il y a énormément de données qui montrent que ça ne marche pas.

Parfois, je me dis que ce serait bien si le risellement fonctionnait parce que si le risellement ça existait, si ça fonctionnait aux États-Unis, il y aurait plus de problème parce qu'on a donné tant d'argent aux riches. 20 % des revenus ont été donnés à 1 % de la population. 40 % de la richesse, devrais-je dire, a été donné à 1 % de la population.

Si le ruisse allemand ça existait, bien la classe moyenne États-Unis serait tout à fait à l'aise et les gens en bas de l'échelle se porteraiit pas mal non plus. Mais en réalité 90 % des Américains ont connu la stagnation alors que 1 % même un peu moins se portent remarquablement bien. Aujourd'hui, on a 40 ans de recul. 40 ans de recul par rapport au néolibéralisme, la politique économique de Rean, de d'économie de l'offre.

On a 40 ans de recul de situation expérimentale avec ce fameux ruissellement et désormais on sait que ça ne marche pas. Ça marche pour 0,1 % de la population mais pas pour le reste de la société. Je voudrais qu'on parle de Brexit, je voudrais qu'on parle de dislocation géopolitique mondiale.

Je voudrais qu'on parle de budget militaire. Comment vous expliquez qu'aux États-Unis, 54 % de vos impôts aillent sur le budget militaire ? Comment vous expliquez que la Grande-Bretagne souhaite quitter l'Europe, qu'une partie des des britanniques souhaitent quitter l'Europe ?

Et je voudrais enfin que vous m'expliquiez ce que c'est la destruction créatrice. Ah voilà des questions plus vastes les unes que les autres. Votre première question, c'est le l'argent du contribuable. qui va dans le budget militaire.

Et bien ça c'est dû au fait que nos démocraties ne fonctionnent pas bien. Il y a des groupes d'intérêt qui euh influence voire forme nos politiques économiques. Dans un de mes ouvrages, j'explique que la guerre en Irak nous a coûté des sommes incroyables.

J'ai dit dans ce livre 3000 milliards de dollars. En réalité c'est 6. On a dépensé 1000 milliards de dollars, rien qu'en coût de santé pour les soldats revenus d'Irak et d'Afghanistan.

Plus de la moitié des militaires qui sont revenus sont handicapés. Ils souffrent de traumatisme psychologique et de problèmes divers. C'est varié.

Donc un millier de milliards de dollars pour couvrir les coûts de santé et de handicap de nos militaires là-bas. Donc des guerres ultra onéreuses. La guerre froide s'est terminé en 89 avec la chute du mur de Berlin.

Mais nos budgets militaires n'ont pas été réduits pour autant comme si rien n'avait changé. et Trump lui veut augmenter le budget militaire. Il il dit que les pays d'Europe dépensent 2 % de leur PIB.

Enfin, il voudrait que les pays d'Europe dépensent 2 % de leur PIB en budget militaire. Nous, nous dépensons de l'argent pour avoir des armes qui ne fonctionnent pas contre des ennemis qui n'existent pas. Une bonne chose que les ennemis n'existent pas parce que nos armes ne fonctionnent pas.

Si on avait des vrais ennemis, là ce serait un problème. Tout ça pour dire que on subventionne le secteur de l'armement et c'est symptomatique l'échec de notre système politique. Dans un des chapitres de mon livre, j'essaie de décrire le fait que il y a un mélange de facteurs lié à l'inégalité qui donne lieu à des inégalités politiques et les règles sont conçues pour avantager certains groupes de pression des groupes économiques, notamment le secteur de l'alarmement.

Donc tous les problèmes économiques et politiques sont liés. Voilà la grande raison de cette dépense dans le budget militaire. De quoi a besoin notre société pour lutter contre le dérèglement climatique, pour réduire les inégalités, pour apporter une protection sociale de qualité, pour traiter les problèmes que nous avons évoqué au début de notre conversation, la désindustrialisation qui a des conséquences des détaires et ainsi de suite.

On pourrait dépenser de manière beaucoup plus profitable pour la société. Vous avez également posé, ça n'a pas été fait. Je vais pas dire que les aux États-Unis, il y a il reste encore des gens intelligents.

Ça n'a pas été fait d'aider les pauvres, de d'aider l'Afrique à grandir parce que ça permettait ça mettait de la concurrence à leur cast. Ça n'a pas été fait parce que c'était potentiellement des concurrents, c'était potentiellement des ennemis. On a maintenu l'Afrique dans un état de infantilisé.

On a maintenu l'Afrique dans un état de conflit perpétuel pour pouvoir se saisir de ses ressources. On a maintenu la classe populaire à un niveau très bas pour éviter de les voir émerger à leur propre niveau. Est-ce que c'était fait siamment ou c'était de la passivité intellectuelle ? [Musique] Les politiques envers l'Afrique comportent de nombreux éléments.

Tout d'abord, il est tout à fait naturel de passer d'un système de colonialisme à un système de colonialisme économique. Certains voulaient continuer à exploiter les ressources naturelles. Je vous donner un exemple. structure tarifaire était une était une structure d'augmentation et cette structure était conçue pour s'assurer que l'Afrique continue à fournir des ressources naturelles à l'Europe et les autres pays qui avancaient sans pouvoir développer un tissu industriel soi-même.

Donc donc le nord a veillé à ses intérêts en profitant du sud. C'est pas tellement une peur de la concurrence, c'était simplement un passage de l'exploitation du colonialisme vers euh l'indépendance de ces pays mais avec un colonialisme économique. Il y a un autre élément qui est intervenu c'est l'idéologie.

Comme on l'a dit précédemment, il y a une période les années 80 où il y avait Rean et Thaner au pouvoir et c'est là que c'était le la naissance du néolibéralisme. On disait que les marchés fonctionnent bien tout seul. Si un problème sur un pays, c'est pas un problème des marchés, c'est un problème du gouvernement.

Le gouvernement n'est pas la solution. Le gouvernement est le problème, disait-on. Donc euh après l'indépendance, le FMI a imposé de nombreuses conditions à l'Afrique alors que l'Afrique était confrontée à une à des problèmes divers et variés.

On manquait d'infrastructure, de ressources, de capital humain et donc il y avait pas suffisamment d'autonomie en Afrique. L'un des il y a un pays où il n'y avait que six personnes avec un diplôme universitaire au moment de l'indépendance et pourtant il fallait qu'il se débrouille seul. Donc le FMI et la Banque mondiale ont imposé des politiques d'ajustement structurel et le résultat de ces politiques c'était la désindustrialisation.

En 2000, la proportion du PIB africain qui était industriel était plus faible qu'en 1970. Plutôt que de promouvoir la croissance économique, ils avaient nuit à l'Afrique. Il y a des gens qui diraient que c'est de la conspiration, que on visait à faire du mal à nuire à l'Afrique.

Moi, j'ai tendance à penser que c'était un mélange de la continuité du colonialisme économique et une mauvaise idéologie. stupidité si vous voulez, mais c'est cette même idéologie que l'Europe s'est imposé lorsqu'elle a créé une BCE qui n'allait mettre l'accent que sur l'inflation et ne pas se préoccuper du chômage. C'est la même idéologie qui s'est imposé après la crise de 2008 selon laquelle on a imposé l'austérité à la Grèce.

On pourrait dire que c'est une politique mondiale. Vous êtes prêt à tuer votre voisin et tuer l'Afrique en même temps. Voyez donc il y a deux interprétations différentes.

Je crois que c'était un petit peu des deux qui étaient à l'œuvre mais là on voulait profiter de la Grèce aussi par exemple. Donc tout ça pour dire que c'est une combinaison de facteurs les intérêts de certains qui instrumentalise une idéologie pour servir leurs propres intérêts. Juste euh on va passer sur le Brexit.

Comment vous expliquez le Brexit et comment vous expliquez cette dislocation géopolitique mondiale ? Pour comprendre le Brexit, il faut se mettre dans le même état d'esprit euh que pour essayer de comprendre Trump. Il y a des sentiments féroces contre l'establishment.

Il y a une partie très importante de la population qui pense que leurs intérêts n'ont pas été servis. On leur a dit que la mondialisation, la financiarisation et la réduction des impôts des riches euh permettrait de partager la prospérité. On leur a venté les mérites du ruissellement, mais ça ne fonctionne pas, on l'a déjà dit.

Donc, est-ce que l'ablishment était mensongé ? Est-ce qu'il était bête ? Mais on n' pas eu confiance en l'establishment.

Voilà. aux États-Unis et en Europe, il y a eu ce sentiment, ce ressentiment antiestablishment. Tout n'est pas rationnel là-dedans, hein.

Les politiques de Trump vont rendre ses électeurs euh pire qu'avant. Donc, il va pas les aider. On y assiste déjà.

Les allégements d'impôts n'aident pas ces gens-là. Ces allègements d'impôts aident les milliardaires aux États-Unis. Donc aux États-Unis, voilà un démagogue qui exploite, qui instrumentalise ce mécontentement.

Et au Royaume-Uni, il y a à l'œuvre les le même s le même genre de gens qui instrumentalisent le mécontentement. Bon, le Royaume-Unique connaît un bouleversement absolument incroyable. C'est l'incertitude totale qui règne.

Néanmoins, on peut peut-être espérer qu'on pourra éviter le Brexit et on pourra éviter la dislocation qui résulte du Brexit. faire une petite parenthèse et parler d'un autre sujet avant d'y retourner et de retourner à nos sujets économiques. Euh je voudrais vous poser une question concernant Eddouard Snowon.

Pour vous, c'est un patriote ou c'est un traître ? Oh patriote Snowen a mis en lumière certaines activités du gouvernement et ces activités étaient nuisibles aux citoyens américains et les Américains ont le droit de savoir ce que fait le gouvernement. On en revient à la nécessité de la transparence.

Et il est très clair que Snowden n'était pas motivé par le lucre, était pas guidé par l'argent. C'est parce que en son fort intérieur, il pensait faire ce qu'il fallait faire. Il lui a fallu un courage immense.

Il lui a fallu également beaucoup de compétences pour faire ce qu'il a fait. Je comprends pourquoi Obama ne l'a pas remercié d'avoir divulgué tous les secrets du gouvernement américain. Je crois que Obama a eu tort de faire de Snowen ennemi.

Snowden, il faut le traiter comme un lanceur d'alerte. D'ailleurs, Snowen était un lanceur d'alerte. Il a expliqué que le gouvernement faisait des choses cachées et qui ne sont pas bonnes pour les citoyens.

Euh qui a été en prison parce que suspecté de protéger Julien Assange. Les Américains ont quelle perception de ces Wils Blowers ? Est-ce que les Américains souhaitent qu'on les protège mieux ? où il y a pardonnez-moi l'expression un je m'en foutisme caractérisé.

Ah non, il y a pas de je m'en footisme. Non non, les Américains euh soutiennent les lanceurs d'alerte. sans lanceur d'alerte, on est trop tenté lorsqu'on est au pouvoir de continuer à ne pas révéler les choses inavoes.

J'ai beaucoup écrit sur le secret. Parfois les raisons de maintenir les choses secrètes sont légitimes, mais le plus souvent les raisons ne sont pas bonnes. Patrick Mam a écrit un formidable livre dont le titre est Secrecy et il explique dans cet ouvrage que une des conséquences de garder des informations secrètes, c'est que la guerre froide a duré bien plus longtemps qu'elle n'aurait pu ou dû durer si on avait eu plus d'informations sur l'Union Soviétique.

Si l'Union Soviétique a plus d'informations sur les États-Unis, et bien la guerre froide aurait pris une tournure toute autre, elle aurait été plus courte. Les gens qui sont au pouvoir sont tentés de cacher ce qu'ils font, non seulement lorsqu'ils ont fait quelque chose d'illégal, mais quand ils se trompent aussi. Si vous êtes au pouvoir, vous voulez pas euh que l'on révèle vos erreurs.

Donc ce n'est pas simplement des agissements illégaux dont il s'agit. Il s'agit également de d'erreurs. Parfois on se trompe et malheureusement les gens au pouvoir ont tendance à vouloir cacher tout cela.

À l'heure actuelle, nous vivons une époque aux États-Unis où nous sommes en train de d'apprécier les lanceurs d'alerte. C'est en effet un lanceur d'alerte qui a signalé que Trump avait essayé de faire en sorte que l'Ukraine donne des informations contre le fils de Joe Biden. Nous, on aurait pas eu connaissance de ça s'il y avait pas eu un lanceur d'alerte pour nous le dire. que Edward Snow est trouvé asile en Russie.

Quelle a été la votre perception de ça ? Et comment expliquez-vous que ce soit la Russie qui protège un de vos patriotes ? Et bien une des explications, c'est que la Russie aime bien être le trublion.

Donc la Russie était intervenue dans l'élection en 2016 aux États-Unis. il semblerait qu'elle soit intervenue dans certaines élections européennes. Donc, on se rend compte que Snowden a fait des choses gênantes pour les États-Unis.

Snowden a mis en lumière le fait que le gouvernement américain agissait à l'encontre de ses propres citoyens. Mais est en Russie surtout parce qu'Obama a pris des mesures très fortes plus plutôt que d'aller dans un autre pays ou plutôt que de le protéger en tant que lanceur d'alerte Obama. [Musique] euh décidé qu'il ne fallait pas que le peuple sache ce que le gouvernement fait.

La Chine, la Russie euh qui s'allie est-ce que c'est le fait que les États-Unis soient dans un comportement complètement psychotique avec sa capacité à gérer l'économie mondiale et à gérer le dollar ? Est-ce que la la dédolarisation du monde a commencé ? Est-ce que on va arriver à à à mettre les États-Unis cette politique psychotique avec les injections de liquidité sur le banc pour éviter la crise ou est-ce que c'est simplement une réaction psychosomatique ou une réaction symptomatique ?

Trump a provoqué des dégâts énormes. L'ordre économique se trouve dans une situation bien pire en raison de trempilement de même pour l'économie américaine. pas rompu des accords simplement parce qu'il n'était pas Obama.

L'Iran n'avait pas rompu l'accord. Les autres partis qui ont signé l'accord l'ont dit. L'Iran a respecté l'accord.

Les États-Unis n'ont jamais présenté l'épreuve de la rupture de l'accord par l'Iran. Donc autrement dit, vous utilisez le terme psychotique mais on peut dire que les politiques de Trump manquent de cohérence. Elles sont incohérentes, elles sont ératiques.

Donc à un moment donné, il peut menacer d'attaquer la Corée du Nord alors que le lendemain le Vel et chemise avec le chef nord-coréen. Un jour, il décide d'augmenter les tarifsigners sur les produits chinois. Le lendemain, il change d'avis.

Donc c'est une girouette, c'est pas de la politique économique. Mais le fondement de l'économie, c'est le le fondement de sa politique économique, c'est le refus du multilatéralisme. Donc les États-Unis d'abord, tous les autres après.

Et cela ne peut pas constituer une base saine d'un bon ordre économique. Donc dans ce contexte, il est naturel que les pays se demandent comment aller de l'avant. On ne peut pas faire confiance aux États-Unis.

Nous devons trouver d'autres dispositions économiques. Donc nous vivons une époque de réalignement économique en quelque sorte. Donc ce n'est pas surprenant de voir que la Chine se tourne vers la Russie mais vers d'autres régions du monde aussi. [Musique] Les États-Unis sont devenus tellement nombrilistes que son influence a diminué dans toutes les autres régions du monde.

Autrement dit, s'il un problème, la coopération à laquelle les États-Unis devraient faire appel ne sera peut-être pas au rendez-vous. On a vu un exemple récemment où les les États-Unis étaient très mécontents des attaque sur les contre les champs pétroliers saoudien. Mais personne ne sera lié à la bannière de Trump pour aller combattre l'Iran.

Non. Si si je vous dis, [Musique] ça vous fait penser à quoi ? rendre les individus mais aussi les nations esclaves dans le passé.

Il y a pas mal individus qui étaient des esclaves de fête, des gens endettés qui étaient obligés de travailler pour rembourser leur dette. Donc ces gens-là pe renoncer à leur liberté. Et donc les individus et les pays peuvent perdre leur liberté lorsque ils sont trop endettés.

La plupart des pays dans le champ de leur politique économique interdisent le travail forcé et si il y a une dette excessive qu'on ne peut pas rembourser et ben on déclare faillite et la tête est effacée. [Musique] Et en fait, l'emprunteur aurait dû faire attention, mais le prêteur aurait dû faire attention aussi. Donc le prêteur et l'emprunteur sont tous deux coupables d'une situation de faillite dans un ouvrage précédent et dans celui-ci, j'explique que les États-Unis ont remis en place le travail forcé si vous ne pouvez pas faire face à votre endettement plutôt que de se déclarer en faillite, on peut désormais vous obliger à verser 25 % de revenus pour le restant de vos jours.

Donc, c'est une espèce de servitude partielle, de mise en servitude partielle. Pire encore, si un jeune américain américaine reprennent de l'argent pour aller à la fac parce que les fac américaines, on le sait, sont très très chères. La dette des étudiants est de 25000 30000 dollars et la dette étudiants au total se monte à 1,5 milliers de milliards de dollars.

Les banques ont fait en sorte qu'une loi soit promulguée pour que cette dette ne soit pas effacée même si on déclare faillite. Et si un parent se porte garant et si l'enfant meurt d'une maladie ou d'un accident, et bien le parent ne peut pas faire effacer la dette. Autrement dit, les parents sont pieds et points liés pour le restant de leur jour.

Ça c'est la loi sur les faillites aux États-Unis. Mais il y a pas de loi à l'échelle internationale. Donc si un pays en prenne plus qu'il ne peut rembourser, le FMI a payé prêté plus de 50 milliards de dollars à l'Argentine.

L'Argentine pourra vraisemblablement pas rembourser ce montant. Pas rapidement. En tout cas, il n'existe pas de loi internationale sur la faillite et pourtant c'est nécessaire.

Encore une fois, j'ai expliqué cela dans un de mes ouvrages. Quand j'étais président du comité des conseiller aux Nations- Unies, les Nations- Unies ont fait voter des dispositions sur les faillites et cela a fait l'objet d'un soutien de très nombreux pays, à l'exception des États-Unis et d'autres grands pays prêteurs. Autrement dit, à l'échelle des pays, il n'y a pas de solution facile à l'endettement.

Il y a quelques pays qui ont dit "Nous nous n'allons pas vous laisser nous étrangler". Mais la plupart des pays deviennent de fait étouffés et perdent leur indépendance économique lorsque l'endettement est excessif. Dans la Constitution américaine, il y a une partie où les États-Unis peuvent répudier leur dettes.

Est-ce que vous pensez un jour que les États-Unis vont répudier leur dette ? lo sont faillites mais aujourd'hui il faut la réformer cette loi. Il y a de bonnes dispositions.

Il y a ce que l'on appelle le chapter 11, une société qui ne peut pas repayer ses dettes. peut-être tout faire l'objet d'une restructuration mais il est mieux de préserver les emplois et de préserver le rôle économique de l'entreprise. Encore une fois, ça revient à la notion selon laquelle le prêteur a eu tort de prêter autant d'argent.

Donc dans la loi américaine, il y a cette loi qui s'appelle Chapter 11 et pas mal de pays qui ont adopté des lois similaires. Mais cette disposition n'existe pas pour les gouvernements. Ainsi, les gouvernements ne peuvent pas restructurer leurs dettes facilement.

Et aux États-Unis, nous avons un gros problème avec notre colonie entre guillemets qui est Porto Rico. On va dire Porto Rico, vous n'êtes pas couvert par les disposition de sur la faillite pour les villes américaines par exemple, mais vous êtes une colonie mais vous n'avez pas le droit de passer de faire voter votre propre loi sur les faillites. Donc on traite le Porto Rico comme une colonie et le résultat c'est que les Portoor Ricains souffrent énormément.

Porto Rico aurait dû avoir la possibilité de restructurer sa dette pour ne plus être endetté de manière excessive. Donc cela montre clairement les conséquences de l'absence d'une bonne loi sur la faillite. Je voudrais je voudrais votre avis sur le phénomène de sanction économique.

Est-ce que ça sert à quelque chose ? Est-ce que c'est complètement contre-productif ? Est-ce que c'est productif ou est-ce que ça ne l'a jamais été ? un cas, les sanctions ont été utiles et productives, mais il faut manier les sanctions avec délicatesse.

Les sanctions ont joué un grand rôle pour mettre fin à la partaille en Afrique du Sud, pour mettre fin au régime en Redésie du Sud. La menace des sanctions commerciales ont joué un rôle dans l'accord mondial visant à éliminer les gaz qui détruisent la couche de zone. Donc là, les sanctions ont été couronnées de succès.

Aujourd'hui euh il n'y a plus ce problème de trou dans la couche euh d'ozone. Donc dans certains cas, les sanctions, ça fonctionne bien. Mais encore une fois, il faut les manier avec délicatesse.

Si on revient à l'Afrique du Sud, il y avait un accord, un consensus qui disait que la PIDE c'est mal et donc le consensus était à l'échelle mondiale en fait. Aujourd'hui, malheureusement les circonstances ont il aurait dû y avoir un consensus mondial des situations où les sanctions ont pas été appliquées avec rigueur. Parfois les sanctions ne suffisent pas à changer les politiques. salaire universel, le salaire universel par exemple chaque nouveau nez va avoir l'équivalent pour un toit et manger à vie pour tout le monde.

Je suis économiste. Je pense qu'il faut des mesures d'incitation. S'il n'y a pas de mesure d'incitation, on est confronté à des problèmes économiques et ou sociaux.

Regardez nombre de pays dans le monde, les pays pétroliers par exemple. Là, on donne un montant d'argent considérable aux citoyens alors que en fait, c'est pas le bonheur qui règne dans ces pays. Les jeunes hommes qui ont de l'argent mais qui n'ont pas d'emploi ne sont pas heureux.

Et lorsqu'ils ne sont pas heureux, ils se lancent dans des activités contre-productives. Donc moi, il m'a paraît que la vraie responsabilité des gouvernements aujourd'hui est de s'assurer que tous les gens qui peuvent avoir un emploi doivent avoir un emploi. C'est ce sur quoi nous devons mettre l'accent.

Je parle ça, je parle de ça dans mon livre. Ça devrait être une obligation pour les gouvernements l'assurance d'avoir un emploi. On va parler d'une partie relativement importante et novatrice, les cryptonnaies.

Est-ce que vous pouvez nous donner vos pensées autour des cryptomonnaies ? Votre votre avis ? communauté internationale au cours des 25 dernières années pour obtenir plus de transparence dans le système financier.

On n'a pas atteint la perfection, nous l'avons dit, mais plus de transparence plus de transparence pour éviter le blanchiment, pour lutter contre la corruption, les stupéfiants et les activités illicites d'une façon générale et l'élévation fiscale aussi. À mes yeux, il est inconcevable que il est incroyable de penser que que le fait que ça soit sur une plateforme électronique, ça suffit à résoudre tous les problèmes. Vous pouvez faire ce que vous voulez à condition que ça soit sur une plateforme numérique totalement absurde.

Libra, l'initiative lancée par Facebook et illustre les contradictions. Libra se décrit comme une cryptoevise. Mais lorsque on critique Libra, on dit on n pas besoin de choses encore plus secrètes pour permettre les activités illicites.

Les gens de Facebook vous disent que Libra ça va être une cryptodevise transparente. Mais c'est un oxyor. Crypto et transparent, ça va pas ensemble dans la même phrase.

C'est un oxymor, c'est impossible. Donc pour moi, les devises sont bonnes. Nous avons de bonnes devises.

Le dollar c'est une bonne devise pour nous et pour le reste du monde. Si on mène les réformes de l'euro tell que celle que je décrit, l'euro serait une bonne devise aussi. On peut faire de l'euro une bonne devise.

Le problème de Libra et des cryptodises, c'est que ces devises veulent un mécanisme de paiement plus concurrentiel. Ça nous ramène au problème du pouvoir des monopoles et le dysfonctionnement du système financier. Le système financier a exploité son monopole sur les moyens de payant de paiement pour euh générer des milliards de dollars euh de bénéfices en rendant les opérations plus chères.

Il nous faut des mécanismes de paiement euh low cost avec des coûts très faibles. Donc les le les peuples, le pouvoir et les prophics, c'est le titre de mon livre. On exploite les autres pour dégager des bénéfices pour soi-même.

Et ce qu'il nous faut, c'est une réglementation publique pour empêcher ces activités délétaires. Il faut plus de concurrence s'agissant des moyens de paiement. Et si on ne peut pas faire en sorte que le marqué soit concurrentiel, peut-être que le gouvernement devra intervenir.

J'aimerais qu'on aborde tout ce qui est technopir, les gafas comme on les appelle en France, Google, Amazon, Facebook et et bien d'autres maintenant. Euh est-ce que vous n'avez pas peur que ce technouvoir devienne un état dans l'état ? Si je me préoccupe du pouvoir excessif excessif de ces entreprises.

Les entreprises les plus riches sont plus riches que certains pays. tris abus, le monopole, l'exploitation de nos données privées, et l'exploitation de ce pouvoir pour intervenir dans le système politique de manière à ne pas payer l'impôt. Une des choses frappantes chez ces gafas, c'est le fait qu'elle ne paye pas leur part des impôts.

Ils sont très innovants en matière fiscale aussi. L'Irlande c'est l'exemple criant. Donc il y a des bénéfices générés en Europe.

Ces entreprises ont prétendu que les profits étaient générés en Irlande puis il a été signé un accord secret avec l'Irlande pour que la fiscalité soit très faible. 0,02 % pour autant que je me souvienne de leur bénéfice. Donc l'Irlande en l'occurrence voler les revenus fiscaux des autres pays d'Europe.

C'est pas un très bon partenariat si vous voulez mon avis. Mais l'Europe et l'ensemble de la communauté internationale do s'assurer que toutes les multinationales payent leur part d'impôts. Et la mesure prise par la France en imposant ces entreprises a permis d'ouvrir le débat tout le moins.

Il y a eu l'exemple de l'Irlande et maintenant la France a dit et ben on pourra leur faire payer au moins un petit quelque chose. C'est peut-être pas à la hauteur de ce qu'ils doivent payer mais au moins ils payeront un petit quelque chose. Revenons à ma première question initiale qui était la destruction créatrice, cette fameuse théorie chumpetorienne.

Ça existe, ça n'existe pas, ça n'est pas du pardonnez-moi mais du bullshit. C'est l'innovation c'est important. Pourquoi la qualité de vie s'est-elle améliorée par rapport il y a 250 ans ?

Il y a 250 ans, les gens devaient dépenser par se consacrer toute leur vie pour s'alimenter, se vêtir pour se loger. La vie était brève, la vie était dure. Pourquoi la qualité de vie est-elle meilleure aujourd'hui ?

La réponse, c'est l'innovation. Il y a eu de nombreuses innovations. C'est la science qui nous fait avancer.

Et dans mon livre, je critique notamment parce qu'il essaie de nuire à la science, il essaie de faire reculer notre civilisation de connaissance. Et ça c'est une des grandes critiques que l'on peut faire à Trump. Ça c'est un effet à long terme qu'il est en train d'avoir.

Ça c'est très important. Et par ailleurs innovation après innovation forcer des gens à changer activité. Lorsque ce processus a commencé, plus de 70 % de la population était agréaire.

On était dans une civilisation agraire. Aujourd'hui, il y a 2 à 3 % de population qui produit plus d'aliments qu'une société obèse ne peut en consommer. Donc, il nous faut une transition.

Et dans cette transition, on peut l'appeler la destruction créative si vous voulez, mais la leçon clé que l'on peut retirer, c'est que le gouvernement doit jouer un rôle important. Il faut que les gens qui ont perdu leur emploi trouvent une autre subsistance. Donc, les gens qui ont perdu leur emploi agricole sont passés dans le secteur industriel.

Ça c'était lors de la 2è guerre mondiale. Aujourd'hui, on a moins d'industrie, on passe dans une économie de service et donc il nous faudra une intervention plus forte de l'État. Donc des politiques industrielles, des politiques de main d'œuvre, d'emploi et ainsi de suite pour mener cette transition.

Et cette transition que nous appelons de nos vœux, c'est la transition verte. Euh on reviendra sur la la transition verte et et tous ces éléments de langage autour de la transition verte. Je voudrais qu'on parle de Jaret Diamonds euh et de la théorie de l'effondrement.

Est-ce que vous avez lu ce son ce son livre ? Est-ce que vous êtes magnifique. On voit l'île de Pâqu où l'on abat le dernier arbre. et où on sait que l'on pourra pas construire de bateaux pour aller pêcher.

Quelle image ! Quelle image ! C'est ce que nous vivons aujourd'hui.

Ce livre de Jarette Dianmond cette image avec tant de puissance. Le système capitaliste peut s'autoétruire si on l'arrête pas. Non, ce n'est pas trop tard.

Et la dernière phrase de mon livre, c'est que nous devons sauver le capitalisme de ces On va prendre quelques questions d'internet. La première que je vois passer. Que pensent-il de l'envoler du cours de l'or ?

Y a-t-il selon lui un rapport direct avec les injections de liquidité récente ? Est-ce que cela ne sent-il pas un peu, excusez-moi le mot, la merde ? surtout lorsque les incertitudes sont énormes, lorsque les gens pense à tort que l'or est un arbre re de sécurité, on ne sait pas ce qui va venir du côté de la politique monétaire ou du côté des guerres commerciales, la guerre en Iran éventuellement.

Donc l'or a toujours été considéré comme une valeur refuge, une sorte de dernier recours face à la internet de Raspoutine. Joseph Stiglitz aurait déclaré que ceux que ce sont les pays qui sortiront les premiers de l'euro qui s'en sortiront le mieux peut-il expliquer ce point de vue ? Euh ce que j'ai dit plus précisément, c'est que l'euro a généré des contraintes énormes sur des pays comme la Grèce ou l'Italie.

Donc une devise unique qui a retiré les taux de change et la souplesse qui va avec, la souplesse des taux d'intérêt, les instruments d'ajustement sans pour autant apporter de d'éléments de remplacement. Donc là, il y a un problème de conception de l'euro et la grande recommandation que je formule, c'est la réforme de l'euro pour que la devise unique fonctionne. Il y a pas mal de pays en Europe qui se rendent compte que la réforme est nécessaire et qu'il faut une union bancaire par exemple.

On parle beaucoup de l'Union bancaire en 2015. et l'Union bancaire, c'était surtout une assurance de dépôt commune. Malheureusement, une fois la crise envolée pour ainsi dire le débat sur les réformes nécessaires pour que l'euro fonctionne ont disparu aussi.

Ainsi, les réformes n'ont pas eu lieu. Donc à mon sens, il est possible voire probable qu'il y aura une autre crise. Je ne saurais pas vous dire quand et l'Europe n'a pas la souplesse lui permettant de réagir de manière efficace.

Si l'Europe réagit par l'austérité en obligeant la Grèce à entrer dans une récession importante, moi je comprends qu'un gouvernement puisse dire plutôt que de prendre ce type de médicament qui va nous tuer et qui va pas nous permettre de recouvrir la prospérité où les jeunes sont obligés de quitter le pays pour trouver un emploi où les familles sont décomposées séparées Oui, peut-être qu'il serait plus recommandable de quitter l'Eure. Euh, est-ce que pour Joseph le craque est imminent ? non, il y a un ralentissement à n'en pas douter.

Donc le ralentissement n'est pas imminent, il est actuel mais la crise de 2008 avait des éléments très distinctifs. Les banques notamment aux États-Unis ont pris des risques incommensurable et ont mené des politiques fruleuses énormes. Aujourd'hui, la réglementation est meilleure, pas aussi bonne qu'elle devrait l'être, mais la réglementation est meilleure.

Les banques sont mieux réglementées. Et donc la probabilité de d'une crise n'est pas immense. Pas pour l'instant du moins.

Néanmoins, il faut bien comprendre que le système bancaire n'est guerre transparent et il y a beaucoup de gens qui ont été surpris de l'injection de 75 milliards de dollars par la fin de la semaine dernière. Cela indique il y a des choses qui vont peut-être pas si bien que ça, mais les 75 milliards de dollars ont été injectés et les marchés financiers se sont stabilisés. Bien, encore une fois, l'iminence est peu probable.

L'iminence d'une crise est peu probable, mais il faut reconnaître qu'il y a un manque de transparence. Une question plus personnelle. Est-ce que vous pensez pas que la Fed et la BCE ou la BOJ se transforme en bas de banque ?

Ces banques centrales ont été créées pour être des prêteurs de derniers recours pour réguler les banques, pour empêcher les banques de se lancer dans des risques excessifs ou de s'engager dans des comportements euh peu louables. Les banques centrales ont répondu à certaines de ces fonctions, pas de manière parfaite, mais pas de manière nulle non plus. À certaines époques, les banques centrales n'ont pas bien fait leur boulog.

Je vous parle des quelques années avant la crise de 2008, principal ont mené des mesures désastreuse et le monde a payé un tribut économique énorme et nous sommes en train de payer le tribut politique de leur agissement peu éclairé. Mais entre 2008 et disons 2016, est-ce qu'on aurait été mieux si on avait pas eu de banque centrale ? Je dirais non.

La situation serait pire si on avait pas les banques. Une question de Miretzaki. Connaissez-vous le montant global de dette au taux négatif aujourd'hui ?

On est à 15000 milliards de dollars contre 6000 milliards de dollars il y a seulement 1 an. Une part de plus de plus en plus importante de cette dette touche donc des intérêts négatifs de 0 de - 0 35 % en moyenne. Une petite catastrophe pour les caisses de pension selon Exè dérivative qui conseille d'investir dans l'or.

Est-ce que les taux négatifs ne sont pas un aveu d'impuissance ? négatif, c'est indicatif du fait que les banques centrales n'ont pas pris toute la mesure de la complexité des conséquences de leurs agissements. J'ai évoqué comment le les inégalités sont le résultat du quantitative easing parce que ça la bourse a augmenté et les plusvalues sur les titres sont perçus par 1 % de la population.

J'explique comment les retraités souffrent de tout cela. La Fed et la BCE sont dans une position fort délicate en raison de la doctrine de l'austérité. Ce qu'on aurait dû faire aux États-Unis et en Europe, c'est plus d'expansion fiscale. [Musique] Et en l'absence de cette expansion fiscale, toute la charge de la stimulation de l'économie a été sur les épaules des banques centrales.

Au bout du compte, il faut poser des questions difficiles. Que se serait-il passé si les taux d'intérêt n'avait pas été baissé ? Et bien là, il y aurait une calamité financière énorme.

Il y a une autre question de passer de 1 % à - 0,35 %. Est-ce que ça fait du bien ça ? Moi je dirais non.

Voilà, ça fait très peu de bien par rapport au coût social qu'il faut supporter, les retraités par exemple et ainsi de suite. Donc la banque centrale européenne et la Fed aurait dû crier. Nous avons besoin de stimulation fiscale.

Notre politique monétaire a des conséquences trop rudes sur la société, il faut faire plus sur le plan fiscal d'intérêt vont remonter à ce stade, je dirais que si on passe de - 0,35 à 10 ans + 1 Les conséquences ne seront pas tangibles. Particulièrement si cela a lieu simultanément dans tous les pays. Si c'est le fait d'un seul pays et ben ça va nuire au taux de change et donc ça va nuire aux exportations et ça va nuire à l'économie du pays.

Et si tous les pays agissent de concert, et bien il y aura pas d'impact lié au taux de change. Par conséquent, les conséquences délétaires ne seront pas très importantes. [Musique] Il y aura néanmoins des conséquences si les taux d'intérêt passent à 5 6 % parce que étant donné l'endettement aux États-Unis par exemple sous Trump on arrive à un déficit de un milliers de milliers de milliards de dollarsin.

Donc voilà, de l'argent qu'on aurait pu dépenser en infrastructure ou en autre chose. Et s'il y a un taux d'intérêt important sur une dette pareil, évidemment ça va créer beaucoup de pression sur la situation de l'économie. Donc si les taux d'intérêt augmentent de manière importante, l'Europe sera confrontée à une crise.

Oui. Une question d'exoidère-t-il Julien Assange comme un lanceur d'alerte ? Le rôle de Juliana est devenu assez ambivalent.

La divulgulation de certains courriels d'Hillary Clinton semble montrer qu'il était en collusion avec l'administration de Trump et avec la Russie pour mettre à la démocratie aux États-Unis. Donc être un lanceur d'alerte, c'est une chose, mais nuire à la démocratie, c'est autre chose. C'était au départ, c'est à la suite de sa vidéo collatérale des mage où on voyait des des crimes de l'armée américaine sur des civils iraakins.

Est-ce que au départ c'était pas un lanceur d'alerte ? au sujet qu'on a évoqué plusieurs fois dans cette conversation, la transparence et le secret. Il y a des conditions, par exemple une situation de guerre où on ne veut pas divulguer euh nos nos intentions.

Où est-ce qu'on va débarquer en Normandie ? On va pas vous le dire quand même. Et il en va de même si vous avez des gens qui travaillent pour vous et qui seront torturés si on donne des noms.

Donc il y a des choses qu'il faut éviter. fait mais le fait que l'armée américaine torturait oui des informations sur des choses qu'il ne faut pas faire comme la torture, ça c'est important. C'est pourquoi il faut agir avec circons provoquer de la torture en donnant des informations.

Il faut pas provoquer la bord de quiconque en donnant des informations. Pourtant, il faut de la responsabilisation et de la transparence. C'est une histoire d'équilibre qu'il faut trouver. et un songe quant à lui est allé disons au-delà de ce qu'il fallait du alors une question un peu compliquée la situation actuelle taux d'intérêt négatif et zéro croissance n'infirme-t-elle pas les présupposés fondamentaux de son école de pensée postkénésianisme selon lui pourquoi est-ce que ça remettrait en question ma façon de voir les choses.

Si on avait une bonne politique fiscale pour stimuler l'économie, on ne serait pas dans la situation actuelle avec des taux d'intérêt négatif et très peu de croissance. et le fait que la politique fiscale nous permette de sortir de cette situation dans laquelle on est embourbé aujourd'hui, c'est tout à fait cohérent avec la politique kenzienne tout à fait ou la pensée kenne tout à fait. Une question de Moira.

Que pensent-il de Christine Lagarde en tant que présidente du FMI ? Ah bah Christine la garde, elle va avoir un gros défi à relever. [Musique] Certaines politiques qui seront nécessaires pour permettre à l'Europe de continuer à aller de l'avant sont remis en question par l'Allemagne et la situation en Allemagne et en Italie sur le plan politique et économique sont différentes.

Et pour que l'euro fonctionne, il faut que l'euro fonctionne pour des pays où il y a des disparités énormes, non seulement du point de vue économique, mais aussi du point de vue de la philosophie économique. Autrement dit, il faudra qu'elle fasse montre d'une grande compétence diplomatique pour que ça fonctionne. Christine Lagarde a très bien géré les complexités du FMI.

Donc, on peut avoir bon espoir qu'elle arrivera à gérer ses complexités en Europe. Question de Thba-t-il aujourd'hui, pensent-il qu'aujourd'hui les USA sont-ils encore une démocratie ? Voilà une question ardue.

Je voudrais pouvoir vous dire oui, mais je vais vous dire ceci. Une démocratie parfaite, ça n'existe pas. Mais au cours des dernières années, les Américains ont pris conscience des dégâts provoqués à la démocratie. deux euh deux euh présidents ont été élus sans une majorité des électeurs.

On a voté pour des parlementaires. On ne contrôle pas le Sénat aux États-Unis, vous le savez. Mais maintenant, les démocrates sont au pouvoir à la chambre des représentants.

Il y a un découpage électoral mais la Cour suprême dit "Ah, c'est pas un problème de démocratie, c'est un problème politique." Donc si on a un découpage électoral, comment corriger le découpage électoral de manière politique alors que la Cour suprême vous dit que c'est un problème politique et qu'elle veut pas s'occuper du l'aspect juridique de la chose, autrement dit du découpage électoral, c'est un cercle vicieux aux États-Unis. Il y a trop d'argent en plus dans la politique.

Le rôle des entreprises est beaucoup trop important aux États-Unis. Il y a le fait que l'on élimine le nombre de lecteurs, on limite le nombre de lecteurs. Dans mon livre, j'explique tous ces problèmes auxquels notre démocratie est confrontée.

Et de surcroix, il y a d'autres problèmes dans notre démocratie. Les Républicains essayent de d'enchaîner la démocratie. Nous pensions avoir un système où c'était la majorité qui pouvait régner mais avec des droits pour la minorité.

Aujourd'hui, c'est la minorité qui règne et la majorité veut plus d'égalité, veut des lois sur les armes, veut meilleur réglementation dans divers domaines et c'est impossible à obtenir. Par conséquent, les États-Unis connaissent une époque politique particulièrement difficile. Néanmoins, redisons-le.

Nous avons une élection présidentielle en 2020 et moi j'espère vivement que il y aura de nombreux électeurs attachés à la démocratie qui iront mettre leur bulletin dans l'erne et que dans l'urne et que nous réussirons à restaurer la démocratie aux États-Unis. Est-ce que vous voulez aborder un sujet en particulier avec nous ? Chose quand même.

On a tout Alors, on arrive à la fin à la fin de notre interview. On a pour habitude de poser de demander à notre invité de nous conseiller trois livres et de laisser un conseil pour les jeunes générations. Il y a un livre que je recommande, c'est Democracy Nancy Min.

Il y a d'autres livres qui portent sur la démocratie, comment la démocratie est morte. Il y en a d'autre qui est l'anatomie du fascisme. Là, c'est l'avènement du fascisme, livre rédigé en 2005, mais on a l'impression qu'il a été rédigé l'année dernière et qu'il décrit Trump.

Voilà des ouvrages dont la lecture vous donnera [Musique] non seulement une compréhension des difficultés du de la politique mais des interactions entre la politique et l'économie. Hitler n'a jamais été élu par la majorité. Il avait quoi ? 30 % de soutien Hitler.

Mais c'est la collaboration des entreprises et des conservateurs qui ont dit ne vous inquiétez pas, nous allons le maîtriser. Et c'est ainsi qu'hitler est devenu chancelier. Et puis c'est ce qui s'est passé par la suite.

Et aux États-Unis, on a assisté à la collaboration des Républicains qui ont donné le pouvoir à Trump et qui lui ont permis à qui lui ont permis de se lancer dans ces activités qui nuisent à la démocratie américaine et qui nuisent à l'état de droit à l'échelle mondiale. J'espère que la lecture de ces livres permettra de comprendre les difficultés auxquelles nous sommes confronté et ce qu'il engagez-vous politiquement c'est votre avenir c'est votre planète et c'est votre démocratie. Joseph Tiglitz.

Merci. Thank you. C'est coupé. [Musique] [Musique]