Santons géants à Perpignan : le maire RN, Louis Aliot, ne comprend pas "cette haine de la crèche"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 0:08OuverteRéponse directe
Votre projet de crèche de Noël géante à Perpignan, budget 120 000 €, pourquoi un tel investissement ?
- 1:20OuverteRéponse directe
Y a-t-il un risque lié à la Tramontane pour une crèche de 18 mètres ?
- 1:32RelanceRéponse partielle
La Ligue des Droits de l'Homme envisage un recours contre la crèche, ça ne vous inquiète pas ?
- 2:24RelanceRéponse partielle
Vous parlez de haine et d'acharnement, mais la laïcité n'est-elle pas en jeu ?
- 2:58RelanceRéponse partielle
N'est-ce pas contradictoire de vouloir interdire le voile et installer une crèche géante ?
- 3:39OuverteRéponse partielle
Pourquoi rejeter le conseil éthique et de confiance pour la police municipale ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:29Invité politiqueChiffre
« À Alicante, c'est une attraction qui a rassemblé près d'un million de personnes. »
- 1:06Invité politiqueFait
« Elle sera lissée évidemment sur le nombre d'années où elle sera exposée à Perpignan. »
- 1:51Invité politiqueFait
« Je suis toujours étonné, moi, par cette haine de la crèche. »
- 2:10Invité politiqueFait
« J'ajoute qu'ils vont avoir du mal, quand même, parce qu'à Bocquer, où le maire a, lui, mis la crèche dans la mairie, il a perdu le procès, il l'a exposé, donc, dans la rue. »
- 2:42Invité politiqueFait
« Quand même, Noël, c'est religieux, Louis Alliot. »
- 2:55Invité politiqueFait
« Il faut quand même arrêter, excusez-moi de dire, les conneries. »
- 3:17Invité politiquePromesse
« et à partir du mois de janvier, évidemment, elle partira de la place. »
- 3:43Invité politiqueFait
« la police, elle est sous le contrôle de la justice, d'une hiérarchie, d'un élu »
- 4:01Invité politiqueFait
« Depuis six ans, est-ce qu'il y a eu un seul policier municipal qui a été pris en défaut de cela ? Non. »
- 4:27Invité politiqueChiffre
« l'opposition, vous avez vu le score qu'elle a fait. »
- 5:53Invité politiquePromesse
« Oui, d'ici la fin du mandat, oui. »
- 6:05Invité politiqueChiffre
« ça a un coût, je vous l'ai dit, 12 millions d'euros. »
- 6:39Invité politiqueChiffre
« On a planté plus de 6 000 arbres au dernier mandat, je vous signale. »
- 6:48Invité politiqueChiffre
« La tempête en a fait tomber 1 000. »
- 9:58Invité politiqueFait
« leur bilan de 40 ans de politique, lui, il est apocalyptique. »
Temps de parole
- Louis Aliot60 %
- Invité35 %
- Présentateur2 %
- ?2 %
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7h45 sur votre radio ici Roussillon, notre invité ce matin Simon Colbox, c'est donc le maire et le président de l
'agglo de Perpignan. Bonjour Louis Alliot. Bonjour. D'abord c'est nouveau, votre projet de crèche de Noël, géant des personnages jusqu'à 18 mètres de haut. La mairie de Perpignan a passé commande à un artiste espagnol. Budget 120 000 euros. Petit Jésus mais grosse facture quand même.
C'est un investissement, vous savez, pour une attraction, elle ne
va
pas rester que là. Elle sera lissée évidemment sur le nombre d'années où elle sera exposée à Perpignan. Je vous signale qu'à Alicante, c'est une attraction qui a rassemblé près d'un million de personnes.
Oui parce que cette crèche effectivement s'inspire de ce qui a été fait à Alicante,
c'est d'ailleurs le
même artiste. C'est le même artiste qui a fait une réplique du même pécèbre, on va dire, et qu'on va exposer ici. Donc ça s'inscrit dans ces fêtes de Noël qui sont de plus en plus prisées d'ailleurs par les Catalans du Sud et par les Espagnols. Et dans le schéma, on va dire, de notre agglomération avec Barcares et son marché de Noël. Et c'est quelque chose pour l'économie locale qui n
'est
pas négligeable. Vous allez la mettre
où alors
cette
crèche ? Laissez-moi un peu encore de temps. Vous ne savez pas
là aujourd'hui ? Il y a un effet de
surprise, si moi je sais, mais
je laisse un peu un effet de surprise. Les
possibilités, c'est quoi ? C'est place Arago, place République,
devant Castigny ? Oui, de
toute façon, ce sera sur une place. Donc vous avez le choix entre
3 ou 4. Et il n
'y
a pas un risque lié à la Tramontane aussi ? Parce que 18 mètres de haut, il y
a
une prise au vent qui est importante, évidemment.
Oui, mais non, en fait, c'est fait pour.
Je
veux dire, tout est sécurisé. Elles sont bien attachées. Et il n
'y a
pas de ce
risque-là. Cette crèche, on n
'a
pas fini d'en parler, Louis Alliot, parce que la Ligue des Droits de l'Homme réfléchit déjà à attaquer la ville. Ça ne vous surprend pas, ça vous fait même sourire, puisqu'il y avait déjà eu des recours en justice quand vous aviez installé la crèche au sein de l'hôtel de ville. La Ligue des Droits de
l
'Homme qui réfléchit à attaquer une nouvelle fois la ville au nom de la laïcité. Vous n'avez pas peur qu'elle reste dans un hangar, du coup, cette crèche
? Écoutez, je suis toujours étonné, moi, par cette haine de la crèche.
Je
veux dire, aujourd'hui, le Noël est sécularisé. C'est une fête que tout le monde fête aujourd'hui, y compris ceux qui ne sont pas ni croyants ni catholiques. Et cet acharnement de la Ligue des Droits de l'Homme, qui ne s'acharne pratiquement que sur ça et moins sur le reste, est suspect. J'ajoute qu'ils vont avoir du mal, quand même, parce qu'à Bocquer, où le maire a, lui, mis la crèche dans la mairie, il a perdu le procès, il l'a exposé, donc, dans la rue, et la Ligue des Droits de l'Homme s'est félicité que la crèche soit dans la rue.
Vous parlez de haine, d'acharnement, ce n
'est
pas juste le principe de la
laïcité,
finalement
?
Mais on est un vieux pays de tradition chrétienne. En plus, on est un pays catalan qui est très lié à ça. Ce n
'est
pas une revendication prosélite, ce n
'est
pas religieux, c'est aujourd'hui... Quand même, Noël, c'est religieux, Louis Alliot. Oui,
mais
alors, dites, il faut tout gommer, il faut gommer tous les marchés de Noël, les appeler je ne sais comment, et puis dites, les villes, les quartiers de Perpignan, Saint-Jacques, Saint-Mathieu, Saint-Assiscle, Saint-Hippolyte, Saint-Marion, on fait quoi ? On arrête tout, Saint-Cyprien ? Il faut quand même arrêter, excusez-moi de dire, les conneries.
Ce n
'est
pas un peu contradictoire, quand même, quand on entend le Rassemblement National qui veut interdire le voile dans l'espace public et qui veut mettre une crèche de Noël de 18 mètres
de haut ?
On
peut interdire l'islamisme politique, qui, lui, ne vient pas que sur les fêtes, et là, tous les jours. Là, c'est pour des festivités, de fin d'année, c'est dans un temps bien précis, et à partir du mois de janvier, évidemment, elle partira de la place.
C'est quand
même
un grand bras d'honneur à tous vos opposants, et notamment à la Ligue des droits de l'homme, avec qui vous avez un contentieux depuis des années. C'est votre opinion. Votre sourire, votre flègme, on dit long quand même. Autre sujet de débat, en ce moment, à Perpignan, c'est cette proposition qui est venue de votre opposition, ce conseil éthique et de confiance pour la police municipale. Votre majorité en a rejeté l'idée hier soir. Pour quelles raisons
?
Écoutez, je veux dire, la police, elle est sous le contrôle de la justice, d'une hiérarchie, d'un élu, en l'occurrence, c'est Pierre Parat, hier, qui a remis les pendules à l'heure sur cette affaire-là. Et on prend le prétexte des propos abjects d'un policier municipal de Carcassonne pour tenter de jeter la suspicion pour les policiers municipaux de Perpignan. Depuis six ans, est-ce qu'il y
a
eu un seul policier municipal qui a été pris en défaut de cela ? Non. Il y a eu une vidéo de Blast, à un moment donné, aussi. Oui, ils ont été condamnés et sanctionnés. Voilà, ça, c'est précisément
la
règle. Mais
ce
comité ne pourrait pas rapprocher, justement, les habitants de leur police municipale, faire en sorte qu'il
y ait
une confiance qui ne s
'est
pas restaurée, au
moins
maintenue ? Vous croyez qu'ils sont éloignés, la police municipale et Perpignanais ?
C'est
ce
que dit l'opposition, en tout cas. Visiblement, il y
a
du travail
à
faire de ce point de vue-là. Je vais vous dire, l'opposition, vous avez vu le score qu'elle a fait. Et quand vous les voyez au conseil municipal, qui ne sont même pas capables de se parler sans invectiver, je pense qu'il faudrait plutôt un comité d'éthique au sein de leur groupe d'opposition pour qu'ils arrivent à se parler eux-mêmes.
Vous avez parlé de ce policier municipal de Carcassonne, Louis Alliot, qui avait tenu ses propos, vous l'avez dit, abject, raciste, dans cette vidéo. Ça a beaucoup tourné. Ce matin, nos confrères de l'Indépendant affirment, mais il a l'appui, que le maire et reine de Carcassonne, Christophe Barthès, a menti qu'il était, selon l'Indépendant, au courant des propos tenus par ce policier avant que l'affaire n'éclate, mais qu
'il
n'a rien fait. Est-ce que ce n
'est
pas une faute grave, selon vous ? Il
y a
une partie de l'opposition qui demande
sa
démission.
Oui, d'accord. Écoutez, c'est une affaire carcassonaise et haudoise. Ils verront ça ensemble. Moi, ce qui me préoccupe, c'est d'abord ce qui se passe à Perpignan. Vous balayez ça dans un revers de la main. D'abord, je n
'ai
pas lu, donc je ne
vais
pas répondre à un article que je n
'ai
pas lu. Et je me méfie toujours de ce que raconte l'Indépendant, pour tout vous dire. C
'est une
réponse aussi. Et comme je le dis, en général, l'Indépendant ne fait pas preuve d'une grande objectivité.
7h51 sur votre radio, ici au Sillon. L'invité d'ici matin, Simon Colbox, c'est le maire et le président de l'agglo de Perpignan, Louis Allure. Revenons justement à Perpignan. Le plan
clim dans les écoles, vous avez annoncé cet été, la climatisation dans les prochaines années de toutes les écoles de la ville. En revanche, pour l'instant, vous êtes un peu flou sur le calendrier. Est-ce que toutes les écoles seront climatisées d'ici la fin de votre
mandat ?
Oui,
d'ici la fin du mandat, oui. Mais évidemment, ça prend 6 ans.
Parce qu
'on parlait peut-être même d'un deuxième mandat au début, quand vous avez parlé du plan climat.
Ce sera après le premier mandat, mais c'est vrai que ça a un coût, je vous l'ai dit, 12 millions d'euros. Effectivement, des travaux avec des marchés, avec des études, de savoir ce que l'on fait, si c'est des pompes à chaleur ou si c'est du solaire. Bref, tout ça prend du temps, mais c'est inscrit sur la PPI de l'Amérique.
32 degrés à l'ombre prévus cet après-midi à Perpignan. On est à la fin septembre. Comment on fait pour qu
'il
fasse moins chaud en ville ? Là-dessus, on ne voit pas beaucoup les choses évoluer.
On végétalise un peu plus, en sachant qu'on est en sécheresse, donc il faut trouver quand même les moyens de sécuriser. Vous avez planté où les nouveaux arbres ? On a planté plus de 6 000 arbres au dernier mandat, je vous signale. Alors, vous dites où ? Il y en a eu quand même. Je veux bien qu'on critique tout, mais là aussi, il y en a beaucoup qui sont tombés aussi. La tempête en a fait tomber 1 000. Donc, on replante. Mais ça prend du temps, là aussi. Mais on le fait. Et j'ajoute qu'on a mis des îlots de fraîcheur, sont à disposition dans les quartiers des salles climatisées pour les plus en difficulté, et qu'à l'avenir, nous prévoyons un peu de multiplier ce genre de choses.
Je
voudrais avoir votre avis aussi ce matin, Louis Alliot, sur la décision du maire d'Elne, Steve Fortel. Vous avez peut-être vu, il a choisi de débaptiser le cinéma de la commune. Le cinéma René Vautier s'appelle désormais la bobine ibérienne. René Vautier, ça a été un réalisateur de cinéma, primé à Cannes. Il a été résistant à 16 ans, croix de guerre. Mais le maire d'Elne lui reproche par la suite d'avoir pris position en faveur du FLN durant la guerre d'Algérie. Vous comprenez, vous, la décision de Steve Fortel ?
Je
laisse au maire d'Elne la responsabilité. C'est lui qui connaît le mieux sa commune.
Je
vous ai connu beaucoup plus engagé. Sur le maire de Carcassonne, vous ne
vous
mouillez pas ? Sur le
maire d'Elne non plus ? Je ne
sais
pas, il a sûrement ses raisons. Je vous dis, il est maire de sa ville, il vient d'être élu. Il cherche une polémique à Paschère, en fait
?
Ça, c'est vous qui l'a fait de la polémique.
Je ne sais pas, je
vous pose la question, moi, simplement. On avait beaucoup parlé de l'esplanade Pierre Sergent quand vous l'aviez inauguré, vous, près du palais
de Londres. Oui,
mais
peut-être que sa majorité est choquée par le fait que ce monsieur, par ailleurs, avec un parcours, en tout cas dans sa partie résistante, tout à fait honorable, donne le nom à un cinéma.
Il nous reste deux minutes, Louis Halleux. Je voudrais qu
'on
parle de la campagne présidentielle, évidemment, à l'approche.
C
'est dans sept mois. Marine Le Pen sera donc la candidate du Rassemblement national. Quel sera votre rôle, vous, dans cette campagne
?
Écoutez, pour l'instant, je porte parole. Je suis un peu sur tous les plateaux en ce moment. Et puis, on précise mon rôle au fur et à mesure.
Mais
vous souhaitez un rôle de directeur de campagne ? Non, il y
a
déjà. C'est Julien Sanchez, le directeur de campagne.
Et
puis, on ne
peut
pas tout faire. Dans l'équipe, dans le QG ? Moi, je suis maire et président de la communauté urbaine. J'aurai un rôle, évidemment, dans cette campagne. Mais je n'aurai pas, j'allais dire, un rôle opérationnel, en quelque sorte.
Mais ça veut dire que vous allez être beaucoup à Paris, sur les plateaux télé, justement, qu
'on
vous verra moins à Perpignan
? Écoutez,
quand on me voit à Paris, qu
'on
me voit à la télévision, on me voit à Perpignan, vous savez.
Vous
vous préparez à devenir ministre, là
?
Non, pas du tout, non. Non ? Moi, je suis
un besogneux. Alors,
attendez, si Marine Le Pen
remporte l'élection présidentielle, vous resterez maire de Perpignan, vous n'irez pas au gouvernement ? Je resterai maire, c'est sûr, quelle que soit la situation. Vous resterez maire, c'est sûr, mais on ne
peut
pas être ministre et maire en même temps ? Si. Ah, donc vous pourriez être ministre, voilà. Ce n
'est
pas moi qui déciderai, sinon je vous le dirai, mais ce n
'est
pas moi qui déciderai. L'extrême droite n'a jamais semblé aussi favorite qu'aujourd'hui. Mais qu
'est
-ce qui pourrait vous faire perdre, finalement ?
Je
ne sais pas, mais on n
'a
pas gagné encore. Vous savez, ça, c'est comme une partie de rugby. Jusqu'au coup de sifflet final, vous n'avez pas gagné. Et donc, moi, je ne me mets pas, pardon, à la situation d'avoir déjà gagné. Voilà. Je pense que le chemin va être long, qu'il va être dur, qu'on va se faire décaniller tous les jours par un certain nombre d'amis que nous avons dans la politique ou dans les médias. Et donc, il faut rester concentré sur l'objectif. La droite est divisée, la gauche est divisée. Eh oui, qu'est-ce que vous voulez ? Et puis, surtout, leur bilan. C'est maintenant ou jamais pour Marine
Le Pen, non ? Parce qu'ils sont
divisés, c'est une chose, mais leur bilan de 40 ans de politique, lui, il est apocalyptique. C'est maintenant ou jamais pour Marine Le Pen
? En
tout cas, je pense que 2027 sera une année, effectivement, qui donnera la mesure de ce que nous sommes aujourd'hui, c'est-à-dire l'alternative politique.
Merci, Louis Alliot, maire et président de l'agglomération de Perpignan. Vous étiez l'invité d'ici matin.
Louis Aliot